EN ENVOR : Pierre-Étienne FLANDIN

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Mais si le nom de Pierre-Etienne Flandin n’est pas des plus connu c’est que son rôle est au centre d’un certain nombre de controverses historiographiques, magnifiquement résumées dans un article désormais classique d’Olivier Wieviorka. Pour certains acteurs tels que Michel Peyrouton, suivis par des historiens comme Robert Aron, l’arrivée de Flandin au pouvoir témoignerait d’une volonté d’ouverture vers la Grande-Bretagne et d’une certaine velléité de d’opposition à l’Allemagne. En d’autres termes, il serait possible d’y voir une pause libérale. Pour d’autres, au contraire, il est clair que l’intermède Flandin ne se caractérise par aucun fléchissement des persécutions antisémites ni par le moindre raidissement diplomatique vis-à-vis de Berlin. Sans entrer dans un débat qui n’est ici pas le nôtre, remarquons juste que ce qui parait se distinguer parmi les partisans de Flandin est au final la classique dichotomie entre d’une part le « bon » Vichy qui serait une sorte de « bouclier » et, d’autre part, le mauvais, celui de Laval. Une thèse qui bien entendu n’a plus cours aujourd’hui tant on mesure les convergences qui peuvent exister en ces circonstances très particulières entre un homme politique réputé libéral et un régime autoritaire.


 

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Classé dans A lire, Guerre 39-45, Histoire

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