Archives de Catégorie: Actes insolites

5 mars 1885 – Le bigame Maisonnais

1885 – Le bigame Maisonnais

« Le bigame, nous ne pouvons éviter de conter son histoire invraisemblable
Un nommé L.., marié, habitant Paris, ayant fréquemment affaire à Alfortville, fit la connaissance d’une charmante personne, Mlle L…, dont les parents tenaient une auberge. Il lui fit la cour, et, voyant que la conclusion rêvée ne pourrait avoir lieu qu’après le prononcé du oui traditionnel, il la demanda en mariage et fut agréé.
Pour se donner l’apparence de l’aisance, il avait acquis un terrain à crédit, et fait commencer une construction.

Les formalités remplies, le mariage eut lieu le 5 mars 1885 à la Mairie de Maisons-Alfort ; M. Mignard, adjoint, présida à cette cérémonie.
L… n’avait pas cessé d’habiter avec sa femme, et, le matin même, pour la quitter en toilette de gala, il avait prétexté le mariage d’un ami ; l’épouse aimable lui avait mis sa cravate blanche.

Guidée par un pressentiment ou un renseignement, la légitime n° 1 se rendait quelques heures après à la Mairie de Maisons, où elle se convainquait rapidement du crime de son époux. Le mariage était conclu ; il s’agissait d’empêcher qu’il fût consommé ; elle partit avec le secrétaire de la mairie pour Saint-Mandé, où avait lieu la noce, et arriva au milieu de la fête. Ayant fait demander le père de la mariée, elle lui expliqua la chose. Le coupable, mis en éveil par les allées et venues, put s’enfuir ; poursuivi et atteint, il allait passer un mauvais quart d’heure entre les mains de son beau-père, quand des spectateurs, qui ne savaient rien de l’affaire, vinrent à son aide, prirent fait et cause pour lui, et houspillèrent quelque peu le poursuivant pendant que son gendre s’échappait.

Le bigame fut arrêté quelques jours après chez sa première femme, qui, peu rancunière, le cachait. Il est naturellement jugé et condamné.
Mlle L…, qui avait été mariée sans l’être, s’est remariée depuis pour de bon. »

Par Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort (1898)

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14 janvier 1989 – Sextuplés

Sextuplés nés le 14 janvier 1989 à Port-Royal (Paris) : Gaëlle, Mélanie, Doriane, Coralie, Cédric et Kevin. Les parents Daniel et Marie-Claude ADAM habitaient en Seine-Maritime.

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9 juin 1842 : Carte de Saillie

 

Carte-de-Saillie

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Avez-vous la réponse ? (24)

Hier lors de la permanence du CGMA nous avons rencontré dans acte du début du XIXe siècle l’expression « fils paternel de ».

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Nous étions familiers des expressions « oncle paternel ou maternel » et « petit-fils paternel ou maternel de », mais nous ne nous expliquons pas l’origine de l’expression « fils paternel de », pouvez-vous nous éclairer ?

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Des exemples dans cet acte trouvé sur la toile :
http://jeanluc.dron.free.fr/jld/f1411.htm

Merci d’éclairer notre lanterne.

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26 juillet 1800 – Mariage au chef-lieu de Canton

Lors de vos recherches n’oubliez pas que :
De septembre 1898 à 1800, le lieu du mariage était le chef-lieu de canton, et seulement les décadis (jour chômé, le dixième et dernier de la décade dans le calendrier républicain. Ces contraintes furent supprimées le 7 thermidor an VIII (26 juillet 1800)
Pour vos recherches sur Maisons-Alfort, le canton était Charenton-le-Pont

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Le marié et son témoin au Panthéon

Acte de mariage    22 septembre 1898 – Choisy-le-Roy

N° 80/1898

Langevin Paul et Desfosses Emma Jeanne – 22 septembre

L’an mil huit cent quatre vingt dix huit, le vingt-deux septembre, à onze heures et demi du matin. Acte de mariage de Paul Langevin, né à Paris dix-huitième arrondissement, le vingt trois janvier  mil huit cent soixante-douze, Agrégé des Sciences Physiques, domicilié avec ses père et mère, à Paris, rue Guy de la Brosse n°4, fils majeur de Victor Charles Langevin, âgé de soixante-deux ans, comptable, et de Marie Adèle Pinel, son épouse  âgée de soixante ans, sans profession présents et consentants. D’une part,

Et Emma Jeanne Desfosses, née à Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme) le quatre août mil huit cent soixante quatorze, sans profession, domiciliée avec ses père et mère à Thiais (Seine) avenue de Paris n°27 et avant à Choisy-le-Roi, rue de Vitry n°33, fille majeure de Théodore Desfosses, âgé de cinquante-huit ans, céramiste, et de Marie Lauvergnat, son épouse, âgée de quarante trois ans, sans profession, présents et consentants. D’autre part.

Dressé par Nous Alfred Brault, Maire, officier de l’Etat Civil de Choisy-le-Roi, qui avons procédé publiquement, en la Mairie, à la célébration du mariage dans la forme suivante : après avoir donné lecture  aux parties : 1° de leurs actes de naissance, 2° des actes des publications faites en cette Mairie, ou en celle du cinquième arrondissement de Paris et en celle de Thiais, les dimanches onze et dix-huit septembre courant, sans opposition ; toutes les pièces sus-mentionnées dûment paraphées et annexées ; 3° du chapitre six, du livre premier, du Code Civil (Titre du Mariage) sur les droits et devoirs respectifs des époux, après avoir interpellé les futurs époux, les père et mère du futur, et les père et mère de la future, lesquels nous ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage, Nous avons demandé aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme et chacun ayant répondu affirmativement et séparément à haute voix, Nous avons prononcé au nom de la loi que Paul Langevin et Emma Jeanne Desfosses sont unis par le mariage, en présence de Jean Baptiste Perrin, âgé de vingt-huit ans, professeur domicilié à Paris rue Rousselet n°37, ami de l’époux, Louis Pillet, âgé de trente ans, négociant, domicilié à Paris, rue de Rivoli n°68, ami de l’époux, Victor Louis Jules Marisy, âgé de quarante ans, employé de commerce, domicilié à Paris, rue Saint Sauveur n°52 cousin de l’épouse, et Georges Corvol, âgé de vingt-six ans, Négociant, domicilié à Paris, Boulevard Henri IV n°32, ami de l’épouse, témoins qui ont signé avec les époux, les père et mère de l’époux, les père et mère de l’épouse, et Nous, après lecture.

Signé : P Langevin, J Desfosses, V Langevin, M Langevin, Desfosses, Desfosses, Jean Perrin, Louis Pillet, G Corvol,  V Marisy, A Brault.

  langevin-signatures1

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Paul Langevin et son témoin Jean Perrin furent inhumés au Panthéon le 17 novembre 1948.

Caveau XXV

  • Paul Painlevé (1863-1933), mathématicien et homme politique
  • Jean Perrin (1870-1942), physicien. Inhumé le même jour que Paul Langevin
  • Louis Braille (1809-1852), professeur et inventeur de l’écriture pour les aveugles. Inhumé au Panthéon lors du centenaire de sa mort
  • Marcellin Berthelot (1827-1907), chimiste et homme politique, et son épouse Sophie Berthelot (1837-1907), scientifique
  • Paul Langevin (1872-1946), physicien. Inhumé le même jour que Jean Perrin

Jean Perrin

Jean Perrin, physicien français (Lille 1870 – New York 1942) apporta en particulier la preuve décisive de l’existence des atomes. Il contribua à la fondation du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et créa à Paris le Palais de la Découverte.

Prix Nobel de physique en 1926, il fut sous-secrétaire d’Etat à la recherche scientifique.

Paul Langevin

Paul Langevin est un physicien français né et mort à Paris (1872 – 1946).
Il a d’abord travaillé en Angleterre, est devenu ensuite, en France, professeur de physique générale et expérimentale au Collège de France, puis directeur de l’Ecole de physique et chimie industrielles. Au cours de la seconde guerre mondiale, à cause de ses opinions anti-fascistes, il a dû se réfugier en Suisse.

Il est l’auteur de travaux sur les ions, le magnétisme dans les gaz, la relativité. Ses travaux sur les ultrasons ont permis de mettre au point la technique de recherche des sous-marins au cours de la première guerre mondiale, technique ensuite utilisée pour la localisation des fonds sous-marins.

Il a permis d’améliorer l’enseignement des sciences, dont il s’est montré un excellent vulgarisateur.

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28 novembre 1746 – Baptême d’un jeune Maure nommé CHERIF

Chérif 1

B [aptême] Jean Charles

Cherif

L’an du Seigneur mille sept cens quarante six le vingt huit

du Mois de mai veille de la pentecote un Jeune

Maure appelé Cherif qu’on nous a dit etre agé

de quinze ans ou Environ natif du Senega

Elevé en France depuis son Enfance par les

soins de Madame la duchesse de la Tremoille

instruit des principes de la religion catholique

Apostolique et Romaine par nous soussigné

curé de cette paroisse, a été Baptisé par nous

En conséquence de la Commission de Messieurs les

vicaires generaux de l’Archeveché de Paris le

siege vacant en date du treise may de la presente

*

Chérif 2

annee signe L.A. de harcourt, [ mots rayés : et plus bas]

Doyen et vicaire general et plus bas Albert +

le parain Jean, Bretagne, Charles, Godefroi duc

de la Tremoille, Representé par le Sieur nicolas

grumeau maitre de pension En cette paroisse

La maraine Marie Victoire hortence de la

Tour d’Auvergne Duchesse de la Tremoille

Representée par Marie Marguerite Benard

Epouse du Sieur Daix receveur de la seigneur[ie]

de ce lieu les dits presentans, et le dit Jean

Charles cherif neophite ont signe avec nous

trois mots inutiles effacez a la treisieme ligne

Cousteron curé Marie Marguerite Benard

Grumeau

+[en marge] et a été nommé Jean Charles

Signatures illisibles

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 Merci à Jacques-Perrot qui a transcrit cet acte

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