Archives quotidiennes : 1 août 2013

France Pittoresque – 1835 : Côtes-du-Nord (3)

Département des Côtes-du-Nord. ( Ci-devant Basse-Bretagne )

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POPULATION.
GARDE NATIONALE.
IMPOTS ET RECETTES.
DÉPENSES DÉPARTEMENTALES.
INDUSTRIE AGRICOLE.
INDUSTRIE COMMERCIALE.
BIBLIOGRAPHIE.

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POPULATION.

D’après le dernier recensement officiel, elle est de 598,872 h

et fournit annuellement à l’année 1,487 jeunes soldats.

Le mouvement en 1830 a été de,

Mariages  4,574    
Naissances Masculins Féminins  
            Enfants légitimes  9,408 8,955    }  Total  18,796
                          naturels  215 218    }  
Décès  8,703 8,467  Total  17,170

 

Dans ce nombre 3 centenaires.

GARDE NATIONALE.

Le nombre des citoyens inscrits est seulement de 13,702.

Dont:    8,032 contrôle de réserve.

5,670 contrôle de service ordinaire.

Ces derniers sont répartis ainsi qu’il suit: 5,001 infanterie — 18 cavalerie. — 207 artillerie — 444 sapeurs-pompiers

On en compte: armés, 4,614 ; équipés, 3,049 ; habillés, 2,692.

L’organisation de la garde nationale est suspendue dans 549 communes.

D’après la population, et si tous étaient inscrits, 38,326 seraient susceptibles d’être mobilisés.

Ainsi, sur 1.000 individus de la population générale, 25 sont inscrits au registre matricule, tandis que 65 sur 1,000 seraient mobilisables ; sur 100 individus inscrits sur le registre matricule, 41 sont soumis au service ordinaire, et 59 appartiennent à la réserve.—  Les arsenaux de l’Etat ont délivré à la garde nationale 5,766 fusils, 255 mousquetons, 12 canons5 et un assez grand nombre de pistolets, de sabres, etc.


IMPOTS ET RECETTES.

Le département a payé à l’Etat (en 1831)

Contributions directes 3,714,172 f. 84 c
Enregistrement, timbre et domaines 1,225,685 27
Douanes et sels 846,456 69
Boissons, droits divers, tabacs et poudres  5,557,509 69
Postes 187,66s 90
Produit des coupes de bois 18 94
Produits divers 71,864 62
Ressources extraordinaires 876,298 55
Total 10,259,670 f. 8 c.

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Il a reçu du Trésor 5,597,902 f. 59 c., dans lesquels figurent :

La dette politique et les dotations pour 824,159 f. 28 c.
les dépenses du ministère de la justice 152,646 2
de l’instruction publique et des cultes 499,429 51
de l’intérieur 6,66
du commerce et des travaux publics.  1,249,840 91
de la guerre 1,515,475 58
de la marine 5,675 2
des finances 140,108 18
Les frais de régie et de perception des impôts 964,995 95
Remboursement, restitut.,non valeurs et primes 242,916 56
                                                                       Total  59 c. 59 c.

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Ces deux sommes totales de paiements et de recettes représentant, à peu de variations près, le mouvement annuel des impôts et des recettes, le département paie annuellement (déduction faite du produit des douanes) 4,015,511 fr. 20 c. de plus qu’il ne reçoit. Cette somme, consacrée aux frais du gouvernement central, dépasse le cinquième du revenu territorial du département.

DÉPENSES DÉPARTEMENTALES.

Elles s’élèvent (en 1831) à 310,072 f. 76 c.

SAVOIE : Dép. fixes : traitements, abonnements, etc. 79,061 f. 06 c.

Dép. Variables loyers, encourag. secours, etc. 251,011  70

Dans cette dernière somme figurent pour    
            41,000 f. >> c. les prisons départementales,    
            45,000 f. >> c. les enfants trouvés,    
Les secours accordés par l’Etat pour grêle, incendie,    
épizootie, etc., sont de  9,200
Les fonds consacrés au cadastre s’élèvent à 65,685 14
Les dépenses des cours et tribunaux sont de 118,525 59
Les frais de justice avancés par l’État de 58,9 94


INDUSTRIE AGRICOLE.

Sur une superficie de 701,251 hectares, le départ. en compte : 270,000 mis en culture. — 50,562 prairies. — 165,756 pâturages. — 32.215 forêts. — 133,933 — landes et friches.

Le revenu territorial est évalué à 19,258,000 francs.

Le départ. renferme environ : 75,000 chevaux. — 220,000 bêtes à cornes (race bovine). — 15,000 chèvres. — 145,000 moutons.

Les troupeaux de bêtes à laine en fournissent chaque année environ 180,000 kilogrammes.

Le produit annuel du sol est d’environ,

En céréales 1,800,000 hectolitres.
En parmentières 700,000 id.
En avoines 640,000 id.
En cidres 500,000 id.

 

Bien que le département possède à Lysandré, un établissement rural digne au tout de servir de modèle, l’agriculture y est encore très arriérée. — Il y a des cantons où on laboure avec des socs. – Le système funeste de jachères est généralement répandu. — Le pays produit néanmoins en céréales, en avoines, en parmentières, plus qu’il ne faut pour sa consommation ; il renferme d’excellents pâturages. — La partie du littoral sur laquelle il est possible de se servir comme engrais de goémon et d’algues marines est très fertile. — La culture des plantes textiles est répandue, mais on néglige complètement celle des arbres fruitiers, à l’exception des pommiers, dont le fruit est employé à faire du cidre. — Les cultivateurs s’adonnent à l’élève des chevaux et des bêtes à cornes et à l’éducation des abeilles ; la race ovine est faible et petite. On estime, pour la qualité de leur chair, les moutons de Goëlo.

INDUSTRIE COMMERCIALE.

Les arrondissements de Lannion, de Saint-Brieuc et de Dinan sont principalement maritimes ; on s’y occupe d’armements pour la pèche et de cabotage. Saint-Brieuc fait des armements pour la pêche de Terre-Neuve, la mer du sud et les Antilles. — Tréguier se livre à la pêche du maquereau. — Dinan et Lannion s’occupent du cabotage et des exportations. — Il existe à Saint-Jacut-Landouart, à quatre lieues de Dinan, un parc d’huîtres de Cancale, qu’on expédie pour Paris. — Saint-Brieuc a employé, en 1828, à la pêche de la morue, 47 bâtiments, jaugeant ensemble 8,090 tonneaux ; ces bâtiments, montés par 2,610 marins, ont rapporté 4,669,200 kilogrammes de morue, rogue, etc., d’une valeur ensemble de 1,845,405 francs. En 1833 le nombre des navires expédiés par les ports du département, s’est réduit à 20 seulement, jaugeant 2,744 tonneaux, et montés par 731 marins. Les retours de la pêche ont subi, on peut le présumer, une baisse proportionnelle. — On évalue à 600,000 francs le produit annuel de la grande et petite pêche sur les côtes du département. —  La fabrication du fil, des toiles et celle des cuirs, figurent en première ligne dans l’industrie des arrondissements de Guingamp et de Loudéac. On fait remonter au XVe siècle l’établissement de cette industrie dans le pays, et on en fait honneur à une baronne de Quintin, dame flamande, qui aurait fait venir de son pays des fileuses, et fait semer du lin et du chanvre. — D’après des documents officiels publiés en 1854, par l’Annuaire Dinanais, la fabrication des toiles dans le seul arrondissement de’ Loudéac, occupe rait environ 4,000 métiers, mis en action par 4,000 tisserands et produisant annuellement 2,000,000 d’aunes de toile d’une valeur de 4,000,000 francs. Les toiles de Bretagne sont recherchées principalement pour le commerce avec l’Amérique du Sud. — Le départ, renferme 4 hauts fourneaux pour gueuses et mouleries, et 6 forges. Il possède un grand nombre de tanneries, des papeteries, des filatures de laine, des fabriques d’étoffes communes, des manufactures de souliers de troupes et de pacotille, des fabriques de sucre de betterave, un assez grand nombre de marais salants (52), plusieurs exploitations d’ardoises, des fabriques de poterie et de faïencerie, etc. — L’exportation des grains, des bestiaux, des chevaux, des suifs, du beurre salé, de la cire et du miel, produits principaux de l’industrie agricole, donne lieu à un commerce étendu.

RÉCOMPENSES INDUSTRIELLES. — A l’exposition de 1854, l’industrie du département. a obtenu 3 MEDAILLES de bronze et 5 CITATIONS.

— Les médailles de bronze ont été décernées : 2 à M. Baron-Dutaya (de l’Hermitage), pour toiles de Bretagne et serviettes, et pour fonte brute ; 1 à M. Lemarchand (de Guingamp), pour cuirs et peaux.

— Les citations ont été accordées pour fabrication de toiles de Pédernée, de coutils, de fils de lin retors, et de tuyaux à incendie en fil de chanvre. A l’exposition des produits de l’industrie de 1827, il avait été donné 1 MEDAILLE DE BRONZE à M. Leglâtre (de Saint-Brieuc), pour cuirs ; 3 MENTIONS HONORABLES, à MM. Lemarchand (de Guingamp), pour cuirs ; Pierre Gancel (de Châtelaudren), Epiphane Lenoir (de Lannion), pour chapellerie en feutre, enfin 6 CITATIONS, à MM. Morvan (de Quintin), Mahé fils (de Loudéac), pour toiles écrues ; Julien Rochard (de Lamotte), Charles Raoul (de Guingamp), Doniol père et fils (de Guingamp), et Théophile Lucas (de Saint-Brieuc), pour fil de lin de bonne qualité.

DOUANES. — La direction de Saint-Malo a 5 bureaux principaux, dont 2 seulement sont situés dans le département.

Les bureaux du département ont produit en 1851:

  Douanes, navig. et timbre, Sels Total.
Paimpol 11,050 f  208,247 f. 222,297 f.
Le Legué 151,771 472,388 624,159
Produit total des douanes.      846,456.f.

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FOIRES. — Le nombre des foires du département est de 424.

Elles se tiennent dans 105 communes, dont 41 chefs-lieux, et durant pour la plupart 2 à 3 jours, remplissent 469 journées.

Les foires mobiles, au nombre de 248 occupent 475 journées.- Il y a 5 foires mensaires. — 274 communes sont privées de foires.

Les articles de commerce sont les bestiaux, les chevaux, les cuirs en vert, les grains, la laine, le fil de lin, le chanvre, les toiles, etc. — On cite Saint-Albans pour la vente des oies et de la volaille, Pléboulle pour celle de la plume d’oie. — C’est à la foire d’Etables (3e jeudi d’avril) que les marins qui vont à Terre-Neuve fout leurs emplettes.

BIBLIOGRAPHIE.

Annuaire du département des Côtes-du-Nord ; in-18. Saint-Brieuc, 1805 et 1806.Statistique monumentaire du département des Côtes-du-Nord (Annales françaises des arts, sciences, etc., t. x, 1822). — Antiquités de Bretagne par le chevalier de Fréminville, in-8. Brest, 1828 à 1832. — Antiquités historiques et monumentales à visiter de Monfort à Corseul-par-Dinan, etc., Poignant, in-8. Rennes. — Réponses de M. Habasque à diverses questions de M. Charles Dupin, in-8. Saint-Brieuc, 1828. — Etudes sur la Bretagne, par M. Habasque Revue de l’Ouest, 1855). — Notions historiques, géographiques. statistiques et agronomiques sur le littoral du département. des Côtes-du-Nord. par Habasque, in-8. Saint-Brieuc, 1833. —  Annales de la Société d’Agriculture de l’arrondissement de Saint-Brieuc ; in-8. Saint-Brieuc, 1828 à1850. Annuaire dinanais ; in-18. Dinan, 1831 à 1834. – Rapport des travaux de la société d’Agriculture, de Commerce et d’Industrie de Dinan ; in-8. Dinan, 1828.

A. HUGO.

 

On souscrit chez DELLOYE,Editeur, place de la Bourse, rue des Filles – Saint-Thomas, 12

 

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Le samedi 1er août 1914

1914 – La Grande Guerre commence

Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l’après-midi, tous les clochers de France font entendre un sinistre tocsin. C’est la mobilisation générale.

La Grande Guerre commence.

A Maisons-Alfort Léon Champion, le maire, donne lecture de la mobilisation générale le lendemain.

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MAM : Soldats nés dans l’Aisne (02)

Page MemorialGenWeb pour le MAM (Monument aux morts) de Maisons-Alfort de la Grande Guerre

Situation – informations : Cour de l’hôtel de ville – Érigé en 1920
Auteur(s) du monument : Morice François Charles (architecte),
Leyritz Léon (sculpteur)
Durenne A. (fondeur).

Monument aux Morts [relevé n° 5680]

Aujourd’hui, les soldats nés dans l’Aisne (02)

NOM Prénoms Date de naissance Commune (02)
Barbier Ernest Auguste dit Jules 1885 2 11 Mont-Saint-Jean
Bergeot Henri Léonidas 1884 10 27 Brenelle
Bonnet Albert Jules Eugène 1894 11 19 Festieux
Debouzy Jules Oscar 1874 10 15 Laigny
Gayraud Armand 1884 2 10 Oigny-en-Valois
Legrand Albert Auguste 1857 4 21 Beaurrieux
Magnier Léandre Émile Eugène 1871 6 2 Sains-Richaumont
Massin Pierre Gilbert 1891 3 19 Marle
Périn Maximilien 1891 5 29 Manicamp
Ségais Arthur René 1879 12 13 Bohain-en-Vermandois
Sercy Auguste Pierre Joseph 1889 5 12 Saint-Quentin

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Classé dans Guerre 14-18