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Où ont été prises ces deux photos ?

pont-fleuvepont-cheminee

Une lectrice m’a transmis ces deux Bassin de La Villette - Repèresphotographies,

le fleuve serait-il plutôt la Seine ou la Marne ?

Merci pour vos suggestions.

http://paris1900.lartnouveau.com/paris_les_ponts.htm

Une réponse

1. Point approximatif où se trouve l’homme sur la passerelle (passerelle de la Moselle)
2. Point approximatif où se trouve la femme sur la passerelle.
3. Bâtiment (apparemment désaffecté à droite de la photo sur laquelle figure la femme).
4. Cheminée se trouvant après ce même bâtiment.
5. Immeuble que l’on aperçoit sur les deux photos.
6. Hangars (j’ignore si le terme est approprié) que l’on retrouve des deux cotés du bassin le long des quais, et que l’on voit très bien en contrebas derrière la femme.
Désolé, mais je ne peux pas agrandir plus la photo.
Cordialement.
Jacques
Bassin de La VilletteBassin de La Villette - Repères

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Alfort l’Ecole Vétérinaire (1)

Sous le titre : “ Alfort l’Ecole Vétérinaire ”, Emile de la Bédollière nous promène dans le village d’Alfort et dans l’Ecole Vétérinaire au 19è siècle.

Emile de la Bédollière. Histoire des environs du nouveau Paris. (Paris 1861)
Illustration de Gustave Doré.

En face de Charenton, de l’autre côté de la Marne, est le village d’Alfort. Le vieux pont qui les unit tombait en ruines, quand au commencement de l’année 1861, on s’est décédé à le reconstruire. En même temps, on canalisera le petit bras de la Marne, afin que cette rivière soit navigable en tout temps.
Alfort ne forme qu’une seule commune avec Maisons, situé à deux kilomètre de distance. La métropole de cette agglomération, qui comprend 3,254 habitants, et qui n’en avait que 1,892 en 1850, tire son nom du latin Mansiones. Son église est surmontée d’un clocher bâti par les Anglais et qui mérite l’attention des archéologues.
C’est sur ce territoire de la commune de Maisons-Alfort qu’est située l’imposante forteresse qui devait être primitivement établie sur la rive droite de la Marne, et qui a conservé le nom de fort de Charenton.
Alfort était naguère le rendez-vous des canotiers. Sur le quai, Bauny et Chollet leur offraient des matelotes les plus succulentes, et dans l’île du Moulin était un cabaret très achalandé. Les navigateurs ayant pris une autre direction, la joyeuse maison de Bauny est devenue une manufacture de papiers peints; la maison de Chollet a disparu, et le propriétaire de l’île, assez riche pour faire autour de lui la solitude, a donné congé aux restaurateurs qui hébergeaient les turbulentes flottilles. Le voyageur s’éloigne avec crainte de cette verdoyante oasis qu’il abordait naguère avec tant d’empressement, et où il y a, dit-on, des pièges à loup.
Le moulin d’Alfort, appartenait à M. Rieffel, est un des mieux aménagé qui soient en France, et on a y a réalisé tous les progrès connus de la meunerie.
Si l’on jette les yeux sur notre plan, on remarquera, à l’extrémité orientale d’Alfort, une rue bordée d’un côté par un champ cultivé. Sur les bords de la Marne, contiguë à ce champ est une villa sans pareil, non seulement dans les environs d’Alfort, mais encore dans tout le département. Entre deux corps de logis, l’ingénieux propriétaire a jeté une cage de verre où croissent, arrosés par une cascade, les plantes les plus rares des régions intertropicales ; des perruches, des veuves, des diamants, des oiseaux de paradis gazouillent à l’ombre des bananiers, des dracænas, des araucarias, des cocotiers. Aux deux bouts de ce jardin d’hiver s’ouvrent sans cloison, à l’est une salle à manger, à l’ouest une salle de billard, toutes deux décorées avec luxe. Nous ne connaissons point d’habitation distribuée plus heureusement et d’un manière plus poétique. Le propriétaire, gallinoculteur maintes fois médaillé, a obtenu des variétés superbes et productives, par d’habiles croisements des races de crèvecœur, bramapoutra, cochinchinoise, houdan, padoue et flêchoise.
La suppression de la poste a ôté beaucoup de mouvement à Alfort, quoique ce soit encore une station pour les rouliers. Le chemin de fer de Paris à Lyon, inauguré le 9 septembre 1849, en facilitant les communications de Charenton, d’Alfort et de Maisons, a eu l’avantage de permettre à un grand nombre de Parisiens de se fixer dans ces parages, et nous en avons donné une preuve irrécusable en indiquant le chiffre de la population.
Aussi la commune de Maisons-Alfort est-elle en progrès ; les berges de la rive gauche de la Marne ont été consolidées par les soins du maire, M. Véron. Le vieux pont va être reconstruit en 1861, et il rivalisera en beauté avec celui du chemin de fer, qui n’a pas moins de 154 mètres de long. Le petit bras de la Marne, sur lequel était un moulin et qu’abritaient des arbres touffus, va être canalisé.
Mais ce qui assure principalement la notoriété d’Alfort, c’est son école vétérinaire, unique dans le monde entier.

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Les François à Maisons-Alfort

L’espace Culturel de Charentonneau, un espace que connaissent bien les adhérents du CGMA et toutes les associations qui utilisent ces locaux.
Cet espace est sis 122, rue Roger FRANCOIS : voir les deux photos ci contre.
L’histoire de Maisons-Alfort du 20ème siècle nous fait découvrir deux FRANCOIS, bien différents, mais que nous confondons parfois.

Partons à la découverte de ces deux FRANCOIS.

Henri FRANCOIS

Le square de l’artificier François :

Henri Marcel François sauva le fort de Charenton mais fut victime du devoir quelques mois plus tard.

Au Fort de Charenton. Le 25 août 1944, la garnison allemande quitte le fort en le minant de 1.000 tonnes d’explosifs. Henri François, réussit héroïquement à désarmer le dispositif.

Le 19 octobre 1944, l’artificier François est victime du devoir, tué lors d’une explosion provoquée par l’un de ses camarades.

Le square du moulin Rieffel devient le square de l’artificier François le 4 octobre 1949, inauguré le 27 août 1950.
Deux plaques commémoratives rappellent cet évènement, l’une à l’entrée du Fort de Charenton, l’autre dans le square de l’Artificier François.

Deux images ci-dessus relatent l’histoire de cet artificier.

Roger FRANCOIS

Le Maisonnais Roger Eugène Pierre François fut fusillé en 1942, une rue porte son nom.
De 1935 à 1941 la gérance des Bains douches  3, place Delalain est assurée par Roger François.
Le 28 octobre 1941 Roger François est fusillé à Surennes par les Allemands
Motif : Propos tenus contre l’occupant et détention d’armes.

Le 19 novembre 1944 le nom de Roger François est donné à l’ancienne rue de Bretagne.

L’acte de décès de Roger François est disponible à l’état civil de la ville de Surennes

Roger François va nous permettre de découvrir pour certains, de vérifier s’il n’y a pas de nouvelles bases de données mises en ligne sur le site Mémoire des Hommes
Les fusillés du Mont-Valérien 1939−1945

Sur la fiche de Roger FRANCOIS nous pouvons lire

Nom : François
Prénoms : Roger Eugène Pierre
Date de naissance : 17-04-1897
Commune de naissance : Paris 13ème
Département de naissance : Seine
Pays de naissance : France
Profession : gérant
Commune de résidence : Maisons Alfort
Département de résidence : Seine
Pays de résidence : France
Lieu d’exécution : Mont Valérien
Date d’exécution : 28-10-1941
Origine des données : Anciens Combattants, Archives de la préfecture de Police, Archives Nationales, mairie de Suresnes.

Rédigé par Joël

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Samedi 6 avril 2013 à Claye-Souilly – 77

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30 novembre 2012 · 2:00

Visite de l’HDV de Paris : Etienne Marcel, la Seine et Notre Dame

Le vendredi 15 octobre 2010, les adhérents du  CGMA visitaient l’Hôtel de ville de Paris.

Nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir quelques photos et textes sur l’Hôtel de ville.

Etienne Marcel et Notre Dame

Vue de la seine et sur la statue équestre d’Etienne Marcel. Réalisée par les sculpteurs Jean-Antoine Marie Idrac et Laurent-Honoré Marqueste, elle date de 1888 et représente le célèbre prévôt qui devint au XVI ème siècle le premier maire de Paris.

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Étienne Marcel – Wikipédia

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Les cimetières parisiens – sites et adresses


Cimetière de Bercy, Paris 12e
329 rue de Charenton

Cimétière de Picpus, Paris 12e
35 Rue de Picpus

Cimetière Montparnasse, Paris 14e
3 boulevard Edgar Quinet

Cimetière de Vaugirard, Paris 15e
320, rue Lecourbe

Cimetière Grenelle, Paris 15e
174 rue Saint-Charles

Cimetière de Passy, Paris 16e
2 rue du Commandant Schlœsing

Cimetière d’Auteuil, Paris 16e
57 rue Claude Lorrain

Cimetière des Batignolles, Paris 17e
Boulevard du Bois le Prêtre

Cimetière Le Calvaire, Paris 18e
butte Montmartre

Cimetière de Montmartre, Paris 18e
20, avenue Rachel

Cimetière Saint Vincent, Paris 18e
rue Lucien Gaulard

Cimetière de la Villette, Paris 19e
46 rue d’ Hautpoul

Cimetière de Charonne, Paris 20e
4, place Saint Blaise

Cimetière Père-Lachaise, Paris 20e
8, boulevard de Ménilmontant

Cimetière de Belleville, Paris 20e
40 rue du Télégraphe

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Quelques articles

Les cimetières parisiens

Cimetières Parisiens en 1860 par Emile de La Bédollière

Cimetiere du Pere Lachaise | Visite virtuelle du Cimetiere

Cimetière du Montparnasse

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A propos d’Alfort

Pour commencer prenez connaissance avec l’auteur « Adolphe Joanne » et ses guides bleus

L’ouvrage qui a attiré notre attention est :
« Les environs de Paris illustrés : itinéraire descriptif et historique
par Adolphe Joanne. (1856). »

Le paragraphe sur Maisons-Alfort nous éclaire sur ce qu’était notre commune en 1856.
L’article est consacré à Alfort, et ce n’est que vers la fin que Charentonneau et Château-Gaillard sont cités par l’auteur.

Maintenant, place à la lecture :

Page 576 à 578 : 2ème station – MAISONS-ALFORT

Distances.
La station de Maisons-Alfort est à : 2 kil. de celle de Charenton, 7 kil. de la gare de Paris. Maisons-Alfort est à : 2 kil. 500 mèt. de Charenton, 9 kil. 800 mèt. de Paris, 2 kil. de Créteil. Alfort est à : 2 kil. de Maisons, 4 kil. de Créteil, 1 kil. du pont d’Ivry.

On trouve à la station de Maisons-Alfort des voitures pour Créteil; 9 départs par jour.

Alfort,
village situé à l’extrémité du pont de Charenton, sur la rive-gauche de la Marne, des deux côtés de la grande route de Paris à Melun , est une dépendance; au point de vue administratif, de la commune de Maisons, laquelle, pour cette raison, s’appelle officiellement Maisons-Alfort. Il n’est remarquable que par son École Vétérinaire, magnifique établissement, fondé par Bourgelat en 1766, et dont l’utilité n’a pas besoin d’être démontrée. C’était, dès l’époque de sa création, une école royale, et ce titre lui fit, dit-on, courir quelques dangers au début de la Révolution. Mais la Convention en vit si bien tout le prix, qu’elle exempta de la loi du recrutement les élèves el les professeurs. L’empereur Napoléon Ier la reconstitua et accrut son importance. Une ordonnance royale de 1826 lui donna quelques développements nouveaux.

Le nombre des élèves est ordinairement de 250, parmi lesquels on compte 40 élèves militaires qui, leurs études terminées, sont placés dans nos régiments de cavalerie et d’artillerie avec le titre de sous-aides vétérinaires et le grade de maréchaux des logis. Les autres, quand ils sortent avec honneur de l’épreuve des examens, obtiennent le diplôme de médecin-vétérinaire. Il faudrait n’avoir jamais habité la campagne pour ignorer tous les services qu’ils y rendent.

On suit, dans cette école, des cours de chimie, de physique, de botanique, d’anatomie, de pathologie interne, de thérapeutique et de chirurgie, -toutes ces sciences restreintes, on le comprend sans peine, à l’application spéciale qu’en doivent faire les élèves. Il y a même un cours de jurisprudence vétérinaire.

L’Ecole d’Alfort est aussi un hôpital pour les chevaux et les chiens malades, qui sont soignés par les élèves sous la direction des professeurs. La pension d’un cheval est le 2 fr. 50 c. par jour, et celle d’un chien, de 60 c. II y a donc de vastes écuries et un chenil. On y a joint une porcherie et un troupeau de divers animaux, qui s’accroit de tous les individus de race étrangère importés en France par les soins de l’administration.

Un beau jardin botanique est annexé à l’Ecole, avec quelques champs affectés à la culture de diverses plantes céréales et fourragères.

Nous n’avons pas l’espace nécessaire pour parler en détail de la machine hydraulique qui amène l’eau de la Marne dans l’établissement, ni des curieuses collections qu’on y trouve, ni des salles de dissection, ni du laboratoire de chimie, ni de la chapelle. Mais tout cela mérite d’être su.

« Mayeul, abbé de Cluny, ayant  établi la régularité dans l’abbaye de Saint-Maur-les-Fossés, vint trouver le roi Hugues Capet à Paris. et le pria de subvenir aux besoins de ces religieux, en leur accordant quelques terres voisines de leur monastère. Ce prince fit à l’instant expédier une charte par laquelle il donnait à cette communauté la seigneurie d’un village appelé Mansiones, avec les près, les terres, les moulins, les pacages, les eaux et leur cours, et les serfs; de plus, les deux églises du lieu…. chargeant les moines de prier Dieu pour lui, la reine son épouse, et leur fils Robert …. »

Ce passage de l’abbé Lebeuf prouve l’ancienneté de Maisons-Alfort et du nom par lequel on le désigne; il jette une vive lumière sur la situation des paysans du Xe siècle; il explique à merveille l’empressement que l’on avait alors à se faire moine. L’abbé de Saint-Maur eut une demeure à Mansiones ou Maisons. Il en était le seigneur; il y avait droit de justice. Il y créa plusieurs fiefs, et il faut croire que Fun de ces fiefs tomba dans le domaine royal, puisqu’un château y fut bâti par François Ier ou Henri II. Diane de Poitiers l’habita quelque temps, après la mort de son royal amant ; mais on en chercherait en vain la trace aujourd’hui.

Maisons-Alfort fait partie du département de la Seine, arrondissement de Sceaux ; sa population se monte à 2000 hab. ; sa fête patronale se célèbre le dimanche de la Trinité et le 1er dimanche d’octobre. Charentonneau et le domaine de château Gaillard dépendent de la commune.

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