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Saint-Pierre Lespéret : Le rideau rouge et André Chénier

Vraies ou fausses, les histoires familiales franchissent les générations.

Ces histoires sont fortement ancrées dans la mémoire des familles.
Mais elles laissent les généalogistes dubitatifs.
Souvent pendant des années ils ne savent pas faire la part entre l’histoire ou la légende.
Les généalogistes se mettent à la recherche du moindre indice.

L’histoire du « rideau rouge » de Henry Saint-Pierre Lespéret est restée longtemps pour moi une interrogation.
Un livre écrit par le général Antoine Noguès, gendre de Saint-Pierre , allait me confirmer que cette histoire n’était pas une légende.

« Mémoires du Général NOGUES (1777-1853) sur les guerres de l’Empire »
publiés par la Baron André de Maricourt -1922

L’extrait ci-dessous a été écrit dans l’introduction de ce livre par le Baron André de Maricourt.
Une introduction où fourmillent de nombreuses autres anecdotes familiales.

“ Les Saint-Pierre étaient voisins des Noguès. Ils tirent leur surnom du bourg de Lespéret, situé dans les Hautes-Pyrénées, non loin de Castelnau (-Rivière-Basse).

….

Quant à Saint-Pierre Lespéret, beau-père de Noguès, il appartient un peu à l’histoire.

Homme de haute culture et d’intelligence remarquable c’était bien un de ces types de la haute bourgeoisie jusqu’en 1789 la province aima à envoyer à Paris pour y représenter ses intérêts

Député du Gers, il siégea parmi les Girondins et devint l’ami personnel de Vergniaud et Gensonné.

Il fut incarcéré pendant la terreur et le 9 thermidor sauva sa tête. On a publié ses lettres écrites à sa femme de la prison Sainte-Pélagie, mais dépouillé de tout caractère intime elles perdent beaucoup de leur intérêt.
Après la Révolution, il continua de représenter le département du Gers et il s’attacha à l’Empereur qui désirait le rallier et l’anoblit. Vice-président du corps législatif, grand propriétaire terrien, il exerça dans le Gers la plus large hospitalité et rivalisa de bonté avec sa femme. Petit, gracile, d’aspect doux et bienveillant, doué d’une urbanité parfaite, il était cependant d’une force hors de pair à l’épée. Son caractère était d’un rare sang froid et diverses anecdotes inédites concernant sa détention méritent d’être rapportées.

Il était compagnon de prison d’André Chénier dont il devint l’ami. Leurs cellules faisaient vis-à-vis. Un rideau rouge voilait la fenêtre de Saint-Pierre. Chénier, désireux d’être prévenu à temps pour se préparer à la mort, si Saint-Pierre connaissait avant lui l’arrêt du tribunal révolutionnaire le concernant, lui avait demandé à cette heure redoutable de laisser tomber, comme signal, le sinistre rideau … Ainsi fut il … et bien qu’obéissant au suprême désir d’un ami, Saint-Pierre, jusqu’à sa mort fut hanté par le souvenir de ce geste qui lui apparaissait comme celui d’un bourreau.

Lui-même, en prison, attendait la mort avec calme et s’absorbait dans la traduction d’un ouvrage anglais de grande valeur. Quant au 9 thermidor on lui annonça sa liberté, il demanda la faveur de demeurer un jour de plus dans sa cellule pour terminer, dans le recueillement, l’ouvrage qu’il achevait. ”

Henry Saint-Pierre Lespéret est le sosa n°42 de J. MALARTIC mon beau-père.
La propriété dite de Lespéret est depuis plus de quatre siècles restée dans la famille.

Article de Joël

saint-pierre-lesperet

Henry SAINT-PIERRE LESPERET (1761 – 1847)

Les descendants de Henri SAINT-PIERRE LESPERET (42) et Catherine DUCUING (43)

1 Jeanne Dominiquette SAINT-PIERRE (17-06-1786 – 24-09-1864) (21)
x 10-05-1808 Jean-Baptiste DUCUING (20)
(20-07-1780 – 26-01-1813)

11 Ferdinand DUCUING (23-03-1809 – 11-11-1873) Marine Marchande puis
Ministère des Finances.
x 17-04-1849 Adèle MAGENC fille d’un Propriétaire à Plaisance.
(02-07-1823 – 03-11-1905 à Saint Maixent)

12 Henri DUCUING (10) (22-11-1812 – 07-11-1866) Avocat à Tarbes
x 25-02-1840 Evelina LEBRUN (11) fille de l’Avocat Jean-Paul LEBRUN
(18-12-1819 – 22-10-1885) de Tarbes

121 Henriette DUCUING (5) (10-11-1840 – 07-05-1919) de Tarbes
x 06-09-1860 Anicet MALARTIC (4)
(17-04-1836 – 02-07-1922) Juge
1211 Evelyne MALARTIC x A : LABORDE-LACOSTE
(1861-1952) Capitaine de Gendarmerie
x B : MUE
Directeur des Contributions Indirectes
1212 Clotilde MALARTIC x Gabriel FOCH
(1865-1944) Avoué (1850-1925)
1213 Henri MALARTIC (2) x Lucy DUFRAISSE (3)
Chirurgien (1873-1963) (1881-1964)

2 Emile Jean Baptiste Quitterie SAINT-PIERRE (1793 – 18-05-1834)
x – -1828 LESBAZEILLES ( – 1847)

3 Marie Jeanne Pélagie (dite Jenny) SAINT-PIERRE (03-01-1794 – 21-04-1884)
x 14-04-1815 Antoine NOGUES (Général)
(07-05-1777 – 21-12-1853)

31 Henry (1816 – 1840)
32 Caroline (1817 – 1831)
33 Edmond (1820 – 1883)

4 Dominique Joseph Urbain SAINT-PIERRE (27-06-1800 – 14-04-1865)
41 Henry (1840 – 1871)
x – -1858/ Juliette De PORQUEVILLE
( – 1880)

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La cloche de la prison de la Roquette

La cloche de sucy

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Sucy-en-Brie. La cloche a retenti près de 70 fois au-dessus de Paris durant la seconde moitié du XIXe siècle, au moment où le cercueil du condamné ressortait de l’établissement pénitentiaire de la Roquette. (LP/B.H.)

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Avez-vous la réponse ? (5)

J’ai une question à poser, que je vais tenter de résumer. J’ai trouvé dans l’inventaire après décès d’un ancêtre parisien épicier, décédé en 1839, entre autres choses surprenantes, lors de la prisée : un baril d’huitres…
Je suppose que les huitres provenaient des mêmes régions que maintenant : Bretagne et/ou Charente-maritime.
Mais quid de l’acheminement ? en 1839: pas de système ferroviaire, donc la diligence, les voies d’eau jusqu’à Paris…?
Et comment étaient conservées les huitres ?
D’après certains textes et tableaux, elles étaient consommées crues, comme maintenant, donc comment étaient-elles conservées…?
Ce baril me fait fantasmer ;-)

Question de Sylvie

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Bertile Payssé de Jû-Belloc (Gers) (2)

Les signatures de nos ancêtres apparaissent dans leurs actes de mariage ou dans les acte de naissance ou de décès où ils sont témoins.

Aux archives d’autres sources dont les actes notariés nous révèlent si nos ancêtres savent écrire ou déclarent ne pas savoir écrire.

Les archives familiales par les lettres et cartes postales nous fournissent une image de la signature de nos ancêtres.

Pour Philippe Bertile Païssé née (1805), mariée (1832) et décédée (1854) à Jû-(Belloc) dans le Gers, outre son acte de mariage, un livre (trouvé dans la bibliothèque familiale) annoté de sa main nous révèle à la fois sa signature et la graphie utilisée (Païssé et non Payssé comme dans son acte de mariage).

Sous sa signature nous pouvons lire la mise en garde suivante :

« Si poussé du démon tu dérobes ce livre

   Apprends que tout voleur est indigne de vivre

   Dieu qui voit tout verra l’action

   Et de son trône éternel verra la punition. »

 
 
 
 
Ne pas voler ce livre !

Ne pas voler ce livre !

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Bertile Payssé de Jû-Belloc (Gers) (1)

La Sainte Bertille est le 6 novembre

Bertile Payssé épouse de Jean-Marie Malartic
Bertile une ancêtre de ma belle famille.

Mariage de Jean Marie (Louis)  MALARTIC et de Philippe Bertile PAYSSE (ou PAISSE)
le 30 janvier 1832.
n° 1         An 1832                 Mariages               Commune de Jû-Belloc

Par Nous Président du tribunal de première instance séant à Mirande, arrondissemnt de Mirande, Département du Gers le présent Registre destiné à recevoir les déclarations de Mariages de la commune de Jû-Belloc pendant l’année mil huit cent trente-deux, a été coté et paraphé par premier et dernier feuillet, et contient quatre feuillets.
Fait en double à Mirande, le vingt-quatre décembre mil huit cent trente-un.
Constaté  Juge pour le président.
L’an mil huit cent trente-deux, le trente janvier à trois heures du soir, par devant nous Joseph Desboux Maire et officier de l’état civil de la commune de Jû-Belloc, Canton de Plaisance, arrondissement de Mirande, Département du Gers: sont comparus, monsieur Jean-Marie Malartic âgé de vingt sept ans, rentier, demeurant à Sarragachies, canton d’Aignan, arrondissement et département susdits, majeur, né au dit Sarragachies le vingt sept ventose an treize, ainsi qu’il conste de son extrait de naissance dument expédié qu’il nous a représenté, fils légitime de Monsieur Jean-Marie Malartic, rentier, et de dame Jeanne Marie Joseph Maur, domiciliés audit Sarragachies, agissant avec l’assistance et consentement de sesdits père et mère.
Et demoiselle Philippe Bertile Payssé âgée de vingt six ans, majeure, née en cette commune le quinze brumaire an quatorze (6/11/1805), fille légitime de monsieur Jean-Baptiste Payssé et de dame Marie Clotilde Fites, agissant avec l’assistance et consentement de sesdits père et mère, tous trois domiciliés dans la présente commune. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entr’eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune les dimanches vingt-cinq septembre et deux octobre mil huit cent trente-un à onze heures du matin, ainsi que devant la principale porte de la maison commune dudit Sarragachies les mêmes dimanches vingt-cinq septembre et deux octobre dernier, comme il conste du certificat de Mr le Maire de la dite commune de Sarragachies le tout dans les formes prévues par la Loi, aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre VI du titre du Code civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi que lesdits Jean-Marie Malartic et demoiselle Philippe Bertile Payssé sont unis par le mariage. En foi de quoi avons dressé acte en présence du Sieur Grégoire Daubons âgé de trente huit ans, propriétaire, habitant à Sarragachies, département du Gers, ami du futur époux, et Jean-Baptiste Gaston Noguez âgé de trente quatre ans, propriétaire, habitant à Jû-Belloc, cousin du futur époux, et Thomas Biere âgé de soixante ans, propriétaire, Honoré Noguez propriétaire aussi et tous habitant à Jû-Belloc amis des futurs époux. Les époux après qu’il leur en a été donné lecture l’ont signé avec nous, ainsi que les futurs époux, le père et la mère du futur et le père de la future, non la mère qui n’a signé pour ne savoir le faire nous requis.
Signé
Bertile Payssé                      Bertile PAYSSE (9), l’épouse.
Bertille ou Bertile, PAÏSSE ou PAYSSE. L’intéressée a choisi.
Malartic époux                    Jean-Marie Louis MALARTIC (8), l’époux.    J-M Louis
Malartic née Maur              Marie Josèphe MAUR (17), la mère de l’époux.
Malartic                                Jean-Marie MALARTIC (16), le père de l’époux
JB Payssé                              Jean Baptiste PAYSSé (18), le père de l’épouse.
A été le premier rédacteur du livre de raison familial, commencé par
la famille PAYSSé, ce livre a ensuite été rédigé par la famille MALARTIC.
Anicet (4) le Juge, Henri (2) le Chirurgien puis Jean MALARTIC (1).
Noguez                                  Jean-Baptiste Gaston NOGUEZ, cousin de l’époux.
Noguez                                  Honoré NOGUEZ
Biere                                      Thomas BIERE, témoin.
Daubon                                 Grégoire DAUBONS
Desboux                                Joseph DESBOUX, Maire et officier de l’état civil de Jû-Belloc.

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Jean Marie dit Jean Louis époux de Bertille ont eu pour fils
Anicet et Henriette DUCUING qui à son tour a eu pour fils
Henri et Lucy qui à son tour a eu pour fils
Jean qui à son tour a eu …

Bertille (ou Bertile sur son acte de naissance) mourut à 50 ans.
Sa sœur Françoise se maria sur le tard mais fut veuve rapidement.

Jean Marie et Françoise vécurent la fin de leur vie à dans la maison familiale à Castelnau-Rivière-Basse (65) chez Anicet et Henriette.
Jean-Marie, sa femme et sa belle sœur ont une vieille tombe au cimetière de Jû-Belloc (Gers).

Philippe Bertille nous indique qu’un ascendant de Bertille avait comme prénom Philippe.
J’ai pendant deux ans cherché cet(te) ancêtre prénommé Philippe.

J’ai d’abord traqué la piste masculine, car Philippe pour moi était un homme.
Que nenni, c’était la grand-mère de Bertille née à Madiran (65).

Comme quoi les prénoms peuvent changer de sexe !
Ce fut également le cas pour Anne.

Un parent éloigné n’était  qu’autre que
MALARTIC (Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès, comte de) (1730-1800),
Allez faire un tour au Québec pour en savoir plus

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Anne-Joseph-HippolytedeMaurescomtedeMalartic.html

Adhérent-CGMA-Joël-007

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