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Une femme est morte …

Au hasard de notre recherche généalogique, nous avons eu la surprise de découvrir dans un registre paroissial de la commune de Saint-Bonnet-le-Courreau, dans la Loire, cet acte qui de manière assez inhabituelle rapporte avec brièveté mais précision un événement qui vient tout juste de se produire.

Nous sommes le 8 septembre 1768 et la veille, ainsi que l’écrit le curé de ce village du Haut Forez, une femme est morte. Et avec elle, deux enfants :

« … Par devant moi, il est dit que Jeanne Morin, âgée d’environ 40 ans, femme de Claude Massacrier, laboureur résidant à la Spéry, est décédée hier vers 4 heures du soir … Enceinte des faits de son mari, d’environ 9 mois. L’opération césarienne lui a été faite par Marguerite Masson, femme de Pierre Derivon, maître chirurgien (1) … Laquelle a retiré du sein de la défunte, un garçon et une fille qui avaient donné des marques de vie ont été ondoyés par Jean Massacrer, laboureur au lieu de la Spéry, beau-frère de la défunte et après l’ondoiement ont conservé le visage vermeil pendant un quart d’heure environ…

Le huitième de septembre 1768… Ont assisté à la sépulture Pierre Simon, laboureur au village du Mas, Jeanne Michel, femme de Claude Simon … Claude Cellier, laboureur au village d’Essende et Jean Massacrier … Et Marguerite Masson qui a confirmé le dit de Jean Massacrier. »

Devenu veuf de Jeanne Morin et sans enfants, le dit Claude Massacrier se remariera près de huit ans plus tard, le 28 janvier 1777, avec Perrine Rousset. C’est de ce mariage que naîtront des enfants, dont l’ascendant direct des ancêtres de ma mère, Marie Massacrier. A quoi tenons-nous d’être là ? Parfois, comme ici, à un drame qui fit trois morts… avant que ne renaisse la vie !

Proposé par Claude G.

(1) A cette époque, dans les Monts du Forez, le chirurgien avait exercé en ville le métier de perruquier pendant quelques années, et obtenu de s’installer dans le bourg où il saigne, purge, fait la barbe, et tient parfois les remèdes usuels.. .

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