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10 janvier 1944 – Victor BASCH

BASCH Victor,  Ligue des Droits de l’Homme

(Rue Victor Basch à Maisons-Alfort)

o 1863 Budapest (Hongrie)
10 janvier 1944 (Ain)

Professeur à la Sorbonne, Président de la Ligue des Droits de l’Homme en 1909.
Après s’être longuement opposé au fascisme, il se réfugie à Lyon pendant l’Occupation.
Âge de 81 ans et malade, il est arrêté avec sa femme par les miliciens en janvier 1944. On retrouvera leurs corps criblés de balles dans l’Ain.
Un intellectuel cosmopolite ; Cosmopolite au sens noble du terme, Victor Basch ( 1863 – 1944 ) se définissait comme un “ patriote et internationaliste ”. Homme d’action, intellectuel engagé dans son siècle, militant, il a consacré sa vie à la défense du droit et de la justice.

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Saint-Pierre Lespéret : Le rideau rouge et André Chénier

Vraies ou fausses, les histoires familiales franchissent les générations.

Ces histoires sont fortement ancrées dans la mémoire des familles.
Mais elles laissent les généalogistes dubitatifs.
Souvent pendant des années ils ne savent pas faire la part entre l’histoire ou la légende.
Les généalogistes se mettent à la recherche du moindre indice.

L’histoire du « rideau rouge » de Henry Saint-Pierre Lespéret est restée longtemps pour moi une interrogation.
Un livre écrit par le général Antoine Noguès, gendre de Saint-Pierre , allait me confirmer que cette histoire n’était pas une légende.

« Mémoires du Général NOGUES (1777-1853) sur les guerres de l’Empire »
publiés par la Baron André de Maricourt -1922

L’extrait ci-dessous a été écrit dans l’introduction de ce livre par le Baron André de Maricourt.
Une introduction où fourmillent de nombreuses autres anecdotes familiales.

“ Les Saint-Pierre étaient voisins des Noguès. Ils tirent leur surnom du bourg de Lespéret, situé dans les Hautes-Pyrénées, non loin de Castelnau (-Rivière-Basse).

….

Quant à Saint-Pierre Lespéret, beau-père de Noguès, il appartient un peu à l’histoire.

Homme de haute culture et d’intelligence remarquable c’était bien un de ces types de la haute bourgeoisie jusqu’en 1789 la province aima à envoyer à Paris pour y représenter ses intérêts

Député du Gers, il siégea parmi les Girondins et devint l’ami personnel de Vergniaud et Gensonné.

Il fut incarcéré pendant la terreur et le 9 thermidor sauva sa tête. On a publié ses lettres écrites à sa femme de la prison Sainte-Pélagie, mais dépouillé de tout caractère intime elles perdent beaucoup de leur intérêt.
Après la Révolution, il continua de représenter le département du Gers et il s’attacha à l’Empereur qui désirait le rallier et l’anoblit. Vice-président du corps législatif, grand propriétaire terrien, il exerça dans le Gers la plus large hospitalité et rivalisa de bonté avec sa femme. Petit, gracile, d’aspect doux et bienveillant, doué d’une urbanité parfaite, il était cependant d’une force hors de pair à l’épée. Son caractère était d’un rare sang froid et diverses anecdotes inédites concernant sa détention méritent d’être rapportées.

Il était compagnon de prison d’André Chénier dont il devint l’ami. Leurs cellules faisaient vis-à-vis. Un rideau rouge voilait la fenêtre de Saint-Pierre. Chénier, désireux d’être prévenu à temps pour se préparer à la mort, si Saint-Pierre connaissait avant lui l’arrêt du tribunal révolutionnaire le concernant, lui avait demandé à cette heure redoutable de laisser tomber, comme signal, le sinistre rideau … Ainsi fut il … et bien qu’obéissant au suprême désir d’un ami, Saint-Pierre, jusqu’à sa mort fut hanté par le souvenir de ce geste qui lui apparaissait comme celui d’un bourreau.

Lui-même, en prison, attendait la mort avec calme et s’absorbait dans la traduction d’un ouvrage anglais de grande valeur. Quant au 9 thermidor on lui annonça sa liberté, il demanda la faveur de demeurer un jour de plus dans sa cellule pour terminer, dans le recueillement, l’ouvrage qu’il achevait. ”

Henry Saint-Pierre Lespéret est le sosa n°42 de J. MALARTIC mon beau-père.
La propriété dite de Lespéret est depuis plus de quatre siècles restée dans la famille.

Article de Joël

saint-pierre-lesperet

Henry SAINT-PIERRE LESPERET (1761 – 1847)

Les descendants de Henri SAINT-PIERRE LESPERET (42) et Catherine DUCUING (43)

1 Jeanne Dominiquette SAINT-PIERRE (17-06-1786 – 24-09-1864) (21)
x 10-05-1808 Jean-Baptiste DUCUING (20)
(20-07-1780 – 26-01-1813)

11 Ferdinand DUCUING (23-03-1809 – 11-11-1873) Marine Marchande puis
Ministère des Finances.
x 17-04-1849 Adèle MAGENC fille d’un Propriétaire à Plaisance.
(02-07-1823 – 03-11-1905 à Saint Maixent)

12 Henri DUCUING (10) (22-11-1812 – 07-11-1866) Avocat à Tarbes
x 25-02-1840 Evelina LEBRUN (11) fille de l’Avocat Jean-Paul LEBRUN
(18-12-1819 – 22-10-1885) de Tarbes

121 Henriette DUCUING (5) (10-11-1840 – 07-05-1919) de Tarbes
x 06-09-1860 Anicet MALARTIC (4)
(17-04-1836 – 02-07-1922) Juge
1211 Evelyne MALARTIC x A : LABORDE-LACOSTE
(1861-1952) Capitaine de Gendarmerie
x B : MUE
Directeur des Contributions Indirectes
1212 Clotilde MALARTIC x Gabriel FOCH
(1865-1944) Avoué (1850-1925)
1213 Henri MALARTIC (2) x Lucy DUFRAISSE (3)
Chirurgien (1873-1963) (1881-1964)

2 Emile Jean Baptiste Quitterie SAINT-PIERRE (1793 – 18-05-1834)
x – -1828 LESBAZEILLES ( – 1847)

3 Marie Jeanne Pélagie (dite Jenny) SAINT-PIERRE (03-01-1794 – 21-04-1884)
x 14-04-1815 Antoine NOGUES (Général)
(07-05-1777 – 21-12-1853)

31 Henry (1816 – 1840)
32 Caroline (1817 – 1831)
33 Edmond (1820 – 1883)

4 Dominique Joseph Urbain SAINT-PIERRE (27-06-1800 – 14-04-1865)
41 Henry (1840 – 1871)
x – -1858/ Juliette De PORQUEVILLE
( – 1880)

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7 novembre 1913 – Albert CAMUS

CAMUS Albert, Écrivain

(Rue Albert Camus à Maisons-Alfort)

o 7 novembre 1913, Mondovie (aujourd’hui Deraan) – Algérie.
x Marie Hié
x Fernande Francine Faure
† 4 janvier 1960, Villeblevin (Yonne)

Romancier, dramaturge, essayiste, journaliste et résistant, Albert Camus est peut-être la figure de l’écrivain et de l’intellectuel français d’après-guerre, par excellence.
Avec l’Étranger, Albert Camus accède à la célébrité.
En 1943, Camus rencontre Sartre. Puis il travaille comme journaliste à Combat qui est diffusé clandestinement et devient lecteur chez Gallimard. Il refuse l’étiquette d’existentialiste qu’on lui prête.
Prix Nobel à 44 ans, il devient un modèle pour toute une génération qui admire cet humaniste conciliant la pensée sans complaisance et l’action généreuse.

Albert Camus est décédé en 1960, sur une route de l’Yonne, dans un accident de voiture, aux côtés de son ami Michel Gallimard, neveu de Gaston Gallimard. Ce 4 janvier 1960, à 13H55, la voiture dans laquelle il se trouvait, s’est écrasée contre un arbre. On retrouva dans le véhicule le manuscrit inachevé du Premier Homme, un récit autobiographique sur lequel il travaillait.

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Cousins de droite

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11 septembre 1372 – Isabelle de France

Isabelle de France est née à Vincennes le 1er octobre 1348 et morte à Pavie le 11 septembre 1372. Elle était la fille du roi de France Jean II le Bon et de son épouse Bonne de Luxembourg et leur dernier enfant.

Isabelle de France (v. 1295 à Paris-22 août 1358), reine consort d’Angleterre, était la seule fille parmi les enfants survivants de Philippe IV le Bel et de son épouse Jeanne de Champagne, reine de Navarre. La reine Isabelle était connue à son époque pour sa beauté, son habileté diplomatique et son intelligence. Contrairement à une idée largement répandue, elle ne fut jamais surnommée la « Louve de France » par ses contemporains – épithète utilisée pour la première fois par W. Shakespeare au sujet de Marguerite d’Anjou, et appliquée plus tard à Isabelle au XVIIIe siècle. Elle fut reine et épouse d’Édouard II d’Angleterre.

Isabelle vint en Angleterre à 12 ans, dans une période de conflit grandissant entre le roi et la puissante faction des barons du royaume : son nouvel époux comblait notoirement de grâces son favori le comte de Cornouailles, Pierre de Gabaston, (ou Piers Gaveston), au détriment des anciennes familles du royaume. Cependant, Isabelle apporta son soutien à son mari dans ces premières années, usant de ses relations avec la cour de France pour asseoir du même coup sa propre autorité dans son pays d’adoption. Après la mort de Gabaston en 1312 entre les mains des barons, Édouard choisit un nouveau favori, Hugues le Despenser le Jeune, et tenta de se venger : il en résulta la Guerre des Despenser, et une période de répression à l’intérieur du royaume. Isabelle ne pouvait accepter le nouveau favori. En 1325, le couple royal était au bord de la rupture.

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25 août 1270 – Saint-Louis

Louis IX de France, connu aussi sous le nom de Saint-Louis après sa canonisation par l’Église catholique en 1297, est né le 25 avril 1214 à Poissy, et mort le 25 août 1270 à Tunis pendant la huitième croisade. Il fut roi de France de 1226 à 1270, neuvième de la dynastie des Capétiens directs.

Il développa notamment la justice royale où le roi apparaît alors comme « le justicier suprême ».
Il est le fils de Louis VIII (1187-1226), dit Louis le Lion, roi de France, et de Blanche de Castille (1188-1252). Il est aussi le frère aîné de Charles Ier de Sicile (1227-1285), comte d’Anjou, qui fonda la seconde dynastie angevine.

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2 août 1903 – Edmond NOCARD

1903 – Edmond NOCARD

Edmond Nocard (Provins 1850 – Saint-Maurice 1903) entre à l’École vétérinaire d’Alfort en 1868. Après ses cinq années d’études, sa réussite aux concours lui permet de mener sa carrière à l’École vétérinaire. Il en devient le directeur en août 1887. En 1891, il abandonne ce poste pour se consacrer à la recherche et à l’enseignement. Disciple de Pasteur, il est reconnu comme une sommité dans le monde scientifique. Il est élu à l’Académie de Médecine en 1886, reçoit de nombreuses distinctions, est invité à l’étranger. Ses recherches sur les maladies contagieuses notamment la péripneumonie des bovins permettent d’enrayer cette terrible maladie.

Edmond Nocard a habité dans la maison natale d’Eugène Delacroix, à Saint-Maurice. il y décède le 2 août 1903. Pour ses obsèques, trois jours plus tard, une assistance impressionnante lui rend hommage

Une rue de Maisons-Alfort porte le nom du Professeur Edmond Nocard, mais ne cherchez pas son tombeau dans le cimetière de Maisons-Alfort, il est érigé dans le cimetière de Saint-Maurice, commune voisine.

Commémoration

“ Dans cette demeure mourut le 2 août 1903, le grand savant

Edmond Nocard.

Société Delacroix 1929.”

A Saint-Maurice, Edmond Nocard habita dans la maison natale d’Eugène Delacroix. (31 avenue du Maréchal Leclerc). Cet hôtel aurait abrité, si l’on en croit la littérature : Dunoyer de Segonzac, Raoul Dufy.

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Le tombeau d’Edmond Nocard

Sur ce tombeau est inscrit :

Association des Anciens Élèves de l’École Vétérinaire d’Alfort

au Professeur Edmond Nocard.

Marie Léontine Françoise Josias épouse Edmond Nocard 1856-1876

Louise Claire Abeline François épouse du Docteur Henri Josias 1836-1895

Docteur Henri Josias Chevalier de la Légion d’Honneur 1825-1895

Edmond Nocard membre de l’Académie de Médecine

Officier de la Légion d’Honneur 1850-1903

Marguerite Marie Louise Nocard 1876-1907.

 

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École Nationale Vétérinaire d’Alfort – Deuxième centenaire 1765-1967

Quelques souvenirs rassemblés et décrits par le professeur C. BRESSOU, avec le concours de Mme GLASSER, bibliothécaire; le Vétérinaire-Colonel DUMESTE, les Docteurs-Vétérinaires M. ROUSSEAU, F. et J. CINQUIN et du comité d’organisation du Bicentenaire.

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NOCARD Edmond-Isidore-Etienne  (1855-1927)

Elève de l’Ecole d’Alfort. Professeur et Directeur de cette Ecole, collaborateur de PASTEUR et de ROUX. Fut un des premiers ardents vétérinaires pastoriens. Son rôle dans la production des sérums antidiphtérique et antitétanique, dans l’étude de la péripneumonie bovine, de la fièvre aphteuse, de la tuberculose, du choléra a été déterminant. Il fut le fondateur du Laboratoire créé à Alfort pour l’étude de la fièvre aphteuse. Membre de l’Académie Vétérinaire.

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