Archives de Catégorie: Perrot Jacques

11 novembre 1775 – Baptême de la fille du Directeur de l’École Vétérinaire

Extrait des registres paroissiaux de l’église Saint-Remi de Maisons-Alfort

 Merci à Perrot Jacques qui a découvert ce document

Le 11 novembre 1775

1775 11 novembre fille de Philibert Chabert

Baptême

Albine

Batilda

Chabert

L’an du seigneur mil sept cents soixante quinze Le

Onzieme jour du mois de novembre est née et Le

Onzieme dudit mois a été baptisée albine Batilde

fille du sieur philibert chabert Directeur de l’ecole royale

veterinaire de paris, inspecteur general des ecoles royales

veterinaires de France, et de marie genevieve chevallier

son epouze ; le parrein messire claude bourgelat Ecuyer

commissaire general des haras du royaume, directeur et

inspecteur general des ecoles royales veterinaires de France

la mareine Dame Julie adelaide Trusson femme dud[it]

messire Bourgelat, tous demeurant a alfort de cette

paroisse Leur maison de campagne

J.A. Trusson                                    Bourgelat

Chabert                                   R. Vastel curé

Quelques articles sur

Philibert CHABERT : le père de la baptisée
8 septembre 1814 – Philibert CHABERT
Fastes de la Légion d’Honneur (2) Philibert CHABERT
Chabert : Directeur de l’Ecole Royale Vétérinaire d’Alfort (1)
Chabert : Directeur de l’Ecole Royale Vétérinaire d’Alfort (2)
Chabert : Directeur de l’Ecole Royale Vétérinaire d’Alfort (3)

Et Claude BOURGELAT, le parrain fondateur des Écoles Vétérinaires de Lyon et d’Alfort:
11 novembre 1712 – Claude BOURGELAT
5 avril 1765 – Création École Vétérinaire
École Royale vétérinaire d’Alfort.

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10 novembre 1704 – Mariage SECRETIN et BLE

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Registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

1704-11-10 Mariage Secrétin

Le 10 novembre 1704

Le dixieme novembre après les trois publications des

Bans faites au prone de la messe parroissiale par trois

dimanches, savoir les 19ème et 26ème du mois de décembre dernier et

deuxieme du courant, contrôlees à fontenay le 6ème dudit courant

après aussy les fiançailles du jour d’hyer, à quoy personne ne s’est

opposé ; Pardevant moy p[]tre Curé de Maisons ont esté mariez

et ont de moy receu la benediction nuptiale avec les ceremonies

accoutumées Jean Secretin fils de Noël Secretin et de défunte

Madeleine Delahaye, d’une part ; Et Michelle Blé fille de

défunt Jean Blé et de Barbe Molard, d’autre part, tous deux de ma

parroisse ; ledit Jean Secretin assisté de son dit pere, de Toussaint

secretin et de Simon Claude Secretin ses freres ; Et ladite Blé,

aussy assistée de Jean Blé son frere, de Nicolas et Matthieu

Molard ses oncles et de Michel Molard son parrein lesquels

ont signé à l’exception des mariez et de toussaint secretin,

lesquels avoir déclaré ne savoir signer ont fait leur marque

 

marque + marié         marque + la mariée

Noël Segretin       Nicolas molard       Matthieu

Michel                   illisible                   Segretin                      

Jean Caille                                      Deparis curé

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9 Novembre 1797 – Le serment d’un prêtre à Folcarde (Haute-Garonne)

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Dans les registres paroissiaux de Folcarde :

(Folcarde (31290) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.)

Le serment d’un prêtre à Folcarde (Haute-Garonne)

Je jure haine

Ce jourd’huy Dineuvième Brumaire L’an Six

De La Republique francaise Est comparu dans

La maison (commune) de Foucarde Le citoyen pre(tre) Marc

Dauzat Ministre du culte catholique-

Domicilié dans la commune de St Paulet

Dans le département de Laude lequel voulant

se conformer a la loy du 9 fructidot an 5e

a fait le serment suivant.

         Je jure haine a la Royauté et a l’anarchie

fidélité Et attachement a la République

et a la constitution de l an trois. Duquel

Serment Luy avons accordé acte pour

Servir aud(it) Citoyen En cas de Besoin que

nous avons signé avec notre (rature)

adjoint et le citoyen (rature) Dauzat

le jour mois Et an cy dessus (ommission) commune

                     Dauzat pretre Et curé

         Miquel agt municipal

                     Metgé adj.

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21 octobre 1693 – Enterrement de François ENRICH

Merci à Perrot Jacques qui a découvert ce document

Le 21 octobre 1693

Registre paroissial de l’église Saint-Remi de Maisons

21 octobre 1693 – Enterrement de François Enrich

le 21 octobre 1693

E(nterrement) francois Enrich

l’an cy dessus et le vingt un du mois doctobre

est décédé ches madame huet fermiers de

monseig(neu)r larchevesque, un pauvre homme

passant dont on ignore le nom, sinon

qu’on a trouvé sur lui un extrait baptister

d’un nommé francois Enrich fils de Jean

et de marguerite layung de la ville de

cambray duché du bra[v/b]an en flandres,

le dit extrait délivré par messire michel

f…   curé de la paroisse de St pierre

du …, lequel certifie dans le dit extrait

que le dit françois Enrich a [rature] porté

les armes au service du duc d……. de

casa…….son corps a esté inhumé dans

le cymethiere de cette eglise le vingt

deux du mois cy dessus de par moy vicaire

soussigné en présence de Didier maillard

et claude creton receveur de guillaume huet

 

Claude Creton receveur                     Maillart

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18 octobre 1770 – Un drame affreux à Mourvilles-Hautes

L’an mil sept cens soixante six et le dix huitième jour

du mois d’octobre à huit heures du matin dans la maison

seigneurialle de Mourvilles Hautes dioc(è)s(e) de Toulouse écrivant sous nous

Joseph Guimbert praticien habitant aud(it) Mourvilles que nous avons

pris pour notre greffier d’office après avoir exigé de luy le serment

en tel cas requis, lequel a notre comandement sa main mise sur les

Saints évangiles, a promis et juré d’estre fidelle a la fonction de sa charge

par devant Sebastien Croux lieutenant du seigneur de Mourvilles hautes.

a compareu Me Joseph Raynaud procureur fiscal [1] dudit Mourvilles

hautes qui nous a dit qu’étant instruit qu’un cochon avoit dévoré

un enfant dans la maison appelée la Pine dans notre juridiction

le jour d’hier a neuf heures du matin, nous a requis de nous transporter

dans ladite maison ou a l’interieur ledit procureur fiscal et les témoins

a ce appellés, avons trouvé un enfant couché dans un berseau

sans mains, bras, pieds ny jambes et le crane demy emporté,

aurions interpellé Jeanne Marquier veuve de Jean Latger mère

nourrice dudit enfans depuis un mois qui luy avoit été baillé

par le directeur de l’hopital St Jacques à Toulouse, ou elle fut

a l’effet de le nourrir de son lait, l’emporta avec elle dans ladite

maison moyennant un salaire, qui devoit lui estre payé par

mois, et a ladite heure ayant quitté lad. maison, et un peu au

paravant pour vacquer a ses affaires, elle auroit laissé ledit

enfant sur le lit dans son berseau sain et sauve, et ayant

fermé la porte de la chambre ayant vu un gros cochon au bas

de lad maison attaché avec une corde, et etant de retour la porte

de la rue etant toujours fermée elle vit ledit cochon detaché

faisant un grand bruit et trouva la porte de ladite chambre

ouverte, et une cruche au millieu dicelle renversée et

l’enfant qu’elle a dit etre agé de quatre mois au millieu de

ladite chambre mort, sans mains, bras, pieds ny jambes, et

son crane devore croyant bien que ce fut ledit cochon qui

avoit dechiré cet enfent, ce qui luy donna

occasion d’une grande peine, et fut chercher des personnes pour

etre temoins de ce qui venoit d’arriver et apres avoir interpellé

le maitre chirurgien dudit lieu lequel était absent, ledit procur(eur)

fiscal a veu aussi bien que les temoins bas nommés le sus dit

etat dudit petit cadavre, Requerant ledit Raynaud

qu il nous plaise ordonner que ledit cadavre sera incessament

inhumé, ce faisant enterré par le Sr curé audit

lieu ou un de ses vicaires………..

 ……………………………………………..

[1] Officier qui dans les juridictions seigneuriales de « haute justice » représentait le seigneur et en défendait ses droits et intérêts.

 

*********************

 Merci à Perrot Jacques qui a transcrit cet acte

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12 octobre 1770 – Baptême de DODUN de KEROMAN

 Merci à Perrot Jacques qui a découvert ce document

Autres articles sur DODUN de KEROMAN :

https://cgma.wordpress.com/?s=DODUN+de+KEROMAN

******************

Registres paroissiaux de Lorient

Baptême de Dodun de Kéroman, (futur maire de Maisons-Alfort)

Baptème KEROMAN

B

claude Laurent

marie dodun

464

le même jour (douziemed’octobre Mil sept cent soixante dix) a eté par

nous Recteur de cette ville & paroisse soussigné Baptisé Claude Laurent marie

né d’hier fils d’ecuyer claude Jean Dodun Directeur des fermes du Roy & de

Dame Louïse Julie Bourgeois son épouse ont eté parain noble homme Laurent

Bourgeois Conseiller du Roy, Receveur des fouages extraordinaires de l’évêché de vannes

et trésorier de la marine en ce port et [mot rayé] : ayeul de l’enfant et marainne

Dame marie anne de Morot de Graigny veuve de feu ecuyer claude Dodun

ayeule de l’enfant, qui n’a signé a cause de son infirmité. Le père et le parain ont

signé avec nous. un mot rayé nul.

 

[Signés] : illisible   illisible Dodun     Morot dodun   felicite dodun   morot

Gratien prestre           marie rose gratien                 bourgeois

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28 septembre 1648 – Décès de Dame Élisabeth de la MER

Extrait des registres de la paroisse Saint-Remi de Maisons-Alfort

Le 28 septembre 1648

 Elizabeth le Mer

Elizabeth

De la Mer

Le vingt huictiesme dudit mois et an fut

Fut Inhumée dans leglise de Maisons

Devant l’autel de la vierge Dame Elizabeth

de la mer Mère de Monsieur le Curé dudit

lieu

****

 Merci à Perrot Jacques qui a transcrit cet acte

*

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25 septembre 1768 – Dans les registres paroissiaux de Folcarde (31)

Dans maintes paroisses de France un service en l’honneur de la Reine de France, épouse de Louis XV, fut célébré avec beaucoup de ferveur.
En voici un exemple que j’ai trouvé au cours de mes recherches en Languedoc.

 

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Dans les registres paroissiaux de Folcarde :

(Folcarde (31290) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.)

(ADHG Il Mi 38 RIO, clichés 818-820),

 

à la suite des actes de baptême, mariage et sépulture de l’année 1768, on trouve cinq pages écrites par le curé de Folcarde, M. Molinier, relatant l’hommage rendu dans l’église de ce lieu

les 25, 26 et 27 septembre à la reine de France, épouse de Louis XV, Marie Leszczynska.

 

Elle était née à Breslau en 1703, seconde fille de Stanislas Leszczynski, alors palatin de

Poznanie, grand échanson de la couronne, et de Catherine Opalinska. L’élection de son père

(12 juillet 1704) à la couronne de Pologne, après la déposition d’Auguste Il, ne fut quère que le commencement des malheurs dont sa jeunesse devait être abreuvée. Au mois de septembre de cette année, sa mère, obligée de fuir précipitamment de Varsovie à Poznan, devant un retour offensif d’Auguste II, faillit la perdre dans une auberge de village, où on la retrouva dans une auge d’écurie; et en 1706, elle échappa à un parti ennemi maître du château de Poznan. C’est en fugitive qu’elle se réfugia successivement à Stettin, où parvint la nouvelle de la défaite à Pultava (4 juillet 1709) de Charles XII, l’allié de son père, puis en Suède, où Stanislas rejoignit sa famille. Dans le duché de Deux-Ponts, dont Charles XII avait donné la jouissance à Stanislas, elle fut plus heureuse, et reçut de son père et de Mme Marenska, sa gouvernante, une excellente éducation, dans laquelle entrait la connaissance du latin, du dessin, de la musique. Mais à la mort du roi de Suède, sa famille dut quitter ce duché dévolu à la maison palatine et se réfugier en France, à Wissenbourg, où le régent l’autorisa à résider, en lui assurant une pension (irrégulièrement payée). Elle y connut presque la pauvreté. Elle avait déjà été recherchée en mariage par un prince de Bade et par un descendant de Louvois, le comte d’Estrées, lorsque le duc de Bourbon qui, en septembre 1723, avait succédé au régent, cherchait à marier le roi dont l’union avec l’infante d’Espagne avait été rompue (décembre 1724). Le mariage ayant été résolu dans le conseil du 31 mars 1725, et approuvé par le roi, ce fut le 2 avril que Stanislas, averti par un courrier extraordinaire, apprit à sa fille sa nouvelle destinée. Le 15 août suivant, dans la cathédrale de Strasbourg, eut lieu le mariage par procuration, le duc d’Orléans représentant le roi. Le 4 septembre, Louis XV vint au-devant d’elle à Moret, et le lendemain les fiancés furent unis à Fontainebleau. Le roi se montra d’abord très amoureux (il avait quinze ans et Marie vingt-deux). Elle eut dix enfants de 1727 à 1737, deux garçons et huit filles, qu’elle vit tous mourir. A partir de 1735, elle eut à subir la présence de maîtresses déclarées: la comtesse de Mailly d’abord, puis la marquise de Vintimille (1741), la duchesse de Châteauroux (1742-44), dont les hauteurs insolentes lui furent si cruelles, puis Mme de Pompadour (1745-64). La mort seule lui évita la présentation scandaleuse de la comtesse du Barry. La douceur, l’amabilité, la grande charité de la reine, l’avaient rendue populaire.Le traité de Vienne du 3 octobre 1735, par lequel la Lorraine était cédée à Stanislas avec réversibilité à la France, fut une grande satisfaction pour elle. Vers la fm de sa vie, elle se consacra aux bonnes oeuvres, tenait chez elle des assemblées de charité, où elle faisait la quête.

Une série de deuils la frappèrent durement dont son dernier garçon vivant le dauphin, son

orgueil et son espoir (2 décembre 1765), son père Stanislas le 23 février 1766 à Lunéville et sa dernière fille qu’elle adorait le 13 mars 1767. Consumée par le chagrin, elle disait: « Rendez-moi mes enfants et vous me guérirez ». Elle mourut à Versailles le 24 juin 1768. Son corps fut transporté à Notre-Dame de Bon-Secours à Nancy.

Son père Stanislas Leszczynski fut roi de Pologne en titre de 1704 à 1766, mais, en fait,

de 1704 à 1709, puis de 1733 à 1736.

Après ce petit rappel historique[1], voici la transcription du délicieux texte du curé de

Folcarde :

« Relation de tout ce qui s’est passé au service solennel qui fut fait à Folcarde, diocèze de St-

Papoul, le 27e septembre 1768, pour trez haute, très puis sente et trez excellellente (sic)

princesse Marie Charlote Sophie Félicité Leszczynska, reine de France.

Le dimanche 25e du mois de 7bre, il y eut dans l’église de Folcarde grand concours de monde; pleusieurs y communièrent pour la fue reine. Les personnes de distinction et ceux qui sont à la tête de la communauté ne manquèrent point à ce devoir de piété, et nous édifièrent par cet acte de religion.

Sur les quatre heures du soir, les offices étant finis, nous commençâmes nos ouvrages pour

décorer le lieu où devoit se faire le service. Tous les habitans à talens s’y distinguèrent par leur

zèle et par leur activité; les ouvrages les plus pénibles ne coutèrent rien à des personnes si bien disposées; nos dames ne se refusèrent pas et malgré la délicatesse de leur sexe, elles

contribuèrent autant qu’il fut en leur pouvoir à décorer notre église.

Le lundy au soir 26e, les cloches annoncèrent le service pour la princesse. Le grand carrillon se fit entendre pendant toute la nuit et la grande cloche alla à la volée pendant tout le temps. Le lendemain matin, elles sonèrent très souvent jusqu’à la grande messe.

Le mardy 27e, nous fimes dans notre église le service annoncé. Voici le détail de tout

l’extérieur. La porte de l’église étoit tendue de bandes en noir et blanc aux écussons de leurs majestés mélez avec plusieurs symboles de la mort.

Le maître-autel étoit comme tout le sanctuaire tendu d’étofes blanches larmées en noir depuis son carrelement jusqu’au platfond, et il y avoit d’espace en espace des colonnes noires avec leurs bazes et leurs chapiteaux assortissans le tout suivant l’ordre d’architecture, les armes de la France y étoint placées en plusieurs endroits, et aux lieux les plus apparents on avoit mis des cartons représentans des têtes de mort, des ossemens passés en sautoir et plusieurs autres emblèmes relatives à la cérémonie.

Au milieu de l’autel s’élevoit une grande croix blanche sur un fonds noir qui en couvroit le principal tableau, au-dessous de laquelle on apercevoit une squelette qui, la faux à la main, sembloit menacer les grandeurs humaines de leur prompte ruine. Sur le gradin de l’autel étoint placez six grands chandeliers chargez de cierges de plus de dix pans[2] de haut à la clarté desquels on lisoit plusieurs sentences analogues à la décoration.

Les gens de goût (car les campagnes les plus isolées en produisent et nous en avons ici) y admirèrent la cimétrie et l’assortiment de l’ouvrage. Le balustre étoit aussy décoré d’une manière qui répondoit à tout ce que le maître-autel avoit de funèbre.

Les deux bancs des seigneurs et celuy des consuls étoint aussi couverts des marques de deuil; on y voyoit aussy les mêmes ornemens que dans le sanctuaire.

Au milieu de l’église s’élevoit un catafalque qui représentoit un mozolée antique. Sa hauteur étoit de plus de dix-huit à vingt pans[3] et sa largeur étoit proportionée. Sa baze étoit une masse presque carrée sur laquelle s’élevoit une moindre strade qui supportoit un tombeau qu’on voyoit à découvert de tous les endroits de l’église. Sur ledit tombeau étoit placé sur une autre élévation un très beau drap mortuaire aux armes de la France et de la Pologne et sur le tout un carreau noir larmé en blanc, sur lequel étoit posée une courone d’or dont l’éclat et le brillant étoit modéré par un crêpe. Le baldaquin qui couvroit le cerceuil étoit élevé jusqu’à la voûte.

Les quatre rideaux déployez, tout étoit revêtu des ornemens convenables, soit en bandes noires simples, soit en feston de même couleur, larmes, armauriaux et autres assortimens, des

branches de cyprez pasoint aussy très bien le corps de l’ouvrage. On y voyoit en un mot

partout, et beaucoup d’ordre et beaucoup d’élégance. La lampe sépulchrale y paroissoit avec

distinction, malgré la grande illumination qu’il y avoit. Quatre magnifiques fauteuils à bandes

noires et blanches étoint aux quatre coins pour les absoutes. Toutes les fenêtres de l’église

étoint exactement fermées et ce ne fut qu’à la clarté des cierges qu’on fit la cérémonie. Il y eut

des messes à deux autels pendant la matinée. Les chapelles étoint aussy en deuil autant qu’elles pouvoint l’être dans leur position.

A onze heures et demy, tout le monde s’assembla au lieu destiné. Les conseuls avoint deffendu le travail de la matinée; ils étoint en chaperon avec leurs habits de cérémonie. Nos messieurs et dames étoit en grand deuil et ils occupoint de chaque côté les bancs préparez pour eux. A la tribune tribune (sic) étoint les hommes et aprez le cataphalque, sur le fonds de l’église, étoint les fammes et les filles très déçament mises. Il y avoit parmi les uns et les autres nombre d’étrangers qui étoint venus par pure curiosité, qui ne regrétèrent point leurs pas et qui firent à leur façon l’éloge de la décoration.

Aprez que tout le monde fut assemblé, c’est à dire sur le midy, commença la messe

solemnelle: Mr le curé du lieu y officia, Mr le curé de Mourvilles-Hautes y fit diacre, Mr

Dartiguez, précepteur chez Mr de Barthélemy, y fit son diacre, nos clercs y étoint aussy en aube avec leurs bonnets rouges; il y avoit plusieurs curez et vicaires qui formoint la cour du côté de l’épître. Ils chantèrent très bien et avec beaucoup de goût la messe de Requiem. De l’autre côté étoint les marguiliers à leurs places ordinaires; plus personne n’étoit dans le sanctuaire.

Aprez l’Évangile, Mr Purpan, licentier en droit et curé de Villefranche de Lauragois, monta en chère: elle étoit décorée de tous les ornemens susceptibles en pareil cas. Il nous donna à sa façon un discours de trois quarts d’heure dans lequel il fit très bien l’éloge de très haute, etc., reine de France et de Navarre. Il en releva les plus brillantes vertus et nous la donna comme un modèle chrétien digne d’être imité. Tous les auditeurs goutèrent fort bien son oraison funèbre; ils pouvoint en juger: l’orateur se servit de l’ idiogme connu pour être à la portée de tout le monde. Il y fut éloquent, tendre, touchant et pathétique; malgré la nouvauté du spectacle, il ne laissa pas d’attendrir jusqu’aux larmes et se captiver l’esprit des connoisseurs et des gens du métier, Mrs les curez et vicaires recommandables par leurs talens supérieurs qui les font briller dans leurs paroisses. Nos Ms et dames en firent un éloge accompli et ce n’étoit pas sans raison, la pièce étoit fmie.

La messe continua dès que le prédicateur eut terminé son discours; il y eut offrande générale avec des bougies blanches sans la moindre confusion.

A l’élévation, on chanta à deux voix le De profundis d’Aphrodize et aprez chaque verset 0 Christe etc. ; le mélange agréa fort à nos amateurs.

Aprez la messe, nous rentrâmes dans la sacristie pour y prendre des pluviaux[4] noirs. Nous sortîmes de suite en bel ordre; chaqu’un prit sa place et s’assit sur le fauteuil qui luy avoit été préparé; on chanta au coeur les répons ordinaires et nous fimes après les cinq absoutes chaqu’un à notre tour, après lesquelles l’office fut terminé. Ainsi finirent les tristes cérémonies, mais nos justes regrets pour la fue reine resteront et seront à jamais gravez dans nos cœurs avec la douce espérance que nos neveux l’invoqueront dans le même lieu où nous avons pour elle versé bien de larmes.

Fin

Liste de Mrs les curez et vicaires qui assistèrent au service cy-dessus : Mr Babie, curé de

St-Laurens, Mr Combes, curé de Cessales, Mr Purpan, curé de Villefranche, Mr de Madron, curé de Mourvilles-Hautes, Mr Dulac, vicaire de Lux, annexe de Mourvilles, Mr Fons, vicaire de Villefranche, Mr Esquirol, vicaire de St-Gerrnier, annexe de Cessales, Mr Dartigues, précepteur de Mr de Barthélemy, et nous Molinier, curé de Folcarde. »

 

[1] Source: La Grande Encyclopédie, inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, direction M. Berthelot, 1885-1902,31 volumes.

[2] Soit plus de 2,25 m de haut.

[3] Environ 4,30 m.

[4] Pluviale (nom masculin): vêtement liturgique à capuchon, communément appelé chape.

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9 septembre 1639 – Michel CAILLE mort d’un coup d’arquebuse

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Extrait des registres de l’église Saint-Remi de Maisons-Alfort.

Mort d’un coup d’arquebuse[1]

 Mort d'un coup d'arquebuse

 

 Le 9e jour de Septembre 1639 mourut Michel

Caille tué d’un coup d’arquebuse a hievres[2] et

fut transporté dudit lieu en cette paroisse

lieu de sa naissance et este inhumé en leglise

devant L’Autel de St. Sebastien[3]

 

Tripet curé

[1] Serait-il un ancien combattant de la guerre de Dix Ans en Franche Comté ?

[1] S’agit-il de Hyevre-Paroisse commune du Doubs ?

[1] Lieu où fut inhumée une bonne partie de sa famille

 

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26 août 1722 – Décès de Vincent BOANCHARD étouffé dans une sablière

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

                                     Le 26 août 1722

1722 le 27 aoust - Etouffé dans une sablière

Procès verbal à la mort de vincent boanchard étouffé dans une sabliere

Ce jourdhuy 26 août 1722 Je soussigné curé

de cette paroisse ayant esté averti qu’un homme

estoit etouffé dans une sabliere sur le chemin de

villeneuve me suis transporté au dit lieu pour

lever le corps en presence de Claude louis verrou

commis de Monsieur de la .…. entrepreneur

de ponts et chaussées de france demurant a Montereau

fautione[1], Jean Dannois compagnon paveur demurant

rue de la cacorne paroisse St.Sulpice, pierre

goffe compagnon paveur demurant rue fedou

paroisse St. Eustache lesquels temoins nous ont

certifie que ledit defunt a esté étouffé par

les terres de ladite sabliere qui ont ceroulé sur

luy et nous ont declaré que ledit defunt sapelle

vincent boanchard breton dorigine sans domicile,

en foy de quoy nous avons levé ledit corps et

lavons [rature] exposé dans leglise pour proceder

a linhumation apres vint quatre heures, les dits temoins

ont signé excepté Jean Danois qui a declaré ne

Scavoir signer.

 

                 VERROU         PIERRE GOFF

                                               COUSTERON Curé

[1] Montereau Fault-l’Yonne.

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24 août 1710 – Naissance de Claude BOUTELOU, fils d’un clerc d’église

Merci à Jacques-Perrot qui a transmis ce document

Registres paroissiaux de Saint Remi de Maisons

Le 24 août 1710

24 août 1710

 

Le vingtquatriesme du mois d’aoust 1710 est né et le vingt cinquiesme

du mesme mois a esté baptisé Claude fils de M[aîtr]e andré Boutelou clerc

d’Eglise et maitre d’ecole de Maisons et d’anne ozane sa femme Le

parein Claude Caumont porte verge[1] dudit lieu et la mareine Marie

L’escuyer veuve pierre Caille

 

Claude Caumont                             Deparis curé

 

marque ≠ de la mareine

[1] le bedeau qui porte une baguette ou une verge devant le Curé et devant les Marguillers dans l’église.

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19 août 1714 – Baptême de Jean-Baptiste CHEVALIER

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

Le 19 août 1714

1714 le 19 aout Baptème de CHEVALIER Jean-Baptiste

 

 

Le dix neuvie[sme] aoust 1714 a este inhume dans

le cimetiere en presence des tesm[oins] soussignez

Jean baptiste Claude Michel Chevalier fils

de Louis Chevalier Jardinier age de deu[x]

Mois ou environ

                                                              Baronneau                              

Boutelou

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17 août 1779 – Baptême d’André-Casimir CHABERT

Merci à Jacques-Perrot qui a transmis ce document

Extrait des registres de la paroisse Saint-Remi de Maisons-Alfort

17 août 1779

André-Casimir CHABERTBaptême

André-Casimir

Chabert

 

Lan du seigneur mille sept cents soixante Dix neuf Le dix septieme

Jour du mois d’aoust est né, et le même jour a été baptisé

andré casimir fils du Sr Philibert chabert, Directeur de

L’ Ecole Roïalle veterinaire de Paris, inspecteur general des

Ecoles Roïalles veterinaires de France ; et de Delle Marie Genevieve

chevalier, son Epouse, Demeurants au chateau D’alfort de

cette paroisse ; le parrain Sr Jean andré chabert, chevallier

De St Louis, capitaine à la ….. des Dragons, commandant

La cazerne des Eleves militaires de L’Ecole roïalle veterinaire

A Charenton St Maurice, la maraine Delle Marie

helene Villemsens, son Epouse, lesquels ont signé ;

 

m.h. villemsens                             Jean andré Chabert

  1. Vastel curé

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14 août 1709 – Inhumation de la femme du boulanger – Marie JOLIVET –

Merci à Perrot Jacques qui a transmis ce document

Registre paroissial de Saint-Remi de Maisons

Le 14 août 1709

14 août 1709 Boulanger

Le quatorzieme d’aoust 1709 a esté inhumée

Dans l’église en presence des témoins soussignez

Marie Jolivet femme de Jean Lucas marchand

Boulanger âgée de trente trois ans ou environ//.

Jean Lucas     Laurent Jolivet Deparis curé

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30 juillet 1721 – baptême de Marie Louise PALBRAS

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Registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

Le 30 juillet 1721

1721 30 juillet b Marie Louise Palbras

 

B

Marie Louise

Palbras

 

Le trentie[sme] Juillet 1721 est nee et le

Trenteunie[sme] et dernier dud[it ] mois a esté

Baptisée Marie Louise fille de

Nicolas Palbras Garde Moulin

et de Claude Charles sa fe[mme] Le

parin Estienne Rousseau marchand

Boulanger Bourgeois de paris y demeu[ant ]

Faubourg st. Antoine, Et la mareine

Marie Louise Boisson fille [illisible ]

de cette paroisse         ROUSSEAU

 

MARIE LOUISE BOISSON     MOREAU vicaire

COUSTERON Curé

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25 juillet 1908 – Dossier de la légion d’honneur d’Amédée CHENAL

Amédée Chenal - LH - 02

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23 juillet 1658 – Noyade à Maisons-Alfort

Extrait des registres de la paroisse Saint-Remi de Maisons-Alfort

Le 23 juillet 1658

*

1658 - 23 juillet 1658

Charles

le 23° juillet 1658, fut Inhumé dans lEglise

de maisons vis-à-vis la chapelle de la vierge                        

Charles philippe natif de paris qui avoit esté suffoqué des

eaux le Jour precedent.

*********************

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19 juillet 1723 – Enterrement d’Antoine Marie HUET

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registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

           Le 19 juillet 1723

1793le 19 juillet +Antoine Marie HUET

Ent[errement]

Antoine Marie

huet

 

Le dïx neuf Juillet 1723, est decedé et le

vintieme dud[it] mois a esté Inhumé dans leglise

[rature] en presence des tesmoins soussignés

Antoine Marie huet agé d un an ou Environ

fils de M[aîtr]e Charles huet Receveur de la seig[neurie]

de ce lieu et Jeanne G…… Bouffé( ?) ses pere

et mere     rature approuvee

 

MOREAU vicaire                                     COUSTERON curé

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19 juillet 1724 – Enterrement de Sébastien GEOFFROY – accident dans une carrière –

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Registres paroissiaux de Saint-Remi de Maisons

Le 19 juillet 1724

1724 19 juillet D Sébastien GEOFFROY

Enter[rement]

Sebastien Geoffroy

 Le Dix Neuf Juillet 1734 est decede

par un grand accident estant tombé

dans une carriere, et le vintieme dud[it ]

Mois a Esté Inhumé dans Le Cimetière

Sebastien Geoffroy Compagnon Carier de

La paroisse de Creteil agé de soixante

et trois ans ou environ Le tout fait presence

des tesm[oins] soussignés

RICATEAU     illisible

                                 MOREAU vicaire

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16 juillet 1715 – Mariage DELACROIX x CHEVALIER

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Registre paroissial de Saint-Remi de Maisons

Le 16 juillet 1715 – Mariage DELACROIX – CHEVALIER

1715 le 16 juillet - Mariage

Le seizieme Juillet après la publication des bans faite en cette

Eglise les Dimanches 8ème 15ème et 22ème du mois dernier et en celle de

St. Germain l’auxerrois à Paris les mêmes jours controlez [rature] à

Sussy en Briel’onzième du présent mois, et les fiançailles du jour

D’hyer, ont esté mariez pardevant moy p[re]tre Curé de Maisons

soussigné et ont reçeu de moy la benediction nuptiale après avoir

pris leur consentement mutuel, Robert De la Croix, manouvrier,

fils de défunt Guillaume De la Croix et de Claude Besnard natif de la

paroisse de Saint-Martin du Pontchardon de Lisieux et demeurant

dans cette paroisse d’une part ; et Catherine Chevalier fille de

défunt Jacques Chevalier, Tisserant, et de Marguerite Maurice,

de [rature] cette paroisse, d’autre part ; en présence de M[aî]tre Jacques Huon

Dequermedan vicaire de ce lieu, de M[aî]tre André Bouteloup maître

Décole, de ce mesme lieu, de Noël Legris Tisserant, beaufrère de ladite

Chevalier demeurant à Maisons et de M[aî]tre Jacques Boncoeur

notaire et arpenteur Royal à Corbeil de présent en ce lieu, tous

lesquels ont signé à l’exception de ladite Chevalier laquelle

après avoir déclaré ne savoir écrire ni signer a fait sa marque.

 

  1. DELACROIX                      marque de ladite chevalier

NOEL   LEGRIS             JACQUES HUON DE KERMEDAN

BOUTELOU           BONCOEUR           DEPARIS Curé

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