Archives de Tag: Edifices Maisonnais

Avez-vous la réponse ? (19)

Quel édifice de Maisons-Alfort est lié à la liste suivante ?

 

BRILLAUD DE LAUJARDIERE Marc (architecte)

PUTHOMME Raymond (architecte)

CHANTIERS DU CARDINAL (maître d’ouvrage)

MOUREAUX Fernand (mécène)

RISPAL Gabriel (sculpteur)

DESVALLIERES Richard-Georges (ferronnier)

MAX-INGRAND Paule (peintre)

MAX-INGRAND Maurice (maître verrier)

 

La réponse est sur :

Base du Ministère de la culture : Mérimée

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Questions / Réponses

Avez-vous la réponse ? (15)

Retrouvez la phrase effacée.

Retrouvez la phrase effacée.

2 Commentaires

Classé dans Questions / Réponses

Avez-vous la réponse ? (14)

Où se situe ce bandeau sculpté ?

Où se situe ce bandeau sculpté ?

3 Commentaires

Classé dans Questions / Réponses

Avez-vous la réponse ? (12)

Où se situe cette oeuvre ?

Où se situe cette oeuvre ?

5 Commentaires

Classé dans Questions / Réponses

Avez-vous la réponse ? (11)

Où se situe cette tête ?

Où se situe ce mascaron ?

6 Commentaires

Classé dans Questions / Réponses

19 décembre 1907 – Pierre CHAMPION x Madeleine SMITH

1907 – Pierre CHAMPION épouse Madeleine SMITH

CHAMPION Pierre (x Nogent 1907). Archiviste.
o  27 février 1880, Paris VII
x 19 décembre 1907, Nogent
Madeleine Smith
† 1942, Nogent.

SMITH Madeleine Peintre
o  18 novembre 1864, Paris Ier
x 19 décembre 1907, Nogent
Pierre Champion
† 18 avril 1940, Nogent.

L’archiviste-paléographe
Pierre Champion est un érudit, passionné par l’histoire et les livres. Il naît à Paris le 27 février 1880. Son père, Honoré Champion, est libraire et éditeur des publications de la société d’Histoire de Paris et de l’Ile-de-France, ainsi que d’un grand nombre d’ouvrages historiques éminents. Pierre Champion grandit parmi ces livres et côtoie les historiens de son temps : Siméon Luce, Léopold Delisle ou Auguste Longnon.

Pour en savoir plus sur le Nogentais Pierre Champion se reporter à l’article hébergé par Yves Vergez.
« Un médiéviste à Nogent »

http://www.vergez.net/w/champion.htm

Pour Madeleine Smith épouse de Pierre Champion elle est inhumée au Père Lachaise :

http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=2494

Dictionnaire des célébrités du Val-de-Marne

*

Poster un commentaire

Classé dans Célébrités du Val-de-Marne, Métiers, Val de Marne

9 août 1773 – Château de REGHAT (Usine SPRINGER).

1773 : Château de REGHAT . (Usine SPRINGER actuellement Bio-Springer).
L’immeuble de MM. Springer et Cie a appartenu à un sieur Pierre de Reghat, qui l’avait acheté en trois lots :

1° Le 9 août 1773, de Philippe Morin ;

2° Le 21 janvier 1780, de Charles de Seiglière de Belle-Forière de Soyecourt ;

3° Le 21 juin 1783, de Pierre Langlet et Madeleine Leclercq.

Il appartint ensuite indivisément, en l’an V, à Marie Jausset, veuve de Reghat ; Jeanne de Reghat, épouse de Pierre de Thilusson et veuve de Honoré de Vintimille de Lascarie ; et Pierre de Reghat de Quincy. Puis, en l’an XIII à Mme Meyrand, veuve de Jean Hugaly ; et après, à Jean Hugaly-Meyrand et Jean Hugaly-Despradeaux, qui le vendirent en 1817 à M. Pierre Lecouteux. Ce dernier céda le château et le parc, en 1823, à M. Colin et aux époux de Merville ; M. Lagoutte en devint acquéreur en 1856, et les vendit, en 1871, à MM. Springer et Cie pour y installer la magnifique usine que l’on connaît.

D’après Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort (1898)

Poster un commentaire

Classé dans Amédée Chenal, Ephéméride, Histoire locale

Qui est ce personnage Maisonnais ?

Poster un commentaire

Classé dans Maisons-Alfort

16 mai 2004 : CINO Del DUCA

Cino Del duca est né dans la province d’Ascoli Piceno, à Montedinove, le 25 juillet 1899. Né italien, c’est en France qu’il s’installe comme bon nombre de ses compatriotes. Il commence sa carrière en fondant un petit magasin d’impression à Paris

Au Père Lachaise – Cino Del Duca

Sa veuve Simone (née le 18 juillet 1912, décédée le 16 mai 2004) a poursuivi son œuvre et fondé en 1969 le Prix mondial Cino Del Duca. …

Cino Del Duca – Wikipédia

En 2005, la friche correspondant à l’ancienne imprimerie Cino del Duca a été ….. Maisons-Alfort est une commune du département du Val-de-Marne située en …

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maisons-Alfort

 

Poster un commentaire

Classé dans Ephéméride, Maisons-Alfort

75 édifices Maisonnais classés aux Monuments Historiques

Sur la base de données Mérimée du Ministère de la culture nous retrouvons les édifices classés à l’inventaire des Monuments Historiques

Les édifices classés aux Monuments historiques

 *

Code INSEE : 94046

*

  Liste des 75 édifices
1 Ancienne usine de la Suze 20e s.  
2 Chapelle Saint-Léon 20e s.  
3 Château de Charentonneau 17e s. ; 18e s.  
4 Château de Charentonneau (ancien)    
5 Château du Réghat 18e s. ; 19e s.  
6 Château, Usine de Produits Alimentaires dit Château du _REGHAT, dite Usine Springer 19e s.  
7 Couvent de religieuses, de soeurs de la congrégation de Saint-Joseph, école maternelle, école primaire, école secondaire dite Pensionnat Saint-Joseph de Cluny, puis Cours Sainte-Thérèse 19e s. ; 20e s.  
8 Distillerie, Usine de Cycles dite Usine de la Suze, puis Usine des Cycles le Jeune 19e s. ; 20e s.  
9 Ecole Maternelle, Ecole Primaire (Ecole de Filles, Ecole de Garçons) dite Groupe Scolaire Jules Ferry 20e s.  
10 Ecole Maternelle, Ecole Primaire dite Ecole de Charentonneau, actuellement Groupe Scolaire Raspail 19e s. ; 20e s.  
11 Ecole Maternelle, Ecole Primaire dite Groupe Scolaire Condorcet 20e s.  
12 Ecole Primaire (Ecole de Filles, Ecole de Garçons) dit Groupe Scolaire Paul Bert 19e s. ; 20e s.  
13 Ecole Primaire (Ecole de Garçons) dite Ecole Parmentier 19e s. ; 20e s.  
14 Ecole dite Ecole Royale Vétérinaire d’ Alfort, actuellement Ecole Nationale Vétérinaire 17e s. ; 18e s. ; 19e s. ; 20e s.  
15 Ecole nationale vétérinaire 19e s.  
16 Eglise Paroissiale Notre-Dame-du-Sacré-Coeur dite Eglise Notre-Dame-du-Sacré-Coeur de Charentonneau 20e s.  
17 Eglise Paroissiale Saint-Rémi 12e s. ; 13e s. ; 14e s. ; 18e s. ; 19e s.  
18 Eglise Paroissiale Sainte-Agnès 20e s.  
19 Eglise Sainte-Agnès 20e s.  
20 Gare 19e s.  
21 Groupe scolaire Condorcet 20e s.  
22 Généralités    
23 Immeuble 19e s.  
24 Immeuble 20e s.  
25 Immeuble 20e s.  
26 Immeuble 20e s.  
27 Immeuble 20e s.  
28 Immeuble 20e s.  
29 Immeuble 19e s.  
30 Immeuble (Immeuble Jumelé) 20e s.  
31 Mairie 18e s. ; 19e s. ; 20e s.  
32 Maison 20e s.  
33 Maison 20e s.  
34 Maison 20e s.  
35 Maison 20e s.  
36 Maison 20e s.  
37 Maison 20e s.  
38 Maison 20e s.  
39 Maison 20e s.  
40 Maison 20e s.  
41 Maison 20e s.  
42 Maison 20e s.  
43 Maison 20e s.  
44 Maison 20e s.  
45 Maison 19e s. ; 20e s.  
46 Maison 20e s.  
47 Maison 20e s.  
48 Maison 19e s.  
49 Maison 19e s.  
50 Maison 19e s.  
51 Maison 19e s.  
52 Maison 19e s.  
53 Maison dite Auberge de la Tourelle 19e s.  
54 Maisons, Immeubles 19e s. ; 20e s.  
55 Marché (Halle) 20e s.  
56 Monument Sépulcral de la Famille Félix Claude 19e s.  
57 Monument Sépulcral de la Famille Jouet 19e s.  
58 Monument Sépulcral de la Famille Jouet Pastre 19e s.  
59 Monument Sépulcral de la Famille _Berne Bernard 19e s.  
60 Monument Sépulcral de la Famille le Renard 19e s.  
61 Monument aux Morts de la Guerre 1914 1918 20e s.  
62 Monument aux Morts de la Guerre 1914 1918 20e s.  
63 Monument aux Morts de la Guerre de 1870 19e s.  
64 Monument sépulcral d’ Ildefonse Rousset 19e s.  
65 Monument sépulcral de la famille Razurel Merlin 19e s.  
66 Moulin à Farine dit Grands Moulins d’ Alfort 19e s.  
67 Moulin à Farine dit Moulin de Charentonneau, puis Moulin _Brûle 18e s.  
68 Pont de Maisons-Alfort 19e s.  
69 Ville 18e s. ; 19e s. ; 20e s.  
70 cité d’ Habitation à Bon Marché 20e s.  
71 lotissement concerté 19e s. ; 20e s.  
72 maison MA Max 20e s.  
73 maison jumelée 19e s. ; 20e s.  
74 maison le Gui 20e s.  
75 pont de chemin de fer 19e s.  

 

*

Poster un commentaire

Classé dans Histoire locale, Maisons-Alfort

La gare de Maisons-Alfort

*

*

L’histoire de la gare au XIX siècle …

*

1845 – Un octroi communal fut voté, et le vin frappé d’un droit de un franc par hectolitre, « pour imiter les communes de Charenton et Saint-Maurice, qui améliorent tous leurs services ».

A cette époque, se produisit un fait qui devait avoir, par la suite, la plus grande influence sur les destinées de la commune ; nous voulons parler de l’établissement de la ligne du chemin de fer, qui, en coupant le territoire en deux, devint plus tard la cause initiale de la séparation de la section d’Alfortville.

Des chemins furent modifiés ou raccourcis ; ceux de Villeneuve, du Port-à-l’Anglais, de Jean, des Iles, de la Mare et des Marais. En échange, la Compagnie donna le terrain pour le chemin Latéral, et pour le déplacement d’une partie de ceux des Iles, des Marais et de Jean, mais sans aucun travail de viabilité. Un pont et des passages à niveau sont venus rendre plus difficiles les communications entre les agglomérations et la plaine cette situation n’a fait que s’aggraver depuis, par la plus grande fréquence du passage des trains.

Comme compensation, Maisons fut doté d’une gare de voyageurs dès l’ouverture de la ligne, celle des marchandises ne fut installée qu’en 1874 et celle d’Alfortville en 1890.

1860 –  Le classement du chemin de l’Echat dans la grande vicinalité était demandé depuis longtemps, à ce moment déjà, afin de décider l’administration à ce classement ; son utilité est démontrée comme pouvant contribuer à relier dans l’avenir Saint-Maur, Créteil, Maisons, Vitry et Ivry, à l’aide d’un prolongement à travers la plaine et d’un pont sur la Seine, ce même pont dont nous commençons seulement à entrevoir la construction comme prochaine.

Pour la première fois, un médecin de l’état civil est désigné ; c’est M. Josias ; il touchera, pour chaque constatation, 2 francs, qui lui seront payés par les familles.

Le premier traité avec l’administration des pompes funèbres fut également fait ; jusque là, on portait les corps à bras.

Une grande inondation vint couvrir les plaines, et en fit pendant quelque temps un lac, entre les lignes des chemins de fer de Lyon et d’Orléans, Seine comprise. La partie basse d’Alfort, ainsi que les terres au delà de Maisons et la place de la gare étaient également inondées ; puis la gelée survint et il y eut une débâcle terrible. Fort heureusement, la plaine était encore déserte.

1876 – La nouvelle Constitution, qui chargeait les conseils municipaux d’élire chacun un délégué pour l’élection des sénateurs, eut pour la première fois son application en 1876. M. Dandalle fut élu.

Son monument, dans le cimetière, porte gravé cette mention : Premier délégué sénatorial.

Une inondation, plus terrible que toutes les précédentes, vint couvrir Alfortville et les parties basses de Maisons et d’Alfort.

A Maisons, il y avait de l’eau jusque sur la route de Villeneuve, la place de la Gare en était couverte ; à Alfort, la rue des Deux-Moulins était devenue un torrent et les quais disparaissaient sous l’eau. La rue du Pont d’Ivry était submergée depuis le carrefour d’Alfort jusqu’au bas du pont. Non seulement les terrains, mais les rues d’Alfortville étaient inondées.

Nul doute que si le chemin de fer et certains remblais n’eussent pas existé, la Marne, retrouvant ce qu’on dit être son ancien lit, ne fût venue se jeter dans la Seine au-dessus de Maisons, comme en 1836, date où, d’après un ancien, on pêchait au bas des vignes de l’Echat, des poissons énormes.

Pour venir en aide aux sinistrés, il fut fait des souscriptions dans plusieurs journaux, notamment dans le Figaro et le Rappel ; le conseil vota 2 000 francs.

Le maréchal de Mac-Mahon, président de la République, vint sur place se rendre compte de l’importance des dégâts et laissa également une grosse somme.

On dit à Alfortville, mais nous n’en croyons rien, que c’est à cette occasion que fut prononcé le discours fameux : Que d’eau ! Que d’eau !

Le terrain sur lequel devait être édifiée l’école était lui-même recouvert de 1m, 85 d’eau.

La vitalité d’Alfortville était si grande, qu’à peine cette eau retirée, on recommençait à construire, comme s’il ne se fût rien passé d ‘extraordinaire.

Ici commence l’ère des grands projets et des discussions orageuses. Un de ces projets prévoit une dépense de 484 970 francs, un autre 508 536 francs ; tous deux comportaient un groupement de travaux de toutes sortes ; ni l’un ni l’autre ne fut exécuté en entier.

Trois extraits d’Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours. Par Amédée CHENAL – Maire de Maisons-Alfort – 1898

La gare au XIXe siècle

culture.gouv – Base Mérimée – La Gare de Maisons-Alfort

*

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Maisons-Alfort

Conférences : au cœur du quartier d’Alfort

*

L’Association des Amis de Sainte-Agnès d’Alfort organise une conférence
animée par Mme Marcelle AUBERT.
Co-Fondatrice du musée de Maisons-Alfort.
 
A.A.S.A.A    9 av. du Général Leclerc – 94700 Maisons-Alfort
Courriel : aasaa.com@neuf.fr
 
L’Eglise Sainte-Agnès au cœur du quartier d’Alfort :
un quartier et son passé à découvrir
 
 
Sur la demande des organisateurs de cette soirée, le quartier d’Alfort fera l’objet de mon propos. Le programme étant très chargé, il y aura deux séances. Effectivement, neuf thèmes vous seront proposés.
(x) = numéro des brochures concernées par le thème évoqué.
 
Salle Sainte-Agnès – 9 avenue du Général Leclerc à Maisons-Alfort
(Métro Ligne 8 station Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort,  
bus 24, 103, 104, 181, 125,325)

 

Le samedi 23 janvier 2010 à 16h, les quatre premiers thèmes traités :

I – L’histoire du Château d’Harrefort, de l’école vétérinaire du quartier ainsi que des découvertes remontant à 160.000 ans. (16, 3, 11 et 13)

II – L’Eglise Sainte-Agnès avec un chapitre sur la guerre de 1939-1945 (15 et 9)

III – Le groupe scolaire Paul-Bert. (6)

IV – Les Industries, les fermes et les marchés (7 et 13)

*

Le 5 février 2010 à 20 h 30, nous découvrirons :

V – Les transports en commun. (4)

VI – Quelques femmes et célébrités d’Alfort (12 et 8)

VII – Vu par les écrivains et les peintres (17)

VIII – La Marne avec le pont de Charenton, la passerelle / Barrage Alfort-Saint-Maurice, le Moulin d’Alfort ou Moulin Rieffel et les festivités (13 et 8)

IX – Quelques informations générales

     1 – En l’An 988… avec le Roi Hugues Capet. (3 et 13)

     2 – Les différents noms de notre ville et les armoiries. (13)

     3 – L’Environnement (13

*

suivi de quelques projections des sites de Maisons-Alfort peints par des artistes tels que Toffoli et Laplau ainsi que Teicher et Pesatori, deux peintres Maisonnais.

Marcelle Aubert

AMAH : Association Maisons-Alfort Mille Ans d’Histoire.

 

Des publications, éditées par l’AMAH, seront en vente à 5 euros.
(x) = numéro des brochures concernées par le thème évoqué.
3 – Des fiefs aux lotissements
4 – Les transports en commun
6 – L’école et l’enseignement XVIIe – XXe siècle
7 – Le commerce et l’industrie
8 – Fêtes et loisirs jusque dans les années 1930
9 – Le 8 septembre 1944, explosion du premier “ V2 ”
11 – Maisons-Alfort : à la découverte de l’architecture des années 30
12 – A la rencontre de quelques femmes de Maisons-Alfort
13 – Le maisonnais et son environnement
15 – La vie religieuse depuis Hugues Capet
16 – Maisons-Alfort – Villégiature depuis le XIIe siècle
17 – Maisons-Alfort – Les écrivains, les peintres, la photographie et le cinéma

*

Pour les curieux :

 
Église Sainte Agnès
Base Mérimée : Eglise Sainte Agnès (1)
Base Mérimée : Eglise Sainte Agnès (2)
 

Poster un commentaire

Classé dans Evénements, Histoire locale, Maisons-Alfort, Personnalité

Auguste Delaune (Stade Maisonnais)

2004, année anniversaire ! Etaient fétès les 70 ans de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail et les 30 ans du Comité Sarthe FSGT. Auguste Delaune, est un des fondateurs de la FSGT. Ce résistant fut assassiné au Mans, sous le pont Coeffort. L’année dernière, nous avons commémoré son 60ème anniversaire

  

Discours de Gérard Paquier, président du Comité Sarthe FSGT

Bonjour à tous,

Pour ce 60ème anniversaire de la mort d’Auguste DELAUNE et Jean FRESNEL, certains d’entre vous peuvent être surpris que ce soit une personne plus jeune qui prenne ici la parole. C’est néanmoins important car 60 ans après, il ne faut surtout pas oublier toutes les atrocités qui se sont déroulées entre 1939 et 1945. Même si nous, nous n’avons pas connu cette période, nous connaissons suffisamment de témoignages et d’épisodes dramatiques qui se sont tramés un peu partout en France et en EUROPE pendant cette période.

Notre devoir est de le transmettre aux générations futures car il ne faut jamais oublier les souffrances endurées par toutes celles et tout ceux qui ont lutté contre les idéologies fascistes et racistes. Si pour certains, les camps de concentrations ne sont qu’un détail de l’histoire, n’oublions pas que la « bête immonde » n’est pas morte. N’oublions pas non plus que notre président de la REPUBLIQUE actuel Jacques CHIRAC a disputé le 2ème tour des élections présidentielles contre un certains LE PEN et ça ne s’est pas passé en 1943 mais bien à l’aube de ce 3ème millénaire.

Pourquoi la FSGT, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail, s’exprime-t-elle aujourd’hui devant vous ? Tout simplement parce qu’Auguste DELAUNE a été l’un des principaux acteurs de la création de notre fédération sportive en décembre 1934 et qu’il en a été le 1er secrétaire général en 1935. Le hasard a fait que c’est ici sous ce pont Coëffort que le 13 juillet 1943, Auguste DELAUNE accompagné par Jean FRESNEL dit « GASTON » a été victime d’un guet-apens bien organisé. Il faut dire qu’à cette époque, Auguste DELAUNE était une des figures de la RESISTANCE dans l’OUEST de la France et qu’il représentait un danger pour tous ceux qui voulaient donner notre pays à l’occupant hitlérien.

Nous profitons de cette cérémonie pour rappeler que l’activité de la FSGT d’aujourd’hui a une histoire, a un sens, a un idéal. Un idéal auquel Delaune et ses camarades, avant la guerre et dans la résistance ont consacré leur vie :

          le progrès pour les travailleurs et les plus larges couches de la population, en excluant personne.

          – le progrès dans le sport pour tous et le sport ouvrier.

          – la liberté.

          – la paix dans le monde.

          Ces mots « liberté » et « paix » qui revêtent beaucoup d’importance encore aujourd’hui quand on voit ce qui se passe actuellement à BAGDAD, HEBRON et ailleurs.

Auguste Delaune incarne cette génération de militants qui ont su ouvrir la voie dans des conditions difficiles et inédites pour les peuples, celles des grands changements consécutifs à la révolution russe en 1917, au front populaire, à la lutte contre le fascisme et l’occupation allemande. Ils ont su ouvrir la voie pour que le sport travailliste, le sport fondé sur l’inspiration et les besoins des travailleurs à vivre mieux, à vivre maîtres de leur destin, libres et en paix, se développent.

Revenons sur l’époque qui va de 1908, année de la naissance d’Auguste à 1943, année de sa mort tragique à trente cinq ans, à l’hôpital du Mans mais aussi mort glorieuse sous les coups du fascisme hitlérien. Cette époque qui a édifié les fondations de toute l’existence du sport ouvrier d’abord, puis du sport fondé sur l’intérêt collectif du monde du travail.

C’est donc le 26 septembre 1908 qu’est né Auguste DELAUNE à GRAVILLE – SAINTE HONORINE près du HAVRE. Dès l’âge de 12 ans, il est membre de la F.S.T. (la Fédération Sportive du Travail) où il pratique plusieurs sports puis peu à peu, se dirige vers le cross et l’athlétisme. Contraint de venir habiter ST DENIS en région parisienne en 1926, il devient à 18 ans dirigeant de club puis dirigeant régional, tout en continuant à pratiquer sérieusement le cross avec de nombreuses victoires à son actif.

C’était l’époque où les sportifs ouvriers devaient eux-mêmes aménager leurs terrains, sans matériel ni vestiaires et quelquefois, s’opposer à la police pour maintenir des compétitions interdites. En effet, sous l’impulsion du très réactionnaire André TARDIEU, chef de gouvernement, l’année 1929 fut une année de répression contre les organisations ouvrières. Pendant cette période, Auguste DELAUNE écrivait :

« En 1929, le challenge Jean TREMEL est interdit. Nous avions décidé de le faire courir quand-même. La police nous attendait dans le quartier de la Mutualité mais nous avons fait courir l’épreuve dans toutes les rues de ST DENIS. En 1931, TARDIEU nous pourchassait toujours, tout était mis en œuvre pour nous détruire. Avec plusieurs camarades, nous sommes arrêtés et condamnés. Je récolte un an de prison, au droit commun, ramené à 6 mois en appel. »
Dans sa cellule, Auguste DELAUNE a beaucoup réfléchi sur la situation du mouvement sportif en France. TARDIEU l’avait emprisonné, l’avait privé de liberté mais avait surtout renforcé les convictions d’un combattant.

Auguste DELAUNE savait qu’une scission dans le mouvement sportif après 14/18 avait fait apparaître l’USSGT. Lui, dirigeait la FST. Les 2 fédérations se réclamaient de la classe ouvrière et cherchait à recruter dans le même milieu. Cette division était un affaiblissement du monde sportif. Convaincu que la réconciliation était nécessaire et possible, que l’union constituerait une force dynamique pour tous les sportifs qui avaient de sérieuses revendications à faire triompher, Auguste DELAUNE travailla inlassablement à la réunification du mouvement sportif populaire.

Cette orientation aboutira à la fusion des 2 fédérations qui lors d’un congrès en décembre 1934 donnait naissance à la FSGT. En 1935, Auguste DELAUNE en devint le 1er secrétaire général.Une puissante volonté d’union traverse notre pays alors que chez le voisin allemand, la division des travailleurs a été un facteur déterminant dans l’arrivée d’HITLER au pouvoir. Dans ce grand combat pour sauver les libertés, Auguste DELAUNE est à l’avant-garde. La FSGT bénéficie des bienfaits de cette union et les effectifs passèrent de 30 000 à 130 000 membres.En 1936, dans le gouvernement du FRONT POPULAIRE, il y eut enfin un sous-secrétaire d’Etat aux sports et loisirs : Léo LAGRANGE qui connaissait très bien l’activité d’Auguste DELAUNE en matière de sport. Il lui demanda de prendre place au CONSEIL SUPERIEUR de l’EDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE. Une telle responsabilité permit au nouveau promu d’utiliser toutes ses connaissances, sa compétence au service des sportifs dans le plus grand désintéressement financier. On assista alors à un développement considérable de toutes les activités physiques, sportives et de pleine nature. Et ce n’est pas le travail qui manquait. Sur 38365 communes en France, 35490 ne possédait aucun stade, aucun terrain de sport. On comptait seulement 43 piscines dont le but principal était d’obtenir des résultats financiers. Dans les écoles, pas de terrains de jeux et aucune salle de culture physique.

Devant de telles constatations, le programme sportif proposé par Auguste DELAUNE, au nom de la FSGT précisait :

« Si l’on veut avoir une jeunesse saine et forte, il faut débuter par l’organisation des activités physiques et sportives obligatoires dans les écoles. Préparer le mécanisme humain est à la base de tout et il faut exiger le contrôle médical. Pour appliquer cette 1ère mesure, il faut obtenir la formation de professeurs et de moniteurs suffisants pour cet enseignement. Les sportifs quant à eux doivent avoir à leur disposition des salles de gymnastique, des terrains, des stades, des plaines de jeux et des piscines.

Le grand sportif Auguste DELAUNE fut l’animateur de ces changements dans le sport, luttant avec ses camarades afin d’assurer la défense et le développement de l’ensemble du sport français. Les excellents résultats obtenus lui valurent la médaille d’or de l’Education Physique. Ce grand dirigeant sportif avait bien compris que le sport pouvait créer des relations renforçant l’amitié entre les peuples. Il devint membre de la commission tripartite pour l’unité sportive ouvrière internationale. Il ne ménagea pas son temps pour se rendre dans différents pays, y discuter cet aspect du sport et organiser des échanges de sportifs dans divers compétitions, ce qui se fait aujourd’hui au sein de la FSGT.

Auguste DELAUNE va jusqu’à la guerre, être le porte-parole de la tendance prônant l’ouverture dans la FSGT vers les plus larges couches de la population, vers le mouvement sportif bourgeois. En cela, il était un dirigeant qui avait une vision juste de ce que devait être la fédération des travailleurs sportifs en France.

Dès la déclaration de la guerre, il est mobilisé dans le NORD où de gigantesques batailles se déroulent en 1940. Nos forces armées reculaient ou se faisaient encercler par la grande offensive menée par HITLER dans notre pays et les soldats et officiers qui eurent la chance de ne pas être massacrés ou faits prisonniers s’enfuirent par bateau en ANGLETERRE. Ce fut le cas pour Auguste DELAUNE.

Mais rapidement, il demande à rentrer en France pour continuer à se battre et est présent au moment d’un violent bombardement en gare de RENNES. Un train de réfugiés flambe et Auguste DELAUNE, aidé de 2 de ses camarades, les seuls qui soient encore présents, organise l’évacuation. Il sauve plusieurs dizaines de personnes et son héroïque exploit est raconté dans la presse. Auguste DELAUNE est décoré de la Croix de Guerre et reçoit la Médaille Militaire.

Le 31 août 1940, il est démobilisé mais il ne peut rester insensible au sort de son pays occupé par l’envahisseur allemand. Il rejoint la RESISTANCE et la vie illégale commence pour lui. Le 6 décembre de la même année, il est arrêté par des policiers français et se retrouve prisonnier. On retrouvera Auguste DELAUNE interné successivement au camp d’AINCOURT, à la centrale de POISSY et au camp de CHATEAUBRIANT. Dans ces geôles, il fut toujours le défenseur des droits des détenus, réclamant une meilleure alimentation, le droit de lire ou de recevoir des visites. En organisant la culture physique pour les emprisonnés, il avait le souci de se maintenir en forme pour être en mesure de s’évader afin de rejoindre les patriotes clandestins dans leur dur combat contre l’ennemi. Il savait aussi que rester dans ce camp à CHATEAUBRIANT lui vaudrait la mort car il serait fusillé par les allemands dans un prochain groupe d’otages, comme le furent les 27 communistes le 22 octobre 1941.Aidé de l’extérieur du camp, avec une minutieuse préparation, Auguste DELAUNE réussit son évasion le 21 novembre 1941 en compagnie de 2 de ses camarades.

C’est alors la vie dans la clandestinité qui commence. Il fonde le journal « SPORT LIBRE » et devient un des principaux animateurs de la RESISTANCE dans l’OUEST de la France.

Auguste DELAUNE a donc été victime d’un guet-apens sous ce pont le 27 juillet 1943. Il fût transporté à l’hôpital du Mans puis remis à la Gestapo et devait s’éteindre le 12 septembre 1943 des suites de ces blessures.

Malgré les tortures qu’il a dû subir, nous sommes certains qu’il n’a jamais parlé, qu’il n’a jamais trahi sa patrie. En effet, il y a dix ans, lorsque nous avions réalisé une exposition sur sa vie avec Yves RENEVOT, nous avons pu récupérer son acte de décès aux archives de l’hôpital et on peut y lire que « ce 12 septembre 1943, est décédé Auguste DELAUNE ou Paul BONIFACE » son nom de résistance « paraissant âgé de 32 ans, sans autres renseignements ».

Le mérite de DELAUNE, l’exemple valeureux de sa conduite héroïque lui ont valu la citation à l’ordre de la NATION que voici :

« Auguste DELAUNE, secrétaire général de la FSGT, athlète de valeur, dirigeant hors pair, s’est consacré pendant 22 années au développement du sport français dans les milieux du travail et dont la vie, toute de sacrifice, et la mort glorieuse, resteront un exemple pour la jeunesse française ».

Auguste DELAUNE a aussi été fait CHEVALIER de la LEGION d’HONNEUR à titre posthume et désormais, dans toute la France, des stades, des salles de sports, des rues même, portent son nom, perpétuant l’exemple de ce grand dirigeant, ce pur patriote que fut Auguste DELAUNE.

En commémorant le souvenir d’Auguste Delaune, nous voulons mettre en valeur la signification permanente des luttes et du combat menés pour la démocratisation des activités physiques et sportives, pour un sport reposant sur des valeurs humaines et progressistes.

Aujourd’hui, soixante ans après cette époque, les conditions de notre combat ont bien changé. Face au pouvoir de l’argent qui pourrit de plus en plus le sport en général, il nous faut innover et trouver des voies nouvelles correspondant aux besoins d’aujourd’hui ; comme l’ont fait à leur époque Delaune et ses camarades.

S’il était encore parmi nous, nous sommes certains qu’il se reconnaîtrait dans notre action quotidienne car c’était un homme ouvert sur la vie qui savait varier sa représentation du sport populaire et de la société en fonction des changements intervenus.

En continuant ce combat là et en luttant pour la paix dans le monde, en développant des initiatives de solidarité avec les sportifs discriminés, en aidant les plus démunis à aspirer malgré tout aux activités physiques et sportives, nous sommes convaincus de rendre le meilleur hommage possible à Auguste DELAUNE et c’est à tout cela que le comité FSGT SARTHE s’attache aujourd’hui.

Les moyens existent puisqu’en 2003, la FSGT est représentée dans 70 départements représentant 220 000 licenciés répartis dans 4100 clubs. Dans notre département, nous dépassons les 1000 adhérents en comptant ceux qui sont affiliés dans l’ORNE. Les sports développés sont le VELO sous toutes ces formes (courses-VTT-cyclotourisme. La preuve vient d’en être apportée par tous ceux qui ont effectué aujourd’hui les 35 et 70 Km), la course à pied (le sport préféré d’Auguste DELAUNE), le badminton, la plongée, le foot à 7 autoarbitré et les Activités Physiques pour Adultes.

Ainsi se termine cet hommage à Auguste DELAUNE.

Malgré nos difficultés quotidiennes, il ne faut jamais, jamais oublier que si nous sommes libres actuellement, c’est grâce aux sacrifices de milliers d’hommes et de femmes qui ont combattu le fascisme et le racisme pendant cette terrible période de guerre.

Merci.

Gérard PAQUIER

Président du Comité Sarthe FSGT

 

Comme chaque année, le Comité du souvenir du pont Coëffort-Châteaubriant appelle les Manceaux à rendre hommage à Auguste Delaune et Jean Fresnel, résistants FTP, abattus le 27 juillet 1943. Le samedi 18 octobre, une randonnée cycliste, organisée par la FSGT, dont Auguste Delaune fut le fondateur, partira du stade Auguste-Delaune à Arnage (Sarthe) pour se terminer au pont Coëffort où se déroulera la cérémonie du souvenir. Le lendemain, toujours à l’initiative du comité, un car se rendra à Châteaubriant, à la Carrière des fusillés.

Yves Renévot

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Histoire, Maisons-Alfort, Personnalité