Archives de Tag: Ouvrages

Visite de l’usine Bio-Springer (02)

Avant de commencer la visite de l’Usine Springer arrêtons nous sur l’histoire des octrois Maisonnais.

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Petite histoire mouvementée de l’octroi racontée par Amédée Chenal (1898) maire de Maisons-Alfort
Dans « Histoire de Maisons-Alfort  et  d’Alfortville
Depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours »
Par Amédée Chenal  (1898)

1674 – On se plaignait déjà de l’octroi de la ville de Paris. Il avait été payé, pour de la paille livrée par la commune, 30 livres à la porte Saint-Antoine, et on avait refusé de rendre cette somme, à la porte Saint-Denis, par où ressortaient les voitures qui se rendaient dans cette ville.
La paille se vendait deux sols la botte.

1680 – Ces terres avaient été surnommées Prés des pailles, parce que les habitants de Maisons qui étaient obligés depuis fort longtemps de fournir les pailles et litières pour la grande écurie du roi, affectaient le revenu qu’elles produisaient à l’acquisition de cette paille quand elle n’avait pas pu y être récoltée. C’est de l’une de ces livraisons qu’il s’agit, lorsqu’on parle de l’octroi de Paris. Cette paille était plus généralement livrée à Carrières-Charenton, au Séjour du roi, où les chevaux de la cour étaient logés.

1789 – CAHIER DES DOLEANCES DES HABITANTS DE LA COMMUNE OU PAROISSE DE MAISONS-ALFORT
7°     Que les droits sur les marchandises qui passent debout dans la banlieue de Paris soient supprimés comme injustes et très onéreux au commerce, tant par leur quotité que par les vexations et les retards qu’éprouvent les voituriers, par une foule de commis qui se trouvent tant dans les lieux où il y a un bureau que sur les routes ;
(c’est-à-dire :Suppression des droits de passe et des octrois).

1818 – L’octroi de banlieue avait été institué, malgré l’opposition de l’assemblée communale, manifestée à diverses reprises.

1845 – Un octroi communal fut voté, et le vin frappé d’un droit de un franc par hectolitre, « pour imiter les communes de Charenton et Saint-Maurice, qui améliorent tous leurs services ».

1847 – On constata que l’octroi avait produit, pour six mois, de mars à août inclus, 1 545 fr. 94 centimes.

1848 – À la suite de deux pétitions, le conseil vota la suppression de l’octroi, à partir du 1er mai ; il avait été établi pour dix ans en 1846.

1849 – À la suite de la constatation d’un déficit annuel de 200 francs, le préfet avait invité le conseil municipal à rétablir l’octroi ; celui-ci refusa, et proposa 7 centimes additionnels ; il fut néanmoins rétabli sur les vins et alcools.

1852 – Non seulement l’octroi avait été rétabli, comme nous l’avons déjà dit, mais se basant sur la nécessité de pourvoir aux dépenses suivantes :
« 1°    Paiement des travaux supplémentaires de l’église,
2°    Frais de réparations du pavage des rues,
3°    Continuation du pavage de la rue Saint-Pierre,
4°    Substitution du gaz à l’huile,
5°    Etablissement d’un lavoir public,
6°    Et enfin, construction d’un second bas-côté à l’église. »

1856 – BUDGET DE PREVISIONS POUR 1856
RECETTES
5 centimes additionnels ordinaires             580  fr
Attribution sur les patentes de l’année       320
sur les amendes de police                                120
sur le produit de l’octroi de banlieue      1 400
Droits d’octroi, produit brut                       1 750
Produit des amendes de l’octroi                      50

DÉPENSES
Administration communale (secrétaire 1.000 fr)    1 918 fr
Service de police, contingent         920
Salaire du garde champêtre            600
Salaire du tambour-afficheur           70
Service de l’octroi                               625

A remarquer, que l’octroi, qui produit 1.750 francs brut, coûte 625 francs à percevoir ; le bénéfice est maigre.

1864 – L’octroi, qui n’existait que sur les vins et alcools, à raison de 0 fr. 92 et 2 fr. par hectolitre, fut institué à peu près tel que nous l’avons encore, malgré une pétition d’un grand nombre d’habitants, dans laquelle, d’une façon un peu triviale, on représentait les « Octroyens » cherchant à découvrir la fraude sous les jupons des maraîchères retour des Halles ; son produit pour 1865 était évalué à 29 656 francs.6

1871 – Au mois de février 1871, le conseil fut réuni ; sept membres étaient présents. Il s’agissait de voter 3 091 francs, pour les dépenses de la garde nationale, la démolition des barricades, le déménagement de la mairie et, enfin, le paiement de l’enterrement des soldats morts à l’Ecole, à raison de 2 francs par homme.
Le 12 mars, nouvelle réunion ; il n’y a toujours que sept conseillers fidèles ; il fallait fournir du chauffage aux troupes allemandes. On décide de couper des arbres dans les parcs de MM. Lesieur, Lagoutte, Dodun et autres, qui avaient été épargnés par le génie, puis on vote l’achat de nouveaux bureaux d’octroi pour remplacer ceux qui ont été brûlés, et on accorde des semences aux cultivateurs.

1872 – Un receveur d’octroi, nommé Bastesti, ancien garde de Paris et ancien capitaine de la garde mobile, fut révoqué et poursuivi pour détournements ; d’origine corse, il parvint, croit-on, à gagner le maquis ; on ne le revit plus.
Son chef, le préposé principal, fut également impliqué dans l’affaire pour défaut de surveillance.

1879 – M. Denoailly, préposé principal de l’octroi, venait d’être révoqué ; même mesure fut prise à l’égard du secrétaire de la mairie.

1882 – La Caisse des écoles, à l’étude depuis longtemps, fut définitivement fondée.
Un procès d’octroi monstre, d’une justice contestable, fut commencé contre la Compagnie P.L.M. ; il ne devait se terminer que beaucoup plus tard, après épuisement de toutes les juridictions, par la condamnation de celle-ci, à un versement considérable, au profit de la commune et de l’employé saisissant.
Par contrecoup, il fut une des causes de la chute de M. Busteau.

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Dans un autre ouvrage sur Maisons-Alfort datant de 1904
« Département de la Seine – Direction des affaires départementales.
Etat des communes à la fin du XIXe siècle publié sous les auspices du Conseil Général
Notice Historique et Renseignements administratifs »
OCTROI
L’octroi de Maisons-Alfort est administré par voie de régie directe. Il est donc placé sous la surveillance immédiate du maire, et sous la surveillance générale de la régie des contributions indirectes.
Les déclarations et la recette des droits s’effectuent dans les 5 bureaux municipaux ou mixtes dénommés plus haut, et dans 2 bureaux de régie, dont l’un mixte avec Créteil.
Ces différents bureaux sont ouverts tous les jours, savoir de 7 heures du matin à 6 heures du soir, pendant les mois de janvier, février, novembre et décembre ; de 6 heures du matin à 7 heures du soir, pendant les mois de mars, avril, septembre et octobre enfin, de 5 heures du matin à 8 heures du soir, pendant les mois de mai, juin, juillet et août.
Pendant les mois de janvier, février, novembre et décembre, l’ouverture des bureaux a lieu à 6 h. ½  du matin, sauf en ce qui concerne les objets soumis aux droits du Trésor.

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Aventures d’un prisonnier français en Angleterre

R Stevenson - Gallica

                     Cliquer pour feuilleter cet ouvrage

St Yves, prisonnier d’Édimbourg (Saint-Ives, 1897), inachevé et posthume

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R Stevenson  - Première Partie

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PAPAMA : Les transports en commun – 1994 – (004)

PAPAMA (PAtrimoine PAtronymique MAisonnais) c’est ainsi que furent baptisés les relevés systématiques des PAtronymes MAisonnais (vers 2002) dans près de 200 sources.

Les deux ouvrages de l’AMAH (Tome I et II), les brochures éditées par l’AMAH et des parutions diverses. Pour chaque patronyme rencontré il a été relevé, le patronyme, le prénom, la date de l’événement, un cours résumé du contexte (de 10 mots à 20 mots) et la page de l’ouvrage en question.

Des fiefs aux lotissements – Brochure AMAH n°4 – 1994

Nom Prénom Date Information Page
Barrier 1885 Transports. Interventions des élus. 21-11-1885 46
Becquemont 1845 Arrété  à propos du tracé du chemin de fer. 43
Berthelin 1887 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 2-6-1887 13
Bigotteau 1901 Gratification du conseil à la garde-barrière de la rue d’Alfortville. 49
Billard 1881 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 17-5-1881 12
Blanchard 1885 Délibérés du conseil. 21-8-1885 18
Blanchard 1892 Commission transport à Alfortville. 17
Boulouvard Mme 1982 20-3-1982. Baptême de la rame TGV 32. Mme Boulouvard doyenne du conseil est la marraine. 56
Bourguignon François-Augustin 1871 Maire. 75
Bourguignon François-Augustin 1873 Le conseil donne l’autorisation au sieur Guinard comme « passeur d’eau » entre Maisons-Alfort et Saint-Maurice. 62
Bourguignon François-Augustin 1874 Transports métropolitain. Interventions des élus. 1874 37
Bourguignon François-Augustin 1874 Dépôt des immondices. 45
Brenot 1925 Transports métropolitain. Interventions des élus. 1925 37
Busteau Isidore 1881 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 17-5-1881 12
Busteau Isidore 1881 Maire. 75
Busteau Isidore 1882 Bateau à vapeur. Réaction des élus. 5-8-1882 67
Busteau Isidore 1883 Délibérés du conseil. 10-5-1883 19
Champion Léon 1901 Maire. Population 1911: 16.466      1931 : 31.012 75
Champion Léon 1902 Gare des marchandises déplacée. 49
Champion Léon 1915 15-8-1915. Inauguration station Alfort. Compagnie Générale des Bateaux Parisiens. Photo. 38
Champion Léon 1925 Transports métropolitain. Interventions des élus. 1925 37
Champion Léon 1935 Transports. Interventions des élus. 11-2-1935 28
Chenal François-Amédée 1896 Maire. Population 1901: 10.547 75
Chenal François-Amédée 1899 Chenal, le Conseil et Strauss sénateur appuient une pétition sur les transports. 21
Da Costa Joao 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Daix Maître de poste  à Alfort. Mariage entre 1792 et 1802 3
Delion 1920 Vitesse des automobilistes. 2-12-1920 23
Delion Restaurant « Au Châlet » 63
Develay Marcel 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Droulin 1881 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 17-5-1881 13
Droulin 1882 Catastrophe de Charenton. Demande remise de peine de M. Gras. 45
Durst Christian-Edmond 1884 Maire. Population 1891: 7.853 75
Durst Christian-Edmond 1887 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 2-6-1887 13
Faitot Jean-Baptiste 1878 Maire. 75
Fraud Maurice 1940 Employé SNCF. Témoignage. 52
Goupy 1902 Gare des marchandises déplacée. Constation de. 49
Gras 1882 Catastrophe de Charenton. Ex-chef de gare condamné. 45
Grau Son grand-père Schmitt fut meilleur cocher. 14
Guinard 1873 24-2-1873. Autorisation donnée au sieur Guinard comme « passeur d’eau » entre Maisons-Alfort et Saint-Maurice. 62
Hévette Arthur 1949 Transports. Interventions des élus. 1949 34
Imberdis 1886 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 30-6-1886 13
Imberdis 1886 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 18-6-1886 13
Jardin Victor 1942 Premier BMO d’après guerre. 7-1946. Employé TCRP décédé à Auschwitz. 34
Joux Lucas-Joux. Hôtel de la poste, 55 Grande-Rue. 1
Kéroman Dodun de 1813 Maire. Population 1801 : 784     1851 : 1.812 75
Kéroman Dodun de 1845 Arrété  à propos du tracé du chemin de fer. Maire. 43
Labbé 1892 Dépôt d’Alfort construit sur l’emplacement de son potager. 17
Labbé Louis 1845 Arrété  à propos du tracé du chemin de fer. 43
Labbé Louis Gendre du Maître de poste  M. Daix. 10
Le Lamer 1925 Epouse Carroué. Photo 38
Lemouton Auguste 1923 Mécanicien aux Bateaux Parisiens. Photo. 38
Lemouton Auguste-Désiré 1923 Mécanicien aux Bateaux Parisiens. Né 30-9-1878. 70
Lucas Lucas-Joux. Hôtel de la poste, 55 Grande-Rue. 1
Macé André 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Marescot 1887 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 16-7-1887 13
Marillier Claude-Auguste 1861 Maître de poste  à Alfort. Mariage de sa fille. 3
Maugé Francis 1940 Transports. Interventions délégation spéciale. 15-2-1940 30
Maupas Jean 1948 Transports. Interventions des élus. 1948 34
Meunier Restaurant 63
Meynet G 1892 Commission transport à Alfortville. 17
Mignard 1885 Délibérés du conseil. 21-2-1885 18
Mignard 1884 Transports. Interventions des élus. 23-8-1884. Adjoint. 46
Mourlat 1940 Chef de gare principal SNCF. Témoignage de M. Fraud 53
Nanteuil Louis 1900 Père de Pierre. Apprenti serrurier, puis travaille à la CGO. 31
Nanteuil Pierre 1910 Maisonnais depuis 1910. Travaille à la STCRP. (Transports en commun) 31
Naudin 1925 Transports métropolitain. Interventions des élus. 1925 37
Nectoux René 1965 8-10-1965. L’ancien cheminot devient Maire de Maisons-Alfort. 55
Parent 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. Dont la petite fille du maître d’armes Parent. 57
Périneux 1902 Gare des marchandises déplacée. Constation de. 49
Philippot Pierre 1878 Maire. 75
PLM 1849 12-8-1849. Premier train à Maisons-Alfort 45
Portal 1845 Arrété  à propos du tracé du chemin de fer. 43
Prevost 1874 Propriétaire du chemin des Iles. Dépôt des immondices. 45
Prodhomme 1887 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 2-6-1887 13
Prodhomme 1887 Besoin des usagers des transports. Réaction des élus. 16-7-1887 13
Prodhomme 1919 Restaurant Perrié. En face le pont de Charenton. 1
Rathier 1904 Bataillon d’Afrique. Interventions des élus. 7-12-1904 50
Saguet Fernand 1946 Premier BMO d’après guerre. 7-1946. Employé SNCF décédé à Auschwitz. Hommage. 54
Saulnier André 1946 Premier BMO d’après guerre. 7-1946 34
Schmitt 1885 Meilleur cocher. 14
Schmitt 1887 Meilleur cocher. 14
Springer 1902 Gare des marchandises déplacée. Constation de. 49
Tanguy André 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Thiébaux Catherine 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Vaillant Colette 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Vassart Albert 1936 Transports. Interventions des élus. 29-9-1936 29
Véron Adolphe 1855 Maire. Population 1866 : 4.040 75
Véron Adolphe 1870 Inventaire après décès. Maître de poste à Alfort. Légion d’honneur. Maire de 1855 à 1870. 11
Vincenot Henri 1946 Joue le beau-père de David Copperfield. (Cheminot Catholiques de Maisons-Alfort) 54
Vuillemard Renald 1988 27-6-1998. Accident de train. 56 morts 32 blessés. 56
Zede 1890 Liste électorale du 31-3-1890 3

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Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500)

Atilf Moyen FRançais

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Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500)

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20 avril 1894 – Joseph DELTEIL

1894 – Joseph DELTEIL 
Joseph Delteil, né à Villar-en-Val (Aude), le 20 avril 1894 et mort le 16 avril 1978 à La Tuilerie de Massane (Hérault), est un écrivain et poète français. En 1923, année de sa rencontre avec les surréalistes Aragon et Breton et de son adhésion à la Société des gens de Lettres, il publie « Choléra », roman étrange se déroulant en grande partie à Maisons-Alfort.
Terre d’écriture – 2008

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Le bagne à la Nouvelle en 1878

SOUVENIRS DE VOYAGES D’UN MEDECIN DE LA MARINE 

Par M. le Docteur GROSPERRIN

 L’île Nou qui sert de pénitencier central et où débarquent les forçats à leur arrivée de France, est un rocher d’une quinzaine de kilomètres de tour, qui s’étend parallèlement à la grande terre et ferme au sud ouest la rade de Nouméa.

Au centre de l’île, dans le fond d’une petite baie située au pied d’un mamelon surmonté d’un sémaphore se trouvent les cellules des bagnards, les divers ateliers de menuiserie, de charronnage, de cordonnerie et de tailleurs, la caserne des surveillants militaires, la caserne du détachement d’infanterie de marine et les cases des employés subalternes. Tout au bord de la baie, à une des extrémités, s’élève une paillote avec, à l’avant, un clocher minuscule surmonté d’une croix, c’est l’église de l’île Nou où, tous les dimanches, les condamnés, sous escorte, se rendent pour aller à la messe. Au centre de ces bâtiments divers, en avant des cellules des condamnés, s’étend une vaste esplanade bordée de bouraos, c’est le boulevard du Crime. C’est là que toutes les semaines, en présence des condamnés alignés à genoux et la tête nue, on administre la schlague. J’eus un jour la curiosité d’assister à la cérémonie.

Le patient qui doit recevoir dix, vingt ou trente coups de martinet, selon la gravité du méfait commis, est étendu à plat ventre  sur un banc en bois, après qu’on lui a préalablement mis à nu la partie la plus charnue de son individu. Le correcteur, un forçat, généralement un colosse, armé d’un martinet à sept chels dont les extrémités sont effilochées au lieu de se terminer par un nœud comme autrefois dans les bagnes de France, frappe de toutes ses forces, et met suffisamment d’intervalle entre chaque coup pour que le patient ait largement le temps de le savourer ; presque toujours au troisième ou quatrième coup, le sang apparaît, lorsqu’un condamné a eu assez d’énergie pour ne pas proférer une seule plainte pendant l’exécution, il reçoit après la séance les félicitations des camarades, on le reconduit en cellule, et, s’il y a lieu,  aussitôt que ses plaies sont cicatrisées, il prend place à nouveau sur le banc pour une autre correction.

Texte découvert par Sylvie R.

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lire aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bagne_de_Nouvelle-Cal%C3%A9donie

 

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Enseignes (de Louis Sébastien Mercier)

Les enseignes sont maintenant appliquées contre le mur des maisons et des boutiques ; au lieu qu’autrefois elles pendaient à de longues potences de fer ; de sorte que l’enseigne et la potence, dans les grands, vents, menaçaient d’écraser les passants dans les rues.

Quand le vent soufflait, toutes ces enseignes, devenues, gémissantes, se heurtaient et se choquaient entre elles ; ce qui composait un carillon plaintif et discordant, vraiment incroyable pour qui ne l’a pas entendu. De plus, elles jetaient la nuit des ombres larges, qui rendait nulle la faible clarté des lanternes.

Ces enseignes avaient pour la plupart un volume colossal et en relief. Elles donnaient l’image d’un peuple gigantesque, aux yeux du peuple le plus rabougri de l’Europe. On y voyait une garde d’épée de six pieds de haut, une botte grosse comme un muid, un éperon large comme une roue de carrosse ; un gant qui aurait logé un enfant de trois ans dans chaque doigt, des têtes monstrueuses, des bras armés de fleurets qui occupaient toute la largeur de la rue.

La ville, qui n’est plus hérissée de ces appendices grossiers, offre pour ainsi dire, un visage poli, net et rasé. On doit cette sage ordonnance à M. Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de Sartine, qui, de lieutenant de police, est devenu ministre de la Marine.

Extrait de : « Tableau de Paris » de Louis Sébastien Mercier (écrit entre 1781 & 1790)

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Montreuil, village

A Montreuil, village voisin de la capitale, avec trois arpents de terre un particulier se fait vingt mille livres de rente. Il cultive des pêches ; les pêches en certain temps valent six livres pièce. Quand un prince donne une fête brillante, l’on en mange pour trois cents louis d’or.

L’arpent de terre y est loué six cents francs, et l’on en paie au roi soixante pour la taille. Montreuil est le plus beau jardin dont puisse se glorifier Pomone. Nulle part l’industrie n’a poussé plus loin la culture des arbres à fruit, et surtout celle du pêcher. On se dispute dans l’Ile-de-France un jardinier montreuillois. C’est un territoire fort borné ; on y trouve en abondance tous ces fruits plus ou moins délicieux qui réjouissent la vue, et qui, quand ils sont mêlés sur nos tables avec nos viandes, l’emportent sur les mets les plus recherchés, par cet instinct de la nature qui nous dit de préférer les fruits et les végétaux au gibier et à la volaille.

Ces habiles cultivateurs se sont rendus maîtres de la nature, en perfectionnant la taille et la conduite des arbres.

C’est un coup d’œil bien intéressant que ces murailles tapissées des plus beaux fruits, tandis qu’entre les espaliers sont semées des fraises, des pois, des légumes de toute espèce. La capitale doit quelque reconnaissance à l’admirable industrie de ces jardiniers qui peuplent les marchés de ces excellentes productions, qui plaisent au goût et entretiennent la santé. Ailleurs, la défaut d’émulation, d’intelligence, et l’absurde routine, laissent le jardinage dans un état de dégradation et de barbarie honteuse. Tel pays fera venir des bonnets parisiens, et ne saura ni transplanter ni cultiver un bon fruit. Les progrès du jardinage sont nuls dans les petites villes, où l’on a adopté les coiffures du jour et l’opéra-comique. Coûterait-il plus de planter un noyau en terre, que de placer un pouf* sur sa tête ?

* pouf : sorte de bonnet de femme

 Extrait du : « Tableau de Paris » de Louis-Sébastien Mercier  – 1781-1790

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Le lundi (Tableau de Paris)

L’extrême indigence d’une partie du peuple n’a que trop souvent sa source dans les dépenses faites au cabaret le lundi ; tous les ouvriers chôment ce jour-là ; c’est chez eux une vieille et indéracinable habitude. Encore si le vin était bon ! Je désirerais quelquefois que le mauvais vin fût extrêmement cher ; puis je me rétracte. Les finances du roi gagnent à l’extrême intempérance de ses sujets ; elles s’enrichissent de ce qui tue le peuple.
Les vins même qu’on boit aux environs de Paris, ou trop verts, ou adoucis par des mixtions funestes, occasionnent différentes maladies. Les curés devraient se réunir aux préposés de la police pour arracher le peuple à ces débauches grossières qui l’abrutissent, qui enlèvent aux enfants des manouvriers le pain de la semaine.
Il est de fait que le peuple absorbe la plus belle portion de son gain  dans les tavernes et les guinguettes, qui sont plus peuplées les dimanches et fêtes, que les autres jours. Les ouvriers font ce qu’ils appellent le lundi et même le mardi. Voilà deux jours de la semaine pour la fainéantise et la boisson. Comment permet-on que les cabarets soient ouverts indistinctement à toute heure et dans les jours de travail, lorsque ces lieux deviennent l’asile de la grossièreté et de l’intempérance ? On serait tenté, en voyant les désordres qui naissent de la fréquentation des cabarets, de souhaiter que la loi de Mahomet fût en vigueur en France ; mais ce serait se priver d’un des principaux bienfaits de la Providence, qui n’a fait naître la vigne que pour le bien de ses enfants.
D’ailleurs ne doit-on rien passer à ces malheureux qui sont condamnés à des travaux pénibles, et qui la plupart du temps ne vivent, je l’atteste, que de fromages ou de quelques fruits ? Ils n’ont guère que le vin pour consolateur.  Lui seul leur fait oublier leurs peines et leurs fatigues ; lui seul sait charmer l’ennuyeuse monotonie de leurs travaux grossiers. Laissons-leur donc le vin, mais empêchons les mélanges mortels des cabaretiers ; diminuons le nombre de ces empoisonneurs, et celui des guinguettes. Faisons surtout disparaître d’au milieu de nous cette infernale fiscalité, qui est la cause de tous nos maux.

Extrait de : « Tableau de Paris » – de Louis Sébastien Mercier – (écrit entre 1781 & 1790)

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Enseignes (écrit entre 1781 & 1790)

Les enseignes sont maintenant appliquées contre le mur des maisons et des boutiques ; au lieu qu’autrefois elles pendaient à de longues potences de fer ; de sorte que l’enseigne et la potence, dans les grands, vents, menaçaient d’écraser les passants dans les rues.

Quand le vent soufflait, toutes ces enseignes, devenues, gémissantes, se heurtaient et se choquaient entre elles ; ce qui composait un carillon plaintif et discordant, vraiment incroyable pour qui ne l’a pas entendu. De plus, elles jetaient la nuit des ombres larges, qui rendait nulle la faible clarté des lanternes.

Ces enseignes avaient pour la plupart un volume colossal et en relief. Elles donnaient l’image d’un peuple gigantesque, aux yeux du peuple le plus rabougri de l’Europe. On y voyait une garde d’épée de six pieds de haut, une botte grosse comme un muid, un éperon large comme une roue de carrosse ; un gant qui aurait logé un enfant de trois ans dans chaque doigt, des têtes monstrueuses, des bras armés de fleurets qui occupaient toute la largeur de la rue.

La ville, qui n’est plus hérissée de ces appendices grossiers, offre pour ainsi dire, un visage poli, net et rasé. On doit cette sage ordonnance à M. Antoine-Raymond-Jean-Gualbert-Gabriel de Sartine, qui, de lieutenant de police, est devenu ministre de la Marine.

Extrait de : « Tableau de Paris » de Louis Sébastien Mercier (écrit entre 1781 & 1790)

 

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Recherches sur une salle à manger au moyen âge

C’était à table que les seigneurs se plaisaient surtout à étaler leur luxe. Ils se livraient souvent entre eux des assauts de folles dépenses, et toute la rigueur des lois somptuaires renouvelées à l’avènement de chaque roi ne put rien contre cette frénésie de prodigalité.
Un seigneur renfermé dans son manoir n’avait guère, en effet, d’autre moyen de montrer ses richesses qu’en exposant aux regards une nombreuse vaisselle d’or et d’argent ; c’était ordinairement l’occasion d’un repas que l’on annonçait quelque temps d’avance, et auquel venaient assister les bannerets du voisinage.
La salle à manger était presque toujours l’appartement le plus vaste et le plus spacieux du château. Sur les murs, recouverts de longues tapisseries, étaient peintes des scènes tirées des fabliaux et des romans de chevalerie. Le parquet était jonché de foin, de nattes tressées de paille ou de fleurs, suivant les moyens du propriétaire. La table était au milieu et à l’autre bout, le dressoir ou dressouer, appelé buffet au XV° siècle, et éridence au XVI° ; plusieurs de nos rois en avaient trois : un pour l’argent, l’autre pour l’argent doré, et le dernier pour l’or. Disposé en gradins, on y plaçait dans l’ordre le plus favorable des bassins, des vases enrichis des pierres les plus précieuses. Tous ces objets n’étaient guère que pour la vue ; car les sculptures en ronde bosse, les dessins charmans que l’on y traçait, se seraient fort mal associés avec la sauce des mets et le tranchant du couteau et de la cuillère.
On employait à la construction de ces dressouers les bois les plus précieux, taillés, sculptés, travaillés dans la forme et avec l’art que l’on connaît aux ouvriers du moyen âge. On les recouvrait quelques fois de draps d’or ; la ville d’Orléans en offrit un en or à l’empereur Charles IV, estimé à 8,000 livres tournois. La seule trace conservée de cette antique magnificence se retrouve encore dans nos campagnes, où il est d’habitude d’étaler, devant une vieille armoire gothique, quelques plats de faïence et un bassin de cuivre bien propre et bien brillant.
Mais les choses usuelles se mettaient sur la table même. On y étendait une grande nappe richement ouvrée et à dessins à jour ; elle se nommait doublier, et ce ne fut que sous Henri III que l’on introduisit une seconde petite nappe roulée et relevée en coquille aux extrémités ; on l’enlevait au dessert. Quant aux serviettes, les assistants s’essuyaient au doublier ; ce n’était qu’à la fin du repas qu’un page apportait une aiguière et une serviette pour se laver les mains. L’expression trancher la nappe est venue de ce que, lorsqu’un seigneur voulait se venger d’un rival, il envoyait un héraut couper en deux la partie de la nappe devant laquelle il était assis, et renverser son pain et son verre ; c’était un affront que la mort seule pouvait laver. Chaque convive avait devant lui une assiette tantôt de terre, d’argent ou de faïence (nous ne parlons point des dessins et miniatures, que nos ancêtres reproduisaient jusque dans les choses les plus futiles) ; à côté était ce qu’on a appelé coupe, hanap, estamore, quart, etc. On en voit qui supportent outre le verre ordinaire, un autre petit, servant de pied, pour boire les liqueurs, et qui ne ressemble pas mal à une petite clochette. Le couteau fut d’abord le seul instrument connu pour porter les mets à la bouche ; on les faisait, pour cela, ronds du bout ; on leur donnait toutes les formes.
Nos rois avaient pour renfermer leur couvert, ce qu’on appelait une nef ou cadenas, à cause de sa forme de vaisseau ; on y mettait couteau, cuillère, hanap, serviette, cure-dent, etc, etc. Aux extrémités de la table étaient ce qu’on appelait les surtouts, assiettes creuses où les mets se représentaient en bosse ; on les laissait vides, ils faisaient représentation. Des fontaines jaillissantes entouraient les convives, et laissaient couler à longs flots le vin, l’eau rose et l’eau de fleurs d’oranger. Puis une nombreuse suite de varlets, pages et écuyers faisaient le cercle, portant à la main des torches dans de superbes candélabres d’or et d’argent.
Article extrait du « Magasin pittoresque » 1833 (Gallica)

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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Les applications domestiques de l’électricité

Extrait du « Magasin Pittoresque – 1906 » (Gallica)

 Les applications domestiques de l’électricité

Le temps n’est pas très éloigné où la badauderie parisienne s’émerveillait de quelques timides essais d’éclairage électrique tentés à grand renfort de piles, essais qui n’obtinrent du reste qu’un succès d’estime et ne fournirent aucun résultat pratique. Depuis, l’électricité a conquis le monde : elle trône en maîtresse dans l’industrie, elle égaie de sa note éclatante toutes les fêtes foraines et toutes les grandes manifestations nationales et elle répand à flots la lumière jusque dans les moindres cités. Après s’être créé une large place dans la vie publique, voici qu’elle s’introduit dans notre domicile où elle est en passe de supplanter tous les modes de chauffage et d’éclairage, même les plus nouveaux et les plus perfectionnés.

Nous avons, en effet, le tapis électrique qui dégage une telle chaleur qu’elle roussit les chaussures des imprudents qui la préfèrent à la moelleuse peau de mouton. Depuis peu on rencontre des poêles électriques constitués par de longues et énormes ampoules à incandescence qui donnent à la fois une bienfaisante chaleur et une vive lumière, presque aussi agréable que celle qui émane de notre antique cheminée de bois. Ce mode de chauffage est destiné à se généraliser rapidement dès l’abaissement du prix de l’électricité, parce qu’il ne vicie pas l’atmosphère des locaux où il est employé, ne dégage aucune odeur désagréable et ne laisse ni résidus ni poussières. Dans la nursery comme dans la chambre du malade le chauffe-lait et la bouilloire électrique sont devenus une nécessité, et le coussin électrique y menace le vieux sac à eau chaude. Nous avons également le fer à friser, l’allume-cigares qui sont chauffés par l’électricité.

Le fer à repasser est un des premiers instruments de l’outillage domestique auquel on ait appliqué le chauffage électrique, dispensant ainsi ménagères, blanchisseuses, ouvriers tailleurs, etc. de l’intoxication dangereuse que provoquent les anciens réchauds alimentés par le charbon ou par le gaz.

Une des dernières applications de l’électricité, dit le Scientific American, est celle qui a été faite au séchoir à cheveux. On connaît les accidents, dont quelques uns ont été mortels, qui ont été occasionnés par l’ancien système de séchage. Ces accidents ne sont plus à redouter avec le nouveau séchoir qui est une combinaison du pouvoir calorique et de la force motrice de l’électricité. Cet appareil comprend un ventilateur et un chauffoir. Cet appareil, lorsqu’il est bien utilisé, peut être appliqué à traiter douze personnes en moins d’une heure ; sa consommation d’électricité est minime, c’est le grand succès des salons de coiffure de New York.

La cuisine, elle-même, offre un excellent champ d’activité pour les appareils électriques ; déjà nombre d’appareils ont été inventés et l’on peut prévoir que, dans un avenir peu éloigné, de nombreux établissements adopteront ce nouveau système, sans compter les applications plus modestes qu’en feront nos ménagères. Son principal avantage, c’est que la cuisinière dispose à l’instant précis d’une chaleur considérable : un commutateur à tourner et immédiatement le rôti est entrain. Ce résultat est très apprécié, car ; outre la rapidité d’exécution, il supprime la consommation de combustible qui est toujours nécessaire pour donner à un foyer le degré de chaleur utile, au point de vue culinaire. Ainsi que le fait remarquer l’auteur précité, le fourneau électrique est supérieur même au fourneau à gaz, son plus proche et plus redoutable compétiteur, parce qu’il n’exige pas le contact d’une flamme pour être mis en état d’activité, il a en outre l’avantage de ne répandre aucune mauvaise odeur. Il existe un petit grill électrique assez grand pour cuire une tranche de viande de grosseur moyenne ; ce gril n’exige qu’une faible dépense d’électricité, moins de quinze centimes d’après le prix de l’hectowatt au tarif américain.

D’après la même source, le restaurant à cuisine électrique est le meilleur exemple que l’on puisse donner des applications de l’électricité à la cuisson des aliments ; suivant une coutume chère aux Anglo-Saxons, ces inventeurs du grill-room, la cuisine est placer au centre de la salle de restaurant, aucune cloison ne la sépare des consommateurs ; ceux-ci peuvent ainsi surveiller la préparation des plats, et le cuisinier peut se tenir en constant rapport avec le maître d’hôtel ou le patron. Pour les consommateurs, aucune crainte de fumée ; ni la suie ni les cendres ne peuvent se répandre dans les aliments, puisque l’électricité appliquée au chauffage ne produit aucun résidu. Quant aux odeurs de cuisine, on a trouvé le moyen de les éliminer en disposant, juste au-dessus du fourneau, un large ventilateur. Dans cette installation un poulet est rôti en un quart d’heure et une côtelette d’agneau est grillée en trois minutes  Outre la rapidité de cuisson, ce mode de chauffage présente encore l’avantage de conserver à la viande tout son jus ; il est vrai que les clients habituels de ces restaurants américains sont, comme nos voisins d’Outre-Manche, très amateurs de viandes saignantes. Pour satisfaire notre goût moins carnassier, il nous faudrait des viandes plus cuites et, par suite, la rapidité de cuisson que l’on fait ressortir serait moins appréciable.

Toutes ces ingénieuses dispositions n’ont été faites, jusqu’à présent, qu’en vue d’établissements publics ; pour notre home on n’a rien fait, ou peu de chose. L’outillage existe mais il ne semble pas avoir été ordonné en vue d’une installation complète et pratique pouvant être totalement substituée au fourneau à charbon ou à gaz. Une cuisine bien aménagée doit comprendre un ventilateur fixé à la muraille afin de conduire à l’extérieur l’air chaud et l’odeur de la cuisson ; elle doit aussi comporter un rafraîchissoir, afin d’éviter l’introduction de la glace dans la maison.

Les hôtels et tous les établissements où la cuisine tient une large place ont utilisé l’électricité pour un emploi moins important que celui de la cuisson des mets ; et ils y ont trouvé une économie résultant de la suppression de certains aides. Plus de plongeurs, plus d’officiers : ils sont remplacés par le moteur électrique. Ici nous trouvons un laveur de vaisselle automatique. Les assiettes sont empilées dans un panier en treillis métallique et plongées ainsi dans un bassin d’eau bouillante qu’un moteur électrique agite rapidement. Cette opération est renouvelée trois fois et les assiettes bien nettoyées sont séchées par un ventilateur ; le nettoyage de toute une desserte est terminé en quelques minutes. Par ce procédé il y a quelque chance de ne plus trouver trace des doigts graisseux du plongeur sur le marli des assiettes. Les couteaux sont également nettoyés et polis automatiquement ; ils passent d’abord entre deux roues en buffle chargées du nettoyage, puis ils sont affûtés sur une roue en émeri. Enfin, l’aide de cuisine lui-même, cet ignoble individu aux vêtements crasseux et aux mains sales est dépossédé d’une importante partie de ses attributions, celle de l’épluchage des légumes. Il est remplacé par des appareils électriques qui exécutent, plus proprement qu’il ne le pourrait faire, le tranchage des choux, l’épluchage des pommes de terre, etc. N’y aurait-il que cet avantage : la propreté dans les restaurants, il faudrait souhaiter la suppression des anciennes cuisines et leur remplacement par l’installation vraiment moderne où toutes les manipulations sont effectuées par l’électricité.

Albert REYNER

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152 

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… sur modèles réduits.

Pierre Crausse

L’idée émise depuis l’Antiquité de représenter à l’aide de maquettes, des objets ou des systèmes faisant partie du cadre de vie, permit tout d’abord de mieux les observer, puis d’envisager une meilleure prévision de leur fonctionnement à l’échelle réelle. Ainsi, jusqu’aux années 1980, le modèle réduit (ou plus largement le modèle physique) sera particulièrement utilisé pour des recherches dans des domaines à vocation expérimentale comme l’aérodynamique et l’hydraulique.

Outre leur côté ludique et démonstratif, les études scientifiques sur des modèles réduits ont largement contribué à concevoir bon nombre d’avions modernes, des navires de toutes tailles, des barrages, des ports…. Les différentes parties de ce livre décrivent les quelques premières expériences dans le domaine jusqu’à nos jours, où les modélisations numériques et physiques sont maintenant devenues complémentaires.

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Article du jour (57) : IGN : débarquement du 6 juin 1944

IGN 6 juin 1944

Cliquer sur la carte pour accéder à l’article

Carte IGN Debarquement 6 juin 1944 Edition 2013La carte est disponible au format et dans les points de vente habituels

des cartes IGN, au prix de 7,90 euros.

 

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16 décembre 1897 – Alphonse Daudet

Alphonse Daudet, né à Nîmes (Gard) le 13 mai 1840 et mort à Paris le 16 décembre 1897, est un écrivain et auteur dramatique français. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Le 16 décembre : Daudet meurt brusquement en son domicile parisien (41, rue de l’Université). Il avait 57 ans. Après un service religieux à Sainte-Clotilde, Émile Zola, au Père-Lachaise, prononce le discours d’usage.

Soldat au moment de la guerre de 1870, il retrace le conflit sur les bords de la Marne dans les « Contes du Lundi » en 1873.

Terre d’écriture (AD 94) – 2008

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L’abbé LEBEUF

Dictionnaire Bouillet d’Histoire et de Géographie (1855) :

Leboeuf ou Lebeuf  (l’abbé), chanoine d’Auxerre, membre de l’Académie des Inscriptions, né à Auxerre en 1687, mort en 1760, a rendu de grands services à l’histoire nationales par ses savantes recherches. Ses ouvrages les plus impotants sont : Discours sur létat des sciences dans la monarchie française sous Charlemagne, Paris, 1734, Recueil des divers écrits pour servir d’éclaircissements à l’histoire de France, 1738 ; Histoire d’Auxerre, 1743 ; Histoire de la ville et du diocèse de Paris, 1754, 15 volumes in-12.

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Scoop-it du jour (6) : Ecrire l’histoire de sa vie ou de sa famille

Hélène SOULA

Cliquez sur l’image pour accéder à Scoop-it

Curated by Hélène Soula

Outils et réflexions bien utiles lorsqu’on veut écrire

une biographie personnelle ou familiale – http://bit.ly/18DOBtV

 

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17e Quinzaine de Généalogie de la Librairie de la Voûte

17e quizaine de la Voûte001

17e quizaine de la Voûte002

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18 mai 1880 : Les mauvais livres !

1880 : Les mauvais livres !

18 mai 1880 : Décision à l’unanimité du conseil municipal de Maisons-Alfort de brûler les mauvais livres de la bibliothèque municipale, dont les œuvres philosophiques de Voltaire.

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Exposition: Le Missel de Rosières et sa restauration

L’un des manuscrits les plus anciens conservé à la Bibliothèque Grammont (Bibliothèque diocésaine de Besançon) est un missel de la fin du XIIe s. provenant de l’abbaye de Rosières dans le Jura. Ce précieux ouvrage vient d’être restauré grâce au concours de la Région (DRAC) et de l’Association Grammont Haute-Comté. Après avoir été exposé à Baume-les-Dames, il est de retour à la Bibliothèque diocésaine et mis à l’honneur à travers une exposition présentant les étapes de sa restauration. Visite libre du 15 mars au 15 avril, les mardi, mercredi, jeudi 9h-12h et 14h-18h.

A Signaler : Vente de livres d’occasion

Elle aura lieu cette année les vendredi 13 et samedi 14 avril dans la cour du Centre diocésain, 20 rue Mégevand. Cette année encore, la Bibliothèque Grammont propose un large choix d’ouvrages dans différents domaines (spiritualité, théologie, littérature, histoire…) à 1 ou 2 €,  mais aussi des ouvrages d’art ou des écrits d’intérêt local à des prix très attractifs.
Ouverture de la vente vendredi 13 avril à 13h30.
Horaires: vendredi 13 avril 13h30-18h
              samedi 14 avril 9h 18h non-stop.
03.81.5.17.17 ou à l’adresse bibliothequediocesaine@wanadoo.fr

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Merci à http://www.annie-guillemin.fr/

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