C’est arrivé un 7 février à Maisons-Alfort

1790 – Election du maire

 

1790 – Le 7 février, en vertu d’un décret, les habitants se réunirent au nombre de soixante-six dans une salle offerte par le marquis de Chambray, devenu député aux Etats généraux. Le Curé présidait cette réunion. On vota au scrutin secret. M. Roger père fut nommé maire, M. Brisset, procureur syndic, puis cinq conseillers, MM. Lecouteux, Marchand, Lacour, Bernard et Anglebert, sous le titre d’officiers municipaux, et douze notables, MM. Sauton, Quinard, Léonard, Lajoie, Petiteau, Grumeau, Ivart, Gouffé, Brisson, Noblot, Guillemard et Lecointre ; la séance avait duré de 11 heures du matin à minuit !

On se rendit le lendemain à l’église, au banc d’œuvre pour prêter serment « d’être fidèle à la nation, à la loi et au roi. »

par « Amédée Chenal Maire de Maisons-Alfort » (1898) 

1834 – Une nouvelle Mairie

Mairie. – La commune fut très longtemps dépourvue de mairie. Au début de la Révolution, les assemblées générales se firent, suivant l’usage, dans l’église ; puis, la municipalité se réunit, soit chez le maire, soit au presbytère, et, à partir de 1813, date où le marquis Dodun devint maire, invariablement à son domicile.

Toutefois, par délibération du 7 février 1834, le Conseil émit le vœu de construire, « à l’instar des communes voisines, une maison commune dans laquelle il y aurait salle de mairie, chambre pour les archives, logement pour le maître d’école, classe convenable, corps de garde, dépôt pour les gens arrêtés ». Cette délibération fut renouvelée le 11 octobre suivant, et l’architecte de l’arrondissement, Molinos, présenta un devis de construction sur la place de l’Église, dans la partie contiguë à la route royale, mais avec un retrait de 8 mètres sur les propriétés voisines ; la dépense prévue était de  11.967 fr. 27. Une ordonnance royale du 8 juillet 1835 autorisa la commune à s’imposer extraordinairement à cet effet et le bâtiment fut, en effet, construit.

Moins de vingt ans plus tard, il était jugé insuffisant. En 1862, le Conseil décida d’acquérir les bâtiments désaffectés d’une ferme sise à l’angle de la Grande-Rue et de la rue de Charentonneau. Les travaux que l’on avait cru devoir être peu importants durèrent deux ans et coûtèrent, dit M. Chenal, 118.135 francs. L’inauguration eut lieu le 15 août 1864. Enfin, en 1894, fut votée l’acquisition de la mairie actuelle, ancien fief de l’Image, ancienne propriété Lesieur, qui, nous l’avons dit, a été solennellement inaugurée le 12 août 1896.

dans « Etat des communes à la fin du XIXe siècle » (1904)

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Classé dans Amédée Chenal, Maisons-Alfort

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