Archives mensuelles : mai 2013

Le samedi 1er juin avec le CGEP 93

CGEP 93 - le 1er juin 2013

Le samedi 1er juin à 15heures

Le CGEP 93 aura le plaisir d’accueillir Gewa THOQUET qui  présentera son exposé sur
« L’évolution du métier de la sage-femme au XVIIIe siècle : un grand bénéfice pour nos ancêtres ».

http://blog.cgep93.org/

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Fleury-devant-Douaumont en Meuse

Onze corps de Poilus ont été mis au jour dans le village détruit de Fleury-devant-Douaumont en Meuse. Cinq ont pu être identifiés.

Lire l’article de l’Est Républicain de ce vendredi 31 mai 2013
http://www.estrepublicain.fr/meuse/2013/05/30/des-poilus-retrouves-a-fleury

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Scoop-it du jour (04) : L’observateur du patrimoine

Scoop-it - L'observateur du patrimoine

 L’actualité du patrimoine historique et culturel

Curated by Benoit de Sagazan

http://www.scoop.it/t/l-observateur-du-patrimoine

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31 mai 1867 – Ordre de la Légion d’Honneur

1867 – Ordre de la Légion d’Honneur – CALVET

CALVET Félicien Adrien né 1867/05/31 Val-de-Marne ; Maisons-Alfort dossier LH/411/50

Pour rechercher les soldats nés à Maisons-Alfort ayant un dossier de Légion d’Honneur, rendez-vous sur la Base LEONORE.

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr

Sélectionnez la ville de naissance, ici Maisons-Alfort :

Patronyme Prénoms Date de naissance
BEDAUX Daniel Eugène 1883/08/22
BRIOLAY Georges Émile 1863/08/22
CALVET Felicien Adrien 1867/05/31
CHATILLON Jean Antoine Clément 1897/04/11
CHENAL François Amédée 1852/09/02
GABRIEL René Gaston 1899/09/14
GEOFFROY Louis 1883/03/28
GRAFF Lucien Paul 1875/08/29
GROS Fernand Marie 1893/01/19
GROS Georges Léon 1874/07/06
HUC Charles 1896/09/19
LACALMONTIE Pierre Edmond 1890/04/13
LAFOREST René Henri 1899/05/18
LANGLOIS François Jules Gustave 1835/09/22
LANGLOIS Jules Gustave 1835/09/22
LAVOCAT Edme Achille 1817/08/06
LE BEL Lucien 1858/02/12
LE TREUST Theophile Jean Marie 1865/11/14
LECONTE Louis 1889/09/19
LEMOINE Jacques 09/06/1926
MAGE Albert 1888/01/14
MOIROUX Edmond André 1899/03/13
MOUILLON Henri 1887/01/18
MULTON Max Albert 09/06/1911
PAULIAC Louis Jean Marie 1883/01/04
PFLIEGER Eugène Robert 27/02/1908
PRINCE Edouard 1893/07/15
RAILLIET Georges André 1881/02/05
RAVERAT Edme François 1792/07/23
RAVERAT Joseph Louis 1796/06/04
RENAULT Charles Léon 1839/09/24
RENAULT Gustave Emmanuel 1842/03/18
RENDU Louis Marie Victor 1809/05/03
REY Henry Paul 1859/06/11
RONDEAU Adrien 1881/04/19
SALOMON Jacques Hilaire 02/06/1907
SAUTEREAU Emile Pierre 1874/03/25
SOLLIER Edouard Xavier Auguste 1881/03/08
VIGNARDOU Pierre Louis René 1889/05/06
VILLETARD DE LAGUERIE Jean Joseph Gustave George 1859/07/20
YVART Charles Achille 1818/09/10

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Histoire de Maisons (V-7) : Propriété Véron

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PROPRIETE  VÉRON

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 7

Cette propriété ne comportait, au commencement du siècle, que les écuries, remises et dépendances, ainsi que l’habitation, affectées au service de la poste aux chevaux, et un jardin de peu d’étendue.

L’hôtel, aujourd’hui divisé en appartements, dut être construit à la fin du premier Empire ; le parc fut clos et planté lors de la construction de la route et du pont d’Ivry.

Plus tard, une partie fut vendue pour y installer la pompe de la ville de Paris, employée aujourd’hui à refouler les eaux d’égout dans la plaine de Créteil.

Le chemin de fer coupa le parc en deux ; la Compagnie dut verser une grosse indemnité et faire un pont pour la communication entre les deux tronçons ; la rue Maire y aboutit.

Cette propriété comprenait presque tout le rectangle limité par la Grande-Rue d’Alfort, le chemin de halage de la Marne, la rue du Pont-d’Ivry, l’alignement de la pompe, vers la Seine. Le parc était dessiné à l’anglaise, avec une cascade et un lac en miniature ; les arbres en furent coupés par le génie au début de la guerre de 1870 ; le morcellement eut lieu en 1871 ; les rues du Parc-Maire, Bourgelat, de Villeneuve et Véron y furent ouvertes ; ces trois dernières n’étaient que des prolongements de voies déjà existantes. (Maire est le nom d’une bienfaitrice de la commune.)

M. Labbé, directeur du relais de poste et fermier, en fut le créateur ; elle passa ensuite à son gendre, qui a été maire de 1855 à 1870 ; ses héritiers, la famille de Chavagnac, possèdent encore la maison d’habitation et les immeubles de rapport, en bordure de la Grande-Rue.

Nous avons dit que des appartements ont été aménagés dans l’hôtel ; les écuries et remises de la poste sont occupées par la distillerie Plasse, et le dépôt des tramways est construit sur l’emplacement du potager.

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30 mai 1869 – Assemblée Communale de Maisons-Alfort

1869 – Assemblée Communale

30-5-1869 Municipalité. Conseillers Municipaux ; Apparaissent : Debrye, Mauger, Couturier, Muloteau, Léon Lagoutte, Auguste Léonard, Pierre Philippot, Villetard de Laguerie, Guénot; disparaissent : Pierre-Léon Samson,, Jean-Dominique Rathier, François Picot, Gérard-Auguste Pillier, Jean-Baptiste Boudet, Théophile Prévost.

Délibérations :  Assemblées Communales de Maisons-Alfort

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Site du jour (108) : Indre 14-18

Indre 14-18

http://indre1418.canalblog.com/

Indre 14-18 – Les 68è, 90è, 268è et 290è RI dans la Grande Guerre

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Histoire de Maisons (V-6) : Château Gaillard

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CHATEAU-GAILLARD

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 6

Nous en avons fini avec les fiefs et seigneuries.

Le Château-Gaillard ; dont la possession ne donnait aucun privilège semble s’être confondu autrefois avec Charentonneau, et porter le même nom, ou, peut-être bien, celui de Charentonnet ; toujours est-il qu’en 1629 il portait déjà le nom qu’il a conservé.

Nous avons dit, d’autre part, qu’un nommé Louis Léjay, chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem avait fait un don à la Fabrique de Maisons, à l’occasion de son projet de faire construire « un corps de logis et dépendances en ce lieu qui est Château-Gaillard. » Il s’agissait probablement de restauration, ou d’agrandissement.

En 1671, un sieur René Gaillard, achète le domaine de Charentonneau ; peut-être était-il déjà propriétaire du château voisin ? D’autre part, on trouve, en 1720, un abbé Gaillard ; qui fait un don à la paroisse pour l’instruction des jeunes filles ; était-il de la même famille ? et lequel, du château ou de l’homme, avait donné son nom à l’autre ?

Sur une carte de 1672, le territoire de la commune ne porte d’autres indications que des figures semblant vouloir représenter des constructions surmontées d’une croix ; elles sont au nombre de quatre et ont, à côté, les noms de Maisons, Alfort, Château-Gaillard et Charentonneau. On peut supposer qu’on a voulu marquer les endroits où existaient des églises et des chapelles ; il y en avait effectivement aux quatre lieux indiqués.

Plus tard, en 1731, sur une carte, le Château-Gaillard est encore désigné, mais avec cette indication : Château-Gaillard ou Ville-Maison. On ne saurait préciser s’il y avait là deux propriétés ou une seule, car nous trouvons, en 1726, mention de Ville-Maison, en même temps que Château-Gaillard. La connaissance des lieux nous fait pencher pour l’unité.

En 1789, ce château appartenait à Mme de Lety ; les enclos et jardin comportaient 15 arpents et demi, et la maison était évaluée 400 livres de valeur locative ; il appartint ensuite à M. Pierre Frusy, et Marie Pradel, son épouse ; ils le vendirent en 1808 au marquis Dodun de Kéroman, qui fut maire de la commune de 1813 à 1855.

Il resta dans la famille, qui le fit réparer à diverses reprises, et l’habita jusqu’en 1869, époque où il fut morcelé par M. Rubigny, possesseur actuel du principal corps de logis, qu’il a divisé en logements : c’est une grande bâtisse banale, flanquée de deux pavillons plus bas. Les communs, dont une pièce servait de chapelle, ainsi que la ferme, n’ont également subi que peu de transformations.

L’enclos était limité du côté de l’entrée par l’ancien chemin de Brie, qui longeait les granges ; à droite par le chemin de fer ; au fond par le chemin de halage ; à gauche par un saut de loup et un mur soutenant une terrasse ombragée par deux rangées de tilleuls. On y arrivait par une avenue plantée également de tilleuls, qui se continuait jusqu’au chemin d’Enfer.

Le parc était de plantation fort ancienne, et très ombreux.

La pièce de terre s’étendant jusqu’au chemin du Moulin (rue de l’Amiral-Courbet) et celle en avant, jusqu’à la route de Créteil, en dépendaient ; les rues Henri, Charles, Claude, Eugène et celle du Château, ont été tracées sur cette propriété. Les quatre premières ont pris les prénoms des fils de l’ancien maire.

Malgré la division, on retrouve encore en maints endroits les restes des clôtures des avenues et du parc.

La portion de terrain en avant, dans la zone du fort, a été exploitée en carrière et remblayée ensuite.

En dépendaient également : les terrains situés derrière le Moulin Neuf jusqu’aux Sept Arbres, et, à Alfortville, ceux sur lesquels a été créé le quartier dit des Fleurs.

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Nés un 29 mai à Maisons-Alfort

Relevés réalisés par le CGMA

1868.05.29 LECOCQ Adèle née BARBOT (légitimée)
1880.05.29 BAZIN Pierre Ernest Xavier
1893.05.29 BIENVENU Alice
1876.05.29 BILIOUX Jean Charles
1866.05.29 BLANCHON Marie Thérèse
1885.05.29 CAILLE Charles Marie Laure
1872.05.29 GAUTHIER Victorine née CHAMPEAUX (légitimée)
1869.05.29 CLAEYS Maria Flora Célina
1883.05.29 COUSIN Joseph Victor
1891.05.29 CROS Edouard Benoit
1843.05.29 CURIACE Victoire
1901.05.29 DEFAIT Georges
1887.05.29 DENIS Aimable
1871.05.29 DESPRADELS Joseph Jean
1901.05.29 DREVELLE Robert Ernest Alfred
1883.05.29 DUMAY Pierre
1883.05.29 FOERDERER Clémence Eugénie Valentine
1872.05.29 GAUTHIER Victorine née CHAMPEAUX (légitimée)
1897.05.29 GUENOT Jeanne Marguerite
1894.05.29 HUGUENY Paul Augustin
1891.05.29 JOSET Georges Henri
1868.05.29 LECOCQ Adèle née BARBOT (légitimée)
1855.05.29 LEPET Adèle Marie Joséphine
1883.05.29 LHOTTE Berthe Laurence
1894.05.29 POIRIER Maurice André
1858.05.29 RENARD Augustin
1894.05.29 SIGNORET René
1897.05.29 TAUPIN Georgette Catherine
1892.05.29 TORCHE Marcel Edmond François
1880.05.29 TOUJADAS Prudence Marie
1881.05.29 VERNE Eugénie Henriette
1898.05.29 VOVARD Clotilde

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Tous les actes sont téléchargeables sur le site des AD 94

http://archives.cg94.fr/consultation/eta/search-form.html

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AD gratuites ou payantes : Présentation

Le CGMA a entrepris de retrouver les prénoms des soldats inscrits sur le Monument aux morts de Maisons-Alfort. (Seule l’initiale du premier prénom est gravée et aucune liste complète ne figure dans les archives : communales Maisons-Alfort ou départementales (94) de Créteil).

596 fiches sur 696 ont été mises à jour sur la base de données de Memorial GenWeb : Monument aux Morts [relevé n° 5680]

Pour cela le CGMA à retrouvé (partiellement)

– les fiches MDH-SGA (memoiredeshomme),

– les actes de naissances de ces soldats

– les avis de décès transmis par l’armée à la commune de Maisons-Alfort (série E71 du E-Dépôt aux AD 94).

A partir de ces actes ou fiches il est possible de renseigner les fiches Memorial GenWeb :

Nom :  Prénoms :
Conflit : 1914-1918
Grade, unité :
Complément :
Matricule, recrutement :

Date de naissance :
Département ou pays :
Commune de naissance :

Genre de mort :

Date du décès :
Département ou pays :
Commune du décès :
Lieu, complément :

Date de transcription :
Département ou pays :
Commune de transcription :

Département ou pays inhumation:
Commune inhumation :
Lieu inhumation :
Carré, rang, tombe :

Autres informations :

Sources :

Le lien du soldat avec Maisons-Alfort est essentiel pour s’assurer  qu’il s’agit du « bon soldat » : naissance, mariage, domiciliation, transcription de décès.

Mais parfois l’exercice est plus compliqué :

Acte de naissance non téléchargeable car l’état civil des AD ne sont pas en ligne, homonymie etc …

Acte de transcription de décès (entre 1914 et 1940 – Mention « Mort pour la France » la plus récente à ce jour de l’étude – pour Maisons-Alfort)

Le CGMA adresse particulièrement aux bénévoles de MemoireGenWeb des remerciements pour leur patience, leurs conseils -déjà prodigués et à venir-.

La route est encore longue pour être prêts en 2014.

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Le CGMA a choisi, dans un premier temps de demander – par mails- aux AD concernées les actes manquants – Plusieurs articles sont déjà parus reflétant la politique de chaque AD (ou AC) :

AD gratuites ou payantes : L’Ariège (09)
AD gratuites ou payantes : La Charente (16)
AD gratuites ou payantes : le Finistère (29)
AD gratuites ou payantes : La Meurthe-et-Moselle (54)

Vous pourrez également retrouver l’ensemble des articles : AD gratuites ou payantes

Bonnes lectures

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Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration : Exposition « Albums »

CNIH - expo AlbumsUn siècle d’immigration dans la bande dessinée, 1913-2013

Du mercredi 16 octobre 2013 au dimanche 27 avril 2014.

Albums est une exposition d’histoires. Histoires de ces auteurs d’origine italienne, sénégalaise, algérienne, portugaise ou vietnamienne venus vivre et travailler en France mais aussi histoires de ces émigrés ou fils d’immigrés européens partis au début du siècle aux États-Unis tels que Georges McManus ou plus tard Goscinny qui ont contribué à créer un 9ème art.

 

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Histoire de Maisons (V-5) : Fief de l’Archevêché

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FIEF DE L’ARCHEVECHE

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 5

Les abbés de Saint-Maur, de par la donation de Hugues Capet, possédaient en toute propriété une partie du territoire de Maisons et avaient un droit de suzeraineté sur le reste.

Lorsqu’ils affranchirent les serfs, ils ne renoncèrent pas à ce droit.

Ils ne donnèrent jamais non plus, d’une façon complète, les terres servant de pacages dont jouissaient les habitants ; ils arrondirent au contraire leur domaine en achetant, en 1296 ; « un arpent de terre vers Villeneuve, et un demi-arpent vers le pont de Charentonneau ». Puis, en 1307, « deux arpents de terre en quatre pièces au terroir de Maisons, lieu dit Porchieu. Et enfin, en 1325, ils firent échange « d’un arpent de terre au Petit Charentonneau, contre un arpent sis à Maisons sur la rivière ».

Si on croit Dulaure, l’abbé de Saint-Maur aurait eu une demeure à Maisons, et la chapelle de Saint-Germain, dont il a été question d’autre part, y était comprise ; il y rendait la justice.

Dans un manuscrit déjà plusieurs fois cité, nous trouvons ceci :

« La seigneurie de Maisons, pour la portion de ce qui en appartient à l’Archevêque de Paris, au moyen de la réunion qui y a été faite du doyenné de Saint-Maur, à haute et basse justice, sous le titre de Prévôté, laquelle est unie à celle de Créteil ; greffe, tabellionnage, droits de corvées, cens, lods, ventes, échanges, saisines ([1]) amendes, quand le cas y échet ; droit de dîme dans l’étendue de ladite paroisse de Maisons, à raison de seize gerbes par chaque arpent de blé, seigle, orge et avoine ; et de vingt sols par chaque arpent de pois gris, pois, vesces, luzernes et sainfoins ; à la charge de payer audit curé de la paroisse, un muid ([2]) de blé froment, un muid de seigle, et un muid d’orge. »

Voici comment y sont définis les droits que le roi avait transmis aux abbés, en leur donnant le village de Maisons, en 988.

« Le roi donnait simplement la propriété des maisons et terres occupées et exploitées par les hommes et femmes qui les tenaient ensemble. La supériorité sur l’asservissement auquel ces hommes et femmes serfs étaient assujettis ; par ce moyen de la donation ci-dessus, l’abbé de Saint-Maur était propriétaire des corps desdits serfs, desquels il pouvait conséquemment disposer. »

En 1643, lorsque l’organisation de l’abbaye de Saint-Maur fut modifiée, elle céda ses droits à l’Archevêché de Paris, qui en prit possession en 1664.

C’était la première terre du duché-pairie de l’Archevêché.

L’Archevêque ne paraît avoir possédé en propre que la ferme qui occupait l’emplacement des propriétés Perrié, Faitot, et du café du Pré-Catelan à Maisons ; limité par la Grande-Rue, le couvent et la rue du Chemin-de-Fer. Il en reste une immense grange déjà raccourcie d’un bout, qui sert de magasin à un grainetier.

En 1797, il fut fait un arpentage des terres de cette ferme, il y en avait 208 arpents 63 perches 2 pieds, plus, en remises, 1 arpent 75 perches 15 pieds ; le dernier fermier, avant 1789, était un nommé Coudray, qui fut aussi le dernier syndic communal.

Sur un plan de l’époque, les bâtiments sont figurés en bordure de la Grande-Rue, où se trouve l’entrée, et, en retour, sur celle de la Grand-Noue, devenue rue du Chemin-de-Fer ; à la suite, on remarque un jardin clos et un vivier ; l’unique tenant est, à gauche et au fond, le fief Saint-Pierre.

Les Archevêques de Paris, qui étaient devenus premiers seigneurs de Maisons et dépendances, tiraient aussi leur revenus des fiefs secondaires et des rotures qui se partageaient le territoire et dont ils avaient la suzeraineté.

Tout comme leurs cédants, les abbés, ils durent à diverses reprises défendre leurs droits, qui devenaient de plus en plus contestés.

La Révolution mit tout le monde d’accord en supprimant ces privilèges.

La ferme et dépendances fut vendue au profit du domaine national et semble avoir passé entre les mêmes mains que celle de Maisonville. 

En 1864, elle appartenait à M. Dominique, qui la revendit en détail ; le prolongement de la rue Jean, devenue rue Auguste Simon, fut percé dessus, et ce qui restait des terres de la plaine fut compris dans le lotissement d’Alfortville.


[1] Saisines : pour saisies ou prises de possession.

[2] Muids : mesure de capacité variable selon les provinces.

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28 mai 1746 – Pierre François JEANDIER

Pierre François JEANDIER

– Maire de Créteil 1805-1808
– Né le 28 mai 1746 à Thiais.
– Épouse Marie-Anne Plé (maîtresse sage-femme à Saint-Côme), fille de maître Étienne Simon Plé, chirurgien major de la garde nationale et barbier chirurgien en la Grande-Rue.
– Il est marchand bonnetier, fabricant de bas.
– Il a connu toutes les étapes de la révolution.
– S’appuyant sur ses connaissances en droit, il postule et obtient la charge de procureur fiscal de la prévôté. C’est un poste de confiance qui lui donne accès à bon nombre d’affaires locales publiques ou privées.
– De procureur fiscal il devient tout naturellement procureur de la commune lors de la première municipalité.
– Il est délégué en 1792 de la commune à la troisième assemblée primaire du canton et il figure parmi les 12 électeurs choisis avec deux autres habitants de Créteil.
-Est Nommé maire par le préfet en 1805.
– Frère du maire de Thiais et oncle par alliance de Antoine Germain Cretté, Maire de Vitry-sur-Seine.

Lire également

http://www.ville-creteil.fr/cv/cv-dc-maire-jeandier.htm

Retrouvez tous les maires de Créteil (94) sur

http://www.ville-creteil.fr/cv/cv-dc-fiche-mairedecreteil.htm

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AD gratuites ou payantes : le Finistère (29)

Le CGMA a entrepris de retrouver les prénoms des soldats inscrits sur le Monument aux morts de Maisons-Alfort. (Seule l’initiale du premier prénom est gravée et aucune liste complète ne figure dans les archives : communales Maisons-Alfort ou départementales (94) de Créteil). mais certains actes de naissance ne sont pas en ligne.

Le CGMA a choisi, dans un premier temps de demander -par mails- aux AD concernées les actes manquants – Voici la réponse (d’autres suivront) provenant du Finistère (29) :

AD gratuites ou payantes : La Meurthe-et-Moselle (54)
AD gratuites ou payantes : La Charente (16)
AD gratuites ou payantes : L’Ariège (09)

et tous les articles : AD payantes ou gratuites

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Voici la réponse du Finistère (29)*

V/Réf : votre courrier du …

Monsieur,

Vous avez demandé aux Archives départementales du Finistère de rechercher et de vous adresser des actes d’état civil.
Dans le cadre des politiques de conservation du patrimoine, les Archives ont mis en place une vaste campagne de nettoyage des documents conservés à Quimper.
La communication de nombreux documents originaux y est par conséquent suspendue pour une durée indéterminée. C’est le cas de la sous-série 3 E (registres paroissiaux et d’état civil originaux).
Les Archives départementales vous présentent leurs excuses pour les éventuels désagréments liés à cette situation. 
En revanche :
          les microfilms restent accessibles dans les deux salles de lecture.
          les documents numérisés sont en ligne sur Internet sur  www.archives-finistere.fr par le formulaire  « état civil et registres paroissiaux ».
          les registres d’état civil de certaines communes peuvent être consultés à l’annexe de Brest (cote E dépôt).
Si vous devez vous déplacer, n’hésitez pas à consulter le site Internet où vous trouverez les informations relatives à la communication et au plan de nettoyage.
Au sein des Archives départementales, votre dossier est suivi par Madame …. Je vous invite à la contacter pour tout renseignement au 02 98 95 91 91 ou par courriel  archives.departementales@cg29.fr

Veuillez agréer,  Monsieur, mes salutations distinguées.

Pour le Président du Conseil général et par délégation,
Le directeur des Archives départementales

Tous les articles AD gratuites ou payantes

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Histoire de Maisons (V-4) : Fief et château de Saint-Pierre

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FIEF ET CHATEAU DE SAINT-PIERRE.

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 4

Suivant une charte de 1270, « Jean de Gourdon, gendarme, possédait à Maisons-sur-Seine quatre fiefs qu’il tenait de Jean d’Evry, chevalier de l’ordre de la Croisade ». Il fit don de la suzeraineté et seigneurie aux abbés de Saint-Maur.

Ces fiefs furent possédés, en 1362, par Mahy-Quinaut ; en 1378, par Simon de Saint-Benoît : en 1385, par Jean Lebègue, et, en 1387, par Jean Lefèvre.

Ils passèrent, en 1494, à Jean Virieu, et ensuite à Martin de Bellefuye, conseiller au Parlement ; puis à Jean Galopin et Marie Chartier, sa femme, qui les vendirent à Michel Leclère, en 1517.

La dîme en appartenait aux abbés de Saint-Maur, à raison de seize gerbes par arpent ; cependant, à la suite d’une sentence, un nommé Toussaint de Gillemont ne fut condamné à payer que six gerbes par arpent.

Sarah Leclère, épouse de Samuel Spifame, qui les tenait de son père, en fit donation à Roger Robineau, en faveur de qui, en 1633, ces différents fiefs « furent réunis en un seul corps de fief, sous le nom de Saint-Pierre, à la charge d’y asseoir pour glèbe ([1]) une maison située dans la Grande-Rue de Maisons ».

En voici une description de 1634 :

« Une maison seigneuriale, une chapelle, maison et bâtiment de fermier, un jardin, clos, vivier, saulsaye. Un autre grand jardin, terres et prés, le tout contenant 87 arpents 4 perches. Dans des rentes attachées au fief, montant à 30 livres, 8 poules et poulets, 5 livres de menus cens, un droit de champart ([2]) et une censive qui s’étend sur onze maisons, et 99 arpents 74 perches de terre. »

Dans un autre ouvrage, on dit que, sous Louis XIV, le fief Saint-Pierre comportait un vieux château à tourelles, qui aurait été bâti pour sa maîtresse par François Ier ou par Henri Il, son fils ; « il aurait été habité par Diane de Poitiers, dont on voyait encore, en 1720, le portrait sur une cheminée. Des fleurs de lys étaient sculptées de chaque côté de la porte principale ».

Amos Tixier, seigneur de Janvry, l’aurait également occupé.

Françoise Lemaître, qui en était devenue propriétaire indivisément avec Charles de Bonnigal, chevalier, épousa Dominique Barberie de Saint-Contest ; ils en firent hommage à l’Archevêque en 1727.

Ce fief resta dans la famille de Saint-Contest en la personne de François Barberie, marquis de Saint-Contest, Louis-François, marquis de Chambray, dame Louise de Camouville, son épouse, et Charles Louis, marquis de …. ? qui le possédaient en commun à titre d’héritage en 1776.

A ce moment, la propriété avait, en diverses parties, une contenance de 87 arpents 4 perches, et le droit de censive portait sur 99 arpents 74 perches.

Elle est ainsi désignée dans un recensement de 1789 :

« Fief Saint-Pierre. Bâtiments : location évaluée 400 livres.

« Clos : 10 arpents dont 4 en bosquets.

« Terres : 54 arpents. »

Contrairement à ce qui s’est passé pour Alfort, Charentonneau et Château-Gaillard, qui non seulement ont gardé leur nom, mais encore l’ont donné à un quartier, les châteaux de l’Image et de Saint-Pierre l’ont perdu ; de ce dernier, il ne reste même plus trace.

Tout d’abord, rapprochant ce nom de celui donné autrefois à une rue, nous tendions à conclure qu’il était en bordure et y avait son entrée ; mais c’était une erreur.

Le château de Saint-Pierre occupait l’emplacement où est le couvent et quelques propriétés qui l’avoisinent, comprenant, ou à peu près, tout l’espace limité par la Grande-Rue, la ferme de l’Archevêché, (rue Auguste-Simon), la rue des Iles (du Chemin-de-Fer) et le château de l’Image (nouvelle mairie). Le terrain du marché et l’immeuble à droite étaient occupés par la ferme. Cette ferme avait, en 1791, 303 arpents 46 perches de terre, sur Maisons, Créteil, Choisy et Valenton.

Au début de la Révolution, ainsi qu’on l’a vu, le marquis de Chambray, maréchal de camp, fut député aux Etats généraux. Lorsqu’on forma la garde nationale dans la commune, il en devient le chef ; il avait mis sa maison à la disposition des habitants pour s’y réunir. Au moment de la Terreur, il émigra et ses biens furent confisqués. Un autre marquis de Chambray, peut-être son fils, né en 1783, fit une partie des campagnes de l’Empire et devint général.

Nous trouvons comme propriétaires de ce domaine, en l’an IX, Jean-Nicolas et Jean-Baptiste Légué ou Leguet, carriers, qui se sont installés au château « en attendant qu’ils puissent s’en défaire.

Un peu après, on le démolissait ; il est probable que c’est de cette époque que date le morcellement. En faisant des plantations, il y a quelques années, sur son emplacement, on découvrit, parait-il, des souterrains.

Quant à la ferme, elle appartint, au maréchal Serrurier ; sa veuve et son gendre, François-Eugène d’Orange, baron de Kermont, colonel de chasseurs, la vendirent à M. Lecouteux ; Mme Potel en hérita. Les bâtiments ayant été démolis après avoir servi à une vinaigrerie et une scierie, le terrain, moins la partie de droite, fut vendu à la commune en 1884.

Comme nous l’avons dit plus haut, c’est sur ce terrain que le marché et une partie de l’école des garçons sont édifiés.


[1] Pour glèbe : pour servitude où hommage.

[2] Droit de champart : part sur la récolte revenant au seigneur

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Henri DUTILLEUX

Le doyen des compositeurs français est décédé mercredi matin, à l’âge de 97 ans. Héritier de Debussy, il était le dernier représentant de la musique française. Il laisse une suite de chefs-d’œuvre, petite par le nombre mais considérable en terme d’influence. Malgré son âge, le musicien était toujours en activité. Son dernier album, enregistré par Salonen, était sorti en janvier.

Lire l’article du Figaro du 22 mai 2013

Henri Dutilleux, la mort du géant de la musique française

et aussi https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Dutilleux

Le Conservatoire Henri Dutilleux à Maisons Alfort

Classé en 2007 par le Ministère de la Culture et de la Communication le Conservatoire à Rayonnement Communal Henri Dutilleux de Maisons-Alfort est un établissement public d’enseignement artistique en musique, danse et art dramatique.

L’enseignement pédagogique proposé par le Conservatoire associe une formation aux pratiques musicales, chorégraphiques et théâtrales à la fois collectives et individuelles.

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27 mai 1965 – Inauguration stèle RAMON

1965 – La stèle de RAMON
Né à Bellechaume (Yonne) le 30 septembre 1886, diplômé d’Alfort en 1910, Gaston Ramon fit carrière à l’Institut Pasteur de Paris de 1911 à 1941. Après être passé par l’Institut national d’hygiène, il succéda à Leclainche en qualité de directeur de l’Office international des épizooties. il mourut à Garches le 8 juin 1963.“ Les découvertes de Gaston Ramon sont fondamentales car elles ont permis d’effectuer la prophylaxie médicale d’un nombre considérable de maladies humaines et animales. Elles ont littéralement révolutionné la production et l’administration des sérums et des vaccins. il découvrit, entre autres, en 1923 les anatoxines et les vaccins anatoxiques qui permirent de vacciner contre la diphtérie, le tétanos, le botulisme, les staphylococcies. Il découvrit en 1825 les substances stimulantes de l’immunité. Il décrivit en 1926 l’efficacité accrue des vaccins associés. Son œuvre est immense. On lui doit plus de 1000 publications qui le firent élire dans toutes les grandes sociétés savantes ”.Le monument dédié à G. Ramon fut appelé des vœux du corps enseignant d’Alfort dès son décès annoncé. Ce fut le sculpteur Leognany, prix de Rome, qui fut pressenti pour réaliser le buste. La tâche était difficile car, disait-il, “sans masque mortuaire, sans buste précédemment exécuté, je ne puis travailler que sur de nombreuses photographies et surtout avec le concours de personnes qui l’ont bien connu ”.  Le monument est constitué d’une colonne carrée sur laquelle repose le buste en bronze. Il fut inauguré le 27 mai 1965 en présence de nombreuses personnalités, à l’occasion du bicentenaire de l’École d’Alfort.

École Vétérinaire

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Histoire de Maisons (V-3) : Fief de l’Image

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FIEF DE L’IMAGE

CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 3

 Voici ce qui est dit à son sujet dans un manuscrit :

« Le fief de l’Image est situé au village de Maisons-sur-Seine, près Charenton, sur le chemin de Villeneuve-Saint-Georges à Paris, et consiste :

« 1°     Dans une maison, bâtiment, cour, dans laquelle il y a un colombier à pied, un jardin, le tout contenant 12 perches ; sis rue Basse devant le cimetière dudit lieu.

« 2°     Dans une moyenne et basse justice sur les sujets dudit fief.

« 3°     Dans trois quartiers de prés sis au terroir de Maisons, lieu dit Le Prévieu.

« 4°     Dans 4 livres 16 sols parisis, et 7 septiers 8 boisseaux d’orge, mesure de Paris, avec autant d’argent que vaut ledit orge de cens ; portant « lods » ([1]) et ventes, à prendre sur plusieurs maisons, mazures, vignes, terres labourables, prés et autres héritages. »

Ses possesseurs successifs furent :

1364     Simon de Dampmart et Constance, sa femme.

1372     Saurénein de l’Image.

1458     Laurent de l’Image, Laurent Caillot et Jean le Boulanger.

1477     Jean le Boulanger ; Marie de Loygnes, veuve de M. de Flément.

1552     Charlotte Errault, veuve de Jean des Loges ; Gilbert de Curée, et Errault de Chamoix.

1561     Catherine Pichonat, veuve de Jean Dolu.

1582     René Dolu.

1603     Jacques Olier et Marie Dolu, sa femme.

1668     Edouard-Nicolas Olier.

1672     Jean-Jacques Olier.

1727     Jean-Jacques Olier (deuxième du nom).

1742     Jean-Michel Le Chanteur, acquéreur d’Olier. 

Le sieur Olier avait reconnu en 1738 que la partie de son domaine, en roture, consistait en « une maison de jardinier, basse-cour, ferme, avec toutes ses dépendances, parterre, jardin potager, bois et clos, dont partie en prés et terres labourables, le tout fermé de murs et fossés, et contenant ensemble la quantité de :

*                                                                                           41 arp.           5 per.

            Plus terres et vigne                                        89  –              45 per.

                                                                                  ________________

Total                                                                              130 arp.         50 per

à raison de 8 deniers parisis de cens par arpent ».

M. Le Chanteur, auditeur des Comptes, ayant émigré à la Révolution, ses biens furent saisis, la literie de sa maison inventoriée et emportée à Paris pour contribuer à meubler une caserne.

Il ne semble pas douteux que ce domaine comprenait ce qui fut plus tard la propriété Lesieur, avec, en plus, l’ancienne ferme dont M. Villot est actuellement propriétaire ; il est probable aussi que c’est cette ferme qui est décrite plus haut.

On trouve ce château sur la carte des chasses ; il y est figuré, comme étendue, à peu près tel qu’il était avant 1895 ; seule la disposition des constructions n’est pas entièrement la même, mais ces détails ne sont pas toujours très exacts sur un plan à une si petite échelle.

En l’an IV, la propriété fut vendue comme bien national ; nous ignorons si la ferme en dépendait encore, toujours est-il que cette dernière comportait une habitation désignée sous le nom de Pavillon de Bellevue. Elle appartint à un sieur Léger, puis au baron Rodier, ensuite à l’un de ses héritiers, M. Pelet de la Lozère, et enfin à MM. Tessonnnière et le général Salanson, qui l’ont vendue à M. Villot.

Le château fut acheté au domaine national le 23 messidor an IV par M. Romey ; il le revendit à M. Jalbin, qui le céda en 1841 à M. Martinon ; il passa ensuite à M. Richard.

Nous avons trouvé, dans une description ancienne, qu’il y avait, autour du château, « un bois de haute futaie » ; M. Richard en fit l’exploitation, et, en 1848, rétrocéda son acquisition à M. Lesieur ; son fils morcela la propriété en 1875, et en vendit une partie à la commune pour y installer la mairie.

Sur le cadastre de 1813, le principal corps de logis figure à l’emplacement actuel, mais les deux ailes, qui, avant sa transformation en mairie, n’avaient pas d’étage, forment avant-corps ; on en a du, reste retrouvé les fondations au cours des derniers travaux ; on a pu constater également, à ce moment, que le gros œuvre en était fort ancien. L’édifice était du style Louis XIII, mais nous n’affirmerions pas qu’il datât de l’époque.

Le parc, clos de murs, haies et sauts de loup, renfermait des grottes, rochers, bassins et étangs artificiels ; un petit pavillon qui occupe l’angle extrême du parc en bordure de la route, et qui est en tout semblable à un autre situé de l’autre côté, semblerait indiquer que les deux propriétés qui se font vis-à-vis n’en faisaient qu’une autrefois. Il n’en est rien ; il n’y a là qu’une fantaisie architecturale.

La partie acquise par la commune renferme, dit-on, un puits artésien, qui, en tout cas, n’est plus en usage.

Dans le reste du parc, ont été tracées les rues Pasteur, du Parc, Louise Lesieur, et de l’usine Springer.

On a pu voir que si Robespierre habita cette maison, il n’en fut en tout cas jamais propriétaire ; peut-être l’occupa-t-il pendant qu’elle appartenait à l’Etat ?

Le maréchal Serrurier, qui, comme on le verra plus loin, posséda à Maisons une ferme importante, l’aurait également habitée.

Une princesse de Saint-Maurice-Montbarrey, veuve de Henry, prince de Nassau-Saarbrük, y eut sa résidence ; on la désignait communément sous le nom de la Princesse. Elle repose dans le cimetière de la commune.


[1] Lods : droit féodal ; pour honneurs.

*

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Site du jour (107) : La 1ère guerre mondiale à Vendémian (34)

Les sites fleurissent en cette année précédent la commémoration de la Guerre 1914-1918, un indice de tout le travail de mémoire faite autour de ce conflit.

Chaque site, chaque blog est source d’information sur l’histoire locale et nationale.

Découvrons ce petit village de l’Hérault avec ses soldats.

Vendémian

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Histoire de Maisons (V-2) : Charentonneau

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CHARENTONNEAU

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CINQUIEME PARTIE – Fiefs et Châteaux.

CHAPITRE 2

Charentonneau semble être d’origine aussi ancienne que le village de Maisons. C’est parfois Charentonnellum, Carentoniolo, ou Charentonnet ; il se pourrait du reste que certains de ces noms s’appliquassent à des parties différentes de ce qui constituait la seigneurie de Charentonneau.

Il est vraisemblable que non seulement le triangle formé par la Marne et la route de Créteil, depuis le pont jusqu’au-delà du château, mais encore ce qui fut plus tard la Poste aux chevaux, et le château d’Alfort, en faisaient partie, au début de sa formation.

En 1641, M. de Falcony avait réalisé de nouveau cette unité, en devenant possesseur en même temps des domaines de Charentonneau, d’Alfort et de la ferme de Maisonville.

En 1808, le baron Rodier, qui en était devenu propriétaire, avait agi dans le même sens, en remplaçant Alfort, devenu établissement de l’Etat, par de nombreuses pièces de terre ajoutées à celles des fermes de Charentonneau, de Maisonville et de l’Archevêché.

Quoiqu’il en soit, par suite d’acquisitions, d’échanges, de partages, ou de ventes, la contenance en fut changée bien des fois avant d’être ce que nous l’avons connue.

De 1170 à 1180, Thibaud, abbé de Saint-Maur, « exempte ses hommes de Carentoniolo de transporter les grains du monastère de Charenton au moulin des Portes ; » il y avait à cette époque trois moulins ; il s’agit sans doute de l’un d’eux.

« Par une charte du second dimanche après la Saint-André 1292, sur les prières des habitants sujets et censitaires de Maisons-sur-Seine, les abbés leur accordèrent une exemption d’aller moudre leurs grains au moulin banal de Charentonneau, sous la réserve de les y rappeler si besoin était. »

Il est vaguement question en 1240 et 1246 de Charentonnellum.

En 1281, l’abbé de Saint-Maur était propriétaire du moulin de Charentonneau, auquel les hommes de Maisons étaient sujets banniers ([1]) l’abbé et le couvent de Saint-Maur en consentirent un bail à rente le samedi avant la Saint-Remy 1281, à Allard Guichard de Varennes, et Alpédie sa femme, à la charge de payer chaque an seize septiers mouture à Noël, seize à Pâques, seize à la Nativité, et seize à la Saint-Remy ».

Dame Alix, ou Aulips de Charentonneau, femme de Guillaume de Morin, chevalier, fit, en 1285, un échange « avec Monseigneur fils du roi de Jérusalem, bouteiller ([2]) de France, par lequel elle lui donna deux arpents de terre sis à Charentonneau, devant la porte de ladite dame, tenant d’une part au chemin qui va de Charentonneau à Maisons, d’autre a la maison dudit seigneur ».

Ce bouteiller de France céda, en 1295, ses droits aux abbés des Vaux de Cernay, qui avaient un couvent à Charenton ; ils prirent le nom de seigneurs de Charentonneau, quoiqu’ils ne parussent y posséder à ce moment que quelques terres ; on ne dit pas, mais il est possible pourtant qu’ils eussent acquis en même temps une maison d’habitation.

Le 14 octobre 1377, le roi Charles V acheta de Nicolas Braque, son maître d’hôtel, « la maison qu’il avait à Charentonnel près du pont de Charenton, et ses dépendances » pour 3 200 livres d’or. Il la donna à Philippe de Mézières, chancelier de Chypre. Cette charte est datée de Beauté-sur-Marne, 1377.

Il ne semble pas que ce soit le château, mais plutôt quelque maison de plaisance dans le voisinage de la rivière, peut-être même, le château Gaillard dont il n’est pas encore question sous ce dernier nom.

A cette époque, le pont de Charenton est parfois désigné sous le nom de pont de Charentonneau.

En 1413, un nommé Charles Floret, est cité comme propriétaire de Charentonneau. En 1440, il appartenait à Jean de Lormoy, et Jacquette sa femme, qui le vendirent, le 5 juillet 1444 ; à Nicolas Duru, huissier au Parlement. Par le contrat de vente, ils spécifièrent : « que la consistance de ce fief était dans une place, jadis en manoir, granges, vergers, jardins, près le pont de Charenton, sur le chemin tendant à Créteil, duquel manoir, la porte d’icelui, en allant devant Créteil, était dans la censive de l’abbé de Saint-Maur, ainsi que plusieurs terres et prés contenant 26 arpents 62 perches et demie ».

Le reste était dans la censive « des religieux de Charenton », qui sont des Vaux-de-Cernay. »

Une autre partie relevait de l’Archevêché ; c’était :

1° – 4 arpents de prés sur le chemin de Charenton à Villeneuve.

2° – Une maison et un moulin à blé assis sur la rivière de Marne, faisant le premier moulin près le pont de Charenton nommé le Petit Moulin, sous le devoir de six sols parisis de cens.

La dîme appartenait à la seigneurie de Maisons ; un laboureur, Simon Guyot, demeurant à Charentonneau, fut condamné à payer à l’abbé de Saint-Maur, sept agneaux, pour la dîme de soixante-dix agneaux que lui avaient produits ses brebis en 1452 et 1453.

Louis d’Esves et Gillette sa femme, prétendirent que le moulin et le fief de Charentonneau étaient dans la féodalité directe de leur fief des Loges, et en arrière-fief de leur seigneurie de Courtery. En conséquence, ils firent saisir féodalement le moulin et le fief de « Charentonneau ou Charentonnet. » 

Les abbés résistèrent et, en 1456, il y eut transaction, par laquelle les sieur et dame d’Esves reconnurent que les héritages dont la désignation suit étaient, « dans la censive et justice des abbés ».

« 1° – Dans le moulin de Charentonneau, sur la rivière de Marne.

« 2° – En partie du fief de Charentonneau, en commençant par le milieu de la grande porte de Charentonnel ou Charentonneau, en traversant tout hôtel jusqu’à la rivière de la Marne, du côté vers le moulin, comprenant la maison du fermier, les étables, écuries, greniers, les étuves, la cuisine, le four, une salle basse, une autre chambre ensuite, la moitié de la grande salle lambrissée sur le jardin, le tout tant haut que bas ; la cour, depuis le milieu de la porte devers le moulin, avec sa galerie, et le puits à poulie qui est en icelle.

« 3° – En terres et prés d’une contenance de 69 arpents 12 perches et demie, sis aux lieux dits : la Saulsaye, la Sablonière, le Pâtis de Charentonneau, les Noës de Charentonneau, les Buissons de Prévieu, les Noës de Charenton, les Noës de Saint-Père, la pointe de Prévieu, le Clos-Bourg, le Clos à la Louère. »

Dans un titre de 1495, un sieur Jean de Harcourt, comte de Vaudémont, est désigné comme propriétaire de Charentonneau, qui aurait pris le nom d’hôtel de Harcourt ; ainsi que nous l’avons déjà dit, nous supposons qu’il y a confusion avec l’hôtel d’Harrefort, à moins qu’il ne possédât les deux.

En 1523, il est question d’Olivier Aligret comme seigneur de Charentonneau ; il y avait à cette époque une chapelle dédiée à Notre-Dame de Saint-Jean ; elle existait encore en 1551.

Le 24 juillet 1550, il y eut une sentence qui permettait au seigneur « de faire redresser les fourches patibulaires à deux piliers, de la justice de Charentonneau ».

Richard de Pétremol et Jérôme du Four paraissent être propriétaires en commun de Charentonneau en 1611 ; il est au moins certain qu’ils y possédèrent des biens.

En 1659, l’abbaye des Vaux-de-Cernay, qui était propriétaire d’une partie de Charentonneau, la vendit à Louis de Falcony, que nous avons déjà vu propriétaire du château d’Alfort. « Cette partie consistait en un manoir, 70 arpents de terres labourables, 5 arpents d’îles, et 3 arpents et demi de prés, … ladite partie de terre, fief, seigneurie et justice de Charentonneau dans la mouvance ([3]), immédiate du Roi, à cause de la tour du Louvre ; » ce qui indique bien qu’il y avait plusieurs manoirs, hôtels ou châteaux portant le nom de Charentonneau.

M. de Falcony céda sa propriété de Charentonneau, en 1671, à René Gaillard, qui se fit par la suite appeler Gaillard de Charentonneau.

Ce M. Gaillard, et avant lui ses ancêtres, étaient vraisemblablement déjà habitants ou propriétaires du château voisin, auquel ils avaient donné leur nom.

Le domaine resta à la famille jusqu’à la Révolution ; en 1744, on mentionne le décès d’un sieur Gaillard père ; son fils lui succéda dans ses droits.

Il y avait à Charentonneau une prévôté qui connaissait de toutes les affaires de la seigneurie. Le prévôt était en même temps juge de paix, commissaire de police et huissier.

En compulsant le « répertoire du Greffe de la prévôté de Charentonneau (1724 à 1790) on trouve les mentions suivantes :

« 1726 – Expédition du procès-verbal de dégradation du jardin et clos de Château-Gaillard.

« 1730 – Le 7 juin, requête présentée à M. le prévôt par Pierre Mollet au sujet de sa femme trouvée noyée.

« 1752 – Plaintes par le procureur fiscal contre trois quidams pêcheurs de nuit.

« 1756 – Tutelles des mineurs Louis Ducharme.

« 1758 – Interrogatoire du sieur Ducloze détenu au Château-Gaillard.

« 1742 – Alignement de la maison de M. Sannegon.

« 1745 – Requête à M. le prévôt pour la permission de vendre de la viande dans le carême.

« 1772 – Permission donnée au sieur Le Bault de faire boucherie à Alfort.

« 1784 – Levée des cadavres des sieurs Fleury et son garde-moulin (trouvés noyés près le moulin de Charentonneau) dans laquelle minute sont renfermés les deux rapports en chirurgie.

En 1788, M. Gaillard, ancien conseiller à la Cour des Aydes, était encore propriétaire et seigneur haut justicier de Charentonneau ; la famille de ce nom posséda le château de 1671 à 1793, époque où il semble avoir été saisi comme bien d’émigré, pour être vendu plus tard au profit de la Nation.

En 1787, il avait été fait un inventaire des terres, il se résumait ainsi :

Sur Maisons : champtier de Charentonneau, des Prévieux, du chemin de Saint-Maur, de la grande Borne, du chemin de Brie, des Mêches, de Villiers, de Champoutre, du Deffoye, des Petits-Carreaux, du Port-à-l’Anglais, de la Butte-de-Grammont, des Bouvets, de la Bosse-de-Marne.

Ensemble                         286 arp., 52 per., 1 pied

Sur Créteil : champtier du chemin de Saint-Maur, des Prévieux, des carrières de Créteil, des vignes de Maisons                                             55 arp., 52 per.,15 pieds

Sur Thiais [4]               30  –

Sur Saint-Maurice : Iles de Gravelle et des Corbeaux       25 arp., 99 per.,  9 pieds

Total général, compris emplacement du château            399 arp., 19 per.,

Voici la désignation qui fut faite de la propriété en 1789 :

« Le château de Charentonneau, : « en mauvais état », jardin, bosquets et îles, 22 arpents évalués 300 livres de loyer.

« Un moulin et ses dépendances loué 1 970 livres.

«  Moulin de Charentonneau et ses dépendances évalué 1 400 livres de loyer.

« La ferme, imposée pour 516 livres en principal. »

Nous n’avons que des présomptions en ce qui concerne la saisie et vente du domaine de Charentonneau comme bien national ; néanmoins sa nature de fief féodal semble avoir dû motiver cette mesure.

Nous trouvons, comme propriétaire en l’an XIV, le général Berthier, sans savoir à quelle époque il l’était devenu ; voici un relevé des impositions, établi à l’occasion d’une demande en dégrèvement :


[1] Sujets banniers, soumis à la banalité

[2] Bouteiller : Officier chargé du vin de la table du roi.

[3] Mouvance : Sous la dépendance.

[4] Sans doute pour Choisy.

 

CHARENTONNEAU

AN XIV. A Maisons, revenu et contributions

Château                                                                                   600 fr

Parc et jardins     245 fr 25

Quinconces              20

Iles du moulin       70

Remises                     85

                             _________

            Total         1 020 fr 25

Pour la contribution, sur le pied de 0 fr 35 pour franc     366 fr 20

Contribution personnelle, mobilière, etc                              142 fr 55

Portes et fenêtres                                                                               25 fr

Taxe de guerr                                                                                   200 fr 30

Jardinier                                                                                                    1 fr 95

A CRETEIL

Remises, revenu                                                                     235 fr 10                57 fr 10          

Taxe de guerre                                                                                                            10 fr 55

                                                                                               __________      _________

Totaux                                                                                   1 255 fr 35              792 fr 65

AN 1807.

Il y aura lieu de demander le dégrèvement de la contribution mobilière et personnelle de                                                                                                                     142 fr 55

                                                                                                                           _________

Il sera dû seulement                                                                                      650 fr 10

MAISON DE MADAME.

AN XIV

Maison et jardin                                                                   272 fr                 78 fr

Terres labourables (mémoire)                                          

Contribution personnelle                                                                              31 fr 70 

Portes et fenêtres                                                                                              19 fr 70

                                                                                               ____                    ______

Totaux                                                                                 272 fr                   129 fr 40 

 

Résumé

AN XIV

M. le général paiera                                                                                    792 fr  65

Madame                                                                                                           129 fr  40

                                                                                                                           ______

Total                                                                                                                  922 fr  05

AN 1807

M. le général paiera                                                                                     650 fr  10

Madame                                                                                                            129 fr  40

                                                                                                                           ______

Total                                                                                                                  779 fr  50 

Nous ignorons s’il s’agit d’une Mme Berthier authentique, car le maréchal Berthier se maria en 1808, avec une princesse étrangère, et, à ce moment, Napoléon lui constitua le majorat du château de Grosbois. Il n’entre pas dans notre cadre d’éclaircir ce point d’histoire ; mais nous remarquons que Monsieur et Madame avaient chacun leur maison, et étaient imposés à part. Il y avait donc à ce moment deux habitations ?

Le baron Rodier Salièges devint acquéreur du domaine de Charentonneau le 31 janvier 1808. Il fut arrondi à diverses reprises, jusqu’à devenir plus étendu qu’il ne l’avait jamais été. Afin de faire disparaître les dernières enclaves, son possesseur acquit en 1810 deux pièces de terre sises à l’entrée de l’avenue en bordure de la route, de sorte que les clôtures, murs et haies, établies quelques années après, enfermèrent près de 200 hectares d’un seul tenant.

A la mort de M. Rodier, ses héritiers, MM. Pelet de la Lozère, Ravault et Rodier, le firent vendre sur licitation. M. Grimoult en acquit la plus grande partie, notamment celle close, le 17 août 1833 ; il a appartenu depuis à ses descendants, la famille Jouët-Pastré.

Depuis quelques années, on en a distrait successivement les terres non comprises dans l’enclos ; notamment, l’emplacement d’une portion du cimetière, une petite pièce au Moulin Neuf, le Champ Corbilly, dont les rues Jouët, Delalain et Grimoult ont pris les noms des anciens propriétaires ; puis le Buisson Joyeux, et d’autres pièces plus éloignées. Le château actuel n’a rien du vieux manoir féodal.

Si l’on s’y rend par l’avenue, on rencontre d’abord les bâtiments de la ferme, placés en arrière d’une place plantée de marronniers et paraissant de construction assez ancienne ; l’un de ces bâtiments, de forme circulaire, est couronné d’un clocheton.

Le principal corps de logis, auquel, d’après des titres anciens, on arrivait autrefois « par un chemin bordé de barrières, avec lunes et demi-lunes », est séparé de l’avenue par un fossé. On accède à la cour d’honneur par un pont fermé d’une grille. Cet édifice n’est pas bien remarquable, la façade en est simple ; seul le toit élevé rappelle le style Louis XIII. Sur le derrière, à gauche, il est flanqué d’une petite tourelle couverte en poivrière.

D’autres constructions moins importantes bordent la cour du côté droit ; on pénètre dans la première en franchissant le fossé, qui fait retour ; les autres sont de plain-pied.

A la suite, vers la rivière, sont les dépendances, d’origine certainement plus ancienne que le reste.

Un pont franchit le bras, en amont des ruines du moulin, et donne accès dans l’île.

Il ne reste du moulin, brûlé en septembre 1883, que la galerie mentionnée en 1456, ou celle qui l’a remplacée, sous laquelle on passe pour se diriger vers Alfort, et les piliers qui attendent une reconstruction problématique

Les artistes, grands et petits, qui ont reproduit ce moulin et le coin de paysage qui l’entoure, sont légion.

A gauche, surplombant le chemin, on voit des magasins aux murailles énormes ; à leur extrémité des fausses baies simulent une orangerie ; ensuite, au-dessus du chemin et du bras de rivière, un pont en fer relie l’île au parc.

Derrière le château, vers Alfort, existe une pelouse et le parc au sud, à la suite de la ferme, les jardins et serres, le tout clôt de murs ; en bordure de la rue d’Enfer et de son ancien tracé, en retour sur l’avenue, des tilleuls plusieurs fois centenaires ombragent une terrasse soutenue par un mur.

Ne mentionnons que pour mémoire une habitation tout à fait moderne placée en face du château, de l’autre coté de l’avenue.

Vue de la route de Créteil, cette propriété attirait surtout l’attention, par la grande quantité de lièvres, qui, en tout temps, s’ébattaient là, très peu effarouchés par les passants ; les lapins s’étaient réservé le voisinage de la Marne.

D’autre part, du plateau de Gravelle, elle offrait un coup d’œil admirable, par la variété des couleurs que donnaient à sa surface les différentes cultures : de là, peut-être, l’origine du nom de « la Belle-Image » donné à un des lieux dits qu’elle renferme.

Au moment où nous écrivons, le morcellement de Charentonneau est commencé. Les Sept Arbres, tant de fois peints, eux aussi, vont servir à l’installation d’un « Robinson » quelconque.

Les arbres en bordure de la Marne, en remontant vers Créteil, sont coupés ; les lièvres sont, pour la plupart, devenus civets, et les lapins, gibelottes ; au tapis multicolore qu’on admirait, succèdent les lignes droites d’une ville tracée à l’américaine et les restes du vieux moulin disparaîtront sans doute bientôt pour livrer passage à un quai.

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Classé dans Amédée Chenal, Histoire locale, Maisons-Alfort