Archives mensuelles : octobre 2010

Le blog du jour (14) : Mistike.com

(blog.mistike)

Réflexions et bidouillages généalogiques et hors sujet.

http://blog.mistike.com/
et un article :
lapsus généalogique

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Revue de Presse Virtuelle (69)

Généalogie

Portail Banque numérique des patrimoines martiniquais.
A travers ce portail Internet, ce sont des milliers d’informations sur le patrimoine écrit, iconographique, bâti, archéologique et immatériel qui sont accessibles. Ces ressources s’enrichiront rapidement dans les mois qui viennent, en fonction du développement des programmes de numérisation et de l’apport de nouveaux partenaires.

Cinquante ans de généalogie pour des siècles d’histoires de famille
La Voix du Nord
Ancien clerc de notaire, Philippe A.Rammaert a remonté ses origines jusqu’à l’époque de saintLouis. Le Villeneuvois Philippe Rammaert a fondé le Groupement …

Un label du patrimoine européen ?
Le blog de la FFG
Un nouveau label du patrimoine européen pourrait être attribué à des monuments naturels, archéologiques, urbains ou sites culturels qui ont joué un rôle important dans l’histoire et la culture européenne ou dans l’intégration européenne, suite au vote unanime, ce mercredi, d’un projet de rapport de la commission culture et éducation.

Ex-épine généalogique
Blog Mistike
Après Sophie et David, je voulais vous présenter une petite épine généalogique. J’en ai tout un petit tas, celle-ci étant la première. Sauf qu’en rédigeant cet article, j’ai eu un éclair de génie, et hop ! …

Divers 

Expo : mais qui était le soldat inconnu ?  
Généinfos
Evidemment, personne n’a la réponse à cette question. Mais l’exposition « 11 novembre 1920, l’invention du soldat inconnu », organisée sous l’Arc de Triomphe à partir du 16 novembre, permettra d’en savoir plus sur le « pourquoi » et aussi sur le « comment ». Après l’Armistice, la France fait ses comptes. …

La mémoire sonore du CICR bientôt en ligne
CICR (Communiqué de presse)
Dans un proche avenir, un logiciel devrait faciliter l’accès à ces archives et permettre à un public plus large de consulter un catalogue en ligne de ces …
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Rupture d’une canalisation d’eau le 29 octobre

A Maison-Alfort, près de la Croix des Ouches, hier matin; avenue de la République.

*

La presse en parle :

Une rue de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) s’effondre sans faire de …
nouvelobs.com
PARIS (AP) — Une rue de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) s’est effondrée dans la nuit de jeudi à vendredi sans faire de blessés, at-on appris vendredi de …

Spectaculaire effondrement de chaussée à Maisons-Alfort
Le Parisien
La rupture d’une canalisation est à l’origine d’un spectaculaire effondrement de chaussée, avenue de la République à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), …

Val-de-Marne. Une rue s’effondre après la rupture d’une canalisation
Le Télégramme
Une rue de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) s’est effondrée cette nuit, à la suite d’une rupture de canalisation d’eau, creusant un trou dans la chaussée de 5 …

Une rue s’effondre après la rupture d’une canalisation
Ouest-France
Maisons-Alfort, dans le Val-de-Marne, où une rue s’est partiellement effondrée suite à la rupture d’une canalisation. Une rue de Maisons-Alfort …

dailymotion – la vidéo

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8èmes Journées Généalogiques à Saint-Vit (25)

 

A la recherche de nos racines

8èmes Journées Généalogiques
SAINT-VIT (Doubs 25)
Samedi 06 et Dimanche 07 Novembre 2010
Complexe sportif Michel Vautrot
de 10h. à18h.
 
Organisées par le Centre d’Entraide Généalogique de Franche-Comté, Section de Besançon
en partenariat avec la commune de Saint-Vit
EXPOSITION
Nombreux tableaux généalogiques d’anciennes familles de la paroisse de Saint-Vit   
Des cartes postales de Saint-Vit et du canton de Boussières ainsi que des pages d’histoire locale.
Tableaux généalogiques de comtois célèbres.
Exposition sur l’historique de la poste de Saint Vit par Mr Claude Alin.
Stand de « Généalogie en Corrèze » : plus de 2 500 000 relevés de Corrèze et du Lot.
Stand de Jérôme et Emilie Métailler, enlumineurs calligraphes.  
Stand du CEGFC : accueil, échanges, conseils, documentation.
 
ATELIER D’INITIATION A LA GENEALOGIE
comment s’y prendre ?, où trouver de l’aide ?, quelles recherches à effectuer ?
Autant de questions auxquelles les membres du CEGFC essaieront de vous apporter une réponse.
 
CONSULTATION DE BASES GENEALOGIQUES
Près de 1 700 000 d’actes de mariages, baptêmes, décès sur la Franche-Comté répertoriés dans un fichier informatique mis à votre disposition gracieusement sur nos ordinateurs. Vos ancêtres y sont peut-être présents.
 
Samedi 06 novembre à 15h.
Conférence de Jean-Claude CHARNOZ 
« Vie et Métiers des habitants dela Forêt de Chaux »
Dimanche 07 novembre à 15h.
Conférence de Bernard OLIVIER  
(Président de la Société d’Emulation du Doubs)
 « La société Saint-Vitoise au XIXe siècle »
 

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Palmarès des articles de ce blog

De ce palmarès sont exclus les articles concernant les AD.

Titre Visualisations
Home page 59 349
Liste des déportés. Fondation pour la Mé 3 058
Les cimetières parisiens 2 103
Détente 1 945
Comment retrouver un lieu et une date de 1 862
Cartes 1 287
Actualités 1 283
Agenda 1 280
L’habit du marin 1 142
Liens 948
Médaillés militaires de 1852 à 1870 876
Mémoire des hommes : le second conflit m 794
Privatisation des archives : l’inquiétud 787
Rêves et cauchemars. 770
Archives de REIMS en ligne 727
Souvenirs d’enfance : Sylvie (2) 697
Actes de catholicité – Manche (50) – En  669
Les ancêtres Italiens (2) 648
Les nourrices 539
Archives municipales de Toulouse en Lign 494
Réunion du dimanche 08/03 414
Décès Ancienne Seine (1860-1902) 407
Centre Généalogique et Historique du Poh 401
27 juin 1988 – Accident ferroviaire Gare 394
1953 : Photo de classe et agenda 394
Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort – D 379
Ouverture du site internet Archives et C 369
11 avril 1855 – Ascendance DODUN de KERO 359
Distillerie de la Suze (1) – Le Picotin 352
Epidémie de choléra-morbius en 1832 332
Mormons 329
Mise en ligne des journaux de marches et 316
Les sages-femmes 289
La légende du roi Arthur … 287
AAF : Communiqué de presse sur la réutil 283
Cercle Généalogique de Languedoc 281
Les filleuls de Napoléon III  281
Le corbeau dans les armoiries médiévales 279
Saint-Pierre Lespéret : Le rideau rouge  278
Les poilus: Germain 270
Les voitures dans Paris en 1846 268
Nés dans l’Yonne (89), décédés à Alfortv 268
Charles Vildrac 267
Pontivy (56), le blog. 265
La consultation des listes nominatives d 264
L’Illustration, journal universel. – l’E 256
Le Musée de l’Ecole Nationale Vétérinair 256
La naturalisation de Raphaël 255
Le samedi 6 juin 2009 à Maisons-Alfort 245
Archives numérisées de Paris. Plans parc 242
Taxe sur les chiens (1) 240
Le patrimoine des Communes du Val-de-Mar 232
Crue de 1910 Paris et Val-de-Marne 232
Le samedi 5 juin à Maisons-Alfort 230
Décédés à Alfortville, nés dans le 94 :  230
6 juin 1913 : acte de décès de Léon Deub 228
Cimetière de Maisons-Alfort (2) 225
SGA / Mémoire des hommes : 39-45 en lign 223
Les poilus : Louis 217
La recherche d’ancêtres à l’étranger 213
Les ancêtres Italiens (1) 212
Les Biscuits à Maisons-Alfort 211
Cimetières Parisiens en 1860 par Emile d 203
(15) – La généalogie cantalienne évolue 201

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Nés dans l’Eure et Loir (28), décédés à Alfortville (94)



1885-1903 : nés dans l’Eure et Loir  (28), décédés à Alfortville (94)

ACTE DATE NOMS  PERE MERE EPOU(SES)X LIEU de naissance AGE
10 1886.01.12 MARCHAND Adele Hortense Jean Louis RIGOT Marie Jeanne NICOLAS Auguste 28 Courtalain 60a
171 1887.12.26 BERTUCELLY Marie Josephine Ambroisine Ange NORMAND Josephine GASSELIN Eugene Honore 28 Nogent le rotrou 60a
186 1889.12.20 BERTIN Virginie Adelina ? ? DESENNE Augustin 28 ecrosne 47a
182 1890.12.17 FLEURY Françoise Adelaïde X FLEURY Rosalie CHARTIER Jules 28 pezy 70a
59 1891.04.27 COUDIERE Constantine Frederic FLEURY Constance   28 ynouville 75a
115 1892.08.23 OREME Josephine Elisabeth Charles Pierre FROMANGER Marie Anna BOREL Joseph François 28 montigny s/avre 79a
134 1892.09.20 FOURMONT Celestine Victorine Optu Victor LANDRY Luce LAYE Alcide Edmond 28 allonnes 23a
161 1893.09.25 POPOT Louis Frederic Louis LEPERE Julie Rosalie DABLIER Appoline Isabelle 28 allaines 77a
200 1893.12.11 LEONARD Henri Adrien ? ? MARTIN Adolphine 28 baudreville 59a
95 1895.05.13 LEGESNE Xavier Ernest Cyrille Auguste PLU Zephirine Eudoxie CHAPET Juliette Marie 28 ozoir le breuil 41a
160 1895.08.31 MAILLARD Josephine Ernestine Honorine Louis Jacques MAULVAULT Marie Madeleine GOUSSOT Louis alphonse 28 bessuintes 64a
32 1895.12.28 BARROIS Louis Alfred Louis Etienne Eloi DOMAISEAN Marie Françoise GUILLAUME Euphrosine Caroline 28 chateauneuf 68a
79 1896.03.30 THUAN Marie Françoise Jean louis RENAUD Françoise LORIN Isidore 28 nogent le rotrou 82a
309 1899.12.26 PLESSIE Marie Louise Nicolas BUTANT Marie Madeleine HY Louis Charles Jules 28 morvilliers 97a 11m
84 1900.04. MERCIER Charles Eugene (transcription) Charles Anatole     28 auneau 20a
101 1900.04.30 SAUTON Celine Louise Caroline Jules Amedee PERRAULT Caroline Eugenie Alix LACHAUD Antoine 28 orrouer 56a
194 1900.08.10 ROSSIGNOL Arsene Charles Jeremy Arsene DUVAL Marie Louise DROUIN Marie Louise Stephanie 28 chartres 58a
17 1901.01.14 MILLOCHAU Julienne Juline François DELABROUILLE Henriette GIGOULT Henri Emile 28 ouarville 58a
255 1901.09. MORIN Germaine Andree (transcription) Paul Albert GRENECHE Hortense Marie   28 st ulphace 6a 1/2
43 1902.03.12 PROSPERT Clovis Elisee Augustin Victor DOUBLET Augustine FOUCHE Eugenie 28 sours 51a
72 1902.04.30 MARCHAIS Nicolas Alexandre ? ? AUGER Appolinaire 28 chuisne 88a
18 1903.01.22 SOUILLARD Marcel Mathieu BELLE Marie Anne Victoire GUIARD Emelie Lisa 28 nogent le roi 71a
19 1903.01.24 BLANDIN Palmyre Adele Zacharie Stanislas TREMBLAY Catherine Victoire LUBIN Theodore Leon 28 viabon 69a
90 1903.04.08 HARMAND Louis François Edouard Edouard Eugene Casimir MOUTIERS Marie Clemence SENECHAL Desiree Alexandrine 28 la loupe 48a
131 1903.05.25 DUTEMPLE Jules Paul Sosthene Paul Adrien DESGORCE Anne Julia PLOUX Marie Amedee 28 bonneval 63a
299 1903.11.20 GIRAULT Alphonsine ? ? JOUSSET Cleophas Louis 28 guillonville 81a
310 1903.12.02 LAGEDAMON Hortense Adelaïde (transcription) François Desire Parfait GUDIN Catherine Florentine FORRIERE Stan Pierre 28 baigneaux 46a
               

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Alfortville, Maisons-Alfort vues de Vitry-sur-Seine

 

Centrale thermique (centrale électrique basse pression et haute

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AD 65 : Hautes-Pyrénées, des précisions.

Bonjour,

Je me permets d’intervenir une nouvelle fois sur cette question.
En tout premier lieu, je me permets de nouveau d’insister sur le fait que l’étendue des ressources en archives des Archives départementales, dans les Hautes-Pyrénées comme dans les autres départements, est bien plus large que l’état civil. L’expression « mise en ligne des archives » est souvent un peu abusive, car jamais – à mon avis – toutes les archives ne seront numérisées et mises en ligne.

Dans les Hautes-Pyrénées, dans quelques mois seront mis en ligne :
– cahiers de doléances de 1789 ;
– monographies communales des instituteurs de 1887 ;
– anciens cadastres communaux ;
– registres de délibérations communales déposés aux archives départementales.

Pour les deux dernières typologies, la mise en ligne se fera progressivement sur environ 4 ans.
En ce qui concerne les registres paroissiaux et d’état civil, ainsi que je l’ai déjà dit sur ce forum, ce projet de mise en ligne n’est malheureusement pas dans les priorités à court terme des Archives départementales pour toute une série de raisons que j’ai déjà exposées (situation immobilière du service, état matériel des fonds d’originaux et composition des collections microfilmées, coût, conditions juridiques, etc.).

Pour l’instant, les actes paroissiaux et d’état civil sont consultables sous forme de microfilms jusqu’en 1907, soit en salle de lecture, soit par le prêt inter-services :

http://www.cg65.fr/front.aspx?sectionId=177

Avec mes regrets pour cette réponse toujours aussi peu enthousiasmante !
Bonnes recherches.
François GIUSTINIANI
Conservateur en chef du patrimoine
Directeur des Archives départementales des Hautes-Pyrénées
5 rue des Ursulines BP 1343 65013 TARBES cedex 9
05 62 56 78 65
francois.giustiniani@cg65.fr

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Accès gratuit à Ancestry pour la Toussaint

Communiqué de presse d’Ancestry :

Pour la Toussaint, Ancestry.fr célèbre la famille !

Paris, le 15 octobre 2010 – Le week-end de la Toussaint est un moment fort pour célébrer la famille : nous nous penchons vers ceux qui nous ont quittés, nous partageons les histoires de famille des plus signifiantes aux plus cocasses, nous redéfinissons en quelque sorte, chaque année à la même date, le pourtour de notre histoire familiale.

Accès gratuit à Ancestry pour la Toussaint

Merci à Gilles Dubois

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France Pittoresque – 1835 : Eure-et-Loir (3)

Département de l’Eure-et-Loir.

(Ci-devant pays chartrain, Dunois, Drouais, Perche, etc.)

**********************

GARDE NATIONALE.
IMPOTS ET RECETTES.
DEPENSES DEPARTEMENTALES.
INDUSTRIE AGRICOLE.
INDUSTRIE COMMERCIALE.
BIBLIOGRAPHIE.

*

POPULATION.

D’après le dernier recensement officiel, elle est de 278,820 h., et fournit annuellement à l’armée 569 jeunes soldats.

Le mouvement en 1830 a été de,

Mariages ……………………………………………………………………………………………………….. 2,212

Naissances.                     Masculins.                                 Féminins.

          Enfants légitimes.     3,423                                       3,373     )

          Enfants naturels.         273                                          254     )    Total.                      7,323

Décès                                           3,318                                       3,066          Total                       6,384

GARDE NATIONALE.

Le nombre des citoyens inscrits est de 56,053,

       Dont     17,869 contrôle de réserve.

                     38,184 contrôle de service ordinaire.

Ces derniers sont répartis ainsi qu’il suit : 37,359 infanterie. – 55 artillerie. – 770 sapeurs-pompiers.

On en compte : armés, 6,719 ; équipés, 2,987 ; habillés, 6,548.

            13,830 sont susceptibles d’être mobilisés.

 Ainsi, sur 1000 individus de la population générale, 200 sont inscrits au registre matricule, et 49 dans ce nombre sont mobilisables ; et sur 100 individus inscrits sur le registre matricule, 68 sont soumis au service ordin., et 32 appartiennent à la réserve.

Les arsenaux de l’Etat ont délivré à la garde nationale 5,022 fusils, 60 mousquetons, 2 canons, et un assez grand nombre de pistolets, sabres, etc.

IMPOTS ET RECETTES.

 Le département a payé à l’Etat (1831) :

Contributions directes. ………………………………………………………………………. 4,513,332 f. 00 c.

Enregistrement, timbre et domaines. …………………………………………………….. 2,077,329 f. 31 c.

Boissons, droits divers, tabacs et poudres. ……………………………………………… 1,623,073 f. 95 c.

Postes. …………………………………………………………………………………………….. 205,008 f. 73 c.

Produit des coupes de bois. …………………………………………………………………… 173,730 f. 02 c.

Produits divers. ……………………………………………………………………………………. 38,756 f. 23 c.

Ressources extraordinaires. ………………………………………………………………….. 732,397 f. 57 c.

                                                                        Total. ……………………………………….. 9,363,627 f. 81 c.

Il a reçu du trésor 3,920,417 fr. 83 c., dans lesquels figurent :

La dette publique et les dotations pour. …………………………………………………….. 820,877 f. 57 c.

Les dépenses du ministère de la justice. …………………………………………………… 108.236 f. 37 c.

          de l’instruction publique et des cultes. ……………………………………………… 341,601 f. 37 c.

          du commerce et des travaux publics. ………………………………………………. 764,929 f. 94 c.

          de la guerre. …………………………………………………………………………….. 740,315 f. 20 c.

          de la marine. ……………………………………………………………………………….. 1,460 f. 85 c.

          des finances. …………………………………………………………………………….. 137,752 f. 38 c.

Les frais de régie et de perception des impôts. …………………………………………… 641,283 f. 61 c.

Remboursem., restitut. non-valeurs et primes. …………………………………………… 363,960 f. 54 c.

                                                                    Total. ……………………………………….. 3,920,417 f. 83 c.

          Ces deux sommes totales de paiements et de recettes représentant, à peu de variations près, le mouvement annuel des impôts et des recettes, le département paie annuellement, en plus qu’il ne reçoit, et pour les frais du gouvernement central, 5,443,209 fr. 98 cent., somme dépassant d’environ 600,000 fr. le quart du revenu territorial du pays.

DEPENSES DEPARTEMENTALES.

 Elles s’élèvent (en 1831) à 315,321 f. 60 c.,

SAVOIR ; Dép. fixes : traitements, abonnem., etc.                                                 75,337 f. 90 c.

          Dép. variables : loyers, réparations, secours, etc.                                       239,983 f. 70 c.

          Dans cette dernière somme figurent pour

                   32,930 f. 00 c. les prisons départementales,

                   43,291 f. 73 c. les enfants trouvés.

Les secours accordés par l’Etat pour grêle, incendie, épizootie, etc., sont de               5,890 f. 00 c.

Les fonds consacrés au cadastre s’élèvent à                                                          70,750 f. 07 c.

Les dépenses des cours et tribunaux sont de                                                         83,413 f. 07 c.

Les frais de justice avancés par l’Etat de                                                               30,016 f. 33 c.

INDUSTRIE AGRICOLE.

Sur une superficie de 602,752 hectares, le départ. en compte : 440,741 mis en culture. – 22,079 prés et pâturages. – 44,755 forêts. – 3,318 vignes. – 9,948 landes, dont 6,028 susceptibles d’être mis en culture.

Le revenu territorial est évalué à 19,419,000 francs.

Le département renferme environ : 40,000 chevaux. – 72,000 bêtes à cornes (race bovine). – 700,000 moutons.

Les troupeaux de bêtes à laine en fournissent chaque année environ 995,000 kilogrammes ; savoir : 35,000 mérinos, 410,000 métis, 550,000 indigènes.

Le produit annuel du sol est d’environ,

            En céréales, 1,800,000 hectolitr. – En parmentières, 1,520,000 id. – En avoines, 697,000 id. – En vins, 236,000 id. – En cidre, 175,000 id.

            La Beauce est un des territoires de France les plus riches en céréales ; c’est un pays de grande culture, parfaitement emblavé, et où toutes les bonnes méthodes sont promptement appréciées et mises en action. – Le département renferme des pays de petite culture, tels que l’arrondissement de Nogent-le-Rotrou et des portions de ceux de Châteaudun et de Dreux ; mais on sait également y employer les méthodes perfectionnées. – Les cultures y sont d’ailleurs plus variées que dans la Beauce ; les prairies artificielles y sont multipliées et productives. – On cultive la pomme de terre à la charrue. – Les petits navets de Saussay, qui ne sont guère plus gros que des radis, sont délicieux et très recherchés. – On estime les ognons de Nogent-le-Roi, où l’on cultivait en grand les chardons propres au peignage des draps. – Le lin et le chanvre du département sont d’assez bonne qualité. – La gaude vient naturellement dans les environs de Nogent-le-Rotrou. – On cultive pour la nourriture des bestiaux pendant l’hiver, les légumes secs de toute espèce. – On estime pour les usages domestiques les lentilles et les haricots rouges du département. – Le froment récolté dans la Beauce est clair, jaune, très farineux, se garde long-temps et supporte les voyages d’outre-mer aussi bien que les blés durs du Razès (Languedoc) et d’Odessa. – Les cultivateurs du département engraissent des bestiaux pour la consommation de la capitale. – Le pays possède de beaux troupeaux de mérinos. L’amélioration de la race ovine y est l’objet de soins assidus. – On s’occupe en grand de l’éducation des abeilles dans plusieurs localités, et notamment à Meslay-le-Vidame et à Nogent-le-Roi.

INDUSTRIE COMMERCIALE.

Le département exerce son industrie sur les articles très variés. – Il possède un haut-fourneau avec fonte en gueuse, fonte moulée et 4 forges ; des ateliers pour la construction des machines hydrauliques à l’usage des filatures ; des fabriques de chaux, de plâtre, de faïence et de poteries, de tuiles, etc. – Il existe à Foulonval une fonderie en fer et en cuivre avec fabrication de poterie en fonte polie. – On trouve à Sorel, dans la commune de Saussay, une grande fabrique de papier-mécanique. – Les fabriques de draps communs, de serges blanches, de laines drapées, de couvertures de laine, de bonneterie façon de Tunis, etc., sont multipliées. – On compte dans le département plusieurs filatures de coton, une fabrique de sucre de betteraves, des tanneries importantes. – Chartres a des fabriques de pain-d’épices ; mais on estime surtout les pâtés de gibier faits dans cette ville. – Il existe dans le département plusieurs beaux moulins à farine. Le commerce des grains y a une grande importance.

            RECOMPENSES INDUSTRIELLES. – En 1834, à l’exposition des produits de l’industrie, 2 MENTIONS HONORABLES ont été accordées à MM. Goupil (de Bonpart), pour objets en fonte, et Geslain (d’Illiers), pour charrue. – Déjà en 1827 MM. Doyen oncle et neveu (de Foulonval), avaient obtenu le rappel de 2 MEDAILLES D’OR, l’une pour filature de laine à la mécanique, l’autre pour fabrication d’étoffes mérinos ; MM. Doyen occupaient 260 ouvriers dans leur filature de Foulonval, et 100 à 120 tisserands dans les environs de Guise. – MM. Berthe et Grevenich (de Sorel) avaient reçu une nouvelle MEDAILLE D’ARGENT pour papier fabriqué à la mécanique. – Une MEDAILLE DE BRONZE avait été décernée à MM. Waddington frères (de Saint-Remy-sur-Avre), pour divers objets en fonte, et 2 MENTIONS HONORABLES avaient été données, l’une à M. Pierre Dupont (de Laons), pour couvertures en laine et en coton, l’autre à M. Rousseau (de Chartres), pour un fusil double. – M. Lejeune (de Beaumont-le Chartif) avait aussi mérité une CITATION, pour poterie commune bien fabriquée et d’un prix modique.

            FOIRES. – Le nombre des foires du département est de 99.- Elles se tiennent dans 34 communes, dont 22 chefs-lieux, et durant quelques-unes deux à trois jours, remplissent 135 journées.

            Les foires mobiles, au nombre de 44, occupent 44 journées. – 417 communes sont privées de foires.

            Les articles de commerce sont les chevaux, les vaches, les moutons, les porcs, etc. ; – les laines, les étoffes, les toiles, la mercerie, la quincaillerie, etc. ; les grains, les chanvres ; les cercles et les merrains, etc. – On vend des échalottes aux foires du Puizet, des chèvres à celles de la Loupe, de la volaille à celles de Brezolles, etc.

BIBLIOGRAPHIE.

Histoire de Chartres et description stat. du départ. d’Eure-et-Loir, par Chevard ; in-8. Chartres, an IX – 1800.

 Statist. d’Eure-et-Loir, par Peuchet et Chanlaire ; in-4. Paris, 1811.

Notice historique et statistique sur l’église Notre-Dame de Chartres, par Gilbert ; in-8. Chartres, 1812.

Annuaire statistique, administratif, etc., du département d’Eure-et-Loir ; 1804 à 1812, – 1819 et 1820, – 1827, in-12. Chartres.

Histoire générale, civile et religieuse de la cité des Carnutes et du pays Chartrain, par Ozeray ; in-8. Chartres. 1834.

Abel HUGO.

 

On souscrit chez DELLOYE, éditeur, place de la Bourse, rue des Filles-S.-Thomas, 13.

Paris. – Imprimerie et Fonderie de RIGNOUX et Cie, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel, 8.

Extraits de la France Pittoresque – Abel HUGO – 1835

France-Pittoresque-1835-Eure-et-Loir

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Le site du jour (10) : Des dessins généalogiques …

http://www.genetoons.com/

Merci à la Gazette des ancêtres

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26 octobre 1796 – Archives municipales

Les archives municipales ont été créées le 26 octobre 1796 (5 brumaire an IV). Les communes se voient alors confier le soin de conserver à la fois les registres paroissiaux de l’Ancien Régime, le nouvel état civil, les registres de délibérations des autorités municipales et autres papiers de l’administration locale.

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AD 77 : Seine-et-Marne, registres de matricules

Sur le site des Archives départementales de Seine-et-Marne, mise en ligne de 61 listes nominatives des registres matricules liés au recensement militaire, partielles ou complètes, soit 1298 pages d’archives.

Sont donc, plus précisément, consultables en ligne les listes nominatives alphabétiques des registres matricules établis à partir de 1867 par les services de recrutement de l’armée.
Ces listes alphabétiques sont dressées par année de classe (généralement la vingtième année de la personne recrutée) et par bureau de recrutement. Elles mentionnent le nom, le prénom et le numéro de matricule attribué par l’armée.
Grâce à ce numéro de matricule, il est possible de retrouver le feuillet matricule de la personne recrutée au sein des registres matricules eux-mêmes, organisés par ordre numérique des numéros de matricule.
Ces feuillets contiennent des informations très diverses sur chaque individu, telles que les caractéristiques physiques, les adresses successives de domicile, le degré d’instruction ou encore des informations médicales. Ils ne sont actuellement pas consultables en ligne.

Lire la suite sur :  Seine-et-Marne. : Recensements militaires

Merci au site de l’aedaa.fr

Lire également d’autres articles :

Sur Généinfos : Les listes des registres matricules de Seine-et-Marne sont en ligne

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Brive : les archives communales en ligne

sur la page http://archives.brive.fr/actu.php?id=2
vous trouverez
– les registres paroissiaux de Saint-Martin et Saint-Sernin de 1661 à 1792 ;
– les registres des sépultures de l’hôpital de Brive de 1686 à 1792 ;
– les registres de l’état civil, naissances et mariages de 1793 à 1898 et décès de 1793 à 1907 ;
– le premier registre des délibérations datant de 1790-1791.

Selon Wikipédia, sont nés à Brive-la-Gaillarde :

Michel Peyramaure, né en 1922 à Brive, écrivain.

Amédée Domenech, dit Le Duc, (19332003), joueur international de Rugby à XV, évoluant au poste de pilier gauche.
Patrick Sébastien, imitateur, acteur, chanteur et animateur de télévision. Né à Brive-la-Gaillarde le 14 novembre 1953, a été président du CA Brive Corrèze-Limousin.
Dimitri Yachvili, né le 19 septembre 1980 à Brive, est un joueur international de rugby à XV, évoluant au poste de demi de mêlée.

Leurs actes sont trop récents – moins de 75 ans – et ne sont donc pas mis en ligne
Par contre est en ligne celui de
François Labrousse, né à Brive le 29 décembre 1878, y décède le 27 novembre 1951. Sénateur de la Corrèze pendant trente ans, fut spontanément des quatre-vingts parlementaires qui refusèrent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Acte de naissance de François Labrousse, page 160 de l’année 1878.

  • Cote : 1E24
  • Dates : 1878-1882
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    France Pittoresque – 1835 : Eure-et-Loir (2)

     Département de l’Eure-et-Loir.

    (Ci-devant pays chartrain, Dunois, Drouais, Perche, etc.)

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    HISTOIRE NATURELLE.
    VILLES, BOURGS, CHATEAUX, ETC.
    VARIETES. – DRUIDES. – DRUIDESSES.
    DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.
    POPULATION.

    HISTOIRE NATURELLE.

     

                FOSSILES. – On ne connaît pas dans le département de bancs de coquillages, mais on y trouve de belles pétrifications. Les environs de Dreux, de Chartres, etc., fournissent des empreintes de peignes sur des cailloux,  des boucardes, des nautiles, des huîtres, des poulettes, des cornes d’ammon, des oursins, et beaucoup d’autres fossiles.

                REGNE ANIMAL. –Le gros gibier est rare dans le département, mais on y trouve beaucoup de lièvres et de lapins. Les lapins de Menillon, sur les bords du Loir, sont estimés. – Les races d’animaux domestiques n’ont rien de remarquable. Elles sont généralement petites, à l’exception de la race ovine. Le mouton beauceron est en effet d’une haute taille, d’une grosse stature, et pèse, lorsqu’il est engraissé, de 90 à 100 livres. Sa laine est rude, longue et épaisse. Les métis provenant du croisement avec les mérinos sont d’une plus petite espèce et ont la laine plus fine. – L’arrondissement de Nogent-le-Rotrou élève des chevaux qui étaient autrefois propres à la remonte de la cavalerie légère et dont la race a beaucoup perdu. – On engraisse un grand nombre de volailles pour l’approvisionnement de la capitale. Le gibier ailé et les oiseaux de passage sont très nombreux. Les perdrix rouges et grises, les cailles abondent dans la saison. Le vanneau et le pluvier paraissent en grandes troupes ; on les prend au filet. Le petit pluvier ou pluvier-guignard, est très estimé pour la délicatesse de sa chair. C’est à cet oiseau que les pâtés de Chartres doivent leur réputation. – Toutes les rivières du département sont très poissonneuses. La truite se plait dans la Blaise, l’Eure et l’Huisne. – Le Loir fournit de belles carpes dorées ; l’anguille, la carpe et le brochet, excellents dans les autres rivières, sont détestables dans la Connie, où elles acquièrent une grosseur extraordinaire ; mais elles perdent leur goût marécageux lorsqu’on les laisse dégorger pendant plusieurs jours dans un réservoir d’eau du Loir. – Les rivières de l’arrond. de Nogent-le-Rotrou sont remplies d’écrevisses. La Connie en produit de monstrueuses.

                REGNE VEGETAL. – Les essences dominantes dans les forêts sont le chêne et le bouleau. – Outre les diverses céréales et les légumes secs, on cultive en grand les navets, les ognons, la gaude, les plantes textiles et oléagineuses. – Les melons réussissent en pleine terre dans la vallée de Nogent-le-Roi. – Le houblon sauvage se trouve dans la plupart des haies. – La vigne est cultivée dans plusieurs cantons, mais les vignobles ne produisent qu’un vin médiocre. – Il existe dans le département de nombreuses plantations de pommiers.

                REGNE MINERAL. – Le département est pauvre en mines métalliques. Il produit cependant du minerai de fer de bonne qualité. – On y trouve des sables fins, tantôt blancs, tantôt colorés par des matières ferrugineuses, des bancs considérables d’argile avec lesquels on fabrique des tuiles, les briques et les poteries communes ; d’autre argile propre à faire de la faïence d’une grande beauté, et que la manufacture de Sèvres emploie avec succès. Les communes de Béville-le-Comte, Anet, Saussay, Oulins et Rouvres possèdent des tourbières. on trouve dans un grand nombre de localités des carrières d’excellente marne où le calcaire domine assez pour qu’on en puisse faire de la chaux de bonne qualité ; et des carrières de pierre calcaire très dure, propre aux constructions ; celles de Marboué donnent une pierre tendre d’une blancheur éblouissante. – Près d’Epernon, on exploite des grès qui paraissent provenir de la chaîne des rochers de Fontainebleau. – Ymeray, Levainville et Saint-Chéron-du-Chemin, présentent des carrières de très beaux poudingues susceptibles d’être polis. On y trouve aussi de petits cailloux ovoïdes de différentes couleurs, opaques ou transparents, et quelques fragments de quartz cristallisé.

                Eaux minérales. – Le département possède plusieurs sources ferrugineuses, parmi lesquelles on distingue celles de la Ferté-Vidame, de Chartes et de Bonnefontaine près de Pontgouin.

    VILLES, BOURGS, CHATEAUX, ETC.

     

                CHARTRES, sur l’Eure, ch.-l. de préf., à 22 l. ½ S.-O. de Paris (distance légale. – On paie 10 postes ¾ par Rambouillet, et 10 postes ¼ par Orsay). Pop. 14,439 habit. – Chartres était avant l’ère chrétienne la cité des Carnutes. César lui donna le nom d’Autricum, qu’elle porta jusqu’au IVe siècle. Les Romains l’ornèrent de plusieurs édifices, d’aquéducs, etc. C’était alors une petite ville, de forme carrée, qu’entouraient quatre faubourgs considérables. A la chute de l’empire romain, elle fut conquise par les Francs, et fit partie du royaume de Paris dans le partage qui suivit la mort de Clovis. Elle fut assiégée en 600 par Thierry II, roi d’Orléans. Ce prince, désespérant de s’en emparer de vive force, rompit l’aquéduc romain, et par la privation d’eau força la ville à se rendre. – En 858, les Normands la prirent et détruisirent presque entièrement. La ville, débarrassée d’eux, releva ses murailles et se fortifia tellement que lorsque Rollon vint l’assiéger, en 911, il ne put s’en emparer. – En 940, elle tomba au pouvoir de Thibault-le-Tricheur, comte de Champagne, qui fut le premier comte de Chartres. – Dans la guerre civile, sous Charles VI, Chartres se déclara pour les Orléanais ; le duc de Bourgogne la prit et la livra aux Anglais. Charles VII et le comte de Foix essayèrent en vain de la reprendre de force ; mais en 1432, Dunois, Lahire et d’autres braves s’y introduisirent par stratagème. – Pendant nos guerres religieuses, Chartres eut beaucoup à souffrir. – Henri IV y fut sacré roi en 1594. – Chartres est située sur une colline au bord de l’Eure, qui forme en demi-cercle autour de la ville. Cette rivière baigne la ville et y forme deux bras, dont l’un coule en dedans et l’autre en dehors des murs. – Les murs, élevés dans les XIe et XIIe siècles, étaient si solidement construits, que long-temps après ils purent résister aux efforts de l’artillerie de siège. Ces fortifications n’existent plus qu’en partie ; ce sont d’énormes pans de murailles et des débris de grosses tours. On y compte sept portes. La Porte-Guillaume est la plus remarquable ; son aspect est imposant, elle est flanquée de deux tours rondes unies par une courtine, et couronnée d’une galerie saillante, à créneaux et machicoulis ; sous l’ogive de la voûte on remarque la coulisse de la herse. Le terre-pleine des anciens boulevarts et les fossés ont été transformés en promenades spacieuses, ombragées, et qui sont un des principaux agréments de la ville ; – Vue de l’extérieur, Chartres a une apparence pittoresque qu’elle doit à sa situation ; elle forme une vase pyramide de bâtiments, dont la base plonge dans la rivière ou dans la verdure, et que couronne majestueusement la cathédrale et ses flèches aériennes ; mais l’intérieur de la ville ne répond pas à cet aspect favorable ; il est triste, vieux et laid ; les rues, sombres, étroites, tortueuses, sales, mal pavées et généralement d’une pente rapide, forment un vrai labyrinthe. Les maisons sont la plupart de style gothique, beaucoup ont des portes en ogives et des ornements bizarres ; elles sont construites en bois et en terre, et mal alignées ; on est surpris de ne pas rencontrer parmi ces tristes constructions un grand nombre de bâtiments modernes, propres et spacieux. – Toutefois la Cathédrale attire d’abord l’attention de l’observateur et mérite son admiration. Elle est située au centre de la ville et s’élève à une si grande hauteur qu’on l’aperçoit facilement de 10 à 12 lieues de distance. Cette église, fondée dans le IIIe siècle, incendiée en 858 par les Normands, brûlée encore par la foudre en 1020 et détruite alors avec presque toute la ville, fut reconstruite peu de temps après ; sa reconstruction dura jusqu’en 1145. – Elle fut en 1260 dédié à la Vierge. – C’est un des chefs-d’œuvre d’architecture gothique les mieux conservés qu’il y ait en France ; Le monument réunit à la grandeur des proportions, la hardiesse de la construction, l’élégance, l’harmonie de l’ensemble et la beauté des détails. Son plan est une croix latine, la façade a trois porches et deux clochers, superbes pyramides octogonales à base carrée, et dont l’une, dite le Clocher-Vieux, s’élève à 342 pieds au-dessus du sol, l’autre à 378 pieds. Les voûtes des porches sont chargées de sculptures gothiques très curieuses. Une haute fenêtre à vitraux brillamment peints répond à chaque porte ; au-dessus est une magnifique rosace. Les façades de la croisière sont aussi très belles. L’entrée latérale de l’église, dont nous offrons une représentation exacte, est peut-être plus remarquable que la façade principale, mais on regrette que l’édifice ne soit pas entouré d’une place qui permettrait de le voir à une distance convenable. – La couverture du grand comble, autour duquel on peut circuler au moyen d’une galerie en pierre, est toute en plomb ; la charpente qui la soutient, remarquable par sa construction, se nomme la forêt à cause de la grande quantité de pièces de bois qui la composent. – L’église a 396 pieds de long dans œuvre, 101 pieds de large et 106 pieds de haut sous clef de voûte. – L’intérieur charme par sa majesté et son harmonie ; les trois nefs sont divisées par des piliers élégants. Le chœur est extérieurement décoré de figurines gothiques d’un travail précieux et représentant la vie du Christ ; intérieurement de huit beaux bas-reliefs en marbre sur l’histoire de la Vierge, sculptés par Bridau. – On admire au-dessus du maître-autel le chef-d’œuvre de cet artiste, trop peu connu ; c’est une superbe Assomption formant un groupe de près de 20 pieds de haut. La figure de la Vierge est pleine de la plus gracieuse majesté. – En 1793, le marteau des révolutionnaires allait détruire ce bel ouvrage, lorsque plusieurs amis des arts eurent la pensée d’habiller la Vierge en déesse de la Liberté et de la coiffer du bonnet rouge ; ce travestissement sauva le groupe. – L’église souterraine de la cathédrale et les caveaux qui l’environnent sont aussi dignes de remarque. – Le Palais épiscopal, voisin de l’église, fut construit en 1253, sur les ruines d’un fort du VIIIe siècle, qu’on appelait le Châtelet. – Chartres, outre la cathédrale, possède deux autres anciennes églises : l’Eglise de Saint-Aignan, autrefois la chapelle des comtes de Chartres, qui fut enformée dans la ville lors de la seconde clôture, et l’Eglise de Saint-Pierre, dépendant jadis d’une célèbre abbaye de bénédictins dit le Monastère du Saint-Père. Cette église, construite en 926 et réparée en 1050, se compose d’une nef et de deux bas-côtés ; elle a de beaux vitraux, sa voûte est vaste et haute, son aspect sombre est vénérable. – Près de là sont situées les Casernes, bâtiments propres et spacieux. – L’antique Eglise de Saint-André est convertie en magasin. Le chœur, jadis soutenu par un arc jeté sur la rivière, est maintenant démoli. – La place Marceau, petite et mal entourée, est décorée d’un obélisque de 10 mètres surmonté d’une urne funéraire et élevé à la mémoire du jeune et héroïque général que Chartres s’honore d’avoir vu naître. On lit sur le piédestal : Témoignage de l’affection des Chartrains pour leur concitoyen. Cet obélisque, élevé en 1801, a été réparé en 1821. – Naguère on forait à côté un puits artésien, nous ignorons si on a obtenu une source jaillissante. – Chartres possède plusieurs collections scientifiques et surtout une superbe collection ornithologique, réunie par M. Marchand ; la bibliothèque publique se compose de 30,000 volumes et de 763 manuscrits. – On trouve à Chartres une salle de  spectacle propre et bien distribuée.

                AUNEAU, ch.-l. de cant., à 5 l. E. de Chartres. Pop. 1616 hab. – Ancienne seigneurie qui faisait partie du pays chartrain. L’histoire connue de ses seigneurs remonte à l’an 1069. – Dans le XVIe siècle l’un deux, le fameux Henri de joyeuse, fut d’abord capucin, puis duc et maréchal de France. A cette époque, nos guerres religieuses donnèrent de la célébrité à Anneau. Les reîtres, troupes allemandes que les huguenots avaient appelés à leur secours, y furent surpris par les troupes des Guise, qui en firent un affreux carnage et massacrèrent en même temps presque toute la population du bourg. – Auneau possédait alors un château seigneurial d’une étendue considérable, dont il ne reste qu’une grosse tour.

                COURVILLE, ch.-l. de cant., à 4 l. ½ O. de Chartres. Pop. 1,445 habit. – Courville s’élève sur une colline riante dont l’Eure baigne le pied, dans une vallée riche et fertile. – A une lieue au sud se trouve le château de Villebon, où est mort Sully, le grand ministre, le digne ami de Henri IV. C’est un bel édifice gothique, de forme carrée, bâti en briques, d’une masse et d’une hauteur également imposantes ; ses vieux créneaux, les tours et les donjons qui saillent aux quatre angles, les fossés profonds qui l’entourent, le pont-levis, sur lequel on les franchit, tout rappelle les temps féodaux pendant lesquels il a été construit.

                EPERNON, à 6 l. ½ N.-E. de Chartres. Pop. 1,559 hab. – D’anciennes chroniques donnent à cette ville le nom de Sparnonum. – Sous le roi Robert, un seigneur du nom d’Amalric la fit fortifier. – Dans le XIVe siècle, le château d’Epernon appartenait à Jean de Bourbon, comte de Vendôme. Ce château passa ensuite dans la famille de Nogaret de la Valette. Ce fut en faveur d’un des seigneurs de ce nom, mignon de Henri III, qu’Epernon fut érigé en duché-pairie. Le nouveau duc était d’un orgueil si insupportable, qu’il lui valut le titre dérisoire de roi d’Epernon. Lors de l’assassinat de Henri IV, il fut soupçonné d’avoir été l’instigateur de ce forfait. – Epernon étai au XVIe siècle une place forte que ceignaient des fossés et des murailles. Un château-fort commandait la ville et toute la campagne environnante. Epernon possédait deux paroisses et deux faubourgs. Il ne reste de ses fortifications que des débris informes. – D’autres ruines, provenant de monastères, d’églises, de manoirs détruits, parsèment l’intérieur de la ville, qui, triste, mal bâtie, mal pavée, s ‘élève en amphithéâtre sur une haute colline, située à la jonction de plusieurs vallées. – La partie basse est plus moderne et mieux construite que la partie haute. La petite rivière de Guesle coule au pied de la colline et arrose une charmante vallée où l’on voit plusieurs châteaux remarquables.

                MAINTENON, ch.-l. de cant., à 4 l.1/2 N.-E. de Chartres. Pop. 1,690 hab. – En donnant son nom à une femme dont la destinée, jusqu’à Joséphine Beauharnais, n’a pas eu d’égale en France, ce lieu a partagé la célébrité de la veuve de Scarron et de Louis XIV. Sans cette circonstance il serait resté à peu près ignoré. – En 1475, l’histoire fait mention d’un seigneur de Maintenon. La ville n’était encore qu’une terre noble ; l’intendant des finances, Jean Cottereau en devint possesseur dans le XVIe siècle, et y fit construire le premier château, en partie conservé dans la construction moderne. – En 1685, Françoise d’Aubigné, devenue incognito reine de France, reçut, avec le titre de marquise, la terre de Maintenon. – De grandes réparations et augmentations furent faites alors au château et à ses dépendances ; l’aquéduc date de cette époque. Après la mort de madame de Maintenon, la terre passa dans la famille de Noailles. – La ville de Maintenon est située dans une charmante et verdoyante vallée, sur les rivières de l’Eure et de la Voise qui s’y réunissent. Le château s’élève à l’extrémité de la ville, les deux rivières baignent ses murs, parcourent le parc et les jardins dans de nombreux canaux, et y entretiennent une agréable fraîcheur. Ce château, entièrement entouré d’eau, forme une double potence dont les bras sont tournés vers le parc. L’un des bras est terminé par une jolie tour ronde, l’autre par une tour carrée dont le haut dôme domine le reste de l’édifice ; les bâtiments sont d’ailleurs peu élevés et de style plus élégant que magnifique ; ils sont propres et bien distribués, l’intérieur a été décoré à la moderne par le propriétaire actuel ; le corps de logis principal était l’appartement de la marquise ; on y voit encore son portrait dans la chambre à coucher. – L’appartement du roi y existe aussi ; la chapelle est conservée soigneusement ; elle est fort simple. On croit généralement, mais à tort, que c’est dans cette chapelle que Louis XIV épousa la veuve de Scarron. (Cette cérémonie a eu lieu à Versailles.) Le parc est grand et très bien entretenu ; l’Eure y forme un large canal dans une vallée que devait traverser l’aquéduc destiné à porter ses eaux à Versailles ; mais cette entreprise gigantesque fut abandonnée après des travaux qui coûtèrent, outre plusieurs millions, la vie à un grand nombre d’hommes. Les eaux de l’Eure étaient prises au bourg de Pont-Gouin et amenées à Maintenon par un canal de 105 pieds de large y compris les trottoirs et les talus, et de 45,000 mètres de longueur, en partie coupé dans les collines, supporté dans les vallées par de hautes levées et par trente ponts. – La vallée de Maintenon nécessitait de plus grands travaux. On  joignit la crête de deux collines au moyen d’un aquéduc soutenu par 48 piles énormes, qui existent encore en partie et ressemblent à de grosses et hautes tours carrées ; elles portent quelques arches entières et des fragments de voûtes.

                CHATEAUDUN, près du Loir, ch.-l. d’arr., à 11 l. S.-S.O. de Chartres. Pop. 6,461 hab. – Cette ville doit son nom et son origine à un antique château bâti sur une éminence (dun en langue celtique signifie colline). Ce château, tel qu’il existait dans les derniers siècles, fut reconstruit par Thibault-le-Vieux, et terminé par les ducs de Longueville ; ce fut long-temps, dans son genre, un des plus beaux et des plus vastes édifices de France. Les comtes de Dunois l’avaient orné avec magnificence. Ce n’est plus maintenant qu’une ruine, couronnant de la manière la plus pittoresque le haut rocher au pied duquel s’étend la ville. – Châteaudun était le chef-lieu du comté de Dunois. Elle avait une célèbre collégiale où plusieurs des comtes ont été enterrés, une abbaye d’Augustins, fondée par Charlemagne, plusieurs autres maisons religieuses et six paroisses. En 1723, un incendie détruisit la ville presque entièrement, elle gagna à cette calamité d’être reconstruite sur un plan régulier, et de devenir une des plus jolies petites villes de France ; ses rues sont larges et tirées au cordeau, ses maisons, d’une construction agréable et uniforme. La place publique est grande et belle, l’Hôtel-de-Ville et les bâtiments du collège sont remarquables ; la situation de la ville l’est aussi ; elle s’élève sur la pente d’un coteau semi-circulaire dont le Loir baigne le pied. On ne peut voir sans plaisir le riant bassin, tapissé de vignes, de gazons, de potagers, de vergers où serpente cette rivière paisible. De riches coteaux encaissent ce bassin et sont cultivé&s avec soin jusque sur leurs commets. – De la promenade voisine de la grande place on jouit de vues délicieuses sur le cours du Loir, les vergers et les rochers qui le bordent. Plusieurs de ces rochers sont percés de grottes, dont quelques-unes servent d’habitation. Châteaudun a une bibliothèque publique riche de 5,600 volumes.

                BONNEVAL, ch.-l. de cant. à 3 l. ½ N.-N.-E. de Châteaudun. Pop. 2,432 hab. – Cette jolie petite ville est située dans une belle et fertile vallée sur la rive gauche du Loir qui s’y divise en plusieurs branches. – Ses rues sont larges, propres et bien percées. C’était autrefois une place importante ; elle était ceinte de murs flanqués de tours et de fossés. – Louis-le-Gros l’assiégea, la prit et la fit raser en 1135. – Elle fut rebâtie ; mais Henri V, roi d’Angleterre, la fit presque entièrement détruire, lorsqu’il assiégeait Orléans. – Les rois successeurs de Charles VII, la firent reconstruire. L’église paroissiale de Bonneval est remarquable par la grande élévation de sa flèche.

                DREUX, sur la Blaise, ch.-l. d’arr., à 8 l. N.-N.-O. de Chartres. Pop. 6,249 hab. – Les Durocasses, petite nation gauloise dont parle César et qu’il vainquit, fondèrent cette ville et lui donnèrent leur nom, d’où, par corruption, s’est formé celui qu’elle porte aujourd’hui. – L’histoire des premières vicissitudes de Dreux est peu connue. E, 1031, elle était gouvernée par un comte qui avait le droit de battre monnaie. Elle fut donnée en 1137 en apanage à Robert de France, fils de Louis-le-Gros. En 1020, la possession de Dreux était disputée entre le comte de Chartres et le duc de Normandie. Robert, créé comte de Dreux, mit fin à la querelle en partageant son Etat avec ses turbulents voisins. En 1188, les Anglais prirent Dreux et la brûlèrent. Le comté fut joint à la couronne par Charles V, puis donné à la maison d’Albret. En 1559, Catherine de Médicis l’obtint pour son douaire ; dix ans après, il fut érigé en duché-pairie et fit partie de l’apanage du duc d’Alençon, dernier fils de cette reine. – Les environs de Dreux ont été le théâtre d’une des sanglantes batailles livrées pendant nos guerres civiles. – En 1593, Henri IV prit Dreux après quinze jours d’assauts. – Dreux est situé dans une riante et fertile contrée, la Blaise entoure en partie la ville, et les différents bras de cette rivière la partagent en plusieurs quartiers. Cette ville est propre, agréable, bien bâtie ; elle avait avant la révolution deux paroisses et deux couvents : il ne lui reste plus qu’une église paroissiale qui mérite d’être visitée. Ses autres édifices remarquables sont l’hôtel-de-ville et l’hôpital. – Dreux a aussi une petite salle de spectacle.

                ANET, chef-lieu de cant., à 4 l. N. de Dreux. Pop. 1,416 hab. – Ce joli bourg, situé dans une riante vallée, entre l’Eure et la Vesgre, était autrefois une châtellenie rendue célèbre par le château que Henri II y fit bâtir pour Diane de Poitiers. – Philibert Delorme, le plus habile architecte de son temps, fut chargé de la construction de cet édifice, à l’embellissement duquel contribuèrent de leurs chefs-d’œuvre plusieurs des principaux artistes de l’époque. il était formé de trois corps de logis entourant une cour ; au centre du quatrième côté était la porte d’entrée, espèce d’arc triomphal décoré de quatre colonnes ioniques. Dans l’attique de cette porte on voyait une horloge très curieuse : un cerf en bronze frappait les heures de son pied droit pendant que des chiens de même métal aboyaient autour de lui. – La chapelle du château était décorée avec une grâce et un goût exquis. Il y avait une autre chapelle où Diane de Poitiers fut enterrée en 1566. – Pendant la Révolution le château a été pillé et en partie démoli ; il n’en reste que l’aile où était la chancellerie, la grande chapelle et quelques autres débris.

                NOGENT-LE-ROI, ch.-L ; de c., à 4 l. de Dreux. Pop. 1,303 h. – En 1350, Philippe de Valois mourut à Nogent : le bourg prit alors le nom de Nogent-le-Roi. Ce bourg appartint à la maison royale jusqu’en 1444, que Charles VII, en lui conférant le titre de ville, le donna à Pierre de Brezé ; le petit-fils de ce seigneur fut l’époux de la fameuse Diane de Poitiers. – Richelieu érigea la baronnie de Nogent en comté et en décora Bautru, son bouffon. – Pendant les guerres étrangères et civiles, Nogent, regardé comme un point important à cause de son château-fort, fut exposé à de continuels désastres. Les Anglais s’en emparèrent, Charles VII les en chassa, mais ils y rentrèrent sous les ordres de Salisbury, qui fit passer la garnison au fil de l’épée. – Les mêmes circonstances se renouvelèrent au temps de la Ligue. Une garnison de troupes royales tenait la ville et de là faisait des excursions jusqu’à Chartres, mettant les bourgs voisins à contribution. – Les habitants se rassemblèrent et vinrent assiéger le château de Nogent. – Un chanoine dirigeait l’artillerie. – La garnison se rendit à composition, mais les Chartrains la massacrèrent tout entière. – Quelques temps après les troupes royales reprirent le château, pendirent le nouveau gouverneur et pillèrent la ville. – Nogent est une petite ville agréable et commerçante, située sur la rive gauche de l’Eure, dans une riante vallée.

                NOGENT-LE-ROTROU, sur l’Huisne, chef-l. d’arrondiss., à 17 l. O.-S.-O. de Chartres. Pop. 6,825 habit. – Nogent était d’abord bâtie sur la colline du château ; cette première ville fut brûlée et détruite par les Normands. Elle se nommait Nogent-le-Châtel. Rotrou 1er, comte du Perche, la fit reconstruire au pied de la colline, elle prit alors le nom qu’elle porte. – On a tenté plusieurs fois de changer ce nom. Henri 1er, comte de Condé, obtint des lettres d’érection en duché-pairie, sous le nom d’Enghien-le-Français. – En 1652, le petit-fils de Sully, seigneur de Nogent, fit nommer la ville Nogent-le-Béthune ; mais la population a toujours refusé d’adopter ces dénominations. – En 1428, Salisbury s’empara de Nogent. Les Français la reprirent, s’y fortifièrent et en firent un lieu de refuge où ils se retiraient quand les affaires de Charles VII allaient mal. – Le château et la seigneurie de Nogent furent donnés au grand ministre Sully, qui l’habita pendant quelques temps ; il y fonda un hôpital dans l’église duquel on voit son tombeau ; il y est représenté agenouillé ainsi que sa femme. A la Révolution, on voulut détruire ce tombeau : grâce à quelques amis des arts, les sculptures furent épargnées, mais les cendres du grand ministre, du vertueux citoyen furent jetées au vent. – Nogent est situé dans la verdoyante vallée de l’Huisnes. La forme de cette ville est singulière, elle n’a que quatre rues, dont la principale, le long de la grande route, a près d’une demi-lieue de longueur ; elle enclôt, avec les trois autres, un espace carré très spacieux et couvert de prairies. – On croit voir les quatre faubourgs d’une ville détruite et dont l’emplacement aurait été transformé en un pré. – Les maisons sont basses et irrégulières. On y remarque plusieurs grandes constructions, surtout l’Eglise et l’Hôpital ; il y a aussi un Château-d’eau. – Une haute et rapide colline domine la ville et se termine comme un promontoire devant une vallée latérale ; c’est sur cette pointe que s’élève le vaste et pittoresque château de Nogent, construction de siècles et de styles divers, que le temps et les dévastations ont continuellement dégradée. La partie la plus ancienne est une énorme tour carrée, haute de 100 pieds et de 100 pieds de longueur sur chaque face, formée et divisée par des murailles d’une épaisseur considérable et plus ou moins délabrées. – De cette tour part une enceinte de murs et de tourelles qui enclôt le haut du coteau ; une partie plus moderne et mieux conservée est contiguë à la forteresse. Ce sont deux hautes tours à toits coniques qui flanquent la grande porte, où l’on arrive par un pont. Derrière cette masse se trouvent des cours transformées en potagers et entourées de fragments d’autres constructions guerrières ; le tout ensemble est un édifice immense, menaçant encore et majestueux.

    VARIETES. – DRUIDES. – DRUIDESSES.

     

                D’après les anciens auteurs, le corps des druides doit être considéré comme ayant été partagé en cinq classes : les vacies, chargés des sacrifices, des prières, et d’interpréter les dogmes de la loi ; les seronides, consacrés à l’instruction de la jeunesse et  l’enseignement des sciences, de l’astronomie, de la théologie, de la philosophie ; les bardes, poëtes, orateurs et musiciens, chargés d’animer les guerriers au combat et d’encourager les hommes à la vertu ; les eubages, ou les devins, occupés de connaître l’avenir par l’inspection des entrailles des victimes, ou du vol des oiseaux ; enfin les causidiques, spécialement chargés de l’administration de la justice civile et criminelle. – le nom général druide, venait du mot gaulois derw, deru (chêne).

                D’autres auteurs, modernes il est vrai, ne veulent compter dans la hiérarchie druidique, que trois ordres distincts : les druides et les ovates, formant la classe sacerdotale et les bardes. – Les druides (hommes des chênes), étaient les premiers de la hiérarchie. En eux résidaient la puissance et la science. – Les ovates, interprètes des druides auprès du peuple, étaient chargés de la partie extérieure du culte et de la célébration des sacrifices. – Les bardes conservaient dans leur mémoire les généalogies et les traditions nationales. Ils célébraient les exploits des guerriers.

                L’institution des druides remontait à la plus haute antiquité. – Les druides étaient à la fois ministres de la religion et de la justice ; et, en l’absence de toutes lois écrites, ils étaient ainsi réellement les régulateurs absolus, les maîtres de toute la nation. – Ils concourraient à l’élection des chefs et des magistrats ; ceux-ci ne pouvaient convoquer l’assemblée générale de la nation sans avoir obtenu leur aveu. – Ils jugeaient les crimes, ils décidaient toutes les questions soulevées sur les possessions territoriales et sur leurs limites. – Ils décernaient les récompenses et appliquaient les peines. – La plus grande des peines était l’interdiction des sacrifices. – L’interdit était regardé comme impie : chacun le fuyait, il ne pouvait remplir aucun emploi, il n’avait plus même aucun droit à la protection de la justice. – Les druides étaient exempts de contributions, de service militaire, et de toute autre espèce de charge. – Afin de mieux conserver le respect qu’ils inspiraient, et pour assurer davantage leur autorité, ils s’environnaient de mystère et d’obscurité ; ils établissaient leur séjour dans d’épaisses et antiques forêts. – On ne faisait aucun sacrifice en leur absence ; leur intercession était indispensable pour invoquer les faveurs célestes  leur opinion décidait de la guerre ou de la paix. – leur influence sur les Gaulois était telle, qu’ils pouvaient, en se jetant au milieu de deux peuplades disposées à combattre, empêcher une bataille prête à se livrer.

                Les druides avaient un chef électif, tout-puissant parmi eux et sur le peuple. – Ils se réunissaient tous les ans en une assemblée solennelle, dans le pays des Carnutes ; le lieu de leur réunion paraît avoir été Leves, près de Chartres, qui était regardé comme le centre de la Gaule celtique. – Ils avaient aussi un autre point d’assemblée annuelle dans le pays des Eduens, près de Bibracte, sur une colline qui est nommée encore le Mont-Dru. – Dreux et quelques autres villes de France indiquent aussi, par leur nom, des lieux de résidence ou d’assemblée des druides.

                Nulle condition dans l’Etat n’était plus noble ni plus digne d’envie. – Les parents s’empressaient de briguer pour leurs enfants l’honneur d’être admis dans le corps des druides. – Mais les études, qui duraient vingt années, avant l’initiation, étaient aussi pénibles que longues. – Les élèves devaient apprendre et conserver dans leur mémoire un grand nombre de vers contenant toute la doctrine druidique, et qu’il était défendu d’écrire.

                Les druides enseignaient que la matière et l’esprit sont éternels ; que la substance de l’univers reste inaltérable sous la perpétuelle variation des phénomènes, on domine tour à tour l’influence de l’eau et du feu ; qu’enfin l’âme de l’homme est soumise à la métempsycose. – A ce dernier dogme se rattachait l’idée morale de peines et de récompenses ; ils considéraient les degrés de transmigration inférieurs à la condition humaine comme des états d’épreuve et de châtiment. – Ils croyaient à un autre monde, à un monde de bonheur où l’âme conservait son identité, ses passions, ses habitudes. – Aux funérailles, on brûlait des lettres que le mort devait lire ou remettre à d’autres morts. – Souvent même on prêtait de l’argent qui devait être remboursé dans l’autre vie.

                La métempsycose et la vie future faisaient la base du système des druides, mais leur science ne se bornait pas à ces deux notions ; ils étaient métaphysiciens, physiciens, médecins, sorciers et surtout astronomes. – leur année se composait de mois lunaires. – Ce qui faisait dire aux Romains, que les Gaulois mesuraient le temps par nuits et non par jours. – La médecine druidique était uniquement fondée sur la magie. – Il fallait cueillir le samolus (mouron d’eau) à jeun et de la main gauche, l’arracher de terre sans le regarder, et le jeter de même dans les réservoirs où les bestiaux allaient boire, et où il devait leur servir de préservatif contre les maladies. – On se préparait à la récolte du sélago (savinier), par des ablutions et par une offrande de pain et de vin ; on partait nu(pieds, habillé de blanc ; sitôt qu’on avait aperçu la plante, on se baissait comme par hasard, et glissant la main droite sous son bras gauche, on l’arrachait sans jamais employer le fer, puis on l’enveloppait d’un linge qui ne devait servir qu’une fois. – Un autre cérémonial était prescrit pour la verveine. – Mais le remède universel, la panacée, était le gui. – les druides croyaient que cette plante parasite était semée sur le chêne par une main divine ; l’union de l’arbre sacré avec la verdure éternelle du gui, était à leurs yeux un vivant symbole du dogme de l’immortalité. – On cueillait le gui en hiver, à l’époque de sa floraison, lorsque ses longs rameaux, ses feuilles vertes et ses fleurs jaunes, enlacés à l’arbre dépouillé, représentent mieux l’image de la vie, au milieu de la nature morte. – C’était le sixième jour de la lune qu’il devait être coupé ; un druide en robe blanche montait sur l’arbre, une serpe d’or à la main, et tranchait la racine de la plante, que d’autres druides placés au-dessous recevaient dans un voile blanc. – Ensuite on immolait deux taureaux blancs. – Les druides prédisaient l’avenir d’après le vol des oiseaux et l’inspection des entrailles des victimes. Ils fabriquaient aussi des talismans, tels que ces chapelets d’ambre que les guerriers portaient dans les batailles, et qu’on retrouve dans les tombeaux gaulois ; le plus recherché de ces talismans était l’œuf de serpent. – « Durant l’été, dit Pline, on voit se rassembler dans certaines cavernes de la Gaule, des serpents nombreux qui se mêlent, s’entrelacent, et avec leur salive, jointe à l’écume qui suinte de leur peau, produisent cette espèce d’œuf. Lorsqu’il est paraît, ils l’élèvent et le soutiennent en l’air par leurs sifflements ; c’est alors qu’il faut s’en emparer avant qu’il ait touché la terre. Un homme, aposté à cet effet, s’élance, reçoit l’œuf dans un linge, saute sur un cheval et s’éloigne à toute bride ; les serpents le poursuivent jusqu’à ce qu’il ait mis une rivière entre eux et lui. » L’œuf de serpent devait être enlevé à une certaine époque de la lune ; on l’éprouvait en le plongeant dans l’eau ; s’il surnageait, quoique entouré d’un cercle d’or, il avait la vertu de faire gagner les procès et d’ouvrir un libre accès auprès des rois. – Les druides le portaient au col, richement enchâssé, et le vendaient à très haut prix. – On suppose que cet oeuf miraculeux n’était autre chose que la coquille blanchie d’un oursin de mer.

                Thau ou Theut, Teutatès, était le Mercure gaulois, le dieu suprême suivant quelques auteurs. – Taranis, Tarann, l’esprit de la foudre, était suivant d’autres le dieu du ciel, le moteur et l’arbitre du monde. – Heus ou Hesus, présidait à la guerre. – Belenus, Bel ou Belen, le soleil, faisait naître les plantes salutaires et était le dieu de la médecine. – L’éloquence et la poésie avaient aussi leur symbole dans Ogmius, l’Hercule gaulois, armé de la massue et de l’arc et entraînant après lui des hommes attachés par l’oreille à des chaînes d’or e d’ambre qui sortaient de sa bouche.

                Il paraît que dans le principe les Gaulois avaient adoré des objets matériels, des phénomènes, des agents de la nature, des lacs, des fontaines, des pierres, des vents, en particulier le terrible kirck (le vent de cers, bien connu en Languedoc). Ce culte grossier fut, avec le temps, élevé et généralisé. Ces êtres, ces phénomènes eurent leurs génies, il en fut de même des lieux et des tribus. De là, Vosège, déification des Vosges ; Pennin, des Alpes ; Arduinne, des %Ardennes. De là, le Génie des Arvernes ; Bibracte, déesse et cité des Eduens ; Aventia, chez les Helvètes ;  Nemausus (Nîmes), chez les Arécomiques, etc., etc.

                La religion druidique avait sinon institué, du moins adopté et maintenu les sacrifices humains. Les prêtres perçaient la victime au-dessus du diaphragme, et tiraient leurs pronostics de la façon dont elle tombait, des convulsions des membres, de l’abondance et de la couleur du sang. – Quelquefois ils la crucifiaient à des poteaux dans l’intérieur des temples, ou faisaient pleuvoir sur elle, jusqu’à la mort, une nuée de flèches et de dards. – Souvent aussi on remplissait un colosse en osier d’hommes vivants ; un prêtre y mettait le feu, et tout disparaissait dans des flots de fumée et de flammes. – Ces horribles offrandes étaient remplacées fréquemment par des dons votifs. Comme quelques-uns des peuples primitifs de l’Amérique, les Gaulois jetaient des lingots d’or et d’argent dans les lacs.

                Des magiciennes et des prophétesses étaient affiliées à l’ordre des druides, mais sans en partager les prérogatives. – Leur institut leur imposait les lois bizarres et contradictoires ; ici la druidesse ne pouvait dévoiler l’avenir qu’à l’homme qui l’avait profanée ; là, elle se vouait à une virginité perpétuelle ; ailleurs, quoique mariée, elle était astreinte à de longs célibats. – Quelquefois ces femmes devaient assister à des sacrifices nocturnes, toutes nues, le corps teint de noir, les cheveux en désordre, s’agitant dans des transports frénétiques. – La plupart habitaient des lieux sauvages. A Séna (île de Sein) était l’oracle célèbre des neuf vierges terribles, appelées Sènes, du nom de leur île. Pour avoir le droit de les consulter il fallait être marin et encore avoir fait le trajet dans ce seul but. Ces vierges connaissaient l’avenir ; elles guérissaient les maux incurables ; elles prédisaient et provoquaient les tempêtes. – Les prêtresses des Namnètes, à l’embouchure de la Loire, habitaient un des îlots de ce fleuve. Quoiqu’elles fussent mariées, nul homme n’osait approcher de leur demeure ; c’étaient elles qui, à des époques prescrites, venaient visiter leurs maris sur le continent.

                Sous la domination romaine la plupart des Gaulois, cédant à l’influence d’une religion plus riante et plus douce, secouèrent le joug despotique des druides. – Pendant le consulat de Cornelius Lentulus et de Licinius Crassus, le sénat défendit par un décret tout sacrifice humain. Néanmoins, malgré cet édit, malgré les ordres sévères des empereurs, malgré les efforts même de Claude, qui avait aboli le culte et le sacerdoce druidiques, les prêtres de Teutatès et d’Hésus continuèrent long-temps encore à convoquer les fidèles au fond de leurs forêts et à y faire couler solennellement le sans des hommes. – Après l’établissement du christianisme, on les retrouve dans la Gaule et dans la Grande-Bretagne, sous le nom caractéristique de Senans, Senani (prophètes et devins).

                Le pouvoir des druidesses sur l’esprit des Gaulois, dura malgré les édits des empereurs et les préceptes du christianisme, bien plus long-temps que celui des druides. – On les voit encore, au temps des rois de la seconde race, sous le nom redouté de fanoe, fatuoe gallicoe, exerçant un grand empire sur les Gaulois et sur les Francs, leurs vainqueurs. – Le peuple les croyait initiées à tous les secrets de la nature ; il les supposait immortelles. On leur attribuait le pouvoir de métamorphoser les hommes en animaux de toute espèce, surtout en loups. – Le bonheur des familles dépendait, disait-on, de leur amitié ou de leur haine. – Pour donner plus de force à ces croyances superstitieuses, elles établissaient leur demeure dans des lieux cachés ; elles habitaient au fond des puits desséchés, dans le creux des cavernes, aux bords des torrents. – Ce sont elles qui figurent sous le nom de fées dans toutes nos traditions populaires ; ce sont les héroïnes de ces contes merveilleux dont on amuse encore les enfants.

    DIVISION POLITIQUE ET ADMINISTRATIVE.

     

                POLITIQUE. – Le département nomme 4 députés. – Il est divisé en 4 arrondissements électoraux, dont les chefs-l. sont : Chartres, Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou. – Le nombre des électeurs est de 2,107.

                ADMINISTRATIVE. – Le chef-lieu de la préfect. est Chartres.

                Le département se divise en 4 sous-préf. ou arrond. commun.

    Chartres …………………………. 8     cantons,                167     communes,     103,783     habit.

    Châteaudun …………………….. 5                                  81                            59,758    

    Dreux …………………………….. 7                                 138                            70,532    

    Nogent-le-Rotrou……………….. 4                                  65                            44,747    

                        Total …………… 24     cantons,                451     communes,     278,820     habit.

                Service du trésor public. – 1 receveur général et 1 payeur (résidant à Chartres), 3 receveurs particuliers, 4 percept. d’arrond.

                Contributions directes. – 1 directeur (à Chartres), et 1 inspect.

                Domaines et Enregistrement. – 1 directeur (à Chartres), 2 inspecteurs, 3 vérificateurs.

                Hypothèques. – 4 conservateurs dans les chefs-lieux d’arrondissements communaux.

                Contributions indirectes. – 1 directeur (à Chartres), 3 directeurs d’arrondissements, 4 receveurs entreposeurs.

                Forêts. – Le départ. fait partie de la 1re conservation forestière. – 1 inspecteur à Châteauneuf.

                Ponts-et-chaussées. – Le département fait partie de la 11e inspection, dont le chef-lieu est Alençon. – Il y a 1 ingénieur en chef en résidence à Chartres.

                Mines. – Le département fait partie du 1er arrondissement et de la 1re division, dont le chef-lieu est Paris.

                Haras. – Pour les courses de chevaux, le département fait partie du 2e arrond. de concours, dont le ch.-l. est au Pin.

                MILITAIRE. – Le département fait partie de la 1re division militaire, dont le quartier général est à Paris. – Il y a à Chartres : 1 maréchal de camp commandant la subdivision ; 1 sous-intendant militaire, à Chartres. – Le dépôt de recrutement est à Chartres. – La compagnie de gendarmerie départementale fait partie de la 2e légion, dont le chef-lieu est à Chartres.

                JUDICIAIRE. – Les tribunaux sont du ressort de la cour royale de Paris. – Il y a dans le département 4 tribunaux de 1re instance, à Chartres (2 chambres), Châteaudun, Dreux, Nogent-le-Rotrou, et 2 tribunaux de commerce, à Chartres et à Dreux.

                RELIGIEUSE. – Culte catholique. – Le département forme le diocèse d’un évêché érigé dans le 2e siècle, suffragant de l’archevêché de Paris, et dont le siège est à Chartres. – Il y a à Chartres : un séminaire diocésain qui compte 110 élèves. – Le département renferme 5 cures de 1re classe, 19 de 2e, 332 succursales et 24 vicariats. – Il y existe 24 congrégations religieuses de femmes, consacrées aux soins des malades et à l’éducation des petites filles et des pauvres orphelines ; plusieurs écoles chrétiennes.

                Culte protestant. – les réformés ont à Marsauceux une église réformée qui relève de l’église consistoriale d’Orléans, et qui est desservie par un pasteur. – Il y a en outre dans le département un temple. – On y compte 3 sociétés bibliques, 2 sociétés des missions évangéliques, 1 société des traités religieux.

                UNIVERSITAIRE. – Le département est compris dans le ressort de l’Académie de Paris.

                Instruction publique. – Il y a dans le département : – 3 collèges, à Chartres, à Châteaudun, à Nogent-le-Rotrou ; – 1 école normale à Chartres ; – 1 école modèle à Dreux. – Le nombre des écoles primaires du département est de 482, qui sont fréquentées par 25,179 élèves, dont 13,802 garçons et 11,377 filles. – Les communes privées d’écoles sont au nombre de 72.

                SOCIETES SAVANTES, ETC. – Il existe à Chartres, une Société d’Agriculture, un Jury pastoral, un Jardin botanique et une école de dessin linéaire. – Dreux, Illiers et Brou ont aussi des écoles de dessin linéaire.

    Lire bientôt la suite : 

    GARDE NATIONALE.
    IMPOTS ET RECETTES.
    DEPENSES DEPARTEMENTALES.
    INDUSTRIE AGRICOLE.
    INDUSTRIE COMMERCIALE.
    BIBLIOGRAPHIE.

     

    Extraits de la France Pittoresque – Abel HUGO – 1835 

    France Pittoresque, tous les articles parus

    France-Pittoresque-1835-Eure-et-Loir

     

    

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    Classé dans Départements, Histoire locale

    Le site du jour (09) : Les mariages se font au ciel….

    Source : Le livre ‘Sagesse paysanne ‘

    Les dictons et les proverbes nous viennent depuis la nuit des temps de génération en génération. Nos ancêtres vivaient de ces dictons, et proverbes. Ils n’avaient pas de radio pour les renseigner; ils apprenaient donc à connaître la nature pour éviter les foudres des éléments et pour déterminer les périodes des semailles, et des récoltes.
    Dictons du 23 octobre

    Outre les Saints et Dictons ce site est aussi consacré à la Somme :
    http://ma-genealogie.over-blog.com/

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    Tous les sites du jour

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    Classé dans Site du jour

    AD 73 : interruption momentanée de la consultation

    Sur le site des archives départementales de la Savoie :

    « ATTENTION, le service des archives en ligne de la Savoie sera interrompu mercredi 3 novembre entre 7h00 et 9h00

    En raison de travaux sur le réseau électrique de la salle serveur de notre prestataire, 
    le service d’archives en ligne sera coupé mercredi 3 novembre, de 7 heures à 9 heures.

    Nous vous remercions de votre compréhension. »

    http://www.savoie-archives.fr/

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    Classé dans AD en ligne

    Revue de Presse Virtuelle (68)

    Généalogie

    Selon nos informations, une réunion interministérielle doit avoir lieu ce mercredi à Matignon au sujet de la « modernisation » des politiques publiques en matière d’archives. L’avenir des celles de la Défense est en jeu, plus particulièrement les fonds d’Ancien régime de l’armée de terre et, pour la Marine, celles des ports.
    Blog Libération.fr
    Inquiétudes autour des archives les plus anciennes de la Défense

    Geneablog.org: Généalogie: Genève mise en ligne des archives
    L’état de Genève a mis en ligne divers fonds dont l’état civil (début: le livre des morts 1567), les minutes des notaires, le cadastre.

    Les manuscrits de la mer Morte bientôt sur Internet
    Ouest-France
    Les Archives nationales israéliennes (IAA) préparent avec Google la mise en ligne de la totalité des manuscrits de la mer Morte, des parchemins antiques …

    F73 – AD en ligne – interruption temporaire
    F73 – AD en ligne – interruption temporaire. Attention: pour toute demande de renseignement adressez vous exclusivement au(x) contact(s) donné(s) ci-dessous

    L’état civil de Lettonie et de… Brive-la-Gaillarde en ligne !
    GénéInfos
    Mais commençons par notre ville corrézienne, peuplée aujourd’hui de 50.000 habitants, dont les archives municipales viennent d’ouvrir un site Web fort bien …

    Val-de-Marne

    Sacco et Vanzetti, le 6 novembre à 20h30 au théâtre de Saint-Maur
    Réservations 01 48 89 99 10
    Joan BAEZ * here’s to you * – on Dailymotion

    www.dailymotion.com

    Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti sont deux anarchistes italiens, immigrés aux États-Unis, exécutés le 23 août 1927. L’affaire Sacco et Vanzetti, scandale judiciaire américain des

    Le Tour de France 2011 à Créteil
    Saint-Maur Blog (Blog)
    La dernière étape mythique qui arrive sur les Champs-Élysées, partira de Créteil. Le tracé exact entre Créteil et Paris n’est pas encore connu, seul élément …

    Le tableau de lumière de Daguerre en voie de renaissance
    Le Monde
    Œuvre étonnante et unique au monde, le diorama peint par Louis Daguerre (1787-1851) est en cours de restauration à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). …

    Divers

    50.000 vidéos d’archives de l’INA sur Dailymotion
    Sud Ouest
    Depuis 2007, suite à la signature d’un accord avec Dailymotion, l’INA (Institut national de l’Audiovisuel) met en ligne des archives vidéos et sonores qui …

    Dailymotion accueille la formidable base d’archives vidéo de l’Ina
    serious games et du ludo-éducatif
    L’intégrale des journaux télévisés français de 1971‐2008, des programmes courts, des extraits de programmes (fiction, humour, jeux magazines, archives …

    Maisons-Alfort

    Thomas Ngijol est à block !
    TVMag
    Depuis ses prestations au Jamel Comedy Club, l’humoriste originaire de Maisons Alfort n’a cessé de gravir les échelons. Une consécration qui se traduit par …

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    Classé dans Revue de Presse Virtuelle

    Relevés aux archives de Maisons-Alfort (001)

    Le bilan avant les congés de la Toussaint :

    Mariages de 1898 à 1903 complets, 1904 en cours.
    Relevés : 512 mariages sur 2552.

    Naissances de 1897 à 1903 complets.
    Relevés : 1215 naissances sur 10399.

    Actuellement 9 adhérents effectuent les relevés des actes NMD de la commune de Maisons-Alfort :

    Les lundis (matin) à partir de 13h45.
    Les mercredis (matin) à partir de 13h45.
    Les jeudis (après-midi) à partir de 8h45.
    aux archives de Maisons-Alfort : 118, avenue du Général de Gaulle.

    Les relevés se font avec la version Nimegue-v3.06.

    Jusqu’à la fin 2010, chaque jour de relevés, les adhérents novices ou non sont invités à assister à une séance de relevés, ceci dans le but de former et de sensibiliser l’ensemble des adhérents.

    Dernières cocasseries relevées en octobre, concernant des actes 1902-1903 :
    Les classiques associations patronymes et professions :
    – LAGOUTTE, marchand de vins,
    – PINARD, tonnelier.
    Dans un acte de mariage en 1903, les informations concernant l’épouse « D’autre part … » avaient été oubliées et ont été ajoutées en marge de l’acte.

    Des prénoms insolites : Divine Angélique, Silbet, Hiéronime, etc…

    Quelques artistes peintres, des hommes de lettres et un auteur dramatique.
    Des célébrités :
    Edmond NOCARD le célèbre vétérinaire témoin quelques mois avant son décès,
    – Eugène LAUTIER rédacteur au Temps (Mariage n° 18 en 1903)

    Et les deux témoins, qui apparaissent dans de nombreux actes, LABORIE Urbain, cafetier et GASNIER Louis, employé. Tantôt ami de l’épouse, tantôt ami de l’époux : un véritable réseau « Facebook » il y a un siècle !
    GASNIER demeure 118, Grande-Rue, il était donc employé à la Mairie.
    La Grande-Rue a été renommée depuis Avenue du Général de Gaulle.

    A suivre …

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    22 octobre 1941 – Lettre de Guy Môquet

    Dirigeant de la Jeunesse Communiste. Fusillé à dix-sept ans à Châteaubriant le 22 octobre 1941. Dans sa dernière lettre il écrit :

    “Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les vingt-sept qui allons mourir”.

    Lettre de Guy à sa famille – 22 octobre 1941

    « Ma petite maman chérie,

    mon tout petit frère adoré

    mon petit papa aimé »

    « Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.

    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.

    17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.

    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !

    Votre Guy qui vous aime

    Guy

    Dernières pensées : « Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !

    ****

    Les fusillés de Chateaubriant

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