Archives quotidiennes : 8 mai 2016

8 mai : DUNAN, FLAUBERT et CHENAL

8 mai 1928 – Henri DUNAN

Henri Dunan, parfois orthographié Henry Dunant, né sous le nom de Jean-Henri Dunant le 8 mai 1828 à Genève et mort le 30 octobre 1910 à Heiden, est un humaniste et homme d’affaires suisse.A Maisons-Alfort : Dans le jardin côté rue Victor Hugo, près de l’Église Saint-Remi. Un monument célèbre cet humaniste

“ A Henri Dunant 1828, fondateur de la Croix rouge Internationale

125e anniversaire 1863-1988 ”

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8 mai 1880 – Gustave FLAUBERT

Gustave Flaubert, né à Rouen le 12 décembre 1821 et mort à Canteleu, au hameau de Croisset, le 8 mai 1880, est un écrivain français.

Dans « l’Éducation sentimentale » publiée en 1869, il retrace la Révolution de 1848 et les évènements de Vincennes. Il fait traverser à son héros les campagnes d’Ablon et de Villeneuve Saint-Georges, le Pont de Charenton puis Ivry avant de franchir la barrière permettant de rentrer dans Paris.

Terre d’écriture – 2008

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8 mai 1910 – Amédée CHENAL – Député 

Amédée Chenal : Député. Il retrouva son siège aux élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, dans la troisième circonscription de Sceaux, au deuxième tour de scrutin, par 5.202 voix contre 3.030 à M. Fraëntzel et 2.059 à M. Coste, sur 10.452 votants. Membre de diverses commissions spéciales, notamment celle des programmes électoraux et de celle de l’administration, des cultes et de la décentralisation, son activité fut intense.

Dictionnaire des parlementaires français    J. Jolly 1963 Tome III (P.U.F)

Amédée Chenal fut Maire de Maisons-Alfort,pour mieux le connaître lire les articles Amédée Chenal

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Marchés d’Aix-en-Provence

via Marchés sur Aix en Provence – vidéo Dailymotion — Images Provence ™

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Expo du jour (35) : Abbaye Cistercienne de l’Escaladieu

Escaladieu

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Kiki et Albert Lemant

 

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Bordeaux de 1793 à 1915

État civil : l’année 1915 arrive à Bordeaux Métropole

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L’année 1915 fait son apparition dans l’état civil en ligne de Bordeaux Métropole. Avec ce complément, le portail d’archives propose désormais aux généalogistes de consulter les actes de naissance de Bordeaux de la période 1793 à 1915, de mariage de 1793 à 1914, les décès sont moins avancés, puisqu’ils sont en ligne seulement de 1911 à 1915. L’ancienne commune de Caudéran, rattachée à Bordeaux en 1965 est répartie un peu différemment depuis 1792 : les naissances jusqu’à 1913, les mariages jusqu’à 1914 et les décès jusqu’à 1915. Pour les tables décennales, l’état matériel de celles des années 1883 à 1902 interdit toute numérisation, cependant, les chercheurs trouveront les mêmes informations dans les tables annuelles correspondantes qui ont pu elles passer sous le scanner.

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Relevé MGW en cours : Valenton (Val-Pompadour)

Stèle Val-Pompadour

32 victimes à Val-Pompadour

 

Valenton, Plaque, Place Jean-Jaurès  quartier Val-Pompadour à  Valenton (94))

à consulter http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultdpt?dpt=94

Si vous avez des renseignements sur certaines personnes dont le nom est gravé sur cette plaque,

Faites le nous savoir

« Hommage aux victimes du Val-Pompadour ». En 1944, l’aviation anglo-américaine bombardait les voies ferrées pour paralyser les convois nazis. Les 10 avril et 14 juillet de nuit et à haute altitude, elle déversa un déluge de bombes sur la gare de triage toute proche. Au matin dans les décombres du Val-Pompadour, 32 victimes civiles de tous âges et toutes origines furent dénombrées.

Nom Prénom(s) Informations
BEN EL HOCINE Ahmed 50 ans
BEN EL HOCINE Fatima 11 ans
BEN EL HOCINE Tahar 9 ans
BOURHIS Marie Catherine 38 ans
BOURHIS Simone 13 ans
CANDEAGO Robert 9 ans
CHOLET Arsène 9 ans
DORÉ Berthe 63 ans
FEMINIER Marie 40 ans
FEMINIER Odilon 44 ans
FRETTÉ Jéôme Hector 54 ans
FRETTÉ Roland Pierre 16 ans
FRETTÉ Maria 59 ans
FRYZIUK Ginette 10 ans
FRYZIUK Ksénia 44 ans
GAUMARD Benoîte 60 ans
HARS Thérèse 12 ans
HEYMARD Anne Marie 53 ans
HEYMARD Paulette 13 ans
LAMBERT Lucien 37 ans
LAS Françoise 11 ans
LAS Stéfania 13 ans
METTRET Madeleine 49 ans
METTRET Maurice 52 ans
MONVOISIN Jeannine 14 ans
MONVOISIN Marthe 65 ans
TITRE Eugénie 28 ans
TITRE Henri 25 ans
TITRE Jeannine 12 ans
WALTZ Georgette 35 ans
WALTZ René 38 ans
ZOONEKYND Henri 64 ans

 

 

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Classé dans Guerre 39-45, Memorial GenWeb, Val de Marne

État des communes – Maisons-Alfort (1904) – (008)

RENSEIGNEMENTS ADMINISTRATIFS

I. – TOPOGRAPHIE, DÉMOGRAPHIE ET FINANCES

§  I.- TERRITOIRE  ET  DOMAINE

A. – TERRITOIRE

Nom.Maisons-Alfort.

Dénomination des habitants.Maisonnais.

Armoiries.La commune ne possède pas d’armoiries.

Limites du territoire.Le territoire est borné, au Nord et au Nord-Est, par la Marne qui le sépare de Saint-Maurice et de Saint-Maur-des-Fossés, au Sud-Est et au Sud par Créteil, à l’Ouest par Alfortville.

Quartiers, hameaux,  écarts. – Maisons-Alfort comprend 4 agglomérations ou quartiers et un écart, disséminés sur les différents points de son territoire avec ou sans solution de continuité

1° Le quartier de Maisons ou de la Mairie occupe tout l’espace compris entre l’extrémité Sud-Ouest de la commune et la rue du Chemin-Vert.

2° Le quartier du Champ Corbilly, relié au précédent, est compris entre les rues du Chemin-Vert, de Charentonneau et Gambetta et la route nationale n° 19.

3° Le quartier d’Alfort et de Château-Gaillard, qui forme, avec Maisons, la principale agglomération de la commune, est situé à l’extrémité Nord-Ouest, à la limite d’Alfortville.

4° Le quartier de Charentonneau occupe, au Nord de la route nationale n0 19, le vaste espace récemment loti, compris entre la rue d’Enfer et celle du Buisson-Joyeux. Quoique ce quartier paraisse appelé à un grand développement, il ne présente encore qu’une population d’une faible densité, répartie d’ailleurs très inégalement.

5° Le Buisson-Joyeux, situé à l’Est, à la limite de Créteil, constitue moins un quartier proprement dit qu’un écart, d’ailleurs peu éloigné de l’agglomération principale.

Lieux dits.Les Bordières, les Juillottes, l’Échat, le Champ-des-Noyers, Belle Image, le Champ Corbilly, la Colonie, les Bouvets, Vert de Maisons.

Superficie de la commune. – La superficie actuelle de la commune est de 567 h. 63 a. 05 c. depuis la loi du 11 avril 1902 qui a modifié les limites respectives de Créteil et de Maisons-Alfort. Avant cette loi, le territoire communal mesurait 566 hectares.

Arrondissement.Sceaux.

Canton.Charenton-le-Pont.

Circonscription électorale législative. – 2e circonscription de l’arrondissement de Sceaux.

Sectionnement électoral.Pas de sectionnement.

Bureaux de vote.Deux : le premier à la mairie et le second aux écoles d’Alfort.

Circonscription judiciaire.Charenton-le-Pont.

Circonscription de commissariat.Charenton-le-Pont.

Orographie. – L’altitude varie presque régulièrement de la cote 35 à la cote 40. Le point le plus haut se trouve au niveau de la rue Victor-Hugo (chemin de grande communication n0 48) où elle atteint la cote 45.

Hydrographie.  La Marne, qui sépare la commune, au Nord, de Saint-Maurice et de Saint-Maur-des-Fossés, forme, sur soit territoire, les îles du Cormoran et de Charentonneau

B. – DOMAINE

Mairie et Bibliothèque.La mairie de Maisons-Alfort, située n0 118, Grande-Rue, provient de l’acquisition de l’immeuble Lesieur, réalisée le 24 septembre 1894 devant Me Leclerc, notaire à Charenton, en vertu d’une autorisation préfectorale du 18 juillet précédent, moyennant le prix principal de 165.000 francs.

Cet immeuble, mesurant 19.204 mètres carrés, comprenait 7 pavillons distincts, d’inégale importance, dont 3 seulement ont été conservés. Le premier, consistant en une petite maison de maître élevée sur caves d’un rez-de-chaussée et d’un étage, est actuellement affecté à la bibliothèque. Le second, qui consistait en une grande maison d’habitation, dite le Château, élevée, partie sur caves, partie sur terre-plein, d’un rez-de-chaussée et de deux étages, dont un sous combles, est devenu la mairie proprement dite.

Le troisième est le pavillon du concierge, à droite de la grille.

L’opération avait été déclarée d’utilité publique par décret du 20 avril 1896.

Les travaux d’appropriation, autorisés par arrêtés préfectoraux du 30 mars et 27 novembre 1895, 27 février et 7 décembre 1896, ont entraîné, d’après le décompte approuvé le 12 février 1898, une dépense de 206.161 fr. 47.

L’édifice, dans son état actuel, offre les dispositions suivantes [1]

Construit dans le style Louis XIII, à l’aide de briques encadrées de pierres, il présente, à l’extérieur, un avant-corps central comportant un balcon de pierre, entouré de balustrades, et supporté, par des colonnes, dans la hauteur du rez-de-chaussée. Le deuxième étage est couronné d’un campanile. Les deux côtés, formant ailes, sont également pourvus d’un étage carré, et surmontés d’un comble brisé percé de lucarnes.

A l’intérieur, le péristyle, auquel on accède par un large perron, est fermé par un vitrage continu occupant tout l’entre-colonnement, et s’ouvre lui-même sur un large vestibule, desservant, en face, les bureaux de l’état civil à gauche, le cabinet du secrétaire, une salle de commissions et le cabinet du maire ; à droite, les bureaux de bienfaisance et du percepteur.

Au fond, se trouve un escalier de service. Le premier étage est occupé par un salon d’attente, par la salle du Conseil et des mariages, enfin, par un vestiaire, à l’usage des conseillers, communiquant avec le petit escalier.

Le deuxième étage, sous les combles, est occupé, aux deux extrémités, par la salle d’archives et un logement encadrant un grenier.

La façade postérieure communique avec le parc par un perron double révolution.

Dans le pavillon indépendant qui a été conservé se trouvent, avec la bibliothèque, des logements d’employés.

Le jardin anglais du devant est clos, du côté de la rue, par une grille monumentale et par la loge du concierge.

Par arrêté pris en Conseil de préfecture le 18 novembre 1897, modifié le 1er décembre 1898, la commune a été autorisée à aliéner les communs de l’ancienne propriété Lesieur, sur une mise à prix de 11.000 francs.

L’adjudication a été réalisée le 29 janvier 1899.

Ecoles.Il existe dans la commune deux groupes scolaires complets.

L’école de filles et l’école maternelle ont été installées, ainsi que l’ancienne mairie, rue de Charentonneau, dans les bâtiments d’exploitation de la ferme de Maisonville, ancienne dépendance du château d’Alfort, devenu depuis Ecole vétérinaire, sur un immeuble de 4.672 mètres superficiels acquis de M. Dominique en 1862, moyennant le prix principal de 45.000 francs.

D’après une délibération du Conseil municipal en date du 23 août 1862, les dépenses prévues pour l’appropriation des bâtiments devaient se borner à 79.817 fr. 54, dont 11.391 fr. 75 pour l’ancienne mairie et 68.425 fr. 79 pour la construction des écoles. En réalité, elle s’élevèrent à 118.135 francs.

Ces bâtiments étant devenus insuffisants, la municipalité se préoccupa en 1883 de les agrandir, et, à cet effet, acquit de Mme Ve Potel, au prix de 12 francs le mètre, soit pour 48.828 francs, un terrain de 4.069 mètres situé rue Parmentier, par acte passé devant Me Leclerc, notaire à Charenton, le 5 janvier 1884, en vertu d’une autorisation préfectorale du 3 décembre précédent.

Les travaux de construction avaient été autorisés par arrêté préfectoral du 14 décembre 1883 dans la limite d’une dépense de 197.374. fr. 90.

Les anciens bâtiments furent alors affectés à l’école de filles et à l’école maternelle, et les nouveaux à l’école de garçons. Cette dernière vient elle-même d’être tout récemment agrandie d’une 5e classe, en vertu d’un arrêté préfectoral du 11 juin 1903 approuvant un devis de 17.925 fr. 84.

Le groupe d’Alfort, situé rue de Créteil, a été construit peu de temps après l’école de garçons de Maisons sur un ensemble de terrains de 5.316 m. 40 appartenant aux héritiers Morisset (MM. Desbois, Storez, Fréchot et Belin). L’opération, déclarée d’utilité publique par décret du 23 avril 1887, fut réalisée en vertu d’un arrêté de cessibilité en date du 11 juin 1887 et d’un jugement d’expropriation du 7 juillet suivant, moyennant une indemnité de 70.000 francs (décision du jury en date du 22 février 1888). En défalquant de cette somme les frais laissés à la charge des vendeurs (207 fr. 40), et en tenant compte des intérêts (1.318 fr. 20), on trouve que l’acquisition des terrains a occasionné à la commune une dépense totale de 71.110 fr. 80. Les travaux de construction, autorisés par arrêté préfectoral du 10 août 1887, ont coûté d’autre part 217.066 fr. 33.

Dans un des locaux du groupe d’Alfort est installée une seconde Bibliothèque municipale.

Par suite du lotissement des terrains de Charentonneau, la construction d’un troisième groupe scolaire sera sans doute bientôt nécessaire, et la municipalité se préoccupe, dès maintenant, de cette éventualité.

Eglise.- L’église de Saint-Remi a été restaurée presque entièrement de 1846 à 1850 par M. Naissant, architecte départemental, à l’exception du porche, du chœur et du clocher. A l’intérieur, les piliers qui, d’après un ancien plan, étaient carrés, ont été remplacés par des colonnes, le tout entraînant, pour la commune, une dépense de 55.892 francs.

La façade présente un mur pignon à droite duquel vient s’adosser la partie correspondant au bas côté. La partie supérieure est couronnée par un bandeau accusant le rampant du toit. La façade latérale comprend 6 travées séparées par des contreforts et percées de fenêtres ogivales, et la façade gauche, 4 travées au delà desquelles se trouve le clocher entouré de la sacristie, nouvelle construction érigée en dehors du plan rectangulaire de l’édifice, sous la direction de M. Degeorge, en 1880. Le clocher, élevé de deux étages au-dessus d’elle, comprend à l’étage du beffroi, sur ses quatre faces, des fenêtres géminées plein cintre, garnies d’abat-sons. Il est couronné par une corniche ornée, comme le toit de l’église, de corbeaux sculptés, et surmonté d’un toit en pierre, affectant la forme d’une pyramide octogonale flanquée de quatre pyramidions triangulaires.

A l’intérieur, l’église de Maisons-Alfort se compose d’une grande nef terminée par le sanctuaire et longée, à droite, par un collatéral unique. La nef présente, dans le sens de la longueur, 4 travées accusées par des piliers circulaires dont les chapiteaux reçoivent 3 petites colonnettes correspondant aux diverses parties de la voûte de la nef. Ces colonnettes supportent, d’autre part, la retombée des arcades ogivales ouvertes sur le bas côté et les nervures qui accusent la voûte. Le sanctuaire, auquel on accède par 3 degrés, comprend 2 travées séparées par des piliers hexagonaux. Le maître-autel, adossé au chevet, est surmonté d’un retable qu’accusent deux colonnes composites en marbre supportant un fronton triangulaire. Le côté opposé, au-dessus de la porte, est occupé par la tribune des orgues.

Les peintures contenues dans l’église sont la Sainte Famille, d’après Lebrun, l’Adoration des Mages, Jésus et Sainte Véronique, le Baptême de Clovis, Jésus et la Samaritaine, Saint-Jérôme (école espagnole), 2 tableaux représentant la Vierge et l’Enfant Jésus, dont l’un d’école italienne, et Saint-François.

Toutes sont d’auteurs inconnus.

Presbytère.Le presbytère est situé rue Victor-Hugo, dans un immeuble communal, à côté de l’église, autrefois pris en location et acquis de M. Bourguignon, au prix de 13.000 francs, par acte passé devant Me Leclerc, notaire à Charenton, les 3 et 23 janvier 1859, conformément à une délibération du 20 mars 1858.

Eglise évangélique et synagogue. – Il n’existe pas de local, à Maisons-Alfort, affecté à la célébration des cultes évangélique et israélite.

Cimetière.Le cimetière communal, situé rue du Chemin-Vert, occupe un terrain mesurant environ 1 hectare 70 ares et provenant de 3 opérations successives.

1° L’origine remonte à l’ordonnance royale du 9 octobre 1825, autorisant la commune à acquérir de M. Lecouteux, moyennant le prix principal de 2.010 francs, un terrain situé au lieu dit le Champ Corbilly ou le Chemin-Vert, contenant 4.430 mètres (125 perches). L’acquisition fut réalisée devant Me Finot, notaire à Charenton, aux conditions prescrites, le 18 juillet 1826.

2° Par acte passé devant Me Leclerc, le 22 novembre 1871, Mme Jouet a fait donation à la commune, en vue de l’agrandissement du cimetière, d’un terrain contigu au précédent, mesurant 4.098 m. 54, se réservant seulement 12 mètres pour la sépulture de sa famille (acceptation autorisée par arrêté préfectoral du 17 janvier 1873).

3° La troisième et dernière opération a été réalisée en vertu d’un décret d’utilité publique en date du 19 janvier 1885, autorisant la commune à acquérir de M. Sinner un terrain contigu, mesurant 8.391 mètres. Par suite de désaccord entre les parties, un arrêté de cessibilité dut intervenir le 28 mars 1885 et l’acquisition fut réalisée par voie d’expropriation. L’indemnité fixée par le jury s’est élevée à 33.564 francs.

Le logement du gardien date de 1875. Le caveau provisoire contient 6 cases.

Par testament, en date du 30 janvier 1889, Mlle Duriez a légué à la commune une action de la Banque de France, à charge pour elle d’entretenir son tombeau de famille. L’acceptation de ce legs a été autorisée par décret du 15 novembre 1893.

Tombes militaires.Les tombes militaires ont fait l’objet de deux concessions à l’État, l’une de 20 mètres superficiels, moyennant 10.200 francs, pour 237 soldats français morts pendant la guerre de 1870-71, et l’autre, de 2 mètres superficiels, pour 2 soldats allemands, moyennant 300 francs. La première concession ayant été réduite à 16 m. 31 par suite du prolongement de l’allée du cimetière en 1891, la commune dut rembourser à l’Etat, pour cette reprise, 4.080 francs.

Ecole nationale vétérinaire [2]. – l’Ecole vétérinaire, située Grande-Rue, à Alfort, est installée dans l’ancien domaine du château d’Alfort, acquis le 27 décembre 1765 par le roi Louis XV, moyennant 30.000 livres comptant et 2.000 livres de rente, et approprié à sa nouvelle destination par Claude Bourgelat.

L’ensemble très complexe de constructions élevées sur ce domaine résulte de plusieurs opérations successives.

Les premières, contemporaines de la fondation, comprenaient le bâtiment d’administration, l’amphithéâtre de démonstration, les cabinets de dissection, les salles et laboratoires de chimie, de pharmacie et de physique et l’ancien haras.

De 1824 à 1830, furent érigés le bâtiment des élèves, l’aile Est des hôpitaux, la chapelle et le chenil.

Puis intervint la loi du 18 juillet 1838, ouvrant au budget de l’État, pour l’agrandissement de l’École, un crédit de 650.000 francs, grâce auquel on éleva l’aile Ouest des hôpitaux, avec l’amphithéâtre de clinique et les boxes demi-circulaires, le bâtiment des forges, celui des professeurs et un magasin à fourrages où sont installées les études actuelles ; de nouveaux cabinets de dissection, maintenant affectés au service de physique et de chimie, enfin de nouvelles salles et laboratoires de chimie, physique et pharmacie qui, dans la plupart de leurs parties, existent encore aujourd’hui. Les choses restèrent ensuite en l’état jusqu’en 1882, époque à laquelle le Parlement ouvrit, en faveur de l’École, un crédit de 1.800.000 francs pour l’exécution de divers travaux comportant l’édification de nouveaux laboratoires et l’adaptation d’anciens bâtiments à d’autres destinations. La plus importante des constructions élevées à ce moment et sur ce crédit est un vaste bâtiment rectangulaire, comprenant au rez-de-chaussée, dans la partie centrale, le service d’anatomie actuel, avec amphithéâtre demi-circulaire, disposé en vue des projections lumineuses; à l’angle Nord-Ouest, le service de pathologie médicale; à l’angle Nord-Est, celui de zootechnie; à l’angle Sud-Ouest, celui de physiologie avec son amphithéâtre carré ; enfin, à l’angle Sud-Est, le service d’histoire naturelle. Le premier étage est occupé, sur la façade Est, par la bibliothèque actuelle; sur la façade Sud, par un laboratoire d’histologie et un musée d’anatomie; enfin, sur les façades Nord et Ouest, par de vastes locaux destinés alors à un musée général qui ne fut définitivement installé que 18 ans après. En même temps, l’ancien service d’anatomie était aménagé en laboratoires affectés à la chaire de physique, chimie et pharmacie. Le jardin botanique était reporté derrière le chenil, l’École était alimentée en eau de Seine, l’ancien château d’eau était démoli et l’on construisait sur son emplacement un lazaret spacieux pour la chaire des maladies contagieuses, ainsi qu’une usine de chauffage à la vapeur derrière l’amphithéâtre d’anatomie, et une serre, à proximité du service d’histoire naturelle. De nouvelles études étaient installées dans le magasin à fourrages. Enfin, le bâtiment de l’ancienne bibliothèque, où se trouvaient les études de première et seconde année, était désaffecté pour être démoli, en 1887, peu de temps après, ainsi que la chapelle.

Un crédit de 300.000  francs voté par le Parlement en 1900 permit ensuite de compléter cet ensemble de travaux et de donner à l’École l’aspect définitif qu’elle présente aujourd’hui. Ce crédit fut affecté jusqu’à concurrence de 200.000 francs à la construction des laboratoires des services récemment créés (pathologie ovine, caprine, porcine et obstétrique d’une part; histologie normale et anatomie pathologique d’autre part), et jusqu’à concurrence de 100.000 francs à l’ameublement du musée dont les locaux, édifiés 18 ans auparavant, n’avaient pu encore être utilisés.

Dans la cour d’entrée ont été placées, en 1876, la statue de Bourgelat, fondateur de l’École, par Crauk, avec ces dates 1712-1779, et, en 1889, celle de Henri Bouley, ancien professeur, puis inspecteur général, par Allouard.

Il n’existe, à Maisons-Alfort, aucun immeuble affecté aux services suivants: hospice, hôpital, dispensaire, morgue, fourrière, théâtre. Une crèche devait être aménagée dans les locaux de l’ancienne mairie en 1900 et les travaux, autorisés par arrêté du 11 octobre 1899, ont même été exécutés, ainsi qu’en témoigne le décompte de 3.914 fr. 88 approuvé le 22 février 1901. Mais le local est actuellement désaffecté et sera utilisé vraisemblablement comme bureau de poste.

Marchés.Il existe, à Maisons-Alfort, 2 marchés aux comestibles.

L’un, situé Grande-Rue, a été installé sur l’excédent non employé du terrain Potel, acquis le 5 janvier 1884, dans les conditions rapportées plus haut, en vue de la construction de l’école de garçons.

Ce marché est établi sous un hangar fixe, construit aux frais du concessionnaire, en vertu d’un arrêté préfectoral du 12 mars 1888, à charge de retour à la commune à l’expiration de la concession. Il se compose d’une grande nef de 9 mètres de portée sur 32 mètres de longueur et de deux bas côtés de 2 mètres de large sur une longueur égale à celle de la nef. Cette dernière est supportée, ainsi que des deux bas côtés, par 2 colonnes en fonte sur la façade et par 16 colonnes en fer de 4 m. 50 de haut.

Le deuxième marché se tient à Alfort, sur la voie publique et sous abris mobiles, rue Eugène-Renault et Grande-Rue, en face de l’École vétérinaire, mais sur le trottoir opposé seulement.

Ancienne mairie (salles de sociétés et de conférences, refuge, remises de pompes). – L’ancienne mairie, provenant de la ferme de Maisonville, a été acquise en 1862, ainsi que nous l’avons dit plus haut, en même temps que le terrain contigu du premier groupe scolaire, moyennant le prix principal de 45.000 francs. Le bâtiment existant déjà nécessita  seulement quelques travaux d’appropriation.

Actuellement, les anciens bureaux servent, pour partie, aux réunions des diverses sociétés locales. Un refuge de nuit est aménagé au rez-de-chaussée pour les voyageurs sans ressources. Au premier étage, l’ancienne bibliothèque est laissée à la Société des Dames françaises. L’ancienne salle des mariages est affectée aux conférences et réunions publiques. Enfin, dans une partie de la cour, ont été installées la remise de pompes avec l’échafaudage de manœuvres et celle du matériel de voirie. Une remise de pompes moins importante est établie aux écoles d’Alfort.

Bureaux de poste.Il existe, à Maisons-Alfort, 2 bureaux de poste, l’un d’État, situé dans un local loué par l’État, n5 2, rue de Charentonneau, et l’autre municipal, rue Eugène-Renault, n0 4, dans un local loué par la commune à raison de 1.025 francs par an. Le bail expire en 1906.

Bureaux d’octroi.Il existe, sur le territoire de Maisons-Alfort, 5 bureaux d’octroi, tous placés sur la voie publique.

Celui du pont de Charenton est en briques. Il en est de même de celui de la voûte du chemin de fer, rue Eugène-Renault. Le bureau de la gare, actuellement en bois, doit être prochainement reconstruit en briques. Celui de la route nationale n0 5, à la limite Sud de la commune, est en bois. Enfin, celui de la route de Créteil, mixte avec Créteil, est en maçonnerie. Un sixième bureau, mixte avec Alfortville, est situé sur le territoire de cette dernière commune, rue Victor-Hugo.

Propriétés privées.Par acte, du 21 octobre 1902, passé devant M » Leclerc, notaire à Charenton, Mme Ve Delalain a vendu à la commune une parcelle de terrain dans le domaine de Charentonneau, mesurant 5.994 mètres superficiels. Cette acquisition, réalisée à raison de 6 fr. 50 le mètre, soit au prix principal de 38.961 francs, est destinée à l’établissement d’un nouveau groupe scolaire dans le quartier de Charentonneau (autorisation préfectorale du 2 octobre 1902).

Fort. – Le fort, dit de Charenton, est en réalité situé sur le territoire de Maisons-Alfort. Il est occupé par un bataillon d’infanterie pris, à tour de rôle, parmi les troupes casernées à Vincennes.


[1]  Cf. Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, par M. Chenal, page 251.

[2]  Ces renseignements ont été recueillis dans l’historique de l’École, rédigé par M. Barrier, directeur, dont le manuscrit, encore inédit, a été mis obligeamment à notre disposition par son auteur.

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Département de la Seine
Direction des affaires départementales.
Etat des communes à la fin du XIXe siècle
publié sous les auspices du Conseil Général
MAISONS-ALFORT
Notice Historique et Renseignements administratifs
Montévrain, Imprimerie typographique de l’École d’Alembert
ÉditÉ en 1904

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