Archives quotidiennes : 20 mai 2013

20 mai 1885 – Henri Mondor

Henri Mondor,

né le 20 mai 1885 à Saint-Cernin dans le Cantal en France et décédé le 6 avril 1962 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, était un médecin, chirurgien et historien de la littérature français.
Génie du XXe siècle, Henri Mondor s’adonna brillamment au métier de chirurgien (y compris à son enseignement) et à sa passion pour la littérature, notamment pour le poète Stéphane Mallarmé. Il fut également dessinateur et reconnu pour son savoir en étant élu à quatre académies.
Le nom d’Henri Mondor a été donné à des hôpitaux :
– l’établissement hospitalier public d’Aurillac,
– le CHU de Créteil, inauguré le 2 décembre 1969

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Nés un 20 mai à Maisons-Alfort

Relevés réalisés par le CGMA

1882.05.20 BARRE Rose Aimée
1890.05.20 BAUDOUIN Victor
1882.05.20 BLANDET Laurent Louis
1815.05.20 CHAUSSEE Emélie Théodore
1885.05.20 CLAUDE Léonie Lucie
1888.05.20 COUCHAT Auguste Abel
1878.05.20 DELAMOTTE Henriette Florentine
1889.05.20 DETHON-BULARD (jugement de rectification)
1799.05.20 DION Jeanne
1885.05.20 DUCHENE Pauline Joséphine
1896.05.20 FORT Madeleine Gilberte
1823.05.20 GRAPIN Victor
1886.05.20 HURION Eugène Louis
1875.05.20 JEANTEAUD Pierre
1870.05.20 KLINGER François Eugène
1803.05.20 LANGLOIS François Victor
1901.05.20 LAUBERYE René Paul
1862.05.20 LEVEQUE Clarisse Constance
1889.05.20 MARECHAL Marie Louise
1876.05.20 MUZARD Eugène
1800.05.20 PALBRAS François Armand
1884.05.20 PONTIER Pierre Paul Jean Baptiste
1897.05.20 ROUDIER Louise Andrée
1900.05.20 SALANON Jean Baptiste
1895.05.20 SALLE Madeleine Juliette
1884.05.20 STIVIN Eugène Louis Georges
1886.05.20 TABELLION Yves Joseph Paul
1829.05.20 THOMAS Adélaïde Esther Marie
1839.05.20 VIET Pierre Anatole

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Tous les actes sont téléchargeables sur le site des AD 94

http://archives.cg94.fr/consultation/eta/search-form.html

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Classé dans Archives Communales, Archives de Maisons-Alfort

Edmond NOCARD, témoin de mariage

Découvrez avec nous ces personnages de l’Histoire Maisonnaise, personnages connus ou inconnus !

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Le 20 avril 1903, naissance de Maurice VALLEE, fils de Pierre Henri Michel Archange (Chef de travaux à l’école Vétérinaire) et de ARBINET Jane Marie Clémence, qui habitent 3, quai de la Marne à Maisons-Alfort
1er témoin : Edmond NOCARD, 53 ans, professeur à l’École Vétérinaire, chevalier de la Légion d’Honneur, 50, Grande Rue Saint Maurice (94)
2ème témoin : Charles VIET, 55 ans, régisseur à l’École Vétérinaire, chevalier de la Légion d’Honneur, 7 Grande Rue MA

A peine plus de trois mois après cette naissance, Edmond NOCARD décède brutalement.
Edmond NOCARD était un vétérinaire et microbiologiste français, né à Provins (Seine-et-Marne) en 1850 et décédé à Saint-Maurice (Marne) le 2 août 1903.

Edmond NOCARD
Edmond Nocard (Provins 1850 – Saint-Maurice 1903) entre à l’École vétérinaire d’Alfort en 1868. Après ses cinq années d’études, sa réussite aux concours lui permet de mener sa carrière à l’École vétérinaire. Il en devient le directeur en août 1887. En 1891, il abandonne ce poste pour se consacrer à la recherche et à l’enseignement. Disciple de Pasteur, il est reconnu comme une sommité dans le monde scientifique. Il est élu à l’Académie de Médecine en 1886, reçoit de nombreuses distinctions, est invité à l’étranger. Ses recherches sur les maladies contagieuses, notamment la péripneumonie des bovins, permettent d’enrayer cette terrible maladie.
Edmond Nocard a habité dans la maison natale d’Eugène Delacroix, à Saint-Maurice. il y décède le 2 août 1903. Pour ses obsèques, trois jours plus tard, une assistance impressionnante lui rend hommage
Une rue de Maisons-Alfort porte le nom du Professeur Edmond Nocard, mais ne cherchez pas son tombeau dans le cimetière de Maisons-Alfort, il est érigé dans le cimetière de Saint-Maurice, commune voisine. Commémoration

“ Dans cette demeure mourut le 2 août 1903, le grand savant Edmond Nocard. Société Delacroix 1929.”
A Saint-Maurice, Edmond Nocard habita dans la maison natale d’Eugène Delacroix. (31 avenue du Maréchal Leclerc). Cet hôtel aurait abrité, si l’on en croit la littérature : Dunoyer de Segonzac, Raoul Dufy.

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Le tombeau d’Edmond Nocard
Sur ce tombeau est inscrit :
Association des Anciens Élèves de l’École Vétérinaire d’Alfort
 au Professeur Edmond Nocard.
Marie Léontine Françoise Josias épouse Edmond Nocard 1856-1876
Louise Claire Abeline François épouse du Docteur Henri Josias 1836-1895
Docteur Henri Josias Chevalier de la Légion d’Honneur 1825-1895
Edmond Nocard membre de l’Académie de Médecine
Officier de la Légion d’Honneur 1850-1903
Marguerite Marie Louise Nocard 1876-1907.

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Histoire de Maisons (IV-2) : 1871

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1871

QUATRIEME PARTIE – Sous la troisième République.

CHAPITRE Deux

1871 – Au mois de février 1871, le conseil fut réuni ; sept membres étaient présents. Il s’agissait de voter 3 091 francs, pour les dépenses de la garde nationale, la démolition des barricades, le déménagement de la mairie et, enfin, le paiement de l’enterrement des soldats morts à l’Ecole, à raison de 2 francs par homme.

Le 12 mars, nouvelle réunion ; il n’y a toujours que sept conseillers fidèles ; il fallait fournir du chauffage aux troupes allemandes. On décide de couper des arbres dans les parcs de MM. Lesieur, Lagoutte, Dodun et autres, qui avaient été épargnés par le génie, puis on vote l’achat de nouveaux bureaux d’octroi pour remplacer ceux qui ont été brûlés, et on accorde des semences aux cultivateurs.

On constata, tout d’abord, qu’il avait été dépensé jusque-là, à cause de la guerre, 13 588 fr.90. Il y eut à faire, aux édifices communaux, des réparations qui coûtèrent 21 287 fr.47 ; en ajoutant à ces chiffres d’autres dépenses, qu’on ne connut que plus tard, on peut affirmer sans exagération, que la guerre coûta au moins 45 000 francs à la commune de Maisons-Alfort. Pour un budget de 59 000 francs, la proportion était considérable.

Après la reddition de Paris, les troupes allemandes avaient été cantonnées dans toutes les maisons de la commune ; elles se composaient, pour la plus grande partie de Prussiens et de Bavarois. S’il n’y avait eu que ces derniers, d’un naturel relativement doux, la vie eût été supportable, mais les Prussiens semblaient avoir pris à tâche de rendre leur présence plus odieuse, par les vexations qu’ils infligeaient aux habitants ; et chaque fois que, poussé à bout, un Français se laissait aller à répondre à leurs brutalités, le nombre des occupants était augmenté.

Aussi au mois de septembre, ce fut avec un immense soupir de soulagement, qu’on assista à leur départ.

La commune subissait un autre envahissement, pacifique celui-là. L’insurrection communaliste avait chassé de Paris tous les hommes qui ne voulaient pas prendre part à la lutte fratricide ; il n’était pas un logement et même une pièce qui ne fût occupée par ceux qu’on appelait les francs-fileurs.

Un factionnaire allemand montait la garde sur le pont d’Ivry jusqu’au milieu ; Ivry était au pouvoir des Fédérés, et un des leurs gardait l’autre moitié du pont. Plusieurs, abandonnant leurs armes, vinrent se réfugier à Alfortville.

Dans les derniers jours de la Commune, on voyait, la nuit, l’éclair des coups de canons et de fusils percer l’obscurité comme des fusées, et dans la journée, lors de la prise, par les troupes régulières, des forts d’Ivry et de Bicêtre, on put à l’aide de longues-vues, assister à la lutte finale, et voir sauter la poudrière du fort d’Ivry.

Il nous revient à la mémoire quelques faits locaux de cette triste époque, qui méritent d’être contés :

Beaucoup de cultivateurs s’étaient enfuis, laissant dans leurs champs des légumes, qui, du reste, pour la plupart, n’étaient pas encore en état d’être récoltés. Des maraudeurs, et à ce moment tout le monde l’était un peu, s’en étaient aperçus, et venaient avec des charrettes faire la récolte à leur profit. Les hommes du poste établi à l’entrée de Maisons, eurent l’idée de profiter de cette circonstance pour améliorer, sans fatigue ni danger, leur maigre ordinaire.

Lorsque des récoltants arrivaient avec leur butin, voici le dialogue qui s’établissait presque toujours : « Où avez-vous pris cela ? Mais, dans mes champs. Donnez-nous la preuve que ces champs sont à vous, et vous savez, en temps de guerre, le vol est puni de mort. – Je n’ai pas mes titres de propriété sur moi. – C’est bien, allez chercher les justifications nécessaires, et on vous rendra votre marchandise. » Rien qu’à l’aspect des pauvres diables qu’ils avaient devant eux, les questionneurs pouvaient se convaincre qu’ils ne les reverraient pas ; et, pommes de terre et choux allaient échouer à la cuisine de la compagnie.

Malheureusement, la gelée vint rapidement faire disparaître cette ressource.

Nous avons vu un de ces déménageurs, d’une espèce plus dangereuse, loqueteux, et « marquant mal », arrivant à la porte de Charenton chargé d’une superbe glace ovale, qui, à cette question posée ; « Où avez-vous eu cette glace ? » répondit : « Je déménage, elle vient de ma maison. » – Ce meuble venait de Charentonneau. Malheureusement pour lui, le porteur n’était propriétaire, accidentel et contesté, que de ce qu’il venait de dérober.

Pendant l’occupation prussienne, un ancien turco, qu’on ne connaissait que sous ce nom, était établi marchand de vins, rue de Créteil à Alfort. Son modeste établissement avait surtout pour clients les soldats étrangers ; quoiqu’il les servit, il ne les aimait guère.

Un jour que ceux-ci faisaient un peu plus de tapage qu’à l’ordinaire, il en houspilla fortement quelques-uns ; il était resté maître du terrain, mais, un instant après, une escouade venait le chercher, pour qu’il eût à répondre de ce méfait devant l’officier chargé de la police. Il s’échappa en route et s’enfuyait du côté de Charenton, quand sur le pont, serré de près, et se voyant cerné, il n’hésita pas à plonger dans la Marne. Malgré qu’il nageât fort bien comme il fallait toujours aborder, il fut cueilli à ce moment par ses ennemis. On l’interna dans les combles de la maison Perrié transformés en prison ; il y resta quelques jours ; habitué au grand air, il avait adopté comme promenoir le chénau qui passait devant sa fenêtre. Son cas n’ayant pas été jugé très grave, il fut remis entre les mains du commissaire de police de Charenton, qui l’envoya hors des lignes d’occupation.

Nous avons dit que les francs-fileurs occupaient en grand nombre notre région ; le gouvernement de la Commune, voulant faire cesser cet état de choses, envoya, sur une canonnière, un de ses officiers, pour tâcher d’obtenir de l’autorité militaire allemande l’autorisation de saisir ces citoyens peu zélés. La canonnière fut amarrée au ponton des bateaux-omnibus et la délégation se rendit au fort pour exposer ses revendications. Non seulement elle n’eut pas gain de cause, mais par surcroît de malheur, elle dut laisser entre les mains des Allemands ses armes et celles qui étaient sur la canonnière, notamment, dit-on, un canon, nul ne devant pénétrer avec des armes sur le territoire occupé.

Si les maisons avaient été en partie démolies par les troupes françaises, elles furent souillées de toutes les façons par les Allemands ; lorsqu’ils les quittèrent, une véritable désinfection devint nécessaire. Certaines personnes ne voulurent plus les habiter, notamment M. Camille Rousset, l’académicien, qui avait une maison de campagne sur le quai d’Alfort.

Voici le résumé du budget de 1871 :

Budget de 1871

RECETTES

Recettes ordinaires : 46 403 fr 95

Recettes extraordinaires : 12 901 fr

                                         ________

                        Total  : 59 304 fr 95

DEPENSES

Administration communale  : 4 119 fr 00

Service de police, contingent : 1 105 fr 52

Gardes, gardiens, appariteurs, surveillants : 1 980

Service de l’octroi : 8 540

Agent voyer : 530

Entretien de la maison commune : 780

Entretien des chemins et ponts : 6 150

Secours contre l’incendie, pompiers : 300

Entretien du cimetière  : 100

 

                            A reporter :  23 604 fr 52

Assurance d’immeubles : 50

Eclairage : 2 600

Enlèvement des, boues, balayage : 1 800

Malades, aliénés, enfants assistés : 1 100

Curage des égouts : 100

Frais de perception des impositions : 2 315

Achats de terrains pour alignements : 1 000

Abonnement aux eaux : 1 700

Canalisations supplémentaires : 1 000

Enlèvement des glaces et neiges : 200

Garde nationale : 605

Secours aux voyageurs indigents : 50

Traitement du personnel des écoles : 6 375

Divers : 2 304

Cultes : 900

Fêtes publiques : 800

Dépenses imprévues : 500

Dépenses extraordinaires (écoles, égouts) : 12 301

                                                            ______

                 Total  :                            59 304 fr 52

 

Il restait un boni de 43 centimes.

Si on le compare sommairement avec celui de 1856, le dernier que nous ayons donné, on constate la progression considérable qui s’était produite en quinze ans : de 10 340 francs, on était arrivé à 59 304 francs.

L’essor considérable qu’avait pris la commune, était naturellement la cause de cette progression. Tous. les services avaient augmenté mais surtout le traitement du personnel des écoles, qui de 950 francs en 1856, était prévu, pour 1871, à 6 375 francs.

Le cimetière devenait trop petit ; M. Jouët donna pour l’agrandir un terrain de 4 055 mètres, avec réserve d’une concession pour l’inhumation de sa famille.

Les habitants d’Alfortville, mettant en pratique ce précepte trop méconnu, que nous traduisons ainsi : Aide-toi, la commune t’aidera, avaient installé une école pour leurs enfants ; il leur fut accordé pour achat du mobilier, 200 francs de subvention.

Le 13 août, un nouveau conseil fut élu ; il était composé, par ordre d’élection, de MM. Bourguignon, Mazeline, Guénot, Léonard, Laruelle, Demartelet, Gaidelin, Niellon, Debrie, Jouët, Philippot, Claude, Bernard, Blandet, Perrié, Magnant, Denoailly, Bonnenfant, et Avart. Simon et Bon furent élus au second tour de scrutin ; en tout 21 membres.

M. Bourguignon devint Maire, MM. Claude et Simon adjoints.

Quelque temps après, sur la proposition du Maire, la gratuité de l’enseignement fut votée, et les écoles d’Alfortville devinrent communales.

Un nouveau morcellement commença ; la propriété de M. Véron à Alfort entre la Grande-Rue, la Marne et la rue du Pont d’Ivry, fut mise en vente à son tour, par lots. On prolongea au travers, les rues Bourgelat, de Villeneuve et Véron, qui de cette façon aboutirent à la Marne.

A la même époque, le château de Reghat, appartenant à M. Lagoutte, fut acheté par une société siégeant à Vienne (Autriche). On y installa une usine pour la fabrication de l’alcool de grains et de la levure, nous en reparlerons plus loin.

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