Archives quotidiennes : 26 novembre 2013

Journée « Émigration et Généalogie » le 7 décembre 2013 à Bayonne

Les Archives Départementales et le Pôle des Archives de Bayonne organisent avec les associations généalogiques du département des Pyrénées Atlantiques, une journée « Émigration & Généalogie » le 7 décembre 2013, au Pôle des Archives de Bayonne, 39, avenue Duvergier de Hauranne de 14h00 à 17h00. Entrée libre.

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Maisons-Alfort, ville millénaire. (1996)

Département             Val de Marne

Cantons:                      Maisons-Alfort nord, Maisons-Alfort sud

Superficie                     538 ha

Population (1990)          54 065

Habitants                      les Maisonnais

Rivière:                         la Marne

Voies                           RN6, RN19, A86.

Origine du nom:

MAISONS vient de Mansionibus «Aller aux maisons»

ALFORT vient du nom de l’ancien château féodal de Pierre d’Aigueblanche (XIIe) : Herefort, Hareford, Hallefort, Alfort.

 

Blason:

La ruche entourée de neuf abeilles évoque la laborieuse activité de la commune.

Le territoire de Maisons provient du démembrement du Fisc Carolingien de Bonneuil. En 989, Hugues Capet, Roi de France, en fait don[1] à la grande abbaye bénédictine de Saint-Maur-des-Fossés. La donation comprend :…des prés et terres labourables cultivées ou incultes, moulins, pacages, eaux et cours d’eau, les maisons et leurs habitants de l’un et l’autre sexe, les deux églises, l’une Saint-Remi, la mère église, l’autre une chapelle dédiée à Saint-Germain. A la charge du résident Abbé et à ses moines, de prier Dieu, pour lui, la Reine son épouse, et le Roi Robert, son fils.

En 993, on assiste à l’extension du village grâce à des dons successifs que reçoit l’abbaye de Saint-Maur.

Par sept chartes de 1262, 1269, 1287, 1291, 1301, 1324 et 1325, les abbés de Saint-Maur affranchissent de toutes servitudes 143 chefs de ménage et leur postérité née et à naître.

Pendant tout le XVe siècle Maisons connaît l’occupation anglaise. L’église Saint-Remi en porte encore la trace : la flèche de pierre en forme de pyramide octogonale du clocher qui rappelle celles de nombreuses églises anglaises (reconstruction du clocher après un incendie des charpentes en 1436).

Au XVIe siècle, on compte pour l’essentiel six fiefs : les fiefs de l’Archevêché, de l’Image, de Saint-Pierre, de Charentonneau, de Château Gaillard et de Maisonville. Ceux-ci n’évolueront que très lentement jusqu’à la fin du XIXe siècle.

En 1765, le baron de Bormes vend au Roi de France le château d’Alfort où s’installe l’École Royale Vétérinaire dont le prestige rejaillira sur la ville.

En 1789, le recensement de la population dénombre 720 habitants, y compris l’École Vétérinaire. Une assemblée primaire des habitants de la commune nomme deux députés, MM. Jean-Antoine Roger et Guillaume-François Brisset pour aller à Paris concourir à l’élection de l’assemblée des États Généraux et y porter le cahier des doléances de la paroisse de Maisons. On y retrouve des souhaits exprimés en faveur de l’égalité et de la simplification des impôts et des droits divers.

C’est à cette occasion que le bourg prend, pour la première fois, le nom de Maisons-Alfort.

Le 6 février 1791, le curé Flaust et le vicaire Dufour refusent de prêter serment sur la Constitution civile du Clergé. Le Conseil municipal en prend acte et les oblige à se dessaisir des objets du culte et des registres paroissiaux. Ils sont remplacés par un « curé constitutionnel » M. Martin. Le curé Flaust est enfermé à la prison de « La Force » d’où il peut sortir en prêtant le serment de « Liberté-Égalité ». Par contre, le vicaire Dufour est écroué aux « Carmes » et guillotiné avec plus de 200 prêtres. Le « Bienheureux Jacques Dufour, vicaire de Maisons pendant la Révolution française » a été béatifié par le Pape Pie XI en 1926.

Les révolutionnaires parisiens ne viennent à Maisons qu’en 1793. Le mobilier de Saint-Remi est saccagé et l’église transformée en « Temple de la Raison » (Hébert) puis de « l’Etre Suprême » (Robespierre).

Au cours des nombreuses guerres que la France a connues la possession ou la défense du Pont de Charenton a joué un grand rôle, car il est l’aboutissement des routes de l’Est et de la Bourgogne et permet l’accès à Paris. Aussi le territoire de Maisons est-il bien des fois pillé, et le pont détruit et reconstruit. En 1358, Charles de Navarre se bat avec acharnement contre le Dauphin de France installé à Conflans. Dans les années qui suivent, l’ouvrage est pris et repris, tour à tour, à la fois par les Armagnacs et les Bourguignons. En 1465, de violents combats opposent la Ligue et l’armée du Roi Louis XI. En 1567, les Calvinistes s’en emparent et le brûlent. En 1590, Henri IV le conquiert, après trois jours de lutte contre les soldats de la Ligue. En 1649, pendant la Fronde des Princes contre Mazarin les troupes du Prince de Condé passent le pont et ravagent Maisons et Créteil. En 1814, les puissances de l’Europe coalisées contre Napoléon Ier attaquent Maisons-Alfort. L’Ecole Vétérinaire se transforme en camp retranché.

Le château d’Alfort est alors fortifié, les murs du parc sont crénelés. Les jeunes vétérinaires résistent vaillamment. Plusieurs d’entre eux sont blessés et l’élève Jean Pigeon est tué au combat le 3(0) mars.

Le règne de Louis-Philippe se traduit, pour Maisons-Alfort, par deux faits marquants : la construction du Fort de Charenton commencée en 1841, et celle de la ligne de chemin de fer PLM ouverte à l’exploitation le 12 août 1849.

La première mairie est construite en 1835, près de l’église Saint-Remi, la seconde est installée en 1865 à l’angle de la rue Paul Vaillant-Couturier et de l’avenue du Général de Gaulle et la troisième, celle que nous connaissons aujourd’hui, dans le château du Fief de l’Image. Elle est inaugurée avec solennité le 12 juillet 1896.

La construction de la ligne de chemin de fer amène les habitants de la section du territoire située entre elle et la Seine à réclamer le droit à « la personnalité communale », et c’est ainsi que naît, le 1er avril 1885, la nouvelle commune d’Alfortville.

En dehors des inondations de 1876, 1882 et 1910 qui provoquent de gros dégâts, peu de faits marquent cette fin du XIXe siècle et le début du XXe.

Le démarrage de l’essor démographique correspond à la mise en exploitation de la ligne de chemin de fer PLM qui permet, notamment, à un grand nombre de travailleurs parisiens de se fixer à Maisons-Alfort

1851 : 1812 habitants – 1876 : 7519 – 1901 : 10547.

La fin du XIXe siècle voit l’installation, dans la commune, de nombreuses industries alimentaires : Fould-Springer, la Suze, la Vermicellerie Parisienne, Pâtes La Lune, Bozon-Verduraz, Biscuits Brun, l’Alsacienne, Gondolo, etc… Certains de ces établissements ont disparu pour ne pas avoir su ou pu s’adapter à la conjoncture, d’autres ont quitté le territoire communal pour satisfaire leur besoin  d’expansion.

L’urbanisation, se poursuit en 1897 avec le lotissement de Charentonneau, et s’accélère dans la première moitié du XXe siècle, par la construction d’édifices de style 1930 : les écoles Jules Ferry et Condorcet, les HBM du square Dufourmantelle, la plage municipale, la cité universitaire de l’École Vétérinaire, l’église Sainte-Agnès, le groupe Guyon. Après la Seconde Guerre mondiale de grands ensembles sont construits: les Planètes, Château Gaillard, Liberté, la Sablière, le square Gabriel Fauré… Parallèlement l’OPHLM met en place un programme de constructions (Gambetta, Victor Hugo, Jean Jaurès, Marceau…) qui va s’amplifier au fil des ans (Berlioz, Juilliottes, centre-ville…). Deux quartiers neufs sont créés : Mesly-Valenton et les Juilliottes. Le centre est rénové et voit la mise en service d’un nouveau marché. L’église Saint-Remi, l’hôtel de ville, le garage municipal, les cuisines centrales, le bâtiment des services techniques, la maison du combattant, la caserne des pompiers, deux bureaux de postes et le commissariat sont restaurés, agrandis ou construits et de nombreux équipements scolaires et sportifs sont réalisés pour accompagner l’évolution de la cité.

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 Aujourd’hui, avec 54000 habitants, bien desservi par le métro, le RER, les autobus et les autoroutes A4 et A86, Maisons-Alfort privilégie la qualité de son cadre de vie, rénovation des logements sociaux et des groupes scolaires, impulsion d’une nouvelle dynamique économique et aide à l’emploi sont au cœur de l’actualité d’une ville qui propose également de nombreux équipements culturels, deux théâtres, des bibliothèques, des maisons de quartiers favorisant la vie associative, mais aussi de nombreux équipements sportifs, piscine, stades, gymnases, tennis et des centres de Loisirs. Chaque occasion est saisie pour créer de nouveaux espaces verts et paysagers dans le souci d’améliorer la qualité de l’environnement. Des efforts qui ont été récompensés par l’attribution d’une quatrième fleur au Concours national des villes fleuries en 1996.

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 Maisons-Alfort Mille Ans d’Histoire – Musée de Maisons-Alfort

9, rue Victor Hugo

[1] Charte d’Hugues Capet

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