France Pittoresque – 1835 : Côtes-du-Nord (2)

Département des Côtes-du-Nord. ( Ci-devant Basse-Bretagne )

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METEOROLOGIE
HISTOIRE NATURELLE.
VILLES, BOURGS, CHÂTEAUX, ETC.
VARIÉTÉS. — MŒURS BRETONNES.
DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.

 

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METEOROLOGIE

CLIMAT. — Le climat est doux et tempéré, mais excessivement humide et sujet à de perpétuelles variations de l’atmosphère.

VENT. —  Les vents dominants sont principalement des vents de nord et de nord-ouest.

MALADIES. —  Les maladies cutanées, parmi lesquelles, parmi lesquelles la gale est en première ligne, sont les affections scrofuleuses, catarrhales et rhumatismales sont les maladies les plus communes. Les épidémies causent quelquefois d’assez grands ravages. — Le département est un de ceux où le choléra a sévi ; il y a duré dix mois le nombre des malades s’est élevé à 3,584, et celui des décès à 1,585. — Les deux arrondissements les plus fortement atteints ont été ceux de Saint-Brieuc et de Lannion. —  Saint-Brieuc a compté 742 décès 1,229 malades ; Lannion 613 sur 1,477.

 

HISTOIRE NATURELLE.

RÈGNE ANIMAL. — Les forêts abondent en animaux de toute espèce ; on y trouve des loups, des renards, des blaireaux, etc… Les chevreuils et les sangliers n’y sont pas rares. – Les lièvres et les lapins sont très multipliés dans les plaines. On cite les lapins des Sept-îles, qui sont noirs pour la plupart et ont les yeux rouges. Les hermines, les fouines et les belettes vivent dans le voisinage des habitations ; un préjugé assez général parmi les paysans fait croire qu’elles portent bonheur. – Le pays renferme un grand nombre d’oiseaux de toute espèce. Parmi les oiseaux aquatiques et les oiseaux de mer qui se montrent sur les côtes et dans les îles voisines, on cite les pingouins, les goélands, les grèbes, les mauves, les eiders, les cormorans, etc. Les plus remarquables sont les macareux ou perroquets de mer, qui nichent sur les îlots déserts, et qui, comme les canards tadornes, creusent dans la terre des trous pour y déposer leurs œufs. – Les coquillages, les crustacées, les poulpes et les mollusques sont très multipliés sur les rochers de la côte. – La mer y est très poissonneuse ; outre le hareng, le maquereau et la sardine, qu’on y pêche en quantité pendant la saison, On y trouve des congres, des soles, des plies, des turbots, des saumons, etc. – La mer a jeté plusieurs fois, depuis une vingtaine d’années, sur les plages qui sont au pied des falaises, et notamment sur celles de Plestin, de Lannion et de Paimpol, d’é­normes cétacés que M. Cuvier reconnu former un genre particulier, et qu’il a nommés, à cause de la sphéricité de leur tête, dauphins-globiceps. D’après la forme de cet animal et la situation verticale qu’il affecte, les naturalistes ont cru reconnaître en lui la sirène On femme marine (mor groèk des Celtes) sur laquelle les pêcheurs bretons ont une foule de traditions merveilleuses.

RÈGNE VÉGÉTAL. — Les productions végétales des Côtes-du-Nord n’ont rien qui les distingue de celles du Finistère et du Morbihan.- Comme dans ces départements, la douceur du climat permet aux myrtes et aux figuiers d’y fleurir et d’y donner des fruits eu pleine terre. — Les essences dominantes dans les forêts sont le chêne, le hêtre et le bouleau. — Le châtaignier y vient bien. — Les arbres verts et le pin maritime surtout acquièrent dans les landes une prompte et belle croissance. — On remarque parmi les arbustes l’arbousier, le houx, le genêt, l’aulne épineux, etc. — Le département est placé en dehors de la limite où la vigne peut être cultivée. Il renferme de grandes plantations de pommiers.

RÈGNE MINÉRAL. — Le sol est très varié ; on y trouve des terrains primitifs, de transition, secondaires, tertiaires, d’alluvions et même des terrains qu’on soupçonne d’être volcaniques. — Les terrains primitifs occupent à peu près les trois quarts du département, on y remarque du granit, du gneiss, du porphyre et du schiste. — Le pays n’est pas riche en mines métalliques, on y exploite cependant du fer et de la plombagine. On trouve près de Saint-Quay des sables magnétiques. — On exploite aussi en diverses localités des ardoises assez bonnes et du granit d’une grande beauté. Le granit de Saint-Brieuc est susceptible de recevoir un beau poli. — D’après les géologues du département, on y trouve en outre du marbre, du kaolin, de l’ocre jaune et rouge, de la serpentine verte, des améthystes, du quartz hyalin, de la tourmaline, du grès réfractaire, de l’argile blanche et plastique propre à la poterie et à la terre de pipe, etc. — Dans un banc de cailloux considérable qui se trouve auprès de Ploua, on trouve des pierres de diverses couleurs et dont quelques-unes sont herborisées.- Les terrains calcaires des environs de Dinan renferment assez de dé­bris de coquilles marines pour qu’on les exploite comme falun. — On a trouvé il y a quelques années dans la falaise d’Etables, non loin de Portrieux, les ossements d’un énorme quadrupède que les naturalistes de Saint-Brieuc ont déclaré être un animal anté-diluvien. — On trouve le long des côtes de Pordic les restes d’une forêt sous-marine analogue à celle que M. Fruglaye a découverte en 1812 sur une grève près de Morlaix. — “ Un jour, cet ancien député se promenant après une forte tempête, aperçut l’aspect de cette grève changé. Le sable fin et uni qui la couvrait avait disparu. On voyait à la place un terrain noir et labouré par de longs sillons. C’était un amas de détritus de végétaux, parmi lesquels on distinguait plusieurs plantes aquatiques, et des feuilles d’arbres forestiers. Au-dessous de cette couche, se présentaient des roseaux, des joncs, des asperges, des fougères et d’autres plantes de prairies, dont plusieurs très bien conservées. Enfin, sur tout ce terrain on voyait des troncs renversés dans tous les sens. La plupart étaient réduits à l’état de terre d’ombre, d’autres étaient encore dans un état de fraîcheur. Les ifs et les chênes avaient leur couleur naturelle. Les bouleaux, très nombreux, avaient conservé leur écorce argentée. Tous ces débris étaient posés sur une couche de glaise semblable à celle qui forme ordinairement la base des prairies, etc. ”

Eaux minérales — Le département possède à Dinan un fort bel établissement d’eaux minérales. Les eaux de Dinan renferment du muriate de chaux, de soude, de magnésie, du sulfate calcaire, de la silice et de l’oxide de fer ; on en fait usage en boissons, et on les considère comme très bonnes pour rétablir les fonctions de l’estomac. — D’autres sources ferrugineuses existent dans le département, notamment à Saint-Brieuc, à Paimpol, à Tréguier et à Lamballe.

 

VILLES, BOURGS, CHÂTEAUX, ETC.

SAINT-BRIEUC, sur le Gouet, chef-lieu. de préfecture, à 111 l. ½ O. de Paris. (Distance légale. — On paie 57 postes 1/2). Pop. 10,420 hab. — Cette ville, dont on attribué successivement la fondation aux Diducasses, aux Caletes et aux Curiosolites, paraît plus sûrement devoir son origine à un monastère fondé en 480, par Saint-Brieuc, moine anglais, qui se réfugia en Bretagne pour échapper aux persécutions des Saxons. Le terrain où il s’établit était une forêt. Autour du monastère se forma bientôt une ville nommée d’abord Bidué. — Nominoé, en 848, érigea le monastère en évêché ; la ville prit alors le nom de son fondateur et s’appela Saint-Brieuc-des-Vaux, parce qu’elle était située dans une vallée encaissée. Saint-Brieuc ne paraît pas avoir jamais été fortifiée. — Sa cathédrale seule avait été entourée de murailles et fut assiégée et prise par Clisson, en 1394. — Saint-Brieuc ne faisait pas partie du comté de Penthièvre ; c’était une ville indépendante dont la justice et la police appartenaient à l’évêque. Le régime municipal paraît y avoir été établi dès 1579. — En 1592, Saint-Brieuc fut prise et pillée par les Lansquenets. – En l’an VIII (1799), la ville fut attaquée par les Chouans, que la population repoussa avec courage. Cette ville avait, avant la Révolution, le droit de représentation aux états de la province ; elle y envoyait deux députés choisis parmi les bourgeois notables. — En 1601, elle fut ravagée par la peste. — En 1620, on y établit pour la première fois une imprimerie. — Saint-Brieuc est située dans un fond environné de montagnes qui ôtent la vue de la mer, dont elle n’est cependant éloignée que de trois quarts de lieue, et sur laquelle elle possède un port. — Ses églises, ses rues et ses places sont assez belles. – La cathédrale est un monument gothique du XIIIe siècle, commencé, en 1220, par saint Guillaume, et terminé, en 1234, par l’évêque Philippe ; elle est digne d’attirer l’attention des curieux. — L’hôtel-de-ville n’a rien de remarquable ; il renferme les archives du département, la mairie et la salle des séances de la société d’agriculture. — L’hospice et l’hôpital sont bien distribués et bien entretenus. — La salle de spectacle est jolie, mais n’est ouverte qu’à l’époque des courses. La ville possède une bibliothèque publique riche de 24,000 volumes ; d’assez jolies promenades, notamment le Champ-de-Mars, situé devant les casernes et planté d’ormes qui donnent un ombrage agréable. — On remarque sur le Gouet le pont du Gouedic, beau pont de trois arches très hardies, qui a été construit en 1744. — Le port actuel, qu’on nomme le Légué (nom qui se donne aussi à la rivière du Gouet), a un beau quai qui a été commencé en 1758. Il est commode et peu recevoir des navires de 350 tonneaux. On voit à l’entrée, sur une pointe de terre, les ruines de la célèbre tour de Cesson, élevée en 1395, pour défendre l’entrée du Gouet, et qui est entourée d’un double fossé creuse dans le roc. — Pendant les guerres civiles et la guerre de la ligue, cette tour fut souvent prise et reprise. Quoique démolie en partie en 1598, elle présente encore des ruines imposantes. — Il existe, près de Saint-Brieuc, une source d’eau minérale ferrugineuse. — Saint-Brieuc est le chef-lieu d’un arrondissement de concours pour les courses de chevaux. Ces courses y ont eu lieu pour la première fois en 1807. Une belle grève d’un beau sable uni et ferme, située à une lieue de la ville, au-dessous des falaises que dominent les restes de la tour de Cesson, sert d’hyppodrôme. Les coteaux environnants forment amphithéâtre ; ces courses sont généralement brillantes et attirent un grand nombre de curieux.

LAMBALLE, sur le Gouessan, chef-lieu de canton, à 6 l. E. de Saint-Brieuc. Pop. 4,399 hab. —  Cette ville fort ancienne est considérée par quelques auteurs comme l’ancienne capitale des Ambiliates, dont parle César. — En 1084, un monastère y fut construit par Geoffroy Ier, comte de Penthièvre, sur une montagne qu’on nommait la vieille Lamballe, car il paraît que la cité armoricaine avait été détruite au IXe siècle, par les Normands. — Lamballe devint le chef-lieu du comté de Penthièvre. — On y construisit un château-fort, à l’abri duquel, après la destruction de la vieille ville, se forma la ville nouvelle qui fût bientôt entourée de murailles, et devint une place forte. Elle fut souvent assiégée. Lors du siège de 1591, Lanoue, Bras-de-Fer, y fut tué en faisant une reconnaissance. — Dans le XVIe siècle, la ville fut souvent prise, reprise et pillée. — En 1626, le seigneur de Penthièvre, ayant pris parti contre le cardinal de Richelieu, ce ministre tout-puissant fit détruire le château de Lamballe, et dès lors la ville ne fut plus exposée aux ravages de la guerre. — Mais elle eut encore à souffrir des maladies contagieuses, ainsi que des débordements de la rivière de Gouessan. — Lamballe est située sur le penchant d’un coteau que domine l’église Notre-Dame, et au-dessous duquel se trouvent les faubourgs traversés par la grande route de Paris à Brest. C’est une petite ville assez jolie, riche et industrieuse, qui s’embellit tous les jours. — On y remarque une agréable promenade établie sur l’emplacement de l’ancien château. —  Lamballe envoyait un député aux Etats de la Province. — Le Comté de Penthièvre avait été érigé en duché-pairie, en 1569. — Cette ville possédait autrefois une belle bibliothèque et une chambre littéraire, nous ignorons si ces établissements utiles existent encore.

PAIMPOL, petite ville maritime, chef-lieu de canton, à 10 l. N.-O. de Saint-Brieuc. Pop. 2,108 hab. — Cette ville, qui possède sur la Manche un port bien abrité avec une rade où les vaisseaux et même les frégates peuvent trouver un refuge, est située sur le penchant d’une colline schisteuse élevée d’environ 60 mètres au-dessus des plus hautes marées. C’est une ville ancienne qui existait dans le XIVe siècle, et était alors défendue par un château dont on voit encore quelques traces. — Paimpol fut occupée en 1590, lors de la guerre contre le duc de Mercoeur, par les Anglais. alors auxiliaires des troupes royales, auxquels elle avait été donnée comme place de sûreté. En 1593, elle fut reprise par les ligueurs aux ordres du célèbre Guy Eder de Beaumanoir, sieur de Fontenelle, qui la saccagea, la brûla en partie et massacra un grand nombre d’habitants. — Paimpol est une assez jolie ville, active et commerçante ; elle a des quais larges et bordés de belles maisons, une belle place, celle du Martroy ; deux lavoirs publics, une fontaine, une église sous l’invocation de Notre-Dame, ancien édifice convenablement orné, et situé à l’entrée de la ville, au bout de la rue principale à laquelle elle a donné sou nom. — Paimpol est baignée par la mer de trois côtés, au nord, à l’est et au sud. — Le port ou plutôt les ports sont bons et sûrs ; les navires de toutes grandeurs peuvent y aborder. — Il y existe une calle de construction. L’établissement de la marée à lieu à 6 heures. — Une source. d’eau minérale ferrugineuse se trouve aux environs de Paimpol.

DINAN, sur la rive gauche de la Rance, chef-lieu d’arrondissement, à 14 l. E. de Saint-Brieuc, Pop. 8,044 hab. — Cette ville est très ancienne, on a cru long-temps que c’était l’ancienne capitale des Diablintes ou des Diaulites, dont il est question dans les commentaires de César. — Il est reconnu aujourd’hui qu’elle est bâtie sur le territoire des Curiosolites, dont la cité principale se trouvait à peu de distance, au village de Corseul. — Quelques savants ont aussi voulu reconnaître dans Dinan, le lieu désigné par la table de Peutinger, sous le nom de Nadianum. — Dinan est située au bord de la Rance, sur une montage escarpée ; elle se présente de loin sous un aspect pittoresque. Des murs flanqués de grosses tours l’environnent ; ils défendaient jadis la ville, ils servent aujourd’hui de clôture à plusieurs beaux jardins. Autrefois ils étaient si forts et si épais, qu’on aurait pu, dit-on, diriger sur leur couronnement une voiture à quatre roues. — Dinan a eu long-temps de l’importance à cause de sa position. Elle a soutenu plusieurs sièges. — Elle fut prise en 1373, par Duguesclin, et en 1379, par Olivier de Clisson. — Elle fut livrée comme place de sûreté, en 1585, par Henri III, au duc de Mercœur. Ce chef de la ligue en Bretagne, transporta à Dinan le siège du présidial de Rennes, et y fit battre monnaie. Néanmoins, la ville fatiguée de sa domination, se rendit, en 1598 au maréchal de Brissac. — Dinan, où aboutit le nouveau canal d’llle et Rance, possède un port qui reçoit des navires de 90 tonneaux, et qui en recevra bientôt de 300. Cette ville est a 7 lieues 1/2 de Saint-Malo, et ne peut manquer d’acquérir beaucoup d’importance. Depuis plusieurs années, ses rues, ses constructions et ses places ont reçu beaucoup d’améliorations. — Près de la place Duguesclin est une promenade vaste et très bien plantée. Les anciens fossés de la ville ont aussi été convertis en promenades. — Sur cette place qui porte le nom de Duguesclin, on montre le puits que franchit ce guerrier, lors de son combat singulier avec Thomas Kantorbery. — Dinan a deux églises, toutes les deux de construction gothique. — On y remarque un singulier mélange de piété et de grotesque, de sacré et de profane ; on y voit même quelques sculptures d’un genre très libre, notamment dans l’église dédiée à Saint-Malo. L’église de Saint-Sauveur renferme des bas-reliefs représentant les amours de Psyché. C’est dans cette église qu’en 1810 fut transféré le cœur du fameux connétable Duguesclin dont le corps avait été inhumé à Saint-Denis, avec les rois de France. Ce cœur avait été d’abord déposé dans l’église des Dominicains, dans le tombeau de Tiphaine Raguenel, première femme du héros breton ; mais cette église fut détruite pendant la Révolution. Une table de marbre de forme pyramidale, plaquée contre le mur de l’église, et décorée d’une urne funéraire et des aigles, armes de la maison de Duguesclin, indique le lieu où cette relique glorieuse est aujourd’hui déposée. — On visite avec plaisir, à Dinan l’ancien château qui faisait partie des fortifications de la ville et qui a été construit ou tout au moins habité par la reine Anne. On voit encore dans la chapelle le fauteuil de cette princesse. Depuis quelques années ce château a été converti en prison. — A peu de distance de Dinan, on trouve une source d’eau minérale ferrugineuse et vitriolique qui attire un grand nombre de malades. On y remarque une jolie salle de réunion pour les étrangers. Les chemins ombragés qui y conduisent traversent des sites fort pittoresques et sont pratiqués de manière à offrir des pentes douces et des promenades commodes. — On voit sur un mamelon en partie naturel et en partie artificiel, peu éloigné de Dinan l’ancien château de Léhon ou    Léon, dont les historiens de Bretagne font souvent mention ; ce château a dit-on été construit sur les ruines d’un fort bâti par les Romains ; il servait à loger le poste préposé à la garde de la Rance, et il a plusieurs fois été abattu et réédifié. — En 1169, il fut détruit par suite d’un traité fait entre Louis-le-Jeune et le roi d’Angleterre Henri II ; on le rétablit  depuis sur ses anciennes fondations ; il existait encore en 1402 ; aujourd’hui il n’en reste que des débris. — La position en est très forte, la plate-forme au sommet du mamelon, est vaste et flanquée de huit tours qui dominent les campagnes voisines, on remarque dans ses tours un souterrain qui, d’après la tradition populaire, communique avec le château de Dinan.

GUINGAMP, sur le Trieux chef-lieu d’arrondissement à 7 l. O.-N.-O. de Saint-Brieuc. Pop. 6,109 habit. — Cette ville était une des plus considérable du duché de Penthièvre ; elle est située au milieu de belles plaines et était autrefois enfermée de murailles dont il reste encore une partie. — On voit au milieu de la place une fort belle halle devant laquelle est une jolie fontaine. — Une grande rue traverse la ville d’un bout à l’autre, et dans le milieu est l’église paroissiale, ornée d’un clocher à flèche et d’une tour carrée surmontée d’une espèce de dôme. — On remarque dans la ville quelques belles constructions ; les environs offrent d’agréables promenades.

PONTRIEUX, sur le Trieux, chef-lieu, de canton, à 4 l. N. de Guingamp. Popul. 1,647 habit. — Cette petite ville est le seul port de arrondissement de Guingamp. C’est une ville fort ancienne, bâtie au pied d’un vieux château nommé Châteaulin et qui est aujourd’hui en ruines. Elle a soutenu plusieurs sièges et a été plusieurs fois prise par les Anglais. — Dans le XVe siècle, la ville de Portrieux fut saccagée et prise par Pierre de Rohan et alors on démolit Châteaulin. — L’église paroissiale est située hors de la ville, sur la route de Guingamp ; elle passe pour la plus laide de toute la Bretagne. Il existait autrefois dans la ville une chapelle, démolie il y a peu d’années, et qui a fait place à une jolie halle, au-dessus de laquelle se trouve la mairie. La ville n’est pas mal percée ; on y remarque quelques jolies maisons, une place assez belle et une promenade plantée de tilleuls, elle est divisée en deux quartiers par le Trieux, que des maisons bordent de chaque côté, et sur lequel un pont est jeté pour les communications. — Le port, assujetti au flux et au reflux est situé à environ trois lieues de l’embouchure du Trieux dans la Manche et à quelques portées de fusil au-dessus de la ville ; il y existe dans le voisinage quelques auberges et des magasins.

LANNION, sur le Leguer, chef-lieu d’arrondissement, à 19 l. ½  O.-N.-O. de Saint-Brieuc. Pop. 5,371 habit. — Lannion, qui est dans une situation favorable pour le commerce, et qui possède sur le Léguer un port peu éloigné de l’Océan et d’un accès facile, mais où ne peuvent plus remonter, comme il y a 40 ans, les navires de 250 tonneaux, est une ville ancienne. —  C’était autrefois le chef-lieu d’un comté. Elle était fortifiée. L’histoire de Bretagne de Lobineau rapporte qu’elle fut prise par trahison par les Anglais en 1346, que la ville fut pillée et qu’une partie des habitants furent égorgés ou rançonnés. Le port de Lannion est bordé d’un quai large et spacieux. D’un côté il est garni de maisons, de l’autre se trouve l’hôpital. A l’extrémité du quai est une jolie promenade où la vue s’étend sur la campagne. — Sur ce quai se trouve aussi la source d’eau minérale de Lannion, source ferrugineuse, vitriolique et sulfureuse dont les eaux sont employées avec succès contre la pierre et l’hydropisie. — Lannion, malgré sa position agréable est une ville triste et mal bâtie. Ses rues sont étroites et escarpées ; elle possède deux petites places et deux fontaines, un collège, une petite caserne et deux hôpitaux. — L’église principale est un édifice dont la construction remonte au XIIe siècle.

TREGUIER, port de mer forme par l’embouchure de deux rivières, le Guindy et le Jaudy, chef-lieu de cant., à 2 l. S. de l’Océan, et à 5 l. N.-E. de Lannion. Popul. 3,178 habit. — Dans le VIe siècle existait dans la presqu’île de Trécor, un monastère fondé par saint Tugdual, sur l’emplacement duquel, deux siècles plus tard, en 848, s’éleva une église cathédrale. — Les maisons qu’on bâtit près de cette église formèrent la ville de Tréguier. — Quelques géographes prétendent qu’elle se trouve voisine de l’antique Vorganium, cité des Ossismiens. D’autres veulent que Tréguier ait été bâtie sur les ruines de l’ancienne Lexobie, ville détruite en 836 par les Danois aux ordres de Hasting. M. Habasque combat cette opinion et place Lexovium à l’embouchure du Léguer, au village de Coz-Yaudet, commune de Ploulech. — Tréguier devint dans le vie siècle le siège d’un évêché. En 1386 Olivier de Clisson y fit construire un château en bois de 3,600 pas de diamètre, et disposé de façon à pouvoir se démonter. Ce château était destiné pour une descente en Angleterre, expédition que les tempêtes empêchèrent de réussir. — En 1592 les Espagnols débarquèrent devant Tréguier, s’emparèrent de la ville la pillèrent et la brûlèrent en partie. — Tréguier est bâtie sur un coteau en amphithéâtre qui fait face à la mer ; cette ville, qui s’améliore tous les jours, a des rues propres et bien pavées une jolie promenade plantée d’ormes, un beau quai également planté d’arbres, une belle place centrale où se trouve une fontaine publique, une forme, édifice élégant à forme octogone, avec îles arcades en pierres de taille et des balustres en fer. — Le monument le plus remarquable est la cathédrale, église gothique curieuse par son architecture, par son clocher percé a jour et par les sculptures qui la décorent. — On y voyait naguère le tombeau de Jean dit le Bon, duc de Bretagne. et celui de saint Yves, chef-d’œuvre d’architecture gothique. Saint Yves, né aux environs de Tréguier, est le patron de la ville.

LOUDEAC, chef-lieu d’arrond., à 15 l. S. de Saint-Brieuc. Pop. 6.736 habit. — Cette petite ville, située près de la vaste forêt de même nom, ne parut pas avoir joué un grand rôle dans l’histoire du pays. — Elle doit à sa position au sud du département d’avoir été choisie pour chef-lieu d’un arrondissement ; elle ne renferme aucun monument remarquable, mais elle est le centre d’une fabrication très étendue de toiles dites de Bretagne ; il y existe une chambre consultative des manufactures, deux pensionnats pour les garçons et pour les filles, et tous les établissements publics et administratifs qui se trouvent dans un chef-lieu d’arrondissement.

 

VARIÉTÉS. — MŒURS BRETONNES.

PARDONS. — Le culte des fontaines survécut long-temps en Bretagne à l’abolition du paganisme. Le clergé, ne pouvant détruire cette piété héréditaire, se décida, pour en tirer parti, à bâtir des chapelles auprès de ces lieux d’antiques pèlerinages. Le respect des fontaines fut ainsi transmis aux saints sous l’invocation desquels les nouveaux temples furent placés. — Chaque chapelle eut un pardon, c’est-à-dire un jour de pèlerinage, qui attira les populations éloignées ; jalouses d’offrir au saint le tribut de leur piété et de recueillir les bienfaits de spiritualité merveilleuse car chaque saint présida à quelques maladies ainsi saint Iflam guérit les clous ; saint Meen la gale ; saint Caradec, sain Ilec, saint Dourlon, saint Colomban guérissent les uns la fièvre, les autres l’épilepsie, la paralysie, etc. — Tel saint, comme saint Eloy, ne se mêla que des chevaux et des juments, tel autre ne traita que les bêtes à cornes. — On arrivait de dix lieues, à ces chapelles, traînant les bestiaux qu’on voulait faire guérir ou portant les enfants malades. — Ces assemblées ou pardons, qui avaient autrefois un but religieux, ne sont plus aujourd’hui que des réunions pour le divertissement et le plaisir. — On y joue aux quilles, aux dés, à quelques jeux de hasard. — On visite les boutiques de quincaillerie et de mercerie. —  Les jeunes gens font de petits cadeaux à leurs amies. — On y mange du pain blanc et des gâteaux, mais surtout on danse, quelquefois au son d’un mauvais violon, mais plus souvent au son du bignou de la bombarde et du tambourin, qui composent l’orchestre national des Bas-Bretons. — Des mendiants étalent leurs plaies dégoûtantes, des charlatans rassemblent des dupes. — Sous des tentes établies de distance en distance sont les groupes de buveurs, dont la gaieté bruyante est quelquefois troublée par les disputes des ivrognes. — Le curé choisit ordinairement ce jour pour donner un grand dîner aux notables de l’endroit. – Les jeunes gens et les jeunes filles flânent ou se témoignent publiquement leur amour, en se regardant tendrement et en fouillant dans les poches les uns des autres. —  Quant aux riches ménagères, elles prennent la tasse de café et le coup de liqueur. Quelques-unes fument, mais cela est rare. Chez les hommes cette habitude contractée dès l’âge de treize ou quatorze ans est générale ; aussi la consommation que les campagnes fait en tabac à fumer est-elle énorme. Il n’en est pas de même du tabac en poudre, quelques vieilles femmes seulement en font usage [1] (*).

COURSES DE  CHEVAUX. – Le goût des courses de chevaux est aussi répandu dans la Basse-Bretagne qu’en Angleterre. — Les courses locales y sont en usage depuis un temps immémorial. Les paysans se cotisent pour faire les frais du prix. Un mouton, ou  quelquefois un bœuf, est la récompense du vainqueur. Ces courses ont lieu fréquemment lors des mariages. — Les chevaux qui concourent ne sont pas, comme on peut le penser, des chevaux de prix, mais de bons et vigoureux bidets bretons remplis d’ardeur et capables de résister long-temps à la fatigue. Ce n’est pas aux hommes seuls qu’est réservé l’honneur de la lutte. Les femmes y sont admises celles qui veulent courir ôtent leurs coiffes et se ceignent la tête d’un ruban rouge pour retenir leurs cheveux ; ensuite, montant à cru comme un soldat romain, cramponnées sur leur coursier qu’elles excitent de la voix et du geste, elles se précipitent dans la carrière, bravant le danger de se rompre le cou ou de rester comme Absalon suspendues aux branches basses de quelques arbres, sans compter d’autres grotesques accidents, car ces courses, qui sont de véritables parties de plaisir pour les paysans, n’ont pas lieu comme les courses solennelles sur un terrain plat ou sur une grève unie, elles ressemblent aux courses au clocher des Anglais. Le but qu’il faut atteindre est souvent à une lieue de distance, et pour y arriver on doit franchir tous les obstacles qu’opposent les haies, les ravins, les pentes rapides et les coteaux escarpées. – Du Côté de Quimper il y a des courses ou le cheval porte à la fois le cavalier et sa femme en croupe. Ce sont les plus dangereuses.

HABITUDES RURALES. — Les maisons, cachées derrière des fossés (buttes couvertes d’arbres et de boissons), sont toujours situées dans les lieux les plus bas, afin que les eaux, s’y réunissant, putréfient plus vite les pailles, les joncs et les genêts dont les cultivateurs font leur fumier. Un hangar couvert de chaume reçoit les charrues et les instruments de labourage. L’aire à battre les grains est découverte. On connaît peu l’usage des granges ; les grains se déposent dans les greniers de la maison principale, et les pailles se conservent en mulons, (meules). Autour de l’habitation s’étendent les vergers, les champs et les prairies, toujours entourées de fossés couverts de chênes ou de frênes, d’épines blanches, do ronces on de genêts. Ces fossés Sont tapissés de violettes, de perce-neige, de roses, de jacinthes sauvages, de mille fleurs des couleurs les plus vives d’une variété incroyable ; l’air en est parfumé l’œil en est enchanté. Mais an milieu de ces sites délicieux vivent des Bas-Bretons sales, grossiers, sauvages. Leurs habitations, sans lumière, sont pleines de fumée : une claie légère la divise. Le maître du ménage, sa femme, ses enfants et ses petits-enfants en occupent une partie ; l’autre contient les bœufs, les vaches et les autres animaux de la ferme. Les maisons n’ont pas ordinairement 30 pieds de long sur 15 de profondeur ; une seule fenêtre, de 18 pouces l’ouverture, leur donne un peu de jour ; le rayon lumineux éclaire un bahut sur lequel est une masse de pain de seigle posée sur une serviette grossière. Deux bancs, on plutôt deux coffres sont à côté du bahut, qui sert de table. Aux deux côtés d’une vaste cheminée sont placées de grandes armoires ouvertes, et à deux étages. Là, superposés, et séparés seulement par quelques planches, sont les lits où couche la famille on n’y peut entrer que penché car la hauteur des étages n’est quelquefois que de deux pieds. Un sac plein de balle d’avoine ou de seigle, sert de matelas beaucoup sont sans draps ; des étoffes de laine grossière, de fil d’étoupes, de poils tissus ou d’antres sacs de balle, serrent de couvertures. Le reste de l’ameublement répond aux lits ; il est composé d’écuelles de terre, de quelques assiettes d’étain. d’un vaisselier, d’un plateau de fer pour faire les crêpes, de chaudrons, d’une poile et de plusieurs pots à lait.

CAQUEUX. — La Basse-Bretagne a eu, long-temps ses Parias. – Les cordiers, les écorcheurs de bêtes mortes étaient autrefois nommé.. caqueux, cacous ou caquins, et considérés comme infâmes. — Quelques auteurs pensent qu’ils sont les descendants des Alains, que les Bretons avaient réduits en esclavage. — Quoi qu’il en soit, ils inspiraient un tel mépris qu’en 1436, l’évêque de Tréguier leur prescrivit de se placer au bas des églises lorsqu’ils assisteraient au service divin. — On les traitait comme des lépreux, François II, dans le XVe siècle, leur prescrivit de porter sur leurs vêtement une marque apparente. — On poussa la rigueur à leur égard jusqu’à leur refuser de les laisser remplir leurs devoirs religieux, et on repoussa leurs cadavres du cimetière chrétien. Il fallut des arrêts du Parlement pour les rétablir dans le droit commun ; cependant à Maroué, prés de Lamballe, où il existait une corderie célèbre, les cordiers étaient encore, il y a vingt ans, enterrés à part. Aujourd’hui même, dans les campagnes, on les mépris et on les dédaigne, et les familles qui jouissent de quelque réputation ne voudraient pas contracter d’alliance avec eux quel que fût l’avantage qu’elles pussent d’ailleurs y trouver.

*

DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.

POLITIQUE — Le département nomme 6 députés. – il est divisé en 6 arrondissements électoraux, dont les chefs-lieux sont: Saint-Brieuc (ville et arr.), Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac.

Le nombre des électeurs est de 1,499

ADMINISTRATIVE. — Le chef-lieu de la. préfecture est Saint-Brieuc.

Le département se divise on 5 sous-préfectures ou arrond. comm.

  Saint-Brieuc. .   12        cantons,            95 communes,     171,730 habit.

  Dinan                     10                                   91                                111.739

  Guingamp             10                                  75                                115,679

  Lannion                  7                                   62                                103,120

  Loudéac                  9                                   56                                 96,604

 Total                          48        cantons,      377 communes, 598,872 habit.

 

 

Service du trésor public. — 1 receveur général et 1 payeur (résidant à Saint-Brieuc,. 4 receveurs particul, 5 percept d’arrond.

Contributions directes,. — 1 directeur (à Saint-Brieuc), et I insp.

Domaines et Enregistrement. — 1 directeur (à Saint-Brieuc), 2 inspecteurs. 3 vérificateurs.

Hypothèque. — 5 conservateurs dans les chefs-lieux d’arrondissements communaux.

Contributions Indirectes. — 1 directeur (à Saint-Brieuc), 4 directeurs d’arrondissements, 6 receveurs entreposeur.

Forêts. — Le département fait partie de la 25e conservation forestière, dont le chef-lieu est Saint-Brieuc

Ponts-et-chaussées. — Le départ. fait partie de la 10′ inspection, dont le chef-lieu est Rennes, — Il y a 1 ingénieur en chef en résidence à Saint-Brieuc, chargé en outre de la surveillance du canal de Nantes a Brest, et 1 ingénieur ordin. faisant les fonctions d’ingénieur en chef à Glomel.

Mines. — Le département fait partie du 3e  arrondissement et de la 1e division, dont le chef-lieu est Paris.

Haras. — Le département fait partie, pour les courses de chevaux, du 4e arrond. de concours, dont le chef-lieu est Saint-Brieuc.

Les courses ont lieu dans la première quinzaine de juillet.  La circonscription de l’arrondissement comprend 9 départ. (Côtes-du-Nord, Finistère, Morbihan, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vendée et Mayenne). – Il y avait à Lamballe un dépôt royal où se trouvaient 151 étalons.  Il a été supprimé en 1854.

Remontes militaires. — Il y a à Guingamp un dépôt de remonte militaire pour la cavalerie de l’armée. Ce dépôt, en 1831,a acheté 529 chevaux : 57 pour la cavalerie de réserve 117 pour la cavalerie de ligne, et 355 pour la cavalerie légère, au prix moyen de 365 fr. 52 c. Total 193,360 fr. (En 1830, le prix moyen avait été de 405 fr. 15 c.)

MILITAIRE. — Le département fait partie de la 13e division militaire, dont le quartier général est à Rennes. — Il y a à Saint-Brieuc : — 1 maréchal de camps commandant la subdivision ; 1 sous-intendant militaire. — Le dépôt de recrutement est à Saint-Brieuc. — La compagnie de gendarmerie départementale fait partie de la 5e  légion, dont le chef-lieu est à Rennes.

MARITIME. — Il y a dans le département : à Saint-Brieuc, 1 commissaire de marine ; à Paimpol et à Dinan, 2 sous-commissaires ; à Saint-Brieuc et à Paimpol, 2 trésoriers de la marine, 2 écoles d’hydrographie.

JUDICIAIRE. — Les tribunaux sont du ressort de la cour royale de Rennes. – Il y a dans le département 5 tribunaux de 1ere instance, à Saint-Brieuc (2 chambres), Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac, et 3 tribunaux de commerce, à Saint-Brieuc, Paimpol et Quintin.

RELIGIEUSE. — -Culte catholique. —  Le département forme le diocèse d’un évêché érigé dans le IXe  siècle, suffragant de l’archevêché de Tours, et dont le siège est à Saint-Brieuc. — Il y a dans le département, à Saint-Brieuc : un séminaire diocésain qui compte 160 élèves ; — 3 écoles secondaires ecclésiastiques à Dinan, à Tréguier et à Plouguernével. — Le département renferme 7 cures de 1ere classe, 41 de 2e, 315 succursales et 292 vicariats. — Il. y existe des frères de la doctrine chrétienne et 14 communautés religieuses et hospitalières de femmes.

UNIVERSTE. —  Le département des Côtes-du-Nord est compris dans le ressort de l’Académie de Rennes,

Instruction publique. — Il y a dans le département:  4 collèges, à Dinan, à Lannion, à Saint-Brieuc, à Guingamp – Le nombre des écoles primaires du département est de 165, qui sont fréquentées par 1l,309 élèves, dont 6,402 garçons et 4,937 filles. — Les communes privées d’écoles sont au nombre de 266.

SOCIETES SAVANTES, ETC.- Il existe a Dinan une Société d’Agriculture, de Commerce et d’Industrie ; — à Saint-Brieuc, une école d’application ose arts et métiers ; — à Loudéac, Guingamp et Lannion, des Sociétés d’Agriculture.

 


[1] (*) On a remarqué que depuis quelques années la consommation de tabac avait pris, dans le département des Côtes-du-Nord, un considérable accroissement, ce que la régie a attribué. aux réunions fréquentes des gardes nationaux. Le département renferme 605 débitants, et le produit des ventes s’est élevé en 1831 pour 332,333 kilogrammes, à 2,377,999 fr. 64 cent.

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Prochainement suite et fin :

POPULATION.
GARDE NATIONALE.
IMPOTS ET RECETTES.
DÉPENSES DÉPARTEMENTALES.
INDUSTRIE AGRICOLE.
INDUSTRIE COMMERCIALE.
BIBLIOGRAPHIE.

 

Extraits de la France Pittoresque – Abel HUGO – 1835  

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