Archives de Catégorie: Textes proposés par les adhérents

Articles rédigés par un adhérent

Le charbonnier (ou bougnat)

S’il me reste un souvenir d’enfance vivace, c’est bien l’arrivée du bougnat qui venait livrer les sacs de charbon dans notre appartement parisien du 11° arrondissement.

Trônaient dans la grande cuisine, parmi d’autres meubles de moindre importance : la chaudière à charbon qu’il fallait alimenter, et l’énorme coffre en bois qu’il fallait remplir deux fois par an, et là commençait l’aventure !

Nous habitions au 4° étage de l’immeuble, sans ascenseur…

Le bougnat du quartier, situé rue Daval, qui livrait aussi du bois et dont l’échoppe sombre, toute en longueur, avec un comptoir en zinc, faisait également marchand de vins, arrivait devant la porte cochère de l’immeuble avec sa charrette à cheval, il était en bourgeron noir, un sac, genre sac à patates, sur la tête, et devait grimper les quatre étages avec un sac de charbon de 50 kg sur l’épaule (opération à renouveler quatre fois pour remplir le coffre…)

J’étais en même temps fascinée et terrifiée par sa venue : il était noir des pieds à la tête, y compris le visage, sauf le blanc des yeux, couvert de « poussier » et ne parlait pas (je présume que le malheureux devait avoir du mal à reprendre son souffle…) dans mon souvenir il n’était pas si jeune, mais je me méfie de mes souvenirs : tout ce qui avait plus de quinze ans était vieux…

Par contre ce qui m’amusait beaucoup et que je guettais, c’était quand ma mère ou ma grand-mère se mettait à crier, catastrophée : la pelle à charbon est restée au fond du coffre ! !

Il y avait 200 kg de charbon à gratter, j’avais essayé et j’avais eu droit à un bain complet avec passage au gant de crin… donc par la suite je regardais les choses d’un peu plus loin, sans intervenir.

A ce moment dramatique, entrait dans mes attributions de foncer chez le marchand de couleurs, de l’autre côté du boulevard (dévaler et grimper ces quatre étages – 80 marches en tout –  plus d’une dizaine de fois par jour ne me faisait absolument pas peur à cette époque, je le faisais même en patins à roulettes). Lorsque la concierge n’était pas en vue, il m’arrivait de descendre sur la rampe de l’escalier le dernier étage, ce qui était formellement interdit, bien entendu !

Le bazar, marchand de couleurs, pratiquement en face de chez nous, avait toujours un stock de pelles à charbon, et quand il me voyait arriver essoufflée avec un billet plié dans la paume de la main, il avait un sourire, attrapait sa grande perche munie d’un crochet et allait directement décrocher au plafond de son magasin la petite pelle dont je connaissais bien la forme. Nous avons eu ainsi à la maison, au fil du temps, tout un assortiment de pelles à charbon… J’aurais dû les garder et j’aurais pu en faire une expo sur l’évolution de la pelle à charbon…

Après le passage du bougnat , la cuisine devait être lessivée : tout était recouvert d’une poussière noire, et je comprends mieux maintenant le regard déprimé de ma mère.

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Publicités

2 Commentaires

Classé dans Textes proposés par les adhérents

Le peuple de Paris au XIX° siècle – (02)

Extrait du catalogue de l’exposition : « LE PEUPLE DE PARIS AU XIX° SIÈCLE » au musée Carnavalet (2011)

Les guinguettes (Jean Baptiste Lesueur – Famille allant à la guinguette, entre 1790 et 1800)

Au XVIII° siècle, quelques établissements florissants accueillent les escapades dominicales du peuple aux confins de la ville.

Au faubourg du Temple se trouvait le Tambour royal de Jean Ramponeaux, qui bâtit sa gloire sur sa pinte de vin. A l’extrémité de la rue Blanche, le quartier des Porcherons propose aussi des débits très courus. Mais la nouvelle ligne d’octroi établie le long des boulevards, consacrée par l’élévation entre 1784 et 1791 du mur d’enceinte dit des Fermiers généraux, entraîne la ruine de ces établissements intra-muros. La population laborieuse va désormais chercher du vin non-taxé et une cuisine bon marché au-delà de cette nouvelle enceinte, sur une couronne quasi continue de guinguettes et de bals champêtres qui se développe en peu d’années. En semaine, la guinguette voit surtout une clientèle d’habitués : maraîchers de banlieue, ouvriers des ateliers voisins et compagnons du bâtiment. Mais le dimanche et le lundi, le tumulte anime la barrière de midi à minuit. Les tables installées dans les jardins sont prises d’assaut par les familles, la salle offre le spectacle d’abondance d’une nourriture préparée, surtout en carnaval. L’annexion porte un coup fatal à la sociabilité festive des barrières en soumettant les guinguettes à l’octroi. Celles-ci cèdent le pas, après 1860, aux plaisirs de la « zone » et des « fortifs », dont la réputation est plus ténébreuse que celle de l’enceinte précédente (Faure 1978).

Selon François Gasnault, qui dénombre en 1830, 138 guinguettes à Paris et 229 en banlieue, « sans élégance et avec énormément de tapage, les guinguettes ont peut-être fait beaucoup pour rendre vivable la surchauffe démographique qui faisait bouillonner Paris et sa banlieue ».

Miriam Simon

(conservatrice en chef au musée Carnavalet)

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Tous les articles de Sylvie

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Adhérents, Textes proposés par les adhérents

A l’heure du bicentenaire de WATERLOO une histoire franco polonaise:

Les souvenirs familiaux ne disparaissent pas avec le temps:

Ainsi en France et en Pologne les descendants d’un certain LEVITTOUX DESNOUETTES cherchent à reconstituer l’histoire de Pierre Mathurin LEVITTOUX DESNOUETTES

Selon la mémoire familiale Pierre Mathurin LEVITTOUX DESNOUETTES serait né en 1783 à Noyons (OISE)

Il aurait été officier de Napoléon 1er lors de la Campagne d’EYLAU en 1807 .

Victime de la typhoïde il aurait été soigné par une jeune fille polonaise et hébergé dans le manoir familial de la région (près de CRACOVIE)

Il aurait eu plusieurs enfants dont 2 fils, l’un qui ayant comploté contre le Tsar de l’époque se serait suicidé pour ne pas trahir ses compagnons , le second médecin qui aurait eu 14 enfants et connut une vie agitée.

Les années ont passé et le manoir a brulé en 1944 avec les papiers de l’ançêtre.

Une jeune femme de la famille est revenue vivre en France il y a plusieurs ‘années mais est restée en contact étroit avec sa famille polonaise qui lui a demandé de retrouver les traces de Pierre Mathurin.

A partir des éléments communiqués plusieurs personnes ont mis leur efforts en commun pour l’aider dans ses démarches :

. Il en résulte que Pierre Mathurin n’est pas né à Noyons ni dans l’Oise

. Que le patronyme LEVITTOUX , LEVITTOU LEVITOU est breton , concentré à Caulnes et à Pleudihen dans le 22

Un acte de naissance a été trouvé à Caulnes en date du 4 octobre 1783 au nom de Mathurin Pierre LEVITTOUX , fils de Sébastien Charles LEVITTOUX LANOE, notaire et procureur fiscal .

Le mariage de son fils Henri Joseph Pierre LEVITTOUX , 31 ans, né dans le palatinat de Cracovie, a été célébré à Pleudihen le 20 juillet 1853 avec une demoiselle Marie POMMERET.

Son père est dénommé Pierre LEVITTOUX propriétaire et sa mère Marie , née Zycrynzka. Ils sont domiciliés à Wielkie ce qui correspond aux indications familiales .

Donc, malgré son installation en Pologne des contact ont été gardés entre l’officier de Napoléon et sa famille.

Ceci dit , il reste au moins un point a éclaircir:

Pourquoi Noyons ? la dernière adresse française de Pierre Mathurin? la ville de garnison de son régiment ?

Une visite au SHD n’a pas permis de retracer son parcours militaire .

Il n’est pas enregistré comme officier ni sous le nom de LEVITTOUX ou des variantes orthographiques ni sous le nom de DESNOUETTES

Et pourquoi DESNOUETTES ?

Le SHD indique qu’il s’agit peut être d’un nom de guerre pris en hommage au fameux général LEFEVBRE DESNOUETTES sous lequel il aurait servi.

C’est possible Pierre LEVITTOUX a abandonné par la suite cette partie de son nom .

Pour en savoir plus il faudrait connaitre son régiment, dit le SHD.

L’indexation en cours des registres Napoléoniens permettra de faire avancer les recherches.

Les recherchent concernant la partie bretonne continuent.

J’espère que cette histoire vous aura amusé autant que moi .

Elle illustre aussi le fait que l’entraide en généalogie ce n’est pas un vain mot!

Je ne peux que remercier  Grazyna LEVITTOUXKERNER de nous avoir fait partager l’histoire de son ancêtre.

Maryse

 

Rédigé par Adhérent-CGMA-Maryse-203

 

Poster un commentaire

Classé dans A lire, Textes proposés par les adhérents

Physionomie générale des bals publics (1845)

Extrait de :  « PARIS DANSANT » 1845

Physionomie générale des bals publics

La grande-chaumière, la chartreuse, le Prado, Valentino, Mabille

Parmi les bals publics, il en est un fort aristocratique, le Ranelagh, qui s’ouvre en été tous les jeudis soirs, auprès du bois de Boulogne ; les cavaliers y payent trois francs d’entrée, les dames sont imposées à un franc par tête, contrairement au galant usage, qui leur ouvre gratuitement les autres bals, attendu qu’elles contribuent par leurs charmes et leur parure à l’attrait de la fête. Si vous ajoutez que l’on ne saurait aborder le Ranelagh sans voiture, à cause de la distance qui le sépare de Notre-Dame-de-Lorette comme du quartier latin, vous comprendrez que ce séjour n’admet qu’une classe de danseurs et de danseuses privilégiée par la fortune.

Un autre bal, non moins excentrique, mais peut-être plus attrayant, c’est Tivoli qui vient de ressusciter sous le nom de Château-Rouge, au bruit des fanfares et à la lueur d’un feu d’artifice étoilé.

Parmi les bals à bon marché, il en est plusieurs où l’honnête homme peut entrer sans crainte de se déconsidérer ; ce sont les bals qui, par leur situation et par suite de vieilles habitudes, sont devenus la propriété, à peu près exclusive, des étudiants, classe instruite, intelligente, bien née, que la société met chaque année en coupe réglée pour en tirer des professeurs, des membres de l’Institut, des avocats , des députés, des ministres.

Les bals réservés à l’étudiant sont, la Grande-Chaumière, ouverte l’été seulement ; le Prado qui se divise en deux établissements, Prado d’été et Prado d’hiver ; la Chartreuse qui sait approprier le même local aux exigences des deux saisons, en ouvrant ou en fermant les portes, qui font communiquer son jardin et sa rotonde.

Entre le Ranelagh, où l’étudiant ne va presque jamais et ses bals attitrés où on le rencontre toujours, se place un bal intermédiaire, qui ne coûte pas trois francs comme le Ranelagh, ni un franc seulement comme la Grande-Chaumière, qui n’est pas situé pour les convenances du quartier latin, ni pour celles de la Chaussée-d’Antin et de la Banque : bal intermédiaire sous tous les rapports, où la population des étudiants se retrouve, mais non plus dominante, mais mêlée à d’autres éléments qui représentent la population de tout Paris. Ce bal a deux faces comme Janus ; l’hiver, il est établi dans la rue Saint-Honoré, et s’appelle Valentino ; l’été, il va dresser sa tente aux Champs-Elysées et prend le nom de Mabille, nom prédestiné à la danse et qui s’est déjà illustré dans les ballets de l’Opéra.

M. Mabille, propriétaire de l’établissement, mort il y a peu de temps, était un professeur de danse émérite. C’est sa veuve, toute vêtue de noir, assise à l’entrée du jardin, dans un bureau grillé, qui daigne distribuer elle-même les cartes d’entrée. Les fils de M. Mabille ont hérité en même temps de son bal et de sa vocation chorégraphique.

A tous les bals publics on trouve des lanternes extérieures, un bureau grillé pour prendre les billets, un orchestre, un estaminet, car il est peu de dames parmi les habituées qui refusent le cigare, et, lorsqu’elles éprouvent le besoin de se rafraîchir, leurs lèvres délicates n’ont aucune répugnance pour l’eau-de-vie. Presque partout vous verrez une roulette où chacun est libre de perdre quelques macarons.

Comme caractère général, notons la présence des inspecteurs de police, des gardes municipaux et des sergents de ville. Nous apprécierons ensuite avec détail la physionomie de la Grande-Chaumière, de la Chartreuse, du Prado, de Valentino et de Mabille.

La danse qui règne dans tous ces lieux est la même ; c’est la contredanse ornée de geste, de sauts, de trémoussements, de tortillements, de trépignements, de contorsions, d’ondulations de tout le corps qui varient suivant l’inspiration de chacun, et qui deviennent de plus en plus expressifs à mesure que le regard du municipal se détourne ; c’est la valse qu’on exécute en tenant sa valseuse par les épaules ou par la tête ; c’est la polka saluée par des hurlements de joie. La polka ne s’est propagée que lentement dans les bals publics ; les leçons de Laborde et de Cellarius étaient trop chères pour les habitués ; l’année dernière, j’ai vu tel jour à la Chaumière où l’air de la polka nationale (de quelle nation ?) a été joué deux fois avant de déterminer un seul couple à se lancer dans l’arène. Depuis on s’est risqué sans mesurer ses forces ; naguère encore, au jardin Mabille, quand retentissait la polka, un groupe confus, inextricable, tournait autour de l’orchestre en sautant à cloche-pied. Cela s’appelait polker !… Mais depuis que Mlle Clara Fontaine, la reine des étudiantes, s’est fait inoculer la science de Cellarius, et qu’elle en a donné des leçons chez elle, rue de Provence n°6, le public mabillien s’est formé rapidement. Il tient maintenant le canevas de la polka, même il y brode des dessins de fantaisie qui ne sont pas sans charme pour l’observateur.

Dans tous les bals que nous venons de nommer, la danse est la même, et l’on chercherait vainement à distinguer chaque localité par des nuances. Nous l’avons dit, le plus ou moins de verve et d’excentricité dépend du nombre et de l’attention des gardes municipaux et des sergents de ville. Au milieu de ces joies en ébullition, l’homme de police est un alliage réfrigérant qui produit plus ou moins d’effet suivant la dose.

Adhérent-CGMA-Sylvie-R-152

Poster un commentaire

Classé dans Textes proposés par les adhérents

Vers l’Etat-Civil (2)

Vers l’Etat Civil : suite de l’ exposé de Monique B. pour les adhérents du CGMA.

Ordonnance de Saint-Germain en Laye – Avril 1667 – (Code Louis)

Cette Ordonnance prise par Louis XIV porte réformation de la Justice, notamment le moyen d’apporter la preuve. Les articles 7 à 24 (titre mariages) concernent  les actes de Catholicité.

Article 7 : « Les preuves de l’âge du mariage et du temps du décès seront reçues en bonne forme qui feront loi et preuve en justice ».

Les grandes lignes concernant l’Etat-civil sont les suivantes :

. la tenue des registres en double,

. l’uniformisation  de la rédaction des actes,

. la réglementation, la périodicité,

Elles marquent des avancées certaines.

Certains curés avaient déjà pris l’habitude de tenir leurs registres en deux exemplaires (Bouches du Rhône, Dordogne, Auvergne, Côte d’Or), Aube,….).

Cette pratique se généralise. Toutefois, certains curés tenaient aussi des registres séparés pour les baptêmes et les sépultures.

Chaque année, un exemplaire des registres sera déposé au Greffe Royal. Les registres commencent le 1er janvier et se terminent le 31 décembre. La fourniture est faite par la Fabrique (organisme qui gère les biens de l’église) en décembre.

En ce qui concerne la rédaction des actes, des précisions sont données sur les renseignements devant y figurer.

Pour les Baptêmes:           le jour de naissance, le nom de l’enfant des Parrains, Marraine, Père et Mère,

Pour les Mariages :            Les noms, surnoms, âge, qualité des mariés. Il fallait également préciser leur état : enfants de  famille, en tutelle, ….

Pour les Sépultures :         Mention doit être faite du jour du décès, des Témoins, (parents ou amis ayant assisté au convoi), les Témoins doivnt signer les registres. S’ils déclarent ne pas savoir signer, cela doit être noté.

Tous les actes sont transcrits sur le même registre qui est côté et paraphé par le Juge Royal (c’est le début des deux originaux). Ils sont timbrés à partir de 1674. Les  actes sont écrits dans l’ordre des jours, sans aucun blanc.

Lors du dépôt des registres au greffe, le Greffier doit collationner, barrer les blancs et les pages inutilisées.

Enfin, une grande nouveauté : les Prêtres et les Juges devront fournir des extraits d’actes à tout demandeur (à un tarif fixé).

Des peines sont prévues (saisies ecclésiastiques, amendes Marguilliers, …) pour ceux qui «  chacun à leur égard » ne satisferont pas aux dispositions de l’Ordonnance.

Révocation de l’Edit de Nantes – 1685

Par l’Edit de Fontainebleau du 18 octobre, les Protestants ne peuvent plus avoir d’actes concernant leur existence. Beaucoup vont émigrer, d’autres, restés en France, iront dans les « églises de Barrière » (Belgique à Tournai, Namur….)

Déclaration Royale de Louis XV – 1736

C’est le premier texte entièrement consacré à l’Etat-civil. Louis XV  ne se faisait pas d’illusion sur l’application des mesures précédentes (Préambule du texte). C’est donc un rappel, voire une amélioration des « lois » à respecter.

Article 1         Deux registres authentiques qui feront foi en Justice. Sur lesquels seront inscrits les Baptêmes, Mariages, Sépultures au cours de l’année. Les deux registres sont fournis par la Fabrique un mois avant le commencement de l’année.

Article 3         Tenue : tous les actes sont inscrits sur chaque registre, sans blanc, et signés par ceux qui doivent signer en même temps qu’ils seront faits.

Article 4         Baptêmes : Jour de naissance, nom de l’enfant,  des Père et ère Parrains, Marraines, l’acte est signé par celui qui administre le baptême. Pour ceux qui ne savent pas signer, mention est portée de la déclaration qu’ils en feront.

Article 7         Mariages : Noms, surnoms, âge, qualité, demeures de contractants. S’ils sont enfants de famille, en tutelle, curatelle ou « puissance d’autres », les consentements des Père, Mère, Tuteur, 4 Témoins, dignes de foi, sachant signer, avec mention de leur nom, qualité, domicile, degré de parenté ou alliés des époux de quel côté, signatures de ceux qui participent à l’acte ou déclaration qu’ils en feront.

Article 10         Sépultures : Jour du décès, nom, qualité du défunt. Enregistrement du décès pour tous les enfants, quel que soit leur âge. Signature des 2 Témoins  (proche parents ou amis) ayant assisté à la Sépulture.

Les curés qui célèbrent les baptêmes, mariages, sépultures doivent également signer l’acte. Même le cas du décès du curé est prévu (articles 21 et 23). Les registres seront rangés dans un coffre fermant à clé (avec indication du nombre et des années) qui sera déposée au Greffe jusqu’à l’arrivée du successeur.

En conclusion, après 1736, les registres sont tenus en double dans toutes les provinces avec un exemplaire versé au Greffe. Les manques viendront des guerres, incendies ou pertes par les hommes.

Arrêt du Conseil – 12.7.1746 – (Louis XV)

Tenue de Registres séparés :

. d’une part, pour les baptêmes est les mariages,

. d’autre part, pour les sépulture (pour communication au Contrôleur du Domaine).

Edit Royal – 1787 – (Louis XVI)

C’est la fin de l’ancien régime (Louis XVI). Rappel des mesures précédentes pour les Protestants.

Il faut noter :

.  Avant la Révolution, le Nom pouvait être modifié,

.  Les curés inscrivaient parfois les publications des mariages dans les cahiers de Catholicité  (3 jours de rang à une semaine de distance – Bans ?).

.  La  Présence de Tables alphabétiques ou Abécédaires étaient de l’initiative des Prêtres.

.  Quelques mentions, de nature très variable,  sont retrouvées en marge des actes, toujours à  l’initiative du curé : exemple : sur un acte de baptême, le décès d’un enfant en très bas âge.

.  Les actes sont mentionnés : B = baptême, M = mariage, S ou O (Obitt) = sépulture. Le baptême devait être célébré dans les 3 jours suivant la naissance.

   En l’absence d’un curé, les cérémonies pouvaient être célébrées dans une paroisse voisine.

.  La plupart des Cahier paroissiaux ont été transférés aux Archives communales.

.  La collection des Greffes a été transférée aux Archives départementales – Série E.

NB

Natif                      Ne signifie pas forcément  né à  mais originaire de

Marguillier         Serviteur de l’église laïc

Custode               Boîte à hostie

Dîme                     1/10e versé à l’église sur les sacrements, gain casuel aboli en 1768

(Merci à Monique pour cet exposé passionnant que nous avons décidé de mettre à la disposition de tous sur le blog)

*Monique-B-155*

4 Commentaires

Classé dans Adhérents, Archives, Episodes, Histoire, Textes proposés par les adhérents

Vers l’Etat-Civil (1)

Vers l’Etat Civil : un exposé de Monique B. pour les adhérents du CGMA.

C’est le résultat d’une lente évolution. Jusqu’à la Révolution, il s’agit de registres de catholicité (paroissiaux actuellement).

1285 / 1314 Moyen Age

On peut situer le point de départ sous Philippe IV Le Bel. C’est un Roi « juriste » qui veut que sa volonté soit connue, donc écrite.

Il institue la tenue des registres pour les baptêmes (le plus ancien est celui de Givry (Saône-et-Loire, près de Châlons) qui va de 1334 à 1357). Il contient des informations historiques, démographiques, généalogiques….. par exemple, un recensement du nombre de décès lors de la grande peste noire (pic vers 1348), les inscriptions s’arrêtent brusquement et on peut penser que le curé a succombé à son tour.

Avant 1539, 378 communes commencent à tenir des registres (47 en Ille-et-Vilaine).

Ordonnance de Villers–Cotterêts  (Aisne – Château Royal)

25.8.1539, enregistrée au Parlement le 6.9.1539

Elle est prise par François Ier  et sous l’impulsion de Guillaume Poyet, Chancelier, pour ce qui concerne la justice. Elle comprend 192  articles.

Elle jette également les bases de l’Etat-Civil : 7 articles (de 50 à 56) lui sont consacrés.

Tout d’abord une unification de la langue : le FRANÇAIS, (seulement parlé dans le nord) supplante le latin. Le Français devient donc la langue officielle pour tous les actes du royaume.

La Justice : L’Ordonnance retire aux tribunaux ecclésiastiques toutes compétences autres que celles concernant la Foi.

Cette Ordonnance  décrète – et c’est le plus important pour les généalogistes –  la tenue de Registres  destinés à « Prouver le temps de la Natalité »  et  « Prouver le temps de la Mort »

Registres de Baptêmes : En forme de preuves pour faire pleine Foy » de l’heure et du temps de la Natalité (hommes / femmes).

Ce temps est essentiel pour décompter la Minorité et la Majorité. En effet, beaucoup essayèrent de tricher sur leur âge.

Registres de Sépultures : limités aux  « tenants bénéfice ».

Auparavant, la preuve était généralement apportée par des témoins, un notaire devait signer les registres (article 52).

Les registres doivent être déposés tous les ans au Greffe (Bailly / Sénéchal) (article 53).

La motivation concernant la tenue des Registres provenait du fait que François Ier avait obtenu du Pape (1516) le droit de disposer des bénéfices, biens attachés aux fonctions ecclésiastiques mais le bénéficiaire doit être majeur.

Les mesures concernant les décès sont très rigoureuses :

.     Les décès doivent être publiés.

.     Les domestiques doivent les déclarer aux églises.

.     Avant la Révolution, interdiction  de garder les corps sous peine d’amende, de punition corporelle, de confiscation du corps, des biens, pour les contrevenants.

Les mesures prévues par cette Ordonnance seront très médiocrement appliquées au début ; leur application s’améliore progressivement  entre 1539 et 1579.

Freins :

. Manque de moyens de communication

. Réticence du clergé,

. Exemplaire unique pouvant être perdu.

1559                                Tenue de registres pour les Protestants.

Concile de Trente   1563        

(Charles IX – Catherine de Médicis)

Le concile renforce la tenue des Registres de Baptêmes en ordonnant l’inscription des noms des Parrains et Marraines.

Objectifs : 

Mieux rompre avec les Protestants,

Faire du mariage un acte officiel,.

Eviter les mariages entre personnes de Parenté Spirituelle

Traquer les affinités  et les consanguinités des époux, les Dispenses étant payantes.

On distingue :          Parenté Spirituelle (Parrains, Marraines)

                              Affinité (famille par alliance)

                              Consanguinité (Ancêtres communs)

Quelques collections de registres commencent  à être constituées à cette époque.

Ordonnance de Blois – Mai 1579

Par cette Ordonnance, Henri III organise la Police (363 articles). Trois articles (40, 42, 181) concernent les Registres de Catholicité. L’Ordonnance de Blois confirme celle de Villers-Cotterêts pour les baptêmes (article 18). Elle y rajoute les mariages et les sépultures. C’est donc la première fois que les trois actes de la vie sont enregistrés.

L’enregistrement des mariages a pour objectif d’éviter le recours à la preuve par témoins et de réagir contre les mariages clandestins. On ne badine pas avec cette pratique.

L’article 42 prévoit la peine de mort sans espérance de grâce à ceux qui détournaient les mineurs sans le consentement express des Père et Mère.

Un bref rappel Majorité / Nubilité :

L’âge de la Nubilité (procréation) a varié au cours des siècles, de 13 à 15 ans pour les filles et de 15 à 18 ans pour les garçons. La majorité, à l’époque, étant de 25 ans pour les filles et de 30 ans pour les garçons.

Progressivement, de plus en plus de registres sont tenus. Peu sont déposés au Greffe car beaucoup de curés gardent leur unique exemplaire.

Edit de Nantes – 1598

Promulgué le 13 avril par Henri IV. La célébration du mariage devant les Pasteurs protestants devient valide mais les morts doivent être enterrés hors des cimetières catholiques.

Ordonnance de Saint-Germain en Laye – 1634

(Louis XIII, Richelieu)

Mention est faite du consentement des Pères et Mères sur les actes de mariages pour les mineurs (pas de confirmation).

A suivre

Merci *Monique-B-155*

Poster un commentaire

Classé dans Adhérents, Archives, Episodes, Histoire, Textes proposés par les adhérents

La micheline Carhaix-Rostrenen-Loudéac : arrêt à la Croix-Madeleine

Deux articles parus dans Ouest-France en mars 2012, ont fait rejaillir dans ma mémoire des souvenirs d’enfance, dans les années 50 et 60. Décennies pendant lesquelles je passais toutes les grandes vacances et celles de Pâques chez mes grands-parents paternels, Jean BACQUER et Eugénie Le GOUARD qui exploitaient une ferme à Kermabjean (Fils de Jean) en Glomel puis prirent leur retraite à Coat-Pin en Kergrist-Moëlou (commune intégrée depuis dans la grande commune de Rostrenen -22110- en 1960).

*****

Ouest-France
Samedi après-midi, à la médiathèque de Rostrenen, 70 passionnés ont assisté à la projection du film très réussi de Jean-Charles Huitorel « Au départ de Carhaix », le long de l’ancienne ligne de chemin de fer jusqu’à La Brohinière.
Ouest-France
« Les Mémoires du Kreiz Breizh » organise une rencontre d’échanges et de témoignages autour de l’ancienne ligne de chemin de fer Carhaix-Rostrenen-Loudéac-La Brohinière, samedi, à partir de 15 h, à la médiathèque de Rostrenen.

*****

Pour se rendre à Kermabjean nous partions en famille de l’ancienne gare de Montparnasse (Paris) direction Guingamp (Guingamp vient du breton « gwenn » sacré, blanc et « camp » lieu). Premier changement de train à Guingamp, direction Carhaix, c’est là que nous prenions enfin après 10 heures de voyage la Micheline légendaire. Imaginez vous 3 classes de voyageurs dans ces trains où chiens, poules et autres animaux domestiques côtoyaient les parents, grands parent et les enfants. Ce voyage était long mais aussi festif avec de nombreux casse-croûtes préparés avec amour par nos parents.

1954, avec mon oncle dans ses poulaillers.

En 1946, année de ma naissance, mes grands parents et mon oncle étaient déjà installés à Kermabjean (Glomel), mon oncle qui exerçait la profession d’aviculteur, s’installa ensuite à Parc-Quiminal (en Kergrist Moëlou) près de La Croix Madeleine.

Puis en 1960, mes parents achetèrent une Aronde  P60; fini la Croix Madeleine, l’arrêt avant celui de Rostrenen, où nous descendions pour nous rendre à Kermabjean.

Kenavo

Adhérent-CGMA-Joël-007

Tous les articles écrits par Joël BACQUER

Poster un commentaire

Classé dans Adhérents, Généalogie des adhérents, Textes découverts par les adhérents, Textes proposés par les adhérents

Le mulet se vantant de sa généalogie

Le Mulet d’un prélat se piquait de noblesse,
Et ne parlait incessamment
Que de sa mère la Jument,
Dont il contait mainte prouesse :
Elle avait fait ceci, puis avait été là.
Son fils prétendait pour cela
Qu’on le dût mettre dans l’Histoire.
Il eût cru s’abaisser servant un Médecin.
Etant devenu vieux, on le mit au moulin.
Son père l’âne alors lui revint en mémoire.
Quand le malheur ne serait bon
Qu’à mettre un sot à la raison,
Toujours serait-ce à juste cause
Qu’on le dit bon à quelque chose.

Jean de La Fontaine

Poster un commentaire

Classé dans Textes proposés par les adhérents

Les nourrices

Aujourd’hui, le sujet de la permanence était  les « nourrices ».
Après l’intervention, la semaine dernière de Jacques, dans laquelle il évoquait la nourrice qui avait élevé son grand père, nous ne pouvions que débattre sur ce sujet.
Merci :
A Luciane de nous avoir fait part de l’acte dans lequel elle a trouvé un de ses ancêtres « nourricier ».
A Monique qui nous a parlé de sa tante « nourrice ».
A Thérèse, Sylvie, et Jacques, par leurs commentaires, ont complété l’animation.
Joël nous a rappelé que le  n°19 -2001 du bulletin CLIO 94 était consacré aux femmes dans le sud-est parisien XVIIe – XXe siècle.
Un article de Françoise BALARD était intitulé « les nourrices à Sucy en Brie »
Dans ce même bulletin Madame AUBERT nous emmenait « à la rencontre de quelques femmes de Maisons-Alfort »
Dans ce compte rendu vous retrouverez une partie des informations que nous avons échangées, ainsi que quelques renseignements complémentaires.

LES NOURRICES DONNENT LEUR LAIT POUR PRESERVER LA POITRINE DES MONDAINES
Au moyen âge jusqu’au XVI ème dans les milieux aristocratiques
Les dames doivent protéger leur poitrine et leur santé fragile
Prises par les mondanités et les réceptions, elles n’ont pas le temps de s’occuper d’un nouveau né.
Les enfants sont envoyés chez un couple nourricier  ou ces dames emploient  une nourrice à domicile.

AU XVII ET XVIIIEME SIECLE LA PRATIQUE S’ETEND A LA BOURGEOISIE ET DANS LE PEUPLE URBAIN
Beaucoup d’enfants de Paris mais aussi des grandes villes sont envoyés à la campagne pour un an ou deux.
En 1780 à Paris sur 21000 naissances
1000 sont allaités par leur mère.
2000 (les plus aisés) en ville ou proche banlieue. La nourrice coûte de 10 à 25 livres par mois
18000 dans toute la région parisienne – plusieurs jours de marche  –  La nourrice coûte 5 à 8 livres par mois.
CONSEQUENCES :
25 à 40 % de décès, d’enfants en bas âge contre 18 à 20% pour ceux élevés par leur mère
CAUSES :
– fragilité des nourrissons âgés de quelques semaines
– voyage fatiguant avec des  conditions climatiques perturbant souvent  la santé du nouveau- né
– inadaptation du lait
– maltraitance
-allaitement de deux enfants à la fois
– absence de surveillance (étouffement par un animal)
– accidents domestiques (brûlures avec de l’eau bouillante ou à l’approche de la cheminée)

REGLEMENTATION DE LA PROFESSION :
Dès 1769 par la réglementation des recrutements de nourrices, des activités de meneurs et du collectage des mensualités auprès des familles :
– Les nourrices doivent posséder un certificat de bonnes vie et mœurs (délivré par le Curé)
– Un examen médical complet et minutieux. (lait quantité qualité, examen de l’enfant de la nourrice)
– Le transport des nourrissons (les bébés étaient transportés de plus en plus loin dans les campagnes, entassés dans des charrettes ou à dos d’âne)
– les outils de travail de la nourrice,
– les règles touchant au lait, (des nourrices alimentaient les enfants avec du lait animal, de la farine diluée dans de l’eau, de l’alcool dans les bouillies, de l’opium était étalé sur les seins pour endormir l’enfant)
– les conditions de garde (les enfants,  dans leurs langes, étaient suspendus, accrochés par des clous,  pour les protéger des animaux vivant autour d’eux)

CREATION DE BUREAUX DE NOURRICES
Direction des nourrices confiée à des recommanderesses
Puis en 1769 au bureau des nourrices
Des  bureaux municipaux mais aussi privés d’où des abus.

LES NOURRICES DU MORVAN :
Deux types de nourrices :
1 -LES NOURRICES SUR  «  LIEU » :
La  bourgeoisie emploie des nourrices sur lieu.
C’est un signe extérieur de richesse.
Les Morvandelles étaient réputées  pour leur santé et la qualité de leur lait.
Les femmes quittaient, par nécessité enfants et maris auxquels elles écrivaient et restaient fidèles et  venaient nourrir  un enfant à domicile.
Elles étaient considérées, nous dit Sylvie, comme des femmes « sans cœur » et « dévergondées » qui abandonnaient mari et enfants pour aller se vendre chez les riches. Elles ont été très critiquées à l’époque.
Leur but :
Un complément de ressources,  achat de terres, réfection de la chaumière, adjonction d’une nouvelle construction « maison de lait »
Exemple :
A Maisons-Alfort  rue Bourgelat  Madame PERRAULT née en 1900 a été élevée jusqu’à 10 ans par ses grands parents. Sa mère originaire du Morvan  était venue, quand elle avait 6 mois, en région parisienne, pour se placer comme nourrice. Son père travaillait chez « Postillon » il transportait en calèche le vin sur Paris jusqu’en 1925. A cette date, il est reparti dans sa région natale, la circulation augmentant il devenait difficile de circuler en calèche dans Paris. Le couple a acheté un morceau de terre et est devenu cultivateur.
Une visite aux archives départementales s’impose pour consulter la série Q du E-Dépôt de Maisons-Alfort,
5Q42 Maisons de sevrage et nourrices : ordonnances 1828
5Q43 1867 – 1869
Autre anecdote un peu hors sujet :
En 1910, la maman de Madame PERRAULT a  accouché pendant les inondations de son troisième enfant. Les rues  étant impraticables  c’est un médecin de l’école vétérinaire qui est venu en barque procéder à l’accouchement.

2 – LES NOURRICES « SUR PLACE » ou à EMPORTER OU AU LOIN :
C’est la misère qui poussait les jeunes mères Parisiennes à abandonner leurs enfants qui étaient recueillis par l’Assistance Publique et placés à la campagne.
C’est le nombre important d’abandons qui a rendu nécessaire l’organisation du placement des orphelins.
Dans le Morvan « petits Paris » c’est le nom donné à ces enfants.
50000 enfants furent accueillis de cette manière dans le  Morvan par l’intermédiaire des bureaux de placement Parisiens ou d’agence régionale comme celle de Château-Chinon qui plaçait environ 3000 enfants par an.
Thérèse indique : «  dans les registres que j’ai pu consulter dans l’Aisne, sur les actes de décès des enfants placés venant de la maison de Paris,  en marge  la mention  « parisien  » figurait.
Toujours comme objectif un complément de revenu pour les familles
Accueil parfois à vie.

A PARTIR DE 1850
Le contrôle médical des enfants issus des milieux populaires s’étend. Des sociétés de protection infantile apparaissent et les enfants accueillis en nourrice sont très suivis
Une première législation, la loi Roussel, en  1874,  institue un code des droits et des devoirs de la nourrice pour lutter contre la mortalité et les abus liés aux placements nourriciers, complété par un règlement d’administration publique du 27 février 1877 qui comporte trois titres dans lesquels sont précisés.
– l’organisation du service (titre 1),
– les modalités de contrôle des placements (titre 2)
– la tenue des registres de déclarations (titre 3).
Ces dispositions se trouvaient reproduites dans le carnet qui accompagnait la nourrice.
Depuis 1851  l’administration municipale garantissait et payait effectivement aux nourrices 15 francs pendant 10 mois.
Une charge pour les finances municipales.
Suppression du bureau  des nourrices de Paris le  22 novembre 1876

DEBUT XXème SIECLE :
Le marché des nourrices perdure jusqu’à la première guerre mondiale.
ARRIVEE DU BIBERON :
EVOLUTION DU MODE D ’ALLAITEMENT ET DE GARDE DES ENFANTS
L’accueil en nourrice diminue. Les biberons stérilisables apparaissent et l’allaitement artificiel est fortement encouragé grâce aux découvertes de  Louis Pasteur.
Progressivement, les parents se mettent à garder leurs enfants chez eux.  La médecine va encourager les mères à élever elles-mêmes leurs enfants.
La Protection Maternelle et Infantile apparaît en 1945. Une de ses missions est d’organiser la surveillance des placements nourriciers. La fonction évolue vers une fonction de garde et de soins. L’une des préoccupations de l’époque est la baisse du taux de mortalité.
Des femmes nourricières pour venir en aide à des parentes et amies dont la maternité a coïncidé avec celle de la maman demandeuse ( bébé fragile prématuré chétif. Frères et sœurs de lait)
A PARTIR DE 1960
Les pratiques éducatives  s’assouplissent, influence de la psychologie sur les pratiques éducatives. Il existe des manuels d’apprentissage de la fonction maternelle. Parallèlement à l’accroissement du travail des femmes, il est de bon ton que celles-ci restent encore auprès de leurs enfants pour les élever. Les modes d’accueil collectifs sont peu nombreux, le travail des nourrices appelées également gardiennes est peu réglementé. Le travail au noir est important.
EN  1977
loi de 1977 les gardiennes accèdent au statut d’assistante maternelle.
Elles ont pour fonction d’assister les parents dans leurs tâches éducatives  auprès de leur enfant.
Création d’un statut professionnel précisant les modalités d’agréments délivrés par la P.M.I.
Cette loi fixe :
– une base de rémunération (2 SMIC horaire pour une garde de 8 heures par jour)
– une égalité de droits avec  l’ensemble des salariés en  termes de congés payés
– Les indemnités d’absence (un SMIC horaire par jour)
Certaines contraintes sont également imposées aux assistantes maternelles :
– règles d’agrément (examen médical, aptitude reconnue à la garde des enfants, salubrité du logement)
– la loi impose aux parents employeurs de déclarer l’assistante maternelle

EN 1992
La loi du 12 juillet 1992 vient renforcer celle de1977 en insistant sur la fonction d’accueil. Elle a aussi pour but de lutter contre le travail au noir. Elle favorise la reconnaissance du travail de maternage et d’éducation que dispensent les assistantes maternelles à leur domicile
EN  2005
La Convention Collective des Assistantes Maternelles  du particulier employeur est applicable depuis le 1er janvier 2005.

SCIENCE DU PRATICIEN DE L’ETAT CIVIL :
Trouvé sur le site GALLICA : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5408642v.r=.langFR
Titre : La Science du praticien de l’état civil, exposition des règles applicables à la préparation et à la rédaction des actes de l’état civil, ainsi qu’à l’accomplissement des formalités qu’ils entraînent, par A. Miscopein,…
Auteur : Miscopein, A.
Éditeur : P. Dupont (Paris)
Date d’édition : 1890
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5408642v
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30953706p/description
Provenance : bnf.fr
Le chapitre XI est consacré à la protection de l’enfance du premier âge et à l’application de la loi du 23 décembre 1874  (loi Roussel) à partir de l’enregistrement de la naissance.

AUTRES SITES :
DEFINITION ET EVOLUTION DU METIER DE NOURRICE

http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=90

EVOLUTION DU METIER DE NOURRICE

Transposition pour le Web du travail de Julie Elaerts
http://www.hemes.be/esas/mapage/euxaussi/vieetmort/nourrice.html

EVOLUTION DE LA PROFESSION DE NOURRICE
http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://ram.de.la.charabiole.free.fr/dossiers/historique%2520profession/tetee%25201850&imgrefurl=http://ram.de.la.charabiole.free.fr/dossiers/historique%2520profession/historique.html&usg=__YWeMP6zC_JFO8sqaDxX2rrkS2Ug=&h=410&w=326&sz=30&hl=fr&start=12&tbnid=WP1ub-_4ATPZWM:&tbnh=125&tbnw=99&prev=/images%3Fq%3Dnourrice%26gbv%3D2%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official

LES NOURRICES MORVANDELLES

http://pagesperso-orange.fr/bernard.lecomte/lormes/morvan/textes/nourrice.htm

http://mapage.noos.fr/morvand/Nourrices.htm

5 Commentaires

Classé dans Ecole Vétérinaire - ENVA, Enfance, Métiers, Permanences, Textes proposés par les adhérents

CGSB 56 à Paris le 16 juin à 14h30

Cercle Généalogique Sud-Bretagne (CGSB)

Françoise L, une adhérente de notre Cercle CGMA nous communique :

Reprise des rencontres généalogiques en région parisienne

Mme Danielle LE GAL-MNASSER organise des rencontres généalogiques pour les adhérents du CGSB à la Maison des Bretons – Mission Bretonne
22, rue Delambre Paris 14e (rez de chaussée au fond de la cour)
Métro : Vavin, Edgar-Quinet, Montparnasse ou N.D. des Champs
Pour tous renseignements, contacter :
Danielle Le Gal – MNasser 01 47 82 90 88 mail : danlegal@hotmail.com
Les prochaines réunions auront lieu le 16 juin et le 13 octobre 2012 à 14h30

Poster un commentaire

Classé dans Adhérents, Textes proposés par les adhérents

Gouarec, la doyenne des Bretons a fêté ses 109 ans

Ouest-France le 21/05

Née à Bonen, le pays de mes ancêtres BACQUER.

C’est à la maison Saint-Joseph de Gouarec (Côtes-d’Armor) que Bernadette Kergreis a fêté ses 109 ans, entourée de sa famille. Voilà 10 ans que Bernadette est entrée à la maison de retraite. « C’est la doyenne de l’établissement, bien sûr, mais c’est aussi la doyenne des Côtes-d’Armor et de la Bretagne » …

Bernadette Kergreis est née le 17 mai 1903, à Bonen (Côtes-d’Armor)

La commune de Bonen fut d’abord un village de Plouguernével, puis fut érigée en commune pour être rattachée au 20e siècle à la commune de Rostrenen, un petit casse tête pour mon arbre généalogique. Selon les époques j’ai dénommé Bonen : Bonen en Plouguernével puis Bonen et enfin (qui sait !) Bonen en Rostrenen.

***

Histoire de Bonen par le Cercle Généalogique du POHER

Sous l’Ancien Régime :
Évêché de Quimper
Trève de Plouguernével
Patronage de saint Claude
Registres paroissiaux : de 1625 à 1792
Lacunes : BMS : 1644-1674

Pendant la Révolution :
Commune du Canton de Rostrenen. Accrue en 1791 du territoire de Locmaria-Gaudin.

Après la Révolution :
Département des Côtes-d’Armor
Arrondissement de Guingamp

Canton de Rostrenen
Englobée dans Plouguernével de 1792 à 1892
Érigée en commune en englobant le territoire de Locmaria-Gaudin de 1892 à 1970
Englobée dans Rostrenen depuis cette date.
État civil : De 1793 à 1892 dans Plouguernével – De 1893 à 1970, registres propres – Depuis 1971 dans Rostrenen.

***

Le Cercle Généalogique du POHER sera présent lors de la 10ème rencontre généalogique organisée par le CGMA à Maisons-Alfort le samedi 2 juin, Médiathèque André Malraux, 4 rue Albert Camus, métro Les Juilliottes, de 9h30 à 16h45

Rendez vous  Le 2 juin 2012


Poster un commentaire

Classé dans Histoire locale, Textes proposés par les adhérents

La recherche d’ancêtres à l’étranger

Suite  à la parution dans la collection autrement du livre de Myriam Provence « rechercher ses ancêtres étrangers »  et parce que certains adhérents ont des ancêtres qui ont vécu ou qui sont nés à l’étranger, nous avons évoqué les sources traitant des étrangers dans les archives publiques françaises, afin  de préparer, puis de mener les recherches à l’étranger en fonction du pays concerné.

LES FRANÇAIS RESIDANT OU S’INSTALLANT A L’ETRANGER

Les passeports

En France sous le règne de Louis XIV, le roi et son administration sollicitaient pour les français se rendant à l’étranger, la protection des autorités des autres nations. Il leur signait des documents appelés passe port, la plupart des voyages s’effectuant par mer.
Au cours du siècle suivant les autres pays d’Europe adoptèrent le même système.
En plus des passeports émis par le pays d’origine, apparut la demande de visa pour entrer dans le pays de destination.
A partir de 1724, les vagabonds furent tenus d’avoir un passeport spécial.
Jusqu’en 1792, tout Français qui se déplaçait  en France devait produire son extrait baptistaire.
S’il sortait du pays il devait obtenir un permis d’une autorité pour aller et revenir d’un endroit à un autre: le sauf conduit. Le laissez-passer permettait de pénétrer et de circuler dans un périmètre déterminé.
La législation pour les passeports pour les Français a été mise en place par la loi du 1er février 1792.
Toute la population ne fut pas contrainte d’en posséder un. Certaines grandes villes en distribuèrent systématiquement.
Toute personne qui voulait quitter les limites de son canton devait demander auprès de la mairie, pour la province, auprès du Préfet de police pour Paris un « passeport à l’intérieur ».
Un passeport par déplacement valable pour un seul voyage
Pour quitter le pays, il fallait demander auprès de la préfecture qui prenait avis auprès du Maire pour la création d’un « passeport  à l’étranger ».
De 1815 à 1870 c’est le décret du 10 vendémiaire an IV (2/10/1804 ) qui oblige les gens à avoir un « passeport à l’intérieur » (2fr) pour quitter les limites du canton et un « passeport à l’étranger » (10fr)  délivré par la préfecture pour voyager hors des frontières.
Cet usage a été peu à peu abandonné à partir de 1860 avec l’arrivée du chemin de fer.
Jusqu’en 1914 une simple déclaration d’entrée ou de résidence dans un pays suffisait.
Enregistrement sur document adjoint à un coupon souche.

Pour vos recherches:
Souches en série M des AD;
Demandes de passeports sous série F7 des archives nationales: un index des noms de personnes ayant effectué des demandes de passeports 1793-1818 (F7 3564 -3580)

LES FRANCAIS VIVANT EN FRANCE

La carte de sureté pour les parisiens:
Du 19 septembre 1792 au début 1795, une carte de sureté a été créée pour les Parisiens de sexe masculin de plus de 15ans, en général blanche, mais rouge pour les suspects.
Chaque citoyen devait se présenter accompagné de deux témoins à son Comité de surveillance (ou d’arrondissement après 1794). Celui-ci, après enquête, établissait le document en y mentionnant l’âge, la profession, l’adresse et le lieu dont est originaire le citoyen.
C’est cette collection de près de 180.000 « Cartes de Sûreté » qui est conservée et informatisée par la Bibliothèque Généalogique de France qui est accessible avec une Carte de Lecteur donnant droit à des points Geneabank.
Aux archives nationales enregistrement de leur délivrance série F7 (F7.4785-4824)

La carte d’identité
Historique
Dispositions actuelles
Carte nationale d’identité et vivre à l’étranger

Le livret d’ouvrier
A partir du 12 avril 1803 fut institué le livret ouvrier, les ouvriers se déplaçant sans livret étaient considérés comme vagabonds jugés et condamnés. Cette mesure, plusieurs fois rapportée, ne fut définitivement abolie qu’en 1890. Les livrets ouvriers, quand ils ont été conservés, sont à chercher en série O & M (sous-série travail). Extrait de l’arrêté du 9 frimaire an XII.  (un exemple)

Les gens du voyages: le carnet de circulation et le carnet anthropométrique
L’instauration d’un carnet de circulation en 1810 oblige les nomades à signaler aux autorités tous leurs déplacements. Des circulaires ministérielles réglementent entre 1854 et 1863 la circulation des non sédentaires et impose l’usage d’un « carnet spécial de saltimbanque ».
Sont concernés les gens du voyage et tous les artistes ambulants et autres itinérants. La loi du 8 août 1893 créé des registres d’immatriculation tenus par les maires pour ces populations qui doivent se faire inscrire lors de chaque séjour dans une localité. (parfois tous les jours).
En mars 1895, on procède au recensement des nomades.
Le carnet anthropométrique, testé en 1907 sur un groupe de nomades de Charente, est généralisée par la loi du 16 juillet 1912. (AD série M à partir de 1940 série W)
Le carnet anthropométrique est supprimé par la loi du 03.01.1969 mise en vigueur le 01.01.1971. Cette dernière concerne une population élargie à toute personne sans domicile fixe. Chaque personne doit avoir un document de circulation spécifique selon son statut qui doit être visé chaque mois par les autorités En 1985 cela passera à 3 mois puis à 6 mois en 1991.

ACTES ETAT CIVIL DES FRANÇAIS A L’ETRANGER
Le français résidant à l’étranger peut se faire enregistrer soit après de l’ambassade ou de son consulat.

Trois sites distincts pour les consulter :
->A Paris
Accueil du ministère des Affaires étrangères (en face de l’aérogare Air France)
1 rue Robert Esnault Pelterie
75007 Paris tél. : 01 43 17 42 42 (salle de lecture)
En raison de la préparation du déménagement des archives diplomatiques à La Courneuve, la salle de lecture est fermée depuis le 1er juillet 2008. Afin de faciliter les recherches en cours, 3500 microfilms du ministère des Affaires étrangères et européennes sont, depuis le 6 octobre, mis à la disposition du public au Centre d’Accueil et de Recherche des Archives Nationales (CARAN), 11 rue des Quatre-Fils, 75003 Paris.
Ces microfilms comprennent notamment :
-les registres d’état civil tenus par les consulats français à l’étranger du début du XIXe siècle à 1907 pour les plus récents ;
-l’ensemble des manuscrits conservés dans la collection des Mémoires et documents (France) où sont notamment réunies les correspondances du cardinal de Richelieu, du cardinal Mazarin, certains papiers du duc de Saint-Simon, de Mirabeau, des Bourbons en exil, les instructions de Napoléon à ses ministres des Relations extérieures, les correspondances des secrétaires d’Etat d’Ancien régime concernant l’administration des provinces du royaume et les papiers de nombreuses autres personnalités ayant marqué la politique étrangère de la France ;
-la correspondance quasi quotidienne échangée entre le ministère et ses envoyés en Allemagne et en Espagne du début du XVIIe siècle jusqu’à la deuxième moitié du XIXe siècle.
-les annuaires du ministère des Affaires étrangères de 1858 à 1989, qui permettent de reconstituer l’évolution du ministère et la carrière de ses agents.

->A Nantes
Centre des Archives diplomatiques de Nantes
17, rue de Casterneau
44000 Nantes
Tél. : (33) 2 51 77 24 59
Mail : archives.cadn@diplomatie.gouv.fr
Archives des rapatriés des services des ambassades, des consulats, des instituts, des centres culturelles, des représentations et des commissions, ainsi que les archives des protectorats du Maroc et de Tunisie, et du mandat de Syrie Liban

->A Colmar
Bureau des Archives de l’Occupation française en Allemagne et en Autriche
Cité administrative – Bâtiment J
3, rue Fleischhauer
68026 Colmar cedex Tél. : (33) 3 89 21 75 75
Télécopie : (33) 3 89 21 75 76
Email : archives.colmar@ diplomatie.gouv.fr
Fonds qui rassemblent les dossiers des services de l’occupation française civile en Allemagne et en Autriche entre 1945 et 1955 ainsi que les archives de la haute commission alliée.

DES SITES POUR VOUS AIDER DANS VOS RECHERCHES

Le site d’Eric FERRA nous donne des indications intéressantes sur les démarches à suivre pour obtenir un dossier naturalisation

Le site du CARAN :
Dans ses conseils pour la recherche nous informe sur les fonds disponibles

Le site du Ministère des affaires étrangères nous guide également :
Etat civil des Français nés, mariés ou décédés à l’étranger
Etat civil des personnes nées, mariées ou décédées dans un pays anciennement sous souveraineté française
Etat civil des personnes nées dans les DOM-TOM
Etat civil des personnes ayant acquis la nationalité française

Les modalités du départ et comment obtenir l’autorisation d’émigrer :

Sur GENEAWIKI
Ces pages vous proposent différents guides pour vous aider à effectuer vos recherches dans telle ou telle région du globe.

Pour les naturalisations postérieures à 1900
Le C.D des naturalisations entre 1900 et 1950, vous y trouverez Les personnes ayant acquis ou perdu la nationalité française par décret entre 1900 et 1950. Ce cd-rom contient les naturalisations, les réintégrations et les admissions. Il contient aussi la liste des enfants mineurs mentionnés  dans les actes dont leurs parents ont bénéficié.

N’oubliez pas le Gildas Bernard qui répondra à toutes vos interrogations ;

Pour vos recherches en Allemagne, Espagne n’hésitez pas à contacter Hélène, et pour l’Italie Christiane, deux adhérentes qui progressent dans leurs recherches à l’étranger.

Rédigé par Michèle

5 Commentaires

Classé dans Archives, Histoire, infos, Textes proposés par les adhérents