Archives de Catégorie: Challenge AZ 2017

K comme KLEIN, KONTER, KUBLER

Depuis 2003 le CGMA contribue à la mise en ligne sur MemorialGenWeb des données concernant les soldats Maisonnais.

Cliquer


Ainsi les adhérents du CGMA ont retrouvé les données des 793 pioupious ci-après :

Nb soldats

Cumul

MAM

697

697

Monument aux Morts
Crypte

82

21

Crypte du cimetière
Saint-Remi

137

11

Plaque située dans l’Église Saint-Remi
Livre d’Or

548

49

Livres d’or : Archives Nationales de Fontainebleau (1931)
MSF

302

15

Morts au Service de la France avant le 25 juillet 1916

Total

1765

793


Trois de ces pioupious ont un nom qui commence par la lettres K,

voici leurs biographies succinctes :

KLEIN Edmond : Soldat, 403 RI de ligne, 6 Compagnie, né le 28/3/1895 à Paris (18) — Fils de Jean Pierre, Employé aux petites voitures, 28 ans et de HAHN Anna, Ménagère, 28 ans, acte 1410 — Recrutement ; Mat : 4009 Seine 4B (75), Mat : 922 au corps — Blessures de guerre. 108, avenue d’Ivry le 26/9/1916 Hôpital Auxiliaire 133 Paris (13) — MPF Dans l’acte le 28/03/1915 — Célibataire – Figure sur : MAM Crypte Livre d’Or-AN —

KONTER Louis Lucien : Soldat, 176 RI, né le 15/2/1895 à Paris (20) — Fils de Paul Henri Lucien, Employé, 31 ans et de LOUVAIN Angélina Maria, Blanchisseuse, 22 ans, acte 642 — Recrutement ; Mat : 4010 Seine 4B (75), Mat : 7797 au corps — Disparu au combat le 21/6/1915 Sittil-Bahr Turquie — MPF Dans l’acte le 21/06/1915 — Célibataire – Figure sur : MAM Livre d’Or-AN —

KUBLER Armand Charles : Caporal, 18 RI, 4 compagnie, né le 26/10/1879 à Paris (13) — Fils de Charles, Employé, 33 ans et de PLAMENDON Véronique, sans profession, 34 ans, acte 2186 — Recrutement ; Mat : 4071 Seine 4B (75), Mat : 7613 au corps — Blessures de guerre, sur le champ de bataille le 9/6/1918 Tricot Oise (60) — MPF Dans l’acte le 09/06/1918 — Célibataire – Figure sur : MAM Livre d’Or-AN —


Les études du CGMA sur ce blog :

Retrouver la fiche relative aux soldats morts pendant la Grande Guerre
WW1 Mai 2017

Maisonnais figurant sur Memorial GenWeb
Morts de la commune pendant la Grande Guerre
Vétérinaires de l’ENVA de la Grande Guerre

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Classé dans Challenge AZ 2017, Guerre 14-18, Memorial GenWeb

J comme Jérôme BAGARRE – Le Testament

Testament de Jérome BAGARRE – 1703 à Bauduen

Jérôme BAGARRE et son épouse étaient-ils fortunés ?

Jérôme  né le 17/2/1703 à Bauduen 83,  fils de Antoine et Françoise BAGARRY, s’est marié le lundi 6/9/1727 à Trigance 83 (ces deux villages sont juste séparés par un autre , Aiguines) avec Anne LIONS, fille de Jean et Anne CARTIER, et ont eu à ma connaissance 9 enfants.

Le testament de Jérôme :

  jerome-bagarre

« Au nom de dieu soit l’an mil sept cent soixante deux et le neuvieme jour du mois de juin apres midi sous le signe du tres chretien et puissant prince louis quinze par la grace de dieu roy de France et de navarre que longuement soit a été present en sa personne par devant nous notaire royal de ce lieu de Bauduen et temoins a la fin nommes jerome Bagarre menager de ce (dit) lieu detenu dans son lit de maladie corporelle neants moins sain de ses bons sens et entendements lequel craignant l’evenement de la mort a presente et dicte a nous notaire a haute et intelligible voix que nous avons tout de suite rediger par ecrit en presence des temoins a la fin nommes, son dernier et valable testament [……]de dispositions finalle et derniere volonte et comme un veritable chretien apostolique et romain a recommande son ame a dieu faisant diction de sa sepulture dans le cimetiere de la paroisse de ce lieu et ses funerailles […..]faites aux depens de son heritage, et a la discution de ses heritiers ci apres nommes et venant aux legats le dit testateur a legue et legue a françoise et marguerite Bagarre ses filles de sa feue anne lions sa femme cinq sols achacune outre et par [……]la dot qui luy a constitue par son contrat de mariage les institus quand [….] […] pour ses heritiers particuliers,plus a legue et legue par meme droit de legat a anne et marianne ses autres filles et de la feue anne lions sept cens livres a chacune a [……] [……] compris cinquante livres pour les droits de legitimes qui luy reviennent de la feue anne lions sa mere les instituant quand a [..…] pour ses heritiers particuliers, lesquels sept cens livres seront payees par ses heritiers ci apres nommes lorsquelles auront atteint l age de vingt cinq ans ou lorsquelles seront colloquees en mariage en payes egales de cent livres dont la premiere se faire le jour du mariage et les hardes en [……] qui seront comprises aux [……]sept cens livres et ainsi continuant les annees d apres a pareil jour et jusqu alors le (dit) testateur entend que tant la (dite) anne que marianne seront nourries et entretenues dans sa maison en travaillant au profit de son heritage lorsquelles le pourront les dites payes de cent livres seront neant moins sans interets lorsquelles seront payes a leur echeance et au demeurant de tous les siens present et a venir en quoyqu’ils soient et puissent consiste le (dit) jerome Bagarre testateur a institue et de sa propre bouche nommes pour ses heritiers universels et pour le tout joseph et antoine Bagarre ses fils et de la (dite) anne lions pour en prendre pocession et jouissance apres son deces et en faire et dispose des lors a son plaisir et volonte telle etant l intention du (dit) testateur qui a été ecrite par nous notaire en presence des dits temoins a mesure qu’il la pronnonce declarant que le present est son dernier et valable testament derniere volonte et dispositions finalle valable tant par le droit que par tout autre que [mieux] pourra [valoir] [….]revoque tous autres testaments precedent fait, voulant que le present soit le seul qui subsiste selon sa forme et teneur fait [……] et publie par nous notaire au ‘dit) testateur dans sa Bastide de ce terroir quartier de Brun en presence de [..] joseph gaspard fabre docteur en medecine et procureur  du roy en la juridiction royale de la ville d Aups et françois Bagarre fils d’ antoine menager de ce lieu temoins requis et soussignes le dit jerome Bagarre testateur a declare ne savoir signer de ce enquis catholique et avont signe de (dit) testateur entend que si antoine son fils vanait a se marier les frais pour le mariage seront faits en commun avec joseph Bagarre son fils aine et aux depens de son heritage fait et [….]au meme lieu et aux presence de dessus.

Quittance de jerome Bagarre en faveur d’honnore Salomon

L’an mil sept cent soixante deux et neuvieme jour du mois de juin apres midi fut present en personne par devant nous notaire royale a Bauduen soussigne presens les temoins a la fin nommes a été present en personne jerome Bagarre menager de ce (dit) lieu lequel de son gre a confesse et [……..] d’avoir reçu d’honnore Salomon menager du lieu de figaniere absent nous dit […..] stipulant la somme de cent soixante et douze livres savoir vint huit livres pour le prix de deux coupes […….] a raison de quatorze livre la coupe que le (dit) Salomon luy a vendu,et cent quarante quatre livres en louis d’or faisant tout le sus (dite) somme de cent soixante et douze livre de laquelle dite somme le (dit) Bagarre contant et satisfait en a quitté et quitte le (dit) honnore Salomon avec […..]qu il ne luy en sera jamais fait aucune recherche ni demande a peine de tous depens et pour l’observation de ce que dessus a oblige tous ses biens presens et a venir qu il a soumis a toutes [….] la […..]et requis acte fait et publie au ‘dit) Bauduen dans la Bastide du (dit) jerome Bagarre en presence de […] joseph gaspard fabre docteur en medecine et procureur du roy en la juridiction royale de la ville d’Aups et françois Bagarre fils d’antoine menager de ce (dit) lieu temoins requis et soussignes le (dit) Bagarre a declare ne savoir signer de ce enquis […]a compte de la dot que le (dit) honnore Salomon a constitue a catherine Salomon sa fille par son contrat de mariage avec joseph Bagarre fils du (dit) jerome [….] [….] [….]notaire de figaniere le douze juin mil sept cent cinquante sept [….]controlle a draguignan par le […]malespierre. »

Suivent les signatures de : Latil (probablement le notaire),fabre et f bagarre.

En travers :[….]a regusse le 11 juin 1762 reçu une livre cinq.

Signe : jean borrelli

La descendance :

1464 : Antoine BAGARRE (naissance, décès)

732 :  Jérome BAGARRE ° 17/2/1703 à Bauduen  83 + 10/6/1762 à Bauduen 83
733 :  Anne LIONS
x 6/10/1727 à Trigance 83

366 :  Antoine BAGARRE °1/4/1738 à Bauduen 83  + 27/3/1764 à Bauduen 83
367 :  Magdeleine MARTIN °1744 ?  + 7/9/1799
x 23/1/1764 à Bauduen 83

182 :  Jean Joseph PELLICIER °25/6/1757 à Bauduen 83  + 17/4/1827 à Bauduen 83
183 :  Blanche BAGARRE °9/12/1764 à Bauduen83  + 28/3/1828 à Bauduen 83
x 22/11/1784 à Bauduen 83

90 :  Marc Antoine BAGARRE °6/11/1801 à Bauduen 83  + ?
91 :   Elisabeth Marie PELLICIER ° 11/2/1801 à Bauduen   + 8/10/1861 à Bauduen 83
x 20/9/1819 à Bauduen 83

44 :  Jean Baptiste BAGARRE °27/1/1810 à Bauduen 83  + 14/1/1852 à Bauduen 83
45 :  Thérèse Marianne BAGARRE ° 19/6/1822 à Bauduen 83

+ 12/3/1856 à bauduen 83
x 2/6/1840 à Bauduen 83

22 :   Joseph Jean Baptiste BAGARRE °30/10/1844 à Bauduen 83  + ?
23 :  Rose Marie ‘’dite Rosalie’’ MALVILLAN

° 8/9/1845 les Salles sur Verdon 83

x 2/1/1866 les Salles sur Verdon 83

10 :  Joseph Grégoire DAUPHIN ° 9/5/1866 à Bauduen 83

+ 27/9/1937 à Bauduen 83

 11  :  Octavie Emilie BAGARRE °4/11/1870 à Bauduen 83

+ 12/10/1940 à Villecroze 83
x 20/4/1891 à Bauduen 83

Jérome est décédé le lendemain de la rédaction de son testament  :  10/6/1762 à Bauduen 83

Merci  Marie et Raymond, c’est grâce à eux que j’ai eu accès à ce testament via le web.

Adhérent-CGMA-Brigitte-139

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I comme Intendant militaire

Le rat, le juge et l’intendant. (Fable familiale)

Sur un banc du jardin, à l’ombre d’une treille
Disposée en berceau contre un soleil ardent,
Le Juge était assis avec un Intendant
Militaire. C’était merveille
De les entendre discourir
Sur tous sujets, comme deux sages
Qui mettent en commun une heure de loisir.
Et le ciel était sans nuages.
Or, soudain, le Juge sentit
Une averse sur son habit.
Ho ! dirent-ils, d’où vient cette onde ?
Sans être augure, ni marin,
On sait que, par un ciel serein,
Il ne pleut guère en ce bas monde.
Le mystère ne fut pas long :
L’Intendant, d’un regard profond,
Découvrit, caché dans la treille,
Suçant une grappe vermeille,
Un rat … un énorme rat noir,
Dont l’œil pétillait de malice.
Ce misérable avait pissé sur la justice
Et ne semblait s’en émouvoir !
Rien que la mort n’était capable
De faire comprendre au coupable
L’énormité de son méfait.
Dès lors il fut, à cet effet,
Procédé comme il convenait
Dans l’espèce. Sans autre enquête,
Un jeune et courageux garçon,
Armé d’un fusil de salon,
Fut mandé pour tirer sur l’insolente bête.
Pan ! le coup part. Mais, – l’on dira
Là-dessus ce que l’on voudra, –
Il ne parut point que le rat
En éprouvât la moindre gène.
Il ne prit même pas la peine
De se détourner du raisin
Qu’il savourait d’un air malin.
Toutefois, une oreille fine,
– Celle d’une aimable cousine, –
Crut ouïr qu’il grognait tout bas :
« C’est dégoûtant ! On ne peut pas
« Maintenant, sans mésaventure,
« Satisfaire tranquillement
« Le moindre besoin de nature.
« Voyez le gros événement !
« Ces gens sont vraiment susceptibles :
« Qu’eussent-ils fait, Grands Dieux ! si le jus laxatif
« Que j’absorbe avait eu des effets plus sensibles
« Sur mon appareil digestif ?
« Quoi ! pour une innocente pluie,
« Ils cherchent à m’assassiner !
« Je vais leur fausser compagnie,
« S’ils troublent encor mon dîner. «
L’Intendant se leva. Quand, dans l’infanterie,
Trente ans auparavant, il servait la patrie,
Il avait obtenu de nombreux prix de tir.
Il saisit le fusil. Le dénouement du drame
Approchait. Au fond de leur âme,
Les témoins se sentaient frémir.
Il ajuste. Il fait feu … Sans souci de la balle,
Le rat détale.
Et jamais il ne comprendra
Qu’il n’est permis de prendre en aucune manière
Le dos d’un magistrat pour une pissotière !
Enfants, n’imitez point l’exemple de ce rat.
Lespéret, 22 Septembre 1900.
Gabriel Ducuing.

 

Gabriel Ducuing – Intendant militaire, « Inventeur » des cartes de rationnement dans l’armée,  mais également « poète » et surtout cousin de Anicet Malartic – Juge de Paix à Castelnau-Rivière-Basse  (Hautes-Pyrénées),  l’enfant cité dans la fable serait parait-il Henri le fils d’Anicet.

Les cousinades de l’an 1900 valaient bien nos cousinades du XXIème siècle.

*

Adhérent-CGMA-Joël-007

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H comme Homme semence

Voici une histoire extraordinaire. Elle se déroule dans un petit hameau des Basses Alpes. Cette histoire est écrite par Violette Ailhaud en 1919, elle a 84 ans.

Voici le résumé de la quatrième page de couverture :

En 1852,Violette a 16 ans, elle est promise à Martin lorsque brutalement son village est privé de tous ses hommes par la répression qui suit le soulèvement républicain de décembre 1851. Deux ans passent dans un isolement total. Entre femmes, serment est fait que si un homme vient, il sera le mari commun, afin que la vie continue dans le ventre de chacune.

« ça vient du fond de la vallée. Bien avant que ça passe le gué de la rivière, que l’ombre tranche, en un long clin d’œil, le brillant entre les iscles, nous savons que c’est un homme. Nos corps vides, de femmes sans mari, se sont mis à résonner d’une façon qui ne trompe pas. Nos bras fatigués s’arrêtent tous ensemble d’amonteiller le foin. Nous nous regardons et chacune se souvient du serment. Nos mains s’empoignent et nos doigts se serrent à en craquer les jointures : notre rêve est en marche, glaçant d’effroi et brûlant de désir. »

En 1952 une jeune fille de 24 ans reçoit une lettre faisant partie de la succession d’une de ses ancêtres. Le notaire devait remettre cette lettre à l’ainé des descendantes féminines de Violette  âgées entre 15 et 25 ans. J’imagine la surprise de cette jeune femme en prenant connaissance de cette lettre.

Ce petit livre ne comporte que 40 pages, et il est plein de tendresse, plein d’amitié, plein d’amour.
Continuer à donner la vie, mais à quel prix.

On peut se procurer ce petit livre auprès de l’éditeur : éditions parole 83630 Bauduen 04 94 80 76 58.

Adhérent-CGMA-Brigitte-139

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G comme GODIN et Glace

 

GODIN (001) – La glace et le choléra

 

SOUVENIRS pour mes ENFANTS et mes PETITS ENFANTS.

VICE AMIRAL  GODIN       1838-1932

Épisode 1 – La glace et le choléra****

Nous sommes une famille militaire. Dès 1786 date de l’entrée au service de mon grand-père paternel [1] jusqu’en 1903 où j’ai été atteint par la limite d’âge, l’un de nous au moins a toujours été sous les drapeaux, sauf de 1845 à 1853, entre l’admission à la retraite de mon père [2] et mon entrée à l’Ecole Navale.

Pendant une partie des guerres du Premier Empire, mes deux grands-pères [3], mon père et ses frères servirent comme officiers dans le même régiment de cavalerie, tous furent blessés, quelques uns plusieurs fois.

J’ai entendu dans mon enfance beaucoup de récits de guerre. Les acteurs de l’épopée Napoléonienne étaient moins sobres de souvenirs que ceux de la grande guerre de 1914 ; cela tient peut-être à ce que du temps des premiers on faisait encore souvent « la guerre en dentelles », tandis que pour les seconds la guerre ne rappelle que des visions d’horreur.

Mon père alors chef d’escadrons épousa en 1832 la fille [4] de son ancien compagnon d’armes dont il eut deux enfants : mon frère [5] en 1833 et moi en 1838. Nous eûmes le très grand malheur de perdre ma Mère huit mois après ma naissance à WISSEMBOURG où mon Père était Commandant de place ; elle n’avait que 27 ans! Les souvenirs de mes parents qui me parlaient très souvent d’elle, de nombreuses lettres adressées à mon Père, à sa sœur [6] ou à des amis, que je possède encore, m’ont permis de constituer dans mon esprit la haute personnalité morale de ma Mère, pour qui j’ai une grande vénération que mes enfants partagent. L’extrait suivant d’une lettre à des amis intimes de la famille, à ma Tante écrite un mois avant la mort de ma Mère, fait d’elle un portrait émouvant – « Si vous voyiez cette pauvre figure, si frêle, si amaigrie, vous auriez peine à y retrouver les traits et l’expression si pleine de finesse et de bonté, et de douceur de votre pauvre Sœur »… La nature qui lui a donné un cœur si bien placé, un courage d’homme dans un corps si frêle, un sentiment si exquis de ce qui est beau, noble et délicat ne fera-t-elle pas de nouveaux efforts pour sauver cet ange descendu du ciel !

Ma Mère était pieuse, je suis sûr qu’elle est près de Dieu et qu’elle a veillé sur moi dans les circonstances où j’ai couru quelque danger.

Je fus donc élevé pendant mes premières années par sa nourrice et mes bonnes alsaciennes. Mon Père [7] pris par son service militaire n’avait pas le temps de s’occuper beaucoup de moi; aussi quand je commençais à parler ce fut en allemand, je ne savais que quelques mots de français, mais jasais paraît-il très clairement en allemand. Aussi en 1843 mon Père me conduisit à Versailles où était fixé mon grand-père maternel [8], avec sa fille, sœur cadette de ma Mère; mon frère aîné était déjà près d’eux. Ces excellents parents se chargèrent de mon éducation et la conduisirent jusqu’à mon entrée au collège de Versailles en 1848. Je leur dois une grande reconnaissance car ils m’apprirent à travailler et me donnèrent les principes de morale qui m’ont guidé dans la vie, s’efforçant de développer en moi le sentiment du devoir que ma Mère avait à un très haut degré. La grande douceur de ma Tante tempérait ce que la méthode d’instruction de mon grand-père avait parfois d’un peu sévère. C’était un lettré, latiniste distingué, admirateur des philosophes du XVIIIème siècle : Voltaire, Rousseau et autres. Ma Tante était très pieuse, elle m’a donné les principes religieux que je n’ai pas oubliés, car après une longue éclipse je les ai mis en pratique de nouveau. La chère Tante Célestine a été notre seconde mère; nous souhaitions sa fête le 19 Mai. Nous avons eu le grand malheur de la perdre en 1874 [9], alors que mon frère et moi étions loin de FRANCE, lui en Cochinchine, moi en Chine. La chère Tante a dû bien souffrir de ne pas nous avoir près d’elle à ses derniers moments.

Dès l’âge de 12 ans je voulus être marin; j’entendais souvent parler dans la famille d’un Oncle [10], frère de ma Mère, mort à 18 ans à TOULON d’une maladie épidémique en 1831 au retour de l’expédition d’ALGER, étant aspirant de 1ère Classe. Un de ses amis d’enfance était dans la Marine et devait y guider mes premiers pas [11].

Je travaillais bien, avais de bons professeurs et fus reçu à l’Ecole Navale dans un très bon rang en 1853; je n’avais pas 15 ans et n’étais resté à l’Ecole qu’un an à cause de la guerre de CRIMEE[12], je me trouvais avant 16 ans livré à moi-même et appelé à commander des hommes. C’était un peu tôt. Je remercie Dieu de m’avoir préservé des quelques mauvais exemples que j’ai eu sous les yeux. Quant au commandement, je m’y fis rapidement grâce à quelques bons conseils, peut-être aussi à un peu d’atavisme. Je me suis fais marin sans avoir vu la mer et si j’ai eu en connaissant le monde quelques moments de découragement, je n’ai jamais regretté d’avoir choisi cette carrière.

A ma sortie de l’Ecole Navale en Juillet 1854, je fus envoyé de BREST à TOULON pour être dirigé ensuite sur l’Escadre de la mer Noire; je passai par Versailles où mon Père s’était fixé et remarié après son admission à la retraite [13] et je dis adieu à tous mes parents. J’étais très fier de mon uniforme d’aspirant de 2ème Classe [14] et ne quittais pas mes aiguillettes d’or et soie bleue. Complètement imberbe je paraissais encore plus jeune que mon âge. La Marine était alors moins connue qu’aujourd’hui, même à PARIS; étant allé un soir à l’Opéra Comique avec mes camarades, nous entendîmes dire autour de nous étions « des pages de la Maison de l’Empereur ».

Le voyage de PARIS à TOULON était un peu compliqué : le chemin de fer n’étant pas terminé entre LYON et AVIGNON, ni entre MARSEILLE et TOULON. On descendait le Rhône en bateau de LYON à AVIGNON où l’on reprenait le train jusqu’à MARSEILLE; l’on couchait dans le train pour prendre le matin suivant la diligence pour TOULON. Je descendis à MARSEILLE à l’hôtel Beauvau, place de la Bourse. Comme il faisait très chaud (c’était au commencement d’août) je voulus prendre une glace avant de me coucher – « Une glace : pas du tout, me dit la maîtresse de l’hôtel, est-ce que vous croyez que si votre Maman était ici elle vous permettrait de prendre une glace ? Je vais vous donner une tasse de thé cela vaudra bien mieux. » – Je fus très humilié : on me prenait pour un gosse !

Le lendemain matin à mon départ cette bonne marseillaise m’apprit qu’il y avait de nombreux cas de choléra dans cette ville, c’est pour cela qu’elle m’avait refusé une glace, elle ne l’avait pas dit la veille afin que je dormisse tranquille, je l’en remerciais vivement.


[1] Claude Nicolas GODIN (1757-1847) Chirurgien Major, fils de Nicolas GODIN et de Jeanne Claude PAGUET[2] Joseph GODIN (1785-1876) Capitaine, Chef d’escadron et Commandant de la place de Wissembourg.

[3] Claude Nicolas GODIN et Valentin WEIGEL (1774-1861).

[4] Gérardine WEIGEL fille de Valentin et de Jeanne Judith Amélie VAN DICK (1785-1817).

[5] Alfred GODIN (1835-1901) Général de Brigade en 1886, a épousé Louise CHANTEPIE en 1866.

[6] Célestine WEIGEL (1816-1874) soeur cadette de Gérardine, célibataire.

[7] Joseph GODIN (1785-1876), Commandant de la Place de WISSEMBOURG depuis 1838, marié à Rennes en 1832 puis veuf de Gérardine en 1839, Officier de la Légion d’honneur en 1843

[8] Valentin Joseph WEIGEL (1774-1861) veuf de Jeanne Judith Amélie VAN DICK depuis 1817.

[9] Célestine, soeur cadette de Gérardine, née le 7-9-1816 à Villeneuve-le-Roi (aujourd’hui Villeneuve-sur-Yvonne) au Champ du Guet, décédée à 57 ans le 20-04-1874 à Versailles.

[10] (Valentin) Alfred WEIGEL né en 1813 à Saint-Germain-en-Laye, élève à bord de la frégate La Meuse, en quarantaine au port de Toulon, succombe en avril 1834 suite à une éruption de rougeole qui s’est aggravée et compliquée. Entré au Lazaret de Toulon le 9 avril décède le 10. (acte de décès en mairie de La Seyne)

[11] Il s’agit du Vice-amiral de la RONCIERE. Henry GODIN rencontrera sa future femme Marie LeBRETON chez la soeur du Vice-amiral en 1880. Dans la famille de la RONCIERE citons aussi le Général Clément de la RONCIERE. Valentin Joseph WEIGEL grand-père de Henri GODIN et qui fut l’aide de camp du Baron de la RONCIERE en 1813 à l’école de cavalerie de Saint-Germain-en-Laye.

[12] Guerre de Crimée (1854-1855) opposant la Russie aux forces franco-angalises, alliées de la Turquie.

[13] Le second mariage de Joseph GODIN (1785-1876) eut lieu le 12-12-1848 à Versailles avec Elisabeth Mariie SCHWOB (1789-1876), veuve de Victor ROMBOCOLI-RIGGIERI.

[14] Aspirant de 2e classe le 21 juillet 1854.

*************

 Souvenirs écrits vers 1920 à Toulon.

Le texte retrouvé était dactylographié, la conversion sous Word, le découpage en épisodes ainsi que les notes ont été réalisés par Joël BACQUER.

Adhérent-CGMA-Joël-007


Lire les épisodes suivants :

 

GODIN (002) – 1854-1862

GODIN (003) – 1862-1864

GODIN (004) – 1864-1872

GODIN (005) – 1872-1880

GODIN (006) – 1880-1884 – Le Mariage

GODIN (007) – 1884-1893 – Ses filles

GODIN (008) – 1893-1911 – Vice Amiral

GODIN (009) Poitiers 19 novembre 1855

GODIN (010) Wissembourg 27 novembre 1838


 

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F comme Ferdinand FOCH

Mariage de Jean Anicet Henri MALARTIC et de Lucy Félicie DUFRAISSE

n° 111  Ville de Chartres Archives Municipales                                              le 21-08-1906

Le mardi vingt et un août mil neuf cent six, à onze heures du matin, en notre Mairie, devant nous, Georges Alfred Fessard, Sénateur d’Eure-et-Loir, Maire et officier de l’Etat civil de la ville de Chartres, ont comparu Jean Anicet Henri Malartic, âgé de trente trois ans, ancien interne des hôpitaux de Paris, chirurgien, domicilié à Toulon (Var), boulevard de Strasbourg, 42, majeur, né à Castelnau-Rivière-Basse (Hautes-Pyrénées), le vingt février mil huit cent soixante treize, fils des époux Anicet Malartic, Juge de paix, et Jeanne Henriette Adélaïde Ducuing, sans profession, domiciliés à Nay (Basses-Pyrénées), présents, consentant, et Lucy Félicie Dufraisse, âgée de vingt-cinq ans, sans profession, domiciliée avec ses père et mère à Chartres, rue de l’Etroit degré, 1, majeure née à Cambrai (Nord), le sept janvier mil huit cent quatre vingt un, fille des époux Côme Damiens Dufraisse, trésorier payeur général d’Eure-et-Loir et Elise Henriette Busson, sans profession, présents, consentant, lesquels nous ayant requis de procéder à la célébration de leur mariage, nous avons donné lecture de leurs actes de naissance, des actes des publications faites à Toulon et à Chartres, les dimanches vingt-neuf Juillet dernier et cinq août courant et du certificat par lequel Yvon, notaire à Chartres, atteste avoir reçu hier, le contrat de cette union, pièces dont celles produites, sont ci-annexées, dûment paraphées ainsi que du chapitre six du Code civil, Titre du Mariage, sur les droits et les devoirs respectifs des époux, et après qu’ils nous ont eu séparément dit vouloir se prendre pour mari et femme, aucune opposition n’étant survenue, nous avons prononcé au nom de la loi, que Jean Anicet Henri Malartic et Lucy Félicie Dufraisse sont unis par le mariage. Le tout fait publiquement en présence de (Partie rayée : Ferdinand Foch, Chevalier de la Légion d’honneur, âgé de quarante neuf ans, Colonel d’Artillerie, Chef d’Etat major du cinquième corps d’armée, domicilié à Orléans (Loiret) rue Bouvier, cousin de l’époux); Michel Ange Dufraisse, âgé de cinquante quatre ans, Chef de bureau à la Compagnie d’assurance contre l’incendie « L’Urbaine », domicilié à Paris, Avenue de Villiers, 16, oncle paternel de l’épouse; Amédée Doléris (Renvoi approuvé : Officier de la Légion d’Honneur) âgé de cinquante un ans, Chirurgien-accoucheur de l’Hôpital Boucicaut, domicilié à Paris, boulevard de Courcelles, 20, Charles Philipp, âgé de quarante-huit ans, Juge au Tribunal civil de la Seine, également domicilié à Paris, Avenue Victor Hugo, 153. (Partie rayée : Lecture faite du présent acte, parties et témoins l’ont signé avec nous), et Pierre Michel Julien Alfred Raufast, âgé de cinquante-cinq ans, percepteur des Contributions directes, domicilié à Bonneval (Eure-et-Loir), cousin issu de germain par alliance de l’époux. Lecture faite du présent acte, parties et témoins l’ont signé avec nous.

Signés :

H. Malartic,     Henri MALARTIC (2), l’époux

L Dufraisse,     Lucy DUFRAISSE (3), l’épouse.

Doléris,                       témoin.

E. Busson,       Élise BUSSON (7), la mère de l’épouse

A. Malartic,     Anicet MALARTIC (4), le père de l’époux.

H. Ducuing,    Henriette DUCUING (5),  la mère de l’époux.

C. Dufraisse,   Côme DUFRAISSE (6), le père de l’épouse.

M. Dufraisse,   l’oncle Michel-Ange DUFRAISSE (dit Miki), frère de Côme DUFRAISSE (6).

C. Philipp,       Charles Philipp, témoin , 48 ans, Juge au Tribunal civil de la Seine.

Raufast,           cousin de l’époux, Pierre Michel Julien Alfred RAUFAST. (Branche MAUR)

On note l’absence du colonel d’artillerie Ferdinand Foch (le futur Maréchal), prévu comme témoin sur l’acte mais non présent à la cérémonie, d’où la rayure du texte.

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F comme Frères LEYGUE

Le lundi 20 octobre 2008 les adhérents du CGMA ont visité le Palais du Luxembourg.

Mes recherches généalogiques effectuées lors de l’ancien millénaire m’ont donné l’occasion de croiser quelques ancêtres ou plutôt collatéraux qui ont été Députés et/ou Sénateurs.

Raymond et Honoré Leygue 5ème et 6ème enfants d’Armand Leygue, qui ont été députés puis Sénateurs

Ma belle mère Odette LEYGUE  (1907-2005) descend d’un autre frère Sylvain LEYGUE (Vice-Amiral)

La bible par excellence était et est encore :
Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940)
Jean JOLLY (Archiviste de l’Assemblée Nationale)     P.U.F 1970

AU XXI ème siècle Internet facilite les recherches
Biographies 1789/1889
Biographies 1889/1940
Les Présidents du Sénat de 1876 à 1940
Les sénateurs de 1876 à 1945

Voici quelques lignes sur deux frères
Raymond et Honoré Leygue 5ème et 6ème enfants d’Armand Leygue, qui ont été députés puis Sénateurs
Un groupe scolaire, une place et une avenue portent à Toulouse le nom de leur père Armand Leygue. Armand fut exilé à Nice à la suite au coup d’état du 2 décembre 1851.

5ème enfant   Raymond
-1850    qui épousera Marie LOUSTAUD..

Extrait du curriculum vitae de Raymond écrit par son père Armand LEYGUE (1804-1889) à la date du 13 novembre 1876 :

« … Raymond n’est pas un matelot ordinaire, il a étudié les mathématiques deux ans chez M. Loriol et un an chez M. Bex, à Paris (1866-1867,1868) puis il s’est embarqué et il a navigué sur des navires de commerce pendant 1869 et 1870. Arrivé à Bordeaux à la fin d’août 1870, il s’est engagé et s’est battu dans l’armée de Chanzy contre les prussiens. Puis il a navigué de nouveau pour compléter ses 60 mois de navigation, afin de passer son examen de Capitaine au long cours. Il a fait ses deux derniers embarquement en qualité de lieutenant. C’est quand il avait 52 mois de navigation et qu’il ne lui en manquait plus que 8 qu’on l’a levé pour en faire un matelot de 3ème classe, il avait 25 ans. »
Il deviendra Capitaine au long cours.
Texte retrouvé en 1987.
Raymond fut maire de Toulouse (Haute-Garonne) 1908-12.

6ème enfant  Honoré
-1856    né en 1856, Honoré, très brillant, a fait l’Ecole Polytechnique en 1876.
En sortira artilleur puis démissionnera pour entamer une carrière politique. Sera longtemps Sénateur de la Haute Garonne.
Sa fille Amélie épousera le député Henri AURIOL, couple qui aura deux filles dont l’une épousera Jean-Louis Tixier-Vignancourt. L’histoire réserve parfois des surprises !

Quelques extraits du
Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940)
Jean JOLLY (Archiviste de l’Assemblée Nationale)     P.U.F 1970

Page 2274    LEYGUE (Honoré Marie Casimir)

né le 9 juillet 1856 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 14 janvier 1940 à Toulouse.
Député de la Haute-Garonne de 1898 à 1907.
Sénateur de la Haute-Garonne de 1907 à 1924.
Frère puîné de Raymond Leygue (voir ci-dessous), Honoré Leygue fit ses études au lycée de sa ville natale, puis entra à l’école polytechnique en 1875 et en sorti sous-lieutenant à Fontainebleau, en 1877. Envoyé en cette qualité au 14ème régiment d’artillerie à Tarbes en 1879, il démissionna l’année suivante et se consacra, comme ingénieur civil, à des travaux divers.
Il se retira dans la Haute-Garonne ensuite, au Fauga, où il s’occupa d’agriculture et de viticulture. Conseiller municipal, puis maire de cette commune en 1896, il fut nommé conseiller général du canton de Muret (Haute-Garonne) en 1898.
Elu député de la Haute-Garonne le 8 mai 1898, au premier tour, par 12.246 voix, contre 9.872 à Pierre Rémusat, sur 22.550 votants, il fut réélu le 27 avril 1902 et le 6 mai 1906.
Il fit partie des groupes radical-socialiste, démocratique et agricole.
Très versé et très compétent dans les questions juridiques, financières et administratives, il fut membre des commission relatives à la crise viticole, à l’agiotage, à la modification de l’article 419 du Code pénal, au règlements des budgets, à la marine, aux travaux publics et aux chemins de fer.
Il déposa des rapports sur les propositions de lois se rapportant à la marine, à l’agiotage, au canal des Deux-mers, à l’organisation des troupes coloniales et à la déclaration d’utilité publique de diverses lignes de chemin (Convention de la Compagnie du Midi).
Elu sénateur de la Haute-Garonne le 10 novembre 1907, par 535 voix sur 946 votants, en remplacement de feu Bougues, il fut réélu en 1920 au premier tour par 465 voix sur 935 votants. Son mandat ne fut renouvelé en 1924 où au premier tour il n’obtint que 339 voix sur 931 votants.
Il mourut le 14 janvier 1940 à l’âge de 84 ans à Toulouse (Haute-Garonne).

Page 2275    LEYGUE (Raymond Emile Joseph)

né le 8 avril 1850 à Saint-Orens (Haute-Garonne), mort le 15 juillet 1929 à Muret.
Député de la Haute-Garonne de 1890 à 1906.
Sénateur de la Haute-Garonne de 1907 à 1920.
Frère aîné d’Honoré Leygue (voir ci-dessus), Raymond Leygue fit ses études classiques dans une école préparatoire à la marine, à Paris.
Reçu capitaine au long cours, après avoir pratiqué comme pilotin, lieutenant, etc… pendant cinq ans, il abandonna, en 1878, la carrière maritime pour se consacrer entièrement à la politique.
Nommé conseiller municipal de Toulouse, en 1880, il fut adjoint au maire en 1882 et quitta l’assemblée communale en 1890. Il avait été nommé en 1881, conseiller général du département de la Haute-Garonne, pour le canton de Toulouse-sud.
Elu député de la Haute-Garonne le 9 mars 1890, au second tour par 7.055 voix, contre 4.886 à Susini, sur 12.167 votants, il fut réélu en 1893, en 1898, en 1902 et démissionna le 19 janvier 1906.
Inscrit au groupe radical-socialiste, il fut membre des commissions des contrats de louage, de la marine, des affaires extérieures, des protectorats et des colonies, de l’administration, des cultes et de la décentralisation.
Élu sénateur de la Haute-Garonne le 8 janvier 1906, au premier tour, par 532 voix contre 262 à Camparan, sénateur sortant, sur 948 votants, il siégea au Sénat jusqu’en 1920.
Inscrit à la gauche démocratique , il déposa des rapports sur les projets de loi concernant la déclaration d’utilité publique de l’établissement dans le département de la Haute-Garonne d’un chemin de fer d’intérêt local; les mesures à prendre pour protéger contre l’alcoolisme les ouvriers et ouvriers employés occupés dans les établissements soumis au Code du travail; la fixation à huit heures par jour de la durée du travail effectif des personnes employées sur un navire affecté à la navigation maritime.
Il mourut le 15 juillet 1929 à l’âge de 79 ans, à Muret (Haute-Garonne).

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E comme Edmond

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*

Le 18 Août 1914

Ma chère Rachel

 

Je profite d’un moment de repos pour t’envoyer de mes
nouvelles, pour l’instant elles sont toujours à peu prés bonnes.
Je suis forcé de prendre ça du bon côté puisque je ne peu pas
faire autrement, mais je crois que la situation est bonne
c’est d’après mes chefs que je t’en parle
parce que nous nous ne connaissons rien, le 324 n’a pas encore été
au feu mais ça peu venir car nous ne sommes pas loin de la frontière
jusqu’a présent les Français sont vainqueurs il faut espérer que sa
continuera car nous marchons tous de bon cœur

Je t’ai déjà envoyé deux lettres aussitôt que t’en reçois une
écris moi de suite parce que je tarde de savoir de vos
nouvelles à tous de Julien de Louis et de Marcel dans la
prochaine lettre tu me mettras un mandat de 5 francs pas plus
tu dois bien penser qu’il y a des jours ou on l’en a besoin
comme il y en a d’autres on ne peut pas s’en servir
ça dépend des pays où on se trouve quand on peut
trouver de l’eau on ait content
c’est là que si j’avais quelques bouteille de bordeaux
je serai bien content, enfin il faut prendre le temps comme il vient
Je ne t’en dis pas d’avantage je tarde de te revoir
ainsi que toute la famille
tu donneras bien le bonjour a Marie et a Jules pour moi
je t’embrasse toujours bien fort et la petite Rachel
sans oublier maman ma mère et ma belle mère.

Envoie tes lettres

 

322e d’Infanterie
17e Compagnie
Elles mettent très longtemps pour venir
Parceque il faut qu’elles passent par Laval

*****

Le 30 juillet 1910, Rachel épouse Edmond CHAUDY né en 1884 à Charleville (Ardennes), dont toute la famille demeure dans un immeuble en bord de Seine, rue Constantin.
Après le passage à la mairie et à l’église de Vitry-sur-Seine, la noce se transporte au restaurant quai d’Alfort, pour fêter les jeunes mariés.

Rachel et Edmond ont un appartement, rue Constantin, dans le même immeuble que les autres CHAUDY !
Edmond est ouvrier spécialisé (rectifieur, outilleur) dans une usine d’Ivry-sur-Seine.


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D comme DUCUING Ferdinand


Une petite introduction sur les deux frères Henri et Ferdinand (1) DUCUING. Henri et ses descendants ont habité à Lespéret. Les descendants de Ferdinand habitaient (et habitent encore) sur la place de l’église à Castelnau-Rivière-Basse.
Ferdinand (1) devait être le parrain du Maréchal Ferdinand FOCH. (d’où le prénom).
Ferdinand (2) le fils fut intendant militaire,
Ferdinand (3) le petit fils eu une histoire de héros, qui est narrée dans cet article.

Un aviso de marine porte son nom.
Anicet MALARTIC et Ferdinand FOCH étaient cousins par alliance. Leurs grand-mères étaient deux sœurs DUCUING.
Bonne lecture.


Ferdinand Gabriel Ducuing

      Ferdinand Gabriel Ducuing ( né le 25 décembre 1885 à Paris – mort au champ d’honneur le 25 mai 1940 au Cap Gris-Nez près de Calais ) se destinant à la Marine Marchande, il embarque aussitôt après avoir obtenu le baccalauréat sur un trois-mâts puis sur des paquebots. Fait son service militaire comme matelot en 1907 sur les cuirassés Brennus et Bouvet.

Lieutenant au long cours en 1908, capitaine au long cours en 1911, il navigue successivement sur treize paquebots, apprend parfaitement quatre langues étrangères et fait une licence de droit.

Pendant l’été 1914, il est second capitaine sur un paquebot mais il quittera son emploi dès juillet 1914 pour s’engager dans un bataillon de chasseurs à pied. Au front jusqu’en décembre 1914, nommé alors sous-lieutenant, passe volontairement dans l’aviation comme officier observateur. Pilote en juillet 1915, revient dans la Marine comme enseigne de vaisseau auxiliaire. Affecté à l’aviation maritime se distingue à Dunkerque et à Venise (base de l’Adriatique) où il effectue de nombreuses missions de reconnaissance et de bombardement. Blessé en combat aérien, est cité à l’ordre des Armées Navales Françaises et Italiennes. Reçoit la Croix de Guerre avec Palme et est fait Chevalier de la couronne d’Italie.

Demande à suivre des cours de pilote de chasse, mais un accident le rend inapte au pilotage. Chevalier de la Légion d’Honneur en janvier 1917.

Commande en second le centre d’aviation maritime de Dunkerque puis, sur sa demande, prend commandement du centre de ballons du Havre. Lieutenant de vaisseau démobilisé en avril 1919.

A obtenu plusieurs citation de 1914 à 1918. Ci-après texte de l’une de ces citations, mérité en 1916, semble-t-il.

» Pilote hardi et courageux, excellent chef de ½ escadrille qui a su entraîner en toute circonstance d’une façon remarquable les pilotes placés sous ses ordres. Pendant son séjour sur le front a rendu des services exceptionnels dans diverses circonstances. A pris part à un combat naval. «

Devient armateur après la guerre, reste un officier de réserve très actif et, avec quelques camarades, crée en 1925 « l’Association Centrale des Officiers de Réserve de l’Armée de Mer » (A.C.O.R.A.M.) qui adhère aussitôt à l’Union Nationale des Officiers de Réserve. Elu président de l’ A.C.O.R.A.M. à sa fondation en reste le président de 1925 à 1940, président particulièrement actif qui obtient des résultats des plus remarquables dans tous les domaines ( formation et instruction des officiers de réserve, statuts des officiers de réserve, liaison avec la Marine Nationale, cohésion morale des cadres de réserve de la Marine.

En septembre 1939, le Capitaine de Corvette Ducuing, maintenu dans les cadres actifs sur sa demande, prend le commandement de la redoute de la Croix Faron à Toulon, puis est désignée pour organiser le centre de défense maritime du Cap Gris-Nez (près de Calais) qui malheureusement n’aura pas les moyens suffisants en mai 1940 pour assurer toute sa mission, en effectif, en artillerie et en matériel. La redoute, avec un poste avancé et un renfort de détachement de l’Armée de Terre, est encerclé les 23 et 24 mai et résiste héroïquement pendant près de 48 heures aux puissantes attaques allemandes, refusant la reddition que lui propose l’adversaire. Le 25 mai à 9 heures, n’ayant plus de matériel et de munitions, à la toute dernière extrémité, le Commandant Ducuing fait évacuer le poste par ses hommes blessés et valides, lui même ne veut pas suivre ses hommes dans le repli qu’il leur a commandé, il reste seul (il y aura pourtant eu un témoin) se découvre, hisse les couleurs au mât de pavillon, puis s’avance vers les Allemands, une mitraillette à la main, il est alors abattu par une rafale allemande et tué sur le coup.

A titre très exceptionnel, après sa mort, le Commandant Ducuing est promu Capitaine de Frégate à compter du 24 mai 1940, il a une magnifique citation à l’ordre de l’Armée.

Une batterie de côté près de Toulon reçoit son nom et le « Figaro » publie un article intitulé : Les dernières cartouches des défenseurs du Cap Gris-Nez

En 1952, le Ministre Secrétaire d’Etat à la Marine inaugure au Cap Gris-Nez une stèle à la mémoire du Commandant Ducuing et des marins tombés là. Cette stèle porte l’effigie du Commandant Ducuing et l’inscription  » Au Commandant Ducuing et à ses marins morts pour la France le 25 mai 1940. «

Les phrases suivantes ont été prononcées dans les discours officiels du jour de cette inauguration.

» C’est là que le 23 mai 1940, isolé de tout, réduit à ses seuls moyens, il commença une résistance désespérée contre les forces allemandes qui ne devaient avoir raison de son héroïsme et de celui de ses compagnons de lutte que 48 heures plus tard et encore grâce à l’emploi des chars. «

« Tombés face à l’ennemi quelques minutes avant que son ouvrage ne fut submergé par la horde des assaillants.

« C’est avec des Ducuing que la France s’est faite, c’est avec des hommes de sa trempe qu’elle s’est reprise à espérer aux périodes douloureuses de son histoire, c’est enfin grâce à eux que ceux qui bâtirent l’avenir ont le droit d’avoir confiance. »

Puis extrait d’un autre discours :

» Le commandant Ducuing était l’un de ces hommes d’exception placés sur notre route pour éclairer et nous montrer la voie. Sa mort est un témoignage manifestant jusqu’à l’absolu le sens du devoir, celui de l’honneur et l’amour profond de la Patrie. »

Le Commandant Ducuing officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre avec palmes 1914/18 et 1939/40 était, en outre, titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères.

A épousé mademoiselle Jeanne Faber de la Comédie Française, décédée en 1974. Pas de postérité.

Adhérent-CGMA-Joël-007


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Ferdinand Gabriel Ducuing (2)

Ferdinand Gabriel Ducuing (3)

Ferdinand Gabriel Ducuing (4)

Ferdinand Gabriel Ducuing (5)


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C comme carnets de campagne 14-18

CARNETS DE CAMPAGNE
GUERRE 14-18
de François BEISSAC .

François Beissac est mon Grand-père Maternel, et il commence ses  carnets de campagne après être avoir quitté sa maison de campagne à Cournon  (Puy de Dôme). J’ai donc deux
Carnets où il a noté jour à prés jour ce qu’il fait, les courriers reçus et envoyés et ses problèmes de santé. J’ai commencé à  les retranscrire, et vous livre les deux premières journées qui sont pour moi émouvantes.
Claude

4 Octobre 1914

Quoique tardivement, je tiens à consigner ici les principaux faits qui se sont passés depuis mon départ, lors de la mobilisation.
La dernière semaine de Juillet n’a pas été très agréable. A peine arrivés à La Croze (Maison familiale à Cournon d’Auvergne), nous avons eu juste une semaine, celle du 19 au 26, de tranquillité. A partir du 26, les journaux donnent des nouvelles de plus en plus mauvaises. Chaque matin, le Moniteur et le Journal ( ?) déclarent que la paix est de plus en plus compromise. Jusqu’au 29, les miens (soit sa femme, et sa belle sœur) ne se rendent pas compte de la gravité de la situation. Je leur en parle à dîner, et dame le repas ne descend guère. L’appétit a disparu.
Dans Cournon, on parle du rappel des soldats permissionnaires que les gendarmes ont invité à rentrer sans délai à leur corps, des préparatifs de réquisition des chevaux voitures. A la Croze, on continue à vivre cahin caha, et je prends les précautions nécessaires pour règle les affaires (Vente à Michel Péres ?).
Le samedi, il fait beau, et nous décidons d’aller en promenade l’après midi jusqu’au Pont d’Allier . Madeleine (ma mère) et le chien trottent devant nous, et on bavarde de chose et d’autre, mais elles (sa femme et Josette, sa belle sœur) sont préoccupées.
On s’assied au bord de l’Allier, là tout en causant non entend des coups de canon, mais personne n’a l’air d’y faire attention. On repart, et sur le Pont d’Allier, une voiture nous dépasse venant de Pérignat, et un paysan nous dit : »çà y est » ; On a compris.
La mobilisation générale est déclarée quoi que l’on s’y fut attendu, cela surprend et agite. Le retour est encore plus silencieux. On rencontre Simon, les traits tirés, qui va prévenir son fils.
Dans Cournon, nous passons par la place du château, la dépêche jaune est affichée à la porte de la Poste. Pas d’autres affiches sont posées. On rentre à la maison après avoir causé avec quelques voisins : de cela.
Le tocsin sonne. Les gens se hâtent de rentrer, certains croyant à un incendie. (Et quel incendie !)
Dimanche, fête de Cournon. Nous avions invité, il y a quelques jours M’amour et Baptiste. Ma foi pourquoi ne pas dîner ensemble, malgré ces mauvaises nouvelles. La soirée se passe à parler de ce qu’elles auront à faire pendant mon absence, comment elles devront s’y prendre.
Je fais aussi mes préparatifs de départ, car demain, Lundi, deuxième jour de la mobilisation je dois être au Cendre pour rejoindre Mende. Dans la matinée, j’ai été chez Maître de La Foullouze remettre un testament et faire la déclaration de succession de père.
Lundi. Personne n’a guère dormi. A 5h debout, sauf Madeleine qui dort encore. On termine les paquets, je déjeune et après tous assis sur la terrasse nous attendons 8het demi tandis que Madeleine s’amuse.
Déjà pas mal de jeunes sont partis. Le fils Chalard   passé à 5h allait au Pont. Félix Monge a quitté à 6h pour aller à Moulins.
L’heure arrive. On se quitte. C’est dur. Une dernière fois, je me retourne devant chez Chalteix. Elles sont sur le pas de la porter dehors. Dernier au revoir et en route. Quelques mètres, ouf, ça va mieux.
Seul, je fais la route du Cendre. A la gare où j’arrive à 9h, il y a du monde. Des femmes sont venues, du Crest, de Gergovia, accompagné leurs maris. Le chef de gare nous dit qu’un train nous prendra vers 9h45 ; Le train passe, sans arrêt. D’autres trains se succèdent soit  sur Clermont, soit sur le Midi. Le dernier comprend uniquement des « trucs » portant des charrettes dites marocaines. Enfin à 11h et quelques minutes, on s’embarque dans un wagon de marchandises.

Adhérent-CGMA-Claude-P-093


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B comme Bulletin scolaire de Virginie Renault de la Pagerie – 1818

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On remarquera  – Catéchisme : Oublié et  Histoire Sainte : Négligée


Voici la lignée cognatique de mon épouse Geneviève fille de

Odette LEYGUE  

Fille de

Marguerite GODIN    née le 29 mars 1888 Chasseneuil du Poitou (Vienne)

décédée le 25 septembre 1972 Toulon

Fille de

Marie LeBRETON      née le 18 novembre 1855 Poitiers

décédée le 22 octobre 1941 Toulon

Fille de

Joséphine LIEGE D’IRAY   née 23 juin 1830 Poitiers

décédée 26 novembre 1909 Beaumont (Vienne)

Fille de

Virginie RENAULT de la PAGERIE   née le 22 juin 1797 – 4 messidor an V Luché (Deux-Sèvres)

décédée le 24 juin 1884 Puychevrier – Beaumont (Vienne)

Adhérent-CGMA-Joël-007


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A comme AZEMAR

Lors de la galette du CGMA du dimanche 11 janvier 2014, Maurice nous a passionné en nous faisant découvrir l’histoire des AZEMAR et une série souvent méconnue des généalogistes, la série L.

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Avant de vous parler de la série L, qui étaient les AZEMAR ?

Les AZEMAR sont issus d’une famille de notable de GRAULHET et de CASTRES dans le TARN. Ils furent Consuls de ces deux villes, trésorier  et syndic du Diocèse de CASTRES.

C’est Guillaume AZEMAR (1696-1770) qui à la mort de ses parents vient s’installer à
CASTRES. Il se marie le 21/08/1725 avec Marianne DESPLATS-LABADIE, 7 enfants naîtront de cette union.

Leur fils aîné, Jean Joseph (1626-1795) continuera l’ascension de cette famille. Il se mariera le 17/10/1753 avec Marie Raymonde CORBIERE. De cette union 14 enfants naîtront, dont Louis Guillaume Joseph (1756-1841), 2ème enfant, mais fils aîné, et Pierre Henry (1757-1819), l’ancêtre de ma femme.

Le père et les deux fils étant très impliqués dans la vie publique, auront quelques problèmes au moment de la Révolution, nous allons examiner ces problèmes plus en détail.

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LA SÉRIE L DES AD DU TARN

Cette série est composée de 2852 articles pour un métrage de 81 mètres.

Elle réunie l’ensemble des archives administratives et judiciaires de la période révolutionnaire (1790-An VIII), à l’exception de celles relatives aux :

–    domaines
–    l’enregistrement (en particulier tout ce qui touche au séquestre et à la vente des biens nationaux qui appartient à la série Q)
–    à l’état civil, qui est une sous-série de E
–    les archives de notaires

Pour le TARN, on y trouvera :

–    le fond de l’administration centrale du département depuis la création de celle-ci, par la Constituante (janvier 1790) jusqu’à la réforme des institutions départementales décrétée par le 1er Consul (loi du 28 pluviôse An VIII (17/02/1800)
–    les fonds des administrations des districts jusqu’à leur suppression par la constitution de l’An III.
–    Les fonds des municipalités de cantons sous le régime de la constitution de l’An IV (1795-1800)
–    Il y a été rattaché les fonds des comités de surveillances et des sociétés populaires légalisés par le gouvernement révolutionnaire.
–    On y trouvera aussi les fonds judiciaires.

Il a été dressé un répertoire numérique publié en 1941 qui donne la composition de cette série et qui réserve à la sous-série II L les documents judiciaires.

CLASSEMENT DE LA SÉRIE L

Fonds administratifs :

● L     1-696 : fonds de l’administration du département (1790-1800)
● L 697-762 : fonds du district d’ALBI (1790-brumaire à An IV=octobre 1795)
● L 763-845 : fonds du district de CASTRES (1790-brumaire à An IV=octobre 1795)
● L 846-920 : fonds du district de GAILLAC (1790-brumaire à An IV=octobre 1795)
● L 921-948 : fonds du district de LACAUNE (1790-brumaire à An IV=octobre 1795)
● L 949-1060 : fonds du district de LAVAUR (1790-brumaire à An IV=octobre 1795)
● L 1061-1364 : fonds des municipalités de canton (An IV – An VIII)
●L 1381-1597 : fonds des comités
1) comité de surveillance :
Mars 1793 à messidor An III
2) comité révolutionnaire :
1782-vendémiaire An VII

Fonds judiciaires :

Ce fonds est coté de 1 II L à 95 II L.

Sources :
Guide des Archives du TARN publié en 1975.

Résumé par 
Adhérent-CGMA-Maurice-134

Si vous souhaitez lire les 4 épisodes de cette saga :


AZEMAR Tranche de vie sous la Révolution- Episode I – Jean Joseph

AZEMAR Tranche de vie sous la Révolution- Episode II – Louis Guillaume Joseph

AZEMAR Tranche de vie sous la révolution – Episode III – Pierre Henry

AZEMAR Tranche de vie sous la Révolution – Episode IV – Pierre Henry (suite et fin)


Tous les articles déjà parus : Challenge AZ 2017 ) *

Quelques articles pour la lettre A

Avant-propos
A comme Antoine de Tounens
Série A… La paix avec l’Espagne
A comme AZEMAR
Ambition professionnelle
Arbre
A comme Amédée Bernard
Antoine
ADN
Archives
A pour Adam
A comme Aboville
A_Ancêtres pendant la Révolution
A comme le vin des parisiens
L’Ascendance des quatre coins
Addiction
A comme course aux anes
Automobile / Allergies / Autarcie
Arbre Agnatique
Ancêtres qui sortent un peu de l’ordinaire
A comme Autreville
Andreatta
Alpha
Arbre originel
Aurousseau
A comme Auguste Silice
A comme Andrée
A comme… Ancy sur Moselle
http://poilusdelavienne.blogspot.fr/search/label/Adriers

 

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Challenge AZ vive 2017 !

Lire le tableau récapitulatif : Challenge AZ Juin 2016  

Voici la liste des blogs ayant participé à Challenge  2016

Le CGMA prépare ses 26 articles pour la saison 2017, patience !

*

Pendant le mois de juin, les généalogistes publient sur leur blog, un article par jour -du lundi au samedi- avec pour fil rouge l’alphabet, et pour contrainte de thème la généalogie, l’histoire familiale, l’histoire régionale…

Cette année, le ChallengeAZ débutera le jeudi 1er  juin, et se terminera le vendredi 30 juin.

Pour avoir un aperçu des productions des généablogueurs, vous pouvez consulter le magazine ChallengeAZ sur Flipboard, ou la page Facebook consacrée à l’évènement.

Lire pour vous informer plus profondément la-gazette-des-ancêtres challenge az 2016

*

Nom du blog Adresse du blog
Agnès Quemper Généalogie http://agnesquemper-genealogie.blogspot.fr/
Aïeux et fines herbes https://aieuxetfinesherbes.wordpress.com/
Antequam… la généalogie ! http://antequam.canalblog.com/
Archives dép Indre et Loire https://www.facebook.com/archives37
Archives départementales de l’hérault http://pierresvives.herault.fr/ressource/challengeaz
Archives départementales du Val-de-Marne ht.

tps://www.facebook.com/archivesdepartementalesduvaldemarne/

Au pied de mon arbre… http://genealogiemo59.canalblog.com
Aujols Laffont http://aujols-laffont.blog4ever.com/
Balades en généalogie http://l-ardoise-fine.over-blog.com/
Chroniques d’antan et d’ailleurs http://www.chroniquesdantan.com/
Ciel ! Mes aïeux http://www.ciel-mes-aieuxDfu9n2q8Bv.com
d’Aïeux et d’Ailleurs http://www.daieux-et-d’ailleurs.fr
D’Arverne et D’Armorique https://darverne-et-darmorique.blogspot.fr/
De collines en montagnes http://de10en73.blogspot.fr/
De France et d’Aïeux http://defranceetdaieux.blogspot.fr/
De Pen-Harden à Pen-Bizien depenhardenapenbizien.eklablog.com
Degrés de parenté http://degresdeparente.blogspot.fr
Des branches http://desbranches.canalblog.com/
feuilledardoises https://feuillesdardoise.wordpress.com/
garzedoux http://garzedoux.blogspot.fr/
gene-annie http://mon-arbre.over-blog.com
Gene@blog https://geneablog-jgb.blogspot.fr/
Généa Logique https://genealogique.wordpress.com/
Genealecole http://genealecole.blogspot.fr
Généalogie & histoires en Dauphiné http://www.genealogie-histoiresdauphine.fr/
Généalogie au nord http://paddygenealo.over-blog.com/
Généalogie Blog http://www.genealogieblog.com
Généalogie des Druenne druenne.be
Généalogie des Français d’Amérique du Nord https://www.facebook.com/G%C3%A9n%C3%A9alogie-des-Fran%C3%A7ais-dAm%C3%A9rique-du-Nord-140566595962334/
Généalogie en tête http://www.huboutourvillegenealogy.com/wpfr/
Généalogie entre pins et océan https://gpo40.wordpress.com/
Généassist http://wuilleme-genealogie.blogspot.fr/
Généatom https://geneatom.wordpress.com/
GéW@Pi http://gewapi.blogspot.be/
Histoires d’Aïeux http://histoiresdaieux.blogspot.fr/
Histoires d’antan et d’à présent http://magenealogie.eklablog.com/accueil-c24370023
Histoires de familles https://histoires-de-familles.org
Histoires Lyonnaises https://histoireslyonnaises.wordpress.com/
Ils étaient une fois… https://ilsetaientunefois.wordpress.com/
karineandco http://karineandco.over-blog.fr/
L’arbre de nos ancêtres https://arbredenosancetres.wordpress.com/
L’univers de Céline http://luniversdeceline.com
La Forêt de Briqueloup http://briqueloup.blogspot.fr/
La gazette des ancêtres la-gazette-des-ancetres.fr
La généalogie d’Hervé https://www.la-genealogie-dherve.com/
La Pissarderie http://la-pissarderie.blogspot.fr/
Le blog d’une généalogiste http://genealogiepro.canalblog.com/
Le blog de la FFG http://www.leblog-ffg.eu/
Le Grenier de nos Ancêtres http://lgdancetres.com/
Les deux Rives http://memorial2rives.blogspot.fr/
Les mots justes http://www.lesmotsjustes.org/#!faire-sa-biographie/ctkd
Les Plancard et leurs ancêtres http://famille-plancard.blogspot.fr
Les vieux de mon arbre https://lesvieuxdemonarbre.wordpress.com/
Lorraine…et au-delà ! http://tokenheiser.blogspot.fr/
Lulu Sorcière Achive http://lulusorciere-archive.blogspot.com/
M’Généalogie http://m-genealogie.com/blog/
Magenea http://magenea.com/
Maiores nostri http://maioresnostri.eu
Malibele http://www.lorand.org/spip.php?rubrique146
Malibele http://www.lorand.org/spip.php?rubrique147
Marine et ses ancêtres http://marine-et-ses-ancetres.blogspot.fr/
Méli Mélo d’Aïeux http://melimelodaieux.blogspot.fr/
Mémoire vive – coté Blog http://memoirevive-coteblog.blogspot.fr
Merci mes ancêtres http://mercimesancetres.over-blog.com
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Théo, Zoé, Léo et les autres… http://memoires.christinedb.fr 
Tu es de ma famille https://tuesdemafamille.wordpress.com
Un arbre pour racines http://unarbrepourracines.com/
Un jour … une éternité https://gnalogie.wordpress.com/
Voyager avec mes ancêtres http://voyager-avec-mes-ancetres.blogspot.fr/

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