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Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville par Amédée Chenal (1898)

Histoire de MA et Alfortville

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Un ouvrage majeur sur l’histoire de Maisons qui se trouve sur GALLICA.

Cet ouvrage a été transcrit sous Word par le CGMA, vous trouverez sur ce blog l’intégralité de ce texte

https://cgma.wordpress.com/?s=Histoire+de+Maisons+%28

Alfortville s’est détachée de Maisons-Alfort et s’est érigé en commune le 1er avril 1885

 

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Visite de l’usine Bio-Springer (02)

Avant de commencer la visite de l’Usine Springer arrêtons nous sur l’histoire des octrois Maisonnais.

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Petite histoire mouvementée de l’octroi racontée par Amédée Chenal (1898) maire de Maisons-Alfort
Dans « Histoire de Maisons-Alfort  et  d’Alfortville
Depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours »
Par Amédée Chenal  (1898)

1674 – On se plaignait déjà de l’octroi de la ville de Paris. Il avait été payé, pour de la paille livrée par la commune, 30 livres à la porte Saint-Antoine, et on avait refusé de rendre cette somme, à la porte Saint-Denis, par où ressortaient les voitures qui se rendaient dans cette ville.
La paille se vendait deux sols la botte.

1680 – Ces terres avaient été surnommées Prés des pailles, parce que les habitants de Maisons qui étaient obligés depuis fort longtemps de fournir les pailles et litières pour la grande écurie du roi, affectaient le revenu qu’elles produisaient à l’acquisition de cette paille quand elle n’avait pas pu y être récoltée. C’est de l’une de ces livraisons qu’il s’agit, lorsqu’on parle de l’octroi de Paris. Cette paille était plus généralement livrée à Carrières-Charenton, au Séjour du roi, où les chevaux de la cour étaient logés.

1789 – CAHIER DES DOLEANCES DES HABITANTS DE LA COMMUNE OU PAROISSE DE MAISONS-ALFORT
7°     Que les droits sur les marchandises qui passent debout dans la banlieue de Paris soient supprimés comme injustes et très onéreux au commerce, tant par leur quotité que par les vexations et les retards qu’éprouvent les voituriers, par une foule de commis qui se trouvent tant dans les lieux où il y a un bureau que sur les routes ;
(c’est-à-dire :Suppression des droits de passe et des octrois).

1818 – L’octroi de banlieue avait été institué, malgré l’opposition de l’assemblée communale, manifestée à diverses reprises.

1845 – Un octroi communal fut voté, et le vin frappé d’un droit de un franc par hectolitre, « pour imiter les communes de Charenton et Saint-Maurice, qui améliorent tous leurs services ».

1847 – On constata que l’octroi avait produit, pour six mois, de mars à août inclus, 1 545 fr. 94 centimes.

1848 – À la suite de deux pétitions, le conseil vota la suppression de l’octroi, à partir du 1er mai ; il avait été établi pour dix ans en 1846.

1849 – À la suite de la constatation d’un déficit annuel de 200 francs, le préfet avait invité le conseil municipal à rétablir l’octroi ; celui-ci refusa, et proposa 7 centimes additionnels ; il fut néanmoins rétabli sur les vins et alcools.

1852 – Non seulement l’octroi avait été rétabli, comme nous l’avons déjà dit, mais se basant sur la nécessité de pourvoir aux dépenses suivantes :
« 1°    Paiement des travaux supplémentaires de l’église,
2°    Frais de réparations du pavage des rues,
3°    Continuation du pavage de la rue Saint-Pierre,
4°    Substitution du gaz à l’huile,
5°    Etablissement d’un lavoir public,
6°    Et enfin, construction d’un second bas-côté à l’église. »

1856 – BUDGET DE PREVISIONS POUR 1856
RECETTES
5 centimes additionnels ordinaires             580  fr
Attribution sur les patentes de l’année       320
sur les amendes de police                                120
sur le produit de l’octroi de banlieue      1 400
Droits d’octroi, produit brut                       1 750
Produit des amendes de l’octroi                      50

DÉPENSES
Administration communale (secrétaire 1.000 fr)    1 918 fr
Service de police, contingent         920
Salaire du garde champêtre            600
Salaire du tambour-afficheur           70
Service de l’octroi                               625

A remarquer, que l’octroi, qui produit 1.750 francs brut, coûte 625 francs à percevoir ; le bénéfice est maigre.

1864 – L’octroi, qui n’existait que sur les vins et alcools, à raison de 0 fr. 92 et 2 fr. par hectolitre, fut institué à peu près tel que nous l’avons encore, malgré une pétition d’un grand nombre d’habitants, dans laquelle, d’une façon un peu triviale, on représentait les « Octroyens » cherchant à découvrir la fraude sous les jupons des maraîchères retour des Halles ; son produit pour 1865 était évalué à 29 656 francs.6

1871 – Au mois de février 1871, le conseil fut réuni ; sept membres étaient présents. Il s’agissait de voter 3 091 francs, pour les dépenses de la garde nationale, la démolition des barricades, le déménagement de la mairie et, enfin, le paiement de l’enterrement des soldats morts à l’Ecole, à raison de 2 francs par homme.
Le 12 mars, nouvelle réunion ; il n’y a toujours que sept conseillers fidèles ; il fallait fournir du chauffage aux troupes allemandes. On décide de couper des arbres dans les parcs de MM. Lesieur, Lagoutte, Dodun et autres, qui avaient été épargnés par le génie, puis on vote l’achat de nouveaux bureaux d’octroi pour remplacer ceux qui ont été brûlés, et on accorde des semences aux cultivateurs.

1872 – Un receveur d’octroi, nommé Bastesti, ancien garde de Paris et ancien capitaine de la garde mobile, fut révoqué et poursuivi pour détournements ; d’origine corse, il parvint, croit-on, à gagner le maquis ; on ne le revit plus.
Son chef, le préposé principal, fut également impliqué dans l’affaire pour défaut de surveillance.

1879 – M. Denoailly, préposé principal de l’octroi, venait d’être révoqué ; même mesure fut prise à l’égard du secrétaire de la mairie.

1882 – La Caisse des écoles, à l’étude depuis longtemps, fut définitivement fondée.
Un procès d’octroi monstre, d’une justice contestable, fut commencé contre la Compagnie P.L.M. ; il ne devait se terminer que beaucoup plus tard, après épuisement de toutes les juridictions, par la condamnation de celle-ci, à un versement considérable, au profit de la commune et de l’employé saisissant.
Par contrecoup, il fut une des causes de la chute de M. Busteau.

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Dans un autre ouvrage sur Maisons-Alfort datant de 1904
« Département de la Seine – Direction des affaires départementales.
Etat des communes à la fin du XIXe siècle publié sous les auspices du Conseil Général
Notice Historique et Renseignements administratifs »
OCTROI
L’octroi de Maisons-Alfort est administré par voie de régie directe. Il est donc placé sous la surveillance immédiate du maire, et sous la surveillance générale de la régie des contributions indirectes.
Les déclarations et la recette des droits s’effectuent dans les 5 bureaux municipaux ou mixtes dénommés plus haut, et dans 2 bureaux de régie, dont l’un mixte avec Créteil.
Ces différents bureaux sont ouverts tous les jours, savoir de 7 heures du matin à 6 heures du soir, pendant les mois de janvier, février, novembre et décembre ; de 6 heures du matin à 7 heures du soir, pendant les mois de mars, avril, septembre et octobre enfin, de 5 heures du matin à 8 heures du soir, pendant les mois de mai, juin, juillet et août.
Pendant les mois de janvier, février, novembre et décembre, l’ouverture des bureaux a lieu à 6 h. ½  du matin, sauf en ce qui concerne les objets soumis aux droits du Trésor.

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4 décembre 1731 – Extrait du rôle de Maisons-près-Charenton

1731 – Extrait du rôle

Voici un extrait du rôle de 1731 :

« Mémoire des particuliers qui tiennent des nommés Rozez et consorts.

Michel Theveau, nouvel habitant taillable à Charenton, homme fort âgé et batteur en grange :    2 l
François Goupil père, âgé de quatre-vingts ans, qui n’a avec lui qu’une fille estropiée d’une main, paie de taille :    4 l
Robert d’Albecq, payait 45 livres à raison de ce qu’il tient des susnommés, paie :  53 l
Augustin Bouclon, nouveau venu, savetier, garçon, paie :    3 l
La veuve Denise Milcaut, femme âgée, estropiée, pauvre, paie :    2 l
Claude Boiste, batteur en grange, paie :    3 l
Jean Marchand, manouvrier, paie :    8 l
Nicolas Paris, soixante-quinze ans, infirme paie :    1 l
Catherine Segretin, ouvrière très pauvre :    8 l
Anthoine Mathé.  10 l
Jean Huchon, batteur en grange, très pauvre :    2 l
Etienne Meunier, manœuvre, très pauvre :    6 l
Claude Claujard,       –                 – :    5 l
Anthoine Milcent,       –                 –     4 l
Jean Gentil,               –                 –     5 l

« Le soussigné, curé de la paroisse de Maisons-près-Charenton, certifie que tous les ci-dessus nommés sauf Robert d’Albecq sont à l’aumône de la paroisse, en foi de quoi avons signé
« Le 4 décembre 1731       Cousteron. »

D’après Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort

Index de l’ouvrage d’Amédée Chenal :http://vergezy.perso.libertysurf.fr/cgma/achenal.htm

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11 octobre 1852 – Adresse au Prince Président

1852 – Adresse au Prince Président

Les mêmes hommes, ou à peu près, qui avaient fait quatre ans plus tôt l’adhésion chaleureuse à la République que nous avons reproduite, et avaient pour la plupart prêté serment de fidélité aux divers gouvernements qui s’étaient succédés, envoyaient au Prince Président  l’adresse suivante, votée en la séance du 11 octobre 1852 :

Monseigneur,

« Le Conseil Municipal de la commune de Maisons-Alfort, interprète des sentiments de toute la population, prie Votre Altesse Impériale d’agréer l’expression de sa reconnaissance, pour les services que Votre Altesse a rendus à notre belle Patrie, en écrasant l’anarchie, en nous rendant la vie, en rétablissant l’ordre par votre énergie.

« Oui, Monseigneur, nous nous joignons à toutes les populations, qui ont été si heureuses de contempler leur sauveur, et nous formons, comme elles, les vœux les plus ardents pour que bientôt votre Altesse soit revêtue de la dignité Impériale, comme le fut jadis votre oncle de glorieuse mémoire, et que le pouvoir reste héréditaire dans la famille d’un Prince qui a sauvé la France, et qui saura la conserver grande et prospère.

« Le Conseil a l’honneur d’Être avec un profond respect, Monseigneur, de votre Altesse Impériale, le très humble et très dévoué serviteur.

« Et ont signé :

« Dodun, Lavocat, Becquemont, Guimard, Hédelin, Lecouteux, Dandalle, Vermorelle, Delaporte, Renault, Paris, Véron ».

Pouvait-on saluer plus bas le soleil levant ?

D’après Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort (1898)

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7 septembre 1870 – Conseil – Première séance sous la République

Le 7 septembre 1870, le conseil fut réuni sous la présidence de M. Bourguignon, adjoint, qui, par suite du départ de M. Véron, avait assumé la direction des affaires municipales.

C’était la première séance sous la République ; voici la première délibération

« Le Conseil : Considérant qu’il est du plus grand intérêt qu’il soit pourvu à la défense du pays,

« Délibère :  Il y a lieu de prier le citoyen maire de Paris de vouloir bien autoriser au budget de l’exercice 1870 l’ouverture d’un crédit de 900 francs, pour travaux nécessités pour la défense du pays et la garde de l’abreuvoir d’Alfort. Il serait fait emploi de cette somme par voie d’économie et en régie.

« Fait et délibéré en séance, les jour, an et mois que dessus. Et ont signé les membres présents. »

Treize conseillers étaient présent ; pas de signatures.

Cette nécessité de garder l’abreuvoir s’expliquait par le grand nombre de chevaux de l’armée qui s’y rendaient journellement.

 

Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort

Consulter également sur FranceGenWeb : Les Maires de Maisons-Alfort

  • Nom : BOURGUIGNON
  •   Prénom :  François-Augustin

  •   Commune du mandat:  94 – Maisons-Alfort
  •   Période du mandat:  1871 – 1878
  •   Naissance:  27.6.1816 Bois le Roi (77)

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Les anciens sites ne meurent jamais !

C’est le cas de deux anciens sites du CGMA créés par un adhérent Michel V. et par notre ami Yves VERGEZ.

Pour les curieux ces deux sites donne la clé vers de nombreuses pistes généalogiques et historiques liées à Maisons-Alfort/

Les anciens sites du Cercle Généalogique de Maisons-Alfort (CGMA) 

http://cgma94.free.fr/telechargement/telechargement.htm

Où vous pourrez télécharger :

– Tables décennales de la commune de Maisons-Alfort de 1792 à 1901

– Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville Depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par Amédée CHENAL – Maire de Maisons-Alfort – Édité en 1898

– État de la commune de Maisons-Alfort édité par le Conseil Général de l’époque, en 1904

– Annuaire de l’arrondissement de Sceaux – Première année ( la seule, hélas !)   Paris : Imprimerie administrative de Paul Dupont   45 rue de Grenelle Saint-Honoré – 1868.   501 pages 20 cm – extrait des pages 258 à 263, Maisons-Alfort.   Côte 30BB8 -Archives Départementales de Nanterre

http://vergez.net/cgma/index.htm

– Index des patronymes ayant fait l’objet de publications.

– Index des Morts pour la France ayant leur nom inscrit inscrit sur un monument Maisonnais.

– Index de l’Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville par Amédée CHENAL .

– Le stand du CGMA aux journées portes ouvertes du NECC, le 23/09/2001.

– Le Quiz du CGMA 1999 : La page détente en 43 questions.

Faites en bon usage !

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8 juillet 1787 – Élection pour nommer un syndic

1787 – Élection pour nommer un syndic

1787 – En exécution d’un règlement royal du 8 Juillet 1787, une réunion a lieu, en la paroisse de Maisons « des Syndics, propriétaires, habitants et bien tenants ( ), afin de nommer un syndic et autres membres qui doivent composer l’Assemblée communale.

La Communauté comprenait 153 feux ; l’Assemblée devait se composer ainsi :

Le seigneur, le curé, le syndic et six membres élus.

Étaient présents : 14 électeurs dont voici les noms

Roger, marchand de bois ; Gaspard, aubergiste ; Feuillet Mathias, habitant ; Léonard, menuisier ; Anglebert, serrurier ; Lajoie, marbrier ; Lecointre, habitant ; Meunier, aubergiste ; Feuillet François, habitant ; Brisset, fermier ; Lecouteux, fermier ; Noblot, cabaretier ; Chéreau, maçon ; Gouffé, boulanger.

Comme tous les électeurs ne savaient pas écrire, on vota à voix haute. Furent nommés :

En premier : Roger, qui payait, comme vingtièmes ( ) 132 livres ; et pour tailles, capitations ( ) et accessoires, 403 livres 5 sols. Il avait le titre de syndic perpétuel.

Puis Lecouteux, Brisset, Meunier, Gouffé, Lecointre.

Coudray, fermier de l’Archevêque fut nommé syndic annuel.

Roger figurait depuis quelque temps sous le titre indiqué, qui s’acquérait moyennant finances, et disparut aussitôt après l’application du nouveau règlement. Son titulaire, avec ses 535 livres 5 sols de contributions, nous parait être le bourgeois le plus cossu de la commune à cette époque.

La nouvelle administration relevait de la subdivision de Choisy, généralité de Paris.

C’était le premier essai d’une élection régulière à l’aide du suffrage restreint ; les électeurs n’étaient pas encore bien jaloux de leurs droits, puisque 14 seulement s’étaient dérangés.

D’après – Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort

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