Archives de Catégorie: Enfance

10 juin 1955 – Grand-mère à 29 ans

Catherine LALLIER de Seine-Maritime née le 10 juin 1955 a mis au monde sa fille Nathalie à l’âge de 14 ans, qui a mis au monde un fils Steve le 29 mai 1984. Catherine fut donc grand-mère à presque 29 ans.

Dans le Doubs, Lucienne CLAUDE née en 1933 fut  arrière-grand-mère à 52 ans !

Guiness

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Blog du jour (100) ) : Les Petites Mains

Blog les Petites Mains

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19 avril 1925 – Primes communales à la Natatalité

Primes communales à la Natatalité à Maisons-Alfort

Dans sa séance du 19 avril 1925, le Conseil municipal a décidé la création de primes communales à la Natalité qui viennent s’ajouter à celles créées par le Conseil Général de la Seine

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23 décembre 1874 – Protection des enfants du premier âge

Protection des enfants du premier âge. – En 1903, les déclarations faites par les parents, conformément à l’article 7 de la loi du 23 décembre 1874, se résument ainsi

Nombre d’enfants de Maisons-Alfort mis en nourrice dans le département de la Seine :

Au sein 13      Au Biberon 18      Totaux 31

Nombre d’enfants de Maisons-Alfort mis en nourrice hors du département de la Seine . .

Au sein 8       Au Biberon 40       Totaux 48

66 déclarations d’élevage, dont 1 concernant un enfant né hors du département de la Seine, ont été faites par des nourrices de la localité, en exécution de l’article 9 de la même loi.

Pendant la même année, 6 nourrices ont reçu de la commune, à titre de récompense, une indemnité de 20 francs chacune.

D’après – État des communes à la fin du XIXe siècle (1904 -Éditions Montévrain)

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (2)

Le cataplasme à la moutarde

Voilà typiquement ce que j’appellerais un souvenir d’enfance pour moi… Et si je vous parle de ça c’est parce que j’ai la bonne bronchite annuelle par laquelle il faut passer et que j’essaye d’enrayer tant bien que mal.

Dans mon enfance, lorsque je toussais de façon un peu persistante, j’étais menacée du cataplasme à la moutarde : l’horreur absolue !
J’imagine que certains d’entre vous sauront de quoi je parle…

Ma grand-mère se chargeait de la confection du supplice, il paraît qu’elle avait le tour de main, comme on réussit une mayonnaise ou la rouille de la bouillabaisse.

Si je me rappelle bien, les ingrédients de base se composaient de farine de lin et de farine de moutarde, qu’il fallait diluer dans de l’eau bouillante (tout était dans les bonnes proportions, comme toujours), la casserole ou le chaudron (il y avait parfois plusieurs sujets à traiter en même temps) émettait des bruits bizarres, faisait des bulles, je venais jeter un œil discret mais néanmoins méfiant, ça ne présageait rien de bon et ça puait…
Il fallait obtenir une pâte assez consistante que l’on étalait sur un voile de tulle, et on appliquait la chose sur le torse ou le dos du malheureux patient…

Lorsque c’était mon tour d’être la victime désignée, ma grand-mère (sans doute pour se racheter), m’aidait à supporter le supplice en restant à mes côtés pour me lire mon livre favori, que je connaissais par cœur et que je récitais en même temps qu’elle, et quand vraiment la farine de moutarde commençait à brûler la peau, elle me tenait la main et me racontait n’importe quelle histoire pour capter mon attention, et ça marchait parfaitement !
Ainsi j’arrivais à tenir les 20 à 30 minutes réglementaires.

Après quoi on retirait le cataplasme et apparaissait une peau d’un superbe rouge vif, digne des pires coups de soleil subis par des britanniques en Espagne, j’avais donc le droit d’être saupoudrée de talc et j’étais supposée être en pleine forme et guérie dans les heures qui suivaient, ce qui a du être souvent le cas, peut-être par simple frousse de devoir recommencer le traitement…

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (1)

Le plus beau feu d’artifice de ma vie

Enfant, j’ai eu la chance de passer le mois de Juillet dans le Var, plus précisément à Cavalaire-sur-mer où mes parents louaient une villa.

La hantise des autochtones était le feu, ces incendies déjà si fréquents dans le midi de la France, et la pénurie d’eau que provoquait l’affluence des « estrangers » qui débarquaient l’été dans le village.

L’été 1950, j’avais donc 4 ans, se déclencha un incendie terrible, attisé par un mistral tout aussi violent.
Les collines des Maures qui entourent Cavalaire rougeoyaient, les cendres voletaient au-dessus de la ville, les pommes de pin enflammées éclataient comme des grenages, projetant des flammèches à plusieurs dizaines de mètres et propageant le feu plus loin, la fumée recouvrait le tout, en été la garrigue est bien sèche et brûle sans problème…
Et pour couronner le tout, l’incendie était ponctué d’explosions des mines qui truffaient les collines entourant Cavalaire (il y eut un débarquement allié sur la plage de Cavalaire en Août 1944).
Ce fut au moins l’aspect positif de cet incendie, toutes les collines alentour furent déminées !

4 ans ce n’est pas très vieux, mais je garde un souvenir encore très net de ce spectacle que je trouvais parfaitement féerique, il suffit que je ferme les yeux et je me revois sur la terrasse à l’arrière la villa, regardant bouche bée cet incendie et ces explosions extraordinaires que j’applaudissais des deux mains !
Il régnait à l’intérieur de la villa une activité fébrile, mais il s’agissait de trucs de grands personnes…

Le propriétaire de la villa est venu dans l’après-midi pour arroser le toit, les murs, les portes et les volets de la maison en disant, assez fataliste : c’est tout ce qu’on peut faire, attendons la suite…

Finalement dans la soirée, ma mère m’a enveloppée dans une couverture et nous sommes partis en voiture, laquelle était assez grande, mais nous étions vraiment entassés : mes parents, ma grand-mère, mes deux frères et moi, plus un couple d’amis de ma grand-mère !

Mais impossible de quitter Cavalaire, les routes des deux côtés du village étaient coupées par le feu et gendarmes et pompiers bloquaient les accès, le mistral capricieux comme à son habitude, n’arrêtait pas de changer de sens et ça brûlait dans toutes les directions. On nous a donc conseillé d’aller sur la plage, ce que nous avons fait, à ma grande joie : aller sur la plage en pleine nuit, avec toute la famille, c’était vraiment la fête !

Je garde donc un souvenir émerveillé de ce feu d’artifice extraordinaire, et les seules mines que j’ai vu exploser dans ma vie m’ont paru vraiment superbes.
Je dois certainement au calme de ma mère et de ma grand-mère de n’avoir pas ressenti de crainte, alors qu’elles ont éprouvé une sensation de panique et l’impression d’être prises au piège, quand nous en avons parlé quelques années plus tard.

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Souvenirs d’enfance : Marcel (2)

Pendant la période où suis resté de 1939 à 1948 à Cussy les Forges, la route nationale passait par la commune. Il n’y avait pas de déviation à cette époque là et les habitants avaient la possibilité de pouvoir vivre mieux. Il y avait deux écoles, une école maternelle avec pour maîtresse Madame DURANTON et une école primaire dans laquelle j’ai suivi les cours CM1 CM2 avec le couple Jacquard Il y avait un bureau de poste, un docteur : monsieur Chevillotte. Pour ce qui est des commerces, il y avait trois épiceries : dont une était tenue par la nourrice Madame Mouchoux Noémie ; une boulangerie ; une boucherie et un café un restaurant On trouvait aussi comme artisans : un forgeron, un charron, un électricien : Monsieur JACQUEME , deux garages celui de monsieur BAUDOT et celui de monsieur MAZELIER ; deux menuiseries celle de monsieur BARBIER Roger et celle de monsieur ROUARD. Il y avait aussi une fabrique de tonneaux , celle de monsieur SOILLY Gilbert et bien sûr plusieurs cultivateurs. Dans ce villages, Il y a deux étangs : celui du haut et celui du bas, et un moulin au bord de la rivière « le cousin » pour moudre le grain Les familles habitant Cussy les forges à cette époque étaient : les CASTEL, les JACOB, les TARTERET, les GULLEMIN, les SERBRANE, les CHERREAU, les DESCHAMPS, les SOULPAUD et les BROSSET ou BROUSSET. Dans mon enfance, j’ai également connu une famille LENCLUNE Le 21 mai 1944, j’ai fait ma première communion solennelle. La cérémonie a été effectuée par un moine qui venait de l’abbaye de la Pierre qui Vire.

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Souvenirs d’enfance : Marcel (1)

Au mois de juin le CGMA organise son exposition annuelle sur le thème de l’enfance. Marcel inaugure une nouvelle catégorie où les adhérents peuvent raconter leurs souvenirs d’enfance où ce qu’ils savent de l’enfance de leurs ancêtres.

Je suis né à Paris (18e) , mais j’ai passé mon enfance dans la commune de Cussy les Forges dans l’Yonne de 1939 à 1948.
C’est une commune de 1362 hectares à 362 mètres d’altitude et de 314 habitants.  Cussy les Forges en 721 était appelée « Cusseacus ». Fief relevant de la seigneurie de Montréal et cure dépendant de l’abbaye Saint-Martin d’Autun, le village fut entouré d’une enceinte fortifiée au 16ème siècle. Son nom provient des anciennes forges. Cette commune est traversé par la voie Agrippa et possède un cimetière mérovingien. Le village  est bâti au bord d’un étang et possède une maison  du 15ème siècle, près de la mairie; un manoir du 15ème/16ème siècle, près de l’église, une tour d’escalier circulaire, une ancienne maison forte de Presles (citée au 15 ème siècle) avec murs d’enceinte, tours rondes et vestiges du donjon. A ville Arnoult , il y a une grande enceinte polygonale flanquée de tours, vestiges d’un  château démantelée en 1478 et il y a des restes de l’enceinte du village. L’hôtel de la Providence est un  ancien relais de poste sur la route Paris-Lyon. L’église de Saint-Martin est du 15 ème siècle, de style gothique  avec une nef en croix latine voûtée en bois, une tour carrée sur croisée, un chœur voûté en pierre, une piscine du 15ème siècle, une toile de la vierge à l’enfant datant de 1662, une dalle funéraire du 16ème siècle avec bas-relief figurant un squelette et des pierres tombales des seigneurs de Presles.
Situé en limite du parc naturel régional du Morvan, le village est situé sur les rives du cousin et de l’Etang de Presles près de la Forêt de Villiers
J’y suis resté pendant 9 ans et lorsque j’ai commencé à m’instruire le couple d’instituteurs avait pour nom de famille JACQUARD .
Mais par contre je n’étais pas amateur dans la rubrique sportive.
J’ai fait ma communion solennelle le dimanche 21 mai 1944.
La dernière fois que j’ai vu mon père, c’était au mois de juin 1940. Ce qui m’avait impressionné, c’était ses bandes molletières aux jambes.

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Les photos proviennent du site Notre famille

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Souvenirs d’enfance : Brigitte (2) – En Provence

 

1 – Vacances chez Mémé

Vous m’avez déjà entendu parler de « Mémère » au cours de nos permanences, mais beaucoup moins de Mémé. Il faut dire que j’ai peu connu cette grand-mère et pourtant….
Mémé est ma grand-mère paternelle. Elle est née à Bauduen le 26 juillet 1904, si je l’ai très peu connu, c’est que  mes parents préféraient me laisser partir en vacances avec Mémère plutôt que de m’emmener avec eux.
Quand à Pépé, il était le mari de Mémé, mais comme il est le seul grand père que j’ai eu, il est aussi, si ce n’est plus, important que si il avait été un vrai grand père,  un grand père biologique comme on dit aujourd’hui.

La traversée

La traversée

La première fois que j’ai rencontré Mémé j’avais 6 ans et demi, je me rappelle que nous y étions allés en train, qu’en attendant le car qui nous mènerait de Marseille (13) à Moustiers Sainte Marie (04) nous étions allés au château d’If, j’ai failli aller dire bonjour aux p’tits poissons tant je me penchais par-dessus bord pendant la traversée !!

Que nous avions mangé au restaurant, le midi ou le soir je ne m’en souviens plus, mais ce dont je me souviens, c’est  que là j’ai eu pour moi toute seule la moitié d’un melon (en entrée ou en dessert ? qu’importe).  Le plus important est  qu’elle était rien que pour moi cette moitié de melon. D’habitude un melon à la maison était partagé en 6,7 ou 8 parts, mais là, et bien non, bon d’accord le melon était p’être bien d’un petit calibre, mais n’empêche cette fois là, la moitié n’a été rien que pour moi toute seule, je n’ai pas eu besoin de partager, et quel régal, je la revois encore cette moitié de melon, c’était un tel évènement que je m’en souviens encore, comme si cela s’était produit hier !…..
Je vous passe les détails du voyage en car sur les routes sinueuses des gorges du Verdon, d’autant que nous étions à l’arrière…….
Nous voici donc à Moustiers.
Moustiers Sainte Marie est un petit village des Alpes de Hautes Provence situé à 45 km de Castellane, 14 de Riez, et environ une petite trentaine de ‘’Bauduen’’, aux portes des gorges du Verdon et des champs de lavande. Ce village a la particularité d’être comme accroché à la montagne, montagne  dans laquelle il y a une brèche, et d’un coté à l’autre de cette brèche il y a une chaîne suspendue avec en son milieu une étoile. La chaîne mesure environ 227 m de long, quand à l’étoile, étant donné qu’il y en a eu plusieurs, je ne saurais dire son diamètre. La légende veut que ce soit le duc de Blacas qui fut prisonnier des Sarrasins au retour de croisades et qui avait fait ce vœu : ‘’ A tes pieds Vierge Marie ma chaîne je suspendrai si jamais je retourne à Moustiers dans ma patrie ‘’ et en version Provençal  (merci à Mr Francis Pelotier d’avoir eu la gentillesse de me faire la traduction)  ‘’  Virje Marioun, a tè pè pendoularaï meï cadène sé maï m’intourni à moun païs ‘’, et qui tint sa promesse. Mais dans le dictionnaire historique et topographique de la Provence par E Garcin (membres correspondant de plusieurs sociétés savantes) datant de 1835 plusieurs idées sont émises, mais moi ayant toujours connu la légende du duc de Blacas (issu d’une des plus anciennes et des plus illustres famille de Provence source google), et comme elle me plait bien cette version du duc…je la garde. 

Croix en faïence

Croix en faïence

 Moustiers fut aussi un lieu de fabrication de la faïence qui connu son essor sous Louis XIV quand il fallu fondre la vaisselle d’or et d’argent afin de renflouer les caisses du royaume (c’était aussi la crise). Lorsque j’étais enfant, le seul atelier qu’il y avait était celui de Simone Garnier une talentueuse artiste que fit venir Marcel Provence un fils de bourgeois Marseillais. Cette petite croix est de Simone Garnier, et date de mon enfance.

En cherchant sur la toile quelques photos afin d’illustrer le travail de Simone Garnier, j’ai trouvé la légende de la chaîne et de l’étoile de mon enfance que je vous livre :

’’a ti pied Vierge Mario ma cadeno penjaraï de jamaï tourne maï a Moustiers dins ma patrio’’

Ci dessous un lien trouvé sur ‘‘gencom’’.

 http://www.villagesdefrance.free.fr/page_moustiers_ste_marie.htm

Rédigé par Adhérent-CGMA-Brigitte-139

A suivre

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Souvenirs d’enfance : Brigitte (1)

Une de mes plus grandes trouilles

Avec son plus beau feu d’artifice, Sylvie fait remonter de vieux souvenirs.
Je devais avoir 12 ou 13 ans, c’était le début des grandes vacances et j’étais invitée à passer quand je voulais chez mon prof de dessin qui m’aimait bien. Non non, il n’y avait pas de chouchoutage !!!!
Elle habitait une commune voisine, en banlieue…..
Bref. Donc un après midi j’y vais. Etaient présents les deux petits, un de 2 et demi et une de 4 ans environ, la grand-mère coincée dans un fauteuil….et le fils ainé avec un copain dont l’oncle artificier lui avait donné quelques pétards…..Les parents qui était présents à mon arrivée, durent s’absenter en nous recommandant bien de ne faire péter aucun pétards : « Brigitte on compte sur toi , de toute façon, les petits nous dirons…. » sur ces recommandations, ils partent.
Evidemment, vous vous en doutez, un pétard par ci, un pétard par là, il y en avait un plein sac, pourquoi se priver. La grand-mère du fond de son fauteuil râlait bien un peu, mais comme elle ne pouvait se déplacer, nous faisions la sourde oreille !!!
Afin d’éviter que les petits n’aillent cafter, nous leur avons fait du chantage, je sais ce n’est pas bien joli joli, mais depuis le temps il y a prescription !!!
Notre chantage était pour un qui était entré dans le poulailler alors que cela lui était interdit : « si tu dis qu’on a fait péter des pétards, on dira que tu es allé ennuyer les poules ». Pour l’autre qui avait cassé des bouteilles vides, nous lui avons dit : « si tu dis qu’on a fait péter des pétards, on dira que tu as cassé les bouteilles (en ce temps elles étaient consignées) ». Nous ne les avons pas terrorisé  mais presque.
Et les pétards, bien étalés sur une petite table de jardin en fer, ronde, peinte en vert, pètent toujours par ci par là…..il y en a même une sorte que lorsqu’on l’allume, il part en tous sens….et justement un des deux gars prend un de ceux là, et dit : « si on faisait une rampe de lancement ? », « ok  »répond l’autre. Ils attrapent deux briques qui devaient nous attendre…en mettent une à plat sur la table, l’autre posée en biais contre cette première brique, et enfin le « pétard ».Un l’allume, moi sachant que celui là va voler un peu partout, j’attrape un petit que je tiens contre moi, on ne sait jamais…..et je tourne le dos à la table.
MALHEUR !!!!
Le pétard allumé, en partant, a mit le feu aux autres, et ça n’en finissait plus de pétarader . J’ai eu très peur car m’étant retournée, je ne voyais rien de ce qui se passait, le temps m’est apparu très long.
J’ai bien cru que cela ne s’arrêterait jamais !
Quand tout fut terminé, il a bien fallu ramasser tous les petits bouts de papiers éparpillés dans la jardin, mais après la trouille, le fou rire nous a pris et la grand-mère pouvait toujours s’époumoner du fond de la maison, pfffft ,nous n’en avions rien à faire.
Une fois le jardin remit en ordre, le copain et moi, nous avons pris nos cliques et nos claques et nous sommes partis avant le retour des parents….et les vacances se sont poursuivies sans que j’ose y remettre les pieds.
Je savais malgré mon jeune âge que ce serai inéluctable, qu’un jour ou l’autre, mais….
Les vacances se terminent donc, et arrive la rentrée des classes. Je redoutais le jour ou j’aurai le premier cours de dessin de l’année, et j’avais bien raison de le redouter, car là, si j’avais pu me mettre dans un trou de souris… Devant toute la classe elle (le prof) me dit : « Alors Brigitte, il était bien le feu d’artifice dans mon jardin ? ».
Zut alors, quelqu’un a cafté ! J’attend la fin du cours et je vais la questionner. Mais non m’assure t elle, personne n’a parlé, mais alors, comment cela s’est il su ????
Au fond du jardin il y avait un talus, et en haut de ce talus, passait la voie de chemin de fer. La maison étant pas très loin de la gare… les jours suivants, les cheminots voyant passer le père lui ont demandé ce qui s’était passé dans son jardin, ils avaient pensé à l’explosion d’une bouteille de gaz !!! Autant dire que du bruit il y en a eu, même que cela a du faire tout drôle aux habitants du quartier si calme d’ordinaire, d’entendre un tel raffut….
Il y a une trentaine d’années que je n’ai pas revu ce prof, mais il m’arrive parfois de repenser à ce jour là.
Et en y repensant, je me dis, heureusement qu’il n’y a eu  personne de blessé, nous aurions pu provoquer une catastrophe ! Toujours est il que depuis ce jour, je crois bien n’avoir jamais retouché un pétard, mais malgré tout, ça reste un bon souvenir.

Rédigé par Adhérent-CGMA-Brigitte-139

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Souvenirs d’enfance : Madeleine

Il y quelques années, j’avais demandé à ma grand-Mère Madeleine de rédiger ses souvenirs, ce qu’elle a fait selon moi avec talent. Voici ce qu’elle écrivait à propos de son enfance

2600179415_e313606b03“C’est au rez-de-chaussée du 19 de la rue Théophile Gautier que j’ai passé, jusqu’à l’âge de 21 ans, neuf mois de chaque année, d’octobre à juillet. Mais les trois mois d’été, nous les passions à Ault-Onival où mon père, à ma naissance avait fait construire une jolie villa “La Villa Madeleine” qui dominait tout le pays et d’où l’on avait une vue merveilleuse sur la mer; à gauche jusqu’à Cayeux et à droite sur le début des falaises qui, à partir de là, longent toute la côte picarde et normande jusqu’à Dieppe.
J’adorais partir en vacances à Onival où l’on me voit photographiée à l’âge de 3 ans, avec ma mère, dans le pré herbeux qui était à côté de la maison. Et puis, à Onival, il y avait ma grand-mère Victoire, la mère de ma mère, la seule aïeule qui me restait. Comme je l’aimais cette grand-mère ! Depuis toute petite, c’est elle qui me gardait dans le sous-sol de la villa, où l’on avait installé une pièce pour mes jouets; nous allions aussi nous promener dans les champs, et surtout à la plage; parfois nous emmenions les draps lavés et allions les faire sécher sur les galets ! au soleil. Ainsi nos draps, disait ma mère, avaient une très bonne odeur. Mais le plus merveilleux quand je fus plus grande, 8 ou 10 ans ma grand-mère m’emmenait à la pêche dans les rochers entre Ault et Onival. Nous y allions surtout aux grandes marées, 108-110, quand la mer se retirait très loin et découvrait ~le bois pourri”, les restes du vieux port, car Onival, au Moyen Âge, avait son port. Nous levions avec précaution les plus gros des rochers et s’en échappaient des crabes et parfois, ô joie, un tourteau. Et ma grand-mère m’apprenait le sexe des crabes, les femelles surtout si elles étaient rosées, étaient meilleures que les mâles souvent verts !! Dans un autre panier, nous mettions les moules: il fallait respecter les petites, ne pas les cueillir, les laisser grandir; et puis des bigorneaux. Et nous remontions à la Villa pour remettre à ma mère notre cueillette et j’aimais entendre les pauvres crabes remuer désespérément dans 1′eau qui allait bouillir pour nous préparer un succulent repas… Sans coeur que j’étais !
En 1915, j’allais en avril faire ma première communion et je voulais absolument que ma grand-mère vienne. Hélas ! Elle est morte en décembre 14, d’un refroidissement et son souvenir ne m’a jamais quittée. J’ai toujours continué, seule hélas! la pêche aux crabes y ajoutant celle aux crevettes, ma soeur restant dans les jupes de sa maman et ne s’intéressant pas du tout à la mer.
A part ces trois mois merveilleux de vacances d’été que ma mère exigeait pour notre santé – les vacances en ce temps-là ne commençaient qu’au 14 juillet- je suis allée pendant 12 années rue d’Auteuil, “chez Mlles Bouré”, quatre soeurs célibataires, très grandes, qui avaient fondé cette école un peu snob, pour la bourgeoisie de ce quartier du XVle. Il y avait quatre classes et dès la “petite classe”, on commençait à apprendre l’anglais, ce qui était très chic pour l’époque. J’y suis entrée à 4 ans 1/2 et je me suis tout de suite passionnée pour cette langue que j’ai travaillée jusqu’à mon mariage, c’est a dire 18 années; j’ai décroché à ce moment-là un des 4 certificats de licence d’anglais. Mais j’anticipe. Je suis entrée chez Mlle Bouré et là, pendant dix ou onze ans bien sagement, j’ai fait le trajet 19, nue Théophile Gautier au 16 de la rue d’Auteuil, quatre fois par jour avec une avidité d’apprendre tout ce que l’on m’enseignait et… d’être première de ma classe !! Et dire que j’avais une soeur qui n’aimait pas les études et qui ne pensait qu’à dessiner et peindre. Elle avait hérité des dons du grand-père qui n’avaient fait que frôler notre père.
J’ai passé brillamment “mon certificat d’études” et mon brevet simple et j’en étais très fière. A ce moment-là, les jeunes filles étaient très peu nombreuses dans les études secondaires et Mlles Bouré préparaient au “brevet supérieur” où le français, l’orthographe, les compositions françaises, étaient étudiées à fond. Cela m’est resté !! puisqu’à 84 ans je peux encore écrire ce livre et sans faute d’orthographe.
Mais mon père, suivait avec intérêt l’évolution des vocations chez les femmes. Et quand il fut question pour moi d’entrer dans la classe du brevet supérieur, il me proposa de quitter mes chères demoiselles Bouré et d’entrer dans un Lycée pour décrocher le bachot ! J’adorais tout ce qui était inhabituel, en pointe du progrès et j’acceptai sa proposition avec enthousiasme. C’est à 1′ École Normale Catholique qu’en deux ans (la seconde et la première) je préparai mon bachot. La culture en géographie et surtout 1′histoire était infiniment supérieure à celle du brevet supérieur et je me rappelle, avec émerveillement des deux livres: l’Histoire Grecque et l’Histoire Romaine. Avec mes études approfondies du français, de l’analyse logique et grammaticale, je fus capable de rattraper le niveau de mes camarades pour le latin. Il est vrai que j’avais eu un mois de leçons particulières avec un camarade de lycée de mon père qui était professeur de latin et qui continua à me soutenir toute l’année.
Ce fut une époque merveilleuse de ma vie. Ces études qui me passionnaient, les grands bals, Polytechnique, Centrale, les après-midi dansantes chez mes amies ou à la maison, le théâtre où j’allais chaque fois que j’en avais 1′occasion, le tennis auquel je jouais au moins une fois par semaine sans oublier les livres que je dévorais: Loti, Bernanos, Bourget, Daudet.
Mon oncle et parrain, comme je l’appelais, s’était installé rue de Rennes n° 104, dans un appartement très grand mais sombre, que je n’ai jamais oublié. Tous les mois, chacun leur tour, les deux frères se réunissaient pour un grand dîner avec leurs enfants et quelques amis proches, les Mitzakis par exemple: (Mme était mon professeur de piano, et me donnait des leçons supplémentaires d’anglais, car elle avait un pur accent d’Oxford). Et j’aimais profondément mes deux cousins: Jacques et Claude, l’un l’érudit, le “Centralien”, qui ne s’est jamais marié, et 1′autre, mon petit cousin, mon frère, décédé hélas il y a six mois…( en 1995)
Voilà toute ma vie de jeunesse, très gâtée, très intéressante. Ma mère m’appelait “le Notaire”, quand elle me voyait assise à mon bureau, entourée de tous mes livres et des dictionnaires, préparant une composition française! anglaise ou espagnole !
J’oublie un sport que je pratiquais tous les jours, par tous les temps, à Onival: la nage. Je l’ai apprise toute seule, refusant les leçons du professeur qui voulait commencer en me faisant mettre la tête sous l’eau ! Je n’ai jamais accepté de la mettre, même plus tard, ce en quoi, je le reconnais, j’ai eu absolument tort. Je nageais comme un petit chien, mais aimais aller en profondeur et ne pas reprendre pied pendant au moins une heure ! J’en étais très fière !
Mon enfance a été très marquée par les débuts du cinéma, cinéma muet bien entendu. Je suis allée aussi avec mon père au Châtetet voir “le Tour du Monde en 80 jours” et “Michel Strogoff”. Comme c’était bouleversant quand les ennemis lui brûlaient les yeux avec un sabre chauffé à blanc ! Mais comme ses yeux étaient pleins de larmes, ses yeux bien sûr ne furent pas brûlés ! Les places de théâtre valaient (les plus chères) 20 F pour être bien placé! Ma mère restait sans doute à la maison pour garder ma soeur, car le dimanche nous n’avions pas la bonne. C’était son seul jour de sortie… et de repos.
De temps à autre, mon père emmenait le soir ma mère au théâtre. Elle mettait ses belles robes, ses bijoux et nous l’admirions. Comme la vie était facile avant la guerre de 14!

Adhérent-CGMA-Christine-103

(la suite des souvenirs de Madeleine sur mon blog)

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Les nourrices

Aujourd’hui, le sujet de la permanence était  les « nourrices ».
Après l’intervention, la semaine dernière de Jacques, dans laquelle il évoquait la nourrice qui avait élevé son grand père, nous ne pouvions que débattre sur ce sujet.
Merci :
A Luciane de nous avoir fait part de l’acte dans lequel elle a trouvé un de ses ancêtres « nourricier ».
A Monique qui nous a parlé de sa tante « nourrice ».
A Thérèse, Sylvie, et Jacques, par leurs commentaires, ont complété l’animation.
Joël nous a rappelé que le  n°19 -2001 du bulletin CLIO 94 était consacré aux femmes dans le sud-est parisien XVIIe – XXe siècle.
Un article de Françoise BALARD était intitulé « les nourrices à Sucy en Brie »
Dans ce même bulletin Madame AUBERT nous emmenait « à la rencontre de quelques femmes de Maisons-Alfort »
Dans ce compte rendu vous retrouverez une partie des informations que nous avons échangées, ainsi que quelques renseignements complémentaires.

LES NOURRICES DONNENT LEUR LAIT POUR PRESERVER LA POITRINE DES MONDAINES
Au moyen âge jusqu’au XVI ème dans les milieux aristocratiques
Les dames doivent protéger leur poitrine et leur santé fragile
Prises par les mondanités et les réceptions, elles n’ont pas le temps de s’occuper d’un nouveau né.
Les enfants sont envoyés chez un couple nourricier  ou ces dames emploient  une nourrice à domicile.

AU XVII ET XVIIIEME SIECLE LA PRATIQUE S’ETEND A LA BOURGEOISIE ET DANS LE PEUPLE URBAIN
Beaucoup d’enfants de Paris mais aussi des grandes villes sont envoyés à la campagne pour un an ou deux.
En 1780 à Paris sur 21000 naissances
1000 sont allaités par leur mère.
2000 (les plus aisés) en ville ou proche banlieue. La nourrice coûte de 10 à 25 livres par mois
18000 dans toute la région parisienne – plusieurs jours de marche  –  La nourrice coûte 5 à 8 livres par mois.
CONSEQUENCES :
25 à 40 % de décès, d’enfants en bas âge contre 18 à 20% pour ceux élevés par leur mère
CAUSES :
– fragilité des nourrissons âgés de quelques semaines
– voyage fatiguant avec des  conditions climatiques perturbant souvent  la santé du nouveau- né
– inadaptation du lait
– maltraitance
-allaitement de deux enfants à la fois
– absence de surveillance (étouffement par un animal)
– accidents domestiques (brûlures avec de l’eau bouillante ou à l’approche de la cheminée)

REGLEMENTATION DE LA PROFESSION :
Dès 1769 par la réglementation des recrutements de nourrices, des activités de meneurs et du collectage des mensualités auprès des familles :
– Les nourrices doivent posséder un certificat de bonnes vie et mœurs (délivré par le Curé)
– Un examen médical complet et minutieux. (lait quantité qualité, examen de l’enfant de la nourrice)
– Le transport des nourrissons (les bébés étaient transportés de plus en plus loin dans les campagnes, entassés dans des charrettes ou à dos d’âne)
– les outils de travail de la nourrice,
– les règles touchant au lait, (des nourrices alimentaient les enfants avec du lait animal, de la farine diluée dans de l’eau, de l’alcool dans les bouillies, de l’opium était étalé sur les seins pour endormir l’enfant)
– les conditions de garde (les enfants,  dans leurs langes, étaient suspendus, accrochés par des clous,  pour les protéger des animaux vivant autour d’eux)

CREATION DE BUREAUX DE NOURRICES
Direction des nourrices confiée à des recommanderesses
Puis en 1769 au bureau des nourrices
Des  bureaux municipaux mais aussi privés d’où des abus.

LES NOURRICES DU MORVAN :
Deux types de nourrices :
1 -LES NOURRICES SUR  «  LIEU » :
La  bourgeoisie emploie des nourrices sur lieu.
C’est un signe extérieur de richesse.
Les Morvandelles étaient réputées  pour leur santé et la qualité de leur lait.
Les femmes quittaient, par nécessité enfants et maris auxquels elles écrivaient et restaient fidèles et  venaient nourrir  un enfant à domicile.
Elles étaient considérées, nous dit Sylvie, comme des femmes « sans cœur » et « dévergondées » qui abandonnaient mari et enfants pour aller se vendre chez les riches. Elles ont été très critiquées à l’époque.
Leur but :
Un complément de ressources,  achat de terres, réfection de la chaumière, adjonction d’une nouvelle construction « maison de lait »
Exemple :
A Maisons-Alfort  rue Bourgelat  Madame PERRAULT née en 1900 a été élevée jusqu’à 10 ans par ses grands parents. Sa mère originaire du Morvan  était venue, quand elle avait 6 mois, en région parisienne, pour se placer comme nourrice. Son père travaillait chez « Postillon » il transportait en calèche le vin sur Paris jusqu’en 1925. A cette date, il est reparti dans sa région natale, la circulation augmentant il devenait difficile de circuler en calèche dans Paris. Le couple a acheté un morceau de terre et est devenu cultivateur.
Une visite aux archives départementales s’impose pour consulter la série Q du E-Dépôt de Maisons-Alfort,
5Q42 Maisons de sevrage et nourrices : ordonnances 1828
5Q43 1867 – 1869
Autre anecdote un peu hors sujet :
En 1910, la maman de Madame PERRAULT a  accouché pendant les inondations de son troisième enfant. Les rues  étant impraticables  c’est un médecin de l’école vétérinaire qui est venu en barque procéder à l’accouchement.

2 – LES NOURRICES « SUR PLACE » ou à EMPORTER OU AU LOIN :
C’est la misère qui poussait les jeunes mères Parisiennes à abandonner leurs enfants qui étaient recueillis par l’Assistance Publique et placés à la campagne.
C’est le nombre important d’abandons qui a rendu nécessaire l’organisation du placement des orphelins.
Dans le Morvan « petits Paris » c’est le nom donné à ces enfants.
50000 enfants furent accueillis de cette manière dans le  Morvan par l’intermédiaire des bureaux de placement Parisiens ou d’agence régionale comme celle de Château-Chinon qui plaçait environ 3000 enfants par an.
Thérèse indique : «  dans les registres que j’ai pu consulter dans l’Aisne, sur les actes de décès des enfants placés venant de la maison de Paris,  en marge  la mention  « parisien  » figurait.
Toujours comme objectif un complément de revenu pour les familles
Accueil parfois à vie.

A PARTIR DE 1850
Le contrôle médical des enfants issus des milieux populaires s’étend. Des sociétés de protection infantile apparaissent et les enfants accueillis en nourrice sont très suivis
Une première législation, la loi Roussel, en  1874,  institue un code des droits et des devoirs de la nourrice pour lutter contre la mortalité et les abus liés aux placements nourriciers, complété par un règlement d’administration publique du 27 février 1877 qui comporte trois titres dans lesquels sont précisés.
– l’organisation du service (titre 1),
– les modalités de contrôle des placements (titre 2)
– la tenue des registres de déclarations (titre 3).
Ces dispositions se trouvaient reproduites dans le carnet qui accompagnait la nourrice.
Depuis 1851  l’administration municipale garantissait et payait effectivement aux nourrices 15 francs pendant 10 mois.
Une charge pour les finances municipales.
Suppression du bureau  des nourrices de Paris le  22 novembre 1876

DEBUT XXème SIECLE :
Le marché des nourrices perdure jusqu’à la première guerre mondiale.
ARRIVEE DU BIBERON :
EVOLUTION DU MODE D ’ALLAITEMENT ET DE GARDE DES ENFANTS
L’accueil en nourrice diminue. Les biberons stérilisables apparaissent et l’allaitement artificiel est fortement encouragé grâce aux découvertes de  Louis Pasteur.
Progressivement, les parents se mettent à garder leurs enfants chez eux.  La médecine va encourager les mères à élever elles-mêmes leurs enfants.
La Protection Maternelle et Infantile apparaît en 1945. Une de ses missions est d’organiser la surveillance des placements nourriciers. La fonction évolue vers une fonction de garde et de soins. L’une des préoccupations de l’époque est la baisse du taux de mortalité.
Des femmes nourricières pour venir en aide à des parentes et amies dont la maternité a coïncidé avec celle de la maman demandeuse ( bébé fragile prématuré chétif. Frères et sœurs de lait)
A PARTIR DE 1960
Les pratiques éducatives  s’assouplissent, influence de la psychologie sur les pratiques éducatives. Il existe des manuels d’apprentissage de la fonction maternelle. Parallèlement à l’accroissement du travail des femmes, il est de bon ton que celles-ci restent encore auprès de leurs enfants pour les élever. Les modes d’accueil collectifs sont peu nombreux, le travail des nourrices appelées également gardiennes est peu réglementé. Le travail au noir est important.
EN  1977
loi de 1977 les gardiennes accèdent au statut d’assistante maternelle.
Elles ont pour fonction d’assister les parents dans leurs tâches éducatives  auprès de leur enfant.
Création d’un statut professionnel précisant les modalités d’agréments délivrés par la P.M.I.
Cette loi fixe :
– une base de rémunération (2 SMIC horaire pour une garde de 8 heures par jour)
– une égalité de droits avec  l’ensemble des salariés en  termes de congés payés
– Les indemnités d’absence (un SMIC horaire par jour)
Certaines contraintes sont également imposées aux assistantes maternelles :
– règles d’agrément (examen médical, aptitude reconnue à la garde des enfants, salubrité du logement)
– la loi impose aux parents employeurs de déclarer l’assistante maternelle

EN 1992
La loi du 12 juillet 1992 vient renforcer celle de1977 en insistant sur la fonction d’accueil. Elle a aussi pour but de lutter contre le travail au noir. Elle favorise la reconnaissance du travail de maternage et d’éducation que dispensent les assistantes maternelles à leur domicile
EN  2005
La Convention Collective des Assistantes Maternelles  du particulier employeur est applicable depuis le 1er janvier 2005.

SCIENCE DU PRATICIEN DE L’ETAT CIVIL :
Trouvé sur le site GALLICA : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5408642v.r=.langFR
Titre : La Science du praticien de l’état civil, exposition des règles applicables à la préparation et à la rédaction des actes de l’état civil, ainsi qu’à l’accomplissement des formalités qu’ils entraînent, par A. Miscopein,…
Auteur : Miscopein, A.
Éditeur : P. Dupont (Paris)
Date d’édition : 1890
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5408642v
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30953706p/description
Provenance : bnf.fr
Le chapitre XI est consacré à la protection de l’enfance du premier âge et à l’application de la loi du 23 décembre 1874  (loi Roussel) à partir de l’enregistrement de la naissance.

AUTRES SITES :
DEFINITION ET EVOLUTION DU METIER DE NOURRICE

http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=90

EVOLUTION DU METIER DE NOURRICE

Transposition pour le Web du travail de Julie Elaerts
http://www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/vieetmort/nourrice.html

EVOLUTION DE LA PROFESSION DE NOURRICE
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://ram.de.la.charabiole.free.fr/dossiers/historique%2520profession/tetee%25201850&imgrefurl=http://ram.de.la.charabiole.free.fr/dossiers/historique%2520profession/historique.html&usg=__YWeMP6zC_JFO8sqaDxX2rrkS2Ug=&h=410&w=326&sz=30&hl=fr&start=12&tbnid=WP1ub-_4ATPZWM:&tbnh=125&tbnw=99&prev=/images%3Fq%3Dnourrice%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

LES NOURRICES MORVANDELLES

http://pagesperso-orange.fr/bernard.lecomte/lormes/morvan/textes/nourrice.htm

http://mapage.noos.fr/morvand/Nourrices.htm

5 Commentaires

Classé dans Ecole Vétérinaire - ENVA, Enfance, Métiers, Permanences, Textes proposés par les adhérents

Les maisons de mon enfance: Simone

Quand j’étais enfant, nous habitions au 5 rue Nouvelle à Créteil, à la limite de Maisons- Alfort, chez mes grands-parents SIENA, du côté maternel. Cette maison fut construite par mon grand-père maçon et fut détruite vers les années 1970, pour laisser place à l’autoroute qui passe devant l’hôpital Henri Mondor. Puis, toujours quand j’étais enfant mes parents ont acheté un terrain, 16 rue de Metz à Maisons-Alfort,02-16-rue-de-metz-maison-des-parents-de-simone103-octobre-2003-plus-de-garage-chez-mme-cormont104-1er-avril-2004 pour construire notre maison : chaque fin de semaine, avec un moule, mes parents faisaient les parpaings, donc la construction a pris du temps. Mais en 1939, arrêts des travaux car Papa est parti soldat. La maison fut terminée après la Guerre. Plus tard, en 1949, mon mari et moi, jeunes mariés, avons habité chez mon oncle, Mr. SIENA, frère de Maman, au 55 rue Georges Médéric, passage à côté des charbons Matra de Mr. et Mme DUTRIAU ; cette maison donnait sur les buttes des Juilliottes, rue du Trocadéro. Elle aussi fut détruite pour laisser place au stade des Juilliottes. Par la suite, ce fut la maison de mes parents qui fut détruite, pour laisser place à la maison de mes enfants, rue de Metz. Je vous ai raconté l’histoire des 3 maisons de ma jeunesse qui n’existent plus. Simone

Adhérent-CGMA-Simone-046

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Classé dans Adhérents, Anecdotes, Enfance, Généalogie des adhérents

14 janvier 1989 – Sextuplés en France

Sextuplés nés le 14 janvier 1989 à Port-Royal (Paris) : Gaëlle, Mélanie, Doriane, Coralie, Cédric et Kevin. Les parents Daniel et Marie-Claude ADAM habitaient en Seine-Maritime.

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Classé dans Enfance, Ephéméride

Merry Chrismas 2012

Je vous souhaite de bonnes fêtes de Noël et une bonne année

John Lennon – Happy Christmas  pour tous

John Lennon – « Happy Xmas (War Is Over) » âmes sensibles s’abstenir

John Lennon – Merry Christmas (War Is Over) Lyrics

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Classé dans A écouter, A voir, Enfance

31 juillet 1944 – Jean EIOLE

1944 – Jean EIOLE

Enfant juif déporté – EIOLE Jean 11 ans, 17 rue Bouley à Maisons-Alfort,

o 12-03-1933,  convoi 77 le 31-07-1944, 11 ans

Source – Enfants juifs déportés

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Classé dans Déportation, Enfance, Ephéméride, Guerre 39-45, Histoire

La généalogie de Tintin

De Bécassine à Astérix, les personnages de fiction créés à l’intention des enfants, et notamment ceux de l’univers de la B.D., se voyaient régis par des règles très particulières, proposant aux enfants des héros dans lesquels ils pouvaient facilement se projeter.

http://geneactif.forumactif.fr/t305-la-genealogie-de-tintin

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Règles concernant l’attribution des prénoms

« Quelles sont les règles concernant l’attribution et le port de mêmes prénoms dans une famille ? Est-il légal (18e, 19e, 20e siècle) de donner les mêmes prénoms à plusieurs enfants du même couple, au risque de confusions totales, ou faut-il que l’homonyme familial soit décédé ?

La réponse sur blog.geneanet.org

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FFG : La Généalogie avec les jeunes.

La généalogie pour les jeunes de 4 à 94 ans.

A la maternelle, au centre de loisirs, au collège, à la médiathèque ou au lycée, les jeunes peuvent découvrir la généalogie.

Aidés par leurs enseignants, leurs animateurs et des associations de généalogistes

La commission originellement orientée vers l’école puis sur tous les secteurs concernés par la jeunesse, elle œuvre pour la diffusion de la pratique de la généalogie avec les jeunes :

– en fournissant une documentation spécifique sur le site de la Fédération (http://www.genefede.fr ): bibliographies généalogiques par niveaux scolaires, communications d’Evelyne Duret depuis 1997, synthèse des Actes du colloque de Sèvres) ; lire la suite de l’article ici

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Les jeux de nos ancêtres et de notre enfance (2)

 

Les jeux d'enfants de Brueghel l'Ancien

Les jeux d'enfants de Brueghel l'Ancien

Les Jeux d’enfants – 1560
Huile sur bois de chêne – 118 x 161 cm – Kunsthistorisches Museum Wien – Vienne

Sur ce panneau plus de 250 enfants ont été peints, ils jouent avec des bouts de bois des os ,  les cerceaux et des tonneaux : au XVI ° siècle les jouets fabriqués pour les enfants étaient rares. Ce tableau est intéressant dans la mesure où ce thème de l’enfance est rarement représenté : ce tableau est en fait une exploration d’un domaine de la vie peu considéré à époque de Pieter Bruegel….

http://art.mygalerie.com/lesmaitres/pbruegel/bruegel3.html

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Classé dans A lire, Enfance, Exposition du CGMA 6 juin 2009