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1870 : Le carnet de route d’Alexandre Voisin, cuirassier (01)

Merci à Jacques-Perrot qui a transcrit ce carnet

Le carnet de route d’Alexandre Voisin cuirassier

 

LE BLOCUS DE TOUL

           Loin de chez moi, pendant onze mois j’ai tenu ce modeste carnet. Les spécialistes parleront mieux que moi du conflit Franco-Prussien. Je me suis contenté de rapporter ce que j’ai vu et ce que j’ai vécu.  

           Je faisais partie de la réserve de 1863 et je m’apprêtais à quitter la vie de garçon quand je fus rappelé à vingt-sept ans. La peine dans l’âme, je récupérai l’uniforme relégué au grenier depuis cinq ans…  

            Je pars enfin… Arrivé à Toul[1], je me présente au maître sellier… à ma grande satisfaction il m’accepte et me met tout de suite au travail. Porter les armes, me serait très dur, mais il ne faut pas croire que tout est rose pour moi : souvent il faut travailler jusqu’à dix heures du soir, voire jusqu’à minuit…

*****

Toul, le 14 août 1870

Neuf heures du matin… j’ai ordre de partir en reconnaissance… A peine dix minutes pour me préparer… Je prends ce qui me tombe sous la main, mon casque, mon sabre… Un de mes amis, très bon cavalier et désireux de monter me voyant contrarié, propose de me remplacer. J’accepte tout de suite…

Cette patrouille compte tout juste quarante hommes : gendarmes et cuirassiers. A moins d’un kilomètre, elle tombe sur deux escadrons de uhlans[2] qui font feu après avoir essuyé une décharge… Nos cavaliers étant sur une hauteur, la retraite est facile… nous perdons tout de même un gendarme. Une immense émotion s’empare des hommes… c’est le baptême du feu pour la plupart. Je suis bien content de ne pas y être allé… Voilà pour la première sortie… comment se passera la deuxième…?

Onze heures… les quatre appels sonnent…

Certains reçoivent un fusil, d’autres iront aider les artilleurs mobiles sur les remparts…douze hommes feront partie du peloton hors rang. Étant auxiliaire, j’en fais partie…

« mettez un pantalon de treillis, une veste, un casque et direction les postes de pompiers ».

Nous sommes deux cuirassiers par poste… une sorte de remise avec pour tout lit une épaisse litière de paille. Certains pompiers de la sizaine[3] paraissent soucieux, d’autres sont enjoués et nous offrent un verre…nous lions connaissance.

La nuit tombée, je m’enveloppe dans mon manteau…me voici sur « la plume de six pieds[4] ».

*****

Le 15 août,

Nuit assez bonne…

Dix heures… comme c’est la fête du souverain[5] nous aurons peut-être un petit supplément pour la soupe ?…  Amère déception…la portion n’est pas cuite, les haricots pourraient estourbir un moineau à quinze pas…

Après le repas, en guise de fête, je double le service.

Aujourd’hui, je n’ai que des contrariétés !

Pour moi, c’est la guerre qui commence vraiment…

La vigie de la cathédrale, observe un mouvement de troupe… Des Français ou des Prussiens ? La nuit approche, je me jette sur la paille, impatient du lendemain.

*****

Le 16 août,

Le soleil à peine levé, je suis debout, j’attends des nouvelles…peine perdue. Le temps est brumeux, il faut patienter….

Huit heures sonnent à Saint-Gengoult… le lieutenant des pompiers arrive, hurlant : « préparez-vous : l’attaque est imminente ! ».

Dix heures sonnent à la cathédrale … la vigie annonce l’ennemi. A peine arrivé au quartier, je vois le planton arriver à fond de train… l’ordre tombe de rejoindre nos postes… nous avons à peine le temps d’avaler un morceau ! Les tambours battent la générale. Les effectifs sont doublés, les gardes sédentaires, cocarde à la casquette, fusil en main, partent dans toutes les directions et courent comme des chasseurs en quête de gibier. Les volontaires passent : pour la plupart, des jeunes à l’air bien décidé. Peu après, les échos d’une légère fusillade parviennent à nos oreilles. Nous sortons les pompes et les accessoires, prêts à lutter contre le feu. Affolées, des femmes ferment leurs boutiques…elles ne savent pas où donner de la tête…en désespoir de cause, en grande hâte, plusieurs accourent vers notre poste : le lieutenant les envoie vers les casemates… Autour de moi, certains restent calmes, mais d’autres cachent mal leur émotion…

Midi sonne… Un coup de canon claque : le boulet frappe une cheminée qui s’effondre… Une dizaine de femmes à peine vêtues surgissent de la maison de tolérance… éperdues, elles crient, elles courent dans tous les sens… Coups redoublés, des boulets filent au-dessus de nos têtes avec des sifflements sinistres. Quelqu’un accourt : « il y a le feu à la recette générale ! ». Au plus fort de la canonnade nous partons, tuiles et briques grêlent dans la petite rue, quelques-uns sont touchés. Sur les lieux de l’incendie, personne ne veut faire la chaîne, si près de la cathédrale, à côté de la poudrière point de mire des Prussiens. Après des efforts redoublés, le terrible fléau est maîtrisé. Nous laissons une pompe sur place, en cas de besoin. J’ai mission de surveiller quelques débris enflammés qui semblent vouloir s’éteindre.

A peine une demi-heure plus tard, d’autres bâtiments sont menacés par les flammes au milieu desquelles se dresse une cheminée d’une vingtaine de pieds. Personne ne veut rester car le risque est grand…Je suis assis au pied d’un bosquet tandis que l’incendie progresse et pour me rassurer je ne quitte pas des yeux les seaux qui m’entourent… près de moi un pompier, jeune marié, n’est pas tranquille … Je fais signe à quelques civils de venir m’aider à remplir la pompe. A peine le premier vient-il d’arriver que la cheminée s’écroule dans ma direction. Brutalement je repousse le civil et d’un bond je me retrouve derrière le chariot de la pompe, pensant être à l’abri des roues épaisses et massives… Pas du tout. La couronne de la cheminée tombe juste à côté de moi, brise le chariot et les roues volent comme des plumes… je suis projeté contre le mur de la maison derrière moi. Je pousse un cri perçant et je me relève tout hébété. Je m’écroule dans les bras d’un civil qui se trouve là…

Quelqu’un me transporte dans la cour d’une maison voisine, m’allonge sur un matelas près de la porte. On me fait boire un bol de bon vin, je perds connaissance… Quelques minutes plus tard je retrouve mes sens, réveillé comme par un roulement de carrosse. Ouvrant les yeux, je ne sais plus où j’en suis. Des briques et des tuiles jonchent mon matelas et la cour. Un brancard doit arriver de l’hôpital…Après de longues minutes qui me paraissent une éternité…je vois entrer quatre hommes chargés d’un grand panier d’osier. Ils me déposent au fond de cette malle. Il y a peu de volontaires pour me transporter dans le grondement ininterrompu du canon et le sifflement incessant des obus qui passent au-dessus de nos têtes pour aller exploser sur les remparts.

Quatre heures sonnent à l’hôpital. Dans la chambre des blessés, j’ai le lit numéro 7.

Soudain la canonnade se tait. Une sœur annonce que les Prussiens se retirent.

Moi qui ne supporte pas la vue du sang…j’assiste à un spectacle horrible… Sur ma gauche le numéro huit, un garde mobile a reçu une balle dans l’épaule et se voit mourir … il geint continuellement… Mauvaise nuit…

*****

Le lendemain, à mon réveil, je vois en face de moi, un jeune volontaire de la ville, la mâchoire fracassée. Il est défiguré et inondé de sang. A droite, un jeune soldat du quatre-vingt-quatorzième… les reins brisés à la gare de Toul. Plus loin un autre se meurt, criblé d’éclats d’obus. Je suis le moins malade des quinze…

C’est l’heure de la visite, le Médecin Major de Nancy entre, suivi de trois médecins civils et d’une demi-douzaine de carabins à grands tabliers blancs. Ils me sondent et déclarent que je souffre seulement d’une forte contusion à l’abdomen. Ils prescrivent des cataplasmes.

Plusieurs jours passent, je ne peux pas manger, tout me dégoûte… Je demande à la sœur si elle n’a pas de vulnéraire[6] ou autre. J’ai dans l’idée qu’un dépôt pourrait se former si on ne me posait pas de sangsues. « Pas du tout ! » me dit-elle, « conformez-vous aux prescriptions du Major, et vous guérirez vite ».

Le commandant et le capitaine viennent me voir. Ils me disent que le seize un sous-lieutenant et un brigadier ont été tués.

A l’étage au-dessus, il y a une chambrée de Prussiens, tous grièvement blessés. Tous les jours il en meurt deux ou trois.

L’appétit commence à revenir, je suis aux trois quarts. A six heures, une petite panade. A dix heures, un bol de bon bouillon gras, un gros morceau de pain, une petite tranche de bouilli ou de veau, quelques fois du hachis et de la salade, le tout servi dans une petite terrine. En plus, tous les malades ont droit à une cruche de tisane et à un quart de vin un peu baptisé. A quatre heures, mêmes rations que le matin.

*****

Le 23 août,

C’est aujourd’hui dimanche. On nous prévient que le bombardement va recommencer. Les sœurs ne savent pas où se mettre. Quant à moi, je me lève pour aller manger. A la cuisine, on blinde les fenêtres avec des matelas. Nous passons à table. J’ai à peine fini d’avaler la soupe que la canonnade recommence.

Les pièces de vingt-quatre et les mortiers de la porte de France qui sont positionnés à cinquante mètres d’ici, donnent aussitôt et une vibration inquiétante ébranle les fenêtres. Un obus explose, quelques éclats frappent les fenêtres de plein fouet, d’autres ont pénétré dans la chambre des Prussiens qui sont effrayés.

Bientôt des blessés arrivent. Le premier est un vieillard d’une soixantaine d’années. Il expire dans la demi-heure. Puis ce sont deux hommes de mon régiment, l’un a un éclat d’obus dans le côté, on l’extrait aussitôt, mais il crie tellement qu’on n’entend plus les boulets creux qui sifflent au-dessus de nos têtes. L’autre a cinq blessures, il paraît plus mort que vif, il est livide et semble attendre une fin imminente. Voici enfin une dizaine de blessés, tous plus ou moins grièvement touchés. Je frissonne d’horreur quand je vois ces pauvres moribonds se tordre sur leur lit chaque fois que sifflent boulets et obus et que pleuvent comme grêle des éclats de tuiles. Une jeune sœur prie à genoux, elle n’ose pas lever les yeux car à tout moment elle a peur de voir un mourant l’appeler.

Enfin le canon se tait, six heures sonnent. Nous apprenons qu’un général prussien a été tué le 16 et qu’aujourd’hui c’est le Prince de (illisible).

Le siège a duré quarante jours.

Nous changeons d’hôpital. Nous sommes installés au premier étage, salle Saint Louis, une grande chambre qui loge une vingtaine d’hommes, tous plus convalescents que malades. Les sœurs sont les mêmes, la nourriture est la même.

Quelques journées de tranquillité… L’ennemi ne tire que toutes les heures… pendant quelques jours il se tait, ce qui nous permet de faire un petit tour dans le grand et magnifique jardin d’où nous apercevons les sentinelles prussiennes en faction au sommet de la côte à dix huit cent mètres de nous. Cette position est une des meilleures qui soient, de là-bas on peut voir toute la ville. Le célèbre Vauban a malheureusement oublié cette côte quand planifia ces fortifications. En un jour l’ennemi aurait pu cribler la ville de boulets et la transformer en une gigantesque fournaise s’il avait été plus astucieux. Heureusement pour nous, trois bombes sur quatre passent de l’autre côté de la ville ou explosent à quinze mètres du sol… ce qui nous permet d’apprécier la terrible puissance de ces engins de mort…

Il est dix heures. C’est la cloche du déjeuner. Tout le monde se met à table avec son gobelet de terre, sa fourchette et sa cuillère. Nous récitons le bénédicité et pendant le repas une sœur fait une lecture pieuse.

A quatre heures de l’après-midi, même rituel.

A cinq heures, prière à la chapelle qui est très belle. L’autel en marbre blanc est superbe, au-dessus, est représentée l’Annonciation. Les orphelines chantent des cantiques et nous mêlons nos voix aux leurs. Cette petite cérémonie fait un peu oublier les tourments de la veille.

*****

Jeudi vingt-sept.

Le jour de l’adoration du Saint Sacrement.

L’autel est orné avec goût, l’orgue aux belles sonorités accompagne un frère qui, m’assure-t-on, a obtenu le premier prix de plain-chant au concours de 1867, ce que je veux bien croire car je n’ai jamais entendu une aussi belle voix. La messe finie, on se sépare jusqu’à la cérémonie du soir.

Il est deux heures, trois petites cloches égrènent leurs notes argentines. Les vêpres commencent. Une trentaine de vieillards de l’hospice sont présents, les orphelines à la grande tribune chantent magnifiquement. J’ai tout de même l’impression qu’ici le salut est célébré avec moins de pompe que dans les petites paroisses de Seine-et-Oise.

Dix-septième jour d’hôpital.

Le docteur signe mon billet, je sors. Je visite la cathédrale très ancienne qui ressemble à celle de Mantes. De jolies colonnes ornent l’intérieur. Mais elle est bien abîmée… La place est jonchée de plâtras et de moellons, sous l’horloge, la rosace est criblée de trous d’éclats d’obus. Tous les vitraux sont brisés. Par contre l’intérieur est peu endommagé… Sur le maître-autel sont gravés les noms de certaines villes du diocèse.

Arrivé à la caserne, je demande une fourniture[7], un vieux grognard de maréchal des logis me dit qu’il n’a rien pour moi, mais qu’à la salle de police on me donnera tout ce que je cherche… Sans même répondre je ferme la porte … je finis par me coucher dans le lit d’un homme qui monte la garde.

*****

Le lendemain, je me fais porter malade, le docteur m’exempte de toutes corvées, surtout d’une grande revue de garnison : dix-sept cents hommes, garde sédentaire et pompiers compris, seront inspectés par le Commandant de la Place. La fanfare de la brigade anti-incendie est de qualité. Les citoyens sont là pour la plupart. Heureusement que Messieurs les Prussiens n’envoient pas de bombes au milieu de tout ce monde qu’ils peuvent facilement repérer depuis leurs postes d’observation ! Le temps est magnifique, comme par miracle pas d’incidents …Mais, moins d’une heure après la revue, une dizaine de boulets creux s’écrasent au beau milieu de la place. Pendant une partie de la nuit les coups se font moins nombreux, toutes les demi-heures seulement. Le Commandant de la Place donne ordre de ne pas tirer, aussi grave que soit le motif.

*****

Quelques jours plus tard un garde mobile de faction entend du bruit. Le lendemain on a l’explication : à la faveur de la nuit noire, l’ennemi qui s’est emparé d’une petite barque est arrivé jusqu’aux remparts. Il a vainement tenté de miner un égout. Aussitôt la garde est doublée et au moindre bruit elle doit faire feu. Prévenus par leurs espions qui ne manquent pas, surtout à Toul, les Prussiens abandonnent….

*****

Deux jours passent, ils mettent le feu au moulin situé à deux cents mètres du rempart. Les guetteurs aperçoivent quelques cavaliers mais ne tirent pas : les consignes sont sévères. Quelques jours avant, le commandement a envoyé des volontaires : des cuirassiers et des fantassins en protection, mais sous la menace des Prussiens, le meunier a demandé la suppression de cette garde. Le feu éclaire toute la ville, la batterie de la côte tire un coup minute en direction du moulin, nouveau point de mire de l’ennemi.

Deux heures du matin…une bombe éclate près de la fenêtre de l’atelier où je dors, un éclair m’aveugle. La poudre remplit la pièce d’une épaisse fumée qui entre par la porte. J’enfile mes vêtements et je cours vers les casemates qui sont à quarante mètres. Je suis à peine à mi-chemin qu’une bombe vient s’encastrer dans le rempart, dix mètres devant moi. Dans la casemate, je m’assieds sur une brassée de paille. J’entends des boulets creux, la porte est fracassée, un éclat finit sa course sur une femme, d’autres atteignent quelques hommes assis à l’entrée…

Il est cinq heures. La canonnade cesse, un officier prussien nous demande de laisser passer leurs trains à volonté et en contrepartie la ville resterait tranquille. Le Commandant ne veut rien savoir, il lui donne dix minutes pour vider les lieux… Deux jours de calme…

*****

Le lendemain 4 septembre, un officier prussien brandissant le drapeau parlementaire vient annoncer la prise de Sedan et déclare au Commandant qu’il ferait mieux de se rendre car l’Empereur a été fait prisonnier avec quatre-vingt mille hommes, et qu’il est inutile de poursuivre le combat… Le Commandant n’est pas du tout de cet avis… l’officier a dix minutes pour déguerpir.

*****

Le surlendemain un troisième parlementaire arrive : il propose la reddition de la ville avec les honneurs de la guerre, sinon passé le délai d’une heure, rien ne lui sera épargné et l’incendie la ravagera de toutes parts. Réponse du Commandant : « j’attends des ordres » Il recommande de tirer aussi peu que possible.

Notre artillerie entre en action : la canonnade est très vive, les mortiers de la Porte de France tirent par intermittence, ce qui paraît bien gêner l’ennemi. Quelques tirailleurs s’embusquent derrière les arbres et les buissons mais n’osent pas approcher davantage, ils se rappellent trop bien l’affaire du seize. La nuit tombe, le feu se calme, la vigie annonce un mouvement de l’ennemi. Le lendemain, on distingue nettement un officier qui passe d’une pièce à l’autre pour régler le tir. La canonnade ne dure pas plus de deux heures, les Bavarois se faufilent entre les vignes puis se retirent. En fin de journée le calme revient.

*****

La semaine se termine : les Prussiens semblent connaître l’heure de la soupe, ils ne cessent de viser la cuisine qui se trouve à quatre cents mètres d’ici. Comme l’ennemi peut nous voir, les officiers décident de nous envoyer par groupes de cinq au maximum et ils changent l’heure de la soupe : les nigauds d’en face sont déjoués et brûlent leur poudre pour rien…

Nous attendons le prêt de campagne depuis plusieurs jours, mais au lieu de nous le payer, les officiers le versent à l’ordinaire. Pour avoir quoi ? Deux cuillerées de haricots qui sont restés en magasin pendant des années… et ce qui est pire, les bestiaux devenant rares, la ration est diminuée… Nous devrions aussi recevoir un quart de vin par jour, tout le plaisir est pour nous quand nous le voyons livrer au bureau du chef … mais c’est à peine si nous en recevons un tous les trois jours. Ainsi vont les choses jusqu’au vingt-trois…

Voici le grand coup… le maître sellier a transféré l’atelier en ville : il est impossible de rester à la caserne où pleuvent les boulets creux et les bombes… le cœur n’est pas au travail.

Il est six heures du matin, le canon tonne, nous hésitons à partir. Mes camarades d’atelier sont restés à leur poste, ils décident de mettre leur casque et de retourner aux pompes qu’ils ont délaissées quelques jours avant.

Moi, je vais à l’atelier. Arrivé dans la rue aux fèves(?), une grêle de boîtes à balles arrose les toits avec tel un bruit qu’on ne sait plus où se fourrer…  la rue est couverte de tuiles, je me sauve à toutes jambes en longeant les maisons. Arrivé chez le maître sellier, je me mets à l’ouvrage pensant que la canonnade va finir par se calmer comme d’habitude, mais, au bout d’une demi-heure les coups redoublent.

Nous apprenons que l’ennemi a reçu d’importants renforts. Les batteries ont été doublées sur la côte Saint Michel : nous sommes bombardés de trois côtés… Nos pièces de la porte de France ne peuvent rien faire, seuls les mortiers causent un peu de dégâts chez l‘adversaire. L’ennemi monte une embuscade sur le pont de la Moselle, mais n’ose pas agir, il reste en retrait à deux kilomètres de la ville, caché dans un bois.

A deux heures de l’après-midi je n’ai toujours pas pu rejoindre le quartier pour la soupe : les boulets creux et les bombes éclatent au-dessus des jardins, quelques éclats sifflent devant nos fenêtres : avec le maître nous descendons à la cave…il me semble être dans un magasin de meubles…que des fauteuils, des chaises et des matelas !

Deux curés sont là, avec leur bonne, ils mangent un morceau de pain avec du fromage, de temps en temps ils se mouillent les lèvres dans un bol de bon vin. En face, sur une grande table sont dressés une dizaine de couverts. Le maître-tailleur est là, avec toute sa famille qui est nombreuse. Je suis invité à dîner : de la soupe et du bouilli, puis un peu de fromage. Le vin ne manque pas, on préfère le boire plutôt que de le laisser aux Prussiens. Malheureusement je ne peux pas en profiter car depuis quelque temps je souffre des dents … une telle rage me prend que je ne sais plus où j’en suis. Je sors, le mal s’atténue. Je regarde la maison… seulement une dizaine de carreaux cassés.

Le vicaire arrive tout essoufflé, depuis huit heures, il est resté enfermé dans la sacristie de l’église Saint-Gengoult[8]. Heureusement pour lui, à part les vitraux brisés, cette église tient bien debout et ses murs criblés d’éclats protègent la sacristie. Il nous apprend que toutes les maisons de la rue sont touchées et qu’un incendie fait rage près de nous.

Il est trois heures. La canonnade cesse d’un coup. Avec le maître sellier je me rends au Quartier. Sur notre chemin, nous passons devant un grand incendie. Le danger est tel que personne n’essaye de l’éteindre. Le maître de maison a les jambes broyées, plus loin, une jeune fille a été tuée et son [……] qui était à côté d’elle a été blessé. La caserne est éventrée en plusieurs endroits, le toit criblé de trous. Dans l’atelier nous ramassons ce que nous pouvons. Très vite nous apprenons que les notables de la ville se sont réunis et ont sommé le Commandant d’accepter la reddition… Le drapeau parlementaire flotte sur la cathédrale…quelqu’un affirme qu’en ce moment même le Commandant est entrain de signer la capitulation…

(à suivre)

 

[1] Commune de Meurthe et Moselle

[2] Lanciers dans les anciennes armées allemandes.

[3] Demi-douzaine.

[4] Paillasse d’environ 6 pieds

[5] Sous le Premier et le Second Empire, la Saint-Napoléon est la fête nationale instituée le jour de la naissance de Napoléon Ier.

[6] Genre de médicament propre à guérir une blessure ou que l’on administrait après un traumatisme (vieilli)

[7] Literie militaire.

[8] Cette église du faubourg Saint Gengoult date des premiers siècles. Elle a été détruite plusieurs fois.

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Projet Testaments de Poilus

Objet: ( Social )[archives-fr] Transcription collaborative en ligne de testaments de Poilus : demi-journée de lancement, 30 janvier 2018 aux Archives nationales

Bonjour,
Après une première opération qui avait permis de mettre en ligne l’édition de 134 testaments de guerre de Poilus conservés aux Archives nationales (http://elec.enc.sorbonne.fr/testaments-de-poilus/), des bénévoles ont commencé à identifier et à décrire d’autres testaments de guerre de Poilus morts pour la France au sein des séries de minutes notariales des Archives nationales et des Archives départementales des Yvelines. D’ores et déjà, plus de trois cents testaments découverts grâce à eux sont en cours de numérisation. Le nombre total de testaments est estimé à au moins un millier pour les Archives nationales, dans les séries de minutes déjà collectées.
Ces testaments forment un corpus de sources historiques de première importance sur l’état d’esprit de ceux qui partent au front. Rédigés lors de la mobilisation ou dans les tranchées, leur contenu est tour à tour banal ou poignant. Ils illustrent l’importance de la source archivistique notariale qui est encore peu exploitée par les historiens.
Afin de poursuivre le travail d’édition des ces testaments, deux
opérations sont nécessaires : transcrire le texte des testaments
et l’encoder conformément au standard informatique TEI (http://www.tei-c.org/index.xml).
Pour mener ces tâches à bien, nous avons choisi de faire appel à des volontaires
du grand public. Dans le cadre d’un partenariat associant les Archives nationales, les Archives départementales des Yvelines, l’université de Cergy-Pontoise, l’université Paris 8 et l’École nationale des chartes, et grâce au financement du Laboratoire d’Excellence (LabEx) PATRIMA et de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous sommes en train de développer une plateforme participative
sur laquelle les personnes intéressées pourront nous aider à transcrire des testaments
et à les encoder. Elles contribueront ainsi à leur analyse historique
et à leur publication en ligne.
Le 30 janvier 2018 après-midi, sur le site parisien des Archives nationales, aura lieu le lancement officiel de cette plate-forme de transcription collaborative. Des conférences et ateliers permettront à toutes les personnes intéressées de mieux connaître le corpus des testaments, les enjeux de leur transcription, et bien sûr d’assister à une présentation détaillée de la plate-forme et de se familiariser avec son fonctionnement.
L’accès à la manifestation est libre et gratuit. Il est cependant vivement recommandé de s’inscrire à l’avance.

Les informations pratiques (programme de la demi-journée, accès au formulaire d’inscription) sont accessibles à la page :
https://testaments-de-poilus.huma-num.fr

Merci de bien vouloir diffuser cette information largement, notamment auprès des usagers des services d’archives.

Bien cordialement,
Pour l’équipe projet Testaments de Poilus,
Florence Clavaud
Conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales
Membre du Centre Jean-Mabillon de l’École nationale des chartes

Projet Testaments de Poilus :
https://testaments-de-poilus.huma-num.fr
courriel : testaments-de-poilus.an@culture.gouv.fr


 

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12 décembre 1970 – MANCEAU de LAFITTE

L’aspirant MANCEAU de LAFITTE, héros de l’escadrille Normandie Niemen fut tué sur le front russe. Sa dépouille est ramenée le 12 décembre 1970, il est inhumé dans le cimetière de Maisons-Alfort.

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8 décembre 1793 – Mme Du BARRY

« Encore un instant, monsieur le bourreau. »

Parole prononcée par Mme du Barry avant de mourir sur l’échafaud – (8 décembre 1793)

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Le Maitron, rechercher une chaîne de caractères

maitron-maisons-alfort

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selon la recherche ci-dessus, 288 articles ont été trouvés contenant « Maisons-Alfort » dont

 SAGUET Fernand Né le 9 janvier 1899 à Vertus (Marne), mort en déportation le 12 août 1942 à Auschwitz ; cheminot ; militant communiste ; conseiller municipal de Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne).

A  suivre

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MGW : Paris, état des relevés

Paris contient 1496 relevés.
L’accès aux arrondissements s’effectue à partir des n° d’arrondissements ci-dessus.
La liste complète des relevés par arrondissements de Paris est disponible ici, avec indication des relevés en ligne et des relevés en cours de réalisation.

Les derniers relevés ou photos indexés sur ce département (hors Livres d’Or) :


Les relevés en cours de réalisation (hors Livres d’Or) :

  • Paris 03, Plaque commémorative (Située sur le mur de l’école élémentaire Saint-Martin) – Photo : Oui
    [Ajouté le 2017-07-29 par Laetitia FILIPPI.]
  • Paris 09, Monument aux Morts (Gaz de France 6 Rue Condorcet) – Photo : Oui
    [Ajouté le 2017-11-17 par Gilles GAUDOU.]
  • Paris 09, Plaque commémorative (GAZ DE FRANCE 6 Rue CONDORCET) – Photo : Oui
    [Ajouté le 2017-11-15 par Gilles GAUDOU.]
  • Paris 09, Plaque commémorative (Gaz de France 6 Rue Condorcet A la mémoire des agents des industries électriques et gazières d ‘Algérie morts pour la France 1914-1918 1939-1945) – Photo : Oui
    [Ajouté le 2017-11-17 par Gilles GAUDOU.]

Les relevés de Livres d’Or en cours de réalisation :

  • Paris, Livre d’or (« La Preuve du Sang – Livre d’or du clergé et des congrégations (1914-1922) » publié à Paris, Bonne Presse 1925 – 2 volumes de 1250 pages, environ 24000 notices – Le relevé reprend uniquement les noms des morts (environ 6100)) – Photo : Non
    [Ajouté le 2017-09-28 par Élisabeth DE MONTMARIN.]

Les relevés à vérifier sur ce département :

  • (32) – Paris 19, relevé n° 50091 relevé partiel, Plaque commémorative, église Saint-Christophe, Cette plaque, située sur un mur, est masquée par une guérite, seuls quelques rares noms sont visibles – « Aux enfants de la Villette morts pour la France 1914-1918 »ris

 

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Site du jour (276) : Les proscrits de 1851 par Jean Tosti

Les proscrits de 1851

http://jeantosti.com/histoire/proscrits.htm

Le détail des condamnations

Liste des condamnés

 

Les listes que vous allez pouvoir consulter datent du 27 février 1852. Elles ont été constituées par une commission mixte, dirigée par le préfet Henri Pougeard-Dulimbert, après les troubles qui avaient suivi le coup d’état du 2 décembre. Peut-être est-il nécessaire de rappeler en quoi consiste ce coup d’état :

Après avoir juré de « rester fidèle à la République démocratique et de défendre la constitution », Louis-Napoléon Bonaparte renie ses engagements. Au matin du 2 décembre 1851, une proclamation du prince-président, affichée dans les rues de Paris, annonce la dissolution de l’Assemblée, le rétablissement du suffrage universel et un plébiscite qui l’autorisera à donner à la France des institutions renouvelées de l’Empire.

Fort d’une tradition républicaine déjà très solide, le département des Pyrénées-Orientales se soulève de façon plus ou moins organisée.

Dès le 3 décembre, des troubles éclatent à Perpignan, Collioure et Elne. Ils sont très vite réprimés par la troupe. Dans la nuit du dimanche 7 décembre, un soulèvement se produit simultanément dans les villages entourant Perpignan, dans la Salanque, à Saint-Génis, Laroque, Estagel etc… A nouveau, l’armée intervient très vite, et la révolte s’éteint en quelques heures. Quelques troubles sporadiques éclatent encore, mais sans jamais prendre des proportions considérables.

Le plébiscite préparant l’empire est organisé le 20 décembre 1851. Savamment orchestré, il donne des résulats sans appel : 25.598 oui contre 3.397 non. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des empires possibles, mais l’occasion est trop belle de démanteler complètement les rangs républicains, ce à quoi va s’employer le préfet avec un zèle assez effrayant : plus de 1000 personnes sont arrêtées ou poursuivies, jugées de façon sommaire avec les résultats suivants :

  • 57 personnes sont désignées pour être déportées à Cayenne. Selon le préfet, sont compris dans cette catégorie « les incorrigibles, les chefs ou les soldats les plus compromis du complot et des mouvements insurrectionnels, qui sont, d’ailleurs, ou repris de justice ou convaincus de meurtre. »
  • 231 condamnés auront droit à la mention Algérie +, autrement dit la déportation en Algérie obligatoire. Ce sont « des hommes aussi dangereux, mais qui n’ont pas été déjà frappés par la justice ».
  • 157 personnes auront elles la mention Algérie -. Pour ces condamnés, on estime que, s’ils veulent bien se racheter et faire amende honorable, la déportation n’est pas vraiment nécessaire. En effet, ils ne sont pas « aussi pervertis » que les précédents.
  • 49 individus sont condamnés à l’internement, peine réservée à des subalternes jugés capables de s’amender.
  • 91 personnes seront expulsées de France. Il s’agit de gens qui mériteraient la déportation en Algérie, mais qui « ont quelque fortune qui leur permettra de vivre à l’étranger ».
  • 23 accusés sont éloignés temporairement : « ils sont pris dans les chefs socialistes de chaque localité, ambitieux plus ou moins coupables qui, sans se porter de leur personne aux attaques insurrectionnelles, les préparaient et les dirigeaient ».
  • 77 sont placés sous surveillance. Ce sont « les individus qui ont paru entraînés et que la commission a jugés susceptibles de revenir, sous l’oeil de l’autorité, à une consuite plus régulière ».

La commission se voudra ensuite plus clémente. Les déportations à Cayenne ne toucheront que 10 personnes sur les 57 prévues, les autres étant envoyées en Algérie. Ce sont en tout environ 350 républicains qui se retrouveront en Algérie. Bref, le mouvement républicain est totalement démantelé. Il lui faudra plus de 15 ans pour se reconstituer.

Un site pour tout savoir sur la résistance au coup d’état en France.

 

lire aussi  1851 pour les nuls

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Recomposition faciale d’un poilu !

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Novembre 1955 – René COTY

COTY René, Homme politique

(Place René Coty à Maisons-Alfort)

o 20 mars 1882, Le Havre (Seine-Maritime)
x 21 mai 1907 Germaine Alice Corblet † 12 novembre 1955
22 novembre 1962, Le Havre (Seine-Maritime)

Enseignant, député, sénateur,
Président de la IVème République

Né le 20 mars 1882 au Havre dans une famille d’enseignants, ses études de philosophie et de droit le mènent au barreau dès 1902. A partir de 1923, il est élu député, républicain de gauche du Havre, avant d’être élu sénateur en 1935. Il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain en 1940, mais refuse d’être maire du Havre. Membre des deux assemblées constituantes en 1945-46, il préside le groupe des républicains indépendants dans l’Assemblée nationale en novembre 1946. Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme dans le cabinet de Schuman (1947-1948), il est élu sénateur et vice-président du conseil de la République en janvier 1949. Élu président de la République au treizième tour de scrutin le 23 décembre 1953, il appelle en mai 1958, le général de Gaulle à former le dernier gouvernement de la IVe République (1er juin).
Le 12 novembre 1955, Germaine Coty décède au château de Rambouillet.
A partir du 8 janvier 1959, il siège au Conseil constitutionnel. De tout temps défenseur de la primauté du Parlement, il s’oppose au référendum constitutionnel de 1962. Il meurt le 22 novembre 1962.

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Tous conflits, le monument virtuel de Maisons-Alfort (94)

L’ensemble de ces relevés ont été initiés par les adhérents du CGMA.

Merci aux bénévoles de MémorialGenWeb

Sans eux, rien n’aurait été réalisés.

Monument aux Morts [relevé n° 5680] Photo
Église Plaques Commémoratives 1914-1918 de l’église Saint-Remi [relevé n° 10468] Photo
Église Plaques Commémoratives 1939-1945 de l’église Saint-Remi [relevé n° 10469] Photo
Plaque, stèle ou monument régimentaire Plaque commémorative Indochine [relevé n° 137643] Photo
Plaque, stèle ou monument régimentaire Stèle commémorative 3e Régiment d’Artillerie Coloniale [relevé n° 137602] Photo
Plaque, stèle ou monument régimentaire Stèle commémorative à la mémoire des 541 Officiers, Sous-officiers, Gendarmes auxiliaires et Harkis de la Gendarmerie Nationale [relevé n° 137605] Photo
Plaque, stèle ou monument régimentaire Stèle commémorative Place d’armes du fort de Charenton [relevé n° 137603] Photo
Plaque, stèle ou monument régimentaire Stèle commémorativeà la mémoire des militaires de la Garde et de la Gendarmerie Nationale [relevé n° 137604] Photo
Plaque ou stèle sans noms Plaque commémorative (1) rue du Maréchal Maunoury [relevé n° 137062] Photo
Plaque ou stèle sans noms Stèle dans le cimetière de Maisons-Alfort [relevé n° 136740] Photo
Résistance Plaque commémorative André Maurice Dupont et André Albert Faucher [relevé n° 72395] Photo
Résistance Stèle commémorative carrefour de la résistance [relevé n° 137010] Photo
Déportation Plaque commémorative école Parmentier [relevé n° 50069] Photo
Déportation Plaque commémorative école primaire Condorcet [relevé n° 39978] Photo
Déportation Plaque commémorative école Raspail [relevé n° 60573] Photo
Monument commémoratif sans noms Monument commémoratif 1870-1871 – Siège de Paris [relevé n° 135641] Photo
Plaque Commémorative Plaque à la gloire du Bataillon d’Alfort – Dans le parc de l’École Vétérinaire d’Alfort (94) – [relevé n° 66913] Photo
Plaque Commémorative Plaque commémorative 1939-1945 de l’artificier François [relevé n° 70352] Photo
Plaque Commémorative Plaque commémorative du Fort de Charenton [relevé n° 72437] Photo
Tableau Commémoratif Tableau commémoratif fort de Charenton [relevé n° 72521] Photo
Stèle Commémorative 40 Déportés Maisonnais – sources diverses MdH (Mémoire des Hommes) et MGW (MemorialGenWeb) et archives communales [relevé n° 72336] Photo
Stèle Commémorative Stèle Commémorative Cimetière communal [relevé n° 10446] Photo
Plaque, stèle ou monument d'entreprise, d'administration, d'association Ecole Vétérinaire – Plaque des vétérinaires morts aux combats de 1914-1918 [relevé n° 60525] Photo
Plaque, stèle ou monument d'entreprise, d'administration, d'association Plaque commémorative 1939-1945 SNCF [relevé n° 45932] Photo
Plaque, stèle ou monument d'entreprise, d'administration, d'association Société Bio-Springer de Maisons-Alfort [relevé n° 72335] Photo
Livre d'Or du ministère des pensions Livre d’Or du ministère des pensions [relevé n° 60527]
Livre 15 Fusillés Maisonnais – sources diverses MdH (Mémoire des Hommes) et MGW (MemorialGenWeb) et archives communales [relevé n° 72334]
Livre Archives communales [relevé n° 10447]
Livre Livre 200 ans d’École Vétérinaire 1765-1967 [relevé n° 70398]
Livre Livre d’Or 1914-1916 [relevé n° 10448]
Livre Livre d’or, listes, archives, état-civil [relevé n° 72433]
Livre Registres Communaux 1870-1871 [relevé n° 10449]
Livre Signalés comme résistants dans MDH, Transcritions de décès,autres [relevé n° 67484]
Livre Victimes du premier V2 tombé à Maisons-Alfort le 08/09/1944 [relevé n° 72149]
Carré de corps restitués Carré de corps restitués 1914-1918 [relevé n° 10470] Photo
Carré de corps restitués Carré de corps restitués 1939-1945 et conflits postérieurs [relevé n° 10433] Photo

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« Un village français » un épisode en avant première

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La série à succès de France 3 s’achève avec cette septième saison, toujours marquée par un magnifique travail de ses acteurs. En exclusivité sur Télérama.fr, regardez le premier des six nouveaux épisodes, avant sa diffusion jeudi 16 novembre.

Continuer à vivre avec ses souvenirs, ses secrets, ses remords. Après le déchaînement de violence de la Libération, les habitants de Villeneuve s’efforcent de reprendre le cours de leur existence. Alors qu’il brigue la mairie, Raymond affronte la colère des ouvriers de sa scierie. La menace d’une grève comme les pénuries ravivent les rancœurs et les antagonismes. Frappé d’indignité ­nationale, Daniel Larcher voit Hortense sombrer dans la folie…


 

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4 novembre 1982 – Jacques TATI

Jacques Tati (nom d’artiste, à partir de 1945, de Jacques Tatischeff, né le 9 octobre 1907 au Pecq (Seine-et-Oise), près du square portant à présent son nom, mort le 4 novembre 1982 à Paris[2]) est un réalisateur et acteur français. Mon Oncle a été tourné en partie aux Studios de la Victorine à Nice (villa des Arpel), à Saint-Maur-des-Fossés (maison de M. Hulot) et Créteil (usine située non loin de la Marne) en région parisienne.

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Dastum publie des inédits du « Pays Montagne », dont la voix d’un poilu de Scrignac, enregistré dans un camp de prisonniers en 1916.

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Dastum publie des inédits du « Pays Montagne », dont la voix d’un poilu de Scrignac, enregistré dans un camp de prisonniers en 1916.

Haut lieu du Kan Ha Diskan (chant à répondre) berceau de la gavotte et du renouveau du Fest-Noz, ce pays qui englobe le nord des monts d’Arrée, entre Scrignac, Berrien, Plouyé, Huelgoat, La Feuillée, mais aussi la région de Carhaix, a été l’objet de longue date d’importantes collectes sonores effectuées par l’association Dastum.


Trois ans de travail

Trois ans de travail, de recherches, ont été nécessaires pour aboutir à l’édition du double CD-livret qui constitue le 5e volume de la collection La Bretagne des pays.

« Nous nous sommes attachés à travailler sur une période qui n’a pas été très abordée dans l’édition, avec des enregistrements pour la plupart inédits ».

Un poilu de Scrignac

Ces enregistrements datent pour certains des années 1930, 1940 et 1950 et possèdent une charge émotionnelle importante, « comme le premier morceau qui est celui de Jean-Marie Le Gall, un Poilu de Scrignac enregistré dans un camp allemand de prisonniers en 1916 ou encore l’enregistrement de Catherine Corvellec une chanteuse de Carhaix à la fin des années 1960 ».

On y trouve aussi les grandes figures de la renaissance du Fest-Noz dans les années 1950, Catherine Guern, François Ménez de Poullaouen, Jean-Marie Plassart de Plouyé, François-Louis Gall, Gwilhou Rivoal, « au total trente et un chanteurs et chanteuses dans un répertoire que nous avons voulu partager et rendre accessible au grand public ».


 

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Que mangeaient les parisiens au moyen-âge ?

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Vous êtes-vous déjà demandé ce que mangeaient nos ancêtres, ces Parisiens qui ont foulé les rues pavés de l’île de la Cité à l’époque de la construction de Notre-Dame-de Paris et de la Sainte-Chapelle ? De la blanquette de veau, un navarin d’agneau ou des bouchées à la reine ? Rien de tout ça ! On vous dit tout sur l’alimentation de nos ancêtres médiévaux.


 

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Article du jour (359) : Archives de Ravenbrück en ligne

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Les archives de Ravensbrück sont maintenant disponibles en ligne grâce au lancement du site « Witnessing genocide ».

Ravensbrück, situé au nord de Berlin, était un camp de concentration destiné principalement aux femmes et aux enfants. Entre 1939 et 1945, 130 000 prisonnières y seront détenues et on estime que seules 15 000 à 30 000 d’entre elles étaient encore vivantes à la fin de la guerre.

Lancement du site « Witnessing genocide »

Le site « Witnessing genocide » est édité par la bibliothèque universitaire de Lund (Suède). Ce site, disponible en Suédois et en Anglais, présente des

  • témoignages,
  • photographies,
  • lettres dont certaines comportent des messages secrets,
  • listes de travail,
  • listes de transports,
  • peintures,
  • dessins,
  • de nombreux autres documents.

Ce site est totalement gratuit.


Tous les Articles du jour


Complément

Mémorial GenWeb Base des déportés 1939-1945

Auschwitz

Cette base de données regroupe 91009 personnes mortes en déportation, et qui ont été déportées à partir de la France.
Elle comprend les personnes déportées du fait de leur appartenance ethnique, religieuse ou politique, celles déportées pour faits de résistance.
Les sources utilisées pour la construction de cette base de données sont diverses; la principale source étant toutefois les listes publiées au Journal Officiel

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Jean BART (1650-1702)

Jean BART 1650-1702

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22 octobre 1941 – Guy MÔQUET. « Ma petite maman chérie, … »

1941 – Lettre de Guy Môquet

Dirigeant de la Jeunesse Communiste. Fusillé à dix-sept ans à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Dans sa dernière lettre il écrit

“Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les vingt-sept qui allons mourir”.

Lettre de Guy à sa famille – 22 octobre 1941

« Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré

mon petit papa aimé »

« Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime

Guy

Dernières pensées : « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

Dictionnaire des célébrités du Val-de-Marne

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Classé dans Guerre 39-45, Histoire

Mémorial GenWeb : Base des déportés (258 en Val-de-Marne)

Base des déportés VDM

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*

Nés à Maisons-Alfort

BERNARD Marguerite Marie épouse VERRIER  

BERNHARD Alphonse  

GARNIER Hélène née DREYFUS  

GERTLER Gisèle

NAUDOT Bernard Lucien  

QUEYROUX Alfred René « Marcel »

 

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Classé dans Guerre 39-45, Histoire, Val de Marne

Coat-Mallouen et les maquisards

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Après le débarquement à l’été 44, la forêt de Coat-Mallouen héberge 300 maquisards. Moyenne d’âge 22 ans. Le bois est leur planque. Le camp de base idéal pour mener des embuscades contre l’occupant. Ils vont s’en faire déloger le 27 juillet par des unités allemandes. Les combats font 13 morts parmi les résistants.

Après s’être repliés, les maquisards rejoignent bientôt Guingamp et libèrent la Ville aux côtés des américains. Aujourd’hui, au bord de l’Étang de St Connan, un musée raconte cette histoire restée trop longtemps méconnue.


 

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EN ENVOR : Pierre-Étienne FLANDIN

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Mais si le nom de Pierre-Etienne Flandin n’est pas des plus connu c’est que son rôle est au centre d’un certain nombre de controverses historiographiques, magnifiquement résumées dans un article désormais classique d’Olivier Wieviorka. Pour certains acteurs tels que Michel Peyrouton, suivis par des historiens comme Robert Aron, l’arrivée de Flandin au pouvoir témoignerait d’une volonté d’ouverture vers la Grande-Bretagne et d’une certaine velléité de d’opposition à l’Allemagne. En d’autres termes, il serait possible d’y voir une pause libérale. Pour d’autres, au contraire, il est clair que l’intermède Flandin ne se caractérise par aucun fléchissement des persécutions antisémites ni par le moindre raidissement diplomatique vis-à-vis de Berlin. Sans entrer dans un débat qui n’est ici pas le nôtre, remarquons juste que ce qui parait se distinguer parmi les partisans de Flandin est au final la classique dichotomie entre d’une part le « bon » Vichy qui serait une sorte de « bouclier » et, d’autre part, le mauvais, celui de Laval. Une thèse qui bien entendu n’a plus cours aujourd’hui tant on mesure les convergences qui peuvent exister en ces circonstances très particulières entre un homme politique réputé libéral et un régime autoritaire.


 

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