Archives de Catégorie: A lire

La suite

Ce blog était celui de Joël Bacquer. Il avait préparé plus de 100 articles que je me propose de vous faire partager à compter de ce jour.

Bonne lecture

 

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CARMOIN Auguste décédé le 9 juin 1915

CARMOIN Auguste : Soldat Classe 2, 281 RI, 18 Cie Matricule 1737A, né le 27/9/1878 à Flez-Cuzy 58-Nièvre — Fils de Isidore Cultivateur et de MARIE Caroline, acte 9 — Habite 76, rue de Charentonneau à Maisons-Alfort — Recrutement Mat : 1112 Cosne (58) Mat : 3445 au corps — Tué à l’ennemi le 9/6/1915 Combat d’Aix-Noulette Aix-Noulette 62-Pas-de-Calais — MPF : Mort pour la France dans Mention Marginale le 25/09/1915 — marié le 26/11/1910 à COMMELIN Jeanne Anaïs à Maisons-Alfort-94 — Figure sur MAM — Saint-Remi — Livre d’Or —

Fiche MDH : CARMOIN Auguste
Fiche MGW : CARMOIN Auguste



Les études du CGMA sur ce blog :

Retrouver la fiche relative aux soldats morts pendant la Grande Guerre
Grande Guerre – Morts de la commune – version octobre 2014
Maisonnais figurant sur Memorial GenWeb
Morts de la commune pendant la Grande Guerre
Vétérinaires de l’ENVA de la Grande Guerre

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par | 26 mai 2018 · 7:49

LASNIER Lucien François décédé le 14 mai 1917

LASNIER Lucien François : Soldat Sapeur, 2 R du Génie – Cie 5/15, né le 14/5/1895 à Paris (14) — Fils de Charles Marie, Jardinier, 41 ans et de CLÉMENT Marie Juliette, Jardinière, 25 ans, acte 3244 — Recrutement ; Mat : 4030 Seine 4B (75), Mat : 25286 au corps — Blessures reçues en service le 14/5/1917 Ambulance Alpine n°8 Brusnik Serbie — MPF Dans l’acte le 14/05/1917 — Célibataire – Figure sur : MAM Livre d’Or-AN —



Les données de ce blog concernant LASNIER

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Obsèques de Joël

« Geneviève l’épouse de Joël Bacquer invite celles et ceux qui le désirent à venir lui rendre un dernier hommage le lundi 7 mai 2018 à la cérémonie religieuse qui se tiendra à 10 h en l’église Ste Agnès rue Nordling à Maisons-Alfort (Val de Marne) suivie d’un partage ( paroles musique etc.) avant la
crémation au funérarium de Valenton (Val de Marne) (prévoir une voiture.)

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28 avril 1970 – David SALLES

David Salles est un comédien français, né le 28 avril 1970 à Maisons-Alfort.Comédien depuis 1988, David Salles a joué dans de nombreuses pièces. Élève exclusif et ami de Daniel Emilfork (La cité des enfants perdus de Jeunet et Caro, Le Casanova de Fellini, …) lors des dernières années de sa vie.

La suite sur :

http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Salles

et

http://www.davidsalles.com/2015/07/26/photos/

 

SALLES David

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Classé dans A lire, Maisons-Alfort, Morts 14-18

Départ

Joël Bacquer a rejoint ses ancêtres qu’il a si longtemps cherché , vendredi 27 avril à 19h 45 entouré sur place et en pensées de Geneviève son épouse et de ses enfants Magali, Sébastien et Nicolas.

Tu vas mourir, tu vas t’éteindre
Comme une lampe de chevet,
Quand le matin commence à poindre,
Quand le bouquin est achevé
Dors en paix, pépé

Tu vas abandonner ton souffle,

Les taches rousses de tes mains,
Et repasser sans tes pantoufles
Le seuil du monde des humains
Dors en paix, pépé

Je ne m’en fais pas pour ton âme
Tu n’as à craindre nulle flamme
Bien que tu te sois dit sans Dieu
Tu peux, sans faire de grimace,
Regarder le soleil en face
Quand tu auras fermé les yeux

Un peu de toi s’en va descendre
Mais tout le reste va monter
Quitter cette vallée de cendres
Pour une planète d’été
Dors en paix, pépé

À belles dents, tu déjeunes
Le soir, tu soupes de peu
La vie nous aiguise en jeune
Puis elle nous déguise en vieux

Vas tu connaitre la recette
D\’un repas qui coute moins cher,
Et vas tu faire la conquête
D\’une beauté hors de la chair ?
Dors en paix, pépé

Où tu vas, je ne puis t’atteindre
Suis moi si tu peux où je vais…
Déjà le jour commence à poindre
J’éteins ta lampe de chevet
Dors en paix, pépé
Dors en paix, pépé

Berceuse A Pépé par Claude Nougaro

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26 avril 1953 – Bulletin municipal n°1

1953 – Bulletin municipal n°1

 

Bulletin Municipal n°1 d’avril 1954.

“Ce bulletin qui paraîtra chaque trimestre , est destiné uniquement à l’information municipale. Aucun caractère politique n’interviendra dans les articles présentés. Les problèmes administratifs sont et vont devenir très abondants à Maisons-Alfort, et ne laisseront place à aucune polémique. Notre intention est de renseigner objectivement nos concitoyens sur l’activité des ses représentants élus le 26 avril 1953” (31 membres)

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Absence

L’animateur de ce blog est absent pour des raisons de santé. Nous vous tiendrons au courant ultérieurement.

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Le passé militaire de Joseph SCHWAB [1902-1958]

Mon sosa 6 est né le 15 août 1902 à Triembach-au-Val et avant qu’il s’installe dans la commune de Pfastatt le 13 février 1925, il a effectué son service militaire dans l’armée de l’air au magasin général d’aviation N°2, annexe de Lyon. Étant électricien de formation; on lui demande de s’occuper des circuits électriques de tout le site, y compris dans […]

via Le passé militaire de Joseph SCHWAB [1902-1958]: des inconnus à identifier — Elsasser Wurtzle

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20 avril 1894 – Joseph DELTEIL

1894 – Joseph DELTEIL

Joseph Delteil, né à Villar-en-Val (Aude), le 20 avril 1894 et mort le 16 avril 1978 à La Tuilerie de Massane (Hérault), est un écrivain et poète français. En 1923, année de sa rencontre avec les surréalistes Aragon et Breton et de son adhésion à la Société des gens de Lettres, il publie « Choléra », roman étrange se déroulant en grande partie à Maisons-Alfort.
Terre d’écriture – 2008

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20 avril 1803 – Mariage CHARPENTIER et AUBERT-DUBAYET

1803 – Mariage CHARPENTIER et AUBERT-DUBAYET

Archives Municipales de Maisons-Alfort
Registre de l’État Civil. Bobine de microfilm 1Mi 604
Acte numéro 4

Mariage en date du 7 floréal an 11. (20 avril 1803)

Du septième jour de floréal l’an onzième de la République française, huit heures du matin. –

Acte de mariage de Henry François Marie Charpentier âgé de trente-trois ans, né à Soissons département de l’Aisne le vingt trois du mois de juin mil sept cent soixante neuf profession de Général de Brigade à Vailly département de l’Aisne fils majeur de Henry Charles Charpentier et de Charlotte Cécile Chatelain ses père et mère, le père décédé, —
Et de Marie Félix Constance Euphrosine Aubert-Dubayet âgée de seize ans, née à Grenoble département de l’Isère le quatre du mois de janvier mil sept cent quatre vingt sept demeurant à Maisons-Alfort département de la Seine, fille mineure de Jean Baptiste Annibal Aubert-Dubayet et de Jeanne Armand Esprit Félix Pouchot de Jolière ses père et mère, le père décédé —
Les actes préliminaires sont extraits des Registres des publications de mariages faites à Vailly domicile de l’époux les vingt sept germinal dernier et quatre floréal courant ; pareilles publications faites les mêmes jours à Maisons-Alfort domicile de l’épouse. , —
Affichés aux termes de la loi le dit jour vingt sept germinal et les actes de naissances des époux et ceux de la mère et des pères décédés le tout en forme ; de tous lesquels actes il a été donné lecture par moi officier publie aux termes de la loi.
Lesdits époux présens ont déclaré prendre en mariage, l’un Marie Félix Constance Euphrosine Aubert-Dubayet l’autre Henry François Marie Charpentier.

En présence de François Joseph Lefèvre demeurant à Paris demeurant à Paris département de profession de Général et Sénateur âgé de quarante huit ans, ami de l’époux.
De Jean Charles François Pioche demeurant à Versailles département de Seine et Oise profession Ingénieur en chef des ponts et chaussées âgé de cinquante quatre ans, ami de l’époux.
De Jean de Dieu Soult demeurant à Paris département de la Seine profession de Général commandant la garde des Consuls, âgé de trente quatre ans, ami de l’épouse,
De Pierre Dupont demeurant à Mézières département des Ardennes profession de Général Commandant la deuxième division militaire, âgé de trente huit ans, ami de l’épouse,
De Jean-François Carra Saint-Cyr domicilié en cette commune Général de Brigade âgé de quarante trois ans, beau-père de l’épouse,
De Jeanne Armand Esprit Félix Pouchot de Jolière épouse dudit Général Carra Saint-Cyr et mère de l’épouse.
De Charlotte Cécile Chatelain âgé de soixante treize ans, domiciliée à Vailly Département de l’Aisne, mère de l’époux
Et de plusieurs autres parens et amis des époux. Après quoi moi, Maire de la dite commune ai prononcé qu’au nom de la loi les dits époux sont unis en mariage, et ont signé

Signatures :
Les personnes citées dans l’acte :
Charpentier, Aubert-Dubayet, Pouchot, Carra Saint-Cyr, Pioche, Dupont, Lefevre, Chastellain-Charpentier, Soult
Mais également
Cara-Deveaux, B. Bonaparte, Beauharnais, Junot, Agar, Recourt, Menant, Hérard, Castera, Philippe Lenoble, Gueroux
Ainsi que
Le secrétaire Porcher et le maire Roger.

Les personnes citées dans l’acte :

La famille
********

Charpentier Henry François Marie Charpentier, l’époux
né à Soissons (Aisne) le 23-06-1769
Général de Brigade à Vailly département de l’Aisne

Constance Aubert-Du Bayet
Marie Félix Constance Euphrosine, l’épouse
née à Grenoble (Isère) le 04-01-1767
demeurant à Maisons-Alfort département de la Seine

Aubert-Du Bayet
Jean Baptiste Annibal Aubert-Dubayet le Général
Le père de l’épouse, décédé.

Carra Saint-Cyr Jean-François Carra Saint-Cyr
Général de Brigade, 43 ans,
domicilié à Maisons-Alfort, beau-père de l’épouse.

Pouchot Jeanne Armand Esprit Félix Pouchot de Jolière épouse dudit Général Carra Saint-Cyr et mère de l’épouse

Charlotte Cécile Chatelain, 73 ans,
domiciliée à Vailly Département de l’Aisne, mère de l’époux

La famille Bonaparte-Beauharnais

Les généraux
***********

Henry François Marie Charpentier , l’époux né à Soissons (Aisne) le 23-06-1769
Général de Brigade à Vailly département de l’Aisne.

Jean-François Carra Saint-Cyr – domicilié en cette commune Général de Brigade âgé de quarante trois ans, beau-père de l’épouse.

François Joseph Lefèvre demeurant à Paris département de profession de Général et Sénateur âgé de quarante huit ans, ami de l’époux.

Nicolas Jean de Dieu Soult – Général commandant la garde des Consuls, âgé de trente quatre ans, ami de l’épouse, (1769 – ibid 1851).

Pierre Dupont – demeurant à Mézières département des Ardennes profession de Général Commandant la deuxième division militaire, âgé de trente huit ans, ami de l’épouse.

Archives Municipales de Maisons-Alfort

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18 avril : fête des Parfait

Aujourd’hui c’est on fête les Parfait ! Nul n’est Parfait, que nenni !

Lors de mes recherches généalogiques j’ai découvert un certain Noël PARFAIT. J’ai voulu percer le mystère de ce personnage plus que parfait à la fois prénommé Noël et de patronymique PARFAIT !

15-03-1877 – Mariage de deux ancêtres à Châteaudun : Côme DUFRAISSE et de Elise BUSSON.

Côme est alors Sous-préfet de Romorentin, est âgé de 27 ans, Élise a 23 ans.

Les témoins de ce mariage sont :

1 Jean Paul Marcel Dufraisse, receveur des finances, âgé de 28 ans, frère de l’époux, demeurant à Paris boulevard Saint-Michel, 20;

2 Noël Parfait, Député, âgé de 63 ans, ami du dit époux, demeurant à Paris, rue de Trévisse, 10. Noël (1813-1896) fut représentant d’Eure et Loir en 1849, puis de 1871 à 1876, et enfin député de 1876 à 1893. Contemporain de Marc-DUFRAISSE, il fut comme lui exilé du 2 décembre 1851. Fut également écrivain et poète.

3 Gustave Fauché, rentier, âgé de 50 ans, oncle maternel de l’épouse demeurant à Versailles. Gustave est représentant de commerce.

et Pierre Debrée, principal du collège de Romorantin y domicilié, âgé de 43 ans, ami de l’épouse.

*

Dictionnaire des Parlementaires Français (1889-1940)

PUF 1972.

Page 2604       : PARFAIT Noël

Né le 30 novembre 1813 à Chartres (Eure et Loir) mort le 19 novembre 1896 à Paris 7è

Représentant de l’Eure et Loir à l’Assemblée Législative de 1849,

Représentant de l’Eure et Loir de 1871 à 1876,

Député de l’Eure et Loir de 1873 à 1893

Toujours candidat dans la 1ère circonscription de Chartres, le 22 septembre 1889, avec 3439 voix, il fut devancé au premier tour par La Salle, candidat conservateur qui eut 3728 voix, Maunoury recueillit 3304 voix, Willreich 671 et Dumont 411. Mais au second tour de scrutin il triompha de La Salle (4630 voix) avec 6053 voix sur 10846 votants et 15939 inscrits.

Toujours républicain de gauche, soutenant le gouvernement son âge ne lui permit plus une grande activité à la Chambre de Députés. Il déposa cependant des rapports sur l’élection du Général Tricoche, à Saint-Dié, en 1890 et sur le projet de loi ouvrant un crédit pour l’établissement d’un tube pneumatique entre l’Imprimerie du Journal Officiel et le Palais-Bourbon (1891).

Il intervint également pour l’adoption de la proposition de résolution de Barodet, prévoyant la publication du texte des programmes et engagements électoraux, toujours en vigueur.

Absent, pour des raisons de maladies, de la Chambre dès 1891, il ne se représenta pas aux élections de 1893. Il mourut le 19 novembre 1896 à Paris, âgé de 83 ans.

Pour en savoir plus sur ce  Noël PARFAIT DIT NOËL-PARFAIT

 Né le 30/12/1813  Décédé le 19/11/1896

Et si vous recherchez d’anciens députés consultez : biographies

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Textes choisis Maisonnais (6) : Culte Marial

Extrait : pages 358 à 461 de :

La vie religieuse dans les campagnes parisiennes (1622-1695) par Jean Ferté.

Bibliothèque de la société d’Histoire Ecclésiastique de la France 1962


Culte MARIAL

 

Plus encore que le culte des saints, si vénérés soient-ils, le culte de la Vierge était profondément enraciné dans les campagnes parisiennes. Qu’on en juge plutôt par le grand nombre d’édifices religieux qui lui étaient consacrés dans les trois archidiaconés du diocèse : 62 églises paroissiales [1] 6 abbayes, 4 prieurés et ermitages, 14 chapelles de dévotion y étaient placés sous son patronage, sans compter les innombrables chapelles qui lui étaient dédiées dans les monastères et les églises paroissiales. La plupart de ces lieux de culte, Créés â la fin du Moyen-Age, témoignent du plein épanouissement que connut alors la dévotion mariale. Le petit nombre des fondations qui vinrent s’y ajouter  indiquerait-il qu’il y ait eu par la suite un refroidissement de cette dévotion ? Nous allons essayer d’en juger en étudiant les principales manifestations qu’elle revêtait au XVIIe siècle, tant dans les centres de pèlerinage que dans la vie paroissiale elle-même.

 

LES PÈLERINAGES DE LA VIERGE

Nombreux sont les pèlerinages à la Vierge, dans le diocèse de Paris. Points d’insertion privilégiés du culte marial, dans quelle mesure et sous quelle forme, ont-ils propagé ce culte ? L’attraction qu’ils exerçaient sur les populations et le caractère des manifestations qui s’y déroulaient nous expliqueront en partie cette influence. Ces lieux de pèlerinage ont gardé, pour la plupart, le caractère thaumaturgique auquel est due leur origine. Leur première catégorie de pèlerins comprend donc les malades et les souffrants, qui, venant implorer de la Vierge leur guérison, vénèrent son image et la source sacrée qui possède un miraculeux pouvoir.

Mais, en ces lieux où la Vierge semble se faire plus proche de tous les affligés, on vient lui recommander les besoins les plus variés. Encouragés par le clergé, les pèlerinages individuels ou collectifs s’y succèdent donc avec une affluence plus ou moins grande qu’explique le renom des sanctuaires vénérés.

Ainsi, celui de Notre-Dame de Blanc-Mesnil, n’attirait-il plus guère que les membres de la confrérie des changeurs et orfèvres de Paris qui venaient y faire leurs dévotions le 25 mars.

En d’autres lieux venaient uniquement les paroisses du voisinage. Au jour convenu elles s’y rendaient  en procession sous la conduite de leurs curés. La piété, hélas, ne gagnait pas toujours à de telles manifestations, surtout lorsque la longueur du trajet encourageait la dissipation. Qu’on en juge par les plaintes de Jean Jollain, curé d’Ivry, au sujet de la traditionnelle procession que ses paroissiens faisaient tous les mardis de Pâques, à la chapelle de Notre-Dame-des-Mèches de Créteil « distante de deux bonnes lieues et davantage ». Pour y parvenir, il leur fallait passer quatre fois la rivière, à scavoir deux fois la Seine et deux fois la Marne. Inévitablement, le bon ordre de la procession ne manquait pas d’en souffrir, car, « le bacq ne se trouvant pas quelque fois en estat de passer, il faut attendre à l’autre bout pour se pouvoir rejoindre, souvent il se trouve dans le mesme bacq des chevaux, des carrosses, des charrettes, mesme des personnes de différentes religions ou des libertins impies qui se rient et se mocquent… ». Enfin, au retour, il était d’usage de s’arrêter « à Maisons à la porte d’un cabaret, où l’on arbore la bannière et la croix, le chœur cesse, les chantres et autres boivent, mangent en pleine rue, aux dépens de l’Eglise, ce qui est tout à fait indécent et mesme scandaleux pour la religion, particulièrement dans un lieu aussi proche de Charenton qu’est ledit Maisons ».

De tels abus justifiaient la suppression de cette procession qui ne pouvait que nuire à la dévotion mariale. Le curé d’Ivry obtint d’autant plus aisément cette suppression, que les règlements du diocèse interdisaient toute procession à plus de deux lieues de l’église paroissiale. Cette sage décision destinée à préserver de tout scandale les manifestations collectives du culte marial, ne devait pas porter atteinte au rayonnement des sanctuaires les plus fréquentés. Ce rayonnement nous est attesté, en effet, tant par les travaux de construction et d’embellissement de ces sanctuaires, que par l’affluence des pèlerins qui les visitaient.

Ils venaient si nombreux à la petite chapelle de Notre-Dame-des-Anges que les religieux de Livry, qui, après la réforme de leur abbaye, avaient réussi à s’en faire concéder le service jugèrent bon de la démolir pour en faire édifier une autre plus vaste. La première pierre de cette chapelle fut posée le 14 septembre 1655 par M. de Nesmond, seigneur de Coubron et de Clichy, et le 8 septembre 1663, Nicolas Riotte prieur et grand vicaire de l’abbaye de Livry, la consacrait solennellement devant une grande affluence de peuple accouru de Paris et des environs pour assister à cette cérémonie. Le prieur ne manqua pas d’en profiter « pour exciter les fidelles à fréquenter ladite chapelle et y entretenir la dévotion envers la Sainte Vierge… »

Quelques années plus tard, la concession d’indulgences et l’érection d’une confrérie, devaient assurer le développement de ce pèlerinage sur lequel l’abbaye de Livry continua de veiller jusqu’à la Révolution.

 


Extrait : pages 358 à 461 de :

La vie religieuse dans les campagnes parisiennes (1622-1695) par Jean Ferté.

Bibliothèque de la société d’Histoire Ecclésiastique de la France 1962

[1]  Dans l’arcbidiaconé de Paris, 24 paroisses dans l’archidiaconé de Brie, 15 paroisses; dans l’archidiaconè de Josas, 23 paroisses. Il faut y joindre les églises annexes de Margency, ~nrecourt, Pzanville, Puteaux


 

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16 avril — Magazinimag

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Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 avril 1918 — Un Monde de Papiers

(JOUR 1352 DE LA GUERRE/1561 JOURS DU CONFLIT) Sur la une intérieure de J’ai vu, un dessin pour nous expliquer la déconfiture allemande dans son offensive de la Somme: un train dont les wagons à betteraves sont remplis de cadavres allemands. Un peu exagéré mais un dessin peut se le permettre même s’il est exact […]

via Il y a 100 ans jour pour jour: J’AI VU du 15 avril 1918 — Un Monde de Papiers

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Textes choisis Maisonnais (5) : Ancien doyenné de Monthléry.

ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY.

MCCCCLIV.

IVRY-SUR-SEINE. – EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE.  – 1676


PAR CONTRACT PASSÉ PARDEVANT

  1. ME. JEAN BARRE [1] LE 27 DECEMBRE 1676

IL APPERT QVE MESSIRE PHILIPPES DE

LOYNES CHEVALLIER SEIGNEVR D’IVRY

ET DE PARAS CONER DV ROY EN SES

CONSEILS ET PRESIDENT AV MORTIER

DV PARLEMENT DE METS, A FONDÉ

A PERPETVITÉ LA CONFRAIRIE DV

ROSAIRE [2] DANS CETTE CHAPPELLE QV’IL

A FAICT BASTIR EN L’ANNEÉ 1647 SOVB [3]

L’INUOCATION DE LA SAINCTE VIERGE

AVX CONDITIONS PORTEÉS PAR LEDIT

CONTRACT QUI SONT QVAVX QVATRE

FESTES DE LA VIERGE DES 25 MARS,

I5 AOVST, 8 SEPTEMBRE, ET 8 DECEMBRE [4]

ET LES DOUZE PREMIERS DIMANCHES

DES MOIS ET LE IOUR DE LA ST JEAN

27 DECEMBRE [5] DE CHAQVE ANNEE L’ON

DIRA DANS LADICTE CHAPPELLE VNE

GRANDE MESSE HAVLTE ET VN SALVT

APRES LES VESPEÉS DESD’. DIX SEPT

IOVRS, A LA FIN DVQUEL L’ON DIRA VN

LIBERA ET VN DE PROFVNDIS POUR LE

REPOS DES AMES DE SES PERE ET MERE

CE QVI A ESTÉ ACCEPTÉ PAR MRE IEAN

IOLLAIN DOCTEVR DE LA MAISON ET

SOCIETÉ DE SORBONNE, ET CURÉ

DVDIT IVRY, ET 2 SALVTS LE DIMANCHE

ET L’OCTAVE DV ST SACREMENT.

 

Marbre noir. – Haut. 0m,49 ; larg. 0m,32.

 


On monte à l’église par un escalier de quarante-six marches. La structure de l’édifice n’offre d’ailleurs qu’un médiocre intérêt. L’analyse archéologique y découvre quelques caractères des XIIIe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le XII1e siècle s’y révèle dans des chapiteaux et dans des nervures; le XVle a mis sa signature sur un tailloir de colonne, 1575.

La chapelle de la Vierge que Philippe de Loynes fit construire occupe la dernière travée du bas côté septentrional. L’inscription, qui en témoigne et qui relate, en même temps, la fondation de la confrérie du Rosaire, est gravée sur une simple plaque de marbre noir fixée au premier pilier de cette chapelle, à main gauche. Philippe de Loynes, issu d’une ancienne famille de magistrature, fut reçu conseiller au Châtelet de Paris en 1637, conseiller au Grand-Conseil en 1642, conseiller an parlement de Paris en 1644, président à mortier au parlement de Metz en 1651 [6].

L’abbé Lebeuf [7] fait mention d’une transaction à laquelle intervinrent, vers 1672, le curé Jean Jollain et Philippe de Loynes, en sa qualité de seigneur du lieu, pour le règlement des services et fondations de la paroisse. Le clergé d’Ivry, comme celui de Vitry-sur-Seine [8], était dans l’usage de se rendre en procession à la chapelle de Notre-Dame des Mesches, le dimanche de Quasimodo. Le curé demanda la suppression de cette coutume à cause des indécences qui se commettaient au passage de la rivière et au village de Maisons, où il fallait attendre à la porte d’un cabaret que les chantres eussent fini de boire.

 

Inscription de la France du Ve siècle au XVIIIe

par M. F de Guilherm – MDCCCLXXIX


[1] Jean Barré était lieutenant du bailli d’lvry en 1672 (Lebeuf).

[2] Voy. semblable fondation à Sceaux

[3] Sic.

[4] L’Annonciation, l’Assomption, la Nativité, la Conception

[5] Saint Jean 1’Evangéliste

[6] De la Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, t. IX, p. 188. – La famille de Loynes, originaire de Beaugency, transféra sa résidence i Paris, vers 1500.

[7] Op. cit. t XII, p. 188

[8] Voy. ci-dessus, n° MCCCCXLIX


 

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exposition universelle — csaintonge’s Blog

15 avril 1900 : Exposition universelle à Paris Le 15 avril 1900, Paris quitte le XIXe siècle avec la plus grande exposition universelle jamais organisée en France. 50 millions de visiteurs jusqu’à sa clôture le 12 novembre suivant. Paris rayonne alors de tous ses feux et l’on parlera plus tard de ces années-là avec nostalgie […]

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exposition universelle — csaintonge’s Blog

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La caméra de Gérard

C’est avec cette caméra que le sergent de section Gérard Pelletier a documenté ses souvenirs de guerre. 200 photos et des lettres pour faire revivre ses souvenirs et le passé. Le pilote William Moncur n’était pas finalement français mais écossais. Ce serait long à expliquer. Je le ferai plutôt sur le blogue dédié à Gérard […]

via La caméra  de Gérard   — Souvenirs de guerre

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