Archives quotidiennes : 22 février 2015

Jeudi 5 mars – 19H-20H30 – Pavillon des Archives Champigny (94)

Spectacle Grand’s ensemble

Affiche du spectacle.

Conçue à partir de la collecte d’archives orales et audiovisuelles menée par les Archives départementales sur les migrations entre 2008 et 2013, la performance théâtrale met en avant le parcours d’une portugaise d’origine angolaise ayant émigré sur le territoire de l’actuel Val-de-Marne. A travers les principales étapes de la vie de l’héroïne, la pièce écrite par Gérard Noiriel, historien et homme de théâtre, aborde la question de l’intégration mais aussi les difficultés de la « deuxième génération » tout en mobilisant l’imaginaire des spectateurs. Le spectacle sera suivi d’un débat avec les comédiens et l’auteur.

JEUDI 5 MARS • 19H-20H30Pavillon des Archives

Spectacle créé par la compagnie Les Petits Ruisseaux et le collectif Daja (des Acteurs culturels jusqu’aux chercheurs et aux Artistes) avec le soutien des Archives départementales du Val-de-Marne.

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Le marié et son témoin au Panthéon

Acte de mariage    22 septembre 1898 – Choisy-le-Roy

N° 80/1898

Langevin Paul et Desfosses Emma Jeanne – 22 septembre

L’an mil huit cent quatre vingt dix huit, le vingt-deux septembre, à onze heures et demi du matin. Acte de mariage de Paul Langevin, né à Paris dix-huitième arrondissement, le vingt trois janvier  mil huit cent soixante-douze, Agrégé des Sciences Physiques, domicilié avec ses père et mère, à Paris, rue Guy de la Brosse n°4, fils majeur de Victor Charles Langevin, âgé de soixante-deux ans, comptable, et de Marie Adèle Pinel, son épouse  âgée de soixante ans, sans profession présents et consentants. D’une part,

Et Emma Jeanne Desfosses, née à Brassac-les-Mines (Puy-de-Dôme) le quatre août mil huit cent soixante quatorze, sans profession, domiciliée avec ses père et mère à Thiais (Seine) avenue de Paris n°27 et avant à Choisy-le-Roi, rue de Vitry n°33, fille majeure de Théodore Desfosses, âgé de cinquante-huit ans, céramiste, et de Marie Lauvergnat, son épouse, âgée de quarante trois ans, sans profession, présents et consentants. D’autre part.

Dressé par Nous Alfred Brault, Maire, officier de l’Etat Civil de Choisy-le-Roi, qui avons procédé publiquement, en la Mairie, à la célébration du mariage dans la forme suivante : après avoir donné lecture  aux parties : 1° de leurs actes de naissance, 2° des actes des publications faites en cette Mairie, ou en celle du cinquième arrondissement de Paris et en celle de Thiais, les dimanches onze et dix-huit septembre courant, sans opposition ; toutes les pièces sus-mentionnées dûment paraphées et annexées ; 3° du chapitre six, du livre premier, du Code Civil (Titre du Mariage) sur les droits et devoirs respectifs des époux, après avoir interpellé les futurs époux, les père et mère du futur, et les père et mère de la future, lesquels nous ont déclaré qu’il n’a pas été fait de contrat de mariage, Nous avons demandé aux futurs époux s’ils veulent se prendre pour mari et pour femme et chacun ayant répondu affirmativement et séparément à haute voix, Nous avons prononcé au nom de la loi que Paul Langevin et Emma Jeanne Desfosses sont unis par le mariage, en présence de Jean Baptiste Perrin, âgé de vingt-huit ans, professeur domicilié à Paris rue Rousselet n°37, ami de l’époux, Louis Pillet, âgé de trente ans, négociant, domicilié à Paris, rue de Rivoli n°68, ami de l’époux, Victor Louis Jules Marisy, âgé de quarante ans, employé de commerce, domicilié à Paris, rue Saint Sauveur n°52 cousin de l’épouse, et Georges Corvol, âgé de vingt-six ans, Négociant, domicilié à Paris, Boulevard Henri IV n°32, ami de l’épouse, témoins qui ont signé avec les époux, les père et mère de l’époux, les père et mère de l’épouse, et Nous, après lecture.

Signé : P Langevin, J Desfosses, V Langevin, M Langevin, Desfosses, Desfosses, Jean Perrin, Louis Pillet, G Corvol,  V Marisy, A Brault.

  langevin-signatures1

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Paul Langevin et son témoin Jean Perrin furent inhumés au Panthéon le 17 novembre 1948.

Caveau XXV

  • Paul Painlevé (1863-1933), mathématicien et homme politique
  • Jean Perrin (1870-1942), physicien. Inhumé le même jour que Paul Langevin
  • Louis Braille (1809-1852), professeur et inventeur de l’écriture pour les aveugles. Inhumé au Panthéon lors du centenaire de sa mort
  • Marcellin Berthelot (1827-1907), chimiste et homme politique, et son épouse Sophie Berthelot (1837-1907), scientifique
  • Paul Langevin (1872-1946), physicien. Inhumé le même jour que Jean Perrin

Jean Perrin

Jean Perrin, physicien français (Lille 1870 – New York 1942) apporta en particulier la preuve décisive de l’existence des atomes. Il contribua à la fondation du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et créa à Paris le Palais de la Découverte.

Prix Nobel de physique en 1926, il fut sous-secrétaire d’Etat à la recherche scientifique.

Paul Langevin

Paul Langevin est un physicien français né et mort à Paris (1872 – 1946).
Il a d’abord travaillé en Angleterre, est devenu ensuite, en France, professeur de physique générale et expérimentale au Collège de France, puis directeur de l’Ecole de physique et chimie industrielles. Au cours de la seconde guerre mondiale, à cause de ses opinions anti-fascistes, il a dû se réfugier en Suisse.

Il est l’auteur de travaux sur les ions, le magnétisme dans les gaz, la relativité. Ses travaux sur les ultrasons ont permis de mettre au point la technique de recherche des sous-marins au cours de la première guerre mondiale, technique ensuite utilisée pour la localisation des fonds sous-marins.

Il a permis d’améliorer l’enseignement des sciences, dont il s’est montré un excellent vulgarisateur.

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Toujours lire un acte jusqu’au bout….

Je travaille toujours sur les poilus de Warmeriville, cherchant à écrire de petites biographies pour chacun d’eux. Or en reprenant les informations dont je dispose actuellement je me suis rendue compte que j’avais raté une information.

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Des loups-cerviers aperçus à Québec en 1868

lu sur « Patrimoine, Histoire et Multimédia »

Patrimoine, Histoire et Multimédia

 « Manière de prendre le loup-cervier au Labrador », gravure tirée de L'opinion publique, Vol. 2, no. 20, pp. 241 (18 mai 1871) Source: Wikipédia « Manière de prendre le loup-cervier au Labrador », gravure tirée de L’opinion publique, Vol. 2, no. 20, pp. 241 (18 mai 1871) Source: Wikipédia

Le Canadien, 23 septembre 1868

LOUP SERVIER – Un nouveau loup cervier a été tué dans le faubourg St. Jean, ces jours derniers. C’est M. Walker, qui demeure au coteau Ste. Geneviève qui a donné ce coup de grâce à l’animal. L’animal poursuivi par plusieurs personnes s’était réfugié dans sa cour.

Le Journal de Québec, 26 septembre 1868

Hier matin, vers 6 heures, un loup-cervier, a traversé le fleuve vis-à-vis les moulins à vapeur de MM. Ritchie et Cull. M. John Ritchie, l’un des propriétaires, vit venir l’animal qui nageait comme un poisson et se prépara à lui faire une réception digne de lui. Il ne lui donna pas le temps de gagner terre. Il s’avança quelques pas dans l’eau pour le recevoir, et quand…

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22 février 1923 – François CAVANNA

1923 – François CAVANNA

CAVANNA François, (1923) Nogent-sur-Marne. Écrivain

o 22 février 1923 Nogent-sur-Marne en Val de Marne

Co-fondateur de Hari-Kiri.

Avec ” les Ritals “, François Cavanna a rendu les Italiens de Nogent célèbres. Pendant près d’un siècle, une filière d’immigration a fonctionné entre quelques villages des montagnes du nord de l’Italie et le centre de Nogent-sur-Marne.

Dictionnaire des célébrités du Val-de-Marne

Images correspondant à Cavanna

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Voici quelques personnalités nées, mariées ou décédées à Nogent-sur-Marne :

Bazin André, Critique de cinéma
Cavanna Bernard, Compositeur
Colin Paul, Peintre et décorateur
Debout Jean-Jacques, Auteur, Compositeur, Interprète
Dupuis José, Interprète
Giraud Jean, Dessinateur, Scénariste de Bandes dessinées
Goya Chantal, Interprète
Loucheur Raymond, Compositeur
Massignon Louis, Historien
Sablon Jean, Chanteur, Interprète
Watteau Antoine Peintre

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Un drame affreux à Mourvilles-Hautes

L’an mil sept cens soixante six et le dix huitième jour

du mois d’octobre à huit heures du matin dans la maison

seigneurialle de Mourvilles Hautes dioc(è)s(e) de Toulouse écrivant sous nous

Joseph Guimbert praticien habitant aud(it) Mourvilles que nous avons

pris pour notre greffier d’office après avoir exigé de luy le serment

en tel cas requis, lequel a notre comandement sa main mise sur les

Saints évangiles, a promis et juré d’estre fidelle a la fonction de sa charge

par devant Sebastien Croux lieutenant du seigneur de Mourvilles hautes.

a compareu Me Joseph Raynaud procureur fiscal [1] dudit Mourvilles

hautes qui nous a dit qu’étant instruit qu’un cochon avoit dévoré

un enfant dans la maison appelée la Pine dans notre juridiction

le jour d’hier a neuf heures du matin, nous a requis de nous transporter

dans ladite maison ou a l’interieur ledit procureur fiscal et les témoins

a ce appellés, avons trouvé un enfant couché dans un berseau

sans mains, bras, pieds ny jambes et le crane demy emporté,

aurions interpellé Jeanne Marquier veuve de Jean Latger mère

nourrice dudit enfans depuis un mois qui luy avoit été baillé

par le directeur de l’hopital St Jacques à Toulouse, ou elle fut

a l’effet de le nourrir de son lait, l’emporta avec elle dans ladite

maison moyennant un salaire, qui devoit lui estre payé par

mois, et a ladite heure ayant quitté lad. maison, et un peu au

paravant pour vacquer a ses affaires, elle auroit laissé ledit

enfant sur le lit dans son berseau sain et sauve, et ayant

fermé la porte de la chambre ayant vu un gros cochon au bas

de lad maison attaché avec une corde, et etant de retour la porte

de la rue etant toujours fermée elle vit ledit cochon detaché

faisant un grand bruit et trouva la porte de ladite chambre

ouverte, et une cruche au millieu dicelle renversée et

l’enfant qu’elle a dit etre agé de quatre mois au millieu de

ladite chambre mort, sans mains, bras, pieds ny jambes, et

son crane devore croyant bien que ce fut ledit cochon qui

avoit dechiré cet enfent, ce qui luy donna

occasion d’une grande peine, et fut chercher des personnes pour

etre temoins de ce qui venoit d’arriver et apres avoir interpellé

le maitre chirurgien dudit lieu lequel était absent, ledit procur(eur)

fiscal a veu aussi bien que les temoins bas nommés le sus dit

etat dudit petit cadavre, Requerant ledit Raynaud

qu il nous plaise ordonner que ledit cadavre sera incessament

inhumé, ce faisant enterré par le Sr curé audit

lieu ou un de ses vicaires………..

 ……………………………………………..

[1] Officier qui dans les juridictions seigneuriales de « haute justice » représentait le seigneur et en défendait ses droits et intérêts.

 

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 Merci à Jacques-Perrot qui a transcrit cet acte

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