Archives quotidiennes : 4 juin 2013

Le coin des adhérents (0035) : 26 et 28 mai, 2 juin 2013.

Dimanche 26 mai 2013 – Permanence du CGMA. D14- permanence
Mardi 28 mai 2013 – Atelier du CGMA. A3- permanence
Dimanche 2 juin 2013 –Repas du CGMA. D15-
(107 avenue Gambetta derrière le bâtiment.).
10à 17  présents

Permanences 2013 et activités

L’agenda des permanences du CGMA est sur Agenda 2012-2013.
l’agenda relevés NIMÈGUE en mairie de Maisons-Alfort, les lundis et jeudis le matin. La séance des mercredis après midis est suspendue jusqu’à la fin juin 2013.

Les derniers rendez-vous de la saison 2012-2013 :
dimanche 26 mai 2013 – D14
mardi 28 mai 2013 – A3
JUIN
dimanche 2 juin 2013 – D15 – 5ème Repas de fin d’année – ELC
mardi 4 juin 2013 – M28
dimanche 9 juin 2013 – D16
mardi 11 juin 2013 – M29
mardi 18 juin 2013 – M30
mardi 25 juin 2013 – M31
JUILLET
mardi 2 juillet 2013 – M32 Dernière permanence de la saison 2012-2013

Cette année 2013, il n’y aura pas de journée généalogique ni d’exposition à la Médiathèque André Malraux.
La prochaine exposition aura lieu en juin 2014

Permanence D14 du dimanche 26 mai
Murielle, Édith et Joël ont profité du peu d’adhérents présents pour faire l’inventaire et le rangement du placard bibliothèque.
La place gagnée par un « classement vertical » permet de mieux accéder aux livres et aux revues.
Citons : Les revues RFG, GéMagazine, et Votre Généalogie, Nos Ancêtres – Vie & Métiers, etc.
et à venir La revue Archives & Culture dont le n°1 vient de paraître.
Il est recommandé d’emprunter et de rendre les ouvrages et revues (ou classeurs de revues) en passant par les responsables de la bibliothèque : Édith, Catherine ou Sylvie R. Merci de votre compréhension.
Pour l’été il est fortement recommandé d’emprunter plusieurs livres et plusieurs revues.

L’atelier A3 de préparation de l’exposition de juin 2014 :
La préparation continue, déjà trois ateliers durant la saison 2012-2013.
Le choix du papier comme fond des panneaux s’oriente vers le marron ou le bleu, en rapport avec le thème.
Le thème est (titre actuel) « Nos ancêtres dans la Grande Guerre »
Il s’agit en priorité des ancêtres poilus des adhérents ou des poilus Maisonnais.
il est décidé pour les panneaux de définir d’abord le titre :
par exemple :

– « La Grande Guerre de Charles Rauline »
– « Deux cousins morts le même jour »
– « Quatre Grands-pères dans la Grande Guerre »
etc
Joël prépare une première liste de panneaux pour informer l’ensemble des adhérents.
Pour chaque panneaux il est décidé de mettre le titre en haut du panneaux, en en bas à droite un mini arbre généalogique reliant l’adhérent à ces ancêtres soldats.
Murielle prépare une liste des objets déjà prévus pour les vitrines. Cette autre liste sera envoyée à chaque adhérent (le plus rapidement possible).

Le repas de fin d’année (D15) du dimanche 2 juin
Dix adhérents se sont réunis dimanche 2 juin au restaurant Le Foulo à Créteil.
Peu nombreux mais bonne ambiance !

Les soldats Morts pour la France lors du conflit 1914-1918
Le CGMA remet à jour la page du site Memorial-GenWeb consacrée aux soldats inscrits sur le monument aux morts de l’Hôtel de Ville de Maisons-Alfort : Monument aux Morts [relevé n° 5680] –  déjà 617 des fiches 696 ont déjà été mises à jour
La liste des 82 noms de soldats inhumés dans la crypte du cimetière est en cours de validation : Stèle Commémorative 1914-1918 [relevé n° 10470]
62 noms figurent déjà sur le Monument aux Morts [relevé n° 5680].
Les ancêtres des adhérent Morts pour la France lors du conflit 1914-1918
Si vous avez des ancêtres :
– sur le MAM de l’Hôtel de Ville 696 soldats,
– ou parmi les 82 noms de soldats inhumés dans la crypte du cimetière
– ou parmi les 137 militaire figurant sur la plaque gravés à l’intérieur de l’Église Saint-Remi
– ou simplement inhumés dans le cimetière.
Faites le connaître auprès du CGMA (voir partie commentaires)

Nous recherchons des renseignements sur tous les soldats où ne figure pas le lieu de décès.

MAM relevé n°5680

Contacts :

Tous les articles : Le coin des adhérents
Contact : joel-bacquer@freesurf.fr
Le-coin-des-adhérents

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Nés un 4 juin à Maisons-Alfort

Relevés réalisés par le CGMA

1862.06.04 AUDINET Berthe Eugénie
1849.06.04 BARBEAU Louise Céline
1880.06.04 MONNIER Marie Joseph Georges né BEIS (rec. et légitimé)
1898.06.04 BURCEY Georgette Adrienne
1878.06.04 CHAPUIS Hermance Augustine
1885.06.04 DUCROT Georgette (reconnaissance)
1826.06.04 DURAND Julie
1886.06.04 FAITOT Alice
1873.06.04 GIRARD Victorine
1880.06.04 GUICHARD Théophile Victor
1825.06.04 HOLCROFT James
1870.06.04 LAGROUE Jean Henry
1848.06.04 MAGNE Paul Armand Joseph
1799.06.04 MENANT Marie Antoinette
1880.06.04 MONNIER Marie Joseph Georges né BEIS (rec. et légitimé)
1834.06.04 MONTENOLLE Léonie
1878.06.04 MOUTON Pierre Germain
1883.06.04 PETIT Adrienne
1866.06.04 RENOULT Louise Alexandrine
1893.06.04 ROBERT Adrien Étienne
1901.06.04 SALLE Raymond
1827.06.04 THOMAS Françoise Célestine
1872.06.04 VANDROTTE Eugénie Octavie
1842.06.04 VIGNOLET Martin

Tous les actes sont téléchargeables sur le site des AD 94

http://archives.cg94.fr/consultation/eta/search-form.html

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4 juin 1897 – Caisses de Ecoles

Caisse des Écoles – 1897

La Caisse des écoles de Maisons-Alfort, dont les statuts modifiés ont été approuvés par arrêté préfectoral 4 juin 1897, a pour but d’encourager et de faciliter la fréquentation des écoles et le développement de l’instruction primaire. En outre, elle prend à sa charge l’organisation de cantines scolaires gratuites pour les enfants des familles nécessiteuses, et donne à ces mes enfants, selon ses ressources, des vêtements et des chaussures. Elle distribue enfin des récompenses et des livrets de Caisse d’épargne aux enfants studieux et laborieux qui les ont mérités.

La Société de la Caisse des écoles se compose de membres dateurs et de membres sociétaires. Les premiers sont ceux qui ont fait, depuis la fondation de la Société jusqu’au jour de l’approbation des nouveaux statuts, un versement de 25 francs ou qui ont effectué, depuis cette époque, versement de 100 francs ou pendant 5 ans des versements annuels de 10 francs. Les membres sociétaires ont à payer une cotisation annuelle de 6 francs.

La Société est administrée par un Comité de 10 membres, dont 4 sont nommés par le Conseil municipal et pris dans son sein (y compris le maire, président de droit) et 6, nommés par l’assemblée générale.

Extrait de État des communes à la fin du XIXe siècle (1904-par le conseil général de l’époque)

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Histoire de Maisons (VI) : Etablissements divers …

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Etablissements industriels – Edifices publics – Propriétés communales.

SIXIEME PARTIE

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LE MOULIN NEUF.

Par le fait de l’incendie du moulin de Charentonneau, survenu en 1883, de le Moulin Neuf est devenu le plus vieil établissement industriel de la commune, car, malgré son nom, il est déjà fort ancien.

Avant qu’il n’existât en dehors de celui de Charentonneau, il y en avait deux autres, qui devaient être placés, l’un en face du chemin d’Enfer, l’autre un peu plus haut, assis chacun sur l’une des îles non encore réunies par la digue.

Le premier, en venant du pont, était désigné, en 1440, sous le nom de Petit Moulin, et il est probable que c’est de l’autre qu’il s’agit quand on cite, en 1170 et 1180, le moulin des Portes. Plus tard, ils sont appelés les moulins d’Enfer et Damnation ; de là, certainement, le nom du chemin d’Enfer. Disparus nous ne savons pourquoi ni comment, ils furent remplacés par celui actuel, qui était loin d’avoir au début l’importance que nous lui connaissons.

Il semble figurer sur la carte des chasses (1773) ; pendant la Révolution, il est question à diverses reprises du Moulin Neuf mais nous ignorons depuis combien de temps il existait.

A la fin du dernier siècle et au commencement de celui-ci ; il appartenait à une famille Margueritte ; il devint ensuite la propriété de M. Grimoult ; M. Jouët en hérita, et le vendit plus tard à M. Rieffel, le propriétaire actuel, qui adjoint à la roue hydraulique une machine à vapeur, puis remplacé les meules par des cylindres, et considérablement agrandi les bâtiments.

DISTILLERIE D’ALFORT.

Il y eut d’abord une fabrique de papier fondée par M. Gentil ; son fils la remplaça par une distillerie, qui faisait déjà parler d’elle en 1838, à cause des odeurs désagréables qui s’en échappaient. On y fabriquait de l’alcool de pommes de terre, de mélasses et de fruits avariés qui avaient le don d’attirer les guêpes et les galopins du quartier ; plus tard, elle appartint à MM. Magnan et Gosselin puis à M. Magnan seul. MM. Corbrion et Plasse lui succédèrent, et ensuite M. Plasse.

Cet établissement a été également considérablement agrandi, par l’annexion des écuries et dépendances de l’ancienne Poste aux chevaux ; on y fait la rectification d’alcool de betteraves, les alcools dénaturés, l’absinthe et l’amer.

Un incendie l’a en partie détruit le 3 décembre 1897. L’explosion d’un rectificateur projeta de l’alcool enflammé sur la maison d’habitation. M. et Mme Plasse et leurs domestiques purent s’enfuir quoique grièvement brûlés. Mlle Plasse périt dans l’incendie : la cuisinière, puis, un peu plus tard, M. Plasse, succombèrent aux suites de leurs blessures.

FONDERIE DE MAISONS.

La fonderie de Maisons date de 1849 ; on y fit d’abord la fonte de fer, puis successivement celle de l’acier, du cuivre et du bronze ; elle appartient au prince Ruspoli. Elle a été dirigée successivement par MM. Lepet, Godin, Niellon, Biesse et Hiverge. Actuellement (1898), c’est un fils du fondateur, M. Lepet, qui en est directeur.

DISTILLERIE SPRINGER.

La distillerie Springer, dont il a déjà été question ; est la plus importante usine de la commune ; elle fut installée en 1871-72. On y fabrique de l’alcool de grains et de la levure ; un de ses sous-produits, la drêche, est vendu pour l’alimentation des bestiaux. Son installation fut une bonne fortune pour Maisons, car non seulement elle apporta du travail à de nombreux ouvriers, mais les pauvres de la commune se ressentent fréquemment de la grande charité de ses directeurs.

ETABLISSEMENTS DIVERS.

Nous n’avons pas placé les établissements par rang d’importance, mais bien, sauf erreur, par ordre d’ancienneté, nous citerons encore :

– La manufacture de caoutchouc Fernand Guillaume, rue Marceau ;

– La distillerie de liqueurs Moureaux, quai d’Alfort ;

– La fabrique de savon minéral Lecat, rue d’Alfortville ;

– La fabrique de porcelaines Levy, rue de Créteil ;

– L’importante fabrique d’apprêts pour chapeaux de dames Agnellet frères, qui, ayant été expropriée à Paris, est venue s’installer à Maisons, route de Villeneuve, en 1892 ;

– La fabrique de pâtes alimentaires Mirand et Courtine, ouverte en 1894, rue du Chemin-Vert.

Nous passons sous silence bon nombre d’autres établissements de moindre importance.

EDIFICES PUBLICS ET PROPRIETES COMMUNALES ET L’EGLISE.

Nous mettons en première ligne l’église parce que c’est le plus ancien, et que ce fut pendant longtemps le seul édifice public de la commune. Dans les paroisses rurales, l’église était luxueuse, s’il y avait aux alentours des seigneurs riches et généreux ; modeste, si ses fidèles étaient pauvres. Celle de Maisons paraît avoir tenu le milieu entre ces deux situations ; comme pour toutes, son existence a été intimement liée à celle de la commune elle-même.

Il est certain que l’église, qui fut donnée, avec le village, en 988 par Hugues Capet aux abbés de Saint-Maur, a disparu sous l’effort des siècles ; mais il est vraisemblable que le monument actuel a été édifié sur le même emplacement et probablement sur les mêmes fondations.

Comme on a pu le voir, Dulaure attribue sa reconstruction, et surtout celle du clocher, aux Anglais, lorsqu’ils occupèrent le pays au XIVe siècle ; plus tard, il est question, dans les archives de l’incendie de ce clocher ; il faut supposer que ce furent les charpentes soutenant les cloches qui brûlèrent.

L’église fut réparée à diverses reprises et restaurée presque entièrement de 1846 à 1850, sous la direction de M. Naissant, architecte ; la sacristie date de 1886 ; M. Degeorge dirigea les travaux.

Sa nef, qui, pendant des siècles, avait retenti des chants liturgiques, a, pendant la Révolution, été consacrée à la déesse Raison puis à l’Etre suprême, servant aussi à tour de rôle aux fêtes républicaines et aux assemblées publiques.

Ses cloches ont appelé les paysans aux cérémonies religieuses aux assemblées, au feu, peut-être aussi aux armes lors des incursions des Normands, des Anglais et dans les guerres civiles.

Ce qui nous fait croire que ce fut toujours là l’emplacement de l’église, c’est que, en 1893, lorsqu’on refit l’autel et que l’on baissa le sol du sanctuaire, on découvrit de nombreux squelettes. A côté, il y avait des urnes remplies de braises ; on trouva également un cercueil en albâtre en bon état.

Ces urnes sont en terre cuite rougeâtre de formé trapue ; à parois très minces ; elles sont striées de raies verticales de couleur brune, perpendiculaires, finissant par le bas en pointe. Ces raies, sans doute, symbolisent des larmes.

Tout nous porte à croire que ces restes datent des premiers temps de l’ère chrétienne.

Il est probable que le dallage que l’on foule recouvre les dépouilles des personnages qui habitaient les châteaux d’alentour, le cimetière étant plutôt réservé aux pauvres diables de paysans.

Voici la reproduction d’une notice descriptive émanant du service des beaux arts :

 « L’église de Maisons-Alfort est placée sous le vocable de Saint-Rémy ; sa construction remonte au commencement du XVe siècle.

« Diverses restaurations furent exécutées par Diane de Poitiers, et plus tard par Louis XV qui fit refaire la façade ; cette dernière présente un mur pignon que décore un motif architectural composé de quatre pilastres, et accusant la porte principale de l’édifice. A droite de ce pignon vient s’adosser la partie de la façade correspondant au bas côté ; la partie supérieure est couronnée par un bandeau qui accuse le rampant du toit.

« La façade latérale droite n’offre rien de particulier ; elle comprend sIx travées séparées par des contreforts, et ajourées par des fenêtres ogivales. La façade n’a que quatre travées ; au delà est une annexe nouvellement construite en dehors du plan de l’église, et affectée au service de la sacristie et de la salle des mariages. Cette nouvelle construction entoure le clocher de l’édifice, qui s’élève de deux étages au-dessus d’elle ; l’étage du beffroi est ajouré sur chacune des quatre faces des fenêtres géminées plein-ceintre, garnies d’abat-son ; il est couronné par une corniche ornée de corbeaux.

« Le toit en pierres qui termine ce clocher a la forme d’une pyramide octogonale flanquée de quatre pyramides triangulaires.

« L’église de Maisons-Alfort construite sur plan rectangulaire, se compose à l’intérieur d’une grande nef terminée par un sanctuaire que longe du côté droit un seul collatéral.

« La grande nef a dans le sens de la longueur quatre travées accusées par des piliers circulaires dont les chapiteaux reçoivent trois petites colonnettes correspondant aux diverses parties de la voûte de la nef ; ces colonnettes supportent d’autre part la retombée des arcades ogivales ouvertes sur le bas côté, et les nervures qui accusent la voûte.

« Les groupes de colonnettes précitées sont portés à gauche par des culs-de-lampe qui décorent le mur à hauteur des chapiteaux des piliers qui séparent la nef de l’unique collatéral.

« Le sanctuaire, auquel on accède par trois degrés, comprend deux travées, séparées par des piliers hexagonaux, sur lesquels reposent les sommiers de la voûte.

« Au chevet s’appuie le maître-autel, surmonté d’un retable, qu’accuse deux colonnes composites en marbre supportant un fronton triangulaire ; le côté opposé, au-dessus de la porte, est occupé par la tribune des orgues.

 

PEINTURES.

            La sainte Famille (d’après Lebrun)           auteur inconnu

            L’Adoration des Mages,                                         –

            Jésus et sainte Véronique,                                    –

            Le Baptême de Clovis,                                           –

            Jésus et la Samaritaine,                                         –

            Saint Jérôme (école espagnole),                          –

            La Vierge et l’enfant Jésus,                                   –

            Saint-François                                                         –

            La Vierge et l’enfant Jésus (école italienne),

VITRAUX.

Saint Hilaire, par Otten, peintre verrier

Saint Rémy           –             –

L’auteur de cette notice n’a pas remarqué que, des deux côtés, sous le toit, il y a des corbeaux en pierre, dont la sculpture fantaisiste diffère pour chacun d’eux, et que le pignon derrière l’autel, de construction très ancienne, comporte des baies ogivales bouchées par de la maçonnerie.

Nous avons dit que, de nombreux corps sont enterrés dans l’église ; mais il n’y a qu’une inscription indiquant que le cœur d’un curé nommé Blanche, mort en 1822, y repose.

Une plaque de marbre près de l’entrée de la sacristie porte cette mention ; « A la mémoire de Chapuis, maître de poste, procureur fiscal au bailliage de Charenton, conseiller du roi au grenier à sel, décédé en 1808, enterré dans le cimetière de la paroisse, fondateur de rentes en faveur des pauvres de cette commune.

LA MAIRIE.

On a lu l’historique de la propriété sur laquelle est édifiée la nouvelle mairie ; nous allons décrire cet édifice, non pas pour nos contemporains, qui peuvent la visiter, mais pour nos descendants ; si ce livre nous survit.

Les façades sont dans le style Louis XIII ; briques encadrées de pierres, mais sans aucune sculpture ; la partie centrale forme légèrement avant-corps, et comporte un balcon de pierre entouré par des balustres et supporté dans la hauteur du rez-de-chaussée par des colonnes ; puis un étage élevé, couronné d’un campanile. Les deux côtés, formant ailes, ont également un étage carré et sont surmontés d’un comble brisé, percé de lucarnes.

La grande dimension du bâtiment, vu de face, ainsi que le campanile, lui donnent un aspect réellement monumental.

Les dispositions intérieures sont les suivantes : au rez-de-chaussée, auquel on accède par un perron de quelques marches, on trouve un péristyle éclairé par un vitrage fermant le dessous du balcon ; et un vestibule ayant presque toute la longueur de la façade ; ils donnent accès : en face, aux bureaux de l’état civil ; à gauche, à la suite, au cabinet du maire ; et, au fond, à un escalier de service. Revenant à droite, on rencontre l’escalier d’honneur ; le bureau de bienfaisance et celui du percepteur.

Au premier étage, desservi par un bel escalier, il y a, à gauche, sur le palier, un salon d’attente, et, à droite, la salle des mariages, celle-ci également pour les séances et fêtes ; à l’extrémité, communiquant avec le petit escalier, un vestiaire pour les conseillers.

Au deuxième étage, au-dessus du vestiaire, une salle d’archives et à l’autre bout un logement. Vu la hauteur de la grande salle, il n’y a au-dessus qu’un grenier.

Sur le derrière, du côté du parc, existe un perron à double révolution, qui a été conservé ; il faisait autrefois communiquer le jardin avec la salle à manger, devenue bureau.

Un pavillon indépendant renferme la bibliothèque et des logements d’employés. Le jardin anglais du devant est clos, du côté de la rue, par une grille monumentale et la loge du concierge.

Ces dispositions font honneur à M. Guyon, architecte qui a dirigé les travaux.

L’ANCIENNE MAIRIE.

L’ancienne mairie forme un groupe de constructions qui n’ont rien de remarquable comme architecture, mais sur lesquels on pourra écrire désormais : Mutualité, Solidarité.

Les anciens bureaux servent, pour une partie, aux réunions des diverses sociétés de la commune ; un refuge pour les voyageurs sans ressources est aménagé dans l’un d’eux. Au premier étage, l’ancienne bibliothèque est concédée à la Société des dames françaises. Ce qui fut la salle des mariages sert pour les conférences et les réunions publiques, et, dans une partie de la cour, sont installés la remise des pompes et le dépôt du matériel de voirie.

Le bureau des postes et télégraphes, construit par l’Etat, et devant revenir à la commune a la fin du bail, occupe l’angle de la Grande-Rue et de celle de Charentonneau.

LES ECOLES.

Le premier bâtiment servant d’école fut, avant 1793 ; le presbytère puis la mairie de la place de l’Église ; mais ce ne fut qu’en 1865 que l’enseignement fut réellement chez lui, lorsqu’on construisit le bâtiment occupé actuellement par les classes de filles, servant à l’origine pour les deux sexes. De la Révolution à 1835 ; les garçons durent se loger où ils purent, les filles attendirent encore plus longtemps ; en 1834, elles occupaient, en partie, l’ancien presbytère devenu propriété privée ; plus tard, elles logeaient où est actuellement le marché ; puis, vers 1843, elles allèrent en face au couvent et cessèrent d’avoir des institutrices laïques.

L’école des filles contient cinq classes, toutes au rez-de-chaussée. L’école maternelle, à la suite, de la même époque, renferme un préau et une classe. Celle des garçons, bâtie en 1884, a sept classes, également au rez-de-chaussée, et un préau couvert pouvant servir pour des réunions publiques ; chacune de ces écoles a une cour spacieuse.

Le groupe scolaire d’Alfort, construit en 1888 possède huit classes ; dont quatre au rez-de-chaussée, et autant au premier ; une bibliothèque publique y est annexée. Derrière, un vaste préau sert, à l’occasion pour des bals, concerts et réunions.

L’école maternelle contient deux classes et un préau, l’ensemble comporte trois vastes cours de récréation.

LE MARCHE.

Le marché de Maisons occupe un terrain communal ; édifié en 1888, et agrandi depuis, il constitue une grande halle unique ; l’ossature en est métallique et les remplissages en bois ; il est couvert en zinc et dallé en ciment. Construit entièrement aux frais du concessionnaire, il reviendra à la commune en 1906.

LE CIMETIERE.

Installé où il est, en 1825, agrandi à diverses reprises, le cimetière a une superficie de près de 18 000 mètres. Les clôtures ont été faites en 1872 et le logement du gardien en 1875 ; les murs nécessités par le dernier agrandissement viennent d’être construits.

Dans sa partie ancienne, on remarque les sépultures du général Dornier et de la princesse de Nassau, déjà citées ; celles de Paul-Jacques Marie, élève de l’Ecole d’Alfort, décédé dans cet établissement en 1840 ; Edme-Christophe Roger, qui fut maire de la commune de 1800 à 1812, après l’avoir été une première fois en 1793, et agent  municipal en 1796, (il mourut en 1833, à l’âge de quatre-vingt-un an) ; baronne Belesky, née de Siry ; des familles Grimoult, de Saint-Georges-Delaporte et Yvart, et de celles, très anciennes, de Merville, Descalognes-Lecouteux, Pilier, Maire etc., etc. La plupart sont abandonnées ; celle de Roger est absolument en ruines.

Au fond, en face d’une avenue, on trouve le monument Dodun, sur la même ligne, à droite, celui des soldats français, à gauche, la sépulture d’Ildefonse Rousset, remarquable par son buste en marbre, hommage de ses collaborateurs du National, et, plus loin, celle des soldats allemands.

LE PRESBYTERE

Le presbytère porte le n0 6 de la rue Victor-Hugo ; c’est un pavillon d’un étage dont la façade principale donne sur un jardin de peu d’étendue ; il a remplacé celui vendu en 1793, qui était derrière l’église.

CADASTRE DE 1841

Nomenclature des lieux dits ([1])

Section A d’Alfort                                        Section B du Bourg

Alfort                                                                       Le Bourg (Maisons)

Ecole Vétérinaire                                                La Nouvelle Colonie

Le Moulin Neuf                                                     Les Carrières

Charentonneau                                                     Les Juilliottes ou l’Echat

Château-Gaillard                                                  Les Montants

Sous la ferme de la Belle-Image                     Petit Champ Corbilly

La Grande Pièce de Charentonneau             Croix des Ouches

Grand Champ Corbilly                                       Le Buisson

La Croix Brisée                                                     L’Echat

Le Buisson Joyeux                                             La Maison des Briques

Les Bordières                                                        Le Chemin du Bois

Les Préviens                                                          Les Buttes

La Butte de Grammont                                     Le Champ des Noyers

Ile d’Enfer                                                               Les Bouvets

Ile de Charentonneau                                       Les Quarante Arpents.

Section C de la Seine                                         

                                                                                Champoutre

Le Camp                                                               Les Perruchets

Le Pont Japhet                                                  Les Petits Carreaux

La Vigne à Roger                                              Le Fossé du Marais

Le Nassier ou Grand Cornet                        Butte de Villiers

La Bosse de Marne                                           Pont des Vingt Arpents

Les Osiers                                                             Le Deffoie

Le Port-à-l’Anglais                                           Sous les Marais

Le Chemin de Jean                                           Chantereine

La Maison de l’Américain                              Fosse de Villiers

Cayenne                                                                 En Villiers

Les Essertes ou la Haye Biais                        Ile au Cointre

Le chemin des Vaches                                     Ile Saint-Pierre


[1] Le territoire de Maisons-Alfort comprend les sections A et B en entier, moins partie des Quarante Arpents, et plus, dans la section C, le Camp, et partie du Pont Japhet et de la Vigne à Roger. Le reste dépend d’Alfortville.

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