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PAPAMA : La fabrique de Maisons-Alfort au XIXe siècle

 

Dans son mémoire  » La fabrique de Maisons-Alfort au XIXe siècle (1820-1906)  » Martine Brugnot a étudié le pouvoir temporel de la paroisse de Saint-Rémi à Maisons-Alfort

             Au XVIIe siècle, la Fabrique était représentée par le curé assisté de quatre marguilliers. “ Le nom de marguillier donné aux administrateurs laïcs des Fabriques paraît venir de celui de « matricularie » donné autrefois aux clercs qui tenaient le catalogue (« matricula ») des pauvres recevant l’aumône de l’Eglise (Grand Dictionnaire du XIXe siècle). Primitivement Fabrique avait le sens de « construction entreprise dans l’intérêt public » et était plus particulièrement usité pour désigner la construction d’une église. Aux V et VIe siècle par extension Fabrique s’est appliqué aux biens et revenus affectés à la construction d’une église puis à son entretien. ”

Les registres des marguilliers ainsi que les registres de délibération du Conseil de Fabrique ont été versés (depuis 1974 date du mémoire) aux archives Départementales.

Le Conseil de Fabrique et le bureau des marguilliers ont les mêmes présidents et secrétaires. Le trésorier a un rôle essentiel et rend des comptes chaque année. Vers la fin du 19e siècle la Fabrique fait appel aux pouvoirs publics suite à une faillite financière.

Seul le maire est membre perpétuel ; c’est le cas de Claude Marie Laurent de Keroman qui siège de 1813 à 1855 ; les autres membres, fabriciens sont en majorité des notables ou des futurs notables.          A titre d’exemples nous avons relevé :

Desilles           Conseiller de la fabrique de 1823 à 1831, ancien capitaine de cavalerie,

Voisin                         Conseiller de la fabrique de 1883 à 1892, capitaine en retraite,

Roger              Marguillier d’honneur en 1825, ancien Maire de Maisons-Alfort,

Niellon            de 1877 à 1879, maître fondeur,

Viet                 1871, propriétaire jardinier,

Pollé                Régisseur de l’école vétérinaire,

Dibon              1900, directeur du service comptable de la Chapellerie Agnellet et Frères

Warnier           1879-1882 qui deviendra Maire d’Alforville

Surloppe         1877    qui deviendra Maire d’Alforville

Hérault            1904, Président de la Conférence de Saint-Vincent de Paul

Les dons et les legs proviennent des fabriciens eux-mêmes, de leurs veuves et du clergé :

Girardin          fabricien, propriétaire et donateur,

Le Baron et la Baronne de Saint-Georges ; 200 francs de rente annuelle en 1823,

Adélaïde Dupin en 1869,

le curé Massot en 1841, l’aumonier Dupuy de l’école vétérinaire,

Lefèvre en 1827, ancien curé de la paroisse Saint-Rémi.

Mais sont absents du Conseil de la Fabrique, les notables suivants :

Michel Albert Jouet-Pastré, officier de la Légion d’honneur et propriétaire du vaste domaine de Charentonneau

François Boecker, Directeur de l’Usine Springer,

et Pierre Philippot, premier maire républicain, qui se fera représenter.

Les Fabriques disparaîtront en 1906, suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Aucun document antérieur à 1820 n’ayant été retrouvé, ni archivé, le mémoire de Martine Brugnot couvre donc la période allant de 1820 à 1906.

Le Monde retrouvé de nos ancêtres

Pour compléter le mémoire « La fabrique de Maisons-Alfort » de Martine Bugnot, nous vous proposons quelques définitions sur l’administration temporelle d’une paroisse.

Ces définitions datent de 1829 et sont extraites du « Dictionnaire Etymologique de la langue Françoise, ou les mots classés par famille; contenant les mots du dictionnaire de l’Académie Françoise. » Par B. de Roquefort, livre édité à Paris par Decourchant, imprimeur Editeur rue d’Erfurt n° 1 en 1829. Livre retrouvé dans le grenier d’un ascendant d’un de nos adhérents.

DESSERVANT, prêtre qui dessert une succursale, une église.

FABRICIEN, fabricier, marguillier chargé de la fabrique d’une église.

FABRIQUE, atelier, manufacture, endroit où l’on fait l’ouvrage; construction d’un édifice, revenu d’église; structure, ruine d’architecture. Fabrica.

MARGUILLIER, maréglier, administrateur de l’œuvre, de la fabrique d’une paroisse, d’une confrérie, lequel est à la tête de la matricule, dans laquelle, sont inscrit les pauvres d’une église, d’une paroisse. Matricularius.

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Classé dans Histoire locale, Maisons-Alfort, PAPAMA

Bonne fête Valentin – 14 février

Un ancêtre prénommé Valentin !

Voilà son histoire en quelques lettres ..

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Lettres de ou concernant Valentin WEIGEL

Lettre d’offre de service  1er août 1830

                                                                                   Paris le 1er Août 1830

Weigel, Chef d’escadron en retraite, Membre de la Légion d’Honneur, ancien aide de camp de Mr le Lieutenant Général Monsieur Clément de la Roncière.

Mon Général,

Je vous offre mes services pour le soutien de la cause de la liberté. Soldat depuis 93, j’ai fait toutes les campagnes et n’ai quitté le service d’activité qu’après Waterloo. J’ai servi 17 ans dans le 19ème régiment de Chasseurs, j’ai formé à Turin le 14ième régiment de hussards, où je fus nommé chef d’escadron, j’ai rempli les fonctions d’aide de camp de Mr le Lieutenant Général Clément de la Roncière, tant à l’école de Cavalerie à Saint-Germain en Laye qu’à l’inspection générale de la Cavalerie. Mes connaissances et mon expérience en tout ce qui concerne le service de la Cavalerie peuvent me rendre utile dans cette arme. Agé de 55 ans, jouissant d’un bonne santé, plein de bonne volonté je serais heureux de pouvoir consacrer encore quelques années au service de ma patrie.

Si vous jugez convenable de m’employer, je vous prie, Mon Général, de me faire adresse vos ordres à mon domicile rue Saint Dominique d’enfer, n° 17.

Agréez, Mon Général, l’assurance du respect

de votre dévoué         Weigel

en marge :      Je recommande tout particulièrement à Mr le Ministre de la guerre le

pétitionnaire dont je connais les excellentes qualités et la capacité distinguée.

Lettre de demande de reprise de service du 23-12-1830

                                                                                   Paris le 23 décembre 1830

A Monsieur le Maréchal Ministre de la Guerre.

Monsieur le Ministre,

La Commission chargée de la vérification des titres des anciens officiers m’ayant jugé susceptible de reprendre du service dans les Etats majors des places et une révision de divers commandements d’armes devant avoir lieu, j’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien m’accorder le commandemen d’une des places qui viendront à vaquer. Parlant la langue allemand, je pourrais être utile de préférence dans une de nos places dans une de nos places frontières vers l’Allemagne.

Appuyant ma demande sur mes anciens et très bons services et sur mon constant patriotisme dont j’ai donné des peuves, j’ose espérer, Monsieur le Ministre que vous voudrez bien l’acceueillir avec bienveillance.

Agréez, Monsieur le Maréchal, les sentiments de respects et de dévouement de votre très obéissant serviteur. Signé Weigel

Chef d’Escadron en retraite, Domicilié à Paris, rue Saint-Dominique d’Enfer n°17.

Lettre de demande de reprise de service du 14-03-1831

                                                                                   Paris le 14 mars 1831

A Son excellence Monsieur le Maréchal, Ministre de la Guerre.

Monsieur le Ministre,

Ayant appris que la place du Commandant du Dépôt des Etrangers établi à Langres était vacante, j’ai l’honneur de prier votre Excellence de vouloir bien me la conférer. Je puis offrir comme garantie de ma capacité mes anciens services dans des organisations de corps : en 1813, j’ai organisé entièrement et seul en moins de trois mois le 14ème régiment de Hussards, formé à Turin sous les ordres de M. le Général Clément de la Roncière, Commandant la Division, auprès de qui je remplissais alors les fonctions de Capitaine Aide de Camp. L’Empereur sur le rapport qui lui en fut rendu me récompensa en me nommant Chef d’Escadron. Un autre motif qui pourra militer en ma faveur est que sachant la langue allemande et étant moi même originaire d’une des ex province Rhénanes qui ont appartenues à la France, il me sera d’autant plus facile de remplir les fonctions de cet emploi.

La commission présidée par M. le Général Decaen m’ayant porté sur le tableau des officiers susceptibles d’être employés dans les services des places ou dans la Gendarmerie, j’ose espérer que votre Excellence voudra bien accueillir ma demande avec bienveillance.

Agréez, Monsieur le Ministre l’assurance du respect avec lequel je suis de Votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur. Signé Weigel

Chef d’Escadron en retraite, Domicilié à Paris, rue Saint-Dominique d’Enfer n°17.

Lettre de demande d’états de service de son grand-père par Alfred Godin 1er février 1861.

                                                                                   Paris le 1er février 1861

A Son excellence Monsieur le Maréchal, de France, Ministre Secrétaire d’Etat au département de la Guerre.

Monsieur le Maréchal,

J’ai l’honneur de vous prier de vouloir bien donner des ordres pour que l’état des services de mon grand-père M. Weigel (Valentin Joseph) né le 30 décembre 1774 à Spire, retraité chef d’escadron commandant la place de Wissembourg le 25 mars 1835 et décédé à Neuilly le 23 janvier 1861, me soit délivré; malgré mes recherches  il m’a été impossible de le retrouver dans ses papiers?

Je suis avec respect Monsieur le Maréchal de votre Excellence le très humble serviteur.

            Signé A. Godin.

Mon adresse M Godin Lieutenant d’Artillerie de Marine chez M. le Général de Division Bougenel, rue des Saussaies 13.

            Mentions Marginales : Très urgent.               Certificat délivré le 5 février 1861.

 

Lettre de déclaration de Naturalité de Valentin  WEIGEL (29 octobre 1817)

Copie

Louis par la grâce de Dieu, Roi de France et de Navarre,

A tous présent et à venir, Salut

Le Sieur Valentin Joseph Weigel dit Wackler, Chef d’escadron d’Etat major en non activité , Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’honneur, né à Spire en Allemagne, le trente décembre mil sept cent soixante quatorze, nous expose qu’il fut dans l’armée française depuis 1793, qu’il a fait dix huit Campagnes, a reçu plusieurs blessures, que son plus vif désir est de consacrer le reste de ses jours à notre service, et à celui d’une patrie qui est la seule qu’il connaisse aujourd’hui, qu’il supplie en conséquence de vouloir  bien lui accorder des lettres de déclaration de naturalité.

 

A ces causes, voulant traiter favorablement l’Exposant sur le rapport de notre Garde des Sceaux, Ministre de la Justice vu la déclaration faite par le pétitionnaire devant le Maire de la commune de Villeneuve le roi, département de l’Yonne, le vingt un septembre mil huit cent quinze, portant qu’il persiste dans la volonté de se fixer en France.

Vu l’état de ses services et la Lettre de notre Ministre Secrétaire d’Etat au Département de la guerre annonçant que cet Officier a vingt quatre ans de Service effectif et dix huit Campagnes et qu’il n’existe aucun renseignement défavorable sur son compte.

De notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, avons dit et déclaré, voulons et nous plaît qu’il soit admis comme nous l’admettons par ces présentes signées de notre main qui seront publiées et insérées au Bulletin des Lois à jouir des franchises, privilèges, droits civils et politiques dont jouissent nos vrais et originaires sujets, Défendons sous quelque prétexte que ce puisse être, de la troubler dans la jouissance d’iceux, tant qu’il résidera dans notre Royaume.

Mandons et Ordonnons à nos Cours et Tribunaux, Préfets, Corps Administratifs et autres, que ces présentes … ils gardent et maintiennent, fassent garder, observer et maintenir, et, pour les rendre plus notoires à tous nos sujets, le fassent publier et enregistrer, toutes les fois qu’il en seront requis. Car tel est notre bon plaisir, et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, Nous y avons fait mettre notre Seel.

Donné à Paris le vingt neuvième jour du mois d’Octobre, Mil huit cent dix sept et de notre règne le vingt troisième.

Signé : Louis

Par le Roi : Le Garde des Sceaux, Secrétaire d’état au département de Justice

Signé Pasquier.

 

Vu au Sceau : Le Garde des Sceaux, Ministre Secrétaire d’Etat au Département de la Justice,

Signé Pasquier.

 

Pour Copie Conforme Collationnée sur la minute.

Pour le Maire de Villeuneuve le Roi.

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Arbre descendant de Valentin

Génération V
26 Valentin Joseph WEIGEL 30-12-1774 Spire (Prusse) † 23-01-1861
27 Amélie VANDYCK – -/1785/ Rotterdam † 28-06-1817
Génération IV
12 Joseph GODIN 23-02-1785 Pouilley les Vignes 25 † 04-02-1876
13 Gérardine WEIGEL 21-01-1812 Bade (Allemagne) † 17-07-1839
Génération III
6 Henry GODIN 27-11-1838 Wissembourg 67 † 14-01-1932
7 Marie LeBRETON 18-11-1855 Poitiers 86 † 22-10-1941
Génération II
2 Emile LEYGUE 21-01-1884 Cherbourg 50 † 24-03-1948
3 Marguerite GODIN 29-03-1888 Chasseneuil 86 † 25-09-1972

Génération I

1 Odette LEYGUE (1917-2009) x Jean MALARTIC (1908-1993)

 

Adhérent-CGMA-Joël-007

 

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La question de la neutralité de l’Alsace-Lorraine !- via Elsasser Wurtzle

C’est un événement très peu connu de la guerre Franco-Prussienne que j’ai retrouvé par hasard en feuilletant l’Express de 1893. On y apprend, qu’ empêcher l’annexion réclamée par l’état-major allemand était dans l’intention de la Suisse, qui pour cela a fait valoir ses droits sur la ville de Mulhouse. En 1871, il s’est créé à Genève un […]

via La question de la neutralité de l’Alsace-Lorraine! — Elsasser Wurtzle

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22 janvier 1888 – Eugène LABICHE

Eugène Labiche, né le 6 mai 1815 à Paris où il est mort le 22 janvier 1888, est un auteur dramatique français, élu membre de l’Académie française en 1880. Dans son vaudeville « Un chapeau de paille d’Italie » il crée un personnage pépiniériste à Charentonneau.

Terre d’écriture – 2008

Deux épisodes savoureux concernant M. NONANCOURT le  pépiniériste de Charentonneau :

https://cgma.wordpress.com/2010/11/29/le-pepinieriste-de-charentonneau-extraits/
https://cgma.wordpress.com/2010/11/30/le-pepinieriste-de-charentonneau-le-mariage/

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