Archives quotidiennes : 1 janvier 2015

1er janvier 1968 – Le Val-de-Marne …

Département du Val-de-Marne

Le 10 juillet 1964, une loi décide la création de nouveaux départements autour de Paris. Le Val-de-Marne est né, officiellement le 24 février 1965, du regroupement de 29 communes du département de la Seine et de 18 autres appartenant à la Seine-et-Oise.
Le 4 octobre 1967, le département dispose de sa première assemblée élue et de son premier président, le communiste Gaston Viens, puis, le 1er décembre, est officiellement désigné son premier préfet, Lucien Lanier. Le 1er janvier 1968, le Val-de-Marne sort du provisoire et devient un département à part entière.
En avril 1971, une nouvelle préfecture consacre son existence dans le métal, le béton et le verre.

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1619 – LONGUEVILLE, Duchesse de

LONGUEVILLE Duchesse de

(o Vincennes 1619). Duchesse  Anne Geneviève de Bourbon,

Duchesse de Longueville.

o 1619 Vincennes

† 1679. Paris

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Fille de Henri II, Prince de Condé et sœur du Grand Condé. Elle épousa Henri II de Longueville. Ennemie de Mazarin, elle joua un rôle prépondérant pendant la Fronde.

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Anne, Geneviève de Bourbon-Condé, duchesse de Longueville, sœur du grand Condé et du prince de Conti, femme du duc Henri de Longueville, née en 1619, était remarquable par sa beauté et son esprit, et joua un des rôles principaux dans la guerre de la Fronde. Née pour l’intrigue et la faction, elle jeta son mari dans le parti des princes de Condé et de Conti, opposé à la cour ; après l’emprisonnement de ses frères et de son mari (1650), elle se réfugia en Hollande et sut amener Turenne, de qui elle était aimée, à diriger contre la cour l’armée qu’il commandait en son nom ; elle courut enfin les provinces pour les soulever contre l’autorité royale. Mais la prudence du ministre Mazarin déjoua tous les complots, et la duchesse, réduite à l’impuissance, se retira du monde et alla vivre dans une solitude presque entière, habitant tantôt Port-Royal-des-Champs, tantôt les Carmélites du faubourg Saint-Jacques, où elle mourut en 1679. – Pleine de grâce et de beauté, elle exerça un grand ascendant sur ceux qui l’entouraient ; c’est pour elle que le prince de Marsillac (La Rochefoucauld), égaré par un fol amour, fit ces vers impies ;

“ Pour mériter son cœur, pour plaire à ses beaux yeux,

J’ai fais la guerre aux rois, je l’aurais faite aux Dieux. ”

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SÉJOURNANT Joseph Pierre Emmanuel décédé le 01 janvier 1915

SÉJOURNANT Joseph Pierre Emmanuel : Vétérinaire Lieutenant 36e régiment d’artillerie, né le 12/2/1885 à Bagnols-les-Bains Lozère (48) Languedoc-Roussillon — Fils de Pierre Antoine Percepteur 30 ans et de Testu Marie Madeleine, sans profession, acte 14 — Recrutement Mat : 225 Montluçon (3) Mat : 846 au corps — Tué à l’ennemi le 1/1/1915 Conchy-les-Pots Oise (60) — MPF dans la fiche MDH —

Fiche MDH

Fiche MGW SÉJOURNANT Joseph Pierre Emmanuel

Les études du CGMA sur ce blog :

Retrouver la fiche relative aux soldats morts pendant la Grande Guerre
Grande Guerre – Morts de la commune – version octobre 2014
Maisonnais figurant sur Memorial GenWeb
Morts de la commune pendant la Grande Guerre
Vétérinaires de l’ENVA de la Grande Guerre

Les études du CGMA sur MemorialGenWeb :

Les 30 vétérinaires de la plaque située dans l’Amphithéâtre de l’École Vétérinaire.
Voir également le site Plaque commémorative, Maison des Vétérinaires

Maurice Lecomte (Vice-Président du CGMA) est le principal artisan des études sur les vétérinaires

Les fiches MGW

BEUGNOT Théophile Edmé 27/03/1915 Ligny-en-Barrois (55)
BOISLIN Léon Louis 16/04/1917 « En mer »
BONNIOL Auguste Jules Pierre 08/02/1917 Rigny-la-Salle (55)
CALLARD Étienne Roger Eugène 28/04/1917 Bouvancourt (51)
CANLER Constantin Léon Louis 22/04/1915 Amiens (80)
CARON Désiré Alexis
CHARMOY Maurice Renée 15/10/1918 Koritza Albanie
CHOILLOT Auguste François Joseph 09/09/1918 Breuil-le-Sec (60)
CHOUQUET Gustave Germain 27/05/1918 Venizel (02)
DELCAMBRE Émile Guislain Denis 10/12/1916 Interlaken Suisse
FLORIOT Roger Émile Raymond 13/07/1918 Thoix (80)
FOUCAULT Alexandre Marcel 25/04/1917 Oeuilly (02)
GAUDISSANT Arthur 26/05/1916 Harbonnières (80)
GOBERT Henry Joseph 26/09/1918 Vertus (51)
GRENIER Paul Amédée 22/08/1915 Moudros Grèce
LANTZ Charles Camille Louis 02/02/1917 Salonique Grèce
LEBLANC René Camille 17/06/1916 Nancy (54)
LEROY Henri Gabriel 17/02/1918 Tantonville (54)
MAILLOT Eugène Henry 26/02/1916 « En mer »
MANTOUT Georges Léon 03/08/1916 Cappy (80)
MOLAS Georges Jacques Jean Baptiste 06/09/1914 Villiers-Saint-Georges (77)
MOLLEREAU Alfred Marcel 14/10/1918 Pont-sur-Seine (10)
PÉRÈS Germain Louis Jean Marie
PIOTET Henri Charles Georges 19/12/1914 Hermonville (51)
POUËT Henry Félix Léopold 10/07/1915 Commercy (55)
ROUX Pierre Alphonse 28/04/1917 Soissons (02)
RUÉ Léon Louis Charles Marie 29/09/1916 Somme-Tourbe (51)
SAVARY Emilien 24/09/1914 Péronne (80)
SÉJOURNANT Joseph Pierre Emmanuel 01/01/1915 Conchy-les-Pots (60)
WALLET Edmond Marie 21/11/1916 Salonique Grèce

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Article du jour (124) : crédit municipal de Bayonne

Crédit Municipal de Bayonne

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Vers 865 – AGOARD et AGLIBERT Martyrs, († Créteil)

AGOARD et AGLIBERT    Martyrs,  († Créteil)

o  premier millénaire.

† Créteil.

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La légende hagiographique de saint Agoard est citée vers 865 dans le martyrologue du moine bénédictin Usuard.

Deux martyrs tués au temps des Huns. Sous les Mérovingiens une église est érigée pour recueillir les reliques des deux martyrs cristolliens.

Entre Marne et Seine, au seuil de la Brie, Créteil justifie par sa position, son toponyme d’origine pré-latine : Cristoïum, “ la Clairière sur la crête ”.

C’est à l’époque carolingienne que Créteil apparaît dans les textes en qualité de bourg libre : le Martyrologe (liste ou catalogue des martyrs ou des saints) du moine Usuard vers 865, le diplôme de Charles III confirmant la donation de Grimoard à l’église Saint-Christophe (900), la Légende des Martyrs, antérieure à l’an mil, font référence au massacre, vieux de plusieurs siècles, d’Agoard, d’Aglibert et de leurs compagnons, en l’honneur de qui une crypte fut creusée en l’église.

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La mise en place

du réseau des paroisses

 

Nous ne savons presque rien de la manière dont fut évangélisé le Val-de-Marne. Dans l’Antiquité, l’évêque est le seul “ curé ” de son diocèse: pour recevoir le baptême ou les autres sacrements, et même, en principe, pour assister à la messe, les habitants des environs de Paris doivent se rendre à la cathédrale, dans l’île de la Cité. C’est pratiquement impossible pour les fidèles qui habitent aux confins du diocèse, et l’on voit apparaître dès la fin de l’Antiquité dans les plus gros bourgs (vici) des “ églises baptismales ” dont les prêtres ont le droit d’administrer une partie des sacrements. Rien ne permet de penser qu’une église de ce type existe sur le territoire du Val-de-Marne dont les habitants sont relativement proches de la cité épiscopale. Fortunat parle bien d’un vicus de Nogent dans la Vie de saint Germain évêque de Paris qu’il écrit vers la fin du 6e siècle, mais il précise qu’il s’agit d’une localité de la région de Bourges. Usuard, dont nous allons reparler, qualifie Créteil de vicus; mais les autres documents de cette époque l’appellent seulement villa, et s’il y a là un important cimetière mérovingien qui a donné naissance à la légende des “ compagnons : d’Agoard et d’Aglibert martyrisés en même temps qu’eux, nous n’avons pas d’indice archéologique qui témoigne de l’existence d’un habitat important à Créteil. Par ailleurs, à partir du 4e siècle, les propriétaires de grands domaines, laïcs, évêques ou monastères, édifient sur leurs terres des oratoires, de statut privé, mais qui servent de chapelle aux habitants du voisinage. Il en existe sûrement dans notre région, mais aucun n’a été identifié.

On peut rattacher à cette période les figures mystérieuses des “ martyrs de Créteil Agoard et Aglibert. Leur fête est indiquée au 24 juin dans le martyrologe (un calendrier où figurent les anniversaires des saints avec, le plus souvent, un résumé de leur histoire) composé vers le milieu du 9e siècle par Usuard, un moine de Saint-Germain des Prés ; on leur rend donc un culte à cette époque, mais c’est la seule certitude que nous ayons à leur sujet car Usuard ne dit rien de plus. Certes, l’auteur de la Grande passion des saints Savinien et Potentien, un moine de Saint-Pierre-le-Vif à Sens qui écrit entre 1046 et 1079, a introduit Agoard et Aglibert dans son ouvrage. Selon ce récit, Altin et Edoald, qui font partie du groupe légendaire de missionnaires que saint Pierre aurait envoyé à Sens, étaient venus prêcher l’évangile à Paris, sans grand succès. S’en retournant à Sens, ils passent par Créteil dont les habitants célébraient une fête païenne. Altin et Edoald les haranguent, les convertissent, et baptisent toute la population, à commencer par les notables locaux Agoard et Aglibert. Le temple est détruit. Les prêtres païens se plaignent au “ préfet de la ville ” Agrippin qui, ne pouvant mettre la main sur Altin et Edoald repartis à Sens, fait torturer et exécuter Agoard et Aglibert. C’est le schéma classique de toutes les passions, historiques ou  légendaires.  La démarche du moine de Sens est simple à comprendre. Pour renforcer l’autorité de l’archevêque de Sens sur les évêques suffragants qui dépendent de lui, à un moment où la province de Sens est menacée d’écla­tement parce que les évêchés qui la composent appartiennent désormais à des princi­pautés féodales différentes, il cherche à en faire remonter la création aux origines mêmes de l’Eglise. Il imagine donc que Savinien a envoyé Altin et Edoald à Orléans, Chartres et Paris pour fonder les Eglises de ces trois cités; et comme il connaît par Usuard l’existence d’Agoard et d’Aglibert, il les inclut dans son récit, pour rattacher à Sens tout ce qui évoque pour lui les premiers temps chrétiens. Mais ce qu’il dit des martyrs cristoliens sort de son imagination, et est aussi dépourvu de fondement histori­que que le reste de son récit. Il existe des versions ultérieures de cette légende, qui témoignent seulement de l’inventivité de l’imagination lettrée ou populaire.

Agoard et Aglibert portent des noms typiquement germaniques, qui incitent à situer l’événement plutôt dans la période des 6e-8e siècles: le royaume mérovingien est officiellement chrétien, mais des pratiques païennes subsistent longtemps dans les campagnes. Agoard et Aglibert auraient pu susciter la colère des habitants de Créteil en voulant les empêcher de célébrer leurs rites traditionnels, et ils auraient péri au cours d’une rixe. Il reste curieux qu’un tel événement n’ait pas eu plus de retentissement : on ne connaît pas d’exemple historiquement attesté de missionnaires tués par des païens, en Gaule, à cette époque. Aussi n’est-il pas impossible qu’il s’agisse de “ faux martyrs ” : des défunts ordinaires considérés comme saints à la suite d’une méprise dont il y a d’autres exemples (par exemple une erreur de lecture du texte de leur inscription funéraire). On voit que les “ martyrs de Créteil ” gardent leur secret.

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Crypte de l’église Saint-Christophe.

VIII e et XII-XIII e siècles, la crypte fut creusée à l’époque carolingienne afin de conserver les reliques de saint Agoard, saint  Aglibert. Et de leurs compagnons. Les nom d’Agoard et d’Aglibert sont cités une première fois vers 860-865 dans le martyrologue du moine Usuard et leur légende rédigée au X e siècle. Selon celle-ci, au premier siècle de notre ère, des missionnaires envoyés par l’apôtre Pierre prêchent accidentellement à Créteil la parole de Dieu, et convertissent les notables du lieu, Agoard et Aglibert qui se font baptiser et renversent leurs idoles païennes du temple. Alerté le préfet romain dépêche un juge qui, devant la fermeté de la foi des convertis, les condamne, eux et leurs compagnons, à périr par le glaive. Quelques chrétiens échappent à la mort et recueillent les précieuses reliques. Comme souvent la légende ne tient pas compte de certaines impossibilités historique . Si les faits relatés semblent désormais avérés, leur datation est sujette à caution, l’Eglise ayant toujours préféré faire remonter haut dans le temps les évangélisations souvent plus tardives. Les noms d’Agoard et d’Aglibert, de consonance germaniques, semblent plutôt indiquer que leur martyre eut lieu vers le IV et V siècles, et la prétendue justice romaine se résuma sans doute au massacre pur et simple des nouveaux convertis sous les massues des païens majoritaires. Peut-être le surnom longtemps conservé de “ massueux ” pour les Cristolliens provient-il de là. Quoi qu’il en soit, les reliques des deux martyrs et de leurs compagnons feront l’objet de nombreux pèlerinages à partir du XIV e siècle. Une confrérie est fondée en 1672 et durera jusqu’au XIX e siècle. Le sarcophage, commandé en 1692 et détruit  à la Révolution, est refait à l’identique en 1804.

 Le patrimoine des communes du Val de Marne.

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