Archives quotidiennes : 8 août 2013

France Pittoresque – 1835 : Doubs (2)

Département du Doubs. ( Ci-devant Franche-Comté)

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VILLES, BOURGS, CHATEAUX, ETC.
DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.
POPULATION.
GARDE NATIONALE.
IMPOTS ET RECETTES.
DEPENSES DEPARTEMENTALES.
INDUSTRIE AGRICOLE.
INDUSTRIE COMMERCIALE.
BIBLIOGRAPHIE.

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VILLES, BOURGS, CHATEAUX, ETC.

                BESANCON, sur le Doubs, ch.-l. de départ., à 99 l. S.-E. de Paris. Pop. 29,167 hab. – Cette cité célèbre de l’ancienne Gaule, fut fondée 400 ans avant l’ère chrétienne, et acquit bientôt une grande importance, 56 ans avant J.-C., César y entra, non en conquérant, mais appelé par les chefs de la cité, pour repousser les barbares sui menaçaient la Séquanie d’un envahissement total. – VESUNTIO, ainsi se nommait alors Besançon, était déjà la métropole de la province Séquanaise. – César en fit sa place d’armes. – Depuis son origine, cette ville est restée la capitale de la contrée dont elle fait partie. – Son époque de plus grande splendeur fut sous Aurélien. – Sous le règne de Julien, la ville fut saccagée par les germains. – Les hordes d’Attila lui furent plus fatales encore ; ce dernier désastre renversa presque tous ses édifices romains. – Les Bourguignons, qui s’en emparèrent ensuite, la reconstruisirent. – L’histoire a consigné plusieurs époques glorieuses pour Besançon. – En 406, sa résistance contre les Vandales ; en 413, contre les Germains ; en 451, contre les Huns ; en 1288, contre les Allemands ; en 1335, contre les Bourguignons, en 1362 et 1364, contre les Anglais, en 1375, contre l’armée protestante, etc. etc. – En 1814, Besançon résista aux troupes alliées qui l’assiégèrent vainement. – Long-temps ville libre et impériale, Besançon tomba au pouvoir de l’Espagne, mais continua de se gouverner en république. – Louis XIV s’étant emparé de la Franche-Comté en 1674, abolit cette forme de gouvernement. – Les fortifications de Besançon étaient déjà considérables, elles furent alors augmentées, et l’ont été encore depuis. – La situation de cette ville est forte autant que pittoresque. Le cours sinueux du Doubs enclôt une presqu’île, qui présente la forme d’une fiole : la ville couvre cet espace et s’étend au-delà de la courbe de la rivière ; cette dernière partie est le faubourg d’Arène, couvert par de gros bastions, et s’élevant sur une pente douce ; la ville proprement dite est en plaine. Le col de la presqu’île est un roc élevé de 130 mètres au-dessus de la rivière qui baigne ses escarpements latéraux : très rapide du côté de la ville, il est séparé de la colline contiguë par un profond ravin ; ce roc porte la citadelle. Sa position rend cette forteresse inabordable à l’ennemi : l’art a néanmoins puissamment contribué à sa défense ; elle est ceinte de murs énormes et de tranchées excavées dans le roc ; on n’y entre que par des ponts-levis ; elle renferme plusieurs cours, divers bâtiments, et des voûtes profondes qui servent de cachots. L’aspect en est plein de sévérité : il inspire une sorte de terreur. – Les travaux qu’on y fit sous Louis XIV furent si dispendieux, que ce roi demandait si les murs de la citadelle de Besançon étaient d’or. – Elle est dominée par des hauteurs, mais celles-ci sont également fortifiées ; les deux plus voisines portent deux forts capables d’une longue résistance ; l’un de ces forts est considérable : il est à peine terminé et achève de rendre Besançon inexpugnable. – L’enceinte bastionnée qui entoure la ville est forte ; elle est bordée par la rivière et par de profonds fossés. – Besançon est très peuplée pour son étendue, elle offre peu de rues larges, peu de places spacieuses ; c’est moins une ville de luxe qu’une place-forte. Elle est néanmoins bien bâtie et généralement bien percée ; mais la plupart de ses rues sont tristes, et ses constructions ont une sévérité, une uniformité de style qui leur donne une grande monotonie. – La ville et le quartier d’Arènes communiquent ensemble par un pont de fondation romaine, mais dont la construction primitive a été fort altérée ; il est haut, étroit, fort laid et bâti de pierres grossières. Le quartier d’Arènes est très populeux et presque entièrement habité par des vignerons. L’église Cathédrale, dédiée à Saint-Jean, est un grand vaisseau de fondation fort ancienne, reconstruit dans le XIe siècle, par l’archevêque Hugues Ier, et de style qui participe du gothique et du sarrasin. A chaque extrémité de la nef, est un beau chœur et de riches autels. En face du siège de l’archevêque, on voit le buste en marbre blanc de Pie VI ; une belle Résurrection de Carle Vanloo se fait remarquer dans la chapelle du saint Suaire, parmi d’autres bons tableaux. Une chapelle voisine offre un saint Sébastien, l’un des chefs-d’œuvre de fra Bartoloméo. La Mort d’Ananie et de Saphire, par il Piombino, orne une autre chapelle ; ces chapelles sont petites, sur un seul côté de la nef, mais fort jolies et toutes de styles différents : deux beaux anges en marbre blanc décorent le maître-autel, construit en marbres italiens rares, et que couvre un superbe baldaquin. L’église a trois nefs, divisées par des colonnes ovales, bizarres mais élégantes ; les vitraux sont peints ; les fenêtres, fort petites, ne laissent pénétrer dans l’église qu’un jour mystérieux, qui ajoute à la majesté de l’édifice. La ville possède trois autres églises remarquables. – L’hôpital Saint-Jacques est un superbe établissement dont, sous les rapports, Besançon peut se glorifier. Un serrurier de Besançon en a ciselé la grille d’entrée, qui est très belle. Cet hôpital est vaste, propre, sain et bien administré : il contient 500 lits, distribués dans des salles qu’orne une multitude de vases remplis de fleurs. Un jardin d’un côté, de l’autre, un petit parc et un potager entourent l’hôpital. – L’Hôtel de la Préfecture occupe le bâtiment de l’ancienne intendance, édifice remarquable par ses grandes dimensions, comme par la noblesse de son style. – Le Collège royal, élevé par la ville, en 1697, est un bel édifice bien approprié à son usage : il peut recevoir 200 élèves. – Le Palais de justice, où siégeait jadis le parlement, offre une façade remarquable par son architecture. – L’ancien Hôtel Gronvelle fut construit dans le XIVe siècle, par le cardinal de ce nom : c’est un édifice spacieux et imposant, dont la façade a trois ordres d’architecture ; il est contigu à un préau semblable à ceux des cloîtres. – Le Théâtre est un bâtiment isolé de belle apparence, son frontispice est formé de six colonnes doriques ; l’intérieur de la salle est spacieux, bien décoré, d’une forme circulaire, mais la construction en est vicieuse, et les règles de l’acoustique y sont mal observées. – L’Arsenal est considérable et digne d’attention. – L’Hôtel-de-Ville est un ancien et grand édifice, mais noir, sale et fort laid ; sa façade forme, sans la décorer, un des côtés de la place Saint-Pierre, ainsi nommée à cause d’une église qui fait face à l’hôtel-de-ville. Cette place est carrée, propre et jolie, mais petite. – La grande Caserne se compose de plusieurs corps de bâtiments fort propres, formant les trois côtés d’une vaste cour. – La Bibliothèque publique renferme 50,000 volumes et nombre de manuscrits précieux. Le bâtiment est moderne et de bon style. Il contient aussi le Musée-Paris, ainsi appelé, du nom d’un architecte qui en a fait présent à sa ville natale. Ce musée se compose d’objets antiques, de tableaux, de livres et d’objets rares. – Le Musée d’histoire naturelle est encore peu nombreux ; mais il s’accroît rapidement. – Le Musée d’antiquités offre une grande quantité d’objets romains et du moyen-âge, dont la plupart proviennent de fouilles qui ont été faites dans la ville, à différentes époques. De tant de monuments romains qui ornèrent l’antique Vesuntio, il n’en existe plus qu’un, appelé la Porte-Noire, et est situé au pied de la cathédrale à laquelle il sert comme de portique. Ce fut un arc-de-triomphe de grandes dimensions et de beau style ; on ignore à qui il était dédié : on croit cependant que ce fut à un des bienfaiteurs de la ville, Aurélien, ou Crispus, fils de Constantin, qui affectionna Besançon, y passa une partie de sa jeunesse, et n’en partit que pour triompher des Germains. Après la mort de ce héros, victime de la passion dédaignée d’une belle-mère, Besançon prit son nom, et se nomma pendant quelque temps Crispopolis. L’arc-de-triomphe, bien qu’enclavé et très ruiné, conserve encore un air de majesté digne du peuple-roi. – La promenade Chamars, le Champ-de-Mars romain, était fort agréable ; mais elle a été détruite en partie, depuis quelques années, pour faire place à de nouvelles fortifications. Besançon manque de promenades intérieures, mais ses environs sont beaux et pittoresques ; les campagnes sont riantes et fécondes. La vallée du Doubs offre des points de vue enchanteurs.

                QUINGEY, sur la Loue, ch.-l. de cant., à 5 l. de Besançon. Pop. 801 hab. – Petite ville ancienne, située dans une vallée agréable et fertile ; elle fut jadis fortifiée et plus considérable qu’à présent ; mais elle a été plusieurs fois prise d’assaut et ravagée par des incendies. – Il reste quelques vestiges de ses hauts murs d’enceinte, de leurs tours et des trois portes d’entrée, ainsi que d’un château-fort où naquit Guy de Bourgogne, qui fut élu pape en 1115, sous le nom de Calixte II.

                BAUME-LES-DAMES, près du Doubs, ch.-l. d’arr., à 7 l. ½ N.-E. de Besançon. Pop. 2,467 hab. – Le nom de cette ville lui vient d’une ancienne et célèbre abbaye de Bénédictines, fondée vers le Ve siècle, et qui fut protégée par les rois de Bourgogne, dont l’un, Saint-Gontran, y fut enterré. Charlemagne et Louis-le-Débonnaire prodiguèrent les richesses à cette abbaye. Plusieurs fois ravagée, elle fut enfin détruite à la révolution. La ville elle-même a été souvent ruinée dans nos guerres civiles. C’est maintenant une de nos jolies petites villes, elle est située dans un bassin verdoyant, formé de collines parsemées de vignobles. – Le Doubs coule au bord de ce bassin, dans un lit profond et encaissé par d’âpres rochers. L’église paroissiale est grande et belle ; le chœur en est bien décoré. Son nouveau clocher, carré, a 50 mètres d’élévation. L’hôpital est un édifice spacieux et bien distribué. La ville est bien bâtie, contient nombre de jolies constructions, la plupart neuves, et est entourée de promenades charmantes.

                CLERVAL, sur le Doubs, ch.-l. de cant., à 3 l. de Baume-les Dames. Pop. 1,097 hab. – Clerval fut fondé par Othon, fils de l’empereur Barberousse ; Les seigneurs comtois le firent fortifier ; il commanda long-temps le cours du Doubs. Il ne lui reste rien de ses fortifications ; mais il a encore sur le Doubs un ancien pont en pierre plus solide que beau, et d’une construction remarquable pour l’époque où il fut bâti. Le bourg est propre et contient quelques jolies maisons, mais il est percé fort irrégulièrement.

                MONTBELIARD, sur l’Allan et la Luzine, ch.-l. d’arr., à 20 l. N.-E. de Besançon. Pop. 4,767 hab. C’était autrefois un comté qui appartint long-temps aux ducs de Bourgogne. En 1419, il passa à une des branches de la maison de Wurtemberg. La ville était alors peu importante. – En 1530, elle embrassa la réformation, s’accrut d’un grand nombre de protestants et s’enrichit de leur industrie. Son commerce, favorisé par la protection du souverain, et par une position favorable entre l’Alsace, la Franche-Comté et la Suisse, lui procura une importance et une prospérité qui décrut lorsque la ville devint française. Elle était entourée de fortes murailles que Louis XIV fit raser en 1677. – Montbéliard, situé dans une position avantageuse, mais bâti sur un terrain très bas, est exposé à des inondations fréquentes. Il est dominé par un vieux château, jadis résidence des comtes et autour duquel est un parc spacieux. – On remarque dans la ville le bâtiment des Halles, sur la place du marché, l’Hôtel-de-Ville, la Bibliothèque publique, riche de 10,000 volumes, et l’église de Saint-Martin, dont le plafond, de 26 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur, n’est soutenu par aucune colonne.

                PONTARLIER, sur le Doubs, chef-lieu d’arr., à 10 l. S.-E. de Besançon. Pop. 4,707 hab. – Ville très ancienne et qui fut l’une des plus considérables de la ci-devant Franche-Comté ; on l’appelait, dans le pays, la clef de la France, à cause de sa situation dans le passage le plus commode, pour pénétrer de la Suisse en France. Ce passage commença à être fréquenté sous Auguste, et se parsema bientôt d’habitations. – Pontarlier fut souvent agrandi et porta successivement dix noms différents : Pons claverici, Pons alei, Pontalia, etc. – La ville, jusqu’au XIVe siècle, resta divisée en deux parties, dont l’une s’appelait Morieux, l’autre Pontarlier ; cette dernière seule subsiste encore. – Elle fut souvent ravagée par les incendies, à cause de l’emploi qu’on faisait de bois de sapin, dans la construction des bâtiments et des toitures, emploi qu’on a été enfin forcé d’abandonner. La ville moderne, agréablement située au milieu des montagnes du Jura, est régulièrement bâtie ; ses rues sont propres, bien percées et formées de maisons élégantes. – La ville et le passage sont protégés par le château de Joux, construit sur un rocher presque inaccessible. Ce château, susceptible d’une longue défense, est de l’apparence la plus pittoresque.

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DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.

                POLITIQUE. – Le département nomme 5 députés. Il est divisé en 5 arrondissements électoraux, dont les chefs-lieux sont : Besançon (ville et arr.), Baume, Saint-Hyppolite, Pontarlier.

                Le nombre des électeurs est de 1,019.

                ADMINISTRATIVE. – Le ch.-l. de la préfect. est Besançon.

  Le département se divise en 4 sous-préfect. ou arrond. comm.
    Cantons Communes Habitants
  Besançon 8 202 96,032
  Baume-les-Dames 7 187 64,884
  Montbéliard 7 161 55,642
  Pontarlier 5 89 48,977
  Total 27 639 265,535
         

                Service du trésor public. – 1 receveur général et 1 payeur (résidant à Besançon), 3 recev. particuliers, 5 percepteurs d’arrond.

                Contributions directes. – 1 directeur (à Besançon) et 1 inspect.

                Domaines et Enregistrement. – 1 directeur (à Besançon), 2 inspecteurs, 3 vérificateurs.

                Hypothèques. – 4 conservateurs dans les chefs-lieux d’arrondissements communaux.

                Douanes. – 1 Directeur (à Besançon).

                Contributions indirectes. – 1 directeur (à Besançon), 2 directeurs ‘arrondissement, 4 receveurs entreposeurs.

                Forêts. – Le département forme la 12e conserv. forestière, dont le chef-lieu est à Besançon. – 1 conserv. à Besançon ; 3 inspecteurs, à Besançon, Baume et Pontarlier.

                Ponts et chaussées. – Le département fait partie de la 4e inspection, dont le ch.-l. est Dijon. – Il y a 2 ingénieurs en chef en résidence à Besançon, dont l’un est chargé de la surveillance du canal du Rhône au Rhin (division du Sud).

                Mines. – Le dép. fait partie du 13e arrond. et de la 4e divis., dont le ch.-l. est à S.-Etienne. – 2 ingén. des mines résident à Clermont.

                Loterie. – Les bénéfices de l’administration (pour 1831 comparé à 1830) présentent, sur les mises effectuées dans le département, une diminution de 33,377 fr.

                Haras. – Besançon est le chef-lieu du 3e arrond. de concours pour les courses de chevaux. – Il y a à Pontarlier un dépôt royal où se trouvent 34 étalons.

                MILITAIRE. – Besançon est le quartier-général de la 6e division militaire, qui se compose des départements du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône. – Cette ville est la résidence de 1 lieutenant général commandant la division, 1 maréchal de camp commandant le département, 1 intendant militaire et 2 sous-intendants. – Le département renferme 4 places de guerre : Besançon, la citadelle de Besançon, le Fort-de-Joux et le Château-de-Blamont. – Le dépôt de recrutement est à Besançon. – La compagnie de gendarmerie départementale fait partie de la 21e légion, dont le ch.-lieu est à Besançon, et qui comprend les compagnies départementales du Doubs, de la Haute-Saône, du Jura et de l’Ain. – Il y a à Besançon 1 direction du génie, – 1 direction d’artillerie, – 1 école d’artillerie commandée par un maréchal de camp, – 1 raffinerie de salpêtre, et 2 compagnies de fusiliers de discipline.

                JUDICIAIRE. – La cour royale de Besançon comprend dans son ressort les tribunaux du Doubs, du Jura et de la Haute-Saône. – Il y a dans le département 4 tribunaux de 1re instance, à Besançon, Baume, Montbéliard et Pontarlier, et 1 tribunal de commerce à Besançon. – Il y a à Bellevaux (Besançon) une maison de correction et de refuge pouvant contenir 400 individus.

                RELIGIEUSE.Culte catholique. – Le département possède un archevêché érigé sur la fin du 2e siècle, dont le siège est à Besançon, et qui a pour suffragants les évêchés de Strasbourg, Metz, Verdun, Belley, Saint-Dié, Nancy. – Le département forme l’arrondiss. du diocèse de Besançon. – Il y a dans le département, – à Besançon : un séminaire diocésain qui compte 53 séminaristes internes et 208 théologiens externes ; la section du séminaire pour la philosophie compte 65 élèves ; – à Ornans, une école secondaire ecclésiastique. – Le département renferme 3 cures de 1re classe, 24 de 2e, 355 succursales et 33 vicariats. – Il y existe environ 130 congrégations religieuses pour l’éducation des enfants et le soin des pauvres dans les campagnes ; – 18 frères de la doctrine chrétienne, chez lesquels 1,050 enfants sont élevés gratuitement (à Besançon et à Ornans) ; 155 sœurs de charité ; – 114 id. de la Sainte-Famille ; – 2 écoles de sourds-et-muets et de sourdes-et-muettes (à Besançon), qui comptent 53 élèves ; – 73 hospitalières dans 12 hôpitaux, par lesquelles 10,323 pauvres et malades sont secourus, en outre 4.755 enfants sont élevés gratuitement, et 5,040 en payant. – Il y existe encore plusieurs autres congrégations religieuses, 3 dépôts de mendicité et 1 pensionnat tenu par les dames du Sacré-Cœur, et qui compte 50 élèves.

Culte protestant. – L’église consistoriale de Besançon est desservie par 2 pasteurs. – Le département renferme une société biblique, une société des missions évangéliques, une société des traités religieux et 3 écoles protestantes.

Culte ménonite. – Les ménonites ou anabaptistes, sont établis dans l’ancien comté de Montbéliard depuis le commencement du XVIIIe siècle ; Ils y avaient été appelés par le souverain pour diriger et améliorer la culture de ses domaines. Ils forment une congrégation nombreuse. Ils célèbrent leur culte dans une maison qu’ils ont louée à Montbéliard. Les prières s’y font en langue allemande ; les ministres n’ont point de costume particulier ; ils portent, ainsi que tous les hommes, la barbe longue et les habits sans boutons ; les femmes sont vêtues d’étoffes noires ou de couleurs foncées ; les deux sexes se distinguent en général par des mœurs sévères. – La population de cette communion augmente chaque année, quoique depuis quelques temps beaucoup d’entre eux aient émigré aux Etats-Unis.

Nota. La religion catholique est professée par la presque généralité des habitants du Doubs. Sur la masse, on peut évaluer le nombre des catholiques à 240,507 ; les diverses communions protestantes comptent environ 24,000 membres, les anabaptistes 560 et les israélites 468.

               UNIVERSITAIRE. – Le département possède une Académie de l’université, dont le chef-lieu est à Besançon, et qui comprend dans son ressort le Doubs, le Jura et la Haute-Saône.

Instruction publique. – Il y a dans le département : – à Besançon, une faculté des lettres ; – une école secondaire de médecine ; – un collège royal de 2e classe qui compte 247 élèves ; – et 3 collèges : à Baume, à Montbéliard, à Pontarlier – (1 école normale primaire est projetée à Besançon). – 1 école modèle primaire à Besançon. – Le nombre des écoles primaires du département est de 530, qui sont fréquentées par 20,584 garçons et 14,365 filles. – Les communes privées d’écoles sont au nombre de 175.

               SOCIETES SAVANTES, etc. – Le département possède, – à Besançon : un Lycée, une Académie royale des Belles-Lettres, Sciences et Arts ; une Société d’Agriculture et des Arts ; un Cabinet d’Histoire naturelle ; un Musée d’Antiquités et d’Objets d’arts. – Il existe dans cette ville des Cours gratuits de mathématiques, de chimie, de physique, de musique, etc., et une Ecole gratuite de Dessin et de Sculpture pour 120 élèves.

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POPULATION.

                D’après le dernier recensement officiel, elle est de 265,535 hab. et fournit annuellement à l’armée 693 jeunes soldats.

                Le mouvement en 1830 a été de,

  Mariages 1,765        
  Naissances Masculins. Féminins.      
    Enfants légitimes. 3,821 3,473 )    
    Enfants naturels 264 267 ) Total 7,825
  Décès 3,031 3,131   Total 6,162
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GARDE NATIONALE.

 

Le nombre des citoyens inscrits est de 51,041 ;
               Dont : 7,994       contrôle de réserve
  43,047      contrôle de service ordinaire.
             Ces derniers sont répartis ainsi qu’il suit :
  41,431      infanterie.
  251      cavalerie.
  1,116      sapeurs-pompiers.
     

             On en compte : armée, 14,431 ; équipés, 6,195 ; habillés, 16,104. 19,430 sont susceptibles d’être mobilisés.

             Ainsi, sur 1,000 individus de la population générale, 190 sont inscrits au registre matricule, et 73 dans ce nombre sont mobilisables ; sur 100 individus inscrits sur le registre matricule, 84 sont soumis au service ordinaire, et 16 appartiennent à la réserve.

             Les arsenaux de l’Etat ont délivré à la garde nationale 13,013 fusils, 501 mousquetons, 13 canons et un assez grand nombre de pistolets, sabres, etc.

IMPOTS ET RECETTES.

             Le département a payé à l’Etat (1831) :

Contributions directes  2,810,423 f. 85 c.  
Enregistrement, timbre et domaines  1,225,905 f. 71 c.  
Douanes et sels  324,025 f. 11 c.  
Boissons, droits divers, tabacs et poudres  1,719,189 f. 80 c.  
Postes  263,814 f. 86 c.  
Produits des coupes de bois  345,033 f. 13 c.  
Loterie  41,182 f. 99 c.  
Produits divers  133,121 f. 59 c.  
Ressources extraordinaires  748,497 f. 36 c.  
Total 7,610,693 f. 81 c.  
     
Il a reçu du trésor 13,203,463 f. 79 c., dans lesquels figurent :
La dette publique et les dotations, pour  1,286,484 f. 73 c.  
Les dépenses du ministère de la justice  228,652,f. 70 c.  
      de l’instruction publique et des cultes  472,281 f. 70 c.  
      de l’intérieur  808 f. 95 c.  
      du commerce et des travaux publics  1,661,659 f. 04 c.  
      de la guerre  7,681,758 f. 85 c.  
      de la marine  325 f. 50 c.  
      des finances  125,877 f. 94 c.  
Les frais de régie et de perception des impôts  1,509,219 f. 83 c.  
Remboursem., restitut., non-valeurs et primes  286,395 f. 55 c.  
Total  13,203,463 f. 79 c.  
     

             Ces deux sommes totales de paiements et de recettes représentant, à peu de variations près, le mouvement annuel des impôts et des recettes, le département, favorisé par sa situation frontière, reçoit de l’Etat 5,592,770 fr. de plus qu’il ne paie. – Cette somme provient des dépenses du ministère de la guerre.

DEPENSES DEPARTEMENTALES.

Les secours accordés par l’Etat pour grêle, incendie, épizootie, etc., sont de   30,720 f. 00 c.
Les fonds consacrés au cadastre s’élèvent à    64,531 f. 33 c.
Les dépenses des cours et tribunaux sont de    195,857 f. 57 c.
Les frais de justice avancés par l’Etat de    30,111 f. 40 c.
     
Elles s’élèvent (1831) à    358,216 fr. 70 cent.
SAVOIR : Dép. fixes : traitements, abonnem., etc.   81,558 f. 57 c.
Dép. variables : loyers, réparations, encouragements, secours, etc.   276,658 f. 13 c
Dans cette dernière somme figurent pour    
    55,550 f. les prisons départementales,
    30,000 f. les enfants trouvés.
Les secours accordés par l’Etat pour grêle, incendie, épizootie, etc., sont de   30,720 f. 00 c.
Les fonds consacrés au cadastre s’élèvent à    64,531 f. 33 c.
Les dépenses des cours et tribunaux sont de    195,857 f. 57 c.
Les frais de justice avancés par l’Etat de    30,111 f. 40 c.
     

INDUSTRIE AGRICOLE.

             Sur une superficie de 519,223 hectares, le départ. en compte :

                                150,000            mis en culture

                                  77,000            prairies

                                124,981            forêts

                                    8,500            vignes

                                  96,000            landes et vaines pâtures

                                    7,600            marais, étangs, lacs, etc.

             Le revenu territorial est évalué à 13,000,000 francs.

             Le département renferme environ 30,000 chevaux, 800 ânes, 150 mulets, 130,000 bêtes à cornes (race bovine), 12,000 chèvres, 30,000 porcs, 100,000 moutons.

             Les troupeaux de bêtes à laine en fournissent chaque année environ 150.000 kilogrammes.

             Le produit annuel du sol est d’environ

             En céréales et parmentières               773,000     hectolitres

             En avoines                                                  500,000     hectolitres

             En vins                                                        147,000     hectolitres

             En bière                                                         10,000     hectolitres

             En fromages                                            2,500,000     kil.

             Le département ne produit pas la quantité de céréales nécessaires à sa consommation. – Les vins qu’on y récolte sont légers et peu spiritueux. – L’agriculture y est encore fort arriérée. – L’usage des jachères y est en vigueur, et chaque année près du tiers des terres propres à la culture restent improductives. – Les prairies sont nombreuses ; il y a pour elles un système d’irrigation bien entendu dans l’arrondissement de Montbéliard. – Les arbres fruitiers sont multipliés dans les plaines et donnent de bons fruits. – On cultive le lin et le chanvre pour les besoins de la consommation locale, et quelques planes oléagineuses, telles que la navette, le colza et le gros pavot. – On fait aussi de l’huile avec les noix et les faines du hêtre.

             L’élève des chevaux, l’engrais des porcs et des bêtes à cornes offrent une ressource lucrative aux habitants des campagnes.

             FROMAGERIE. – La fabrication des fromages (façon Gruyère) est une des branches intéressantes de l’industrie agricole du département. Les meilleurs fromages et les beurres de qualités supérieures sont ceux fabriqués dans l’arrondissement de Pontarlier. – On nomme fruitières, dans le pays, les fabriques de fromages ; on en distingue de deux sortes : les grosses granges, appartenant à des propriétaires particuliers qui y tiennent 40 à 60 vaches, où l’on fait 7 à 8 milliers de fromages dans l’été, et les fruitières d’association, dans les villages, où certain nombre de cultivateurs se réunissent pour mettre en commun le lait des vaches de leurs étables, et faire du fromage chacun en proportion du lait qu’il fournit. Dans un grand nombre de communes on loue une maison à frais communs pour la fabrication du fromage ; dans d’autres, e surtout dans la moyenne montagne, chaque sociétaire fabrique le formage à son tour. Les associés prennent presque toujours un grurin ou fromager à leurs gages, et celui-ci se charge de la réception du lait et de toutes les opérations de la fruitière. – Il reçoit le lait des associés deux fois par jour, et marque les quantités reçues sur une taille double, particulière à chacun d’eux. La quantité de lait varie suivant la saison plus ou moins favorable ; les pluies, les froids, la sècheresse et la qualité des herbes et des fourrages influent tellement sur le bétail, que d’une année à une autre les produits sont très différents avec la même quantité de vaches. – Ce n’est que vers la fin d’avril que les fruitières d’association commencent à entrer en activité, et c’est un mois, six semaines plus tard ; que les propriétaires des fruitières particulières conduisent leurs vaches dans les chalets des montagnes. – Le nombre des fruitières dépasse 600, il y en a dans toutes les communes un peu populeuses. – On évalue leur produit moyen annuel à 2,500,000 kil. de fromages, d’une valeur de 1,650,000 fr., et à 260,000 kil. de beurre, valant 260,000 fr.

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INDUSTRIE COMMERCIALE.

             Le département est plus agricole que manufacturier, néanmoins depuis quelques années, l’industrie y a fait de grands progrès. – Son commerce consiste principalement dans la vente et l’exportation de ses fers formés, fils-de-fer, tôles laminées, fers noirs, fers-blancs, fonte de fer, etc. ; dans l’exportation des nombreux produits de son horlogerie, de ses bonneteries, de ses filatures de coton, et des produits annuels et toujours croissants de ses fromageries ; dans la vente des jeunes sujets de la race chevaline comtoise, et des bœufs gras élevés dans les montagnes ; dans celle des cuirs tannés, de longues pièces de bois de sapin, propres aux constructions, et enfin dans l’exportation de quelques excédants de ses produits territoriaux.

             L’importation fournit à la consommation, outre les denrées coloniales, des blés, des vins et des eaux-de-vie du midi de la France, de la houille, des cuivres, des aciers, de la garance, du riz, de l ‘huile, de la marée, des cuirs verts, des farines, des draps en laine, de la chapellerie, des toiles, cotonnes, mousselines, épiceries, drogueries, etc. Besançon est le point central du commerce départemental, cette ville deviendra dans peu d’années, par le mouvement du canal du Rhône au Rhin, une des importantes places commerciales de France.

             HORLOGERIE. – L’horlogerie est la branche importante de l’industrie de Besançon, elle occupe 2,000 ouvriers, presque tous travaillant isolément, pour des établisseurs en grand, ou pour des comptoirs d’horlogerie. – La manufacture de cette ville est encore loin d’avoir atteint le degré de prospérité qu’elle est susceptible d’acquérir : elle n’en est pas encore arrivée à pouvoir contrebalancer les fabriques étrangères, et à délivrer la France du tribut qu’elle leur paie. Elle fait cependant des envois considérables en Amérique, en Afrique, et jusque dans la Chine. – Les montres envoyées en Chine, sont placées ensemble deux par deux, dans des écrins ou étuis élégants ; un chinois achète toujours les deux montres ainsi disposées, et porte avec lui l’écrin qui les renferme. Les fabriques de Besançon livrent annuellement au commerce 60,000 montres ; – Les autres fabriques du département disséminées dans six localités différentes, produisent 4,000 montres finies, 60,000 ébauches de montres, 15,000 mouvements de pendules, 2,000 petites pièces, et 80,000 outils d’horlogerie.

             FER. – Les usines qui, dans le département, au nombre de 20, s’occupent de la fonte et de la fabrication du fer, produisent annuellement 1,700,000 kil. de fonte ; 7,030,000 kil de fer, 2,400,00 kil. de fil-de-fer, 150,000 kil. de pointes, 640,000 kil. de tôle, et 30,000 caisses de fer-blanc. – Les plus importantes sont celles de Beure, de Lods, de Chatillon et d’Audincourt. Cette dernière, une des plus belles de France, produit à elle seule 5,000,000 kil. de fer coulé et forgé, indépendamment de la tôle e des caisses de fer-blanc qu’elle fabrique. – On remarque à Besançon la fabrique de barres de fer rond, creux et vernissé, de MM. Gandillot et Roy, dont les produits ont tant d’applications utiles pour meubles, croisées, rampes d’escaliers, bancs de jardins, échelles, etc.

             ACIER. – Les fabriques d’acier au nombre de 9, produisent annuellement 120,000 lames de scie, 5,000 buses, et 39,500 faulx.

             CUIVRE. – 6 établissements où l’on travaille le cuivre, livrent au commerce 3,000 peignes, 70,000 kil. de cuivre en planches, 25,000 kil. en cilindres, pour la fabrication des toiles, et 16,000 kil. d’alliage pour les cloches et les pompes à incendies.

             PAPETERIES. – Elles sont au nombre de 7, mais ne produisent annuellement que 33,500 rames de papier de toutes sortes.

             TANNERIES. – Les tanneries sont multipliées : on en compte 85 qui livrent annuellement au commerce, 48,000 cuirs préparés.

             DISTILLERIES. – Les fabriques d’absinthe en produisent plus de 100,000 litres, et les fabriques d’eau de cerises plus de 70 hectol.

             Les autres établissements industriels sont des filatures et des fabriques de tissus, des fabriques de fleurs artificielles ; des chapelleries, des faïenceries, des huileries, des brasseries, etc. – La fabrique d’eaux de Seltz factices, (de Besançon), en confectionne annuellement 600,000 bouteilles.

             RECOMPENSES INDUSTRIELLES. – A la dernière exposition des produits de l’industrie (1827), le département a obtenu 2 MEDAILLES D’ARGENT, dont l’une a été accordée à MM. Mouret de Barterans et de Velloreille (de Chenecey), pour fils-de-fer, fils-d’acier et fils-de-laiton, et l’autre, à MM. Peugeot frères, Calame et Salins (d’Herimoncourt), pour scies, buses et ressorts d’acier. – 7 MEDAILLES DE BRONZE, à MM. Mathey frères et Guénard (de Moncey), pour fer en barres ; Billod (de la Ferrière-sous-Jougue), Nicod (de Fin-des-Gras), Bobillière (de la Grand’Combe), Baverel et fils (de la Ferrière-sous-Jougue), pour faulx ; Peugeot frères, Calame et Salins (d’Herimoncourt), pour outils divers ; Perron (de Besançon), pour un mouvement de chronomètre à répétition, avec échappement libre de pierre dure. – Enfin, 3 MENTIONS HONORABLES, à MM ; Michon frères, pour calicots exécutés dans la maison de détention de Clairvaux ; Detrey père (de Besançon), pour bonneterie en fil et en soie ; Mouret de Barterans et de Velloreille (de Chenecey), pour barreaux d’acier, propre à l’étirage.

             DOUANES. – La direction de Besançon a 4 bureaux principaux, dont 3 seulement sont situés dans le département.

             Les bureaux du département ont produit en 1831 :

    Douanes, et timbre Sels Total
  Montbéliard 31,418 f. 691 f. 32,110 f.
  Morteau 19,536 f. 211 f. 19,747 f.
  Pontarlier 272,050 f. 116 f. 272,167 f.
  Total. Produit des douanes dans le départ. 324,024 f.
         

             FOIRES. – Le nombre des foires du département est de 299. – Elles se tiennent dans 71 communes, dont 21 chefs-lieux, et durant quelques-unes 2 à 8 jours, remplissent 311 journées.

             Les foires mobiles, au nombre de 61, occupent 69 journées. – Il y a 18 foires mensaires, 568 communes sont privées de foires.

             Les articles de commerce sont les bestiaux, les cuirs, les beurres, les fromages, les planches, le merrain, les fers, les instruments, d’agriculture, la mercerie, la quincaillerie, la chapellerie, etc.

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BIBLIOGRAPHIE.

             La Franche-Comté ancienne et moderne ; in-8. Paris, 1779. – Itinéraire de la Franche-Comté ; in-8. Besançon, 1789. – Soirées alsaciennes et franc-comtoises, par Leray de Marnesia ; in-8. Besançon, 1790. – Mémoires statist du Doubs, par Jean de Bry, préfet ; in-fol. Paris, an XII (1804). – Almanach ou annuaire stat. du Doubs ; in-12. Besançon, 1804. – Statistique du dép. du Doubs, par Peuchet et Chanlaire ; in-4. Paris, 1809. – Histoire naturelle du dép. du Doubs, par Girod Chartrans ; 2 vol. in-8. – Album du dessinateur franc-comtois ; in-4. Dôle, 1827. – Souvenirs histor. et pittor. de Montbéliard ; petit in-fol. Montbéliard, 1827. –  Les routes de France, par Baccarat. – Route de Paris à Besançon ; in-8. Paris, 1828 . – Annuaire stat. et historiq. du dép. du Doubs, par A. Laurens ; in-12, Besançon, 1812 à 1834 (excellent ouvrage). – Mémoires et rapports de la Société d’Agriculture et des Arts de Besançon ; in-8. Besançon, 1826 à 1832. – Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France, par Charles Nodier, Taylor et de Cailleux ; 3e volume : Franche-Comté ; grand in-fol. Paris, 1829-30.

A. HUGO.

On souscrit chez DELLOYE,Editeur, place de la Bourse, rue des Filles – Saint-Thomas, 12

Paris. – Imprimerie et Fonderie de RIGNOUX et Comp., rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, 8.

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MAM : Soldats nés dans l’Aube (10)

Page MemorialGenWeb pour le MAM (Monument aux morts) de Maisons-Alfort de la Grande Guerre

Situation – informations : Cour de l’hôtel de ville – Érigé en 1920
Auteur(s) du monument : Morice François Charles (architecte),
Leyritz Léon (sculpteur)
Durenne A. (fondeur).

Monument aux Morts [relevé n° 5680]

Aujourd’hui, les soldats nés dans l’Aube (10)

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NOM Prénoms Date de naissance Commune (10)
Bezançon Narcisse Henri 1858 10 29 Sommeval
Deveaux Roger 1895 2 2 Troyes
Girouy Hector Paul Albert 1883 11 8 Vulaines
Veillard Fernand Henri 1882 1 31 Villenauxe-la-Grande

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