Archives de Tag: Vie et moeurs

22 juillet 1791 – aux maires de dresser …

La loi du 22 juillet 1791 ordonnait aux maires de dresser annuellement l’état de leurs administrés : noms, prénoms, âge, sexe, profession, moyens d’existence. Cette loi ne fut jamais appliquée …

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22 juillet 1987 – Quadruplés éprouvette à Caen

Les premiers quadruplés éprouvette sont Axelle, Alicia, Benjamin et Romain DENOMMEY nés le 22 juillet 1987 à Caen.

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22 juillet 1923 – Familles nombreuses à Maisons-Alfort

Application de la loi du 22 juillet 1923 concernant l’encouragement national aux familles nombreuses. Les allocations ne cumulent pas non plus avec les secours accordés par les lois des 27 juin 1904 et 22 avril 1905 sur les enfants assistés, ni ceux accordés par la loi du 14 juillet 1913 sur l’assistance aux familles nombreuses.

Au cours de l’année, vingt huit chefs de famille ont été admis au bénéfice de cette loi. Le chiffre moyen des allocations mensuelles payées à été de 41 francs. Le taux de chaque allocation est fixé à 360 francs par an.

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Annuaire Maisons-Alfort (1911) : Partie II

Titres et médailles

(a) = Chevalier de la Légion d’Honneur
(b) = Officier de la Légion d’Honneur
(c) = Officier de l’Instruction Publique
(d) = Officier d’Académie
(e) = Chevalier du Mérite Agricole
(f) = Officier du Mérite Agricole
(g) = Médaille de la Mutualité
(h) = Médaille Militaire

Maire : M. Champion, quai d’Alfort, 13. (c)
Adjoints : MM. Périnelle, rue du Chemin-Vert, 51, (d). Hurion, rue Grimoult, 12 (d,h).

 Conseillers municipaux

Benoist, Grande-Rue, 93. (f)
Bonnet, rue Delalain, 16
Bonneterre,  rue Bourgelat, 45. (f)
Coullomb, rue Louise Lesieur, 8. (d, g)
Delion, Grande-Rue, 4. (d)
Dubost, rue du Parc, 23. (d)
Duflo, rue Saint-Georges, 21
Faitot, rue Auguste Simon, 3. (b)
Frémineur, rue Saint-Georges, 35
Hugard, Grande-Rue, 42. (d, e)
Jalbeau, Grande-Rue, 37
Joubert, rue Ernest Renan, 34. (d)
Lallier, rue de Créteil, 40
Lory, rue du Chemin-Vert, 81
Mauger, rue des Bretons, 13. (d)
Millot, rue Auguste Simon, 14. (c)
Pontoise, impasse Dehais, 2. (d)
Pouard, rue Edmond Nocard, 17. (c)
Rathier, rue de la Gare, 49. (d)
Ricros, Grand-Rue, 1
Rostaing, Grande-Rue, 24
Ruchier, rue Raspail , 11. (d)
Thirion, rue Eugène-Renault, 8. (d)

 COMMISSIONS ADMINISTRATIVES

Bureau de Bienfaisance

Président : M. Champion, Maire. (c)
Administrateurs :
MM. Bonnet, rue Delalain, 10 ; Pouplier, Grande-Rue, 52. (d) ; Joubert, rue Ernest Renan, 31 ;
Martigny, rue Carnot, 10. (c) ; Coullomb, rue Louise Lesieur ; Gilly, rue de Créteil ; Moursul, rue du Charentonneau.
Assistance  obligatoire : Loi du 14 juillet 1905, en faveur des vieillards, infirmes et incurables. Montant de l’allocation mensuelle : 20 francs.

 Caisse des Écoles

Président : M. Champion, Maire. (c)
Vice-Président : M. Prades, rue Delaporte, 18
Trésorier : Ruchier, rue Raspail, 11. (d)
Membres du conseil d’administration :
Bonneterre, rue Bourgelat, 45
Dubost, rue du Parc, 23. (d)
Millot, rue Auguste Simon, 14. (c)
Rathier, rue de la Gare, 49 (d)
Martigny, rue Carnot, 10. (c)
Jung, Grande-Rue, 71 (d)
Niquet, rue Saint-Georges, 17
Dissard, rue Eugène Renault, 8

Conférences Intercommunales

(Syndicat des communes)

Délégués : MM. Joubert, rue Ernest Renan 31. (d) ; Millot, rue Auguste Simon, 14. (c)
Dés : MM. Chenal, Député. (a) ; Champion, Maire. (c) ;  Périnelle 1er adjoint. (d)

Délégués Cantonaux

MM. Barrier, Directeur de l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort, Membre de Médecine (c,f) ; Champion, maire (c), Chenal, Député, Président de la Délégation Cantonale ; Railliet, professeur de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort, membre de l’Académie de Médecine (a).

Statistique agricole

MM. Hurion, rue Grimoult, adjoint, (d,e). Bonneterre, rue Bourgelat, 45, conseiller municipal (f) ; Benoist, Grande-Rue, 93, (f).

 SERVICES PUBLICS

Mairie

Grande-Rue Téléphones : 939-38 et 45 (Maisons-Alfort). Bureaux ouverts en semaine de 9h à 15 heures ; le dimanche de 9h à 11 heures.
Secrétaire chef des bureaux : M. Picard, Grande-Rue, 118. (c,h)
Employé principal : M. Charrier, rue Victor-Hugo, 45
Employés : MM. Raimond, Grande-Rue, 54 ; Martougen, Grande-Rue, 118 ; Pruniot, rue de la Gare, 69 ; Perève, Grande-Rue, 95 ; Thévenet, impasse Dehais, 1.
Agent voyer : M. Revol, 33 avenue du Marché, Charenton.
Architecte Communal : M. Girard, Grande-Rue, 42.
Vérificateur de mémoires : M. Coquart, 100, rue Ordener, Paris.
Inspecteur de la voirie : M. Gardaire, rue du Parc, 35. (e)
Afficheur municipal : M. Leblond, Grande-Rue, 114.
Ambulances : s’adresser à la Mairie.
Bibliothèque municipales : — A la Mairie : ouverte le mardi et le vendredi de 8h à 10h du soir. — Aux écoles d’Alfort : ouverte le samedi, de 8h à 9h du soir ; — Au Groupe scolaire de Charentonneau : le mercredi, de 8h à 9h du soir ; — Bibliothécaire-chef : M. Four, instituteur, 4, rue de Charentonneau.
Bureau municipal de placement gratuit : à la Mairie.
Caisse nationale d’épargne postale : aux bureaux de la poste, Grande-Rue, 57 et rue de Créteil, 5 et 78.
Cimetière : rue du Chemin-Vert. — Conservateur : M. Reveillaud.
Octroi :
Préposé en chef : M. Buzelin, 4, rue Saint-Georges.
Brigadier : M. Fumat (Etienne), rue Bourgelat, 34.
Receveurs : (Receveur Central, bureau de la Mairie), M. Gaillard, rue de Créteil, 47 ; Michelot, rue Edmond Nocard, 11 ; Sillion (Charles) et Sillion (Désiré), rue du Parc, 3 ; Fumat (Th), rue du Moulin d’Enfer (villa l’Abri, n°5) ; René, rue Delaporte ; Beaulieu, place Salanson, 2 ; Jeannesson, rue de la Gare, 59 ; Depré, rue Eugène Süe, 26 ; Dousseau, quai d’Alfort, 25 ; Giraud : rue Bourgelat, 19.
Pompes funèbres : MM. Dumont frère, boulevard Ménilmontant, 31-35, Paris Téléphone 904-40. — Préposé : M. Picard à la Mairie. — Ordonnateur : M. Petitpas, rue du Chemin-Vert, 32.
Receveur municipal : M. Ménard, rue Chevreul, 36. Recette à la Mairie : mardi, mercredi, samedi, de 9h à 12h et de 2h à 4 heures ; le jeudi de 11 heures à 3 heures, à l’école des garçons d’Alfort, rue de Créteil, 37.

Contributions directes

Contrôleur principal : M. Henry, rue de Turenne, 37, Paris.
Percepteur : M. Hamelin, 2, rue de Charentonneau
Fondé de pouvoir : M. Legrand.
Recettes : au bureau, lundi, mardi, mercredi, samedi, de 9h. à 3h. et le jeudi de 11h. à 3h . à l’école de Garçons d’Alfort, rue de Créteil, 37.

Contributions indirectes

Contrôleur : M. Décosse, Grande-Rue, 52, Alfort.
Receveur : M. Durieux, Grande-Rue, 52, Alfort.
Receveur buraliste : M. Balay, rue Parmentier, 14.

Cultes

Eglise Saint-Remi : desservie par l’abbé Léonetti, rue des Bretons
Eglise de Charentonneau : desservie par l’abbé Bachelin, Avenue Saint-Maurice, 30
Enregistrement Domaines Timbres

Receveur : M. Morier, rue de Gravelle,  53. Charenton

Enseignement Primaire

Inspecteur primaire : M. André, rue de Picpus, Paris. (c)
Inspecteur du dessin : M. Barbotin, avenue du Maine, 191, Paris.
Ecoles communales de garçons :
Groupe de Maisons ; directeur M. Gillet, rue Parmentier, 2.
Groupe d’Alfort ; directeur M. Hervé, rue de Créteil, 37.
Groupe de Charentonneau ; directeur M. Hog, avenue de Saint-Maurice.
Écolescommunales de filles :
Groupe de Maisons ; directrice Mme Dennery, Grande-Rue, 57.
Groupe d’Alfort ; directrice Mme Bernard, rue de Créteil, 37.
Groupe de Charentonneau ; directrice Mme Veuve Pourcelle, avenue de Saint-Maurice.
Écolesmaternelles :
Groupe de Maisons ; directrice Mme Barban, rue de Charentonneau, 4.
Groupe d’Alfort ; directrice Mme Puy-Aubert, rue Paul Bert.
Groupe de Charentonneau ; directrice Mme Francoulon, rue des Chênes.
Professeurs de Chant : MM. Favier et Veillet.
Professeurs de dessin : MM. Four, Hog, Saintive.
Cours complémentaires, à l’école de garçons et à l’école de filles de Maisons.
Classes de vacances, cantines scolaires, dans toutes les écoles.
Bibliothèques scolaires dans les écoles de filles et de garçons.
Bibliothèque pédagogique municipale, 754 volumes à l’école de garçons de Maisons.
Médecin-inspecteur des écoles  M. le docteur Paulet à Saint-Maurice.

Enseignement Libre

Institution de jeunes filles : Melle Marie, rue Auguste Simon.

École nationale vétérinaire

Directeur : M. Barrier, (a,c)   Téléphone 920-41
Régisseur : M. Rabarot
Hôpital : Téléphone 920-40

Eaux

Compagnie Générale des Eaux — Inspection : rue Marty, 6 Charenton, Téléphone 162 — Fontainier : M. Simon, Grande-rue, 43

Électricité

Est Lumière : rue Jean-Jacques Rousseau, 7 à Ivry.  Téléphone 14 — Bureau : rue de Paris, 11, Charenton, Téléphone 80.

Gaz

Société d’Éclairage, Chauffage et Force Motrice. Rue de Calais, 22. Téléphone 138-16 — Bureau : rue Véron, 108 bis Alfortville, Téléphone 49. Ouvert de 7h ½ à 6h. du soir. Caisses : de 9h. à 4h.

Hôpital

Hôpital de la Pitié : à Paris.

Hypothèques

9ème bureau, rue Campagne-Première, 23, Paris.

Justice et Police

Justice de paix : à la mairie de Maisons-Alfort. Audience de simple police, civiles, conciliations et conseils de famille, mardi matin de 9h à 11h.
Juge : M. Bellonet (c), avenue de l’Asile, 99, Saint-Maurice.
Greffier : M. Jaupitre, rue de Paris, 48, Charenton. Greffe ouvert à la mairie de Charenton tous les jours, sauf dimanches et fêtes de 8h. à 11h et de 1h à 4h.
Huissier : M. Portemer (c), rue Marty, 3. Téléphone 46.
Notaire : M. Leclerc fils, rue de Paris, 47. Téléphone 5.
Commissariat de police : rue des Quatre-Vents, à Charenton. Téléphone 922 04
Commissaire : M. Bectard
Secrétaire : M. Chabrot
Secrétaire : M. Joudon
Gendarmerie : rue Victot-Hugo, 9 —Brigadier : M. Steinbrucker
Gardes-champêtres : M. Dubois, rue Eugène Süe, 7 (h) et M. Jouffroy, Grande-Rue, 39
Appariteur : M. M. Petitimbert, Grande-Rue, 118, à la mairie.

Poids et Mesures

Bureau : rue de Charenton, 84, Paris

Postes, télégraphe, téléphone

Receveur : M. Joly, Grande-Rue, 37
Receveuses : Mmes Veuve Magnant, rue de Créteil, 5, Marsallon, rue de Créteil, 78 (recette auxiliaire)

Protection des enfants du 1er âge

Médecin-Inspecteur : M. le docteur Spira, (c), rue Dante, 3 à Paris
Visiteuse : Mme Veuve Cahun, (d) boulevard Raspail, 226, Paris.

Sapeurs-Pompiers

Capitaine honoraire : M. Picard.
Lieutenant : M. Chaudé, rue Parmentier, 17.
Sous lieutenant : M. Charrier, rue Victor Hugo, 15.

Service Médical

Bureau de bienfaisance : MM. les docteurs Gilbert, Grande-Rue, 89 ; Bonnemaison, rue Fernet, 10 ; Guilloteau, rue Eugène Renault, 8.

Tabac

Bureau de débit : 6, 40, 61, 170 Grande-Rue ; 27, rue Marceau ; 3, rue des Deux-Moulins ; 46, rue de Créteil.

Travail

Inspecteur : M. Lebrun (c), rue Guérin, 20 à Charenton.

Vétérinaire sanitaire

M. Ruzot, Grande-Rue, 27.

Journaux

La Voix des Communes — Direction : 2, rue Victor Hugo, Charenton.
La Banlieue de Paris — Direction : 14 bis, Avenue de Versailles, Paris.

SOCIÉTÉS

 D’ENSEIGNEMENT

Société républicaine des Conférences Populaires — Délégué : M. Millot, (c), rue Auguste Simon, 14 ; — Délégué Adjoint : M. Pion (d), rue de la Ferme, 4. Société d’Instruction Populaire — Président :
M. Millot, (c), rue Auguste Simon, 14 ; — Vice Présidents : M. Moutot (d), route de Créteil, 36 ;
M. Jung (d), Grande-Rue, 71.

LYRIQUES ET MUSICALES

Fanfare — Président : M. Pouplier, (c), Grande-Rue, 54. Directeur : M. Daunot, rue Raspail 53
Chorale — Président : M. Coullomb, (c), rue Louise Lesieur ;  Directeur M. Perrier (c)  rue Pelet de la Lozère, 18.
Le Croissant de Charentonneau Président : M. Chauvet, rue de Créteil, 137. Vice-Président : M. N. ; Directeur : M. Auger, rue de la Concorde, 27

PHILANTROPIQUE

Dotation de la Jeunesse de France (959è section) — Président : M. Dureau, rue de la Gare, 4.

DE  SECOURS MUTUELS ET RETRAITES

Mutualité Maternelle — Président : M. Coullomb, (c), rue Louise Lesieur, 8.
Prévoyants de l’Avenir — Président : M. Borrel, Grande-Rue, 76
La Fraternelle — Président : M. Idoux, Grande-Rue, 101
Travailleurs de Maisons-Alfort — Président : M. Blerget, rue Parmentier, 9.
Société de Secours Mutuels de l’Usine Springer — Président : M. Paternotte (Usine Springer).
Société scolaire — Président : M. Mauger (d, f) rue des Bretons, 13.
P.L.M. — Président : M. Guinot, rue Saint-Georges, 64.
Vermicellerie Parisienne — Président : M. Courtine,  rue du Chemin-Vert.
France Prévoyante — Délégué : M. Boigegrain, rue de Champagne, 20.

SPORTIVES

Vélo-Club d’Alfort — Président : M. Bauer.
Vélo-Sport Alfortien — École Vétérinaire

CIMETIÈRE

 Tarif des concessions

Perpétuelles     1 mètre ………     250
2 mètres…………500
3 mètres……… 1 000
4 mètres……    1 500
30 ans                 1 mètre …………  100
2 mètres…………200
10 ans                 1 mètre ……………30
2 mètres…………..60

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Annuaire Maisons-Alfort (1911) : Partie I

Répertoire officiel de l’administration de la ville de Paris

et des communes du Département de la Seine

 Député : M. CHENAL, (a) 50 Grande-Rue, à Maisons-Alfort

Conseiller général : M. DUSSAULT, (a) 7, avenue de la Liberté à Charenton.

Conseiller d’arrondissement : M. CUILLERIER, 12, rue des Marguerites, à Alfortville.

Commune de 13.409 habitants (Maisonnais) ; de 567 hectares 53 ares, située à 9 kilomètres 800 de Paris (Notre Dame) ; à 12 kilomètres de Sceaux et à 2 kilomètre 500 de Charenton.

Limitée : au Nord et au Nord-Est, par Saint-Maurice et Saint-Maur-des-Fossés ; au Sud-Est et au Sud Créteil, à l’Ouest, Alfortville.

Deuxième circonscription électorale de l’arrondissement de Sceaux 3.523 électeurs, 3 bureaux de vote à l’Ecole de Garçons (Maisons) et aux groupes scolaires d’Alfort et de Charentonneau.

Fêtes. — Quartiers de Champs-Corbilly, Charentonneau et du Buisson-Joyeux (Route de Créteil) : 1er dimanche de Mai. — Quartier d’Alfort (Place et quai d’Alfort) : 1er dimanche de Juin. — Quartier de Maisons (avenue de la République) ; 2ème dimanche d’Août.

Marchés : à Maisons, le mardi et le vendredi ; à Alfort, le lundi et le jeudi, à Champ-Corbilly, le mercredi et le dimanche. — Concessionnaire : M. Franc, 7, rue Delerue, Saint-Maur.

Postes, télégraphe, téléphone : 57, Grande-Rue et rue de Créteil, 5 et 78 (Recette auxiliaire).

Colis postaux : Livrables en gare et à domicile par Maisons-Alfort.

Moyens de transport : Chemin de fer P.-L.-M. station de Maisons-Alfort. — Tramways : Bonneuil-Concorde (électrique) ; Porte de Vincennes–Porte d’Orléans. — Louvre-Créteil (à vapeur) . — Bateaux-Parisiens.

Historique. — Maisons-Alfort est située au confluent de la Seine et de la Marne, sur une colline où les premiers habitants avaient construits leurs demeures pour les mettre à l’abri des inondations. Le village ainsi formé n’avaient pas de désignation officielle, on prit l’habitude de dire : aller aux maisons, venir des maisons, et le nom resta à l’agglomération. Elle s’appela Maisons-près-le-Pont-de-Charenton, Maisons-sur-Seine, et à partir de la Révolution, Maisons-Alfort.

Dès le moyen-âge, Maisons-Alfort, s’étendait des rives de la Marne aux rives de la Seine, comprenait Alfort, ainsi dénommé de Hareford ou Harefort, nom d’un seigneur d’origine anglaise, devenu par corruption Hallefort-Charentonneau, fief dépendant de l’Abbaye de Saint-Maur et le territoire d’Alfortville, qui fut érigé en commune distincte en 1885.

La paroisse de Maisons-Alfort faisait partie du doyenné du Vieux-Corbeil ; lors de la réorganisation administrative de 1787, elle forma une municipalité de l’arrondissement de Bourg-la-Reine, au département de Corbeil. Commune du district de Bourg-la-Reine et du Canton de Saint-Maur en 1790, elle passa au Canton de Charenton et y demeura devenant en l’an X, commune de l’arrondissement de Sceaux.

Au Xe siècle, Maisons-Alfort possédait deux églises, dédiées à Saint-Remi et à Saint-Germain ; par la suite la première devint église paroissiale et la seconde disparut. Hugues Capet avait fait don des deux églises, du territoire et des serfs le cultivant, à l’abbaye de Saint-Maur, qui l’affranchit moyennant une forte somme au moyen-âge.

Lors des guerres des XVe et XVe siècles, Maisons-Alfort eut fort à souffrir ; cent ans après les Frondeurs ravagèrent la contrée et, entre autres localités, pillèrent Maisons. A partir de cette époque une grande partie des habitants, voyant sans cesse piller leurs récoltes, cessèrent de cultiver la terre et travaillèrent dans les carrières.

En 1789, la municipalité rédigea un cahier de doléances, dont les articles sont semblables à ceux des autres communes ; les habitants demandent une meilleure répartition de l’impôt, la suppression des capitaineries. La Révolution ne laissa que peu de traces dans la commune : la municipalité équipa quinze volontaires en septembre 1792.

En 1814, les élèves de l’Ecole vétérinaire fortifièrent le château d’Alfort et défendirent le pont de Charenton, plusieurs furent blessés et l’un d’eux, Jean Pigeon, fut tué : un monument fut élevé à sa mémoire dans l’école même. En 1815, Maisons revit les alliés et fut occupée pendant longtemps.

Les diverses révolutions qui suivirent passèrent presque inaperçues à Maisons-Alfort ; de grands travaux furent entrepris qui contribuèrent à la prospérité du pays : en 1827, construction du pont d’Ivry ; en 1841, celle du Fort de Charenton ; en 1849, celle de la ligne de Lyon. Par contre, la Révolution de 1848 et le Coup-d’Etat du 2 décembre furent accueillis avec enthousiasme.

En 1870-71, les habitants émigrèrent à Paris, aucun combat ne se livra sur le territoire d’Alfort, mais on dut par nécessité, mettre les maisons en état de défense ; l’occupation étrangère suivit de la conclusion de la paix et dura jusqu’en septembre 1871, et cette occupation fut particulièrement dure et onéreuse pour les habitants de Maisons-Alfort.

Quelques années après (1876), une inondation fit des ruines considérables dans la localité, qui commençait à renaître à la prospérité : la ligne de Lyon seule empêcha les eaux de la Seine et de la Marne de se confondre bien avant leur point de jonction.

En 1885, lorsque le quartier d’Alfortville voulut s’émanciper, le Conseil municipal eut la sagesse de ne pas s’opposer, et la loi du 1er avril 1885, créa la commune d’Alfortville.

A Alfort existe depuis de longues années une Ecole Vétérinaire, créée par Bourgelat en 1765, dans l’ancien château acheté par ordre du roi à son propriétaire, M. Oursel. Le premier directeur fut Chabert, élève de Bourgelat. Elle fut supprimée en 1790 et réorganisée en l’an III. En 1840, elle fut entièrement reconstruite. On peut voir à l’Ecole le monument du fondateur Bourgelat par Rauk ; celui de Henri Bouley, mort en 1883 par Allouard et celui du professeur Edmond Nocard, inauguré en 1907.

En janvier 1910, les inondations firent de grands ravages à Maisons-Alfort ; la moitié du territoire fut envahie par les eaux, le quartier d’Alfort et une partie de Charentonneau furent inondées par la Marne ; le premier de la gare à Maisons, a été envahie par les eaux par suite de la rupture de la voie du chemin de fer du P.L.M.

Industrie et Commerce. — On trouve à Maisons-Alfort une distillerie de grain, dont les bâtiments englobent une habitation qui fut habitée par Guétry ; une fabrique d’absinthe et de spiritueux ; une fabrique de biscuits et de pâtes alimentaires ; des fabriques de sous-bras en caoutchouc, d’instruments de chirurgie, des ateliers de constructions mécaniques ; des fabriques d’huiles et de savons, de meules en émeri vulcanisé ; des manufactures de chapeaux, de cires à cacheter, d’accessoires de billards. Il y a également des moulins importants et des carrières. Les deux écarts, Alfort et Charentonneau, sont des sites pittoresques qui attirent les promeneurs et les touristes.

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Titres et médailles

(a) = Chevalier de la Légion d’Honneur

(b) = Officier de la Légion d’Honneur

(c) = Officier de l’Instruction Publique

(d) = Officier d’Académie

(e) = Chevalier du Mérite Agricole

(f) = Officier du Mérite Agricole

(g) = Médaille de la Mutualité

(h) = Médaille Militaire

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10 juillet 1850 – Contrat de mariage

Mariage, depuis le 10 juillet 1850 figurent sur l’acte les références du contrat de mariage éventuel, le nom du notaire, le lieu de son étude, la date du contrat.

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Épidémie de choléra-morbus en 1832

Article paru dans le Journal du commerce en 1834.

Un rappel des chiffres :

Épidémie de choléra-morbus   Nombre de décès en 1932

1ere période – Invasion de l’épidémie

mars             90 morts

avril             12,733

mai              812

juin ( 15)     266         cumul 13,901

2eme période – Recrudescence

juin ( reste) 602

juillet          2,573

août            939

septembre 357          cumul 4,501

total 18,402 morts

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Rapport sur la marche et les effets du choléra-morbus dans Paris et le Département de la Seine, in-4°, sorti de l’imprimerie royale – année 1834

Lorsqu’une épidémie meurtrière a longtemps sévi sur une grande ville, il est urgent quand le mal a cessé d’exister, quand la crainte qu’il inspirait a disparu avec lui, que plus maître alors de ses impressions, plus sûr de ses jugemens, on revienne sur ce qui s’est passé, que l’on constate les ravages produits par le fléau ; qu’on recueille tous les faits, toutes les circonstances, afin que les leçons de l’expérience puissent éclairer le présent, dans le cas où l’épidémie se ranimerait tout-à-coup, ou servir d’instruction à l’avenir si elle ne devait reparaître qu’à de longs in­tervalles.

Une commission composée d’hommes éclairés a été nommée par M. le préfet de la Seine, pour entreprendre et important travail ; il est juste de dire qu’ils s’en sont occupés avec un dévoùment digne des plus grands éloges, leur ouvrage offre un ensemble complet non seulement de ce qui s’est passé pendant la durée de l’épidémie de 1832 ; mais il of­fre encore de précieux renseignements sur tout ce qui concerne la salubrité de la ville de Paris. De nombreux tableaux faits avec un soin minutieux, une grande exactitude de détails viennent confirmer toutes les assertions émises par les commissaires, et font en même tems de ce rapport une statistique vaste, complète et qui mérite d’obtenir des encouragemens.

Dans un chapitre sur l’état physique et sanitaire de Paris au moment de l’invasion du choléra, nous apprenons que cette grande cité occupe aujourd’hui plus de deux lieues carrées de terrain, et six lieues de tour ; que le mur de clôture qui environne de toutes parts est percé de 58 portes ou barrières, que sa forme est à peu près celle d’un ovale, dont le plus grand diamètre de l’est à l’ouest, ou de la barrière de  Passy à celle de Charonne est de deux lieues, et le plus petit dirigé du nord au sud, dans le sens de la méridienne, ou de la barrière de Mandé à celle des Martyrs et d’une lieue et demie. Que Paris a 37 églises 7 temples con­sacrés aux différens cultes, une bourse de commerce, une banque, un Mont-de-piété, 34 marchés, 7 halles, 27 théâtres, 7 collèges, 42 casernes; 27 hôpitaux et hospices, 13 prisons, 5 abattoirs et 3 cimetières.

La constitution atmosphérique de Paris est telle qu’elle donne année commune, 180 jours de brouillards épais qui déposent sur  le pavé un enduit gras et glissant, et 140 jours pluvieux ; croirait-on que dans l’espace de 135 ans (1689-1824) notre capitale n’a compté que trois fois seulement un mois sans pluie; que quelquefois il en tombe   quatre litres par mètre et par jour pendant 20 et 40 jours consécutifs,  comme en 1816, 17, 20 et 31.

Le choléra se manifesta le 26 mars, et le 2 avril le avril le nombre de morts s’élevait à plus de cent par jour ; le 3 il était de deux cents, le 5 de trois cents. Le 9 plus de douze cents personnes fusent atteintes et 814 périrent. Enfin, dix-huit jours après l’invasion du fléau (14 avril) on comptait 12 à 13,000 malades et 7,000 morts. Ce qu’il y a de remarquable, c’est que la mortalité ordinaire ne fut pas diminuée tant que dura l’épidémie, elle fut même plus forte pendant son influence et après sa disparition ; le nombre total des décès dans la ville de Paris, a été pour I’année 1832 de 44,119 dont 18,402 causés par le choléra.  La terreur alors s’empara des esprits, et des évenemens déplorables eurent lieu dans la capitale ; les ouvriers employés aux inhumations, effrayés par un danger imaginaire, refusèrent obstinément d’approcher des cercueils ; plusieurs individus forts inoffensifs devinrent  au milieu des rues de Paris, victimes d’une sorte de vertige qui s’était emparé de l’esprit du peuple et lui faisait voir partout des empoisonneurs. La désolation et l’effroi bientôt ne connurent plus de bornes, les habitans se croyant dévoué à une mort inévitable s’ils restaient plus long-temps s’empressèrent de s’éloigner de la ville. Aussi le nombre des chevaux de poste pris dans les journées des 5, 6 et 7 avril fut il de 618, et celui des passeports augmenta-t-il de 500 par jour ; dans les maisons garnies pendant tout le mois d’avril les sorties s élevèrent de 900 à 1000 et les entrées n’allèrent pas à 500.

La durée du choléra dans la capitale a été de 188 jours, du 20 mars au 30 septembre, d’une équinoxe à l’autre. La période d’augmentation  a été de 15 jours, et celle de diminution de 62 jours. Dans les premiers momens, plus des deux cinquièmes des malades succombaient ; sur les 22 premiers, 18 sont morts, mais, a partir du 20 avril, la proportion ne fut que de moitié, et du tiers dans les premiers jours de mai. Il ne paraît pas avoir de guérison avant le 30 mars. Dans les quartiers attaqués les derniers, l’époque de la plus forte mortalité fut retardée comme celle de I’invasion, et n’arriva  que le 13 ou 14 avril.

La recrudescence diffère de l’invasion par plusieurs caractères. Celle-­ci avait atteint son maximum après quinze jours ; l’autre n’y parvint qu’après un mois. Le maximum de  recrudescence fut de 225 décès, tandis que celui du premier fut de 814. Mais les arrondissements les plus maltraités par l’un l’ont été aussi été par l’autre.

Dans le commencement de l’épidémie plus d’homme que de femmes succombèrent. Jusqu’au 5 avril, la proportion fut de trois des premiers contre deux des secondes. Mais depuis la moitié d’avril jusqu’au 10 mai, on compta plus de femmes  que d’hommes. Le nombre total des décès cholériques se compose de 9,170 hommes et 9,232 femmes, proportion égale entre les deux sexes,  quoique fournie par des nombres inégaux, puisque le recensement fait dans Paris en 1831 offrait en excédent 10,640 femmes. Sous le rapport de l’âge, le choléra aurait  augmenté d’un sixième les chances de mort qui menacent annuellement la première enfance, des quatre dixièmes les décès de la seconde, des deux tiers ceux de l’adolescence, mais son influence funeste a bien plus que doublé la mortalité de I’âge mûr, elle a presque égalé celle d’e l’âge avancé.

La durée moyenne de la maladie aux différens âges n’a été que de 42 heures, de la naissance à un an ; de 42 heures de cinq à dix ans ; de 55 heures,       de dix à quinze ans ; de 64 heures dans les âges compris entre quinze et soixante ans ; enfin elle a été de 60 heures chez les individus de 60 à 90 ans. A l’exception de l’âge de cinq à dix ans, la résistance de la nature contre les atteintes du mal s’est montré en raison directe des forces  que l’âge lui prêtait. Il paraîtrait que dans le mois d’avril les malades mourraient dans l’espace de 61 heures (terme moyen), et dans le mois de juillet, ou pendant la recrudescence, au bout de 43 heures. En mai, juin septembre, mois pendant lesquels l’épidémie avait perdu beaucoup de sa violence, sa durée moyenne était de trois jours et demi (84 heures).

L’année 1832 a été remarquable  surtout par l’aigreur, le froid pi­quant du printems et la sécheresse dé l’été. Pendant le mois de mars, le ciel, presque constamment obscurci par des nuages, du brouillard, de la pluie est resté sombre et couvert. Les vents, tantôt nord et nord-est, tantôt sud, sud-ouest et ouest, rendaient l’air tour à tour vif et pi­quant, ou bien doux et humide. Lorsque, le 26 mars, le choléra parut, le vent était nord-ouest ; jusqu’au 12 avril, c’est à dire pendant 17 jours, il fut constamment nord et nord-est, et l’on n’a pas oublié avec quelle fureur toujours croissante l’épidémie  atteignit rapidement son maximum d’intensité (le 9 avril). Sous l’influence de conditions atmosphériques tan­tôt semblables, tantôt contraires à celles qui l’avaient vu naître et s’accroître, la violence du choléra diminua ; au lieu de 7 à 800 décès par jour, on n’en compta plus que 15 à 20 ; mais ce ne fut aussi sous l’influence d’une température de 18 à 23 degrés, et d’un vent du nord et nord-ouest pendant les 5 premiers jours de juillet, et de là jusqu’au 14, du sud et sud-ouest, que l’épidémie se ranima tout-à coup, et que la mortalité s’éleva de 20 décès à 225 (le 18 juillet).

Dans les six premiers arrondissemens de Paris, sur une population de 382,390 habitans le choléra-morbus a frappé seulement 5,196 personnes ou 13,55 sur mille. Tandis que les six derniers sur une population de 375,745 habitans en ont perdu 11,376, ou 30,28 sur mille. Mais l’observation a appris que dans les tems ordinaires ceux-ci perdent communément un individu sur  trente ; et les premiers au contraire un sur quarante. Quant à ce qui concerne les différentes  expositions, sur 7,556 décès il  y en a eu au nord, nord-est et nord-ouest 1,975, à l’est 1,349, à l’ouest 1,538, au sud, sud-est et sud-ouest 2,436. Ainsi le midi et le nord forment les deux tiers des décès, l’ouest le cinquième et l’est près d’un sixième.

Cinquante des rues regardées comme les plus sales, les plus étroites ont été comparées avec cinquante qui sont propres, larges et aérées ; dans les premières la mortalité cholérique a été de 33,87 sur mille, dans les secondes de 19, 25 : ce qui offre une  différence de plus de la moitié. Mais on ne verra pas sans surprise que les rez-de-chaussée, les entresols comptent  plus de morts que les quatrièmes, cinquièmes et les sixièmes, mais  beaucoup moins que les premiers, les seconds et les troisièmes ; ce qui   n’existerait pas sans doute si l’on rapportait à ces étages la mortalité de ceux qui les ont quittés pour aller se faire traiter dans les hôpitaux. Le choléra ne semble pas avoir à Paris affecté de préférence Ie voisinage des rivières, ni avoir suivi leur cours dans son développement. La mortalité sur les bords de la Seine, de la Bièvre et du canal St Martin a été de 26 sur 1,000 habitans ; la moyenne générale des autres quartiers était de 23 : les cours d’eau n’au­raient donc augmenté les décès que de trois sur mille.

Si l’on considère l’influence des professions, les 18,402 décès choléri­ques se partagent ainsi : 2,073  personnes appartenant aux professions libérales ; 1,816 aux professions commerciales ; 6,523 aux professions mécaniques ; 4,180 aux professions salariées ; 1,034 à l’état militaire ; 983 enfans de parens dont on ne connaît pas la profession ; 1,793 décédés des deux sexes dont la profession est restée inconnue. Il résulte de l’examen des professions que le choléra semble avoir épargné les in­dividus dont la position sociale donnait une certaine aisance, qui trou­vaient dans un art ou un métier des moyens suffisans d’existence, et les individus à qui leur profession permettait de se garantir des intempéries de l’air ; tandis que le fléau semble avoir sévi d’une manière plus intense sur les professions qui supposent une existence moins heureuse, sur Ies marchands, soit sédentaires, soit ambulans, les marchands à la halle, les  blanchisseuses, les maçons, les matelassiers, les aubergistes et les logeurs en garni, etc.

Un point d’hygiène assez curieux n’a pas manqué d’attirer I’attention des commissaires, c’est l’influence que peuvent avoir sur l’activité du » mal les excès du dimanche et du lundi dans la classe ouvrière. Il en ré­sulte que le maximum des entrées dans les hôpitaux a été le lundi, et le minimum le dimanche. Que ce maximum offre sur le minimum une augmentation de plus d’un huitième. Les prisons ont eu proportionnellement un nombre de décédés cholériques beaucoup puis faible que les hospices de Paris intra et extra muros, ce qui s’applique naturellement par l’âge avancé des personnes qui peuplent les hospices. Ou a remarqué que les régimens de cavalerie en garnison dans Paris avaient moins souffert du choIéra que les régimens d’infanterie. Mais une obser­vation qu’on a pu faire sur des hommes rassemblés en masse, c’est que tous les tempéramens ont été indistinctement frappés par l’épidémie ; il a été facile de reconnaître que les individus fatigués par des maladies antécédentes ou chez lesquels le moral se trouvait affecté, étaient plus particulièrement atteints. L’épidémie a suivi la même marche dans les communes rurales du département de la Seine que dans la capitale.

Un fait singulier, mais important, c’est que dans toutes les commu­nes qui ont été maltraitées d’une manière plus ou moins grave, ce n’est pas toujours à côté et dans l’atmosphère des lieux infectés et malsains en apparence que les cas de choléra se sont multipliés. St-Denis, l’Hay, Villejuif, Grenelle, Bercy, Colombes et plusieurs, autres endroits en ont offert la preuve.

Nous joignons nos vœux  à ceux de la commission, et nous invitons l’administration de hâter la réalisation des mesures sanitaires qu’elle prépare pour la capitale. Et, tout en reconnaissant qu’il existe des obstacles réels pour l’accomplissement des régIemens sur la propreté et la salubrité publique, nous lui conseillons surtout de faire pénétrer l’instruction dans cette partie de la population qui doit une partie de ses vi­ces et de sa misère à l’ignorance, persuadés que plus éclairée, ses mœurs deviendront plus pures, ses habitudes plus régulières et plus en harmonie avec, l’hygiène publique. Le premier soin, l’unique attention des magistrats, devant avoir pour but de rendre aussi heureux qu’il est possible tous ceux qui sont soumis à leur autorité, nous attendons avec confiance de leur sagesse et de leurs lumières les mesures propres à diminuer les rigueurs d’un fléau dont rien ne peut prévenir le retour dans la capitale.

Journal du Commerce 1834.

J. Bi…

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