Histoire de Maisons (V-9) : Château de Reghat (Usine Springer)

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CHATEAU DE REGHAT. (Usine Springer.)

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 9

L’immeuble de MM. Springer et Cie a appartenu à un sieur Pierre de Reghat, qui l’avait acheté en trois lots :

1°        Le 9 août 1773, de Philippe Morin ;

2°        Le 21 janvier 1780, de Charles de Seiglière de Belle-Forière de Soyecourt ;

3°        Le 21 juin 1783, de Pierre Langlet et Madeleine Leclercq.

Il appartint ensuite indivisément, en l’an V, à Marie Jausset, veuve de Reghat ; Jeanne de Reghat, épouse de Pierre de Thilusson et veuve de Honoré de Vintimille de Lascarie ; et Pierre de Reghat de Quincy. Puis, en l’an XIII à Mme Meyrand, veuve de Jean Hugaly ; et après, à Jean Hugaly-Meyrand et Jean Hugaly-Despradeaux, qui le vendirent en 1817 à M. Pierre Lecouteux. Ce dernier céda le château et le parc, en 1823, à M. Colin et aux époux de Merville ; M. Lagoutte en devint acquéreur en 1856, et les vendit, en 1871, à MM. Springer et Cie pour y installer la magnifique usine que l’on connaît.

On retrouve encore toutes les anciennes dispositions de cette belle propriété. L’habitation, avec son entrée sur la rue Victor-Hugo, en face de la rue Carnot, n’a guère été modifiée. La terrasse regardant la plaine et l’avenue de tilleuls qui la couronne sont restées telles qu’autrefois  ; seule une partie du parc et des jardins a été détruite pour la construction des bâtiments de l’usine.

La ferme et les dépendances, qui occupaient tout un côté de la rue Marceau, avec retour sur celle de Victor-Hugo et la Grande-Rue, a été distraite de l’ensemble avec les terres et conservée par M. Lecouteux, pour passer à son héritier M. Gaidelin-Lamy, et ensuite à son fils, qui en est actuellement possesseur.

Les bâtiments d’exploitation de cette ferme ont changé souvent de destination ; ils servirent successivement de caserne pour les sapeurs du génie, pendant la construction du fort, puis de distillerie et de magasins.

Plus bas, d’autres grandes constructions plus modernes ont été d’abord pensionnat de demoiselles, puis caserne d’infanterie, pour devenir la manufacture de caoutchouc de M. Fernand Guillaume.

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Classé dans Amédée Chenal, Histoire locale, Maisons-Alfort

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