Archives de Catégorie: Challenge AZ 2017

V comme vue

 Depuis 2015, les adhérents du CGMA ont commencé à indexer les recensements de la commune de Maisons-Alfort.


Les liens sur ce blog sont :

REC 1891 MA

Rec 1911 MA

Rec voies 1911 études sur les voies de l’époque et les voies actuelles


Les listes du Val-de-Marne ont été numérisées par les Archives 94 (à Créteil)

Cliquer

Puis il est possible de sélectionner :

Les recensements 1891 et 1911 sont déjà indexés, ceux de l’an 1896 commenceront bientôt.

Les recensements de 1921, 1931 etc seront mis en ligne par les AD 94 selon les directives de la CNIL.

Délai de 100 ans à respecter pour une diffusion sur le net.


Ainsi pour 1911, le plus complet en terme de contenu :

LISTE NOMINATIVE

Des habitants de la commune de Maisons-Alfort

RAPPEL DES CHIFFRES INSCRITS DANS L’ÉTAT Modèle N°6

EXPLICATION SUR LE MODE DE FORMATION DE LA LISTE NOMINATIVE

Chaque case ne portera qu’une seule inscription de telle sorte que chaque page renferme trente noms, ni plus, ni moins, sauf la dernière. Les noms devront être lisiblement écrits.

Colonnes 1 et 2. – Les noms des quartiers, sections, villages, hameaux ou rues seront écrits de manière à se trouver en regard des noms des individus qui sont les habitants  de chacune de ces parties de la commune. On doit, en général, commencer le dénombrement par la partie centrale ou principale, le chef-lieu ou le bourg ; de là ou passera aux dépendances principales, puis habitations éparses. Dans les villes, on procèdera par rues, quartiers, faubourgs dans l’ordre alphabétique des rues.

Colonnes 3, 4 et 5. – On procédera par maison ; dans chaque maison, par ménage. Il y aura pour chaque maison un numéro qui sera le même pour tous les ménages qu’elle renferme. Chaque ménage se distinguera également par un numéro d’ordre. On ouvrira devant chaque numéro une accolade assez grande pour comprendre tous les individus d’un même ménage

Colonnes 6 et 7. – On inscrira d’abord le chef de ménage, homme ou femme, puis la femme du chef, puis ses enfants, s’il y en a ; puis les ascendants, parents ou alliés faisant partie du ménage ; enfin les domestiques, les employés et les ouvriers qui vivent en commun avec la famille.

Colonnes 8, 9 et 10. – Année de naissance, lieu de naissance, et nationalité

Colonne 11. – On fera connaître dans cette colonne la situation de chaque individu par rapport au ménage dont il fait partie, c’est à dire qu’on indiquera s’il en est le chef ou l’un des membres, s’il y appartient en qualité de parent ou d’allié, ou seulement comme employé ou domestique à gages.

Colonne 12. – Profession.

Colonne 13. – Pour les patrons, chefs d’entreprise, ouvriers à domicile, inscrire : patrons.

Pour les employés ou ouvriers, indiquer le nom du patron ou de l’entreprise qui les  emploie


 

Le passage de la vue des AD 94 classement par voie au fichier Excel et un classement alphabétique rend la recherche plus aisée pour les lecteurs

vue 5 des recensements de Maisons-Alfort en 1891 (AD 94)

vue 5  BOULANGER Hippolyte – 5, rue des Marais
vue 5  MINARD Armand – 5, rue des Marais
vue 5  DESAGNAT Célestin – 5, rue des Marais
vue 5  CAILLOT Eugénie – 5, rue des Marais
vue 5  DESAGNAT Benjamin – 5, rue des Marais
vue 5  DESAGNAT Désiré – 5, rue des Marais
vue 5  BENARY Charles – 5, rue des Marais
vue 5  DENOT Berthe – 5, rue des Marais
vue 5  BLANDIN Louise – 7, rue des Marais
vue 5  BLANDIN Marie – 7, rue des Marais
vue 5  BLANDIN Albert – 7, rue des Marais
vue 5  CRAPOIX Henri – 7, rue des Marais
vue 5  CRAPOIX Adrien – 7, rue des Marais

Et finalement la liste alphabétique de 1891

vue 1 (DECHIRE) – , rue de Mayenne

vue 2 (DECHIRE) Louise – 12, rue des Mèches

vue 165 ABORD Rosa – 36, Grande Rue

vue 31 ABRAHAM Marie – 3, Rue de Charentonneau

vue 136 ABRAHAM Arsène – 88-90, Grande Rue

vue 137 ABRAHAM Ernestine – 88-90, Grande Rue

vue 137 ABRAHAM (?) Albert – 88-90, Grande Rue

vue 128 ABRY Marguerite – 81, Grande Rue

vue 77 ACHART Marguerite – 5, Rue des Bretons

vue 73 ADAIN Berthe – 3, Rue Saint Georges

vue 53 ADAM Honorine – 18, Rue Saint-Maur

vue 148 ADAM Auguste – 5, Rue des Juilliottes

vue 148 ADAM Marie – 5, Rue des Juilliottes

vue 148 ADAM Marie – 5, Rue des Juilliottes


La liste complète REC 1891 MA

Faites des recherches fructueuses. Merci


 

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Classé dans 1891 Maisons-Alfort, 1911 Maisons-Alfort, Challenge AZ 2017, Recensements

Le coin des adhérents (0033) : 20 juin 2017

(107 avenue Gambetta derrière le bâtiment.) de 14h à 16h.
Mardi 20 juin – Permanence 31
7 présents, 33 adhérents pour la saison 2016-2017
10,2 adhérents en moyenne lors de ces permanences.

Permanences 2016-2017 et activités
Le Planning saison 2016-2017 est sur le blog.
Le Planning saison 2017-2018 a été proposée aux adhérents et à l’OMC, réponse dès que possible.

Les prochains rendez-vous en 2017 (saison 2016-2017)
JUIN
mardi 20 juin 2017 – M31
mardi 27 juin 2017 – M32
JUILLET
mardi 04 juillet 2017 – M33
Vacances scolaires samedi 08 juillet 2017

Saison 2017-2018  (les dates sûres)
Portes ouvertes des associations le Samedi 9 septembre 2017
Reprise des permanences : M1 le 12 septembre 2017.
Les 20 ans du CGMA, le samedi 25 novembre 2017

Permanences des mardis 2016-2017 (14h à 16h)
Venez impérativement avec vos ordinateurs portables.
Soyez également muni du câble adapté à votre ordinateur et au vidéoprojecteur



GENEALOGIE

 Jean-Pierre
Jean Pierre G. nous raconte l’histoire insolite d’une jeune fille jurassienne Jeanne Lanternier, de condition modeste, ayant des ascendants communs avec sa famille, devenue Sultane et grand-mère d’Hassan II du Maroc
Voir ci-dessous cette information collectée hors permanence :
Dans son roman « La sultane aux yeux bleus », la romancière Arlette Schneider, passionnée également de généalogie relate son histoire

 « La vie de Jeanne Lanternier, une petite paysanne jurassienne qui avec sa famille s’installe dans le premier village français créé en Algérie, aux portes de la Mitidja. Basée sur un fait authentique, l’histoire de Jeanne Lanternier se rapproche plus du conte que du fait divers »

« En 1832, époque de la colonisation en Afrique du Nord, la famille Lanternier quitte son village natal dans le Jura pour rejoindre l’Algérie. La France installe les pionniers aux portes de la Mitidja. Quatre ans plus tard, Jeanne, la fille du cardeur de chanvre voit sa vie basculer : enlevée par des pillards, présentée à l’émir Abd el-Kader, l’adolescente est finalement offerte à la cour du Maroc et devient la favorite du sultan. »

                                                                                                                                               

 

Pierre

Pierre L s’intéresse à l’histoire de sa commune de naissance située dans la Nièvre, Saint-Cercy-la-Tour, et plus particulièrement du lieu-dit Coddes.
Ses recherches historiques lui ont permis de localiser le tracé de voies gallo-romaines non loin des habitations de ses ancêtres.
Pierre souhaite étayer ses recherches à l’aide des cartes anciennes afin de vérifier les informations dont il dispose.
Différentes pistes lui sont proposées :

  1. AD de la Nièvre, évidemment
  2. Les cercles archéologiques et publications
  3. IGN (Institut Géographique National)
  4. Les Yahoo-Groups de la Nièvre

 

CHALLENGE AZ 2017

Le Challenge 2017 est dans sa troisième Semaine, voici quelques articles conseillés
Q comme Quiberon proposé par Joël le 20 juin dernier sur le blog du CGMA, sur l’inauguration de la ligne ferrée d’Auray à Quiberon
et aussi
T comme Testament de Joséphine Liège d’Iray
R comme RACHEL une vie toute simple. (1889-1965) – par Luciane
U comme U par christinedb (l’ancienne secrétaire du CGMA)
Et hors le CGMA :
http://mesgenealogies.blogspot.fr/
La troisième semaine de Challenge AZ 2017

Et la liste de tous les articles regroupés sur le Tableau

20 ANS DU CGMA

Joël développe ses propositions rédactionnelles des fascicules marquant les 20 ans du CGMA
– Présentation des recherches à MA depuis 20 ans
– Présentation des recherches hors MA
– Recherches des adhérents
La prochaine permanence du 27 juin sera essentiellement dédiée à cet évènement.

 


Les dernières nouvelles (hors permanences)

Les recensements de Maisons-Alfort
Les relevés du CGMA sur les recensements de 1891 et de 1911 sont terminés, ceux de 1891 sont en cours. Le chantier 1896 à été lancé en ce mois de juin 2017
Consulter les articles déjà parus (4 au 25 juin) : 1896 Maisons-Alfort


Tous les articles : Le coin des adhérents
Contact : cgma94@yahoo.fr
Le-coin-des-adhérents
Pour visualiser les comptes-rendus de la saison en cours
https://cgma.wordpress.com/category/permanences/saison-2016-2017/


 

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Classé dans A lire, Adhérents, Archives Départementales, Challenge AZ 2017, Généalogie des adhérents

U comme Ulysse, Uranie et Urbain et utilité !

Un petit tour dans les coulisses du CGMA


Voici  les prénoms commençant par U dans le recensement de 1911 à Maisons-Alfort (94)

Ulysse MAIGROT – 5, Rue du Chemin de Fer – vue 110.
Ulysse BIGE – 4 bis, Rue Clos des Noyers – vue 122.
Ulysse FAUCHE – 19, Rue Eugène Renault – vue 169.
Ulysse MERIT – 11, Rue Girard – vue 205.
Ulysse PROTOY – 73, Grande Rue – vue 466.
Ulysse JULLIARD – 40, Grande Rue – vue 514.

Uranie RICHARME – 26, Allée de la Gaîté – vue 188.
Uranie HAPPEY – 19, Rue de Charentonneau – vue 92.

Urbain MARNNIER – 1, Chemin du Marais – vue 248.
Urbain LAFAYE – 10, Rue du Parc – vue 279.
Urbain JALBEAU – 37, Grande Rue – vue 448.
Urbain AVRIL – 22, Grande Rue – vue 506.


L’ensemble des recensements Maisonnais actuellement mis en ligne
1891 • 1891 – 1891 • D2M8 19
1896 • 1896 – 1896 • D2M8 63
1911 • 1911 – 1911 • D2M8 119

Les Archives  Départementales de Créteil ( 94) précisent :
« Conformément aux recommandations de la CNIL, seules les listes nominatives de plus de 100 ans sont accessibles en ligne, soit jusqu’en 1911. Les listes numérisées de 1921 à 1975 sont disponibles en salle de lecture des Archives départementales du Val-de-Marne. »

Le CGMA (Cercle Généalogique de Maisons-Alfort) a commencé en 2016 à indexer les recensements Maisonnais.
Sont terminés et en ligne sur le blog :
recensements-Maisons-Alfort-1911
recensements-Maisons-Alfort-1891

Est en cours celui de 1896, voir l’évolution sur 1896 Maisons-Alfort

Il est utile de préciser l’utilité des indexations
a)            Elles permettent un accès individuel par contenu (nom, prénoms, date, texte)
b)           Elles permettent des traitements spécifiques

A titre d’exemples :

  1. Les prénoms commençant par U
  2. voies-1891
  3. c) voies-1911

Et un grand regret, de 2014 à 2016, le CGMA a investi dans la reconstitution de la vie familiale et militaire des soldats Maisonnais, Morts pour la France.
WW1 2015
WW1 Mai 2017
WW1 MGW
WW1 Vétérinaires ENVA
WW2 Déportés MA

L’indexation de recensements de 1911 auraient été bien UTILES.



 

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T comme Testament de Joséphine Liège d’Iray

Lettre testament de Joséphine Liège d’Iray ,

Puychevrier juin 1898

Prière de lire ceci de suite après ma mort, – et de faire ce que je demande J. Liège d’Iray

Puychevrier juin 1898

Je prie mes chers enfants ou ceux qui seront près de moi au moment de ma mort de me laisser pour m’ensevelir dans le costume de jour ou de nuit avec lequel je serai morte, sans me faire une toilette ou changement quelconque très pénibles pour ceux qui font les soins de propreté (et de désinfection, si c’est utile) c’est assez. Je demande seulement qu’on ferme mes yeux et ma bouche et qu’on rabatte le drap, de suite, sur ma figure pour ne plus reparaître devant ceux qui m’ont aimé vivante. J’ai toujours redouté, comme ma grand-mère d’être enterrée vivante, ayant quelquefois, comme elle a des syncopes, je demande qu’on veuille bien s’assurer si je suis bien morte avant de m’enterrer.

Une tombe est toute prête parce que j’ai vu l’espace qui me restait un peu juste, une seconde tombe n’aurait pu tenir. On n’aura qu’à ôter les deux longues pierres qui soutiennent la tombe pour me placer près d’Henri. J’ai brûlé presque toutes mes lettres anciennes, sauf quelques unes des enfants que je n’ai pas le courage de détruire pour un motif ou un autre. Je prie mes enfants de brûler toutes celles qu’ils retrouveront à moins qu’ils désirent en conserver certaines; ils ont … toute une vie et je ne vois aucun inconvénient à ce qu’ils reprennent leurs lettres ou d’autres qui les intéressent.

En dehors des lettres, j’ai pu oublier de brûler certaines notes ou réflexions inspirées par des déceptions ou chagrins à des époques troublées. Je désire qu’on les brûle, si l’on en retrouve, sachant par expérience que la paix générale en famille peut-être compromise par des lettres ou notes renfermant quelques mots vifs ou blessants pour les uns ou les autres.

Je ne laisse aucune dette pouvant porter ce nom; si je dois quelques francs en mourant, pour des comptes courants, les enfants les paieront. Pour les petits objets que j’aurai à laisser, indépendamment de la famille, à ceux qui m’ont aimé ou servi, j’en ferai une note à part, et on aura le temps de s’en occuper plus tard.

Pour mon enterrement pas de couronnes.

Si personne de la famille ne se trouvait près de moi au moment de ma mort, on demanderait à bonne mère Stéphanie les conseils nécessaires.

Si je mourrai assez subitement pour n’avoir pu prévenir moi-même mon fils que je suis malade, on lui enverra une dépêche : Capitaine Liège d’Iray 1×7, rue Saint-Dominique. On mettra dans la dépêche :

« Madame est malade » quelques heures après (au moins cinq à six heures) on lui en enverra une autre disant : « Madame est morte »

Je prie Eugénie et Amirault de dire à Monsieur Louis qui ne connaît pas les usages du pays, ce qui se fait pour les invitations à l’enterrement, le prix des femmes qui vont les faire, puis l’usage pour les porteurs, leur prix, les frais que leur paie pour s’aller rafraîchir au cabaret quand ils ont déposé le cercueil à l’église, chaque localité à ses usages et je désire que ceux de Beaumont soient observés. J’ai déjà demandé « pas de couronnes » je le répète.

Pour le pain des pauvres j’en ai donné 350 livres pour l’enterrement de Monsieur.

Je désire qu’on en donne par moitié à Mr Descoux de la Tricherie qui a été longtemps notre boulanger et Mr Fougereu de Beaumont

Joséphine Liège d'Iray

Joséphine Liège d’Iray

Adhérent-CGMA-Joël-007


Certains connaissent déjà Puychevrier d’autres pas.

Partons du Numéro 1 (Sosa-Stradonitz) – les sœurs LEYGUE –

Dont ma belle-mère dite Mamiette.

L’ascendance cognatique de ces 5 sœurs  1, 3, 7 et 15 nous conduit à Joséphine LE BRETON

Une femme de caractère n’est-il pas ?


Génération V
12 Joseph GODIN 23-02-1785 Pouilley les Vignes 25 † 04-02-1876
13 Gérardine WEIGEL 21-01-1812 Bade (Allemagne) † 17-07-1839
14 Silvain B. M. LeBRETON 30-01-1820 Brest 29 † 22-12-1869
15 Joséphine LIEGE D’IRAY 23-06-1830 Poitiers 86 † 26-11-1909

Génération IV
6 Henry GODIN 27-11-1838 Wissembourg 67 † 14-01-1932
7 Marie LeBRETON 18-11-1855 Poitiers 86 † 22-10-1941

Génération III
2 Émile LEYGUE 21-01-1884 Cherbourg 50 † 24-03-1948
3 Marguerite GODIN 29-03-1888 Chasseneuil 86 † 25-09-1972

Génération II

1 les 5 sœurs LEYGUE


Cette histoire se continue si nous lisons la lettre d’un des fils de Joséphine

1909 – Lettre d’André Le Breton

Sans oublier de parler de la belle-sœur !

Mme Veuve Le Breton. Une « Globe-trotter » de 94 ans !


Une femme comparable à Dominiquette SAINT-PIERRE rencontrée précédemment.


 

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S comme Saint-Pierre Lespéret : Le rideau rouge et André Chénier

Vraies ou fausses, les histoires familiales franchissent les générations.

Ces histoires sont fortement ancrées dans la mémoire des familles.
Mais elles laissent les généalogistes dubitatifs.
Souvent pendant des années ils ne savent pas faire la part entre l’histoire ou la légende.
Les généalogistes se mettent à la recherche du moindre indice.

L’histoire du « rideau rouge » de Henry Saint-Pierre Lespéret est restée longtemps pour moi une interrogation.
Un livre écrit par le général Antoine Noguès, gendre de Saint-Pierre , allait me confirmer que cette histoire n’était pas une légende.

« Mémoires du Général NOGUES (1777-1853) sur les guerres de l’Empire »
publiés par la Baron André de Maricourt -1922

L’extrait ci-dessous a été écrit dans l’introduction de ce livre par le Baron André de Maricourt.
Une introduction où fourmillent de nombreuses autres anecdotes familiales.

“ Les Saint-Pierre étaient voisins des Noguès. Ils tirent leur surnom du bourg de Lespéret, situé dans les Hautes-Pyrénées, non loin de Castelnau (-Rivière-Basse).

….

Quant à Saint-Pierre Lespéret, beau-père de Noguès, il appartient un peu à l’histoire.

Homme de haute culture et d’intelligence remarquable c’était bien un de ces types de la haute bourgeoisie jusqu’en 1789 la province aima à envoyer à Paris pour y représenter ses intérêts

Député du Gers, il siégea parmi les Girondins et devint l’ami personnel de Vergniaud et Gensonné.

Il fut incarcéré pendant la terreur et le 9 thermidor sauva sa tête. On a publié ses lettres écrites à sa femme de la prison Sainte-Pélagie, mais dépouillé de tout caractère intime elles perdent beaucoup de leur intérêt.
Après la Révolution, il continua de représenter le département du Gers et il s’attacha à l’Empereur qui désirait le rallier et l’anoblit. Vice-président du corps législatif, grand propriétaire terrien, il exerça dans le Gers la plus large hospitalité et rivalisa de bonté avec sa femme. Petit, gracile, d’aspect doux et bienveillant, doué d’une urbanité parfaite, il était cependant d’une force hors de pair à l’épée. Son caractère était d’un rare sang froid et diverses anecdotes inédites concernant sa détention méritent d’être rapportées.

Il était compagnon de prison d’André Chénier dont il devint l’ami. Leurs cellules faisaient vis-à-vis. Un rideau rouge voilait la fenêtre de Saint-Pierre. Chénier, désireux d’être prévenu à temps pour se préparer à la mort, si Saint-Pierre connaissait avant lui l’arrêt du tribunal révolutionnaire le concernant, lui avait demandé à cette heure redoutable de laisser tomber, comme signal, le sinistre rideau … Ainsi fut il … et bien qu’obéissant au suprême désir d’un ami, Saint-Pierre, jusqu’à sa mort fut hanté par le souvenir de ce geste qui lui apparaissait comme celui d’un bourreau.

Lui-même, en prison, attendait la mort avec calme et s’absorbait dans la traduction d’un ouvrage anglais de grande valeur. Quant au 9 thermidor on lui annonça sa liberté, il demanda la faveur de demeurer un jour de plus dans sa cellule pour terminer, dans le recueillement, l’ouvrage qu’il achevait. ”

Henry Saint-Pierre Lespéret est le sosa n°42 de J. MALARTIC mon beau-père.
La propriété dite de Lespéret est depuis plus de quatre siècles restée dans la famille.

Article de Joël

saint-pierre-lesperet

Henry SAINT-PIERRE LESPERET (1761 – 1847)

Les descendants de Henri SAINT-PIERRE LESPERET (42) et Catherine DUCUING (43)

1 Jeanne Dominiquette SAINT-PIERRE (17-06-1786 – 24-09-1864) (21)
x 10-05-1808 Jean-Baptiste DUCUING (20)
(20-07-1780 – 26-01-1813)

11 Ferdinand DUCUING (23-03-1809 – 11-11-1873) Marine Marchande puis
Ministère des Finances.
x 17-04-1849 Adèle MAGENC fille d’un Propriétaire à Plaisance.
(02-07-1823 – 03-11-1905 à Saint Maixent)

12 Henri DUCUING (10) (22-11-1812 – 07-11-1866) Avocat à Tarbes
x 25-02-1840 Evelina LEBRUN (11) fille de l’Avocat Jean-Paul LEBRUN
(18-12-1819 – 22-10-1885) de Tarbes

121 Henriette DUCUING (5) (10-11-1840 – 07-05-1919) de Tarbes
x 06-09-1860 Anicet MALARTIC (4)
(17-04-1836 – 02-07-1922) Juge
1211 Evelyne MALARTIC x A : LABORDE-LACOSTE
(1861-1952) Capitaine de Gendarmerie
x B : MUE
Directeur des Contributions Indirectes
1212 Clotilde MALARTIC x Gabriel FOCH
(1865-1944) Avoué (1850-1925)
1213 Henri MALARTIC (2) x Lucy DUFRAISSE (3)
Chirurgien (1873-1963) (1881-1964)

2 Emile Jean Baptiste Quitterie SAINT-PIERRE (1793 – 18-05-1834)
x – -1828 LESBAZEILLES ( – 1847)

3 Marie Jeanne Pélagie (dite Jenny) SAINT-PIERRE (03-01-1794 – 21-04-1884)
x 14-04-1815 Antoine NOGUES (Général)
(07-05-1777 – 21-12-1853)

31 Henry (1816 – 1840)
32 Caroline (1817 – 1831)
33 Edmond (1820 – 1883)

4 Dominique Joseph Urbain SAINT-PIERRE (27-06-1800 – 14-04-1865)
41 Henry (1840 – 1871)
x – -1858/ Juliette De PORQUEVILLE
( – 1880)

Adhérent-CGMA-Joël-007

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R comme RACHEL une vie toute simple. (1889-1965)

        2016-03-17-rachel-expo-cgma

   Panneau réalisé par Lucianne pour l’exposition du CGMA (juin-2016)

Justin Sylvestre MADERS et Alix MOUREAU, les grands-parents de Rachel étaient régisseurs au domaine de Creyssels commune de Meze (Hérault), un important vignoble où son père Justin Joseph passa son enfance avec ses frères et sœurs. Il se maria avec SEGUY Julie une jeune fille de Pinet (Hérault) en 1888.
C’est dans le Château de Creyssels que Rachel grandit avec son frère et sa sœur. Vers 1897 Justin et Julie « montent à Paris » à l’exemple d’autres cousins et s’installent à Alfortville (Seine : aujourd’hui Val-de-Marne), c’est là que nait leur 4ème enfant.
Justin devient tonnelier à Bercy, tandis que Julie s’occupe des enfants.
Vie simple ! Rachel fait sa communion solennelle à 11 ans, et passe son certificat d’études à 12 ans puis au travail : parquetière.
Au décès de son père, en 1906, Rachel à 17 ans Justin Julien 13 ans Germaine 11 ans et Louis 7 ans.
Le 30 juillet 1910, elle épouse Edmond CHAUDY né en 1884 à Charleville (Ardennes), dont toute la famille demeure dans un immeuble en bord de Seine, rue Constantin.
Après le passage à la mairie et à l’église de Vitry-sur-Seine, la noce se transporte au restaurant quai d’Alfort, pour fêter les jeunes mariés.

Rachel et Edmond ont un appartement, rue Constantin, dans le même immeuble que les autres CHAUDY !
Edmond est ouvrier spécialisé (rectifieur, outilleur) dans une usine d’Ivry-sur-Seine.

En 1914, il est mobilisé au 124ème régiment d’infanterie. Il écrit à sa chère Rachel des lettres du Front, qui racontent ce qu’il voit. Ayant reçu une petite somme en héritage, Rachel ira le rejoindre quelques jours.
La spécialité professionnelle d’Edmond, fait qu’il est rappelé à Ivry-sur-Seine et finira la guerre en usine (contrôleur chef de taille).
En 1917 nait Germaine, puis Maurice en 1920.

Rachel élève ses 2 enfants tandis qu’Edmond travaille à l’usine. Le temps passe entre les naissances, mariages, décès, parmi le grande famille CHAUDY et MADERS !
Arrive la guerre 1939-1945. Maurice se marie en janvier 1940 et Germaine en avril 1940.

Rachel et Edmond deviennent grands-parents. Mais les temps sont durs et les bébés manquent de nourriture, toute la famille dans l’immeuble se privent pour eux !
Les usines, très nombreuses à Ivry-sur-Seine, sont bombardées par les alliés.
L’une d’elle tombe sur l’immeuble à côté … tous décédés ! Ne pouvant être identifiés, les locataires seront enterrés dans une fosse commune au vieux cimetière de Vitry.
Rue Constantin, Rachel, sa fille, son petit-fils et la famille réfugiés dans la cave, sont étouffés par la poussière et les gravats. Rachel et Edmond se réfugient chez leur fille et gendre, dans la « Cité des combattants » de Vitry, ils seront rejoints un peu plus tard par un couple d’amis dont le mari est juif.
A la fin de la guerre Rachel et Edmond retournent chez eux, la vie continue ! En bord de Seine le dimanche Edmond fait le passeur avec sa barque entre Vitry et Alfortville. Les jours de marché, sur la place de l’église, il garde les vélos, pour arrondir sa petite retraite d’ouvrier !
En 1960 Edmond décède à l’hôpital d’une péritonite, reconnue trop tard …

Rachel reste seule, à demie aveugle, par le diabète, ses enfants et petits-enfants lui rendent souvent visite … puis la voilà grabataire !
En 1962, 1963 et 1964 elle devient arrière-grand-mère.
En 1965, elle s’éteint dans cette maison qu’elle n’a jamais quittée.

Rachel grand-mère par alliance de Adhérent-CGMA-Luciane-140

2014-03-30-maison-famille-chaudy-maders

2 Rue Constantin – Vitry-sur-Seine – voir Recensement 1911

C’est un petit immeuble en angle de rue, dont une façade donne sur la Seine
Haut de trois étages; le rez-de-chaussée a été jadis occupé par un petit bistrot fréquenté par les promeneurs du dimanche. L’étroite porte d’entrée sur la rue s’ouvre sur une petite cour pavée, fermée par une grille .A gauche une petite maisonnette: la loge de la concierge !
Un escalier de bois mène aux étages .sur chaque palier, un WC à la turc !
Chaque logis se compose d’une grande cuisine avec eau courante sur la pierre à évier et une chambre en enfilade .Une fenêtre par pièce, haute et étroite.
Certains appartements étaient réunis pour les grandes familles !
C’est dans cet immeuble que la majorité de la famille a logé de 1896 à 1965.
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                                             Recensement 1911 à Vitry-sur-Seine

 

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Q comme Quiberon

1882 – Inauguration de la ligne d’Auray à Quiberon.

Article du journal l’Avenir du Morbihan, républicain   du 26 juillet 1882

Paris Archives Nationales               Carton : F/1bI/331

Inauguration de la ligne d’Auray à Quiberon.

           Le ciel a-t-il voulu favoriser Monseigneur ou la République en nous donnant, dimanche dernier, une journée aussi belle pour l’inauguration du chemin de fer d’Auray à Quiberon? Nous l’ignorons. Nous laissons à ceux qui ont des relations particulières avec la divinité le soin d’expliquer ce mystère. Nous nous contentons de constater encore que les jours où nous fêtons la République le beau temps vient toujours nous sourire.

Grande animation dès dix heures du matin à la gare de Vannes. Le préfet (Côme Dufraisse), les conseillers de préfecture, les ingénieurs du département et un grand nombre de fonctionnaires sont réunis sur le quai et attendent le train qui est pris d’assaut. La gare d’Auray est pavoisée de drapeaux. Le train d’honneur qui doit partir dans un instant a sa locomotive richement décorée. Un magnifique écusson, composée de fleurs naturelles bleues, blanches et rouges et entouré de drapeaux tricolores, orne la queue du train. Quand tout le monde est casé, on donne le signal et nous prenons la nouvelle voie. A tous les passages à niveau, de nombreux paysans viennent saluer le train qui passe et on leur répond des voitures par le cri de vive la République. A Ploermel, à Plouharnel la foule couvre les quais de la station et cherche à pénétrer dans les wagons. Mais tout est comble et les maires et les adjoints des localités voisines sont seuls reçus. Cependant les conversations vont aussi leur train parmi les invités. On se demande si l’évêque qui n’a pas été aperçu ni à Vannes ni à Auray va donner sa bénédiction à la machine.

Entr’autres histoires, on nous en conte une renouvelée des Grecques, il est vrai, mais qui ne nous a pas semblé moins bonne.

Plusieurs des notabilités de Quiberon avaient, paraît-il, l’intention de se passer du concours de l’évêque. Elles étaient persuadées que c’était chose superflue de bénir une machine déjà baptisée plusieurs fois ainsi que des wagons-salons qui ne feraient jamais le service à Quiberon. Mais lesdites notabilités comptaient sans leurs épouses. Ces dernières ont déclaré que si Monseigneur ne venait pas, elles se mettraient toutes en grève, que le fort Penthièvre n’était pas loin et qu’elles auraient soin de s’y barricader comme autrefois Lysistrata et ses compagnes dans l’acropole d’Athènes. Les maris ont été obligés de se rendre et voilà pourquoi l’évêque était invité. Si non e vero…

Nous passons précisément au fort Penthièvre. Les voyageurs se mettent aux portières et admirent à l’Ouest, les vagues qui viennent se briser contre les rochers; à l’Est, une mer bleue et calme qui monte doucement sur la plage.

Saint-Pierre-Quiberon! La foule, à la porte de la gare, nous salue de ses vivats. Quelques minutes encore et nous descendons à Quiberon. Quelques coups de canons retentissent. L’orphéon de Belle-Ile, monté sur une estrade nous reçoit avec la Marseillaise.

Tout le monde cherche l’évêque. Pas plus d’évêque que (?) sur le plat de la main. Chacun admire la décoration de la gare, on plonge un regard dans la salle du banquet où se pressent des rangées d’assiettes et de verres à côté de magnifiques homards dressés sur le milieu des tables.

L’ornementation de la salle est faite de verdure et de drapeaux tricolores.

Mais toujours pas d’évêque à l’horizon. On assure cependant qu’il est à Quiberon depuis la veille. Il a voulu partir en voiture de peur de manquer le train. Enfin un léger mouvement se produit dans la foule, une croix émerge au-dessus des têtes ainsi que l’extrémité d’une crosse et les deux cornes d’une mitre. C’est monseigneur qui s’avance accompagné du curé et des vicaires de l’endroit. Il a fallu pour le faire venir la croix et la bannière; mais aujourd’hui la bannière était remplacée par un drapeau tricolore, avec les initiales R.F.  qui précède, la croix dans toutes ses évolutions. Monseigneur est monté sur l’estrade. Le maire lui souhaite la bienvenue au nom du conseil municipal; mais le diable de conseil municipal a disparu et ce n’est qu’à grand peine que le maire peut le réunir. A défaut de conseillers municipaux, les femmes se pressent autour de l’évêque et c’est au milieu d’un auditoire féminin qu’il commence son discours.

Il était bien loin, à Combourg (Ille-et-Vilaine), dit-il, quand il a reçu l’invitation du conseil municipal de Quiberon, et il s’est empressé de revenir pour répondre à l’appel qui lui était fait. Monseigneur parle ensuite de l’importance qu’une voie ferrée donnera bientôt à Quiberon, qui lui rappelle de bien tristes souvenirs. Il dit un mot des écoles de l’Etat d’où l’on sort avec la science humaine mais où l’on enseigne pas la science de Dieu. Il confesse que personne plus que lui n’admire ces merveilles enfantées chaque jour par la science, isthmes percés, tunnels creusés, etc., etc.

Il prétend que l’Eglise a toujours protégé les savants (ô Galilée!), favorisé leurs projets, soutenu leurs efforts. Un moine d’ailleurs, nous le connaissons, c’est Bacon, avait annoncé, dès le XIIIème siècle, les locomotives et les chemins de fer. Les livres saints avaient eux-mêmes prédit tout cela. Rien d’étonnant. On trouve tout dans les livres saints, mêmes les choses qu’on ne devrait pas y trouver.

Les prières commencent ensuite et la machine est baptisée une fois de plus. La bénédiction de l’évêque lui fait sans doute un peu de plaisir, car elle se met à siffler, à siffler, comme on ne siffle pas un évêque. Fi donc! La vilaine! Serait-elle, elle aussi, libre-penseuse.

In caudâ venenum. – La bénédiction terminée, l’évêque remercie encore le maire du bon exemple qu’il a donné et que d’AUTRES auraient dû imiter.

On a vu dans cet « autres » des choses, des choses… N’y aurait-on pas vu aussi le veau perdu que cherchait le villageois du bon La Fontaine?

L’évêque descend de l’estrade, accompagné par le drapeau tricolore, la croix et la Marseillaise, et disparaît dans la foule. Il va dîner au presbytère. Le menu du banquet était, dit-on, trop maigre pour lui. Chacun des invités prend place à table et la salle est bientôt remplie de joyeux convives qui font honneur à la cuisine Quiberonnaise. L’air vif de la mer avait d’ailleurs aiguillonné les appétits. Le champagne pétille bientôt dans les verres. L’heure des toasts est venue.

Le maire de Quiberon, M. Allain, se lève le premier et prononce les paroles suivantes :

« Monsieur le Préfet, vous tous, Messieurs, « Au nom de tous les habitants de la presqu’île de Quiberon, je suis heureux de vous souhaiter la bienvenue et de vous remercier d’avoir bien voulu quitter vos nombreuses occupations pour venir partager notre joie. Elle est grande.

« Cette fête marque une ère de progrès et de prospérité, car nous l’espérons, Messieurs, le chemin de fer remplacera notre cher cabotage à voile, notre fructueuse industrie ruinée par le remplacement des bateaux à voile par les bateaux à vapeur.

« Nous sommes doublement heureux aujourd’hui, car non seulement cette ligne ferrée nous rapproche du continent dont nous étions si éloignés, mais elle nous lie à notre belle voisine, puisqu’aujourd’hui, pour la première fois, le Bellilois a laissé tomber l’ancre dans notre port.

« Nous pourrons nous donner une poignée de main et, je vous l’assure, elle sera cordiale; nous nous souviendrons du généreux empressement que nos voisins ont mis à répondre à notre appel en cette solennelle occasion.

« Merci à la République d’avoir songé à la vieille démocratie Quiberonnaise, par conséquent à Hoche, le pacificateur de la Vendée, le vainqueur de Quiberon; je dirais plus, son sauveur, celui dont la légende fait le charme de nos longues veillées d’hiver, celui enfin à qui nous devons d’aimer la République.

« En vous saluant, monsieur le Préfet, je salue la République, dont vous êtes ici le digne représentant.

« Merci de l’intérêt que vous portez à Quiberon.

« Merci, monsieur le Sous-Préfet, de toutes les peines que vous vous êtes données en nous aidant à préparer cette fête.

« Merci à messieurs les Ingénieurs et à leurs employés, de la part si active qu’ils ont prise aux travaux que nous inaugurons aujourd’hui.

« Merci à notre ami Gressy de son généreux concours.

« Messieurs les employés de la Compagnie d’Orléans, nous avons l’honneur de vous connaître que depuis quelques jours, mais le peu de relations que nous eues ont été si amicales qu’elles font bien présager pour l’avenir.

« Merci à vous tous qui avez bien voulu nous témoigner votre sympathie et répondre à notre humble invitation en venant vous associer à notre joie.

« Messieurs, à la République et son incomparable président, à notre digne Préfet, à notre non moins digne Sous-Préfet, et à vous tous, messieurs! »

Ces bonnes paroles du maire de Quiberon sont saluées par d’universels applaudissements.

  1. le Dr Gressy, maire de Carnac et conseiller général du canton de Quiberon se lève à son tour et, dans une chaleureuse improvisation, il compare, le Quiberon de 1882 au Quiberon de 1795. Aujourd’hui, partout la concorde, la paix, l’union, Quiberon a sa station de chemin de fer, de riantes maisons de campagne s’élèvent partout sur cette côte autrefois déserte, et ce n’est que le début. Une ère nouvelle de prospérité commence aujourd’hui pour la presqu’île. En 1795, les français combattaient les uns contre les autres et ensanglantaient de leurs combats fratricides toute la contrée jusqu’au fort de Penthièvre. Soixante-quinze ans ont suffi, grâce au progrès des idées, pour cicatriser ces plaies et effacer ces lugubres souvenirs. Quand la patrie a été attaquée, tous, fils et petits fils de vainqueurs et des vaincus de 1795, se sont groupés autour d’un homme, qui personnifiait la résistance, pour défendre le même drapeau, celui de la France, notre commune Patrie. Honneur à M. Gambetta d’avoir su réunir dans un même élan tous les Français. Messieurs, je bois à Gambetta, à la République, à Quiberon!

Des bravos répétés accueillent cette belle allocution que nous eussions désiré reproduire in extenso si cela eut été possible.

  1. le Préfet veut aussi remercier la population de Quiberon en la personne de son digne maire, de son conseiller général et des conseillers municipaux de la cordiale réception qui a été faite aux représentants du Gouvernement de la République. Quiberon, dont les sentiments républicains sont bien connus, méritait d’être récompensé de son attachement à la République et M. le Préfet espère que cette ligne que l’on vient d’inaugurer et qui n’est qu’une très minime partie des grands travaux entrepris, grâce à l’initiative de M. de Freycinet, par toute la France, sera pour la presqu’île le point de départ d’une ère de prospérité nouvelle, et en même temps un gage nouveau qui resserrera encore plus étroitement les liens qui unissent l’intelligente et laborieuse population de Quiberon avec le gouvernement d’ordre et de progrès qui a pris en main la cause des grands intérêts matériels et moraux du peuple et qu’il espère mener à bonne fin avec le concours de tous.

Le Préfet a ensuite bu au maire de Quiberon, à son conseiller général et à la population toute entière.

Le banquet terminé, les invités ont parcouru les différentes rues du bourg pavoisées de drapeaux tricolores, ornées de branches de sapin, de feuillage, de lanternes vénitiennes. Pas une maison qui n’eut son drapeau. Le clocher lui-même avait le sien. Des courses aux canards attirent la foule à Port-Maria pendant que de jeunes gars, sur la place de l’église, s’évertuent à décrocher qui une blouse, qui une paire de souliers ou un paquet de tabac au mât de cocagne.

Mais l’heure du départ approche. Chacun s’empresse de choisir sa place dans le train. Tant pis pour les retardataires; ils seront obligés de faire la route à pied. Ce qui est arrivé, dit-on à deux de nos amis. A cinq heures et demie, le train quitte Quiberon au milieu des acclamations de la population accourue sur le quai. Une gracieuse attention des autorités nous fait stopper une demi-heure au pied du fort de Penthièvre que l’on court visiter. Le point de vue que l’on a du haut de la plate-forme est vraiment merveilleux. Mais on a à peine le temps d’admirer, il faut reprendre bien vite sa place ou rester en panne à Penthièvre, ce qui ne serait pas très amusant.

Une demi-heure après le train rentrait en gare d’Auray et là chacun reprenait sa route de ses pénates, heureux et content de sa journée.

Cependant, nos bons Quiberonnais devaient danser et s’en donner à cœur joie, en attendant les illuminations et le feu d’artifice. Cette fête leur laissera je l’espère dans la mémoire un long et durable souvenir et ils sauront à l’occasion manifester leur reconnaissance à cette République qui a songé à eux et qui vient de leur donner, en les reliant au continent par une voie ferrée, un magnifique témoignage de sa sollicitude.

N’oublions pas de féliciter, en terminant, tous ceux qui ont pris part à l’organisation de la fête et en particulier M. Laurent, l’adjoint qui a su se multiplier et a réussi à contenter même les plus difficiles.

La Compagnie d’Orléans ne saurait elle-même être oubliée. Elle avait délégué pour la représenter l’intelligent M. Berthet, inspecteur général des lignes de Bretagne. Les autorités départementales et municipales lui ont fait l’accueil le plus gracieux et tous se sont plu à la fin du banquet, et en particulier M. Le Préfet du Morbihan, à faire l’éloge de la Compagnie et à remercier M. Berthet de l’empressement qu’il avait mis à être agréable à tous les invités de cette jolie fête locale en mettant à leur disposition le beau et long train que les populations saluaient sur tout le parcours.

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Généalogie simplifiée de mon épouse née MALARTIC pour remonter

au Préfet Côme DUFRAISSE.

1  Jean, Andrée et Colette MALARTIC             Génération III     1908-2004

 

2 Henri                MALARTIC    le père           Génération IV      1873-1963

4 Anicet              MALARTIC le grand-père     Génération V       1836-1922

 

3 Lucy                 DUFRAISSE   la mère           Génération IV      1881-1964

6 Côme               DUFRAISSE   le grand-père  Génération V       1850-1935

Article recueilli et présenté par Adhérent-CGMA-Joël-007

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