Archives quotidiennes : 30 novembre 2013

Bowling, à vous de jouer

Bowling

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par | 30 novembre 2013 · 5:00

30 novembre 1870 – Champigny et Joinville

Du 30 novembre au 2 décembre 1870, une bataille a lieu à Champigny et Joinville entre les troupes françaises et allemandes, tandis que les troupes nationales ont détruit le pont de Joinville.

On comptera 2 000 morts.

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MemorialGenWeb : Base recoupements 14-18, répartition des décès 1914 à 1919

Décès au front - 1914-1919Une page très intéressante du site FranceGenWeb (MemorialGenweb) à consulter.

MémorialGenWeb : C’est aussi et surtout les relevés de monuments aux morts, soldats et victimes civiles, français et étrangers, tués ou disparus par faits de guerre, morts en déportation, « Morts pour la France »
3 603 783 entrées au 30-11-2013 10:47

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Maisons-Alfort : l’emploi communal – Partie II

La guerre de 1914-1918.

Surviennent quatre années que l’institution municipale doit affron­ter avec des ressources diminuées, un personnel amputé de ceux qui sont mobilisés. Dans le même temps, la commune remplit des tâches, en particulier économiques, tout à fait exceptionnelles avec une marge d’initiative que le second conflit du siècle ne renouvellera pas.

Dès le début de la guerre se posent deux problèmes : celui du person­nel et celui des finances. Pour le personnel, le premier souci fut celui du sort matériel des mobilisés. Tout d’abord, généreusement, le conseil municipal décidait, le 25 septembre 1914, de maintenir traitements et salaires pendant la durée de la guerre : de toute façon, elle serait finie avant Noël ! Mais un moindre optimisme réduisit la générosité, et le 31 octobre le conseil décida qu’à, partir du 1er  novembre, les céliba­taires auraient 40 % de leur traitement, les hommes mariés 60 % auxquels s’ajouteraient 10 % par enfant à charge, le traitement plein ne pouvant être dépassé. Dans le même temps, pour assurer le fonctionnement régulier des services, il a fallu recruter des auxiliaires. Face à ces charges, les recettes s’effondrent littéralement : le même 31 octobre, le conseil constate que l’octroi pour le trimestre août-septembre-octobre n’a rapporté que 46 791,76 francs, alors que pour les mêmes mois de 1913 il avait produit 81 927,85 francs. Plus tard s’ajouteront les effets des divers moratoires prévus par la législation de guerre, si bien que le 20 décembre 1914 est décidée une émission de 345 340 francs de bons communaux en 1915, destinés à couvrir le déficit prévu .

Cet ensemble de décisions sur le fonctionnement et le financement de la commune semble avoir permis d’assurer la vie jusqu’au début de 1917. C’est à partir de ce moment que se produit un véritable tournant dans la vie quotidienne du pays en guerre.

La hausse des prix commence à devenir insupportable pour le per­sonnel. Et cela pour deux raisons : d’une part l’inflation s’accélère : au milieu de l’année 1917, les prix ont augmenté de moitié depuis 1914 ; par ailleurs, les industries de guerre, pour obtenir une main-d’œuvre raréfiée par la mobilisation, consentent des salaires élevés en comparaison de traitements qui n’ont pas bougé depuis 1914 ; on en a un exemple frappant, le 25 mars 1917 : le gardien de la salle des fêtes a été renvoyé de l’armée pour devenir ouvrier tourneur, c’est un « affecté spécial », et, de ce fait, il gagne environ 9 francs par jour ; or en tant que mobilisé, la ville lui maintient 70% de son traitement, soit … 105 francs par an ; le conseil décide de lui supprimer cet avantage.

Mais, pour les autres, titulaires ou auxiliaires, que faire ? Essayons de réaliser que  pour les contemporains, pour tous les contemporains cette hausse des prix ne peut être qu’un accident de guerre : l’inflation dans laquelle tous ceux d’entre nous qui ont moins de quatre-vingt-dix ans ont vécu toute leur vie consciente, est perçue comme un phénomène révolu, des temps obscurantistes ou des peuples sauvages ; la guerre finie, « tout reviendra comme avant » ! Alors il ne saurait être question de toucher aux bases des traitements, il faut trouver des expédients, temporaires comme le mal ; d’abord, dès le 25 février 1917 le maire pourra payer des heures supplémentaires, puis surtout, le conseil consent le 3 juin une première série d’indemnités de vie chère, dégressives pour les hauts salaires, avec compléments progressifs pour les enfants, car la guerre a créé une véritable obsession nataliste ; le 17 juin une série de clauses restrictives précise bien qu’il s’agit d’un secours par foyer et non d’un complément de salaire.

Pourtant, la pression des prix d’une part, l’exemple de communes plus généreuses de l’autre, – c’est ce que font valoir les employés le 27 janvier 1918 – obligent à des hausses et à une extension des indemnités de vie chère : elles sont étendues aux retraités de la commune le 17 février 1918 ; le 12 mai l’indemnité créée à 1 franc par jour, le 3 juin 1917, est passée à 3 francs, et le 20 octobre 1918, les auxiliaires obtiennent 2 francs.

Dans le même temps, la commune se trouve gérer tout un secteur économique : les problèmes de ravitaillement, aggravés en 1917 par l’intensification de la guerre sous-marine, mais en partie soulagés par l’aide des alliés, amènent l’État à charger les communes de commercialiser certains produits : boucherie municipales gelées importées des Amériques, ventes de « chaussures nationales ». Il faut engager des employés auxiliaires. Je dois dire que les documents utilisés ne m’ont pas permis de saisir totalement ces organismes un peu marginaux ; nous comprenons qu’il faudra en recaser le personnel après hostilités, comment ? je ne sais pas. C’est un point que, peut-être, d’autres recherches, à partir d’autres sources pourraient éclairer.

La guerre a eu parfois des répercussions inattendues, c’est ainsi que le 22 février 1916, on a constaté une augmentation de près de moitié des livres à la bibliothèque municipale, et que l’institution, engorgée, est quasiment bloquée. Cependant le conseil, pris par d’autres soucis, maintient le statu quo le 12 mars 1916, puis à nouveau le 25 mars 1917.

Sur un point cependant la guerre ne marque aucune rupture avec l’évolution antérieure : la marche vers le statut des personnels. Il repose d’abord sur l’harmonisation entre les communes de la Seine : ainsi le 29 août 1915, le conseil approuve l’adhésion de la commune au syndicat intercommunal à créer pour l’exécution du service extérieur des Pompes Funèbres. Pour le statut des employés, le processus se développe, si bien que dès le 15 juin 1919, la commission chargée de réorganiser les services communaux après le conflit, se soit chargée de suivre le projet de statut-type et celui de la caisse des retraites.

L’emploi communal : l’exemple de Maisons-Alfort

de 1850 à nos jours.

Jean Besson

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