Archives de Catégorie: Enfance

Blog du jour (100) ) : Les Petites Mains

Blog les Petites Mains

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19 avril 1925 – Primes communales à la Natatalité

Primes communales à la Natatalité à Maisons-Alfort

Dans sa séance du 19 avril 1925, le Conseil municipal a décidé la création de primes communales à la Natalité qui viennent s’ajouter à celles créées par le Conseil Général de la Seine

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23 décembre 1874 – Protection des enfants du premier âge

Protection des enfants du premier âge. – En 1903, les déclarations faites par les parents, conformément à l’article 7 de la loi du 23 décembre 1874, se résument ainsi

Nombre d’enfants de Maisons-Alfort mis en nourrice dans le département de la Seine :

Au sein 13      Au Biberon 18      Totaux 31

Nombre d’enfants de Maisons-Alfort mis en nourrice hors du département de la Seine . .

Au sein 8       Au Biberon 40       Totaux 48

66 déclarations d’élevage, dont 1 concernant un enfant né hors du département de la Seine, ont été faites par des nourrices de la localité, en exécution de l’article 9 de la même loi.

Pendant la même année, 6 nourrices ont reçu de la commune, à titre de récompense, une indemnité de 20 francs chacune.

D’après – État des communes à la fin du XIXe siècle (1904 -Éditions Montévrain)

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (2)

Le cataplasme à la moutarde

Voilà typiquement ce que j’appellerais un souvenir d’enfance pour moi… Et si je vous parle de ça c’est parce que j’ai la bonne bronchite annuelle par laquelle il faut passer et que j’essaye d’enrayer tant bien que mal.

Dans mon enfance, lorsque je toussais de façon un peu persistante, j’étais menacée du cataplasme à la moutarde : l’horreur absolue !
J’imagine que certains d’entre vous sauront de quoi je parle…

Ma grand-mère se chargeait de la confection du supplice, il paraît qu’elle avait le tour de main, comme on réussit une mayonnaise ou la rouille de la bouillabaisse.

Si je me rappelle bien, les ingrédients de base se composaient de farine de lin et de farine de moutarde, qu’il fallait diluer dans de l’eau bouillante (tout était dans les bonnes proportions, comme toujours), la casserole ou le chaudron (il y avait parfois plusieurs sujets à traiter en même temps) émettait des bruits bizarres, faisait des bulles, je venais jeter un œil discret mais néanmoins méfiant, ça ne présageait rien de bon et ça puait…
Il fallait obtenir une pâte assez consistante que l’on étalait sur un voile de tulle, et on appliquait la chose sur le torse ou le dos du malheureux patient…

Lorsque c’était mon tour d’être la victime désignée, ma grand-mère (sans doute pour se racheter), m’aidait à supporter le supplice en restant à mes côtés pour me lire mon livre favori, que je connaissais par cœur et que je récitais en même temps qu’elle, et quand vraiment la farine de moutarde commençait à brûler la peau, elle me tenait la main et me racontait n’importe quelle histoire pour capter mon attention, et ça marchait parfaitement !
Ainsi j’arrivais à tenir les 20 à 30 minutes réglementaires.

Après quoi on retirait le cataplasme et apparaissait une peau d’un superbe rouge vif, digne des pires coups de soleil subis par des britanniques en Espagne, j’avais donc le droit d’être saupoudrée de talc et j’étais supposée être en pleine forme et guérie dans les heures qui suivaient, ce qui a du être souvent le cas, peut-être par simple frousse de devoir recommencer le traitement…

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Souvenirs d’enfance : Sylvie (1)

Le plus beau feu d’artifice de ma vie

Enfant, j’ai eu la chance de passer le mois de Juillet dans le Var, plus précisément à Cavalaire-sur-mer où mes parents louaient une villa.

La hantise des autochtones était le feu, ces incendies déjà si fréquents dans le midi de la France, et la pénurie d’eau que provoquait l’affluence des « estrangers » qui débarquaient l’été dans le village.

L’été 1950, j’avais donc 4 ans, se déclencha un incendie terrible, attisé par un mistral tout aussi violent.
Les collines des Maures qui entourent Cavalaire rougeoyaient, les cendres voletaient au-dessus de la ville, les pommes de pin enflammées éclataient comme des grenages, projetant des flammèches à plusieurs dizaines de mètres et propageant le feu plus loin, la fumée recouvrait le tout, en été la garrigue est bien sèche et brûle sans problème…
Et pour couronner le tout, l’incendie était ponctué d’explosions des mines qui truffaient les collines entourant Cavalaire (il y eut un débarquement allié sur la plage de Cavalaire en Août 1944).
Ce fut au moins l’aspect positif de cet incendie, toutes les collines alentour furent déminées !

4 ans ce n’est pas très vieux, mais je garde un souvenir encore très net de ce spectacle que je trouvais parfaitement féerique, il suffit que je ferme les yeux et je me revois sur la terrasse à l’arrière la villa, regardant bouche bée cet incendie et ces explosions extraordinaires que j’applaudissais des deux mains !
Il régnait à l’intérieur de la villa une activité fébrile, mais il s’agissait de trucs de grands personnes…

Le propriétaire de la villa est venu dans l’après-midi pour arroser le toit, les murs, les portes et les volets de la maison en disant, assez fataliste : c’est tout ce qu’on peut faire, attendons la suite…

Finalement dans la soirée, ma mère m’a enveloppée dans une couverture et nous sommes partis en voiture, laquelle était assez grande, mais nous étions vraiment entassés : mes parents, ma grand-mère, mes deux frères et moi, plus un couple d’amis de ma grand-mère !

Mais impossible de quitter Cavalaire, les routes des deux côtés du village étaient coupées par le feu et gendarmes et pompiers bloquaient les accès, le mistral capricieux comme à son habitude, n’arrêtait pas de changer de sens et ça brûlait dans toutes les directions. On nous a donc conseillé d’aller sur la plage, ce que nous avons fait, à ma grande joie : aller sur la plage en pleine nuit, avec toute la famille, c’était vraiment la fête !

Je garde donc un souvenir émerveillé de ce feu d’artifice extraordinaire, et les seules mines que j’ai vu exploser dans ma vie m’ont paru vraiment superbes.
Je dois certainement au calme de ma mère et de ma grand-mère de n’avoir pas ressenti de crainte, alors qu’elles ont éprouvé une sensation de panique et l’impression d’être prises au piège, quand nous en avons parlé quelques années plus tard.

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Souvenirs d’enfance : Marcel (2)

Pendant la période où suis resté de 1939 à 1948 à Cussy les Forges, la route nationale passait par la commune. Il n’y avait pas de déviation à cette époque là et les habitants avaient la possibilité de pouvoir vivre mieux. Il y avait deux écoles, une école maternelle avec pour maîtresse Madame DURANTON et une école primaire dans laquelle j’ai suivi les cours CM1 CM2 avec le couple Jacquard Il y avait un bureau de poste, un docteur : monsieur Chevillotte. Pour ce qui est des commerces, il y avait trois épiceries : dont une était tenue par la nourrice Madame Mouchoux Noémie ; une boulangerie ; une boucherie et un café un restaurant On trouvait aussi comme artisans : un forgeron, un charron, un électricien : Monsieur JACQUEME , deux garages celui de monsieur BAUDOT et celui de monsieur MAZELIER ; deux menuiseries celle de monsieur BARBIER Roger et celle de monsieur ROUARD. Il y avait aussi une fabrique de tonneaux , celle de monsieur SOILLY Gilbert et bien sûr plusieurs cultivateurs. Dans ce villages, Il y a deux étangs : celui du haut et celui du bas, et un moulin au bord de la rivière « le cousin » pour moudre le grain Les familles habitant Cussy les forges à cette époque étaient : les CASTEL, les JACOB, les TARTERET, les GULLEMIN, les SERBRANE, les CHERREAU, les DESCHAMPS, les SOULPAUD et les BROSSET ou BROUSSET. Dans mon enfance, j’ai également connu une famille LENCLUNE Le 21 mai 1944, j’ai fait ma première communion solennelle. La cérémonie a été effectuée par un moine qui venait de l’abbaye de la Pierre qui Vire.

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Souvenirs d’enfance : Marcel (1)

Au mois de juin le CGMA organise son exposition annuelle sur le thème de l’enfance. Marcel inaugure une nouvelle catégorie où les adhérents peuvent raconter leurs souvenirs d’enfance où ce qu’ils savent de l’enfance de leurs ancêtres.

Je suis né à Paris (18e) , mais j’ai passé mon enfance dans la commune de Cussy les Forges dans l’Yonne de 1939 à 1948.
C’est une commune de 1362 hectares à 362 mètres d’altitude et de 314 habitants.  Cussy les Forges en 721 était appelée « Cusseacus ». Fief relevant de la seigneurie de Montréal et cure dépendant de l’abbaye Saint-Martin d’Autun, le village fut entouré d’une enceinte fortifiée au 16ème siècle. Son nom provient des anciennes forges. Cette commune est traversé par la voie Agrippa et possède un cimetière mérovingien. Le village  est bâti au bord d’un étang et possède une maison  du 15ème siècle, près de la mairie; un manoir du 15ème/16ème siècle, près de l’église, une tour d’escalier circulaire, une ancienne maison forte de Presles (citée au 15 ème siècle) avec murs d’enceinte, tours rondes et vestiges du donjon. A ville Arnoult , il y a une grande enceinte polygonale flanquée de tours, vestiges d’un  château démantelée en 1478 et il y a des restes de l’enceinte du village. L’hôtel de la Providence est un  ancien relais de poste sur la route Paris-Lyon. L’église de Saint-Martin est du 15 ème siècle, de style gothique  avec une nef en croix latine voûtée en bois, une tour carrée sur croisée, un chœur voûté en pierre, une piscine du 15ème siècle, une toile de la vierge à l’enfant datant de 1662, une dalle funéraire du 16ème siècle avec bas-relief figurant un squelette et des pierres tombales des seigneurs de Presles.
Situé en limite du parc naturel régional du Morvan, le village est situé sur les rives du cousin et de l’Etang de Presles près de la Forêt de Villiers
J’y suis resté pendant 9 ans et lorsque j’ai commencé à m’instruire le couple d’instituteurs avait pour nom de famille JACQUARD .
Mais par contre je n’étais pas amateur dans la rubrique sportive.
J’ai fait ma communion solennelle le dimanche 21 mai 1944.
La dernière fois que j’ai vu mon père, c’était au mois de juin 1940. Ce qui m’avait impressionné, c’était ses bandes molletières aux jambes.

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Les photos proviennent du site Notre famille

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