Archives quotidiennes : 30 août 2017

Article du jour (347) : la rue la plus mortelle à Paris

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En 1832, Paris est touchée par une terrible épidémie de choléra qui cause la mort de plus de 19 000 personnes en quelques mois, dont 12 000 pour le seul mois d’avril ! Elle est provoquée par l’eau de la Seine qui est contaminée, mais à l’époque on l’ignore encore… La rue de la Mortellerie est donc l’une des plus touchées et perd 304 habitants emportés par la maladie.


 

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30 août 1857 – Maison impériale de Charenton

1857 – Maison impériale de Charenton

La maison impériale de Charenton est presque contiguë à l’asile érigé sur les plans de l’architecte Laval, conformément au décret du 8 mars 1855. Il est affecté au traitement des ouvriers blessés, et contient 500 lits. Depuis l’inauguration, qui a eu lieu le 30 août 1857, l’asile a reçu annuellement en moyenne 4 à 5,000 ouvriers envoyés par l’administration des hôpitaux, par les bureaux de bienfaisance, les sociétés de secours mutuels et les grands ateliers qui ont des abonnements avec l’asile.

L’asile pour les ouvriers convalescents, enclavé dans une partie du bois de Vincennes, est un monument style Louis XIII, aux murs de briques bordés de pierres, formant cour d’honneur par des ailes en retour, et ayant de chaque côté une cour très-vaste pour les communs. Un mur à hauteur d’appui sépare ces trois cours des vastes pelouses qui servent à la promenade. Derrière les bâtiments, d’autres jardins, des taillis et des fourrés sont aussi destinés aux promenades des convalescents ; de plus, il y a des galeries couvertes pour se mettre à l’abri quand il pleut. Ce vaste établissement est entouré d’un saut-de-loup où viennent tomber les eaux ménagères.

Au bas de la maison de santé, la rue se transforme en ombreuse avenue parallèle à la Marne que tantôt on aperçoit à droite toujours verte comme une émeraude, et qui tantôt disparaît derrière des habitations charmantes.

« l’Histoire des environs du nouveau Paris » (1861), d’Emile Gigault de la Bédollière.

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Compléments

La Maison royale de Charenton fut fondée à l’origine par les Frères de la Charité à Charenton-Saint-Maurice (actuel Saint-Maurice), accueillait les insensés depuis le XVII° siècle.

Elle recevait également quelques pensionnaires envoyés par lettre de cachet (demandée par le roi ou plus souvent par la famille). Les prisonniers provenaient en général de milieux aisés, le prix de la pension étant assez élevée.

L’établissement connu sous le nom de Charenton a été fondé en 1641 par les frères de Saint-Jean de Dieu, et s’est appelé successivement

– Notre Dame de la Paix ou Hôpital de Notre-Dame de la Paix de la Charité de Charenton ou plus simplement Hôpital de la Charité de Charenton

– Sous l’Empire et Napoléon III : Maison Impériale de Charenton, et dans l’intervalle Maison Royale de Charenton

– Maison Nationale de Charenton à partir de 1871, puis Établissement national de bienfaisance de Saint-Maurice, et aujourd’hui Hôpital Esquirol, du nom de son médecin le plus illustre

Il est classé Monument historique depuis 1998.

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30 août 1798 – Seulement les décadis …

La loi du 13 fructidor de l’an VI (30 août 1798) demandait que les mariages soient célébrés aux chefs-lieux des cantons seulement les decadis (Dixième jour de la décade républicaine dans le calendrier révolutionnaire) et qu’il en soit tenu des registres distincts. Cette disposition ne fut réellement appliquée qu’en l’an VII et en l’an VIII (du 22 septembre 1798 au 26 juillet 1800). Pour toute recherche de mariage dans une commune à cette époque, reportez vous aux registres de la commune faisant alors office de chef-lieu de canton.

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