Archives quotidiennes : 9 septembre 2014

Visitez la prison de la Santé lors des Journées du patrimoine les 20 et 21 septembre 2014.

La prison de la Santé, ouvrira pour la première fois ses portes au public

lors des Journées du patrimoine les 20 et 21 septembre prochain.

 

« La prison de la Santé » sort de l’ombre, un reportage photo inédit dans l’une des plus anciennes prisons de France, quelques mois avant sa destruction.

Prison de la Santé

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9 septembre 1805 – Calendrier romain

Le 1er janvier 1806 (11 nivôse an XIV) le calendrier romain fut rétabli en vertu du sénatus-consulte du

9 septembre 1805.

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Montreuil, village

A Montreuil, village voisin de la capitale, avec trois arpents de terre un particulier se fait vingt mille livres de rente. Il cultive des pêches ; les pêches en certain temps valent six livres pièce. Quand un prince donne une fête brillante, l’on en mange pour trois cents louis d’or.

L’arpent de terre y est loué six cents francs, et l’on en paie au roi soixante pour la taille. Montreuil est le plus beau jardin dont puisse se glorifier Pomone. Nulle part l’industrie n’a poussé plus loin la culture des arbres à fruit, et surtout celle du pêcher. On se dispute dans l’Ile-de-France un jardinier montreuillois. C’est un territoire fort borné ; on y trouve en abondance tous ces fruits plus ou moins délicieux qui réjouissent la vue, et qui, quand ils sont mêlés sur nos tables avec nos viandes, l’emportent sur les mets les plus recherchés, par cet instinct de la nature qui nous dit de préférer les fruits et les végétaux au gibier et à la volaille.

Ces habiles cultivateurs se sont rendus maîtres de la nature, en perfectionnant la taille et la conduite des arbres.

C’est un coup d’œil bien intéressant que ces murailles tapissées des plus beaux fruits, tandis qu’entre les espaliers sont semées des fraises, des pois, des légumes de toute espèce. La capitale doit quelque reconnaissance à l’admirable industrie de ces jardiniers qui peuplent les marchés de ces excellentes productions, qui plaisent au goût et entretiennent la santé. Ailleurs, la défaut d’émulation, d’intelligence, et l’absurde routine, laissent le jardinage dans un état de dégradation et de barbarie honteuse. Tel pays fera venir des bonnets parisiens, et ne saura ni transplanter ni cultiver un bon fruit. Les progrès du jardinage sont nuls dans les petites villes, où l’on a adopté les coiffures du jour et l’opéra-comique. Coûterait-il plus de planter un noyau en terre, que de placer un pouf* sur sa tête ?

* pouf : sorte de bonnet de femme

 Extrait du : « Tableau de Paris » de Louis-Sébastien Mercier  – 1781-1790

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