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Le peuple de Paris au XIX° siècle – (02)

Extrait du catalogue de l’exposition : « LE PEUPLE DE PARIS AU XIX° SIÈCLE » au musée Carnavalet (2011)

Les guinguettes (Jean Baptiste Lesueur – Famille allant à la guinguette, entre 1790 et 1800)

Au XVIII° siècle, quelques établissements florissants accueillent les escapades dominicales du peuple aux confins de la ville.

Au faubourg du Temple se trouvait le Tambour royal de Jean Ramponeaux, qui bâtit sa gloire sur sa pinte de vin. A l’extrémité de la rue Blanche, le quartier des Porcherons propose aussi des débits très courus. Mais la nouvelle ligne d’octroi établie le long des boulevards, consacrée par l’élévation entre 1784 et 1791 du mur d’enceinte dit des Fermiers généraux, entraîne la ruine de ces établissements intra-muros. La population laborieuse va désormais chercher du vin non-taxé et une cuisine bon marché au-delà de cette nouvelle enceinte, sur une couronne quasi continue de guinguettes et de bals champêtres qui se développe en peu d’années. En semaine, la guinguette voit surtout une clientèle d’habitués : maraîchers de banlieue, ouvriers des ateliers voisins et compagnons du bâtiment. Mais le dimanche et le lundi, le tumulte anime la barrière de midi à minuit. Les tables installées dans les jardins sont prises d’assaut par les familles, la salle offre le spectacle d’abondance d’une nourriture préparée, surtout en carnaval. L’annexion porte un coup fatal à la sociabilité festive des barrières en soumettant les guinguettes à l’octroi. Celles-ci cèdent le pas, après 1860, aux plaisirs de la « zone » et des « fortifs », dont la réputation est plus ténébreuse que celle de l’enceinte précédente (Faure 1978).

Selon François Gasnault, qui dénombre en 1830, 138 guinguettes à Paris et 229 en banlieue, « sans élégance et avec énormément de tapage, les guinguettes ont peut-être fait beaucoup pour rendre vivable la surchauffe démographique qui faisait bouillonner Paris et sa banlieue ».

Miriam Simon

(conservatrice en chef au musée Carnavalet)

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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A l’heure du bicentenaire de WATERLOO une histoire franco polonaise:

Les souvenirs familiaux ne disparaissent pas avec le temps:

Ainsi en France et en Pologne les descendants d’un certain LEVITTOUX DESNOUETTES cherchent à reconstituer l’histoire de Pierre Mathurin LEVITTOUX DESNOUETTES

Selon la mémoire familiale Pierre Mathurin LEVITTOUX DESNOUETTES serait né en 1783 à Noyons (OISE)

Il aurait été officier de Napoléon 1er lors de la Campagne d’EYLAU en 1807 .

Victime de la typhoïde il aurait été soigné par une jeune fille polonaise et hébergé dans le manoir familial de la région (près de CRACOVIE)

Il aurait eu plusieurs enfants dont 2 fils, l’un qui ayant comploté contre le Tsar de l’époque se serait suicidé pour ne pas trahir ses compagnons , le second médecin qui aurait eu 14 enfants et connut une vie agitée.

Les années ont passé et le manoir a brulé en 1944 avec les papiers de l’ançêtre.

Une jeune femme de la famille est revenue vivre en France il y a plusieurs ‘années mais est restée en contact étroit avec sa famille polonaise qui lui a demandé de retrouver les traces de Pierre Mathurin.

A partir des éléments communiqués plusieurs personnes ont mis leur efforts en commun pour l’aider dans ses démarches :

. Il en résulte que Pierre Mathurin n’est pas né à Noyons ni dans l’Oise

. Que le patronyme LEVITTOUX , LEVITTOU LEVITOU est breton , concentré à Caulnes et à Pleudihen dans le 22

Un acte de naissance a été trouvé à Caulnes en date du 4 octobre 1783 au nom de Mathurin Pierre LEVITTOUX , fils de Sébastien Charles LEVITTOUX LANOE, notaire et procureur fiscal .

Le mariage de son fils Henri Joseph Pierre LEVITTOUX , 31 ans, né dans le palatinat de Cracovie, a été célébré à Pleudihen le 20 juillet 1853 avec une demoiselle Marie POMMERET.

Son père est dénommé Pierre LEVITTOUX propriétaire et sa mère Marie , née Zycrynzka. Ils sont domiciliés à Wielkie ce qui correspond aux indications familiales .

Donc, malgré son installation en Pologne des contact ont été gardés entre l’officier de Napoléon et sa famille.

Ceci dit , il reste au moins un point a éclaircir:

Pourquoi Noyons ? la dernière adresse française de Pierre Mathurin? la ville de garnison de son régiment ?

Une visite au SHD n’a pas permis de retracer son parcours militaire .

Il n’est pas enregistré comme officier ni sous le nom de LEVITTOUX ou des variantes orthographiques ni sous le nom de DESNOUETTES

Et pourquoi DESNOUETTES ?

Le SHD indique qu’il s’agit peut être d’un nom de guerre pris en hommage au fameux général LEFEVBRE DESNOUETTES sous lequel il aurait servi.

C’est possible Pierre LEVITTOUX a abandonné par la suite cette partie de son nom .

Pour en savoir plus il faudrait connaitre son régiment, dit le SHD.

L’indexation en cours des registres Napoléoniens permettra de faire avancer les recherches.

Les recherchent concernant la partie bretonne continuent.

J’espère que cette histoire vous aura amusé autant que moi .

Elle illustre aussi le fait que l’entraide en généalogie ce n’est pas un vain mot!

Je ne peux que remercier  Grazyna LEVITTOUXKERNER de nous avoir fait partager l’histoire de son ancêtre.

Maryse

 

Rédigé par Adhérent-CGMA-Maryse-203

 

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Physionomie générale des bals publics (1845)

Extrait de :  « PARIS DANSANT » 1845

Physionomie générale des bals publics

La grande-chaumière, la chartreuse, le Prado, Valentino, Mabille

Parmi les bals publics, il en est un fort aristocratique, le Ranelagh, qui s’ouvre en été tous les jeudis soirs, auprès du bois de Boulogne ; les cavaliers y payent trois francs d’entrée, les dames sont imposées à un franc par tête, contrairement au galant usage, qui leur ouvre gratuitement les autres bals, attendu qu’elles contribuent par leurs charmes et leur parure à l’attrait de la fête. Si vous ajoutez que l’on ne saurait aborder le Ranelagh sans voiture, à cause de la distance qui le sépare de Notre-Dame-de-Lorette comme du quartier latin, vous comprendrez que ce séjour n’admet qu’une classe de danseurs et de danseuses privilégiée par la fortune.

Un autre bal, non moins excentrique, mais peut-être plus attrayant, c’est Tivoli qui vient de ressusciter sous le nom de Château-Rouge, au bruit des fanfares et à la lueur d’un feu d’artifice étoilé.

Parmi les bals à bon marché, il en est plusieurs où l’honnête homme peut entrer sans crainte de se déconsidérer ; ce sont les bals qui, par leur situation et par suite de vieilles habitudes, sont devenus la propriété, à peu près exclusive, des étudiants, classe instruite, intelligente, bien née, que la société met chaque année en coupe réglée pour en tirer des professeurs, des membres de l’Institut, des avocats , des députés, des ministres.

Les bals réservés à l’étudiant sont, la Grande-Chaumière, ouverte l’été seulement ; le Prado qui se divise en deux établissements, Prado d’été et Prado d’hiver ; la Chartreuse qui sait approprier le même local aux exigences des deux saisons, en ouvrant ou en fermant les portes, qui font communiquer son jardin et sa rotonde.

Entre le Ranelagh, où l’étudiant ne va presque jamais et ses bals attitrés où on le rencontre toujours, se place un bal intermédiaire, qui ne coûte pas trois francs comme le Ranelagh, ni un franc seulement comme la Grande-Chaumière, qui n’est pas situé pour les convenances du quartier latin, ni pour celles de la Chaussée-d’Antin et de la Banque : bal intermédiaire sous tous les rapports, où la population des étudiants se retrouve, mais non plus dominante, mais mêlée à d’autres éléments qui représentent la population de tout Paris. Ce bal a deux faces comme Janus ; l’hiver, il est établi dans la rue Saint-Honoré, et s’appelle Valentino ; l’été, il va dresser sa tente aux Champs-Elysées et prend le nom de Mabille, nom prédestiné à la danse et qui s’est déjà illustré dans les ballets de l’Opéra.

M. Mabille, propriétaire de l’établissement, mort il y a peu de temps, était un professeur de danse émérite. C’est sa veuve, toute vêtue de noir, assise à l’entrée du jardin, dans un bureau grillé, qui daigne distribuer elle-même les cartes d’entrée. Les fils de M. Mabille ont hérité en même temps de son bal et de sa vocation chorégraphique.

A tous les bals publics on trouve des lanternes extérieures, un bureau grillé pour prendre les billets, un orchestre, un estaminet, car il est peu de dames parmi les habituées qui refusent le cigare, et, lorsqu’elles éprouvent le besoin de se rafraîchir, leurs lèvres délicates n’ont aucune répugnance pour l’eau-de-vie. Presque partout vous verrez une roulette où chacun est libre de perdre quelques macarons.

Comme caractère général, notons la présence des inspecteurs de police, des gardes municipaux et des sergents de ville. Nous apprécierons ensuite avec détail la physionomie de la Grande-Chaumière, de la Chartreuse, du Prado, de Valentino et de Mabille.

La danse qui règne dans tous ces lieux est la même ; c’est la contredanse ornée de geste, de sauts, de trémoussements, de tortillements, de trépignements, de contorsions, d’ondulations de tout le corps qui varient suivant l’inspiration de chacun, et qui deviennent de plus en plus expressifs à mesure que le regard du municipal se détourne ; c’est la valse qu’on exécute en tenant sa valseuse par les épaules ou par la tête ; c’est la polka saluée par des hurlements de joie. La polka ne s’est propagée que lentement dans les bals publics ; les leçons de Laborde et de Cellarius étaient trop chères pour les habitués ; l’année dernière, j’ai vu tel jour à la Chaumière où l’air de la polka nationale (de quelle nation ?) a été joué deux fois avant de déterminer un seul couple à se lancer dans l’arène. Depuis on s’est risqué sans mesurer ses forces ; naguère encore, au jardin Mabille, quand retentissait la polka, un groupe confus, inextricable, tournait autour de l’orchestre en sautant à cloche-pied. Cela s’appelait polker !… Mais depuis que Mlle Clara Fontaine, la reine des étudiantes, s’est fait inoculer la science de Cellarius, et qu’elle en a donné des leçons chez elle, rue de Provence n°6, le public mabillien s’est formé rapidement. Il tient maintenant le canevas de la polka, même il y brode des dessins de fantaisie qui ne sont pas sans charme pour l’observateur.

Dans tous les bals que nous venons de nommer, la danse est la même, et l’on chercherait vainement à distinguer chaque localité par des nuances. Nous l’avons dit, le plus ou moins de verve et d’excentricité dépend du nombre et de l’attention des gardes municipaux et des sergents de ville. Au milieu de ces joies en ébullition, l’homme de police est un alliage réfrigérant qui produit plus ou moins d’effet suivant la dose.

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

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Vers l’Etat-Civil (2)

Vers l’Etat Civil : suite de l’ exposé de Monique B. pour les adhérents du CGMA.

Ordonnance de Saint-Germain en Laye – Avril 1667 – (Code Louis)

Cette Ordonnance prise par Louis XIV porte réformation de la Justice, notamment le moyen d’apporter la preuve. Les articles 7 à 24 (titre mariages) concernent  les actes de Catholicité.

Article 7 : « Les preuves de l’âge du mariage et du temps du décès seront reçues en bonne forme qui feront loi et preuve en justice ».

Les grandes lignes concernant l’Etat-civil sont les suivantes :

. la tenue des registres en double,

. l’uniformisation  de la rédaction des actes,

. la réglementation, la périodicité,

Elles marquent des avancées certaines.

Certains curés avaient déjà pris l’habitude de tenir leurs registres en deux exemplaires (Bouches du Rhône, Dordogne, Auvergne, Côte d’Or), Aube,….).

Cette pratique se généralise. Toutefois, certains curés tenaient aussi des registres séparés pour les baptêmes et les sépultures.

Chaque année, un exemplaire des registres sera déposé au Greffe Royal. Les registres commencent le 1er janvier et se terminent le 31 décembre. La fourniture est faite par la Fabrique (organisme qui gère les biens de l’église) en décembre.

En ce qui concerne la rédaction des actes, des précisions sont données sur les renseignements devant y figurer.

Pour les Baptêmes:           le jour de naissance, le nom de l’enfant des Parrains, Marraine, Père et Mère,

Pour les Mariages :            Les noms, surnoms, âge, qualité des mariés. Il fallait également préciser leur état : enfants de  famille, en tutelle, ….

Pour les Sépultures :         Mention doit être faite du jour du décès, des Témoins, (parents ou amis ayant assisté au convoi), les Témoins doivnt signer les registres. S’ils déclarent ne pas savoir signer, cela doit être noté.

Tous les actes sont transcrits sur le même registre qui est côté et paraphé par le Juge Royal (c’est le début des deux originaux). Ils sont timbrés à partir de 1674. Les  actes sont écrits dans l’ordre des jours, sans aucun blanc.

Lors du dépôt des registres au greffe, le Greffier doit collationner, barrer les blancs et les pages inutilisées.

Enfin, une grande nouveauté : les Prêtres et les Juges devront fournir des extraits d’actes à tout demandeur (à un tarif fixé).

Des peines sont prévues (saisies ecclésiastiques, amendes Marguilliers, …) pour ceux qui «  chacun à leur égard » ne satisferont pas aux dispositions de l’Ordonnance.

Révocation de l’Edit de Nantes – 1685

Par l’Edit de Fontainebleau du 18 octobre, les Protestants ne peuvent plus avoir d’actes concernant leur existence. Beaucoup vont émigrer, d’autres, restés en France, iront dans les « églises de Barrière » (Belgique à Tournai, Namur….)

Déclaration Royale de Louis XV – 1736

C’est le premier texte entièrement consacré à l’Etat-civil. Louis XV  ne se faisait pas d’illusion sur l’application des mesures précédentes (Préambule du texte). C’est donc un rappel, voire une amélioration des « lois » à respecter.

Article 1         Deux registres authentiques qui feront foi en Justice. Sur lesquels seront inscrits les Baptêmes, Mariages, Sépultures au cours de l’année. Les deux registres sont fournis par la Fabrique un mois avant le commencement de l’année.

Article 3         Tenue : tous les actes sont inscrits sur chaque registre, sans blanc, et signés par ceux qui doivent signer en même temps qu’ils seront faits.

Article 4         Baptêmes : Jour de naissance, nom de l’enfant,  des Père et ère Parrains, Marraines, l’acte est signé par celui qui administre le baptême. Pour ceux qui ne savent pas signer, mention est portée de la déclaration qu’ils en feront.

Article 7         Mariages : Noms, surnoms, âge, qualité, demeures de contractants. S’ils sont enfants de famille, en tutelle, curatelle ou « puissance d’autres », les consentements des Père, Mère, Tuteur, 4 Témoins, dignes de foi, sachant signer, avec mention de leur nom, qualité, domicile, degré de parenté ou alliés des époux de quel côté, signatures de ceux qui participent à l’acte ou déclaration qu’ils en feront.

Article 10         Sépultures : Jour du décès, nom, qualité du défunt. Enregistrement du décès pour tous les enfants, quel que soit leur âge. Signature des 2 Témoins  (proche parents ou amis) ayant assisté à la Sépulture.

Les curés qui célèbrent les baptêmes, mariages, sépultures doivent également signer l’acte. Même le cas du décès du curé est prévu (articles 21 et 23). Les registres seront rangés dans un coffre fermant à clé (avec indication du nombre et des années) qui sera déposée au Greffe jusqu’à l’arrivée du successeur.

En conclusion, après 1736, les registres sont tenus en double dans toutes les provinces avec un exemplaire versé au Greffe. Les manques viendront des guerres, incendies ou pertes par les hommes.

Arrêt du Conseil – 12.7.1746 – (Louis XV)

Tenue de Registres séparés :

. d’une part, pour les baptêmes est les mariages,

. d’autre part, pour les sépulture (pour communication au Contrôleur du Domaine).

Edit Royal – 1787 – (Louis XVI)

C’est la fin de l’ancien régime (Louis XVI). Rappel des mesures précédentes pour les Protestants.

Il faut noter :

.  Avant la Révolution, le Nom pouvait être modifié,

.  Les curés inscrivaient parfois les publications des mariages dans les cahiers de Catholicité  (3 jours de rang à une semaine de distance – Bans ?).

.  La  Présence de Tables alphabétiques ou Abécédaires étaient de l’initiative des Prêtres.

.  Quelques mentions, de nature très variable,  sont retrouvées en marge des actes, toujours à  l’initiative du curé : exemple : sur un acte de baptême, le décès d’un enfant en très bas âge.

.  Les actes sont mentionnés : B = baptême, M = mariage, S ou O (Obitt) = sépulture. Le baptême devait être célébré dans les 3 jours suivant la naissance.

   En l’absence d’un curé, les cérémonies pouvaient être célébrées dans une paroisse voisine.

.  La plupart des Cahier paroissiaux ont été transférés aux Archives communales.

.  La collection des Greffes a été transférée aux Archives départementales – Série E.

NB

Natif                      Ne signifie pas forcément  né à  mais originaire de

Marguillier         Serviteur de l’église laïc

Custode               Boîte à hostie

Dîme                     1/10e versé à l’église sur les sacrements, gain casuel aboli en 1768

(Merci à Monique pour cet exposé passionnant que nous avons décidé de mettre à la disposition de tous sur le blog)

*Monique-B-155*

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Vers l’Etat-Civil (1)

Vers l’Etat Civil : un exposé de Monique B. pour les adhérents du CGMA.

C’est le résultat d’une lente évolution. Jusqu’à la Révolution, il s’agit de registres de catholicité (paroissiaux actuellement).

1285 / 1314 Moyen Age

On peut situer le point de départ sous Philippe IV Le Bel. C’est un Roi « juriste » qui veut que sa volonté soit connue, donc écrite.

Il institue la tenue des registres pour les baptêmes (le plus ancien est celui de Givry (Saône-et-Loire, près de Châlons) qui va de 1334 à 1357). Il contient des informations historiques, démographiques, généalogiques….. par exemple, un recensement du nombre de décès lors de la grande peste noire (pic vers 1348), les inscriptions s’arrêtent brusquement et on peut penser que le curé a succombé à son tour.

Avant 1539, 378 communes commencent à tenir des registres (47 en Ille-et-Vilaine).

Ordonnance de Villers–Cotterêts  (Aisne – Château Royal)

25.8.1539, enregistrée au Parlement le 6.9.1539

Elle est prise par François Ier  et sous l’impulsion de Guillaume Poyet, Chancelier, pour ce qui concerne la justice. Elle comprend 192  articles.

Elle jette également les bases de l’Etat-Civil : 7 articles (de 50 à 56) lui sont consacrés.

Tout d’abord une unification de la langue : le FRANÇAIS, (seulement parlé dans le nord) supplante le latin. Le Français devient donc la langue officielle pour tous les actes du royaume.

La Justice : L’Ordonnance retire aux tribunaux ecclésiastiques toutes compétences autres que celles concernant la Foi.

Cette Ordonnance  décrète – et c’est le plus important pour les généalogistes –  la tenue de Registres  destinés à « Prouver le temps de la Natalité »  et  « Prouver le temps de la Mort »

Registres de Baptêmes : En forme de preuves pour faire pleine Foy » de l’heure et du temps de la Natalité (hommes / femmes).

Ce temps est essentiel pour décompter la Minorité et la Majorité. En effet, beaucoup essayèrent de tricher sur leur âge.

Registres de Sépultures : limités aux  « tenants bénéfice ».

Auparavant, la preuve était généralement apportée par des témoins, un notaire devait signer les registres (article 52).

Les registres doivent être déposés tous les ans au Greffe (Bailly / Sénéchal) (article 53).

La motivation concernant la tenue des Registres provenait du fait que François Ier avait obtenu du Pape (1516) le droit de disposer des bénéfices, biens attachés aux fonctions ecclésiastiques mais le bénéficiaire doit être majeur.

Les mesures concernant les décès sont très rigoureuses :

.     Les décès doivent être publiés.

.     Les domestiques doivent les déclarer aux églises.

.     Avant la Révolution, interdiction  de garder les corps sous peine d’amende, de punition corporelle, de confiscation du corps, des biens, pour les contrevenants.

Les mesures prévues par cette Ordonnance seront très médiocrement appliquées au début ; leur application s’améliore progressivement  entre 1539 et 1579.

Freins :

. Manque de moyens de communication

. Réticence du clergé,

. Exemplaire unique pouvant être perdu.

1559                                Tenue de registres pour les Protestants.

Concile de Trente   1563        

(Charles IX – Catherine de Médicis)

Le concile renforce la tenue des Registres de Baptêmes en ordonnant l’inscription des noms des Parrains et Marraines.

Objectifs : 

Mieux rompre avec les Protestants,

Faire du mariage un acte officiel,.

Eviter les mariages entre personnes de Parenté Spirituelle

Traquer les affinités  et les consanguinités des époux, les Dispenses étant payantes.

On distingue :          Parenté Spirituelle (Parrains, Marraines)

                              Affinité (famille par alliance)

                              Consanguinité (Ancêtres communs)

Quelques collections de registres commencent  à être constituées à cette époque.

Ordonnance de Blois – Mai 1579

Par cette Ordonnance, Henri III organise la Police (363 articles). Trois articles (40, 42, 181) concernent les Registres de Catholicité. L’Ordonnance de Blois confirme celle de Villers-Cotterêts pour les baptêmes (article 18). Elle y rajoute les mariages et les sépultures. C’est donc la première fois que les trois actes de la vie sont enregistrés.

L’enregistrement des mariages a pour objectif d’éviter le recours à la preuve par témoins et de réagir contre les mariages clandestins. On ne badine pas avec cette pratique.

L’article 42 prévoit la peine de mort sans espérance de grâce à ceux qui détournaient les mineurs sans le consentement express des Père et Mère.

Un bref rappel Majorité / Nubilité :

L’âge de la Nubilité (procréation) a varié au cours des siècles, de 13 à 15 ans pour les filles et de 15 à 18 ans pour les garçons. La majorité, à l’époque, étant de 25 ans pour les filles et de 30 ans pour les garçons.

Progressivement, de plus en plus de registres sont tenus. Peu sont déposés au Greffe car beaucoup de curés gardent leur unique exemplaire.

Edit de Nantes – 1598

Promulgué le 13 avril par Henri IV. La célébration du mariage devant les Pasteurs protestants devient valide mais les morts doivent être enterrés hors des cimetières catholiques.

Ordonnance de Saint-Germain en Laye – 1634

(Louis XIII, Richelieu)

Mention est faite du consentement des Pères et Mères sur les actes de mariages pour les mineurs (pas de confirmation).

A suivre

Merci *Monique-B-155*

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La micheline Carhaix-Rostrenen-Loudéac : arrêt à la Croix-Madeleine

Deux articles parus dans Ouest-France en mars 2012, ont fait rejaillir dans ma mémoire des souvenirs d’enfance, dans les années 50 et 60. Décennies pendant lesquelles je passais toutes les grandes vacances et celles de Pâques chez mes grands-parents paternels, Jean BACQUER et Eugénie Le GOUARD qui exploitaient une ferme à Kermabjean (Fils de Jean) en Glomel puis prirent leur retraite à Coat-Pin en Kergrist-Moëlou (commune intégrée depuis dans la grande commune de Rostrenen -22110- en 1960).

*****

Ouest-France
Samedi après-midi, à la médiathèque de Rostrenen, 70 passionnés ont assisté à la projection du film très réussi de Jean-Charles Huitorel « Au départ de Carhaix », le long de l’ancienne ligne de chemin de fer jusqu’à La Brohinière.
Ouest-France
« Les Mémoires du Kreiz Breizh » organise une rencontre d’échanges et de témoignages autour de l’ancienne ligne de chemin de fer Carhaix-Rostrenen-Loudéac-La Brohinière, samedi, à partir de 15 h, à la médiathèque de Rostrenen.

*****

Pour se rendre à Kermabjean nous partions en famille de l’ancienne gare de Montparnasse (Paris) direction Guingamp (Guingamp vient du breton « gwenn » sacré, blanc et « camp » lieu). Premier changement de train à Guingamp, direction Carhaix, c’est là que nous prenions enfin après 10 heures de voyage la Micheline légendaire. Imaginez vous 3 classes de voyageurs dans ces trains où chiens, poules et autres animaux domestiques côtoyaient les parents, grands parent et les enfants. Ce voyage était long mais aussi festif avec de nombreux casse-croûtes préparés avec amour par nos parents.

1954, avec mon oncle dans ses poulaillers.

En 1946, année de ma naissance, mes grands parents et mon oncle étaient déjà installés à Kermabjean (Glomel), mon oncle qui exerçait la profession d’aviculteur, s’installa ensuite à Parc-Quiminal (en Kergrist Moëlou) près de La Croix Madeleine.

Puis en 1960, mes parents achetèrent une Aronde  P60; fini la Croix Madeleine, l’arrêt avant celui de Rostrenen, où nous descendions pour nous rendre à Kermabjean.

Kenavo

Adhérent-CGMA-Joël-007

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Le mulet se vantant de sa généalogie

Le Mulet d’un prélat se piquait de noblesse,
Et ne parlait incessamment
Que de sa mère la Jument,
Dont il contait mainte prouesse :
Elle avait fait ceci, puis avait été là.
Son fils prétendait pour cela
Qu’on le dût mettre dans l’Histoire.
Il eût cru s’abaisser servant un Médecin.
Etant devenu vieux, on le mit au moulin.
Son père l’âne alors lui revint en mémoire.
Quand le malheur ne serait bon
Qu’à mettre un sot à la raison,
Toujours serait-ce à juste cause
Qu’on le dit bon à quelque chose.

Jean de La Fontaine

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