Archives quotidiennes : 12 avril 2015

12 avril 1893 – Canton de Charenton-le-Pont

1893 – Canton de Charenton-le-Pont

Alfortville, commune créée par la loi du 1er avril 1885 sur un territoire démembré de la commune de Maisons-Alfort et incorporée au canton de Charenton-le-Pont. Maintenue à ce canton par la loi du 12 avril 1893.

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Histoire de Maisons (I-2) : 988 – Hugues Capet

988

PREMIERE PARTIE – Des temps les plus reculés, jusqu’à la Révolution de 1789

Chapitre Deux

988 – Voici, textuellement reproduite, une partie d’un manuscrit d’un auteur inconnu, et paraissant dater de 1776 ; les mêmes faits se trouvent relatés, dans l’Histoire du Diocèse de Paris, par l’abbé Lebeuf. Les manuscrits originaux sont aux archives de l’Archevêché de Paris.

« Hugues Capet, Roi de France, la seconde année de son règne, le douzième mois de l’année, aux calendes de Juillet, époque qui revient au mois de février 988, donna gratuitement et sans aucune retenue au vénérable abbé du Monastère de Moines, de Saint-Maur-des-Fossés ; « Une certaine Ville, située dans le comté de Paris, dont le nom est Maisons, ensemble la Maison et demeure dudit-lieu avec les prés, terres labourables, cultivées, incultes, Moulins, pacages, eaux, cours et détours d’eaux, avec encore les maisons ou les habitants dudit lieu, de l’un et de l’autre sexe, font leur demeure dans ledit lieu, avec leur appartenance et dépendances ; comme aussi, il donne audit abbé, les deux églises dudit lieu, l’une qui est la mère église, sous l’invocation de saint Rémi, l’autre qui est une chapelle dédiée en l’honneur de Saint-Germain, pour par lui envoyer et députer un de ses frères, pour y résider, sous sa puissance en qualité de vicaire », à l’effet pour lui d’en jouir et user en toute propriété intégralement, et de la même manière qu’il avait possédé lesdites choses ; à la charge par ledit abbé et ses moines de prier Dieu, pour lui, la Reine son épouse, et le Roi Robert son fils à qui il fit ratifier sa donation. »

Cette donation avait été faite, sur sa demande, à Mayeul abbé de Cluny, afin de faire vivre l’abbaye de Saint-Maur.

Suivant les auteurs et les époques, le nom du village varie. C’est Mansonibus, Mansiones, Maisons-sur-Seine, Maisons-près-Charenton, Maisons-en-Brie ; on le désigne même sous le nom de Domibus.

Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il est question de Maisons-Alfort.

Il y avait donc déjà à cette époque deux églises et des moulins, probablement trois, non compris ceux du pont ; c’est ce qui indique l’existence bien antérieure du village, surtout que, dans ces temps reculés, les agglomérations ne se formaient que très lentement.

Nous connaissons l’emplacement où existaient ces moulins ; un seul, celui de Charentonneau, est au même endroit, mais il ne doit en rester très probablement que les fondations, sur lesquelles ont été réédifiés successivement, et jusqu’à ceux actuels, les bâtiments à mesure que les anciens tombaient en ruines, ou étaient détruits par accident. Deux ont été remplacés par un seul ; nous en reparlerons. Il en est de même de l’église, qui a à peu près subi le sort du couteau de Jeannot, auquel on changeait tantôt la lame, tantôt le manche ; il n’y a guère que le chœur et le porche qui soient très anciens.

Quant à la seconde chapelle, il n’y en a plus trace ou bien, ne serait ce pas tout simplement celle des Mêches, qui comme celle mentionnée, était dédiée à Saint-Germain ? S’il en était ainsi, on peut la voir encore, en assez bon état pour son âge, mais transformée en grange.

Ce qui donne créance à cette idée, c’est que les deux villages de Créteil et Maisons avaient des prés communs qui à l’origine appartenaient à Maisons seul ; les limites des terri­toires n’étaient donc pas parfaitement définies.

Pour s’expliquer le don fait par le roi d’un village et de ses habitants, il faut connaître la façon dont s’est établie la propriété à l’origine de la monarchie française.

Après la conquête de la Gaule par les Francs, les vainqueurs s’approprièrent la majeure partie des terres des vaincus et se les partagèrent, les chefs ayant tout naturellement la meilleure part. Les rois gardèrent pour eux les domaines que s’étaient attribués les Romains, en y en ajoutant d’autres à leur convenance.

Ces domaines s’accrurent encore par des confiscations sur des seigneurs, qui, à tort ou à raison, avaient attiré sur eux cette mesure de justice, et bien plus souvent de spoliation. Les grands seigneurs agissaient de même avec les petits.

Le roi disposait en bloc de ces terres, avec leurs habitants, soit en faveur d’une abbaye, en échange de messes à son intention, comme nous venons de le voir, ou pour récompenser des services de guerre, ou même une simple flatterie adroite d’un courtisan.

Le serf ou manant n’avait que le droit de vivre et travailler sur cette terre, dont il ne pouvait posséder une parcelle d’une façon complète.

En cas de décès sans enfants, il ne pouvait léguer par testament, au delà de cinq à soixante sols, selon la coutume du lieu ; le reste de son maigre avoir allait au seigneur par droit de mainmorte ([1]).

A différentes époques, les serfs se soulevèrent contre leurs maîtres ; ces révoltes sont connues sous le nom de Jacqueries, ils obtinrent quelquefois ainsi leur affranchissement. Dans d’autres cas, comme pour Maisons, il leur fut accordé de bon gré.

A la Révolution, le servage avait presque complètement disparu.

On peut encore juger des habitudes des seigneurs par la lecture de ce pacte de paix qui fut soumis au roi, au XIIe siècle lors de la formation des communes, par Warin, évêque de Beauvais :

« Je n’enlèverai ni bœuf, ni vache, ni aucune bête de somme, je ne saisirai ni le paysan ni la paysanne, ni les marchands. Je ne prendrai point leurs deniers, et je ne les obligerai point à les racheter. Je ne veux pas qu’ils perdent leur avoir à cause de la guerre de leur seigneur et je ne les fouetterai point pour leur enlever leur subsistance. Depuis les calendes de Mars, jusqu’à la Toussaint je ne saisirai ni cheval, ni jument, ni poulain dans les pâturages. Je ne démolirai ni incendierai les maisons, je ne détruirai pas les moulins, et je ne ravirai pas la farine qui s’y trouve, à moins qu’ils ne soient situés dans ma terre, ou que je sois à l’ost ([2]) ; je ne donnerai protection à aucun voleur. »

Les paysans de Maisons n’avaient fait que changer de maître, et peu leur importait sans doute que la capitation, la taille ou les corvées qui leur étaient imposées profitassent à lAbbaye de Saint-Maur ou au roi Hugues Capet.


[1] Droit de mainmorte : droit du seigneur de s’emparer et disposer des biens de ses serfs décédés. Aujourd’hui impôt sur le biens des sociétés et congrégations.

[2] A l’ost : pour au camp, à l’armée.

Extrait de : Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par Amédée CHENAL Maire de Maisons-Alfort – 1898

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Dossiers de pensions du personnel des Travaux publics (XIXe Siècle)

Dossiers de pensions travaux public

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Archives nationales (Paris) – Dossiers de pension du personnel des Travaux publics –

FICHE DESCRIPTIVE
Intitulé :
Dossiers de liquidation de pension du personnel des Travaux publics.
Niveau de classement : groupe documentaire.
Dates extrêmes : XIXe siècle.
Nombre d’unités documentaires : 8016 notices.
Importance matérielle : 25,20 m.l. (240 articles).
Conditions d’accès : librement communicable, sous réserve des restrictions imposées par l’état
matériel des documents.
Noms des producteurs :
Ministère des Travaux publics, de l’Agriculture et du Commerce (1836-1839)
Ministère des Travaux publics (1839-1853)
Ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux publics (1853-1869)
Ministère des Travaux publics (1869-1906)
Ministère des Travaux publics, des Postes et Télégraphes (1906-1913

 

Exemples de deux fonctionnaires liés à Maisons-Alfort

Page 176
DU CHAYLARD (Jean-Baptiste)
commissaire de surveillance administratives des chemins de fer
Commune de résidence : Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
Date de naissance: 3 juillet 1811 à Savignac-les-Églises (Dordogne)
Date de cessation de la fonction : 1er juillet 1887
Motif de cessation de la fonction : décès
Observations : veuve Jaubert Perrete, Jeanne
F/14/3094

Page 252

GORGEON (René-François)
conducteur des ponts et chaussées
Commune de résidence : Vincennes (Val-de-Marne)
Date de naissance: 12 septembre 1811 à Maisons-Alfort (Val-de-Marne)
Date de cessation de la fonction :8 octobre 1875
Motif de cessation de la fonction : ancienneté
Observations : décédé : 27/11/1885, veuve Creton, Françoise-Augustine
F/14/312

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