Archives quotidiennes : 5 juin 2017

E comme Edmond

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Le 18 Août 1914

Ma chère Rachel

 

Je profite d’un moment de repos pour t’envoyer de mes
nouvelles, pour l’instant elles sont toujours à peu prés bonnes.
Je suis forcé de prendre ça du bon côté puisque je ne peu pas
faire autrement, mais je crois que la situation est bonne
c’est d’après mes chefs que je t’en parle
parce que nous nous ne connaissons rien, le 324 n’a pas encore été
au feu mais ça peu venir car nous ne sommes pas loin de la frontière
jusqu’a présent les Français sont vainqueurs il faut espérer que sa
continuera car nous marchons tous de bon cœur

Je t’ai déjà envoyé deux lettres aussitôt que t’en reçois une
écris moi de suite parce que je tarde de savoir de vos
nouvelles à tous de Julien de Louis et de Marcel dans la
prochaine lettre tu me mettras un mandat de 5 francs pas plus
tu dois bien penser qu’il y a des jours ou on l’en a besoin
comme il y en a d’autres on ne peut pas s’en servir
ça dépend des pays où on se trouve quand on peut
trouver de l’eau on ait content
c’est là que si j’avais quelques bouteille de bordeaux
je serai bien content, enfin il faut prendre le temps comme il vient
Je ne t’en dis pas d’avantage je tarde de te revoir
ainsi que toute la famille
tu donneras bien le bonjour a Marie et a Jules pour moi
je t’embrasse toujours bien fort et la petite Rachel
sans oublier maman ma mère et ma belle mère.

Envoie tes lettres

 

322e d’Infanterie
17e Compagnie
Elles mettent très longtemps pour venir
Parceque il faut qu’elles passent par Laval

*****

Le 30 juillet 1910, Rachel épouse Edmond CHAUDY né en 1884 à Charleville (Ardennes), dont toute la famille demeure dans un immeuble en bord de Seine, rue Constantin.
Après le passage à la mairie et à l’église de Vitry-sur-Seine, la noce se transporte au restaurant quai d’Alfort, pour fêter les jeunes mariés.

Rachel et Edmond ont un appartement, rue Constantin, dans le même immeuble que les autres CHAUDY !
Edmond est ouvrier spécialisé (rectifieur, outilleur) dans une usine d’Ivry-sur-Seine.


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D comme Déraillement — Mes Racines

Mercredi 22 Janvier 1896… Gare de Saint-Jean-Pla-de-Corts, Pyrénées Orientales. – Bon dia, monsieur, je cherche Monsieur Etienne Carrère. Pourriez-vous m’indiquer où le trouver ? – Bon dia, nina, il doit être à quelques centaines de mètres par là ! Il examine la voie. Nous devons faire l’état des lieux des voies depuis l’accident de la gare Montparnasse. […]

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Blog du jour (131) : D.U. Généalogie de Nîmes

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Revue de blog de Juin spécial ChallengeAZ — L’univers de Céline

Compte tenu du nombre d’inscrits et de billets du ChallengeAZ, en juin je vais faire une revue de blog dédiée qui sera remise à jour chaque dimanche avec les lettres de la semaine. Je ne vais sélectionner si l’on peut dire que 3 billets par lettre. La sélection se fait complétement au hasard car l’écriture […]

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D comme de cujus — L’arbre de nos ancêtres

Faut-il avoir étudié les lettres classiques pour faire de la généalogie ? Une connaissance approfondie du latin est-elle nécessaire pour rechercher ses aïeux ? En étudiant les registres paroissiaux les plus anciens, il m’arrive de trouver des actes en latin. Ça m’amuse toujours de voir accolés des prénoms latins ou latinisés avec des noms […]

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D comme… Dominique — Un arbre pour racines

Dominique, un prénom qui n’apparaît qu’une seule fois dans ma généalogie. Et ça tombe bien parce qu’il est porté par quelqu’un d’unique au monde : ma maman ! Celle grâce à qui je suis devenue la femme que je suis aujourd’hui… Je veux simplement lui que je l’aime très fort et que même si je […]

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D comme Dominique — L’univers de Céline

Quelques années plus tard le vingt neuf septembre mil huit cent trente et un Dominique Auguste Domptail, fils naturel de Marguerite, voit le jour. Elle n’a que dix-sept ans. Dominique décède à l’âge de quatre ans le quatre octobre mil huit cent trente-cinq. Il est le premier enfant de Marguerite. Il aura le temps de […]

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Ca chauffe dans le microcosme généalogique

Depuis la création de mon feu premier blog en 2006, j’observe discrètement le microcosme généalogique et les choses ont bien évoluées. A cette époque Francegenweb était le site incontournable grâce à de nombreuses bases de données (toujours d’actualité), les listes yahoo était indispensable, les généalogistes discutaient en direct sur le tchat de Généanet, Guilaume de Morant était […]

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On fusillait en Val-de-Marne (05)

1963 – BASTIEN-THIRY

Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, fusillé le 11 mars 1963 au Fort d’Ivry, était un ingénieur militaire français, lieutenant-colonel de l’armée de l’air, qui organisa en 1962 l’attentat du Petit-Clamart dans le but d’assassiner le général de Gaulle, alors président de la République.

Il est le dernier condamné à mort a avoir été fusillé en France.

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D comme DUCUING Ferdinand


Une petite introduction sur les deux frères Henri et Ferdinand (1) DUCUING. Henri et ses descendants ont habité à Lespéret. Les descendants de Ferdinand habitaient (et habitent encore) sur la place de l’église à Castelnau-Rivière-Basse.
Ferdinand (1) devait être le parrain du Maréchal Ferdinand FOCH. (d’où le prénom).
Ferdinand (2) le fils fut intendant militaire,
Ferdinand (3) le petit fils eu une histoire de héros, qui est narrée dans cet article.

Un aviso de marine porte son nom.
Anicet MALARTIC et Ferdinand FOCH étaient cousins par alliance. Leurs grand-mères étaient deux sœurs DUCUING.
Bonne lecture.


Ferdinand Gabriel Ducuing

      Ferdinand Gabriel Ducuing ( né le 25 décembre 1885 à Paris – mort au champ d’honneur le 25 mai 1940 au Cap Gris-Nez près de Calais ) se destinant à la Marine Marchande, il embarque aussitôt après avoir obtenu le baccalauréat sur un trois-mâts puis sur des paquebots. Fait son service militaire comme matelot en 1907 sur les cuirassés Brennus et Bouvet.

Lieutenant au long cours en 1908, capitaine au long cours en 1911, il navigue successivement sur treize paquebots, apprend parfaitement quatre langues étrangères et fait une licence de droit.

Pendant l’été 1914, il est second capitaine sur un paquebot mais il quittera son emploi dès juillet 1914 pour s’engager dans un bataillon de chasseurs à pied. Au front jusqu’en décembre 1914, nommé alors sous-lieutenant, passe volontairement dans l’aviation comme officier observateur. Pilote en juillet 1915, revient dans la Marine comme enseigne de vaisseau auxiliaire. Affecté à l’aviation maritime se distingue à Dunkerque et à Venise (base de l’Adriatique) où il effectue de nombreuses missions de reconnaissance et de bombardement. Blessé en combat aérien, est cité à l’ordre des Armées Navales Françaises et Italiennes. Reçoit la Croix de Guerre avec Palme et est fait Chevalier de la couronne d’Italie.

Demande à suivre des cours de pilote de chasse, mais un accident le rend inapte au pilotage. Chevalier de la Légion d’Honneur en janvier 1917.

Commande en second le centre d’aviation maritime de Dunkerque puis, sur sa demande, prend commandement du centre de ballons du Havre. Lieutenant de vaisseau démobilisé en avril 1919.

A obtenu plusieurs citation de 1914 à 1918. Ci-après texte de l’une de ces citations, mérité en 1916, semble-t-il.

» Pilote hardi et courageux, excellent chef de ½ escadrille qui a su entraîner en toute circonstance d’une façon remarquable les pilotes placés sous ses ordres. Pendant son séjour sur le front a rendu des services exceptionnels dans diverses circonstances. A pris part à un combat naval. «

Devient armateur après la guerre, reste un officier de réserve très actif et, avec quelques camarades, crée en 1925 « l’Association Centrale des Officiers de Réserve de l’Armée de Mer » (A.C.O.R.A.M.) qui adhère aussitôt à l’Union Nationale des Officiers de Réserve. Elu président de l’ A.C.O.R.A.M. à sa fondation en reste le président de 1925 à 1940, président particulièrement actif qui obtient des résultats des plus remarquables dans tous les domaines ( formation et instruction des officiers de réserve, statuts des officiers de réserve, liaison avec la Marine Nationale, cohésion morale des cadres de réserve de la Marine.

En septembre 1939, le Capitaine de Corvette Ducuing, maintenu dans les cadres actifs sur sa demande, prend le commandement de la redoute de la Croix Faron à Toulon, puis est désignée pour organiser le centre de défense maritime du Cap Gris-Nez (près de Calais) qui malheureusement n’aura pas les moyens suffisants en mai 1940 pour assurer toute sa mission, en effectif, en artillerie et en matériel. La redoute, avec un poste avancé et un renfort de détachement de l’Armée de Terre, est encerclé les 23 et 24 mai et résiste héroïquement pendant près de 48 heures aux puissantes attaques allemandes, refusant la reddition que lui propose l’adversaire. Le 25 mai à 9 heures, n’ayant plus de matériel et de munitions, à la toute dernière extrémité, le Commandant Ducuing fait évacuer le poste par ses hommes blessés et valides, lui même ne veut pas suivre ses hommes dans le repli qu’il leur a commandé, il reste seul (il y aura pourtant eu un témoin) se découvre, hisse les couleurs au mât de pavillon, puis s’avance vers les Allemands, une mitraillette à la main, il est alors abattu par une rafale allemande et tué sur le coup.

A titre très exceptionnel, après sa mort, le Commandant Ducuing est promu Capitaine de Frégate à compter du 24 mai 1940, il a une magnifique citation à l’ordre de l’Armée.

Une batterie de côté près de Toulon reçoit son nom et le « Figaro » publie un article intitulé : Les dernières cartouches des défenseurs du Cap Gris-Nez

En 1952, le Ministre Secrétaire d’Etat à la Marine inaugure au Cap Gris-Nez une stèle à la mémoire du Commandant Ducuing et des marins tombés là. Cette stèle porte l’effigie du Commandant Ducuing et l’inscription  » Au Commandant Ducuing et à ses marins morts pour la France le 25 mai 1940. «

Les phrases suivantes ont été prononcées dans les discours officiels du jour de cette inauguration.

» C’est là que le 23 mai 1940, isolé de tout, réduit à ses seuls moyens, il commença une résistance désespérée contre les forces allemandes qui ne devaient avoir raison de son héroïsme et de celui de ses compagnons de lutte que 48 heures plus tard et encore grâce à l’emploi des chars. «

« Tombés face à l’ennemi quelques minutes avant que son ouvrage ne fut submergé par la horde des assaillants.

« C’est avec des Ducuing que la France s’est faite, c’est avec des hommes de sa trempe qu’elle s’est reprise à espérer aux périodes douloureuses de son histoire, c’est enfin grâce à eux que ceux qui bâtirent l’avenir ont le droit d’avoir confiance. »

Puis extrait d’un autre discours :

» Le commandant Ducuing était l’un de ces hommes d’exception placés sur notre route pour éclairer et nous montrer la voie. Sa mort est un témoignage manifestant jusqu’à l’absolu le sens du devoir, celui de l’honneur et l’amour profond de la Patrie. »

Le Commandant Ducuing officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre avec palmes 1914/18 et 1939/40 était, en outre, titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères.

A épousé mademoiselle Jeanne Faber de la Comédie Française, décédée en 1974. Pas de postérité.

Adhérent-CGMA-Joël-007


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Ferdinand Gabriel Ducuing (2)

Ferdinand Gabriel Ducuing (3)

Ferdinand Gabriel Ducuing (4)

Ferdinand Gabriel Ducuing (5)


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