Archives quotidiennes : 29 novembre 2013

Derniers jours de l’expo « Vert tige »

Vert Tige

Bonjour,

Dernier jours de mon expo « Vert tige » dans le bistrot de « La mère Denis » ( bistrot sympa où l’on mange très bien!) ouvert de 10h à 2h du matin au 75 rue du faubourg Saint Denis Paris 10e (métro Bonne Nouvelle ou Strasbourg-Saint-Denis)
dans le cadre des « Rencontres photographiques du 10e » et du coup d’autres expos de photos à voir dans le quartier.
J’y serai Samedi après-midi partir de 13h30… jusque vers 19h, si cela vous dit de passer!
Cela me fera plaisir de vous y voir!
A bientôt
Christine
Note : Christine fut pendant quelques années Secrétaire du CGMA, corédactrice de la revue du CGMA et surtout la créatrice de ce blog en juillet 2009. Merci Christine
Joël

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AD 95 : Archives départementales du Val d’Oise en ligne

AD 62 en lignePlus d’infos au 01 34 25 36 75.
L’adresse du site : www.archives.valdoise.fr

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Maisons-Alfort : l’emploi communal – Partie I

Maisons-Alfort au début du XXe siècle.

Après avoir examiné ces deux secteurs privilégiés de notre documen­tation, l’enseignement et l’octroi, essayons de retrouver une vue d’ensemble de l’emploi par la commune.

Lorsque débute le siècle, en 1904, l’ « État des Communes », fournit le tableau du personnel communal, quarante-huit personnes en tout. De fait le nombre réel est moins élevé car six emplois ne représentent que des compléments de ressources pour leurs titulaires, depuis les deux tambours-afficheurs, à 50 francs par an, jusqu’à l’architecte com­munal qui n’en est certainement pas réduit à vivre avec les 600 francs que lui verse la commune, en passant par les deux professeurs de dessin et celui de chant, sans parler de l’agent voyer communal auquel la com­mune attribue 1000 francs par an plus une provision sur les travaux, et qui, lui, est un fonctionnaire de l’État.

Si nous comparons ce tableau à nos connaissances de la période anté­rieure – et j’insiste, il s’agit de ce que nous savions, pas forcément de ce qui était… – ce tableau nous montre quatorze personnes employées comme cantonniers à la voirie : un chef cantonnier, un cantonnier paveur, le mieux payé avec 1920 francs par an, onze cantonniers plus le cantonnier des chemins vicinaux ; le personnel qui s’occupe des écoles est des plus restreints (deux concierges et deux femmes de service) et il est le plus chichement rémunéré (825 francs pour les femmes de service, 800 et 500 francs pour les concierges) ; par ailleurs à cette date, nous ne trouvons aucun ouvrier professionnel au service de la mairie. En tous cas, trente-quatre personnes sont, depuis 1902, assurées contre les accidents du travail (police du 9 octobre 1902 auprès de la compagnie « La Prévoyance »).

Au cours des années qui précèdent la guerre de 1914, tandis que la municipalité est entraînée à la fois par un élan de modernisation et par une croissance démographique rapide (1891 : 7 853 habitants ; 1901 : 10 547 ; 1911 : 16 466, c’est toujours le rythme du doublement en vingt ans), cette même municipalité revient par moment, thème dans des domaines comme celui de l’instruction qui leur tiennent visiblement à cœur, à des pratiques sordides que nous avions souvent rencontrées à la génération précédente. C’est ainsi que le 21 décembre 1911, elle refuse de nommer un professeur d’anglais au cours complémentaire de jeunes filles, considérant que l’institutrice qui dirige le cours complémentaire enseigne l’anglais « sans charge supplémentaire pour la commune »…

La modernisation, nous la rencontrons dans bien des domaines. Dès le 4 octobre 1893, la municipalité avait demandé l’établissement d’une cabine téléphonique, et le téléphone sera une préoccupation constante de la municipalité dirigée par M. Champion de 1901 à 1935. Par ail­leurs, les fonctions communales commencent à se diversifier et le per­sonnel à se spécialiser.

Il semble qu’en premier lieu, l’existence d’une nouvelle mairie monumentale au sein d’un parc, un « château », pousse à la constitu­tion d’un personnel compétent pour son entretien, par exemple, par délibération du 10 janvier 1904, un jardinier est substitué à un simple gardien. Mais ce n’est que l’application, en 1919, du premier statut du personnel qui nous fait voir « ès qualité » le premier ouvrier-peintre et le premier maçon, mais tout nous oblige à penser qu’ils existaient déjà en fait plusieurs années avant la guerre, sans que la création de leur emploi soit révélé par les délibérations.

Le gonflement du personnel est dû d’abord à la croissance démogra­phique, que ce soit pour la création des postes de bureau ou pour ceux de la voirie. A ces nécessités physiques, s’ajoutent des obligations légales : celle d’assurer par exemple une partie du service des Pompes Funèbres, après la loi de Séparation des Églises et de l’État encore les conséquences de la complexité croissante de la législation : ainsi le 24 avril 1913, le conseil décide de créer un emploi de bureau pour un jeune homme de quinze à vingt ans « par suite de l’augmentation de la population et de la mise en application de toutes les récentes lois sociales ».

Tandis qu’avec l’organisation d’un système de retraites, s’ébauche un statut du personnel, le conseil cherche longtemps à garder sur son monde un certain « despotisme paternel ». Extrêmement révélateur le compte rendu du 17 avril 1908 : les femmes de service des écoles maternelles sollicitent qu’en cas de maladie, la commune rétribue leur suppléante; le conseil refuse de réglementer, mais assure de sa grande bienveillance au cas par cas. Et l’ensemble des registres est là pour nous assurer, par la fréquences des secours, des « décisions gracieuses au profit de remplaçants de personnes malades, d’aides à d’anciens employés, etc…, que la bienveillance était réelle, mais il y avait répu­gnance à la transformer en droit. D’ailleurs il était un point sur lequel cette bienveillance aurait longtemps à s’exercer les anciens employés. Le système de retraite reposant sur la capitalisation, les employés les plus âgés n’avaient pu en bénéficier, on les entendra solliciter pour leur misère jusqu’au début des années trente.

Mais, en même temps. qu’apparaissent des charges nouvelles, d’autres sont désormais limitées : la commune peut ainsi se décharger de fardeaux annexes qu’elle avait dû temporairement assumer pour hâter son équipement : ainsi de la rémunération du télégraphiste d’Alfort (16 avril 1909) ou de l’indemnité payée au receveur d’Alfort, maintenant, le poste est reconnu par l’Etat : c’est la même méthode que pour les instituteurs remplaçants : l’initiative communale est source de souplesse, et aussi moyen de pression sur l’administration d’Etat, elle ne se transforme pas en charge permanente.

Dans certains domaines, les conceptions qu’on avait au début du siècle surprendront nos contemporains, pas les plus âgés, car ils ont pu connaître il n’y a pas si longtemps des faits comparables je veux parler des bibliothèques municipales. Paradoxalement, elles sont à la fois l’objet d’un soin quasi dévot et les victimes d’un manque quasi absolu de personnel… Rappelons l’invraisemblable décision de 1885 : le service en question pouvant être fait par les habitants… ».

En tout cas, la bibliothèque d’une ville qui grandit de 10 500 à près de 18 000 habitants dans les premières années du siècle, qui a deux, puis trois lieux de lecture et de prêt, ne dispose que d’un personnel à temps très partiel, il semble qu’il se soit essentiellement agi d’institu­teurs. A la fin de 1913, ce personnel perçoit d’importantes augmentations : le bibliothécaire en chef passe de 300 à 500 francs par an, le bibliothécaire d’Alfort de 200 à 300 francs, celui de Charentonneau de 125 à 200 francs et l’adjoint est royalement gratifié de 100 francs annuels… Ce qu’on demande à ces quatre personnes n’a évidemment rien à voir avec les fonctions des bibliothécaires d’aujourd’hui ! : l’accueil est assuré une ou deux fois par semaine de 20 heures à 22 heures, selon le lieu et la saison (deux fois au Centre d’octobre à mars ; ailleurs une fois, de même qu’au Centre d’avril à septembre). L’activité est pourtant considérable de 1903 à 1913, le nombre de lecteurs passe de 305 à 1187, le nombre de volumes de 4 429 à 10 215, le nombre de prêts de 4 429 à 13 536: tous ces chiffres augmentent beaucoup plus que le nombre total des habitants.

Mais le personnel est bien peu rémunéré, la ville n’hésite pas à faire périodiquement imprimer des catalogues pour informer la popula­tion du contenu des bibliothèques municipales.

J’ai cru intéressant de citer l’exemple de la bibliothèque car il illustre bien les changements de mentalité par rapport à un service collectif, entre les débuts et la fin du XXe siècle.

L’emploi communal : l’exemple de Maisons-Alfort

de 1850 à nos jours.

Jean Besson

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