6 juin 1913 – Léon DEUBEL

1913 – Léon DEUBEL

Né à Belfort, le 22 mars 1879, Léon Deubel, poète de renommée nationale, connut une destinée tragique.

Léon Deubel, poète français  qui fut considéré par ses pairs de l’époque comme l’égal des plus grands : Lamartine, Mallarmé, Verlaine… Une plaque signale sa maison natale, faubourg de France, à la hauteur du magasin de vêtements « Au meilleur marché ».  Après la séparation de ses parents, il fut recueilli par son oncle, qui tenait une épicerie en gros florissante. Il termine ses études au collège de Baumes-les-Dames, puis exerce comme maître d’internat à Pontarlier et Arbois, avant d’être révoqué et de rejoindre Paris.

Après une vie de bohème et misère, son suicide le 6 juin 1913, à Maisons-Alfort, où son corps fut repêché dans la Marne, le relégua au panthéon des poètes maudits. Louis Pergaud, son ami, sauva Léon Deubel de la fosse commune et organisa une souscription pour l’édification d’un buste à sa mémoire et pour la publication de son œuvre.

Ami de Louis PERGAUD

Pauvre, inadapté à la vie sociale, Léon Deubel se suicida en se jetant dans la Marne après avoir brûlé tous ses manuscrits.

Deubel est considéré comme le dernier des poètes maudits. Un portrait en buste, œuvre du sculpteur japonais Hiroatsu Takata, est visible à Maisons-Alfort. Un monument à sa mémoire, réalisé par le statuaire Philippe Besnard, a été érigé dans un jardin public de Belfort, sa vile natale, qui lui consacre une série d’événements en 2013 et 2014. En 1930, la place Léon-Deubel, près de la porte de Saint-Cloud dans le 16e arrondissement de Paris est créée en hommage.

 

Acte de décès de Léon Deubel

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Deubel 1399 (Mairie du 4e arrondissement de Paris)

L’an mil neuf cent treize le dix-neuf juin à trois heures du soir ; acte de décès de Léon, Louis Deubel, sans profession, domicile inconnu, né le vingt-deux mars, mil neuf cent soixante-dix-neuf, à Belfort (Territoire de Belfort), décédé vers le six juin courant, dans la circonscription de Charenton et transporté 3 quai de l’Archevêché. Fils de Louis, Joseph Deubel et de Marie Joséphine Mayer, décédé, célibataire.

Dressé, par nous Georges, Auguste Ignace Callé, adjoint au maire du 4ème arrondissement  de Paris, sur la déclaration de Louis Cabouret cinquante cinq ans et Louis Marlier quarante cinq ans, employés 2 quai de l’Archevêché, non parents, qui ont signé, avec nous après lecture. ./.

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