Archives de Catégorie: Histoire locale

Témoignage de Paul Simon : 1 – Réalité des combats

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14-18 à Maisons-Alfort : Gestion des réfugiés

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14-18 à Maisons-Alfort : L’approvisionnement

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14-18 à Maisons-Alfort : La présence militaire

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14-18 à Maisons-Alfort : Mise en culture

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14-18 à Maisons-Alfort : Vente de viande frigorifiée

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14-18 à Maisons-Alfort : Ventes de lait écrémé

 

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14-18 à Maisons-Alfort : Solidarité avec les troupes françaises

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17 avril 1942 – Alfortville – Marcel BOURDARIAS

Marcel Bourdarias

est un militant communiste né le 23 janvier 1924 à Paris, engagé dans les Bataillons de la Jeunesse, organisation de Résistance d’obédience communiste qui le conduira notamment à participer au commando de Nantes qui exécuta l’officier allemand Karl Hotz déclenchant en représailles la fusillade des otages de Chateaubriand. Il a été fusillé par les Allemands au Mont Valérien le 17 avril 1942.
Une rue d’Alfortville porte le nom de Marcel Bourdarias.

Relevés sur MemorialGenWeb

Plaque Commémorative 1939-1945 [relevé n° 66183]

BOURDARIAS Gilbert Marcel     17/04/1942 Suresnes (92)

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14-18 à Maisons-Alfort : Les ennemis

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Textes choisis Maisonnais (5) : Ancien doyenné de Monthléry.

ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY.

MCCCCLIV.

IVRY-SUR-SEINE. – EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE.  – 1676


PAR CONTRACT PASSÉ PARDEVANT

  1. ME. JEAN BARRE [1] LE 27 DECEMBRE 1676

IL APPERT QVE MESSIRE PHILIPPES DE

LOYNES CHEVALLIER SEIGNEVR D’IVRY

ET DE PARAS CONER DV ROY EN SES

CONSEILS ET PRESIDENT AV MORTIER

DV PARLEMENT DE METS, A FONDÉ

A PERPETVITÉ LA CONFRAIRIE DV

ROSAIRE [2] DANS CETTE CHAPPELLE QV’IL

A FAICT BASTIR EN L’ANNEÉ 1647 SOVB [3]

L’INUOCATION DE LA SAINCTE VIERGE

AVX CONDITIONS PORTEÉS PAR LEDIT

CONTRACT QUI SONT QVAVX QVATRE

FESTES DE LA VIERGE DES 25 MARS,

I5 AOVST, 8 SEPTEMBRE, ET 8 DECEMBRE [4]

ET LES DOUZE PREMIERS DIMANCHES

DES MOIS ET LE IOUR DE LA ST JEAN

27 DECEMBRE [5] DE CHAQVE ANNEE L’ON

DIRA DANS LADICTE CHAPPELLE VNE

GRANDE MESSE HAVLTE ET VN SALVT

APRES LES VESPEÉS DESD’. DIX SEPT

IOVRS, A LA FIN DVQUEL L’ON DIRA VN

LIBERA ET VN DE PROFVNDIS POUR LE

REPOS DES AMES DE SES PERE ET MERE

CE QVI A ESTÉ ACCEPTÉ PAR MRE IEAN

IOLLAIN DOCTEVR DE LA MAISON ET

SOCIETÉ DE SORBONNE, ET CURÉ

DVDIT IVRY, ET 2 SALVTS LE DIMANCHE

ET L’OCTAVE DV ST SACREMENT.

 

Marbre noir. – Haut. 0m,49 ; larg. 0m,32.

 


On monte à l’église par un escalier de quarante-six marches. La structure de l’édifice n’offre d’ailleurs qu’un médiocre intérêt. L’analyse archéologique y découvre quelques caractères des XIIIe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le XII1e siècle s’y révèle dans des chapiteaux et dans des nervures; le XVle a mis sa signature sur un tailloir de colonne, 1575.

La chapelle de la Vierge que Philippe de Loynes fit construire occupe la dernière travée du bas côté septentrional. L’inscription, qui en témoigne et qui relate, en même temps, la fondation de la confrérie du Rosaire, est gravée sur une simple plaque de marbre noir fixée au premier pilier de cette chapelle, à main gauche. Philippe de Loynes, issu d’une ancienne famille de magistrature, fut reçu conseiller au Châtelet de Paris en 1637, conseiller au Grand-Conseil en 1642, conseiller an parlement de Paris en 1644, président à mortier au parlement de Metz en 1651 [6].

L’abbé Lebeuf [7] fait mention d’une transaction à laquelle intervinrent, vers 1672, le curé Jean Jollain et Philippe de Loynes, en sa qualité de seigneur du lieu, pour le règlement des services et fondations de la paroisse. Le clergé d’Ivry, comme celui de Vitry-sur-Seine [8], était dans l’usage de se rendre en procession à la chapelle de Notre-Dame des Mesches, le dimanche de Quasimodo. Le curé demanda la suppression de cette coutume à cause des indécences qui se commettaient au passage de la rivière et au village de Maisons, où il fallait attendre à la porte d’un cabaret que les chantres eussent fini de boire.

 

Inscription de la France du Ve siècle au XVIIIe

par M. F de Guilherm – MDCCCLXXIX


[1] Jean Barré était lieutenant du bailli d’lvry en 1672 (Lebeuf).

[2] Voy. semblable fondation à Sceaux

[3] Sic.

[4] L’Annonciation, l’Assomption, la Nativité, la Conception

[5] Saint Jean 1’Evangéliste

[6] De la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, t. IX, p. 188. – La famille de Loynes, originaire de Beaugency, transféra sa résidence i Paris, vers 1500.

[7] Op. cit. t XII, p. 188

[8] Voy. ci-dessus, n° MCCCCXLIX


 

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14-18 à Maisons-Alfort : au début du siècle dernier

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Textes choisis Maisonnais (2) : le Quid 2001

Le quid

Localité : Maisons-Alfort

Coordonnées : Code postal : 94700

Département : Val-de-Marne (94)

Région : Ile-de-France


Chiffres clés :

Population : 51 022 hab. · Altitude : 38 m · Superficie : 538 ha


Généralités historiques :

Étymologie : Mansiones, maisons, nom dû aux premières maisons construites à l’écart de la Seine et de la Marne. Afort, vocable ajouté à la Révolution, provient du nom d’un domaine de Pierre d’Aigueblanche, seigneur d’Herefort au 12ème ; ce nom devint Hallefort, puis Alfort. Donné en 988 par Hugues Capet à l’abbaye de Saint-Maur, qui affranchit de toutes servitudes ses habitants en 1262. En raison de la proximité du pont de Charenton, Maisons fut exposé aux destructions des guerres des 14ème, 15ème et 16ème. En 1765, création de l’École vétérinaire par Louis XV. En 1827, construction du pont d’Ivry, en 1841 du fort de Charenton, et en 1849 de la ligne de chemin de fer de Lyon qui devint, en 1885, la limite ouest de la commune, par suite de la création de celle d’Alfortville. Graves inondations en 1876 et 1910. La commune se compose de 4 quartiers : Maisons, noyau de l’ancienne agglomération autour de l’Hôtel de ville ; Alfort, vieux centre commercial en transformation et son École vétérinaire. Charentonneau, quartier résidentiel en expansion ; Vert-de-Maisons, quartier nouveau en plein essor


 

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Presse people et mariage !

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Faux semblants et sentiments. Selon une information rapportée par La Provence ce lundi, les juges de la cour d’appel d’Aix-en-Provence ont annulé une union après avoir remarqué une chose étrange… A leurs yeux, le marié ne souriait pas assez sur les photos de mariage.

Les amoureux se sont rencontrés en 2005 sur leur lieu de travail. Très vite sous le charme l’un de l’autre, Malika, comptable de 48 ans, et son compagnon, décident la même année de se dire oui pour la vie. Le rêve n’a pourtant pas tardé à se briser.

« Il y a eu un changement de comportement chez lui. C’était très dur pour moi d’avaler la pilule. J’ai compris que je vivais avec quelqu’un qui me mentait », a confié la mariée qui commençait à avoir des doutes quant à la sincérité de son mari. Selon La Provence, le mari était même revenu « provocateur, agressif, violent ».  Il s’est avéré que Malika avait vu juste. Son mari a demandé le divorce, et Malika servait en réalité « d’appât pour lui permettre d’obtenir un droit de séjour en France. »

« J’ai décidé de sortir les griffes »

Pour Malika, il était absolument hors de question de se laisser faire. Prenant les devants, elle a finalement saisi la justice et a demandé l’annulation de son mariage. « Pour moi, c’est comme s’il n’avait jamais existé. J’ai décidé de sortir les griffes », a-t-elle livré.

Son avocate, Maître Isabelle Terrin, a expliqué à La Provence : « Lorsque l’un des époux joue le jeu de la séduction à l’autre pour des raisons administratives, cela crée des désastres dans la vie privée du futur conjoint utilisé comme un passeport. »

Au final, Malika a obtenu gain de cause. Son mariage « gris » (lorsque l’un des époux est de nationalité étrangère et trompe l’autre sur ses sentiments amoureux réels) a été annulé. La justice a notamment motivé sa décision en se basant sur les photos du mariage, estimant que les sentiments du marié n’étaient pas crédibles : il se souriait pas assez. Ironie de l’histoire, c’est le mari lui-même qui a transmis ces photos à la cour d’appel.


 

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Manuel Officiel des Communes du Département de la Seine – 1900 – Maisosns-Alfort

Manuel Officiel des Communes du Département de la Seine

du Cours Foncier par Commune et par Rue. Sous la direction de Maxime Petitbon.


Comprenant pour chacune des 76 communes

Le plan en couleur

Une Notice archéologique et historique

La nomenclature de toutes les rues par lettre alphabétique et leur situation.

(Date postérieure à 1900)


Maisons-Alfort HISTOIRE – ARCHÉOLOGIE


Maisons-Alfort est d’origine très ancienne. Son étymologie est : Mansiones, Maisons et date du Xe siècle. On lit en effet dans l’Histoire du Diocèse de Paris de l’abbé Lebeuf que Mayeul, abbé de Cluny, ayant rétabli la régularité dans l’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, vint trouver Hugues Capet, roi de France de 946 à 996 et le pria de subvenir aux besoins de ces religieux en leur accordant quelques terres voisines de leur monastère. Ce prince fit à l’instant expédier une Charte par laquelle il donnait à cette communauté le Seigneurie d’un village appelé Mansiones, avec les terres, les moulins, les pacages, les eaux et leur cours et les serfs; de plus, les deux églises du lieu, chargeant les Moines de prier Dieu pour lui, la reine son épouse et leur fils Robert. ”

Ainsi est prouvée l’ancienneté de Maisons- Alfort.

L’Abbé de Saint-Maur eut donc une habitation à Maisons dont il était le Seigneur avec droit de justice. Plusieurs fiefs furent créés par lui et l’un de ces fiefs fit partie du domaine royal, car François Ier y bâtit un château que la belle Diane de Poitiers habita jusqu’à la mort de son royal amant.

Maisons-Alfort situé à l’extrémité du pont de Charenton et sur la rive gauche de la Marne appartient aujourd’hui à l’arrondissement de Sceaux. On en a détaché une grande partie qui s’appelle aujourd’hui Alfortville. (Voir notre notice sur la commune d’Alfortville), son importance actuelle lui vient surtout de son Ecole vétérinaire qui est, dans son genre spécial, l’un des plus beaux établissements de France.

L’École vétérinaire de Maisons-Alfort fut fondée en 1766 par Bourgelat, célèbre vétérinaire, né à Lyon en 1721 créateur de la Médecine des animaux domestiques, mort en 1779. Quoiqu’elle fut dénommée École royale à l’époque de sa fondation, elle fut cependant à cause des avantages de son institution, l’objet d’un privilège de la part de la Convention qui exempta ses professeurs et ses élèves de la loi du recrutement.

Reconstituée par l’Empereur Napoléon Ier, elle reçut de nouveaux développements par une ordonnance royale de Charles X en 1826.

Dissoute en 1848 pour avoir pris une part trop active aux événements de juin 1848 elle fut de nouveau réorganisée telle quelle est aujourd’hui.

A cette École dans laquelle sont professés tous les cours des sciences physiques chimiques, botaniques, anatomiques, pathologiques, thérapeutiques et chirurgicales est annexé un hôpital pour les chevaux et les chiens malades, ainsi qu’une porcherie et un troupeau d’animaux français ou de race étrangère On remarque aussi un beau jardin botanique, une machine hydraulique qui amène l’eau de la Marne dans l’Ecole Nous recommandons la visite de la Chapelle, des collections très curieuses que renferme le Musée, enfin la salle de dissection et le laboratoire de chimie. N’oublions pas de rappeler que 1813, les élèves de l’École vétérinaire défendirent le pont de Charenton et que plusieurs y périrent sur les pièces de canon qu’on leur avait confiées. Les élèves militaires sortent de cette École avec le titre de sous-aides vétérinaires et avec le grade de maréchaux de logis, d’autres, après avoir passé avec succès les examens, obtiennent le diplôme de médecin vétérinaire. Cette École rend les plus grands services aux fermiers et à tous ceux qui habitent la campagne.

L’Hôtel de Ville de Maisons, situé au milieu d’un beau parc, n’a aucun style architectural. Il est d’un aspect général agréable et tous les services municipaux y sont habilement aménagés. On remarque au premier étage la salle des mariages assez vaste.

L’Église date du commencement du XIIIe siècle. Elle a été depuis, l’objet d’une restauration presque complète.

Cette Église, dit l’abbé Leboeuf, n’a pas changé de saint Patron. Elle est encore sous la protection de Saint-Remî, Archevêque de Reims. Elle est basse et sans ornements d’architecture, mais elle est relevée par un clocher surmonté d’une flèche de pierre qui paraît être du XIIIe siècle comme le chœur.

Maximilien Robespierre avait à Maisons une Villa où il amenait souvent la fille du menuisier, Duplay, Danton, Camille Desmoulins, allaient l’y visiter. Diane de Poitiers, maîtresse de Henri Il y posséda aussi une maison de campagne.

Maisons qui est à 7 kilomètres de la gare de Paris et à 2 kilomètres 5oo mètres de Charenton, son chef-lieu de canton, compte aujourd’hui une population de 10.547 habitants. E.B.


 


RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

Maisons-Alfort fait partie de l’arrondissement de Sceaux, canton de Charenton, à 7 kilomètres Est de Paris.

Maire:               M. CHAMPION.

Fête :                Premier dimanche après la Pentecôte et le 15 août.

Marché :          Lundi, jeudi à Alfort; mardi, vendredi à Maisons.

Moyens de Transports. – Une seule ligne de tramways met cette localité en communication avec Paris. Ligne de la Concorde-Bonneuil.

La ligne du tramway Charenton-Créteil passe par cette commune.

Puis, en traversant le pont de Charenton on trouve la ligne de Charenton-Louvre et les Bateaux-Parisiens Charenton-Auteuil qui traversent Paris.

La ligne de Lyon dessert cette commune, station de Maisons-Alfort-Alfortville (elle sépare les deux communes).

Mouvement de la population depuis 1872:

1872     –           3.600              1886   –           6.725                         1901  – 10.723

1876     –           3.890              1891   –           7.853              soit en 30 ans, une augmentation

1881     –           6.174              1896   –           9.416                         de 7.123 habitants.

NB : En 1885 le quartier d’Alfortville fut séparé de la commune de Maisons-Alfort

Le nombre des maisons, en 1901, était de 1.391 occupées par 2.992 ménages.

Nature du sol. — Le sol est bon à toutes constructions, il est sablonneux et quelque peu argileux.


 

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Sortie du livre « A la découverte de l’église Sainte Agnès d’Alfort » — Association des Amis de Sainte-Agnès d’Alfort A.A.S.A.A.

A l’occasion de la sortie du livre « A la découverte de l’église Sainte Agnès d’Alfort », l’Association des Amis de Sainte-Agnès d’Alfort a le plaisir de vous convier à la rencontre de l’auteur Claude GOURE SAMEDI 24 MARS 2018 à partir de 15h00 A 16h00 : présentation de l’ouvrage par Jean-Paul Deremble suivie du Verre de […]

via Sortie du livre « A la découverte de l’église Sainte Agnès d’Alfort » — Association des Amis de Sainte-Agnès d’Alfort A.A.S.A.A.

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110 ans de relevés des tables décennales de Maisons-Alfort

 

Les relevés du CGMA des Tables décennales (TD) de Maisons-Alfort

Deux questions se posent

  • augmentation très nette des décès en 1870-1871
  • diminution des trois courbes (NMD) vers 1885

Avez-vous les réponses, mettez les en commentaire ?

A suivre

Tables de Maisons-Alfort

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Le patrimoine des communes du Val-de-Marne (1994) : Maisons-Alfort

 

Maisons-Alfort

Cantons de Maisons-Alfort nord et sud Arrondissement de Créteil

 

Superficie : 5,38 km2 – Population 1990 ::54 065 hab.

Habitants : les Maisonnais – Rivière : la Marne

Voies:RN6, RN19, A86, A4

Origines du nom : Maisons, de Mansionibus, aller aux mai­sons et Alfort, de Herefort, château féodal de Pierre d’Aigue­blanche au XIIe siècle, déformé en Hareford puis Hallefort

En 989, le territoire de Maisons, provenant du démem­brement du fisc carolingien de Bonneuil, est donné par Hugues Capet, roi de France, à l’abbaye bénédictine de Saint-Maur-des-Fossés. La donation comprend : « … des prés et terres labourables cultivées et incultes, moulins, pacages, eaux et cours d’eau, les maisons et leurs habitants, de l’un et l’autre sexe, les deux églises, l’une Saint-Remi, la mère église, l’autre, une chapelle dédiée à saint Germain ». Par sept chartes successives, de 1262 à 1325, les abbés de Saint-Maur affranchissent de toutes servitudes 143 chefs de ménage et leur pos­térité née et à naître. Au XVIe siècle, on dénombre pour l’essentiel six fiefs : les fiefs de l’Archevêché, de l’Image, de Saint-Pierre, de Charentonneau, de Château Gaillard, et de Maisonville, qui n’évoluent que très lentement jusqu’à la fin du XIXe siècle. Le recensement de la population en 1789, s’élève à 720 habitants, comprenant l’École royale vétérinaire, installée en 1765 dans le château d’Alfort. Au cours des nombreuses guerres que la France a connues, la possession ou la défense du pont de Charenton joue un grand rôle. Le pont, point stratégique, aboutis­sement des routes de l’Est et de la Bourgogne vers la capitale, est maintes fois détruit et le territoire de Maisons envahi et pillé, notamment durant la Fronde des princes en 1649, et, en 1814, par les puissances coalisées contre Napoléon Ier.

Lors de la réunion des États généraux à Versailles, les délégués de la commune présentent le cahier de doléances, le bourg prend pour la première fois le nom de Maisons-Alfort. Le règne de Louis-Philippe se traduit, pour Maisons-Alfort par deux faits marquants : la construction du fort de Charenton en 1841, et l’ouverture, en 1849, de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille qui mènera à la création, en 1885, sur le territoire situé entre la ligne et la Seine, de la nouvelle commune d’Alfortville. En dehors des graves inondations de 1876, 1882 et 1910, peu de faits marquent la fin du XIXe siècle et le début du XXe. Avec la ligne du train P.L.M permettant désormais aux travailleurs parisiens de se fixer à Maisons-Alfort, démarre l’essor démographique. 1851 : 1 812 habi­tants, 1901 : 10 547. A cette époque, de nombreuses industries alimentaires s’installent dans la commune : Fould-Springer, l’Alsacienne, Gondolo, Bozon-Verduraz, Brun-Pâtes la lune, la Vermicellerie parisienne, la Suze, etc.

L’urbanisation commencée en 1897 avec le lotissement de Charentonneau, poursuivie pendant la première moitié du XIXe siècle avec les édifices de style 1930 (écoles Jules Ferry et Condorcet, les H.B.M du square Dufourmantelle, la plage municipale. l’église Sainte-Agnès, le groupe Guyon), puis entre 1956 et 1962, par la réalisation des Planètes, et enfin, dans les années 1970, par la création du quartier des Juilliottes, a fait de Maisons-Alfort une cité originale et harmonieuse.

___________________

Vase céphalomorphe

XVIe siècle céramique (15 x 12,5cm) Musée de Maisons-Alfort, 9 rue Victor-Hugo.

En 1972, des fouilles entreprises autour de l’église Saint-Remi, permet­tent des découvertes importantes d’objets des XIIIe et XVIe siècles. La plus belle pièce est assurément ce vase céphalomorphe, en céramique vernissée, inspiré d’un silène à l’antique et dont il n’existerait qu’un autre spécimen de ce genre.

Église Saint-Remi

XIIeXIVe siècles

6, rue Victor-Hugo

Église paroissiale dédiée à Saint-Remi, dont les parties les plus anciennes datent du XII siècle. Le clocher, surmonté d’une flèche de pierre à 8 pans, flanqué de 4 pyramidions, est remanié à la suite d’un incendie en 1436, pen­dant l’occupation anglaise de Maisons qui dure tout le XVe siècle. La forme du clocher n’est d’ailleurs pas sans rappe­ler celle d’églises anglaises. L’édifice comporte une nef de quatre travées longée au nord par un collatéral. Les cloches fondues en 1794 pour faire des canons, sont remplacées en 1824, et de nouveau fondues. Quatre nou­velles cloches, baptisées Albertine-Louise, Augustine-Marie, Françoise-Pauline et Jeanne-Marie-Louise, sont bénies en 1891 par le cardinal Richard, archevêque de Paris. L’église subit plu­sieurs restaurations, à la fin du XVIIIe, puis de 1846 à 1850, et suite à la guerre de 1870. En 1972, touché par la foudre, le clocher est restauré et entièrement remonté pierre par pierre.

 

Porche

XIXeXXe siècles

Eglise Saint-Remi

En 1793, à l’arrivée des révolutionnaires parisiens à Maisons, le mobilier de l’église est saccagé, et l’église transformée en « temple de la Raison », puis de « L’Etre suprême ». Le vicaire Dufour, guillotiné, sera béatifié par le pape Pie XI, en 1926. Le porche qui avait été restauré une première fois en 1846, lors du réaménagement de l’église par l’architecte communal Claude Naissant, subit une seconde restauration à l’initiative du maire, en 1916. Le nouveau fronton, orné d’un blason en bas-relief représentant les armoiries de la ville, rappelle la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Vitrail

1947

Mauméjean (160 x 75 cm}

Eglise Saint-Remi

Faisant partie de l’ensemble des verrières du chœur, ce vitrail du maître verrier Mauméjean, rappelle la mission divine de la France affirmée par Clovis à la suite du pacte de Tolbiac. Elle représente le baptême de Clovis par saint Remi (437-533), évêque de Reims, le soir de Noël 496 qui aurait dit à son roi « Courbe-toi, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » Sur ce vitrail, don de Mme Lecas-Sartiaux, sainte Geneviève, patronne de Paris, a le visage de la donatrice, Clovis, celui de son fils. mort au champ d’honneur en 1914.

 

Christ

Début du  XIXe siècle

Bois peint

(157X 137cm)

Eglise Saint-Remi

 

Orgue

XIIe – XIII siècles

Eglise Saint-Remi

Cet orgue est considéré comme un chef-d’œuvre de facture d’orgue classique française du XVIIIe siècle. Il possède 811 tuyaux, son buffet, qui a du être totalement refait, est réalisé, grâce à une souscription des Amis de l’orgue de Saint-Remi, par la menuise­rie Dortet de Maisons-Alfort en 1971. Un concert inaugural est donné en 1971 par maître André Isoir.

 

Autel tabernacle

Début du  XIXe siècle

Marbre

Eglise Saint-Remi

Situé dans le bas-côté nord, cet autel réalisé en marbre blanc et rose, est décoré de fleurs de papyrus. Les travaux de réfection de l’église, en 1893, ont mis au jour des cercueils en albâtre contenant plusieurs squelettes.

 

Chemin de croix

Début du  XIXe siècle L. Chovet.

(73 X 54 cm)

Bois cuivre, émail

Eglise Saint-Remi

Dixième station du chemin de croix, Jésus se dépouille de ses vêtements. La scène peinte sur émail, est traitée en grisaille sur fond bleu. Le médaillon de forme multilobée est entouré d’un double encadrement en cuivre tra­vaillé et en bols.

 

Orangerie

Fin du  XVIIIe siècle

46, avenue Foch

Les ruines d’arcades sculptées en plein cintre, dont la clef est ornée de remarquables mascarons, sont les seuls vestiges de l’orangerie du château de Charentonneau, lui-même démoli en 1957. L’existence du domaine de Charentonneau est aussi ancienne que celle du bourg de Mai­sons. Il était, dès le Xe siècle, dans la mouvance de l’abbaye de Saint-Maur, et s’étendait, à l’origine, entre la Marne et l’avenue actuelle du GénéraI-Leclerc, jusqu’à Créteil. Cette propriété immense, vendue à la révolu­tion au profit de la nation, comme bien d’émigrés, appartint au général Berthier, puis, en 1808, au baron Rodier Salièges, et ensuite à la famille Jouët-Pastré qui procède à son lotisse­ment de 1897 à 1950. (Ins. M. H. 1929)

 

Château de Reghat

XVIIIe siècle

34, rue Victor-Hugo

Ce château où, dit-on, aurait séjourné Mme de Pompadour, a souffert au cours des guerres et des travaux d’urbanisation plus récents, ses ailes ont disparu. Après l’achat du château par Pierre de Reghat en 1773, plusieurs propriétaires se sont succédés jusqu’à la dernière acquisition, en 1871, par la famille Springer. Le château reste la demeure du propriétaire et une usine est édifiée dans le parc en 1872. En 1900, elle emploie 400 personnes. L’usine Springer, distillerie de grain et fabrique de levure et matières premières alimentaires, fait partie de l’histoire et de la tradition industrielle de Maisons-Alfort. (Ins. M. H. 1979)

 

Puits

XIXe siècle

Musée de Maisons-Alfort

9, rue Victor-Hugo

Dans ce musée, inauguré le 27 mars 1993. en dehors des objets conservés traditionnellement dans le musée lui-même ou dans sa cour, la municipalité a souhaité reconstituer l’histoire de la commune. Ainsi, une épicerie de l’ancien temps de Maisons-Alfort évoque les industries traditionnelles de son passé : biscuiteries et fabrique de pâtes alimentaires. Dans le même esprit, le bureau de l’ancien maire Léon Champion (1861-1955), est totalement reconstitué avec son mobilier et ses objets d’époque. M. le maire, personnage en cire, est représenté dans ses fonctions, qu’il assura de 1901 à 1935.

 

Ecole Sainte-Thérèse

Détail

1848

110, avenue du Général-de-Gaulle

Le château de Saint-Pierre, datant du XVIIe siècle, est démoli et remplacé en 1840 par un couvent occupé par des religieuses de Saint-Joseph-de-Cluny, lui-même transformé en maison de retraite en 1901, puis en l’école de jeunes filles Sainte-Thérèse, en 1931.

 

Fort de Charenton

1842

Avenue du Général-Monoury

Construit sous Louis-Philippe, ce fort appartient au système fortifié conçu d’après le principe des forts Vauban, pour barrer les voies importantes aux invasions ennemies. Situé à l’emplace­ment stratégique des voies aujourd’hui RN6 et RN19, commandant la Seine et la Marne, il comporte bastions, poudrières, casernes et casemates. Occupé par les Allemands en 1871 et 1940, en temps de paix le fort a servi de prison. Le 25 août 1944, la garnison allemande quitte le fort en le minant de I 000 tonnes d’explosifs. Henri François, réussit héroïquement à désarmer le dispositif. Après avoir été École de gendarmerie et siège du G.I.G.N., le fort est actuellement occupé par l’état-major de la légion de gendarmerie mobile d’Ile de France, par le commandement des écoles de la gendarmerie et par une unité de la garde républicaine.

 

Monument funéraire

1884

Cimetière

Véritable mausolée, cet imposant monument funéraire de la famille Jouët est particulièrement remarquable dans ce cimetière. Les familles Jouët-Pastré et Delalain sont descendantes de François Grimoult, acquéreur du domaine de Charentonneau en 1810, domaine de 200 ha. Mme Delalain fût bienfaitrice de la commune en cédant notamment un terrain pour l’agrandissement du cimetière.

 

Salle des fêtes de l’école Paul-Bert

1900

37 avenue du Général-Leclerc

Bâtie sous la Troisième République, l’école est totalement reconstruite et agrandie en 1948. La superbe salle des fêtes, véritable petit théâtre aux moulures dorées et plafond peint, a été préservée et intégrée dans les nouveaux bâtiments.

 

Eglise Notre-Dame-du-Sacré-Coeur

1909

Architecte . Jacquemin

41, rue Cécile

Mme Delalain, bienfaitrice de la commune, en offrant le terrain et 100 000 francs or en espèces, a pris en charge la construc­tion de l’église Notre-Dame-du-Sacre-Cœur dans le nouveau quartier de Charentonneau. Inaugurée le 6 juin 1909, l’église est construite avec une conception moderne par l’usage de matériaux, mais elle reste d’une architecture très classique. Elle s’harmonise parfaitement avec les nouvelles constructions de l’époque.

 

Mairie

XIXe siècle

118, avenue du Général-de-Gaulle

Longtemps après la Révolution, la commune est restée sans mairie. La municipalité se réunit alors chez le maire ou au presbytère. La première mairie est construite en 1835. Devenue trop petite, le conseil décide en 1862 l’acquisition d’une ferme située Grande-Rue (aujourd’hui école Parmentier) pour en faire une seconde mairie. Enfin, en 1894, la commune acquiert le château et le parc de l’ancien fief de L’Image où aurait séjourné Robespierre. Elle est inaugurée le 12 juillet 1896. Agrandi en 1964. Le bâtiment a conservé son corps central d’origine, en brique à chaînage de pierre de style Louis XIII. Il possède un campanile et, en façade, un balcon à balustres sur un péristyle.

 

Cartel

XVIIIesiècle. Richemoz

Salle des mariages

Mairie

La décoration de la salle des mariages est particulièrement riche avec un ensemble de lustres et d’appliques en cristal. Sur l’un des murs tapissés de glaces, ce cartel en bronze doré de style Louis XV, fait partie du patri­moine de la mairie.

 

Alfort, Charentonneau, Maisons.

  1. 1911. Victor Marec

Toile marouflée

Escalier d’honneur Mairie

Décorant l’escalier menant à la salle les mariages, trois jolis paysages, titrés par le peintre : Alfort,  Charentonneau et Maisons, rappellent le passé rural des bords de Marne. (Ins. M. H. 1982)

 

Service en porcelaine

  1. Atelier Édme Samson

Salle des mariages

Mairie

Le service à thé, copie de porcelaine de Sèvres, est décoré de médaillons peints sur fond bleu et décor d’or. Sur ces médaillons sont représentés les portraits de Louis XVI et ceux de Marie-Antoinette, Mme Elizabeth, Mme de Provence, Mme de Genlis, la Duchesse de Berry, Mme de Montespan, la Comtesse d’Artois, Mme de Lamballe.

 

Hommage au mérite

  1. 1892. Edmond Debon

Huile sur toile

Théâtre Debussy

Cette toile, qui se trouvait dans le sous-sol de l’ancienne salle des fêtes de la mairie. est l’œuvre d’Edmond Debon (1846-1922), artiste réputé pour ses aquarelles, ancien élève de Henner. Outre ses qualités artistiques, cette peinture présente un intérêt historique : la scène, aujourd’hui désuète, de la remise des prix aux jeunes écolières par M. le maire, au siècle dernier.

 

Borne

Fin du XIXe  siècle

Musée de Maisons-Alfort

9, rue Victor-Hugo

Ancienne borne en fonte placée sur la RN6, dans le centre ville.

 

Manon

Vers 1900. A. Bastet Marbre

Mairie, jardin

Le parc de la mairie est orné, dans des frondaisons, de sculptures de nus romantiques et expressionnistes, laissés en dépôt par la Ville de Paris, Ces statues de sculpteurs de la fin du XIXe siècle, dont les œuvres, bien que peu connues de nos jours, sont présentées à leur époque dans les grands Salons, sont aujourd’hui clans les musées,

 


Le frisson de la vague

Vers 1900. Pierre Curillon

Marbre

Mairie, jardin

 

Douce Langueur

Vers 1890

Vital Cornu

Marbre

Mairie, jardin

 

Gazouillis

Vers 1880. Frédéric Hexamet

Marbre

Mairie, jardin

 

Monument aux morts

1920

Cour de la mairie

Érigé dans la cour d’honneur de la mairie, ce monument d’une très belle architecture classique et majestueuse, est un hommage à la mémoire des soldats de la Grande Guerre morts pour la France.

 

Bains-Douches

  1. Architecte François Morice

33, avenue de la République

Cet ancien établissement de bains-douches fait partie d’un ensemble de bâtiments municipaux (bibliothèque, dispensaire et groupe scolaire), conçus par le même architecte François Morice, réalisés pendant le mandat du maire Léon Champion, période d’extension et de construction. L’immeuble abrite aujourd’hui le centre socio-culturel de la Croix des Ouches.

 

Groupe scolaire Raspail

  1. 1907. Architecte: François Morice

44, avenue Georges-Clémenceau

Le bâtiment est de construction clas­sique pour l’époque, l’architecte allie la meulière et la brique avec décor et frises, Le groupe Raspail implanté dans le quartier de Charentonneau en 1907, s’ajoute aux deux premières écoles déjà construites : Parmentier (quartier du centre, 1864) et Paul Bert (Alfort, 1888).

 

Blason

1907

Ecole Raspail

Angle rues Georges-Clémenceau et de Raspail / Chevreul

Armoiries de la ville de Maisons-Alfort sculptées sur un bas-relief décorant les pans coupés du bâtiment scolaire Raspail à chaque angle de rues.

 

Ostensoir

Vers 1930

Vermeil ivoire, bois de rose Musée de Maisons-Alfort 9, avenue Victor-Hugo

Provenant de l’église Saint-Remi, cet ostensoir dans le style des années trente est tout à fait original. Son pied est une vierge dans un rôle de caryatide insolite et plutôt profane.

 

Usine de la Suze

  1. 1934. Architecte : Paul Fenard

Béton

1 7-23, avenue du Généra/-Leclerc

La fabrique d’absinthe et spiritueux des « Liqueurs Moureaux » est partiel­lement transférée de Paris sur le quai d’Alfort, en 1875, puis totalement en 1891. En plus du fameux apéritif à base de gentiane, la Suze, plusieurs fois médaillée d’or aux Expositions universelles de 1900 à 1913. l’usine fabrique des liqueurs et des sirops, elle emploie 40 ouvriers et employés. Diversifiée vers 1960, elle commercia­lise des apéritifs, cognac et armagnac. Après sa fusion avec la société Pernod, la Suze la rejoint à Créteil en 1965. En 1974, la société de construction de cycles Lejeune s’installe dans les locaux de la Suze qu’elle quittera à son tour en 1984. D’inspiration Art déco, témoignage de l’architecture industrielle novatrice des années 30. L’ensemble des façades et la toiture de la tour sont désormais inscrits sur la liste des monuments historiques. La façade donnant sur l’avenue du Général-Leclerc est décorée sur ses métopes d’armoiries de villes françaises dont Maisons-Alfort. (Ins. M. H. 1993)

 


Octroi

1932

Architecte : Dumortier

Angle rue Jean laurés

En 1849, cinq octrois sont créés, situés aux principaux lieux de passage, notamment à l’entrée des ponts. Les droits perçus sur les vins et alcools sont affectés aux services communaux. En 1864, la liste des produits soumis à l’octroi est rallongée. (Animaux vivants, comestibles, combus­tibles, fourrages, matériaux.) L’usage des octrois est supprimé en 1948.

 

Octroi

1911

Pont de Maisons

Huitième et dernier bureau d’octroi ouvert â Maisons-Alfort, il est installé à l’entrée du pont de Maisons qui lut inauguré en 1911.

 

Eglise Sainte-Agnès

1932-1933. Architectes

Marc BriIiaud de Laujardière

Raymond Puthomme

Ciment armé Rue Nordling

L’abbé David, vicaire de Saint-Remi peut, comme il le désire, doter sa paroisse d’une église des temps modernes, grâce à une souscription des paroissiens et aux dons importants de mécènes tel Fernand Moureaux directeur fondateur de la distillerie de la Suze. La réalisation de l’église est entreprise dans un projet particulièrement riche, absolument étonnant pour une simple église paroissiale, et qui n’est pas sans évoquer l’accord de tous les artisans et les artistes lors de la construction des cathédrales du Moyen Age. L’église Sainte-Agnès est construite sur un terrain exigu, encastrée entre les constructions. Le clocher octogonal de ses 53 mètres, domine les constructions des alentours et se signale de très loin par sa hauteur et son architecture originale. L’édifice est l’œuvre d’architectes de la nouvelle école rationaliste, Marc Brillaud de Laujardière (1889-1973) et Raymond Puthomme (1892-1976). Elle témoigne de la création moderne des années 30 dans ses moindres détails. Elle est bénie en 1933 par le cardinal Verdier, le bâtisseur d’églises ». (Cl M. H. 1984)

 

Chœur

  1. PauleIngrand

3 panneaux, bois peint (650 x 170 cm)

Église Sainte-Agnes

Les trois panneaux de bois peints dans des dominantes dorées, de facture Art déco très décorative et poétique, sont dus à Paule Ingrand. Chaque partie de l’église, tous ses élé­ments et les objets du culte, bénitier, tabernacle, fonts baptismaux, vitraux, autel, grilles, chaire… sont de véritables œuvres d’art créées par un groupe d’artistes innovateurs. Paule et Max Ingrand sont les auteurs des peintures, Gabriel Rispal des sculptures et Richard Desvallières des ferronneries. Max Ingrand, maître-verrier, conçoit et exécute les immenses verrières, un ensemble de vitraux où domine le rouge orangé très lumineux, équilibré par des bleus et quelques jaunes. Ces vitraux évoquent l’Histoire sainte: dans le chœur, au centre, Dieu le Père livre son fils, L’Esprit renouvelle la face de la terre et, de chaque côté, est figuré le martyre d’Agnès et sur la gauche, des scènes de la vie de Marie. Dans la tradition des églises médiévales, sont représentés les ouvriers participant au chantier, et le chanoine David faisant l’offrande de l’église au cardinal Verdier, entouré des architectes.

 

Porte

  1. Richard Desvalliéres Chêne, cuivre (420 x 130 cm)

Église Sainte-Agnès

La lourde porte en chêne sculpté, est ornée de huit plaques de cuivre repoussé qui représentent les quatre saisons et les trois vertus théologales la foi, l’espérance et la charité, ainsi que les signes du zodiaque.

 

Baptistère

1933

Eglise Sainte-Agnès

La fresque décorant la chapelle est l’œuvre de Paule et Max Ingrand, la grille particulièrement travaillée et décorative, en fer et cuivre, est elle, l’œuvre de Richard Desvallières.

 

Fonts Baptismaux

Eglise Sainte-Agnès Ouvragé jusque dans ses moindres détails. le couvercle des fonts baptismaux est gravé de scènes sacrées : le baptême de Clovis, le rocher de Moïse, le Christ et Nicomède, le puits de Jacob.

 

Sculpture

  1. Gabriel Rispal

(H.:4m)

Eglise Sainte-Agnès

Le porche de l’église est surmonté d’une statue monumentale de sainte Agnès, sculptée dans trois blocs de pierre de Chevigny. Sainte Agnès – vierge suppliciée au IVe siècle sous Dioclétien – à laquelle est vouée l’église, est représentée dans le drapé des ondes de sa longue chevelure, un agneau dans les bras. L’imposante sculpture est posée sur un des motifs de béton décorant la façade, les grilles et les verrières en claustra: les deux A imbriqués figurant Agnès et Alfort.

 

Léon Deubel

1935 H. Takata

Bmnze

Musée de Maisons-Alfort

9, avenue Victor-Hugo

Souvenir funeste, le poète Léon Deubel (1873-1913), auteur des Chants des routes, se suicide en se jetant dans la Marne, au lieu-dit Le Moulin neuf . Cette œuvre est due au grand sculpteur japonais Hiroatsu Takata.

 

Le Groupe Guyon

1932-1935. Architecte: Henri Guyon

Groupe Georges Guyon Briquet béton

45, avenue du Général-Leclerc Avec celui de ses deux fils Maurice et Henri, le nom de l’architecte Georges Guyon est attaché à de nombreuses constructions dans la région parisienne. La Société anonyme des habitations économiques de la Seine, confie a Henri Guyon, en 1931, la conception de logements, route de Créteil, actuellement avenue du Général-Leclerc. Ceux-ci en hommage a l’architecte portent le nom de Georges Guyon. Le groupe comprend 159 logements répartis en pavillons avec jardinets et en appartements dans des immeubles. L’architecture, très sobre et fonction­nelle est agrémentée de frises en briques blondes et béton.

 

Cité Square Dufourmantelle

  1. Architectes: André Dubreuilet RogerHummel

Brique

Square Dufourmantelle, 288. rue Jean-Jaurès

Dans le cadre des nouvelles dispositions du gouvernement destinées à favoriser l’urbanisation et les logements sociaux, après-guerre, la ville cède gratuitement des terrains à bâtir à l’Office départemental d’habitations à bon marché (H.B.M.). Sur un vaste terrain de 23 542 m2, prenant modèle sur la cité Renmannhof de Vienne les architectes conçoivent un groupe d’immeubles de 8 000 m2. De conception moderne, par la simplicité des façades et la recherche de confort et d’ensoleillement, les immeubles sont situés dans un jardin agrémenté d’un bassin et de sculptures. L’ensemble composé de cette cité jardin et du groupe scolaire Jules Ferry est un modèle de réussite d’architecture et d’urbanisme de l’époque. Sa conception revient aux deux architectes Dubreuil et Hummel, tous deux Prix de Rome, dont les créations font aujourd’hui partie du riche patrimoine architectural du Maisons-Alfort des années 30.

 

Groupe Scolaire Jules Ferry

  1. Architectes : André Dubreuilet RogerHummel

Brique

218, rue Jean-Jaurès

Bâtie dans le quartier du Vert de Maisons, près du square Dufourmantelle, l’école est dessinée dans le style paquebot . L’entrée sur la façade est construite avec des effets de perspective. Les murs sont décorés de bandes de bas-reliefs en plâtre illustrant les contes de Perrault réalisés par l’artiste Saulo. Les portes sont ornées de ferronneries représentant les arts et les sciences.

 

Groupe Scolaire Condorcet 1934

Architectes: André Dubreuil et Roger Hummel Céramique, brique 4, rue de Vénus L’école est réalisée avec un parti pris moderniste de grande simplification de lignes, de recherche d’espace et de lumière. Le bâtiment est recouvert d’une céramique blanche ou rouge en pâte de verre de Boulenger, le créateur des céramiques du Métro de Paris. Les volumes de l’édifice, dominés par un grand beffroi rouge, sont disposés autour de son axe en ménageant des aires pour les activités de plein air.

 

Chapelle Saint-Léon

  1. Architecte : Henri Vidail Calcaire

57 rue du Clos des Noyers

Cette chapelle avec son clocher-façade très particulier, est située dans un environnement de « verdure fieurie ». Elle est construite en 1936, dans le quartier en pleine expansion de Vert de Maisons, sur la demande du chanoine Claudin, curé de Saint-Remi, et placée sous le vocable de saint Léon. Léon Ier, pape de 440 à 461, protège Rome, en 452, contre les invasions des Huns. La cloche de la chapelle, rapatriée d’Algérie à la suite de l’indépendance, provient du diocèse d’Alger, elle a été fondue en 1886 par la maison Pierron d’Avignon.

 

Cité Ouvrière SNCF

1952-1953

Avenue du Général-de-Gaulle

S’étendant le long de l’avenue, ce groupe d’un grand nombre de petits immeubles répartis dans des jardins est destiné aux familles des employés de la S.N.C.F Comme toute la partie ouest de Maisons-Alfort, ces immeubles se trouvent en bordure des voies de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille qui en 1849, scinda la ville en deux. Cette coupure est à l’origine de l’autonomie d’Alfortville, ancien quartier de Maisons-Alfort, désormais enclavé entre la Seine et les voies ferrées.

 

École Vétérinaire

Amphithéâtre

1838

7, avenue du Gènéral-de-Gaulle

En 1765 l’École royale vétérinaire s’installe dans l’ancien domaine du château d’Alfort acheté au baron de Bormes par Louis XV. Le domaine a une superficie de 12 hectares, mais le bâtiment d’origine, attesté du XVIIe, rapidement devenu exigu sera largement modifié. De 1765 à 1766, Germain Soufflot (1713-1780), architecte du Panthéon à Paris, dirige les pre­miers aménagements de l’école dont la direction est confiée à Claude Bourgelat. Au fil des années, devant le développement de l’école, de nouveaux bâtiments sont édifiés, et les anciens remaniés, notamment en 1824, en 1838, 1882 et 1900. (Ins. M. H. 1979)

 

Porte

1838

Bâtiment administratif

Ecole Vétérinaire

Les bâtiments où logeaient les professeurs, abritent aujourd’hui l’administration. (Ins. M. H. 1979)

 

Statue de Claude Bourgelat

1876 Grauk

Cour d’honneur

Ecole vétérinaire

 Statue érigée grâce à une souscription publique sous la présidence de Jules Grévy, un siècle après la mort du fondateur de l’école, en 1879. Claude Bourgelat, avocat, écuyer de l’Académie royale d’équitation, fonde à Lyon, en 1762, la première école vétérinaire au monde. Avec l’appui de son ami Henri-Léonnard Bertin, contrôleur général des finances du roi Louis XV, il crée une seconde école à Paris, établie provisoirement à la barrière Saint-Denis, puis à Maisons-Alfort.

 

Grille

1842

Ecole Vétérinaire

La grille et la porte d’entrée donnant sur la cour d’honneur n’ont pas été modifiées depuis 1842~ Passé ce portail, le visiteur découvre un ensemble de constructions d’attributions très spécifiques au moment de leur édification au XIXe siècle, certaines sont aujourd’hui utilisées à d’autres fonctions. La lecture d’un plan ancien évoque l’activité d’une véritable cité : haras, écurie, boxes, étable, porcherie, bergerie, chenil, remises et magasins à fourrage, bâtiment des forges, château d’eau, lazaret, serre, jardin botanique et autres hôpital, amphithéâtre, bibliothèque, laboratoire, musée. etc. (Ins. M. H. 79.)

 

Manège

  1. A.S. Diet

Ecole Vétérinaire

Si au siècle dernier, au sein de l’École vétérinaire, nombreux sont les chevaux malades présentés pour des soins, ou servant à l’étude de la pathologie pour les étudiants. L’école possède aussi un haras, et des chevaux destinés à l’équitation qui fait partie de l’enseignement vers 1783. Un manège couvert pour les reprises, est construit seulement en 1872. Les cours d’équitation sont alors facultatifs et réservés aux élèves de quatrième année, durant les récréations. Ils deviennent obligatoires en 1881 et sont supprimés en 1907. À cette époque, il est encore courant dans les campagnes que les vétérinaires fassent leurs visites à cheval. Aujourd’hui. les automobiles ont remplacé les chevaux, mais on pratique encore l’équitation dans le cadre de l’école.

 


Boxes

Vers 1847

Dans une cour, les chevaux consultants peuvent être parqués dans ce bâtiment fonctionnel réunissant les boxes en arc de cercle ouvert sur les hôpitaux. (Ins. M. H. 1979)

 

Musée Fragonard

Ecole Vétérinaire

À la création de l’école d’Alfort, Claude Bourgelat fait venir de Lyon ses collections de préparations anatomiques. En 1766, le « cabinet du roi » accueille ses pièces de pathologie et d’anatomie comparée. enrichies par les travaux des anatomistes de l’école, Flandrin, Hénin, et surtout d’Honoré Fragonard. Devenue trop importante, la collection est transférée dans une autre aile, jusqu’à ce qu’en 1878, on décide la construction d’un bâtiment abritant la bibliothèque et le musée, qui sera ouvert en 1902. Longtemps fermé, cet étonnant musée vient récemment d’être réouvert au public.

 

Ecorché

Musée Fragonard

Ecole Vétérinaire

Honoré Fragonard, né à Grasse en 1732 comme son cousin le peintre Jean-Honoré Fragonard, est chirurgien anatomiste. Appelé à Alfort par Bourgelat. il enseigne l’anatomie et se consacre à la préparation de milliers de pièces d’anatomie. Ses plus étonnantes réalisations sont ses écorchés, dont le procédé de préparation est demeuré secret. Le « Cavalier de l’Apocalypse » évocation de Dürer, et l’homme tenant une mâchoire de cheval, évocation de Samson, sont les plus extraordinaires pièces de sa fabuleuse statuaire.

 

Calculs

Musée Fragonard

École vétérinaire

Le musée, outre une considérable collection d’histoire naturelle, de squelettes et de pièces anatomiques, présente dans ses vitrines des « trésors » insolites ou monstrueux. Dans cette collection étonnante de calculs provenant d’animaux variés, chevaux, vaches, dromadaire… la plus belle pièce est un calcul de 50 kg, provenant d’un cheval.

 

Monstre

Musée Fragonard

École vétérinaire


1994

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3 mars 1791 – ANGLEBERT François-Gervais

1791 – ANGLEBERT François-Gervais

Anglebert François-Gervais : Maître-serrurier à Maisons.

Élu Conseiller municipal le 7 février 1790. Démissionnaire le 3 mars 1791.

Les données du CGMA concernant ANGLEBERT François Gervais :
1787 Réunion du 8-7-1787 Électeur – Serrurier
1787 Réunion du 19-8-1787 Électeur – Serrurier
1787 8 juillet. Électeur à l’assemblée communale. Serrurier.
1789 Maître-serrurier. Extrait de REVOVM
1790 Officier municipal le 07-02-1790
1790 Délibération du 14-2-1790. Officier municipalité. Maître-Serrurier
1790 7-2-1790. Les 5 membres. Lecouteux, Marchand, Lacour, Bernard et Anglebert de Maisons
1790 7 février. Élu, Officier municipal.
1790 Maître-serrurier à Maisons. Élu Conseiller municipal le 7 février 1790. Démissionnaire le 3 mars 1791.
1791 3-1791. Démission de 4 conseillers. Lecouteux, Anglebert, Bernard, Gouffé.

Vous pouvez demander des renseignements sur vos ancêtres Maisonnais,

le CGMA est à votre disposition pour vous répondre.

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Nés un 3 mars à Maisons-Alfort de 1792 à 1901

Nés un à MA

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Consulter aussi le site du CGMA http://td-nmd-cgma.monsite-orange.fr/index.html

Relevés dans les Registres d’état civil de naissance

Date                                Nom    Prénoms

1877.03.03 AVOINE Louis Philippe
1879.03.03 BAYS Pierre Victor reconnu BAILLY)
1879.03.03 BAYS Pierre Victor reconnu BAILLY)
1880.03.03 BINOT Augustine
1888.03.03 CUSENIER Renée Emilie née MARGUIN (légitimé)
1896.03.03 DECOMBE André
1866.03.03 DOINET Lisa Isabelle
1883.03.03 DROIN Gustave
1898.03.03 DURAND Ernest Léon
1880.03.03 GAUCHE Ambroisine Ernestine
1890.03.03 GAUVAIN Constance Marie
1882.03.03 GERARDIN Élise
1878.03.03 GIRARD Marie Louise
1824.03.03 GOURIER Françoise
1863.03.03 GOURIET Léopold Amand
1822.03.03 GRASER Adeline Augustine
1822.03.03 GRASER Aglaé Marie
1795.03.03 GROSPRETRE Agathe
1881.03.03 GUILLEMENOT Élise
1891.03.03 HUGUET Anna Augustine
1898.03.03 HUMBLOT Georges Marcel Louis
1891.03.03 MARESCOT Marthe
1888.03.03 CUSENIER Renée Émilie née MARGUIN (légitimé)
1878.03.03 PERSILLET Élise Amélie
1856.03.03 PHILIPPOT Jean
1882.03.03 RAPHAT Honorine Rosalie
1896.03.03 ROUDIER Louis Gabriel
1885.03.03 ROUSSE Antoinette Marie
1861.03.03 SIMONOT Marie Clémence
1874.03.03 TARDIVON Désiré
1884.03.03 VACHERON Marie Angèle
1862.03.03 VANWINDEKENS Marie Louise

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