Archives de Catégorie: Coutumes

Article du jour (226) : le Lavoir de Saint Esprit

Lavoir de Saint-Esprit

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Documents consultables au Pôle de Bayonne et du Pays Basque (AD 64) sous la cote E Dépôt Bayonne 1 O art 82

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Connaissez-vous le Fil d’Ariane ?

Le fil d'Ariane

 

Besoin d’aide pour avoir un acte, consulter un registre de recensement etc.

Article 2 – But
Cette association a pour but de développer l’entraide généalogique bénévole sur le réseau Internet, en s’appuyant sur ses ressources tant humaines que techniques.

Le Fil d’Ariane – l’entraide généalogique sur internet

Est une association loi de 1901, dont les statuts ont été déposés en Préfecture le 22 février 2002 (parution au Journal Officiel le 23 mars 2002 sous le numéro 20020012).
N° siret : 485 195 713 00014 – code APE : 930 N

Statuts de l’association Le Fil d’Ariane

Vous pouvez télécharger les statuts ici au format pdf.
Si vous ne pouvez pas lire le fichier, vous pouvez télécharger le logiciel Adobe Acobat Reader.

Règlement intérieur du Fil d’Ariane

Vous pouvez télécharger le règlement ici au format pdf.
Si vous ne pouvez pas lire le fichier, vous pouvez télécharger le logiciel Adobe Acobat Reader.

Avant de nous contacter …
Merci de bien vouloir lire la [FAQ] avant de nous contacter. Si vous n’avez toujours pas trouvé votre réponse, merci de bien vouloir donner le maximum de précision dans le mail que vous nous adressez. Merci notamment de bien vouloir indiquer le département des communes que vous citez.

Comment déposer une demande ?

Pour accéder aux services de l’Entraide, il est nécessaire de s’enregistrer. via le [formulaire d’inscription] une première fois en choisissant vos identifiants : un pseudo et un mot de passe. puis, systématiquement de s’identifier. C’est GRATUIT. 

 

 

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3 octobre 2014 · 9:00

« Auriez-vous eu votre certificat d’études en 1923 ? »

1 – Dictée

Retrouvez les 10 fautes qui se sont glissées dans ce texte

 

Les champs des oiseaux

Le lorieau siffle, l’hirondelle gazouille, le rammier gémit, le premier perché sur la plus haute branche d’un ormau, défit notre merle ; la seconde, sous un toit hospitalié fait entendre un ramage confut ; le troisième, caché dans le feuillage d’un chêne, prolonge ses roucoulements semblables aux sons onduleux d’un cor dans les bois. Enfin le rouge gorge répète sa petite chanson sur la porte de la grange où son gros nid de mousse est placé.

Mais le rossignol dédeigne de perdre sa voix au milieu de cette symphonie. Lorsque les premiers silences de la nuit et les derniers murmures du jour luttent sur le coteaux, au bord des fleuves, dans les bois et dans les vallées, lorsque les forêts se taisent, que pas un feuille, pas une pousse ne soupirent, que la lune est dans le ciel, que l’oreille de l’homme est attentive, le premier chentre de nos bois entonne son hymne divin.

CHATEAUBRIAND, Le Génie du christianisme.

2 – Divisible ou pas

Le nombre 156 375 est-indivisible par 2, par 5, par 9 ?

A quoi le reconnaissez-vous sans faire la division ?

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Jour de lessive !

Culture 41 : Loir-et-Cher

Document du mois de février 2013 : jour de lessive !

A jour fixe de la semaine, et entre les échéances des deux ou trois grandes lessives annuelles, les lavoirs bruissent du vacarme des battoirs auxquels répond le verbe haut des laveuses. Si les opérations de trempage et de bouillage du linge se font surtout à domicile, le frottage et le rinçage doivent s’effectuer dans l’eau courante d’une rivière ou dans une retenue d’eau suffisante.

Lire l’article

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30 août 1798 – Seulement les décadis …

30 août 1798 – Seulement les décadis …

 

La loi du 13 fructidor de l’an VI (30 août 1798) demandait que les mariages soient célébrés aux chefs-lieux des cantons seulement les decadis (Dixième jour de la décade républicaine dans le calendrier révolutionnaire) et qu’il en soit tenu des registres distincts. Cette disposition ne fut réellement appliquée qu’en l’an VII et en l’an VIII (du 22 septembre 1798 au 26 juillet 1800). Pour toute recherche de mariage dans une commune à cette époque, reportez vous aux registres de la commune faisant alors office de chef-lieu de canton.

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Classé dans Coutumes, Ephéméride, Histoire

La Chandeleur

Via La France Pittoresque

A l’occasion de la Chandeleur 1903, Jules Claretie, de l’Académie française évoque ses souvenirs de jeunesse liés à une fête qui, indissociable de crêpes possédant l’étrange pouvoir d’augurer d’un avenir bon ou mauvais, était perçue comme un héritage ayant vaillamment traversé les siècles.

Voici son émouvant témoignage.

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Le SAV du père Noël

Bonjour Père Noël,

J’ai bien apprécié tous les beaux cadeaux que tu as donné (j’ai payé une partie ! tant pis pour la légende) tout le monde semblait content, mais je ne te dis pas, la salle était pleine de papiers, il y avait, à la fin, plus de papier que de cadeaux à la fin !

Beaucoup de progrès écologiques restent à faire dans les années à venir, je te propose d’y réfléchir.

Pour ma part j’ai reçu deux cadeaux, un nouveau scrabble et le dernier livre de Nicolas Bedos.

Pour le scrabble, j’ai joué quelques parties… toutes perdues ! J’en suis sorti ridicule vis-à-vis de mes petits enfants, aussi excuse moi, je garde le précédent (nous nous connaissons bien, il me faisait gagner à chaque partie depuis 19..) Pour le nouveau je vais le revendre sur Ebay, ce ne sont pas les quelques tâches d’eau, de vins, de bière ou de chocolat qui m’empêcheront de trouver un acheteur.

Je me replonge dans la lecture du journal d’un mythomane, c’est plus de mon âge.

Sans rancune, et à l’année prochaine …

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Saints,dictons et proverbes de la journée du 24 Juin 2011.

Les dictons et les proverbes nous viennent depuis la nuit des temps de génération en génération. Nos ancêtres vivaient de ses dictons, et proverbes. Ilsn’avaient pas de radio ou la télévision Pour…

Pour lire la suite cliquez ici

(Tous les jour sur le blog de Gérard Martel)

http://ma-genealogie.over-blog.com/

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La galette des rois du CGMA

 

Aujourd’hui, dimanche 16 janvier 2011 – Galettes des rois à partir de 9h30.
A Espace Loisirs Charentonneau – 122, rue Roger François (Maisons-Alfort).

 

 

 

La galette a été précédée d’un débat /  conférence d’Annpôl Kassis qui a retrouvé les traces en Angleterre des « disparues de l’Amphitrite » ; voir l’article Boulogne-sur-Mer : les disparues de l’amphitrite.

 

 

 

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Les douze mois de l’année illustrés par Gallica

Si vous ne l’avez pas encore fait, il est grand temps de changer de calendrier : pourquoi ne pas le fabriquer vous-même avec ces estampes du 17e siècle représentant les douze mois de l’année ?

Gallica vous propose  une estampe par mois

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C’est terminé …

La sieste bien méritée

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Clochettes du 1er mai

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Léo Noël – Tout ça parce qu’au bois de Chaville

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24 juillet

Profitons de ce mois de juillet pour faire une pause généalogique et souhaiter la fête des Olivier, Joël, Brigitte, Christine, Jacques et autres prénoms d’adhérents du CGMA, sans compter quelques anniversaires. Les almanachs anciens et de nôtre époque sont nombreux; au hasard nous avons choisi un almanach récent datant de 1980 et la date du 24 juillet.

Almanach1980COUTUMES ET CROYANCES

Le 24 Juillet 1769, les bureaux de placement pour nourrices ont été regroupés en un seul organisme. Environ 21 000 enfants naissaient alors chaque année à Paris : 700 étaient nourris par leur mère, 700 par une nourrice à domicile, 3 000 étaient confiés à des nourrices de banlieue, tous les autres à des femmes recrutées en province, notamment dans le Morvan. Sainte Christine, jetée dans le lac de Bolsène avec une meule autour du cou, put néanmoins, aidée par des anges, rejoindre le rivage. C’est pour cette aptitude à flotter que les mariniers ont choisi son patronage.

DICTONS

A la veille de Saint-Jacques

Si tu as le soleil de Pâques

Compte que pour la moisson

Le blé sera dru et bon.

A la Sainte-Christine

Le blé frappe sur l’échine.

MEMOIRE

Le 24 Juillet 1702, condamnés à la clandestinité par la révocation de l’Edit de Nantes, les protestants persécutés des Cévennes se vengent en assassinant au Pont-de-Montvert l’archiprêtre François de Chayla, dénonciateur patenté. Ainsi commence l’insurrection des Camisards.

Le 24 Juillet 1815, le maréchal Ney est proscrit. Retrouvé près d’Aurillac, il sera traduit devant une cour martiale qui refusera de le juger. Mais la chambre des pairs le condamnera à mort et il sera fusillé le 7 Décembre, près de l’Observatoire.

Les vraies convictions ne se montrent pas, elle se prouvent (Lamartine)

Extrait de « l’ALMANACH de la mémoire et des coutumes » – 1980 – de Pierre BARRET, Jean-Noël GURGAND et Claire TIEVANT

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« PARIS DANSANT » 1845

Extrait de : « PARIS DANSANT » 1845 

Blog Paris dansant - 1845Physionomie générale des bals publics : La Grande-Chaumière, La Chartreuse, Le Prado, Valentino, Mabille.

   Parmi les bals publics, il en est un fort aristocratique, le Ranelagh, qui s’ouvre en été tous les jeudis soirs, auprès du bois de Boulogne ; les cavaliers y payent trois francs d’entrée, les dames sont imposées à un franc par tête, contrairement au galant usage, qui leur ouvre gratuitement les autres bals, attendu qu’elles contribuent par leurs charmes et leur parure à l’attrait de la fête. Si vous ajoutez que l’on ne saurait aborder le Ranelagh sans voiture, à cause de la distance qui le sépare de Notre-Dame-de-Lorette comme du quartier latin, vous comprendrez que ce séjour n’admet qu’une classe de danseurs et de danseuses privilégiée par la fortune.

   Un autre bal, non moins excentrique, mais peut-être plus attrayant, c’est Tivoli qui vient de ressusciter sous le nom de Château-Rouge, au bruit des fanfares et à la lueur d’un feu d’artifice étoilé.

   Parmi les bals à bon marché, il en est plusieurs où l’honnête homme peut entrer sans crainte de se déconsidérer ; ce sont les bals qui, par leur situation et par suite de vieilles habitudes, sont devenus la propriété, à peu près exclusive, des étudiants, classe instruite, intelligente, bien née, que la société met chaque année en coupe réglée pour en tirer des professeurs, des membres de l’Institut, des avocats , des députés, des ministres.

La Grande-Chaumière

La Grande-Chaumière

  Les bals réservés à l’étudiant sont, la Grande-Chaumière, ouverte l’été seulement ; le Prado qui se divise en deux établissements, Prado d’été et Prado d’hiver ; la Chartreuse qui sait approprier le même local aux exigences des deux saisons, en ouvrant ou en fermant les portes, qui font communiquer son jardin et sa rotonde.

Bal Prado

Bal Prado

Bal Mabille (Guérard)

Bal Mabille

   Entre le Ranelagh, où l’étudiant ne va presque jamais et ses bals attitrés où on le rencontre toujours, se place un bal intermédiaire, qui ne coûte pas trois francs comme le Ranelagh, ni un franc seulement comme la Grande-Chaumière, qui n’est pas situé pour les convenances du quartier latin, ni pour celles de la Chaussée-d’Antin et de la Banque : bal intermédiaire sous tous les rapports, où la population des étudiants se retrouve, mais non plus dominante, mais mêlée à d’autres éléments qui représentent la population de tout Paris. Ce bal a deux faces comme Janus ; l’hiver, il est établi dans la rue Saint-Honoré, et s’appelle Valentino ; l’été, il va dresser sa tente aux Champs-Élysées et prend le nom de Mabille, nom prédestiné à la danse et qui s’est déjà illustré dans les ballets de l’Opéra.

   M. Mabille, propriétaire de l’établissement, mort il y a peu de temps, était un professeur de danse émérite. C’est sa veuve, toute vêtue de noir, assise à l’entrée du jardin, dans un bureau grillé, qui daigne distribuer elle-même les cartes d’entrée. Les fils de M. Mabille ont hérité en même temps de son bal et de sa vocation chorégraphique.

   A tous les bals publics on trouve des lanternes extérieures, un bureau grillé pour prendre les billets, un orchestre, un estaminet, car il est peu de dames parmi les habituées qui refusent le cigare, et, lorsqu’elles éprouvent le besoin de se rafraîchir, leurs lèvres délicates n’ont aucune répugnance pour l’eau-de-vie. Presque partout vous verrez une roulette où chacun est libre de perdre quelques macarons.

   Comme caractère général, notons la présence des inspecteurs de police, des gardes municipaux et des sergents de ville. Nous apprécierons ensuite avec détail la physionomie de la Grande-Chaumière, de la Chartreuse, du Prado, de Valentino et de Mabille.

Bal du Ranelagh

Bal du Ranelagh

   La danse qui règne dans tous ces lieux est la même ; c’est la contredanse ornée de geste, de sauts, de trémoussements, de tortillements, de trépignements, de contorsions, d’ondulations de tout le corps qui varient suivant l’inspiration de chacun, et qui deviennent de plus en plus expressifs à mesure que le regard du municipal se détourne ; c’est la valse qu’on exécute en tenant sa valseuse par les épaules ou par la tête ; c’est la polka saluée par des hurlements de joie. La polka ne s’est propagée que lentement dans les bals publics ; les leçons de Laborde et de Cellarius étaient trop chères pour les habitués ; l’année dernière, j’ai vu tel jour à la Chaumière où l’air de la polka nationale (de quelle nation ?) a été joué deux fois avant de déterminer un seul couple à se lancer dans l’arène. Depuis on s’est risqué sans mesurer ses forces ; naguère encore, au jardin Mabille, quand retentissait la polka, un groupe confus, inextricable, tournait autour de l’orchestre en sautant à cloche-pied. Cela s’appelait polker !… Mais depuis que Mlle Clara Fontaine, la reine des étudiantes, s’est fait inoculer la science de Cellarius, et qu’elle en a donné des leçons chez elle, rue de Provence n°6, le public mabillien s’est formé rapidement. Il tient maintenant le canevas de la polka, même il y brode des dessins de fantaisie qui ne sont pas sans charme pour l’observateur.

   Dans tous les bals que nous venons de nommer, la danse est la même, et l’on chercherait vainement à distinguer chaque localité par des nuances. Nous l’avons dit, le plus ou moins de verve et d’excentricité dépend du nombre et de l’attention des gardes municipaux et des sergents de ville. Au milieu de ces joies en ébullition, l’homme de police est un alliage réfrigérant qui produit plus ou moins d’effet suivant la dose.

Trouvé par Sylvie R.

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Manière de conduire et de traiter les domestiques

Extrait de : Economie Domestique

Par Mme Millet-Robinet

(Bibliothèque du Cultivateur, publiée avec le concours du Ministère de l’Agriculture – 1853)

Je dois parler, avant tout, des qualités à rechercher dans les domestiques : la probité, l’activité, la bonne volonté, l’ordre et la propreté. La première de ces qualités est essentielle, quant aux autres on ne doit épargner aucun effort pour les développer et en donner l’habitude aux gens. Il faut faire connaître aux domestiques, dès les premiers jours de leur entrée chez vous, la place de tous les objets dont ils auront à faire usage, et exiger qu’ils les y remettent lorsqu’ils ont cessé de s’en servir.
La propreté doit régner sur eux et dans tous les lieux confiés à leurs soins ; leurs vêtements et leur linge doivent être maintenus en bon état.
Une maîtresse de maison doit traiter ses domestiques avec douceur, mais sans faiblesse ; elle doit chercher à gagner leur confiance et leur attachement et devenir leur conseiller, sans pour cela se familiariser avec eux, ni surtout les initier dans les affaires intérieures de la famille ; elle fera bien de leur donner ses avis sur l’emploi de leurs économies, et de les engager à les placer dans les caisses d’épargne. Généralement les gens de la campagne emploient le peu d’argent qu’ils ont à acheter un petit morceau de terre qu’ils paient deux ou trois fois sa valeur, et dont ils ne retirent qu’un bien médiocre revenu tant qu’ils sont en service. Il faut leur faire sentir l’avantage qu’ils auraient à accumuler leurs épargnes jusqu’au moment de leur mariage ; c’est la crainte de les mal employer qui les déterminent à les placer en terre, les caisses d’épargne les délivrent de cette inquiétude.
La maîtresse doit veiller à ce que les domestiques ne se laissent pas aller au goût de la toilette et aux folles dépenses qu’elle entraîne ; elle doit exiger qu’ils soient propres et bien tenus. Lorsqu’elle sera parvenue à leur faire placer quelques fonds à la caisse d’épargne, le désir et la possibilité de les augmenter les exciteront à de nouvelles économies, et leur donneront la force de résister à la tentation de faire des dépenses inutiles.
Pour éviter que les domestiques aillent chercher des divertissements dans des lieux peu convenables, où ils perdraient leur temps et se créeraient de fâcheuses habitudes, notre ménagère fera sagement de s’occuper de leurs plaisirs, et de saisir de temps à autre les occasions de leur en procurer d’honnêtes qui ne puissent pas nuire aux devoirs de leur service.
Pour règle générale, il sera bien convenu, en gageant les domestiques, que nul d’entre eux ne pourra s’absenter de la maison, même les jours non ouvrables, sans la permission de ses maîtres. Il pourra leur être permis d’aller aux noces et aux fêtes des villages voisins, où leurs maîtres se rendraient aussi ; la crainte de les y voir arriver les empêchera de se livrer à des jeux interdits, ou à des excès de boisson dont ils rougiraient devant eux. Lorsqu’on est content des domestiques, il est bon de leur donner de petites fêtes dans certaines occasions ; le plaisir qu’il y prennent, et surtout celui qu’ils trouvent à y convier leurs amis, les attachent à la maison. Ces divertissements seront peu coûteux : un violon, quelques galettes et quelques verres de vin en feront les frais. Les maîtres et leurs enfants y prendront part ; leur présence ajoutera beaucoup à la joie commune et maintiendra l’ordre.
De temps en temps notre ménagère pourra régaler ses gens. La sobriété de leur vie leur fait trouver un grand plaisir à un repas un peu plus succulent qu’à l’ordinaire. Ainsi, lorsqu’on tuera un cochon, comme une bonne ménagère saura tirer tout le parti possible de cet utile animal, elle profitera de cette occasion.. Les domestiques y trouveront un double plaisir, puisqu’ils le devront au talent et à la bonté de leur maîtresse. Au carnaval quelques pièces de volaille leur seront infiniment agréables : c’est la viande des riches, disent-ils, et par ce motif ils la préfèrent à tout ce qu’on peut leur offrir. Un verre de vin, distribué à propos de temps en temps dans le moment des forts travaux, leur fait le plus grand bien et beaucoup de plaisir.
Ne pensez pas que tous ces soins soient perdus : il faudrait que les domestiques fussent bien ingrats pour ne pas répondre, par un zèle soutenu et un véritable intérêt, à la bienveillance de maîtres aussi soigneux de leur bonheur ; ce serait une erreur de croire que l’on obtiendrait les mêmes résultats en élevant le gage des domestiques. Il faut chercher à engager les hommes par le cœur si l’on veut obtenir du dévouement ; c’est seulement du cœur qu’il peut venir. Le dévouement qui naît de l’argent n’est pas véritable, il disparaît aussitôt que les dons qui l’ont causé cessent ou même n’augmentent pas ; le dévouement qui vient du cœur est vrai et durable.

découvert par Sylvie

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