Archives quotidiennes : 11 avril 2015

Histoire de Maisons (I-1) : Avant 988

Avant 988

PREMIERE PARTIE – Des temps les plus reculés, jusqu’à la Révolution de 1789

Chapitre Premier

VII e  siècle – Au VIIe siècle, le pont de Charenton, qui est un peu celui de Maisons-Alfort, existait déjà, et, très probablement, les chemins y aboutissant du côté gauche de la Marne. Il était en bois et « avait été bâti par les habitants du lieu » ; on y payait un droit de passage.

Il est même vaguement question de l’existence d’un pont en cet endroit, lors du passage des Romains, 52 ans avant Jésus Christ.

865 – En 865, il était fortifié ; les Normands le prirent et le brûlèrent.

Il existe des gravures qui le représentent avec des tours ou des moulins.

988 – Ce n’est qu’à partir de 988, qu’on trouve trace, dans l’histoire, d’un village appelé Mansiones ou Maisons.

Il est évident que, avant cette époque et depuis fort longtemps, Maisons existait, puisque lorsqu’on en parle pour la première fois, il est question de l’existence de deux églises ; il devait donc y avoir déjà en ce lieu une agglomération relativement nombreuse.

En examinant la Carte des chasses, dressée de 1764 à 1773, où figurent les chemins qui sillonnaient le territoire de la commune, on se rend parfaitement compte de sa formation.

Un chemin partant du pont, se dirigeant vers Maisons et le traversant (la continuation vers Villeneuve n’est pas très ancienne) ; un autre prenant à gauche, non loin du pont, et conduisant à Créteil, et un troisième allant de Maisons à Créteil.

C’est sur ces trois artères principales que se sont suc­cessivement amorcés les autres chemins de la commune.

Ce qui démontre que la route actuelle de Maisons à Villeneuve est de création relativement récente, c’est que l’on trouve trace dans les archives, de conventions entre l’Etat, la Fabrique paroissiale et des cultivateurs, à raison de l’exécution d’un nouveau chemin de Villeneuve.

De plus, un chemin qui partait de celui de Maisons, sur la droite, non loin du pont, se dirigeait à travers la plaine vers Choisy et Villeneuve ; il existait de temps immémorial, et on l’appelle déjà en 1754 le vieux chemin de Villeneuve.

Il devait également y avoir le chemin Vert des Mêches, qui prenait de la Marne, au-dessous des moulins, passait sur l’emplacement où est le fort et se continuait tel qu’il existe aujourd’hui jusqu’aux Mêches.

Les chemins de Charentonneau, d’Enfer, de Mesly, de Valenton, de Saint-Maur, du Port-à-l’Anglais et des Iles existaient pro­bablement aussi, ainsi que d’autres de moindre importance subsistant encore, mais à l’état de sentiers, et sous des noms aujourd’hui oubliés.

Ces chemins, créés pour les besoins des relations entre les différents villages ou hameaux, ou pour se rendre aux moulins, à la rivière, ou enfin pour la culture, au hasard de la fantaisie de l’attelage du premier chariot qui les avait tracés par la marque de ses roues, se ressentent encore de cette origine ; leurs sinuosités sont une preuve de leur ancienneté.

Les rues qui existaient sans doute déjà sont celles des Bretons, désignée alors sous le nom de rue Bretonne, des Cochets, Saint-Pierre, Jacob, et enfin la rue Grande, dans lesquelles se trouvent encore de très vieilles constructions. Il est bien enten­du que les travaux de viabilité y étaient absolument inconnus.

Quant à la configuration du sol, elle n’a été que très peu modifiée, soit par des remblais pour éviter les inondations, soit par des exploitations de carrières ; ces modifications sont rela­tivement récentes.

L’emplacement sur lequel sont venues se grouper les pre­mières chaumières, autour de châteaux ou de fermes, a du être choisi en raison de son élévation par rapport au reste du terri­toire, les parties basses étant à l’état de marécages, ou fréquemment inondées.

Il semble même que le plateau sur lequel sont bâtis Mesly, Créteil et Maisons constituait dans l’antiquité une grande île.

La nature du terrain donne une indication des ressources qu’on en pouvait tirer.

Les marais étaient plantés de saules et d’osiers, les points de la plaine un peu plus élevés étaient en prairies ou en céréales, et, sur le plateau, presque partout sec et caillouteux, il y avait de maigres bouquets de bois ; une bonne partie de ces terres ne donnait que de pauvres récoltes, surtout dans les années très sèches.

Ce n’est que plus tard que des vignes furent plantées sur tout le versant de la côte exposé au sud et à l’Ouest, de Créteil à Maisons, le long du chemin de l’Echat, et se terminant, où est actuellement la rue Déterville, à Alfortville. Ce dernier point est encore désigné au cadastre comme lieu dit la Vigne à Roger.

L’exploitation des carrières ne dut commencer, en tant qu’industrie, que lorsque celles de Charenton furent épuisées, mais il est bien possible, que l’existence en ce lieu, et presque à la surface du sol, de matériaux de construction, ait contribué pour beaucoup dans la formation d’un village d’une certaine importance.

Extrait de : Histoire de Maisons-Alfort et d’Alfortville, depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours par Amédée CHENAL Maire de Maisons-Alfort – 1898

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11 avril 1902 – rue de Mayenne à Maisons-Alfort

Une loi datant du 11 avril 1902, approuve l’échange de la rue de Mayenne donnée à Créteil contre un terrain rue de l’Échat au lieu-dit « l’Orme au Chat » donnée à Maisons-Alfort. *

1902 – Limites de Maisons-Alfort et de Créteil

… D’autre part, une loi du 11 avril 1902 a rectifié les limites de Maisons-Alfort et de Créteil, en attribuant à la première de ces deux communes la portion de territoire limitée au nord par le chemin de grande communication n° 47, et à la seconde la portion de territoire contenant la rue de Mayenne. Dans la Notice historique sur Créteil, nous avons indiqué (p. 20) que Maisons-Alfort cédait 4 hectares, 38 ares, 35 centiares, et recevait 6 hectares, 1 are, 40 centiares ; le chiffre des habitants ainsi échangés était respectivement de 55 et de 51 habitants.

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