Archives de Catégorie: Anecdotes

La cloche de la prison de la Roquette

La cloche de sucy

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Sucy-en-Brie. La cloche a retenti près de 70 fois au-dessus de Paris durant la seconde moitié du XIXe siècle, au moment où le cercueil du condamné ressortait de l’établissement pénitentiaire de la Roquette. (LP/B.H.)

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Le gallinoculteur d’Alfort

Réponse à Avez-vous la réponse ? (9)

Emile de la Bédollière écrivait dans son ouvrage
« Histoire des environs du nouveau Paris. (Paris 1861)  »

« Le propriétaire, gallinoculteur maintes fois médaillé… »

Ce mystérieux gallinoculteur se nommait : Ildefonse ROUSSET
Journaliste, Fondateur du National, photographe et propriétaire à Alfort.

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Amédée Chenal cite Ildefonse Rousset à trois reprises dans son ouvrage
« Histoire de Maisons-Alfort  et d’Alfortville
Depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. (1898) »

1886 :
A la suite d’un rapport très documenté présenté par M. Barrier, la construction du groupe scolaire d’Alfort fut décidée, sur le terrain où il existe, et qui avait fait partie d’un jardin où M. Ildefonse Rousset, fondateur du National, avait installé autrefois une sorte de ménagerie et de jardin botanique.
Le projet choisi par le conseil était dressé par MM. Chausson et Cardot, architectes ; les devis, qui avaient été arrêtés à 126 297 francs furent largement dépassés, et la dépense définitive atteignit 221 125 francs.
Pour l’acquisition du terrain, il fallut avoir recours à l’expropriation, le prix en fut fixé par le jury à 13 fr. 16 le mètre.
La rue Paul-Bert fut percée, pour faciliter l’accès à la nouvelle école. C’est à ce moment que le terrain de la rue du Pont-d’Ivry devenu sans emploi, fut revendu.
Les procès-verbaux des séances, à cette époque, se ressentent d’un antagonisme entre Maisons et Alfort, qui remplaça celui existant auparavant avec Alfortville. Ils sont remplis de longs rapports, parmi lesquels il en est un de M. Barrier, montrant dans l’avenir le morcellement de Charentonneau, aujourd’hui en cours, venant modifier l’équilibre des forces électorales. M. Saguet, le leader du camp adverse, y répondit par un autre non moins éloquent.

Le cimetière :
Au fond, en face d’une avenue, on trouve le monument Dodun, sur la même ligne, à droite, celui des soldats français, à gauche, la sépulture d’Ildefonse Rousset, remarquable par son buste en marbre, hommage de ses collaborateurs du National, et, plus loin, celle des soldats allemands


Les transformations topographiques :

Nous avons déjà cité, à l’occasion d’un procès, la pelouse devant le moulin, où se tenait la fête d’Alfort ; le restaurant de l’île et le pont y donnant accès ; à droite, à la même hauteur, on voyait la propriété de M. Ildefonse Rousset, aménagée en jardin d’acclimatation.
L’habitation a eu depuis, des fortunes bien diverses ; après avoir été occupée par des restaurateurs, elle est louée actuellement à des œuvres religieuses ; et l’ancienne serre, dans laquelle furent donnés des bals et des concerts, sert de chapelle aux paroissiens d’Alfort.

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« Le Tour de Marne »
En 1865, Emile de la Bédollière, journaliste et écrivain, avec son ami Ildefonse Rousset, journaliste et photographe maisonnais publient un  reportage dans un ouvrage remarquable « Le Tour de Marne ».
L’un est l’auteur, l’autre l’illustrateur.

Autre reportage :
Le Bois de Vincennes, décrit et photographié par Émile de La Bédollière et  Ildefonse-François-Louis Rousset (1865)
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Dans la base Mérimée du Ministère de la culture
Mérimée IA00070844 (Inventaire 1997)
il est noté
Monument sépulcral d’ Ildefonse Rousset réalisé par le sculpteur J. Guerlain en 1879 avec une structure de naos à 6 colonnes abritant le buste du défunt
Matériaux
Gros œuvre : Granite Marbre
Structure
Dimensions (en cm) :  H = 300    LA  =114    PR = 200
Décor
Technique : Sculpture
Représentation : Ornement architectural, buste, croix, palme
Vous trouverez les photographies du monument et du buste d’Ildefonse Rousset sur :
http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR11/IA00070844/index.htm

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Saint-Pierre Lespéret : Le rideau rouge et André Chénier

Vraies ou fausses, les histoires familiales franchissent les générations.

Ces histoires sont fortement ancrées dans la mémoire des familles.
Mais elles laissent les généalogistes dubitatifs.
Souvent pendant des années ils ne savent pas faire la part entre l’histoire ou la légende.
Les généalogistes se mettent à la recherche du moindre indice.

L’histoire du « rideau rouge » de Henry Saint-Pierre Lespéret est restée longtemps pour moi une interrogation.
Un livre écrit par le général Antoine Noguès, gendre de Saint-Pierre , allait me confirmer que cette histoire n’était pas une légende.

« Mémoires du Général NOGUES (1777-1853) sur les guerres de l’Empire »
publiés par la Baron André de Maricourt -1922

L’extrait ci-dessous a été écrit dans l’introduction de ce livre par le Baron André de Maricourt.
Une introduction où fourmillent de nombreuses autres anecdotes familiales.

“ Les Saint-Pierre étaient voisins des Noguès. Ils tirent leur surnom du bourg de Lespéret, situé dans les Hautes-Pyrénées, non loin de Castelnau (-Rivière-Basse).

….

Quant à Saint-Pierre Lespéret, beau-père de Noguès, il appartient un peu à l’histoire.

Homme de haute culture et d’intelligence remarquable c’était bien un de ces types de la haute bourgeoisie jusqu’en 1789 la province aima à envoyer à Paris pour y représenter ses intérêts

Député du Gers, il siégea parmi les Girondins et devint l’ami personnel de Vergniaud et Gensonné.

Il fut incarcéré pendant la terreur et le 9 thermidor sauva sa tête. On a publié ses lettres écrites à sa femme de la prison Sainte-Pélagie, mais dépouillé de tout caractère intime elles perdent beaucoup de leur intérêt.
Après la Révolution, il continua de représenter le département du Gers et il s’attacha à l’Empereur qui désirait le rallier et l’anoblit. Vice-président du corps législatif, grand propriétaire terrien, il exerça dans le Gers la plus large hospitalité et rivalisa de bonté avec sa femme. Petit, gracile, d’aspect doux et bienveillant, doué d’une urbanité parfaite, il était cependant d’une force hors de pair à l’épée. Son caractère était d’un rare sang froid et diverses anecdotes inédites concernant sa détention méritent d’être rapportées.

Il était compagnon de prison d’André Chénier dont il devint l’ami. Leurs cellules faisaient vis-à-vis. Un rideau rouge voilait la fenêtre de Saint-Pierre. Chénier, désireux d’être prévenu à temps pour se préparer à la mort, si Saint-Pierre connaissait avant lui l’arrêt du tribunal révolutionnaire le concernant, lui avait demandé à cette heure redoutable de laisser tomber, comme signal, le sinistre rideau … Ainsi fut il … et bien qu’obéissant au suprême désir d’un ami, Saint-Pierre, jusqu’à sa mort fut hanté par le souvenir de ce geste qui lui apparaissait comme celui d’un bourreau.

Lui-même, en prison, attendait la mort avec calme et s’absorbait dans la traduction d’un ouvrage anglais de grande valeur. Quant au 9 thermidor on lui annonça sa liberté, il demanda la faveur de demeurer un jour de plus dans sa cellule pour terminer, dans le recueillement, l’ouvrage qu’il achevait. ”

Henry Saint-Pierre Lespéret est le sosa n°42 de J. MALARTIC mon beau-père.
La propriété dite de Lespéret est depuis plus de quatre siècles restée dans la famille.

Article de Joël

saint-pierre-lesperet

Henry SAINT-PIERRE LESPERET (1761 – 1847)

Les descendants de Henri SAINT-PIERRE LESPERET (42) et Catherine DUCUING (43)

1 Jeanne Dominiquette SAINT-PIERRE (17-06-1786 – 24-09-1864) (21)
x 10-05-1808 Jean-Baptiste DUCUING (20)
(20-07-1780 – 26-01-1813)

11 Ferdinand DUCUING (23-03-1809 – 11-11-1873) Marine Marchande puis
Ministère des Finances.
x 17-04-1849 Adèle MAGENC fille d’un Propriétaire à Plaisance.
(02-07-1823 – 03-11-1905 à Saint Maixent)

12 Henri DUCUING (10) (22-11-1812 – 07-11-1866) Avocat à Tarbes
x 25-02-1840 Evelina LEBRUN (11) fille de l’Avocat Jean-Paul LEBRUN
(18-12-1819 – 22-10-1885) de Tarbes

121 Henriette DUCUING (5) (10-11-1840 – 07-05-1919) de Tarbes
x 06-09-1860 Anicet MALARTIC (4)
(17-04-1836 – 02-07-1922) Juge
1211 Evelyne MALARTIC x A : LABORDE-LACOSTE
(1861-1952) Capitaine de Gendarmerie
x B : MUE
Directeur des Contributions Indirectes
1212 Clotilde MALARTIC x Gabriel FOCH
(1865-1944) Avoué (1850-1925)
1213 Henri MALARTIC (2) x Lucy DUFRAISSE (3)
Chirurgien (1873-1963) (1881-1964)

2 Emile Jean Baptiste Quitterie SAINT-PIERRE (1793 – 18-05-1834)
x – -1828 LESBAZEILLES ( – 1847)

3 Marie Jeanne Pélagie (dite Jenny) SAINT-PIERRE (03-01-1794 – 21-04-1884)
x 14-04-1815 Antoine NOGUES (Général)
(07-05-1777 – 21-12-1853)

31 Henry (1816 – 1840)
32 Caroline (1817 – 1831)
33 Edmond (1820 – 1883)

4 Dominique Joseph Urbain SAINT-PIERRE (27-06-1800 – 14-04-1865)
41 Henry (1840 – 1871)
x – -1858/ Juliette De PORQUEVILLE
( – 1880)

Adhérent-CGMA-Joël-007


http://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/15923


 

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Avez-vous la réponse ? (5)

J’ai une question à poser, que je vais tenter de résumer. J’ai trouvé dans l’inventaire après décès d’un ancêtre parisien épicier, décédé en 1839, entre autres choses surprenantes, lors de la prisée : un baril d’huitres…
Je suppose que les huitres provenaient des mêmes régions que maintenant : Bretagne et/ou Charente-maritime.
Mais quid de l’acheminement ? en 1839: pas de système ferroviaire, donc la diligence, les voies d’eau jusqu’à Paris…?
Et comment étaient conservées les huitres ?
D’après certains textes et tableaux, elles étaient consommées crues, comme maintenant, donc comment étaient-elles conservées…?
Ce baril me fait fantasmer ;-)

Question de Sylvie

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Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales

Dictionnaire du Moyen Français

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Peut-être aurez vous la chance de découvrir une origine de votre patronyme ?

*

http://www.cnrtl.fr/

 

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Annotations MDH en Val-de-Marne

Évolution du nombre de fiches annotées à Maisons-Alfort et quelques villes proches.

9 mois d’annotations

Annotations en VDM

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Bertile Payssé de Jû-Belloc (Gers) (2)

Les signatures de nos ancêtres apparaissent dans leurs actes de mariage ou dans les acte de naissance ou de décès où ils sont témoins.

Aux archives d’autres sources dont les actes notariés nous révèlent si nos ancêtres savent écrire ou déclarent ne pas savoir écrire.

Les archives familiales par les lettres et cartes postales nous fournissent une image de la signature de nos ancêtres.

Pour Philippe Bertile Païssé née (1805), mariée (1832) et décédée (1854) à Jû-(Belloc) dans le Gers, outre son acte de mariage, un livre (trouvé dans la bibliothèque familiale) annoté de sa main nous révèle à la fois sa signature et la graphie utilisée (Païssé et non Payssé comme dans son acte de mariage).

Sous sa signature nous pouvons lire la mise en garde suivante :

« Si poussé du démon tu dérobes ce livre

   Apprends que tout voleur est indigne de vivre

   Dieu qui voit tout verra l’action

   Et de son trône éternel verra la punition. »

 
 
 
 
Ne pas voler ce livre !

Ne pas voler ce livre !

 Adhérent-CGMA-Joël-007

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Bertile Payssé de Jû-Belloc (Gers) (1)

La Sainte Bertille est le 6 novembre

Bertile Payssé épouse de Jean-Marie Malartic
Bertile une ancêtre de ma belle famille.

Mariage de Jean Marie (Louis)  MALARTIC et de Philippe Bertile PAYSSE (ou PAISSE)
le 30 janvier 1832.
n° 1         An 1832                 Mariages               Commune de Jû-Belloc

Par Nous Président du tribunal de première instance séant à Mirande, arrondissemnt de Mirande, Département du Gers le présent Registre destiné à recevoir les déclarations de Mariages de la commune de Jû-Belloc pendant l’année mil huit cent trente-deux, a été coté et paraphé par premier et dernier feuillet, et contient quatre feuillets.
Fait en double à Mirande, le vingt-quatre décembre mil huit cent trente-un.
Constaté  Juge pour le président.
L’an mil huit cent trente-deux, le trente janvier à trois heures du soir, par devant nous Joseph Desboux Maire et officier de l’état civil de la commune de Jû-Belloc, Canton de Plaisance, arrondissement de Mirande, Département du Gers: sont comparus, monsieur Jean-Marie Malartic âgé de vingt sept ans, rentier, demeurant à Sarragachies, canton d’Aignan, arrondissement et département susdits, majeur, né au dit Sarragachies le vingt sept ventose an treize, ainsi qu’il conste de son extrait de naissance dument expédié qu’il nous a représenté, fils légitime de Monsieur Jean-Marie Malartic, rentier, et de dame Jeanne Marie Joseph Maur, domiciliés audit Sarragachies, agissant avec l’assistance et consentement de sesdits père et mère.
Et demoiselle Philippe Bertile Payssé âgée de vingt six ans, majeure, née en cette commune le quinze brumaire an quatorze (6/11/1805), fille légitime de monsieur Jean-Baptiste Payssé et de dame Marie Clotilde Fites, agissant avec l’assistance et consentement de sesdits père et mère, tous trois domiciliés dans la présente commune. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entr’eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune les dimanches vingt-cinq septembre et deux octobre mil huit cent trente-un à onze heures du matin, ainsi que devant la principale porte de la maison commune dudit Sarragachies les mêmes dimanches vingt-cinq septembre et deux octobre dernier, comme il conste du certificat de Mr le Maire de la dite commune de Sarragachies le tout dans les formes prévues par la Loi, aucune opposition audit mariage ne nous ayant été signifiée, faisant droit à leur réquisition, après avoir donné lecture de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre VI du titre du Code civil intitulé du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme, chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement déclarons au nom de la loi que lesdits Jean-Marie Malartic et demoiselle Philippe Bertile Payssé sont unis par le mariage. En foi de quoi avons dressé acte en présence du Sieur Grégoire Daubons âgé de trente huit ans, propriétaire, habitant à Sarragachies, département du Gers, ami du futur époux, et Jean-Baptiste Gaston Noguez âgé de trente quatre ans, propriétaire, habitant à Jû-Belloc, cousin du futur époux, et Thomas Biere âgé de soixante ans, propriétaire, Honoré Noguez propriétaire aussi et tous habitant à Jû-Belloc amis des futurs époux. Les époux après qu’il leur en a été donné lecture l’ont signé avec nous, ainsi que les futurs époux, le père et la mère du futur et le père de la future, non la mère qui n’a signé pour ne savoir le faire nous requis.
Signé
Bertile Payssé                      Bertile PAYSSE (9), l’épouse.
Bertille ou Bertile, PAÏSSE ou PAYSSE. L’intéressée a choisi.
Malartic époux                    Jean-Marie Louis MALARTIC (8), l’époux.    J-M Louis
Malartic née Maur              Marie Josèphe MAUR (17), la mère de l’époux.
Malartic                                Jean-Marie MALARTIC (16), le père de l’époux
JB Payssé                              Jean Baptiste PAYSSé (18), le père de l’épouse.
A été le premier rédacteur du livre de raison familial, commencé par
la famille PAYSSé, ce livre a ensuite été rédigé par la famille MALARTIC.
Anicet (4) le Juge, Henri (2) le Chirurgien puis Jean MALARTIC (1).
Noguez                                  Jean-Baptiste Gaston NOGUEZ, cousin de l’époux.
Noguez                                  Honoré NOGUEZ
Biere                                      Thomas BIERE, témoin.
Daubon                                 Grégoire DAUBONS
Desboux                                Joseph DESBOUX, Maire et officier de l’état civil de Jû-Belloc.

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Jean Marie dit Jean Louis époux de Bertille ont eu pour fils
Anicet et Henriette DUCUING qui à son tour a eu pour fils
Henri et Lucy qui à son tour a eu pour fils
Jean qui à son tour a eu …

Bertille (ou Bertile sur son acte de naissance) mourut à 50 ans.
Sa sœur Françoise se maria sur le tard mais fut veuve rapidement.

Jean Marie et Françoise vécurent la fin de leur vie à dans la maison familiale à Castelnau-Rivière-Basse (65) chez Anicet et Henriette.
Jean-Marie, sa femme et sa belle sœur ont une vieille tombe au cimetière de Jû-Belloc (Gers).

Philippe Bertille nous indique qu’un ascendant de Bertille avait comme prénom Philippe.
J’ai pendant deux ans cherché cet(te) ancêtre prénommé Philippe.

J’ai d’abord traqué la piste masculine, car Philippe pour moi était un homme.
Que nenni, c’était la grand-mère de Bertille née à Madiran (65).

Comme quoi les prénoms peuvent changer de sexe !
Ce fut également le cas pour Anne.

Un parent éloigné n’était  qu’autre que
MALARTIC (Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès, comte de) (1730-1800),
Allez faire un tour au Québec pour en savoir plus

http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/quebechistory/encyclopedia/Anne-Joseph-HippolytedeMaurescomtedeMalartic.html

Adhérent-CGMA-Joël-007

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1915 – Permissions accordées aux militaires sur le front

Le dimanche 18 juillet 1915,

François Beissac, mon grand père maternel, sosa 6,

note dans son carnet comment se déroule l’obtention d’une permission :

 Carnet de François Beissac

Sous le titre de permission, on lit un rapport :

« Quelques hommes se trompent au sujet des permissions accordées aux militaires sur le front, celles-ci ne sont ni un droit, ni une faveur personnelle, mais une mesure d’intérêt général qui a pour premier but d’aider les familles nombreuses pour une courte inspection du chef de famille. Cette mesure concerne d’abord les familles nombreuses pourvu que leur chef ait six mois de présence au front, mais les mauvais soldats qui ne peuvent être que de mauvais pères de famille sont rayés de la liste tandis que ceux qui ont fait preuve de bravoure peuvent y être ajoutés. Les demandes de permission adressées par le Colonel au Général Division concernent les sous officiers, caporaux et soldats de quelques familles presque toutes de 4 à 5 enfants et les intérêts. 600 personnes au moins bénéficieront de cette première visite des défenseurs de la patrie à leur foyer. Chacun y apportera les sentiments de confiance absolue qui anime l’armée et qui doivent animer derrière elle la nation entière ; chacun en reviendra plus fort et plus décidé à faire son devoir pour délivrer la France. »

Article proposé par Adhérent-CGMA-Claude-P-093

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Les poilus : Louis

Contrairement à Michèle, qui a dû batailler pour obtenir des infos concernant ses ancêtres dans la Grande Guerre, j’ai eu la chance de  bénéficier de deux appuis appréciables :

–    mon inscription au CGMA
–    internet

gorinEn effet, c’est lors de réunions du CGMA que j’ai réalisé que j’avais peut-être à la cave, dans des cartons, des éléments intéressants pour la généalogie et l’histoire familiale.

La mort de mon grand-père maternel m’a toujours un peu obsédée, je désirais savoir comment et de quoi il était mort, peut-être parce que j’ai passé toute mon enfance avec ma grand-mère maternelle (sa veuve) qui vivait avec nous, nous avons partagé la même chambre elle et moi jusqu’à ce que j’ai 12 ans , mais dès que je parlais de la guerre de 14, je la sentais au bord des larmes et donc je n’insistais pas, d’autant que nous nous entendions comme laronnes en foire, c’est ma grand-mère qui m’a initiée à la Mazurka et la Matchiche ! Alors mieux valait rire…

sans-titre12Récemment, j’ai commencé par chercher sur internet la fiche de décès de mon grand-père :

En approfondissant un peu la recherche sur le site, j’ai découvert qu’il existe une stèle dans une église parisienne : Sainte-Elizabeth (Paris 3°) où les noms de mon grand-père et de son frère figurent : Louis GORIN et Henri GORIN, personne dans la famille (restante) n’était au courant…
Nous sommes allés avec mon mari  faire quelques photos un dimanche matin.
En 1914 mes arrière grands-parents n’habitaient pas si loin de cette église et je suppose que c’est celle qu’ils sans-titre41fréquentaient.
Perdre deux fils sur trois en l’espace de six mois doit donner matière à prier…

Il me manquait encore de savoir comment il était mort, j’avais beau interroger les rares photos de lui que j’ai pu retrouver, je ne pensais plus trouver la réponse, je ne voyais qu’un vrai « poilu » qui semblait triste et désenchanté.
Lors de son mariage en Août 1914 mon grand-père ne portait que la moustache, comme le voulait la mode…

Et voilà qu’à l’occasion d’un grand rangement dans l’appartement,  j’ai retrouvé en lisant ces « papiers anciens » que je gardais sans savoir ce qu’ils contenaient : la lettre du capitaine du régiment de mon grand-père qui explique sa mort.
Cette lettre était adressée à mon arrière grand-père (le père de ma grand-mère) qui avait écrit sans doute pour en savoir plus à propos de la mort de son gendre.

Je savais par ma mère que son père était agent de liaison pendant la guerre, et quand j’ai découvert cette lettre il y a deux ans  à peine, j’ai ressenti non pas un soulagement mais une certaine forme d’apaisement, maintenant je savais…

sans-titre31  » Sur le front – 21 avril 1915

Monsieur,

Je présume que vous avez été averti officiellement depuis l’envoi de votre lettrequi vient de me parvenir de la mort de votre gendre, le soldat Louis Gorin, mort bravement à l’ennemi au cours des engagements auxquels nous avons pris part le 5 et 6 avril. J’ai été d’autant plus sensible à sa perte que je le croyais à l’abri de tout danger au poste téléphonique ou je l’avais envoyé en liaison auprès du Commandant et sur lequel par un malencontreux hasard, un obus de gros calibre est venu tomber durant le combat.

Tous sommes très affligés de la mort de notre sympathique camarade, qui depuis plusieurs mois assurait avec zèle et à ma grande satisfaction le service de liaison de ma Compagnie avec le chef de Bataillon et avait sus’attirer par son amabilité et sa dignité l’amitié de tous ceux qui avaient avec lui des relations de services. Je vous serais obligé de vouloir bien présenter mes biens sympathiques condoléances à madame Gorin et d’agréer, Monsieur l’assurance de mes meilleurs sentiments.

Wilent

Capitaine de la 22e Compagnie 36e Régiment d’Infanterie- secteur 123

PS :  Le soldat Guerin a été enterré au cimetière de F. ainsi que ses camarades hélas assez nombreux de notre régiment »

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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Les poilus : Henri

Pour le plus jeune frère de mon grand-père maternel, Henri GORIN, également décédé en 1915, la seule question qui subsiste est :

sans-titre2
est-il mort des bombardements de gaz asphyxiant ou bien enseveli dans sa tranchée … ?

Il n’avait pas encore 21 ans, et c’était paraît-il, le sportif de la famille.

sans-titre3

Je ne saurai jamais, j’ai simplement lu le journal de marche de son régiment le jour de son décès, et c’est bien ce qui fait froid dans le dos :sans-titresans-titre-2

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (2)

Le cataplasme à la moutarde

Voilà typiquement ce que j’appellerais un souvenir d’enfance pour moi… Et si je vous parle de ça c’est parce que j’ai la bonne bronchite annuelle par laquelle il faut passer et que j’essaye d’enrayer tant bien que mal.

Dans mon enfance, lorsque je toussais de façon un peu persistante, j’étais menacée du cataplasme à la moutarde : l’horreur absolue !
J’imagine que certains d’entre vous sauront de quoi je parle…

Ma grand-mère se chargeait de la confection du supplice, il paraît qu’elle avait le tour de main, comme on réussit une mayonnaise ou la rouille de la bouillabaisse.

Si je me rappelle bien, les ingrédients de base se composaient de farine de lin et de farine de moutarde, qu’il fallait diluer dans de l’eau bouillante (tout était dans les bonnes proportions, comme toujours), la casserole ou le chaudron (il y avait parfois plusieurs sujets à traiter en même temps) émettait des bruits bizarres, faisait des bulles, je venais jeter un œil discret mais néanmoins méfiant, ça ne présageait rien de bon et ça puait…
Il fallait obtenir une pâte assez consistante que l’on étalait sur un voile de tulle, et on appliquait la chose sur le torse ou le dos du malheureux patient…

Lorsque c’était mon tour d’être la victime désignée, ma grand-mère (sans doute pour se racheter), m’aidait à supporter le supplice en restant à mes côtés pour me lire mon livre favori, que je connaissais par cœur et que je récitais en même temps qu’elle, et quand vraiment la farine de moutarde commençait à brûler la peau, elle me tenait la main et me racontait n’importe quelle histoire pour capter mon attention, et ça marchait parfaitement !
Ainsi j’arrivais à tenir les 20 à 30 minutes réglementaires.

Après quoi on retirait le cataplasme et apparaissait une peau d’un superbe rouge vif, digne des pires coups de soleil subis par des britanniques en Espagne, j’avais donc le droit d’être saupoudrée de talc et j’étais supposée être en pleine forme et guérie dans les heures qui suivaient, ce qui a du être souvent le cas, peut-être par simple frousse de devoir recommencer le traitement…

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (1)

Le plus beau feu d’artifice de ma vie

Enfant, j’ai eu la chance de passer le mois de Juillet dans le Var, plus précisément à Cavalaire-sur-mer où mes parents louaient une villa.

La hantise des autochtones était le feu, ces incendies déjà si fréquents dans le midi de la France, et la pénurie d’eau que provoquait l’affluence des « estrangers » qui débarquaient l’été dans le village.

L’été 1950, j’avais donc 4 ans, se déclencha un incendie terrible, attisé par un mistral tout aussi violent.
Les collines des Maures qui entourent Cavalaire rougeoyaient, les cendres voletaient au-dessus de la ville, les pommes de pin enflammées éclataient comme des grenages, projetant des flammèches à plusieurs dizaines de mètres et propageant le feu plus loin, la fumée recouvrait le tout, en été la garrigue est bien sèche et brûle sans problème…
Et pour couronner le tout, l’incendie était ponctué d’explosions des mines qui truffaient les collines entourant Cavalaire (il y eut un débarquement allié sur la plage de Cavalaire en Août 1944).
Ce fut au moins l’aspect positif de cet incendie, toutes les collines alentour furent déminées !

4 ans ce n’est pas très vieux, mais je garde un souvenir encore très net de ce spectacle que je trouvais parfaitement féerique, il suffit que je ferme les yeux et je me revois sur la terrasse à l’arrière la villa, regardant bouche bée cet incendie et ces explosions extraordinaires que j’applaudissais des deux mains !
Il régnait à l’intérieur de la villa une activité fébrile, mais il s’agissait de trucs de grands personnes…

Le propriétaire de la villa est venu dans l’après-midi pour arroser le toit, les murs, les portes et les volets de la maison en disant, assez fataliste : c’est tout ce qu’on peut faire, attendons la suite…

Finalement dans la soirée, ma mère m’a enveloppée dans une couverture et nous sommes partis en voiture, laquelle était assez grande, mais nous étions vraiment entassés : mes parents, ma grand-mère, mes deux frères et moi, plus un couple d’amis de ma grand-mère !

Mais impossible de quitter Cavalaire, les routes des deux côtés du village étaient coupées par le feu et gendarmes et pompiers bloquaient les accès, le mistral capricieux comme à son habitude, n’arrêtait pas de changer de sens et ça brûlait dans toutes les directions. On nous a donc conseillé d’aller sur la plage, ce que nous avons fait, à ma grande joie : aller sur la plage en pleine nuit, avec toute la famille, c’était vraiment la fête !

Je garde donc un souvenir émerveillé de ce feu d’artifice extraordinaire, et les seules mines que j’ai vu exploser dans ma vie m’ont paru vraiment superbes.
Je dois certainement au calme de ma mère et de ma grand-mère de n’avoir pas ressenti de crainte, alors qu’elles ont éprouvé une sensation de panique et l’impression d’être prises au piège, quand nous en avons parlé quelques années plus tard.

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Taxe sur les chiens (1)

En relisant l’inventaire après décès de mon grand-père paternel, Eugène AUVRAY, marchand de vins en gros à Pierrelaye (95), établi le 8 Septembre 1915, par Me. Albert DELVAUX, notaire à Pontoise, j’ai relevé un détail surprenant :

On trouve dans l’inventaire du mobilier industriel et fonds de commerce :

-2°) – une voiture en mauvais état, deux autres voitures

-10°) – un cheval de cinq ans

selon l’extrait ci-joint (inventaire 1915 mobilier)

Et en cote douzième on trouve le détail des différentes contributions payées ou à payer, dont :

          pour contribution sur les voitures et chevaux : 5,30 Fr

          pour taxe municipale sur les chiens                : 8,30 Fr

selon l’extrait ci-joint (inventaire 1915 taxe)

On payait donc plus pour un chien que pour un cheval et deux voitures (sans tenir compte de celle en mauvais état)…

En cherchant sur la toile, j’ai trouvé  un « guide de droit usuel et rural » datant de 1913, sur lequel j’ai relevé le paragraphe suivant qui devait s’appliquer à mon grand-père : « ne paient qu’une demi-taxe les voitures et chevaux imposables employés d’une manière habituelle au service  d’une profession déjà soumise à la patente. »

Par contre, en ce qui concerne la taxe sur les chiens, j’ai trouvé qu’elle remontait aux environs de 1860 et qu’elle avait été supprimée et remise en vigueur au fil du temps, selon les besoins.

Elle était fixée par les municipalités, mais je n’ai pas trouvé d’éléments précis, sinon qu’elle ne devait pas être supérieure à 10 Francs ni inférieure à 1 Franc et qu’il y avait deux catégories de chiens : 1°) les chiens d’agrément et/ou de chasse et 2°) les chiens de garde, moins fortement taxés.

Je suppose que le chien de mon grand-père devait entrer dans la seconde catégorie et était censé garder les bâtiments et le stock..

Les inventaires notariés sont d’une grande précision, mais il reste un détail que j’aurais bien aimé connaître : ce sont les noms du chien et du cheval…

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Taxe

Taxe

 

Inventaire mobilier

Inventaire mobilier

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Souvenirs d’enfance : Marcel (2)

Pendant la période où suis resté de 1939 à 1948 à Cussy les Forges, la route nationale passait par la commune. Il n’y avait pas de déviation à cette époque là et les habitants avaient la possibilité de pouvoir vivre mieux. Il y avait deux écoles, une école maternelle avec pour maîtresse Madame DURANTON et une école primaire dans laquelle j’ai suivi les cours CM1 CM2 avec le couple Jacquard Il y avait un bureau de poste, un docteur : monsieur Chevillotte. Pour ce qui est des commerces, il y avait trois épiceries : dont une était tenue par la nourrice Madame Mouchoux Noémie ; une boulangerie ; une boucherie et un café un restaurant On trouvait aussi comme artisans : un forgeron, un charron, un électricien : Monsieur JACQUEME , deux garages celui de monsieur BAUDOT et celui de monsieur MAZELIER ; deux menuiseries celle de monsieur BARBIER Roger et celle de monsieur ROUARD. Il y avait aussi une fabrique de tonneaux , celle de monsieur SOILLY Gilbert et bien sûr plusieurs cultivateurs. Dans ce villages, Il y a deux étangs : celui du haut et celui du bas, et un moulin au bord de la rivière « le cousin » pour moudre le grain Les familles habitant Cussy les forges à cette époque étaient : les CASTEL, les JACOB, les TARTERET, les GULLEMIN, les SERBRANE, les CHERREAU, les DESCHAMPS, les SOULPAUD et les BROSSET ou BROUSSET. Dans mon enfance, j’ai également connu une famille LENCLUNE Le 21 mai 1944, j’ai fait ma première communion solennelle. La cérémonie a été effectuée par un moine qui venait de l’abbaye de la Pierre qui Vire.

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Souvenirs d’enfance : Marcel (1)

Au mois de juin le CGMA organise son exposition annuelle sur le thème de l’enfance. Marcel inaugure une nouvelle catégorie où les adhérents peuvent raconter leurs souvenirs d’enfance où ce qu’ils savent de l’enfance de leurs ancêtres.

Je suis né à Paris (18e) , mais j’ai passé mon enfance dans la commune de Cussy les Forges dans l’Yonne de 1939 à 1948.
C’est une commune de 1362 hectares à 362 mètres d’altitude et de 314 habitants.  Cussy les Forges en 721 était appelée « Cusseacus ». Fief relevant de la seigneurie de Montréal et cure dépendant de l’abbaye Saint-Martin d’Autun, le village fut entouré d’une enceinte fortifiée au 16ème siècle. Son nom provient des anciennes forges. Cette commune est traversé par la voie Agrippa et possède un cimetière mérovingien. Le village  est bâti au bord d’un étang et possède une maison  du 15ème siècle, près de la mairie; un manoir du 15ème/16ème siècle, près de l’église, une tour d’escalier circulaire, une ancienne maison forte de Presles (citée au 15 ème siècle) avec murs d’enceinte, tours rondes et vestiges du donjon. A ville Arnoult , il y a une grande enceinte polygonale flanquée de tours, vestiges d’un  château démantelée en 1478 et il y a des restes de l’enceinte du village. L’hôtel de la Providence est un  ancien relais de poste sur la route Paris-Lyon. L’église de Saint-Martin est du 15 ème siècle, de style gothique  avec une nef en croix latine voûtée en bois, une tour carrée sur croisée, un chœur voûté en pierre, une piscine du 15ème siècle, une toile de la vierge à l’enfant datant de 1662, une dalle funéraire du 16ème siècle avec bas-relief figurant un squelette et des pierres tombales des seigneurs de Presles.
Situé en limite du parc naturel régional du Morvan, le village est situé sur les rives du cousin et de l’Etang de Presles près de la Forêt de Villiers
J’y suis resté pendant 9 ans et lorsque j’ai commencé à m’instruire le couple d’instituteurs avait pour nom de famille JACQUARD .
Mais par contre je n’étais pas amateur dans la rubrique sportive.
J’ai fait ma communion solennelle le dimanche 21 mai 1944.
La dernière fois que j’ai vu mon père, c’était au mois de juin 1940. Ce qui m’avait impressionné, c’était ses bandes molletières aux jambes.

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Les photos proviennent du site Notre famille

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Les poilus : François

CARNETS DE CAMPAGNE
GUERRE 14-18
de François BEISSAC .

François Beissac est mon Grand-père Maternel, et il commence ses  carnets de campagne après être avoir quitté sa maison de campagne à Cournon  (Puy de Dôme). J’ai donc deux
Carnets où il a noté jour à prés jour ce qu’il fait, les courriers reçus et envoyés et ses problèmes de santé. J’ai commencé à  les retranscrire, et vous livre les deux premières journées qui sont pour moi émouvantes.
Claude

4 Octobre 1914

Quoique tardivement, je tiens à consigner ici les principaux faits qui se sont passés depuis mon départ, lors de la mobilisation.
La dernière semaine de Juillet n’a pas été très agréable. A peine arrivés à La Croze (Maison familiale à Cournon d’Auvergne), nous avons eu juste une semaine, celle du 19 au 26, de tranquillité. A partir du 26, les journaux donnent des nouvelles de plus en plus mauvaises. Chaque matin, le Moniteur et le Journal ( ?) déclarent que la paix est de plus en plus compromise. Jusqu’au 29, les miens (soit sa femme, et sa belle sœur) ne se rendent pas compte de la gravité de la situation. Je leur en parle à dîner, et dame le repas ne descend guère. L’appétit a disparu.
Dans Cournon, on parle du rappel des soldats permissionnaires que les gendarmes ont invité à rentrer sans délai à leur corps, des préparatifs de réquisition des chevaux voitures. A la Croze, on continue à vivre cahin caha, et je prends les précautions nécessaires pour règle les affaires (Vente à Michel Péres ?).
Le samedi, il fait beau, et nous décidons d’aller en promenade l’après midi jusqu’au Pont d’Allier . Madeleine (ma mère) et le chien trottent devant nous, et on bavarde de chose et d’autre, mais elles (sa femme et Josette, sa belle sœur) sont préoccupées.
On s’assied au bord de l’Allier, là tout en causant non entend des coups de canon, mais personne n’a l’air d’y faire attention. On repart, et sur le Pont d’Allier, une voiture nous dépasse venant de Pérignat, et un paysan nous dit : »çà y est » ; On a compris.
La mobilisation générale est déclarée quoi que l’on s’y fut attendu, cela surprend et agite. Le retour est encore plus silencieux. On rencontre Simon, les traits tirés, qui va prévenir son fils.
Dans Cournon, nous passons par la place du château, la dépêche jaune est affichée à la porte de la Poste. Pas d’autres affiches sont posées. On rentre à la maison après avoir causé avec quelques voisins : de cela.
Le tocsin sonne. Les gens se hâtent de rentrer, certains croyant à un incendie. (Et quel incendie !)
Dimanche, fête de Cournon. Nous avions invité, il y a quelques jours M’amour et Baptiste. Ma foi pourquoi ne pas dîner ensemble, malgré ces mauvaises nouvelles. La soirée se passe à parler de ce qu’elles auront à faire pendant mon absence, comment elles devront s’y prendre.
Je fais aussi mes préparatifs de départ, car demain, Lundi, deuxième jour de la mobilisation je dois être au Cendre pour rejoindre Mende. Dans la matinée, j’ai été chez Maître de La Foullouze remettre un testament et faire la déclaration de succession de père.
Lundi. Personne n’a guère dormi. A 5h debout, sauf Madeleine qui dort encore. On termine les paquets, je déjeune et après tous assis sur la terrasse nous attendons 8het demi tandis que Madeleine s’amuse.
Déjà pas mal de jeunes sont partis. Le fils Chalard   passé à 5h allait au Pont. Félix Monge a quitté à 6h pour aller à Moulins.
L’heure arrive. On se quitte. C’est dur. Une dernière fois, je me retourne devant chez Chalteix. Elles sont sur le pas de la porter dehors. Dernier au revoir et en route. Quelques mètres, ouf, ça va mieux.
Seul, je fais la route du Cendre. A la gare où j’arrive à 9h, il y a du monde. Des femmes sont venues, du Crest, de Gergovia, accompagné leurs maris. Le chef de gare nous dit qu’un train nous prendra vers 9h45 ; Le train passe, sans arrêt. D’autres trains se succèdent soit  sur Clermont, soit sur le Midi. Le dernier comprend uniquement des « trucs » portant des charrettes dites marocaines. Enfin à 11h et quelques minutes, on s’embarque dans un wagon de marchandises.

Adhérent-CGMA-Claude-P-093

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Testament de Jérome BAGARRE – 1703 à Bauduen

Jérôme BAGARRE et son épouse étaient-ils fortunés ?

Jérôme  né le 17/2/1703 à Bauduen 83,  fils de Antoine et Françoise BAGARRY, s’est marié le lundi 6/9/1727 à Trigance 83 (ces deux villages sont juste séparés par un autre , Aiguines) avec Anne LIONS, fille de Jean et Anne CARTIER, et ont eu à ma connaissance 9 enfants.

Le testament de Jérome :

  jerome-bagarre

« Au nom de dieu soit l’an mil sept cent soixante deux et le neuvieme jour du mois de juin apres midi sous le signe du tres chretien et puissant prince louis quinze par la grace de dieu roy de France et de navarre que longuement soit a été present en sa personne par devant nous notaire royal de ce lieu de Bauduen et temoins a la fin nommes jerome Bagarre menager de ce (dit) lieu detenu dans son lit de maladie corporelle neants moins sain de ses bons sens et entendements lequel craignant l’evenement de la mort a presente et dicte a nous notaire a haute et intelligible voix que nous avons tout de suite rediger par ecrit en presence des temoins a la fin nommes, son dernier et valable testament [……]de dispositions finalle et derniere volonte et comme un veritable chretien apostolique et romain a recommande son ame a dieu faisant diction de sa sepulture dans le cimetiere de la paroisse de ce lieu et ses funerailles […..]faites aux depens de son heritage, et a la discution de ses heritiers ci apres nommes et venant aux legats le dit testateur a legue et legue a françoise et marguerite Bagarre ses filles de sa feue anne lions sa femme cinq sols achacune outre et par [……]la dot qui luy a constitue par son contrat de mariage les institus quand [….] […] pour ses heritiers particuliers,plus a legue et legue par meme droit de legat a anne et marianne ses autres filles et de la feue anne lions sept cens livres a chacune a [……] [……] compris cinquante livres pour les droits de legitimes qui luy reviennent de la feue anne lions sa mere les instituant quand a [..…] pour ses heritiers particuliers, lesquels sept cens livres seront payees par ses heritiers ci apres nommes lorsquelles auront atteint l age de vingt cinq ans ou lorsquelles seront colloquees en mariage en payes egales de cent livres dont la premiere se faire le jour du mariage et les hardes en [……] qui seront comprises aux [……]sept cens livres et ainsi continuant les annees d apres a pareil jour et jusqu alors le (dit) testateur entend que tant la (dite) anne que marianne seront nourries et entretenues dans sa maison en travaillant au profit de son heritage lorsquelles le pourront les dites payes de cent livres seront neant moins sans interets lorsquelles seront payes a leur echeance et au demeurant de tous les siens present et a venir en quoyqu’ils soient et puissent consiste le (dit) jerome Bagarre testateur a institue et de sa propre bouche nommes pour ses heritiers universels et pour le tout joseph et antoine Bagarre ses fils et de la (dite) anne lions pour en prendre pocession et jouissance apres son deces et en faire et dispose des lors a son plaisir et volonte telle etant l intention du (dit) testateur qui a été ecrite par nous notaire en presence des dits temoins a mesure qu’il la pronnonce declarant que le present est son dernier et valable testament derniere volonte et dispositions finalle valable tant par le droit que par tout autre que [mieux] pourra [valoir] [….]revoque tous autres testaments precedent fait, voulant que le present soit le seul qui subsiste selon sa forme et teneur fait [……] et publie par nous notaire au ‘dit) testateur dans sa Bastide de ce terroir quartier de Brun en presence de [..] joseph gaspard fabre docteur en medecine et procureur  du roy en la juridiction royale de la ville d Aups et françois Bagarre fils d’ antoine menager de ce lieu temoins requis et soussignes le dit jerome Bagarre testateur a declare ne savoir signer de ce enquis catholique et avont signe de (dit) testateur entend que si antoine son fils vanait a se marier les frais pour le mariage seront faits en commun avec joseph Bagarre son fils aine et aux depens de son heritage fait et [….]au meme lieu et aux presence de dessus.

Quittance de jerome Bagarre en faveur d’honnore Salomon

L’an mil sept cent soixante deux et neuvieme jour du mois de juin apres midi fut present en personne par devant nous notaire royale a Bauduen soussigne presens les temoins a la fin nommes a été present en personne jerome Bagarre menager de ce (dit) lieu lequel de son gre a confesse et [……..] d’avoir reçu d’honnore Salomon menager du lieu de figaniere absent nous dit […..] stipulant la somme de cent soixante et douze livres savoir vint huit livres pour le prix de deux coupes […….] a raison de quatorze livre la coupe que le (dit) Salomon luy a vendu,et cent quarante quatre livres en louis d’or faisant tout le sus (dite) somme de cent soixante et douze livre de laquelle dite somme le (dit) Bagarre contant et satisfait en a quitté et quitte le (dit) honnore Salomon avec […..]qu il ne luy en sera jamais fait aucune recherche ni demande a peine de tous depens et pour l’observation de ce que dessus a oblige tous ses biens presens et a venir qu il a soumis a toutes [….] la […..]et requis acte fait et publie au ‘dit) Bauduen dans la Bastide du (dit) jerome Bagarre en presence de […] joseph gaspard fabre docteur en medecine et procureur du roy en la juridiction royale de la ville d’Aups et françois Bagarre fils d’antoine menager de ce (dit) lieu temoins requis et soussignes le (dit) Bagarre a declare ne savoir signer de ce enquis […]a compte de la dot que le (dit) honnore Salomon a constitue a catherine Salomon sa fille par son contrat de mariage avec joseph Bagarre fils du (dit) jerome [….] [….] [….]notaire de figaniere le douze juin mil sept cent cinquante sept [….]controlle a draguignan par le […]malespierre. »

Suivent les signatures de : Latil (probablement le notaire),fabre et f bagarre.

En travers :[….]a regusse le 11 juin 1762 reçu une livre cinq.

Signe : jean borrelli

La descendance :

1464 : Antoine BAGARRE (naissance, décès)

732 :  Jérome BAGARRE ° 17/2/1703 à Bauduen  83 + 10/6/1762 à Bauduen 83
733 :  Anne LIONS
x 6/10/1727 à Trigance 83

366 :  Antoine BAGARRE °1/4/1738 à Bauduen 83  + 27/3/1764 à Bauduen 83
367 :  Magdeleine MARTIN °1744 ?  + 7/9/1799
x 23/1/1764 à Bauduen 83

182 :  Jean Joseph PELLICIER °25/6/1757 à Bauduen 83  + 17/4/1827 à Bauduen 83
183 :  Blanche BAGARRE °9/12/1764 à Bauduen83  + 28/3/1828 à Bauduen 83
x 22/11/1784 à Bauduen 83

90 :  Marc Antoine BAGARRE °6/11/1801 à Bauduen 83  + ?
91 :   Elisabeth Marie PELLICIER ° 11/2/1801 à Bauduen   + 8/10/1861 à Bauduen 83
x 20/9/1819 à Bauduen 83

44 :  Jean Baptiste BAGARRE °27/1/1810 à Bauduen 83  + 14/1/1852 à Bauduen 83
45 :  Thérèse Marianne BAGARRE ° 19/6/1822 à Bauduen 83

+ 12/3/1856 à bauduen 83
x 2/6/1840 à Bauduen 83

22 :   Joseph Jean Baptiste BAGARRE °30/10/1844 à Bauduen 83  + ?
23 :  Rose Marie ‘’dite Rosalie’’ MALVILLAN

° 8/9/1845 les Salles sur Verdon 83

x 2/1/1866 les Salles sur Verdon 83

10 :  Joseph Grégoire DAUPHIN ° 9/5/1866 à Bauduen 83

+ 27/9/1937 à Bauduen 83

 

11  :  Octavie Emilie BAGARRE °4/11/1870 à Bauduen 83

+ 12/10/1940 à Villecroze 83
x 20/4/1891 à Bauduen 83

Jérome est décédé le lendemain de la rédaction de son testament  :  10/6/1762 à Bauduen 83

Merci  Marie et Raymond, c’est grâce à eux que j’ai eu accès à ce testament via le web.

Adhérent-CGMA-Brigitte-139

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Souvenirs d’enfance : Brigitte (1)

Une de mes plus grandes trouilles

Avec son plus beau feu d’artifice, Sylvie fait remonter de vieux souvenirs.
Je devais avoir 12 ou 13 ans, c’était le début des grandes vacances et j’étais invitée à passer quand je voulais chez mon prof de dessin qui m’aimait bien. Non non, il n’y avait pas de chouchoutage !!!!
Elle habitait une commune voisine, en banlieue…..
Bref. Donc un après midi j’y vais. Etaient présents les deux petits, un de 2 et demi et une de 4 ans environ, la grand-mère coincée dans un fauteuil….et le fils ainé avec un copain dont l’oncle artificier lui avait donné quelques pétards…..Les parents qui était présents à mon arrivée, durent s’absenter en nous recommandant bien de ne faire péter aucun pétards : « Brigitte on compte sur toi , de toute façon, les petits nous dirons…. » sur ces recommandations, ils partent.
Evidemment, vous vous en doutez, un pétard par ci, un pétard par là, il y en avait un plein sac, pourquoi se priver. La grand-mère du fond de son fauteuil râlait bien un peu, mais comme elle ne pouvait se déplacer, nous faisions la sourde oreille !!!
Afin d’éviter que les petits n’aillent cafter, nous leur avons fait du chantage, je sais ce n’est pas bien joli joli, mais depuis le temps il y a prescription !!!
Notre chantage était pour un qui était entré dans le poulailler alors que cela lui était interdit : « si tu dis qu’on a fait péter des pétards, on dira que tu es allé ennuyer les poules ». Pour l’autre qui avait cassé des bouteilles vides, nous lui avons dit : « si tu dis qu’on a fait péter des pétards, on dira que tu as cassé les bouteilles (en ce temps elles étaient consignées) ». Nous ne les avons pas terrorisé  mais presque.
Et les pétards, bien étalés sur une petite table de jardin en fer, ronde, peinte en vert, pètent toujours par ci par là…..il y en a même une sorte que lorsqu’on l’allume, il part en tous sens….et justement un des deux gars prend un de ceux là, et dit : « si on faisait une rampe de lancement ? », « ok  »répond l’autre. Ils attrapent deux briques qui devaient nous attendre…en mettent une à plat sur la table, l’autre posée en biais contre cette première brique, et enfin le « pétard ».Un l’allume, moi sachant que celui là va voler un peu partout, j’attrape un petit que je tiens contre moi, on ne sait jamais…..et je tourne le dos à la table.
MALHEUR !!!!
Le pétard allumé, en partant, a mit le feu aux autres, et ça n’en finissait plus de pétarader . J’ai eu très peur car m’étant retournée, je ne voyais rien de ce qui se passait, le temps m’est apparu très long.
J’ai bien cru que cela ne s’arrêterait jamais !
Quand tout fut terminé, il a bien fallu ramasser tous les petits bouts de papiers éparpillés dans la jardin, mais après la trouille, le fou rire nous a pris et la grand-mère pouvait toujours s’époumoner du fond de la maison, pfffft ,nous n’en avions rien à faire.
Une fois le jardin remit en ordre, le copain et moi, nous avons pris nos cliques et nos claques et nous sommes partis avant le retour des parents….et les vacances se sont poursuivies sans que j’ose y remettre les pieds.
Je savais malgré mon jeune âge que ce serai inéluctable, qu’un jour ou l’autre, mais….
Les vacances se terminent donc, et arrive la rentrée des classes. Je redoutais le jour ou j’aurai le premier cours de dessin de l’année, et j’avais bien raison de le redouter, car là, si j’avais pu me mettre dans un trou de souris… Devant toute la classe elle (le prof) me dit : « Alors Brigitte, il était bien le feu d’artifice dans mon jardin ? ».
Zut alors, quelqu’un a cafté ! J’attend la fin du cours et je vais la questionner. Mais non m’assure t elle, personne n’a parlé, mais alors, comment cela s’est il su ????
Au fond du jardin il y avait un talus, et en haut de ce talus, passait la voie de chemin de fer. La maison étant pas très loin de la gare… les jours suivants, les cheminots voyant passer le père lui ont demandé ce qui s’était passé dans son jardin, ils avaient pensé à l’explosion d’une bouteille de gaz !!! Autant dire que du bruit il y en a eu, même que cela a du faire tout drôle aux habitants du quartier si calme d’ordinaire, d’entendre un tel raffut….
Il y a une trentaine d’années que je n’ai pas revu ce prof, mais il m’arrive parfois de repenser à ce jour là.
Et en y repensant, je me dis, heureusement qu’il n’y a eu  personne de blessé, nous aurions pu provoquer une catastrophe ! Toujours est il que depuis ce jour, je crois bien n’avoir jamais retouché un pétard, mais malgré tout, ça reste un bon souvenir.

Rédigé par Adhérent-CGMA-Brigitte-139

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Une femme est morte …

Au hasard de notre recherche généalogique, nous avons eu la surprise de découvrir dans un registre paroissial de la commune de Saint-Bonnet-le-Courreau, dans la Loire, cet acte qui de manière assez inhabituelle rapporte avec brièveté mais précision un événement qui vient tout juste de se produire.

Nous sommes le 8 septembre 1768 et la veille, ainsi que l’écrit le curé de ce village du Haut Forez, une femme est morte. Et avec elle, deux enfants :

« … Par devant moi, il est dit que Jeanne Morin, âgée d’environ 40 ans, femme de Claude Massacrier, laboureur résidant à la Spéry, est décédée hier vers 4 heures du soir … Enceinte des faits de son mari, d’environ 9 mois. L’opération césarienne lui a été faite par Marguerite Masson, femme de Pierre Derivon, maître chirurgien (1) … Laquelle a retiré du sein de la défunte, un garçon et une fille qui avaient donné des marques de vie ont été ondoyés par Jean Massacrer, laboureur au lieu de la Spéry, beau-frère de la défunte et après l’ondoiement ont conservé le visage vermeil pendant un quart d’heure environ…

Le huitième de septembre 1768… Ont assisté à la sépulture Pierre Simon, laboureur au village du Mas, Jeanne Michel, femme de Claude Simon … Claude Cellier, laboureur au village d’Essende et Jean Massacrier … Et Marguerite Masson qui a confirmé le dit de Jean Massacrier. »

Devenu veuf de Jeanne Morin et sans enfants, le dit Claude Massacrier se remariera près de huit ans plus tard, le 28 janvier 1777, avec Perrine Rousset. C’est de ce mariage que naîtront des enfants, dont l’ascendant direct des ancêtres de ma mère, Marie Massacrier. A quoi tenons-nous d’être là ? Parfois, comme ici, à un drame qui fit trois morts… avant que ne renaisse la vie !

Proposé par Claude G.

(1) A cette époque, dans les Monts du Forez, le chirurgien avait exercé en ville le métier de perruquier pendant quelques années, et obtenu de s’installer dans le bourg où il saigne, purge, fait la barbe, et tient parfois les remèdes usuels.. .

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