GRANDMESNIL Silas, René, Pierre

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Voici la notice d’un médecin militaire dans le Maitron. Qui voudrait l’améliorer en consultant son dossier

Au SHD ?

 

GRANDMESNIL Silas, René, Pierre

Né à Brézé (Maine-et-Loire) le 22 juin 1794, mort à Paris le 20 avril 1863 ; propriétaire, médecin,

Il y aurait eu chez lui, 12 rue Hautefeuille, le 22 ou le 23 juin, un rendez-vous de préparation aux journées de juin 1848. Voir Defer*, Lecomte Minor*
Alors que Caussidière* était préfet de police, Grandmesnil avait présidé à la Préfecture de police la réunion informelle au cours de laquelle Delahodde* avaitt avoué sa trahison. Début juillet 1848, Grandmesnil, rédacteur en chef de La Réforme, fut arrêté et conduit au dépôt de la préfecture. Il était vice-président de la commission des condamnés politiques, de même de la Société des Droits et des Devoirs, secrétaire de la Commission des récompenses nationales. Il y aurait eu chez lui, nous y venons donc, et dans le café tout proche d’Isidore Defourmentelle, des réunions de préparation à l’insurrection de juin, avec Caussidière, Ferdinand Flocon*, Joseph Pelvilain*, etc. Grandmesnil fut arrêté le 31 juin, libéré le 20 septembre, arrêté de nouveau le 22. Les débats opposent le témoin à charge Chenu* à l’avocat Crémieux qui nie les faits et Grandmesnil est remis en liberté.
Grandmesnil avait été « une figure majeure des sociétés secrètes et du républicanisme démocratique et social de l’Ouest » (J.-N. Tardy). Souvent monté à Paris, il sera hostile à Blanqui*, comme son ami Caussidière. Engagé à 18 ans, Grandmesnil apprend la médecine aux ambulances de la garde impériale. Il en devient le chirurgien titulaire. En 1814 il est au nombre des défenseurs d’Anvers. Il participe à la campagne de l’armée de la Loire jusqu’à son licenciement. Compromis dans l’affaire du général Berton, il est condamné à mort, passe en Espagne, au Portugal, en Angleterre. De retour en 1830 il reprend du service au 10ème cuirassiers, jusqu’en 1833. Il devient le gérant de La Réforme. On l’a vu à l’œuvre en 1848 ; impliqué dans la manifestation du 13 juin 1849, il échappe aux poursuites. En 1859 il fonde un journal favorable à l’unité italienne intitulé La Victoire.

SOURCES : Marc Caussidière, La Révolution de février. Mémoires de Caussidière, ex-préfet de police et représentant du peuple, Bruxelles, Société Typographique Belge, 1849, 396 p. – Journal des débats politiques et littéraires, 2 juillet, 5, 18, 19 novembre 1848. — Jean-Noël Tardy, L’Âge des ombres. Complots, conspirations et sociétés secrètes au XIXe siècle, Paris, Belles Lettres, 2015, 671 p.-

 

Pierre BAUDRIER

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