Archives mensuelles : octobre 2013

Nés un 31 octobre à Maisons-Alfort

Date Information (1792 à 1901)
1886.10.31 BEAUJEAN Jules Maurice
1894.10.31 BENARD Pierre Raymond
1812.10.31 BLANCHARD Emilie
1827.10.31 BORDOT Louis Nicolas
1858.10.31 BOULAY Philomène
1849.10.31 CHAROTTE Hippolyte Léon
1847.10.31 CHAUFFOURNIER Edmond Victor
1888.10.31 CLAVIERE Adrienne Juliette
1887.10.31 CUNY Charles Paul
1868.10.31 DAMROTH Edouard
1897.10.31 DENIZE Suzanne Louise
1849.10.31 DESJARDINS Paul
1865.10.31 DRAIZE Philippe François
1877.10.31 GAUTIER Louise
1846.10.31 GONEAU Antonin Magloire
1895.10.31 PLAIGNAUD Ernestine Jeanne née GUIMAITRE
1899.10.31 GUYOLLOT François Pierre
1898.10.31 JOLY Jean Henri Joseph
1901.10.31 LAPORTE André Albert
1895.10.31 LECAT René Albert Georges
1882.10.31 LEGUAY Ferdinand
1879.10.31 LESAGE Aimée
1888.10.31 LEYGNAC Marie Louise
1897.10.31 LOMPRE Claire Marthe
1872.10.31 MAGISTRINE Antoine
1901.10.31 MAGNIEN Robert Louis Paul
1892.10.31 MOREAU Ernestine Louise
1895.10.31 PLAIGNAUD Ernestine Jeanne née GUIMAITRE
1872.10.31 RABOISSON Jean
1881.10.31 RAPPOLD Camille Léon
1892.10.31 ROMAIN Zoé Léontine Palmyre (reconnaissance)
1878.10.31 RONCERAY Louise Pauline Constance
1881.10.31 ROSSILLOL Marguerite
1896.10.31 ROUSSEAU Jeanne Marcelle
1864.10.31 VOIRON Léon Guillaume

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Le Parc Montsouris – Archives de Paris le 5 novembre

conference_GHeywang

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par | 31 octobre 2013 · 2:00

Article du jour (22) : Numérique et Patrimoine

EXPO. Le patrimoine numérique à l’honneur

Congrès international DigitalHeritage/Numérique et Patrimoines 2013

Patrimoine numérique

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L’abbé LEBEUF

Dictionnaire Bouillet d’Histoire et de Géographie (1855) :

Leboeuf ou Lebeuf  (l’abbé), chanoine d’Auxerre, membre de l’Académie des Inscriptions, né à Auxerre en 1687, mort en 1760, a rendu de grands services à l’histoire nationales par ses savantes recherches. Ses ouvrages les plus impotants sont : Discours sur létat des sciences dans la monarchie française sous Charlemagne, Paris, 1734, Recueil des divers écrits pour servir d’éclaircissements à l’histoire de France, 1738 ; Histoire d’Auxerre, 1743 ; Histoire de la ville et du diocèse de Paris, 1754, 15 volumes in-12.

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Vert tige

Vert Tige

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par | 30 octobre 2013 · 4:00

30 octobre 1915 – Saint-Mandé

KOETZ Claude François né le 11 mars 1895 à Avallon (Yonne) ; Soldat au 205ème RI ; MPLF (blessures de guerre) le 30 octobre 1915 à l’hôpital complémentaire n° 8 de Valence (Rhône). Cimetière sud, St Mandé (Val-de-Marne).

http://pagesperso-orange.fr/seynaeve/page_i_j_k.htm

Jacques SEYNAEVE

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9 novembre 2013, invitation du CEGP 93

Journée_CGEP_2013_V3

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Le 09 novembre 2013
Au château Seigneurial de Villemomble
Journée de Généalogie & d’Histoire
en
Seine Saint-Denis

Journée de Généalogie et d’Histoire 2013

Après Noisy-le-Sec en 2011, Bondy en 2012 , le CGEP vient une nouvelle fois à la rencontre des Séquanodionysiens (*) et change une nouvelle fois de ville pour sa Journée de Généalogie et d’Histoire 2013.
Nous aurons donc le plaisir de vous rencontrer à Villemomble, avec les associations de généalogie et d’histoire du département (93), l’AG Oise (95) et le CB Brie (77)
C’est donc avec l’association des Amis du Château que nous vous accueillerons dans un lieu chargé d’histoire : Le Château Seigneurial de Villemomble.

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Histoire de la ville et du Diocèse de Paris de L’abbé Lebeuf (2)

CHARENTONNEAU. Il est évident que ce nom est un diminutif de celui de Charenton, dont il n’est séparé que par la rivière de Marne, de la même manière que vis-à-vis de Champigny-sur-Marne il y a un lieu dit Champigneau dans les titres de l’Abbaye de Saint-Maur. C’est des Archives du même Monastère que nous tirons la connoissance la plus ancienne que nous ayons de Charentonneau. Thibaud, qui en fut Abbé depuis 1170 jusqu’environ 1180, exempta ses hommes de Carenioniolo de transporter les grains du Monastère depuis le grand Charenton (à Carentonjo majore), jusqu’aux moulins des Portes. On lit même qu’il leur remit la taille qu’ils s’étoient imposèe. Un acte de 1246 appelle ce lieu en latin Charentonellum; c’est celui par lequel Gazon de Maubuisson vend à l’Evèque de Paris la part qu’il a aux Carrières de Conflans proche le pont de Charenton, hypothéquant pour cela cinq sols qu’il a à Charentonneau, mouvant du fief d’Amaurv de Meullent, Chevalier.

Le plus ancien titre concernant ce lieu est de 1240.

On reconnoît par des titres quen 1285 Aalips de Charentonneau, femme de Guillaume dit Morin, Chevalier, alors résidant dans l’Apouille, fit du consentement de son mari un échange de deux arpens de terre sis en ce lieu, et tenans au chemin qui va de Charentonneau à Maisons, sis devant sa porte et en la censive de l’Abbaye de Saint-Maur, contre trois arpens appartenans à Jean d’Acre, Bouteiller de France et fils du Roi de Jérusalem, par donation de Jean du Gastel, Chanoine de Saint-Aignan d’Orléans pareillement sis à Charentonneau dans le fief de Ferric Pasté, Chevalier. On lit aussi que depuis, c’est-à-dire en 1295, ce Bouteiller de France légua ce qu’il possédoit en ce lieu à Guillaume, Abbé des Vaux-de-Semai, au Diocèse de Paris, sous certaines conditions. De là vient qu’en 1580 l’Abbé de ce Monastère prit le titre de Seigneur de Charentonneau dans le Procés-verbal de la Coutume de Paris. Mais il n’étoit pas le seul; et l’on vient de voir ci-dessus des preuves du droit de l’Abbaye de Saint-Maur, laquelle y possédoit même le moulin bannal dès le treizième siècle.

Au siècle suivant on voit le Roi Charles V acheter de Nicolas Braque, son Maître-d’Hôtel, la Maison qu’il avoit à Charentonnel près du pont de Charentonavec les dépendances, meubles et bestiaux. Le prix fut de trois mille deux cents francs d’or. Ce Prince la donna aussitôt à Philippe de Mézieres, Chancelier de Chypre, pour ses bons services à toujours et à ses hoirs. La Charte est datée de Beauté-sur-Marne, le 14 Octobre 1377.

Il paroît par ce j’ai dit jusqu’ici, qu’il y avoit plusieurs fiefs qu’en 1456 il y en avoit eu qui du fief des Loges sis à Beaubourg en Brie. En 1458, 17 Février, Madame de Harcourt, et Jean de Lorraine, son fils, furent maintenus en possession de l’Hôtel et fief de Charentonnel.

En 1460, le 7 Février, il y eut une Sentence des Requêtes qui portoit transaction entre Marie d’Harcourt, veuve d’Antoine de Lorraine, Comte de Vaudemont, et le même Jean de Lorraine, son fils, d’une part, et Colart Rohault d’autre part. Un autre acte qu’il est sans date et qui paroît d’environ ces temps-là, est une demande en partage à Charentonnel, par Jean de Rieux, Maréchal de Bretagne, à la succession de Jean de Harcourt. Un titre de l’an 1495 assure que l’Hôtel de Harcourt passe pour avoir toujours été au Comte de Vaudemont.

La part qu’avoit eue dans la Seigneurie de Charentonnel Colart Rohault, étoit passée dés 1453 à Louis Merlin. Je le trouve qualifié Secrétaire du Roi ; mais ailleurs il est dit Général des Général des Finances du Duc de Lorraine, et avoir épousé Marguerite Luillier. Je crois pouvoir lui joindre Louis Merlin, qualifié Président du Barrois, lequel avoit en 1523 des terres sises au même lieu de Charentonneau, contiguës à celles d’Olivier Aligret, son neveu ; son testament nous apprend que ce dernier Merlin si cependant ce n’est pas le même que le premier se fit Religieux à Clairvaux.

Je trouve ensuite Olivier Aligret, Avocat Général au Parlement, qualifié Seigneur de Charentonneau. Il a eu le même titre dans son épitaphe à Saint-André-des-Arcs, en la Chapelle des Aligret qu’il fait bâtir. Son décès est marqué au 23 Septembre 1535. Il avoit épousé Claire le Gendre. Leur fils, François Aligret, Conseiller au Parlement et Seigneur de Charentonneau, est nommé dans un acte du 24 Décembre 1550. Il y eut une Sentence d’Antoine du Prat rendue en l’Auditoire Criminel en…. qui lui permettoit, en entérinant les Lettres-Royaux par lui obtenues, de faire redresser les fourches patibulaires à deux piliers de la Justice de Charentonneau.

Quelques Mémoires marquent comme Seigneurs de Charentonneau en 1413 Charles de Floret, et en 1611 Richard de Petremol.

Depuis ces Seigneurs, je n’ai trouvé que Jérôme du Four Aligret, dit Seigneur en partie de Charentonneau, Conseiller en Parlement; et enfin MM. Gaillard père et fils: le premier est décédé le 13 Janvier, Conseiller Honoraire en la Cour des Aydes. Le second a été reçu Conseiller en la même Cour en 1740.

Je renvoie à M. de Piganiol pour la description du château de Charentonneau situé sur le bord de la Marne.

En 1551 Anne Regnault, veuve de Claude Martin, Notaire au Châtelet, avoit fait bâtir dans ce hameau une petite Chapelle du titre de Notre-Dame et Saint Jean, où il lui fut permis d’avoir un Prêtre à cause de son extrême vieillesse.

ALFORT, qui est devenu un hameau, avec apparence d’agrandissement par sa position heureuse sur une rivière et une grande route, est nommé hôtel d’Harefort dans un titre de l’an 1362. L’Abbaye de Saint-Maur avoit alors plusieurs arpens de terre qui. tenoient à celles de cet Hôtel; lequel étoit écrit Hallefort en 1612. lorsqu’il appartenoit au Sieur Mallet, Audiencier en la Chambre des Comptes. Une partie du Parc porte le nom de Maisonville et est un fief relevant de l’Archevêché de Paris. Ce nom de Maisonville provient sans doute de ce que ce lieu est une dépendance de la Paroisse de Maisons, dans laquelle le Seigneur d’Alfort a droit d’une Chapelle qui est celle attenant le chœur. Le Château d’Alfort est situé des plus gracieusement, dans la pointe des grands chemins de la Bourgogne et de la Champagne, ayant vue sur la Marne et la Seine. Ce lieu appartient aujourd’hui à M. Oursel qui l’a fort embelli.

 ****

 Histoire de la ville et du diocèse de Paris, 1754, 15 volumes in-12.

(Texte extrait de la réédition de 1883)

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MGW : Synthèse des relevés de Maisons-Alfort

Synthèse des relevés

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http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultetat.php?dpt=94&lettre=Maisons-Alfort

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Histoire de la ville et du Diocèse de Paris de L’abbé Lebeuf (1)

MAISONS

 C’est seulement depuis la fin du dixième siècle que nous connoissons ce Village, quoiqu’il existât auparavant même avec deux Eglises qui y étoient construites. Saint Mayeul, Abbé de Cluny, ayant rétabli la régularité dans l’Abbaye de Saint-Pierre-des-Fossés, vint trouver le Roi Hugues Capet à Paris, et le pria de subvenir aux besoins de ces Religieux cri leur accordant quelque Terre voisine de leur Monastère. Ce Prince fit à l’instant expédier une Charte par laquelle il donnoit à cette Communauté la Seigneurie d’un Village du Comté de Paris, appellé Mansiones en latin, avec les prés, les terres, les moulins, les pacages, les eaux et leur cours, et les serfs ; de plus, les deux Eglises du lieu, dont la principale, appellée Mater Eccleisia, est cri l’honneur de Saint Remi, et l’autre est une Chapelle du titre de Saint Germain ; ensemble tout le droit de Voierie omnem Vicariam dans l’étendue de ce Domaine, chargeant les Religieux de prier Dieu pour lui, pour la Reine, son épouse, et pour Robert, leur fils, qui régnoit avec eux. La date de ce Diplôme est de l’an 988. Par là l’antiquité du village de Maisons se trouve bien établie et l’étymologie très-assurée, ensorte que le vrai nom latin d’où est dérivé le nom vulgaire est Mansiones, terme fort général pour exprimer un lieu habité au milieu d’une grande plaine, et il paroit que l’on n’auroit jamais dû lui substituer celui de Domus en parlant de cette Paroisse.

Ce Village est à une lieue et demie ou deux petites lieues de Paris, vers le levant du solstice d’hiver. Sa position est entre les rivières de Seine et de Marne, à un quart de lieue du confluent, mais un peu plus prés de la Seine. Les labourages et les prairies en sont le bien principal; on vient de voir que sous le règne de Hugues Capet il n’y avoit point de vignes, et encore à présent on n’y en trouve que très-peu. Quelques-uns l’appellent Maisons-en-Brie pour le distinguer de Maisons, Marquisat au dessous de Saint-Germain-en-Laye, qui est appellé dans les titres Maisons-sur-Seine, et qui est situé dans le Diocèse de Chartres. Dans les Dénombremens de l’Election de Paris, Maisons, dont je traite ici, est appellé Maisons prés Charenton. Celui de l’an 1709 y marque 95 feux, et celui de l’an 1745 y en met 92. Le Dictionnaire Universel de la France de l’an 1726 dit qu’il y a 450 habitans, et le distingue de dix ou douze autres Villages du nom de Maisons, par sa proximité de Charenton.

La nomination de la Cure échut à l’Abbaye de Saint-Maur, par la concession que Rainald, Evêque de Paris, lui fit de l’autel de Saint Remi quelques années après le commencement de son épiscopat, que l’on marque à l’an 992; et cela du consentement de Varin, Archidiacre, et du Doyen Hilaire. La Bulle d’Innocent Il confirmative de biens de cette Abbaye et datée de l’an 1136, n’innove, rien dans l’expression primitive, et met Ecclesiam de Mansionibus.

Le premier Actuaire qui ait employé un nouveau terme en parlant de cette concession de la Cure à l’Abbaye de Saint-Maur, est le Secrétaire de Maurice de Sully, Evêque de Paris, qui dans l’énumération des biens que ce Prélat confirme au Monastère par ses Lettres de l’an 1195, met Ecclesia de Domibus cum atrio, magna decima et duabus partibus in minuta. Depuis ce temps le Pouillé du treizième siècle a mis Ecclesia de Domibus au rang de celles de la nomination de l’Abbé de Saint-Maur. Il est inutile de rapporter les autres, d’autant plus que l’Abbaye étant réunie à l’Archevêchéla collation de la Cure est revenue à son premier état. J’ajouterai seulement qu’en l’an 1227, Grégoire, Curé de Maisons, s’accorda sur la dixme des Novales du côté de Charenton avec l’Abbé Radulfe. Dans le Pouillé du quinzième siècle, l’ancienne estimation de la Cure est marquée à vingt-cinq livres, et l’on voit qu’en ce même temps des Docteurs. la possédoient. Jean de Cologne, Magister in Medicina, en fit sa démission le 29 Juillet 1472. Je ne dois pas oublier de remarquer que dans les anciennes Provisions cette Cure est quelquefois dite Ecclesia Sanctorum Remigii et Hilarii de Domibus.

Le seconde Eglise que Hugues Capet donna à l’Abbaye de Saint-Remi avec la terre de Maisons, étoit une Chapelle de Saint-Germain. Ce fut apparemment autour de cette Chapelle que l’abbé fit bâtir son manoir Seigneurial, ensorte qu’elle s’y trouva renfermée. Il est constant par le Cartulaire de cette Abbaye qu’il y avoit une Chapelle du temps de Saint Louis dans la Maison de l’Abbé, sous laquelle Chapelle il y avoit une cave, et que le Curé étoit convenu d’y venir célébrer une fois par semaine pour son droit sur la dixme d’oies et autres animaux. Comme on vit en deux endroits qu’outre les cens dûs dans le Village, à la Saint-Remi 1er Octobre, et à la Saint-Hilaire 13 Janvier, il y en avoit dont le terme étoit in Festo sancti Germani in Maïo, c’est un indice suffisant que la Chapelle de Saint-Germain donnée par Hugues Capet, étoit sous le titre de Saint Germain, Evêque de Paris, lequel étoit regardé comme le Patron spécial du quartier où elle étoit. Mais je n’assure point que l’édifice que l’on voit aujourd’hui, et qui est réellement une grange très-vaste, bâtie en forme d’Eglise qui auroit deux bas côtés, et des piliers au milieu, seroit cette Chapelle qui existoit du temps de Saint Louis, encore moins celle qu’on voyoit du temps de Hugues Capet, parce qu’il se seroit trouvé que la Chapelle eut été beaucoup plus grande que l’Eglise matrice, et que d’ailleurs j’ai vu en une infinité d’endroits les granges des riches Monastères bâties dans ce goût-là. On peut voir celle de Vaulaurent sur la Paroisse de Villeron proche Louvres.

Ce que l’on sait de plus ancien touchant les habitans de Mai­sons, est qu’en l’an 1211 ils transigèrent avec l’Abbé de Saint-Maur sur les pacages de leurs bestiaux: qu’en 1237 l’Abbé Radulfe les quitta pour quatre sols par an par chaque feu en forme de taille, Ils ne se firent point affranchir en totalité ainsi que faisoient les serfs de quelques autres Terres, mais par petit nombre, tantôt trois ou quatre, plus ou moins, et cela aux années 1262, 1269, 1279, 1287 et 1315. L’Abbé de Saint-Maur les exempta en général de porter leurs grains au moulin bannal de Charentoneau. Ils étoient tenus d’obéir à ce même Abbé lorsqu’il leur ordonnoit d’aller à l’armée au service du Roi. J’ai vu dans le Cartulaire une des manières dont il faisoit exercer la Justice dans ce lieu. Un voleur d’habits fut condamné à perdre une oreille. Ces usages étoient communs au treizième siècle.

C’étoit sur le revenu de cette Terre que se payoit la dépense de l’Anniversaire du Roi Hugues Capet, qui se faisoit solennellement dans l’Abbaye de Saint-Maur. Telle étoit l’attention et l’exactitude des Moines du onzième siècle, lorsque le don étoit encore récent.

Il paroit au reste que le Roi Hugues Capet n’avoit pas donné toute la Terre, ou que l’Abbaye y érigea bientôt des Fiefs; [car il y avoir en 1257 un Jean de Maisons (cela peut s’entendre de Maisons vers Confians-Sainte-Honorine), Chevalier, qui possèdoit une censive dont il est parlé dans le Cartulaire de Sorbonne à cette année. Il y est fait mention des Terres qui y étoient situées, et d’un chemin appellé le chemin de Saint-Denis, proche le village de Confians] puisqu’en 1270 il y avoit déjà quatre arrière-fiefs à Maisons que Jean d’Evry, Chevalier, possédoit, et dont il fit présent à l’Abbaye même de Saint-Maur en partant pour la Croisade. Les noms de ces Fiefs ne sont point venus à ma connoissance. J’ai seulement appris du même Cartulaire de Saint-Maur qu’il y avoit au treizième siècle à Maisons un territoire dit en latin Quarta, et un autre aux environs appellé Magnus mons. Il est aussi notoire dans le lieu, qu’il y a eu un fief appellé Le Fief de Saint Pierre. C’est une espèce de vieux Château qui a deux tourelles. On voit dans la rue une porte bouchée où il y a trois fleurs-de-lys. Quelques-uns pensent que ce logement a été fait pour Diane de Poitiers, parce qu’ils y ont vu vers l’an 1720 à une cheminée, le tableau de cette Damoiselle, et ils jugent que ce seroit François 1er ou Henri Il qui l’ont fait bâtir. Amos du Tixier, connu par la vie imprimée de sa fille Anne, épouse de M. Ferrant, Seigneur de Genvry, paroît avoir été Seigneur de quelque fief à Maisons où il en 1650 avoit choisi sa demeure vers l’an 1590 ou 1600. à cause du voisinage de Charenton où il alloit en qualité de Calviniste.

Le Chapitre de Saint-Maur n’a aliéné cette Terre qu’en l‘an 1643 aux Sieurs Falcony. Dans le temps de cette aliénation il ne lui restoit que vingt sols de censives portant lods et ventes.

L’Archevêque de Paris y rentra, suivant un Arrêt du Conseil du 11 Mars 1664 et 3 Février 1665, en remboursant les sieurs Falcony d’une somme qu’ils avoient empruntée; et depuis, lorsque l’Archevêché fut érigé en Duché-Pairie sous M. de Harlay, Maisons fut nommé dans les Lettres-Patentes comme la première Terre de ce Duché.

En 1378 Simon de Saint-Benoît, Echevin de Paris, fit hommage à l’Abbé de Saint-Maur d’un fief de cens qu’il y possédoit comme héritier en partie de Marguerite, femme de Raymond de Nocle, Chirurgien du Roi. Ce même fief appartenoit sept ans après à Jean le Begue, Notaire, qui rendit son hommage au même.

En 1414, 26 Novembre, Radulphe ou Raoul de Garges, à cause de sa femme Michelle Clemence, veuve de Laurent de Lumege, Sergent d’Amies du Roi, fit hommage pour un fief sis à Maisons près Charenton.

En 1507 Michel Leclerc, Secrétaire du Roi, possédoit trois fiefs à Maisons, et il en fit pareillement hommage à l’Abbé.

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 Histoire de la ville et du diocèse de Paris, 1754, 15 volumes in-12.

(Texte extrait de la réédition de 1883)

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Retour en arrière

Le Cercle Généalogique de Maisons-Alfort fut créé en décembre 1997. Une trentaine d’adhérents se retrouvèrent, venant d’horizons différents et surtout faisant des recherches généalogiques dans toutes les Régions de France, et pour certains à l’étranger.

La diversité de ces recherches et des expériences a enrichi le cercle et ses adhérents.

Puis vinrent les premiers relevés patronymiques maisonnais :

En 1999,    le monument aux morts sis dans la cour de l’Hôtel de ville,

La stèle du cimetière,

Les noms inscrits dans l’Église Saint-Remi.

En 2001,    les relevés reprirent pour se concentrer sur les patronymes contenus dans les ouvrages tels ceux d’Amédée Chenal (1898), de l’AMAH (Les deux tomes de Mille ans d’Histoire à Maisons-Alfort paru à la fin du XXème siècle – et les brochures annuelles de L’AMAH).

Les tables décennales Maisonnaises, (1792-1901) enrichirent la base de données de patronymes. Le nom de PAPAMA (PAtrimoine PAtronymique Maisonnais) fut le nom de baptême de cette base de données informatisée.

En 2002 et 2003

Les premiers relevés des BMS, réalisés par le CEGD (1599-1662) rejoignirent le patrimoine recueilli en 2001.

Les adhérents continuèrent et multiplièrent leurs recherches au cours du des années 2002 et 2003, citons

–          relevés des naturalisations au 19ème et 20ème siècle.

–          relevés des rapatriés d’Allemagne en 1945.

–          relevés des Bulletins Municipaux.

–          relevés des patronymes dans les textes divers, (hors sources déjà citées ci-dessus) relatifs à Maisons-Alfort.

–          Et en cours, les relevés des inscriptions sur les tombes du cimetière 11  divisions déjà relevées – (Inventaire 2002-2203)

Le présent document Textes choisis – Maisons-Alfort (*) a été élaboré au fur et à mesure des découvertes du CGMA.

Les patronymes cités ont, eux aussi, rejoint les patronymes de PAPAMA.Le présent document, permet de compléter l’utilisation de PAPAMA, et de retrouver les références exactes dans le textes cités.

PAPAMA contient près de 100 sources et plus 70 000 fiches patronymiques.

   Joël BACQUER

Octobre 2003

(*) : une sélection de ces textes paraitra dans les jours à venir

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Inondations de 1876 à Maisons-Alfort

D’après Amédée CHENAL (1898) – Maire de Maisons-Alfort

L’assemblée communale :

Du 2-1-1875 au 21-1-1878.

Maire : Faitot puis Bouguignon.

Conseillers : Arthur Dandalle, Pierre Philippot, Albert Jouët, Guénot, Marlier, Imhoff, Auguste Léonard, Jean Porquet, Laruelle, Arsène Simon, Debrye, Léon Niellon, Bernard, Prosper Piot, Jean-Baptiste Faitot, Tellier, Lavergne, Bonnenfant, Pahier, Liévrard, Noël, Gallois

1876 – La nouvelle Constitution, qui chargeait les conseils municipaux d’élire chacun un délégué pour l’élection des sénateurs, eut pour la première fois son application en 1876. M. Dandalle fut élu.

Son monument, dans le cimetière, porte gravé cette mention : Premier délégué sénatorial.

Une inondation, plus terrible que toutes les précédentes, vint couvrir Alfortville et les parties basses de Maisons et d’Alfort.

A Maisons, il y avait de l’eau jusque sur la route de Villeneuve, la place de la Gare en était couverte ; à Alfort, la rue des Deux-Moulins était devenue un torrent et les quais disparaissaient sous l’eau. La rue du Pont d’Ivry était submergée depuis le carrefour d’Alfort jusqu’au bas du pont. Non seulement les terrains, mais les rues d’Alfortville étaient inondées.

Nul doute que si le chemin de fer et certains remblais n’eussent pas existé, la Marne, retrouvant ce qu’on dit être son ancien lit, ne fût venue se jeter dans la Seine au-dessus de Maisons, comme en 1836, date où, d’après un ancien, on pêchait au bas des vignes de l’Echat, des poissons énormes.

Pour venir en aide aux sinistrés, il fut fait des souscriptions dans plusieurs journaux, notamment dans le Figaro et le Rappel ; le conseil vota 2 000 francs.

Le maréchal de Mac-Mahon, président de la République, vint sur place se rendre compte de l’importance des dégâts et laissa également une grosse somme.

On dit à Alfortville, mais nous n’en croyons rien, que c’est à cette occasion que fut prononcé le discours fameux : Que d’eau ! Que d’eau !

Le terrain sur lequel devait être édifiée l’école était lui-même recouvert de 1m, 85 d’eau.

La vitalité d’Alfortville était si grande, qu’à peine cette eau retirée, on recommençait à construire, comme s’il ne se fût rien passé d’extraordinaire.

Ici commence l’ère des grands projets et des discussions orageuses. Un de ces projets prévoit une dépense de 484 970 francs, un autre 508 536 francs ; tous deux comportaient un groupement de travaux de toutes sortes ; ni l’un ni l’autre ne fut exécuté en entier.

*

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26 octobre 1796 – Archives départementales

Les archives départementales ont été créées le 26 octobre 1796 (5 brumaire an IV) afin de remplacer les éphémères dépôts de districts (1789-1796), supprimés le même jour.

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par | 26 octobre 2013 · 2:00

Site du jour (130) : peines capitales et exécutions

Guillotinés

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Sommaire

Peines capitales qui ont été appliquées entre 1828 et 1870 (ordre chronologique)
Peines capitales qui ont été appliquées entre 1811 et 1870 (classées par département)
Femmes guillotinées de 1811 à 1867
Exécutions de 1828 à 1870
Tableau des exécutions par département
Femmes guillotinées (1811-1867)

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Concession

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par | 25 octobre 2013 · 2:00

Site du jour (129) : Chemin des Dames

Chemin des dames

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« Le Mémorial Virtuel du Chemin des Dames »
est un site Web mis en place par le Conseil général de l’Aisne
qui souhaite rendre hommage aux combattants de toutes nationalités morts au Chemin des Dames.
Nombre total de combattants recensés sur le Mémorial virtuel : 91.055
A partir des registres des cimetières, nous avons identifié plus de 1.000 régiments
français, britanniques, allemands, mais aussi italiens et américains qui se sont affrontés au Chemin des Dames entre 1914 et 1918.
Nous nous efforçons de collecter un maximum d’informations permettant de décrire le rôle précis de ce régiment dans le cadre des batailles du Chemin des Dames.
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A consulter : Site du jour
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Photo de vacances

Les indiens

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par | 24 octobre 2013 · 2:00

Article du jour (21) : Delphin Reau et Josephine Guignard

Octobre, c’est le mois de la photo, du moins sur les blogs de généalogie qui jouent avec les thèmes proposés par la Gazette des Ancêtres.

Ca tombe bien, j’ai tout un tas de photos anciennes, qu’il faut que je scanne, que je restaure, que j’indexe, que j’analyse … Trouver un sujet pour le thème de ce mois ci revenait donc à trouver une photo que je veuille traiter dès maintenant, j’ai eu bien du mal à choisir.

Marige de Delphin Reau

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23 octobre 1937 – Pierre VASSILIU

1937 – Pierre VASSILIU

VASSILIU Pierre, (o Villecresnes, 1937). Auteur, Compositeur, interprète

o 23 octobre 1937. Villecresnes – Val-de-Marne.

Jockey, il abandonne les champs de course pour le tour de chant. Ses chevaux de bataille s’appellent Armand, Charlotte, Ivanhoë… qui malgré leurs allures de comptines ne sont pas forcément à mettre entre toutes les oreilles. La Femme du sergent en 1963, fera dresser celles des militaires et des censeurs. Le succès de Pierre Perret, moins caustique, lui laissera tout le temps de se faire oublier. Pour mieux réapparaître quelques années plus tard, méconnaissable, dans Ma maison d’amour, poème qu’il récite sur un fond musical romantique. En 1974, il adapte une chanson du Brésilien Çhico Buarque, qui devient: Qui c’est celui-là ? Puis disparaît à nouveau devant le succès. Retiré en Provence puis en Afrique, il refait surface de temps en temps, au gré de sa fantaisie avec de nouvelles trouvailles musicales et de nouvelles facéties comme Spiderman. Un adepte avant l’heure de l’aménagement du temps de travail.

Dictionnaire de la Chanson Française, Pascal Sevran.

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