Histoire de Maisons (II-5) : de l’An X à 1815

de l’An X à l’An XIV

DEUXIEME PARTIE – Sous la Révolution et le Premier Empire

CHAPITRE Cinq

An X – Voici la reproduction d’un projet de dépenses pour l’an X, présenté par le maire à son conseil, sous une autre forme que les précédents

CHARGES LOCALES DE L’AN X.

Le Maire soumet au conseil l’état des dépenses comme charges locales, pour l’an X, ainsi qu’il suit :

Pour garde nationale  173  fr

Remontage de l’horloge et affiches   72

Chemins vicinaux  200

Registres de l’état civil  12

Tables décennales  6

Entretien des couvertures de l’horloge, du corps de garde et du lieu d’assemblée   125

Bulletin des lois   6

Frais de mairie   300

Prix d’émulation  25

Loyers des instituteur et institutrice 200

Entretien de l’horloge   36

Pour établir des marques, tant à l’échelle du pont de Charenton qui est sur cette commune, qu’à divers autres endroits de la commune où l’eau a monté cette année, pour servir de niveau 

                                                             60    }

Réparations au cimetière          600    }

                                                           660

                                                    _______

Total général                                1 815  fr

Le Conseil accepte ce compte.

Pendant la session où ce budget fut voté, le maire exposa la situation de la commune, manifestant de nouveau le regret que des biens communaux eussent été aliénés sans utilité, et proposa d’en revendiquer la propriété ; il ne semble pas qu’il eût été donné suite à cette idée.

L’état des charges locales, reproduit ci-dessus, avait pour utilité d’éclairer le conseil sur les dépenses annuelles à prévoir, et, par suite, sur l’importance des sommes à affecter aux améliorations projetées. Le conseil, en l’approuvant, apprit avec satisfaction qu’il y avait en caisse un reliquat net de 2 769 fr. 33.

Le vœu fut émis qu’on construisit un pont à Choisy, où il n’y avait qu’un bac. On nomma un garde champêtre, qui devait toucher 600 francs par an, payés par les propriétaires de terres, au prorata des surfaces leur appartenant ; enfin on examina et approuva les comptes de quatre exercices, pendant lesquels cette formalité n’avait pu être remplie, soit des ans V à IX.

TABLEAU DE RECENSEMENT DES CONSCRITS DE DEUX ANNEES TIRANT ENSEMBLE

« Désignation des conscrits de l’an IX et de l’an X. »

RESULTAT AN IX. 

Ont été appelés, 54 conscrits

Supplémentaires (21) :  Absents 14, Provisoire, devant justifier qu’il a satisfait à la loi  1,   Infirme  1, A défaut de taille   5

Exceptés  (7)   :  Elèves militaires  3,  Ayant satisfait dans d’autres communes 4  

Désignés (17) :  Pour l’armée active  8, Pour la réserve  9 

Non désignés  (9) 

 AN X.

Ont été appelés, 48 conscrits

Supplémentaires (18) :  Absents 9, Provisoire, devant justifier qu’il a satisfait à la loi  2 , Infirmes  7,   A défaut de taille 3

Exceptés (6) :  Elèves militaires 3,  Ayant satisfait dans d’autres communes 3

Désignés (16) :   Pour l’armée active   8, Pour la réserve  8

 Non désignés  (8) 

Pour l’an IX, sur dix-sept conscrits appelés faire partie de l’armée, treize étaient élèves à l’Ecole d’Alfort, et l’an X, sur seize, douze étaient dans le même cas.

Le maire était vraiment un magistrat heureux auquel tous les déplacements étaient évités ; non seulement il avait chez lui « le greffe de la municipalité », mais le tirage au sort s’y faisait également.

Nous avons assisté en quelque sorte au départ des volontaires en 1792 ; ils ne revinrent pas tous, mais parmi ceux qui revirent leur commune natale, quatre étaient, en l’an X, pensionnés à raison de leur blessures ; c’étaient :

Pierre Butry, ex-dragon ; Noël Picard, fusilier ; Jacques Roger, hussard ; Antoine Picard, tambour, qui touchaient respectivement, comme pension annuelle, 49, 50, 52 et 89 francs. A défaut de grades, ceux-là avaient récolté un peu de gloire, une infirmité et une maigre rente.

Les habitants protestaient au sujet d’une barrière qui était toujours établie au bout du pont, « et où on leur fait payer un droit de passe pour rentrer chez eux tout comme s’ils allaient à Boissy où à Villeneuve ». Ce droit était exigé pour chaque attelage ; on ne voit pas s’ils en obtinrent l’exemption.

Ils se plaignaient également que le contingent communal foncier et mobilier exigé par l’Etat fût trop élevé, faisant remarquer « que depuis l’an VII les employés de l’Ecole payent la contribution mobilière directement à l’Etat, qui la retient sur leur traitement, sans que le contingent communal ait été diminué d’autant ».

On demandait « une meilleure répartition et une révision dudit contingent, les habitants faisant la comparaison avec les communes voisines, et quittant Maisons-Alfort parce quon y est trop imposé ». C’est un refrain connu depuis longtemps, comme on le voit, et qui malheureusement ne parait pas devoir être oublié de sitôt.

L’argent des impôts a été de tout temps le plus regretté par ceux qui le versent ; avant 89, on se plaignait de la taille, de la corvée, des capitations, des aydes et gabelles, ainsi que de la dîme  ; après des impôts foncier, mobilier et des patentes, c’est-à-dire, comme maintenant, de tous ceux existants. Il n’y a jamais eu qu’un impôt considéré par les plaignants comme légitime, c’est celui auquel ils échappent et qui ne frappe que les autres.

AN XI – Le gouvernement, voulant rétablir régulièrement le culte catholique, avait demandé des renseignements sur l’état de l’église, du presbytère et du cimetière ; il résulte de ceux fournis « que l’église, en tant que gros œuvre, était en bon état ; qu’il n’y avait plus de presbytère  ; que le cimetière de 190 toises superficielles suffisait aux besoins du moment et était clos. L’église recevait habituellement environ de trois à quatre cents personnes ; il n’y avait dans la commune que des catholiques ».

Sur avis de l’autorité supérieure, on défendit de sonner les cloches sans autorisation et il fut prescrit « d’interdire toute mission de « prêtres ambulants », qui répandent le fanatisme dans les villages, en se plaignant de persécutions. »

Il y eut une inondation suivie de fortes gelées ; l’eau couvrait le carrefour d’Alfort, et, à la pointe de l’Ecole, il y en avait un pied de hauteur. Il y eut aussi tellement de givre que les branches des arbres en cassaient sous le poids.

En revanche, l’été fut très sec ; entre le 3 janvier 1802, et le 10 août, même année, l’étiage, au pont, différa de 24 pieds 6 pouces.

An XlI – On commence à songer à la propreté, jusque-là fort négligé ; le maire, après avis du conseil, décide que désormais, à l’appel d’une sonnette, les rues devrons être balayées par les riverains.

An XlII – Par suite d’instructions de l’administration préfectorale, les comptes et budgets seront à l’avenir établis en double, pour qu’une expédition soit fournie à la sous-préfecture, à fin d’examen et d’approbation ; il est fait un rappel sur ceux des quatre années précédentes. Un percepteur et son fondé de pouvoir sont installés à Charenton.

1800 à 1811 – Pendant cette période, et, en général, toute celle de l’Empire ; la commune semble se désintéresser complètement des guerres qui ensanglantent l’Europe et de la gloire qui en résulte pour nos armées ; à aucun moment, il n’est non plus question de la personne de l’empereur, ni d’un fait politique quelconque.

Il semble que la commune possédait un terrain près du Moulin Neuf, car il fut planté là des arbres pour faire une promenade  ; peut-être s’agit-il des Sept arbres ? On voit aussi qu’il y avait une pompe à incendie à l’Ecole d’Alfort, dont les seaux, en cuir, coûtaient 4 francs pièce ; c’était cher, mais pas commode.

En 1811, le budget commence a grossir ; il s’élève en recettes à 3 266 fr 45 et en dépenses à 2 491 fr 41.

1812 – Le contingent, pour l’Etat et les centimes communaux, était établi ainsi à cette époque

                 Impôt foncier                                             13 343  fr    39

                 Impôt des portes et fenêtres                       1 714        35

                 Impôt personnel-mobilier                          4 603        62

                 Impôt des patentes                                      3 159        80

                                                                                ___________

                                 Total                                        22  821 fr    66

1813 – M. Dodun, marquis de Kéroman, ancien officier, habitant le Château-Gaillard à Alfort, fut nommé maire en 1813 ; il garda les fonctions pendant quarante-trois ans.

1814 – Nous avons dit que les événements de l’Empire n’avaient pas laissé de traces dans les archives communales ; mais on ne saurait passer sous silence la conduite héroïque des élèves de l’Ecole Vétérinaire, qui, le 3 mars 1814, soutenus par quelques troupes régulières et des canons, défendirent vaillamment le passage du pont de Charenton contre les Alliés ; ils avaient barricadé la route et crénelé les murs de l’Ecole ; cette défense fut malheureusement inutile, et le pont pris quand même. L’un deux trouva la mort dans ce combat ; il se nommait Jean Pigeon ; un modeste monument lui a été élevé dans le parc de l’établissement et une rue de Charenton porte son nom.

1815 – Au moment du passage et de l’occupation des troupes étrangères, il fut fait des réquisitions, notamment pour transports ; le montant s’en éleva à 7 273 fr 04. Une partie de la dépense put être prise sur les fonds communaux ; il fut décidé que le reste serait payé par un impôt spécial, réparti au marc le franc sur les habitants, avec exemption pour les cotes au-dessous de vingt francs. Nous nous trompions en avançant que l’Empire n’avait pas laissé aux archives de Maisons de trace de son existence ; le paiement de ces réquisitions en est une suffisamment caractéristique .

Avant de terminer cette partie, nous reproduisons quelques documents qui nous ont paru intéressants :

PROCES-VERBAL D’UNE FETE REPUBLICAINE.

« Ce jourd’hui 15 messidor, an second de la République française une et indivisible, étant réunis en assemblée générale de la Commune de Maisons-Alfort, dans le temple de l’Etre suprême, après avoir été annoncé dans toute l’étendue de la commune au son de caisse pour célébrer la commémoration du 14 Juillet 1789, jour de notre liberté, avons fait plusieurs lectures relativement à la fête, et chanté des hymnes patriotiques, et avons levé la séance, après avoir donné l’accolade fraternelle à une heure. Et signé : Gillet, Palbras, Delavault, Grumeau. »

DISPENSE D’ALLER GLANER

« Ce jourd’hui 7 thermidor, l’an second de la République française une et indivisible, s’est présenté le citoyen Poupé, qui nous a déclaré qu’il était impossible à son épouse d’aller glaner, à cause de l’état de grossesse où elle est dans ce moment-ci, que ce genre d’occupation pourrait amener un événement malheureux pour elle, attendu que l’année dernière elle a fait des fausses couches, mais elle ne travaille pas moins pour la Patrie, puisqu’elle est occupée à faire de la charpie pour ses défenseurs. mais le citoyen Poupé déclare qu’il a déjà été, et qu’il ira encore dans la plaine se rendre à l’invitation de la municipalité.

« Et a signé : Gme Poupé. »

PROCES-VERBAL D’UNE SEANCE

« Après la cérémonie faite des citoyens Bara et Viala, ce jourd’hui 10 thermidor, à deux heures après midi, ayant reçu plusieurs lettres du directeur du district de l’Egalité, et une contenant des décrets … nous nous sommes constitués en permanence, et mis la garde nationale en activité.

 « Copie de ladite lettre :

« District du Bourg de l’Egalité, département de Paris, extrait du procès-verbal de la Convention nationale du 9 thermidor.

« La Convention nationale a mis hors la loi Henriot, le maire de Paris, et tous les membres du conseil général de la commune, qui se sont déclarés en rébellion, et qui ont reçu dans leur sein les individus décrétés d’arrestation dans les séances de ce jour … La Convention nationale, après avoir entendu les comités de sûreté générale, et de salut public, décrète que Robespierre l’aîné, et tous ceux qui se sont soustraits au décret d’arrestation rendu contre eux, sont mis hors de la loi … La Convention nationale décrète que le nommé Henriot, ci-devant commandant la garde nationale, est mis hors de la loi. »

AUTRE LETTRE DE L’AGENT NATIONAL DU DISTRICT

« Le 10 thermidor, « 4 heures du matin », les administrateurs et l’agent national,

« Au conseil général des communes,

« Nous nous empressons de vous transmettre cinq décrets d’hier, vous les proclamerez sur-le-champ, et solennellement dans toute l’étendue de votre commune.

« Réunissez-vous à votre poste, restez-y en permanence ; que la garde nationale soit sous les armes ; zèle et célérité dans l’exécution nationale, voilà notre devoir à tous ; que tous ceux qui passeront par votre commune vous justifient de leur passeport, et carte de sûreté.

       « Vive la Convention !    Vive la République ! »  

AUTRE FETE REPUBLICAINE

« Ce jourd’hui deux pluviôse de l’an III de la République une et indivisible, dix heures du matin, nous Maire, Officiers municipaux, et membres du Conseil général de la commune, réunis au lieu ordinaire de nos séances, pour y célébrer d’après le décret de la Convention nationale du 19 nivôse, l’anniversaire de la juste punition du dernier roi des Français, nous avons fait publier au bruit de la caisse, dans l’étendue de la commune, le décadi trente nivôse, que ce jourd’hui à une heure on se réunirait. On était avec grand nombre de citoyens et citoyennes composant la commune, un membre a donné lecture du décret, et du procès-verbal de la Convention, du 19 nivôse ; on a aussi donné lecture du troisième rapport fait par Grégoire, sur le Vandalisme, envoyé aux autorités constituées, et terminé l’assemblée par des chants patriotiques et des cris de Vive la République ! » 

FRAGMENT  D’UNE DELIBERATION

«   … Et le Conseil a arrêté que sur la part qui lui a été accordée à prendre dans le bois de Vincennes, il en sera accordé « aux artistes » vétérinaires tant bourgeois que militaires la quantité de neuf cordes de « bois de charbon », et avec invitation qui leur sera faite, que dans le cas où l’Ecole serait transférée à Versailles … qu’ils remettraient à la disposition de la municipalité ce leur en resterait. » 

UNE ASSEMBLEE ELECTORALE

« Ce jourd’hui neuf heures du matin, an V de la République. Nous Maire, Officiers municipaux procureur de la commune et Notables, composant le Conseil général, d’après la convocation de la municipalité du chef-lieu, et les annonces faites dans cette commune le dix présent mois, portant que ce jour, lieu et heure, il serait procédé à une assemblée générale des habitants pour la nomination d’un agent municipal et un adjoint pour former le corps municipal du canton, et nous étant rendus dans le temple, et y avons fait sonner les cloches, pour prévenir de nouveau de la tenue de ladite assemblée, et après avoir attendu jusqu’à midi, voyant qu’il ne se présentait person­ne pour voter, nous avons remis l’assemblée à cinq heures du soir audit lieu, laquelle sera de nouveau annoncée au son de la cloche.

«  Et avons signé. » 

SEANCE IN EXTREMIS

« Ce jourd’hui trois pluviôse de l’an IV de la République une et indivisible, nous, ex-Maire, ex-Officiers municipaux, ex-Procureur, ex-Notables, composant le ci-devant conseil général de la commune, réunis en assemblée extraordinaire à six heures du soir, en la chambre de commune, à l’effet de faire la clôture du registre de nos délibérations, avons déclaré d’après la nomination à nous notifiée, en assemblée du canton le premier du présent mois, du citoyen Brisset pour agent municipal de la commune de Maisons-Alfort, charge qu’il a déjà accepté et déjà rempli les fonctions ; en conséquence, la municipalité est dissoute et nos fonctions cessent, et chargeons le citoyen Grumeau, ex-secrétaire de la municipalité, de lui faire la remise des titres et papiers dépendant de ladite municipalité, les deux cachets, les deux caisses, les clefs du corps de garde d’Alfort, et celle de la chambre commune, de tout quoi il prendra décharge.

« Et ont signé. »

CARTE DE SURETE (AN IX)

« Philibert Chabert, directeur de l’Ecole Vétérinaire, né à Lyon, département du Rhône.

« Signé : Chabert. » »

DECLARATION DE SEJOUR (AN XI).

« Jacques, Pierre Chaumontel [1] né à Caen, département du Calvados, âgé de quarante-six ans, m’a justifié d’un laisser-passer de la préfecture de police ainsi conçu : (n0 300) Paris, le 26 brumaire an XI, laissez passer et circuler librement de Paris à Alfort, département de la Seine, le citoyen Jacques-Pierre Chaumontel, natif de Caen, département du Calvados, âgé de quarante-six ans, placé récemment, sous ma surveillance pour prévention d’émigration, et affranchi par décision du ministre de la police en date du 16 fructidor, et comme amnistié le 4 messidor précédent, reçu à son arrivée dans la commune devant l’autorité locale, pour y faire déclaration de domicile, et se faire inscrire au tableau de la population pour l’exercice de ses droits civils le présent valable pour cinq jours.

« Pour le Conseiller d’Etat-Préfet.

« Signé : Léger.

« Signé : J.P. de Chaumontel. »

VISA DE PASSEPORT.

« Pierre Lafforest, né à Moustier, canton de Sauvelat, département du Lot-et-Garonne, âgé de vingt six ans, lequel a déclaré être dans l’intention de suivre les cours à l’Ecole Vétérinaire et est logé chez le citoyen Roger Godart, m’a justifié d’un passeport délivré à Castel-Moron, arrondissement de Marmande, département du Lot-et-Garonne, et a signé.

« Lafforest » 

PUBLICATION DE MARIAGE

« Entre René Louis Victor Mans Latour du Pin, fils de Jean, René Latour du Pin, et de Louise Charlotte Béthune Pologne, son épouse, et Honorine Camille Athénaïs Grimaldi Monaco, fille de Gérôme Joseph Marie Honoré Grimaldi Monaco, et de Françoise Thérèse de Choiseul Stainville ([2]). »

PASSEPORT DELIVRE

« (N0 48). René Victor Louis Latour du Pin, né à Paris, âgé de vingt quatre ans, élève diplomatique attaché à la légation française en Russie, pour aller avec Honorine Athénaïs Camille Grimaldi Monaco, son épouse dans les départements du Calvados et de la Manche, m’a justifié d’un passeport délivré par le général de division, ministre plénipotentiaire en Russie, le 28 fructidor an X (n0 74). Témoins : François Godin et Jean Crétin, tous deux domiciliés en cette commune.

« Et ont signé : …

Marmontel, dans ses mémoires, dit avoir habité Maisons, chez une dame Gaulard  ; il y reçu le comte de Creutz, mécène suédois. Il y reçu également Grétry, avec lequel il travailla à divers ouvrages et notamment le Héron et Lucile, que ce dernier mit en musique.

L’habitation de son amie « était une maison simple et modeste ». Il aimait à se promener dans un bosquet près d’Alfort ».

Il est de tradition, dans le pays, que Robespierre habita le château où vient d’être installé la nouvelle mairie. D’après Dulaure, d’accord en cela avec les anciens du pays ; « Robespierre posséda pendant quelque temps une habitation à Maisons ». Nous n’avons trouvé aucune preuve de ce fait, ni dans les archives communales ni ailleurs.

Entre autres personnages notoires, non encore désignées, qui habitèrent Maisons avant 1815, nous avons trouvé :

MM. de Saint-Martin, de Miroménil, de Gaumont, de Laméricourt, le prince de Salm-Hohenzollern, le général Berthier, le général Carra-Saint-Cyr, le président de Jassaud, MM. de Bragelonne et de Saint-Germain.

Le général Castelvert, qui habitait Conflans, était un des chasseurs attitrés de Maisons.

Une dame Anne-Marie de Beauharnais de la Grillère posséda également des immeubles à Maisons.

On trouve, sur les registres de l’an XIV, mention d’un habitant nommé Parmentier. Serait-ce l’importateur de la pomme de terre ? Ce qui pourrait le faire croire, c’est que, depuis quelques années, l’ancienne rue Saint-Rémy a pris son nom. Mais, néanmoins, rien ne prouve que le célèbre agronome ait eu là sa résidence.


[1] M. de Chaumontel était professeur à l’Ecole dAlfort

[2] La mariée était domiciliée à Alfort.

Extrait de : Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par Amédée CHENAL Maire de Maisons-Alfort – 1898

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