Archives quotidiennes : 19 juillet 2010

AD 02 : Les archives départementales de l’Aisne en ligne

Une nouvelle mise en ligne qui devrait ravir beaucoup de lecteurs assidus :

http://www.archives.aisne.fr/

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Et pour l’accès direct à ces archives numérisées :

http://www.archives.aisne.fr/archives-numerisees-4389.html

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A votre disposition dans ces fonds mis en ligne :

– registres paroissiaux et d’état-civil couvrant une période allant du XVIe à 1905,
– plans cadastraux,
– collections iconographiques.

De plus, une fonction intéressante : la rubrique « Toutes les archives par commune » permet d’accéder à une fiche répertoriant toutes les archives en ligne pour une commune. Cette fiche est d’autant plus utile qu’elle nous donne les rattachements anciens ou actuels de la commune (intendance, élection, diocèse, arrondissement, canton), la ou les paroisses en faisant partie, ainsi que les variantes orthographiques et autres noms de cette commune.

(Merci Isabelle pour ces informations et merci Yves pour le jeu de mot « je vais enfin pouvoir compléter mes recherches sur le bas de laine… »)

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L’une est la possibilité de rechercher toutes les archives disponibles en ligne pour chaque commune. C’est assez pratique. …

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Annoncée pour fin juillet, la mise en ligne est arrivée avec quelques jours d’avance, lire aussi l’article précédent qui donnait la liste des personnes décédées à Alfortville (Valde-Marne) (1885-1903) et nées dans l’Aisne (02).

AD 02 : Archives départementales de l’Aisne en ligne fin juillet

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France Pittoresque – 1835 : Charente-Inférieure (2)

Département de la Charente-Inférieure (Ci-devant Saintonge et Aunis)

 

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TOPOGRAPHIE

Le département de la Charente Inférieure est un département maritime, région de l’ouest, formé de partie de la Saintonge, du pays d’Aunis, presque en entier, des îles de Ré, d’Oléron et d’Aix. Il a pour limites au  nord, les départements de la Vendée et des Deux-Sèvres ; à l’est ceux de la Charente et de la Dordogne ; au sud celui de la Gironde, et à l’ouest, l’Océan. Il tire son nom de sa position sur le cours de la Charente, rivière qui traverse la ville depuis la porte Dauphine jusqu’au port. En  arrivant par cette rue, on voit d’abord, près de la porte, les deux grandes casernes, en avançant, on remarque le moulin à vapeur, vaste usine employée à la manutention des grains et des huiles, et le séminaire, grand édifice à peine terminé, la place d’armes est carrée, régulière, très spacieuse et très propre, bordée de hauts arbres sur deux côtés et décorée de la façade de l’Eglise cathédrale, construction moderne et de style italien. Les autres édifices sont : le Palais de Justice dont la façade est ornée de six colonnes corinthiennes cannelées, et la Bourse. La rue Royale, en débouchant sur le port, passe sous la Porte de l’Horloge, haute tour à dôme et décorée de deux tourelles. La Tour de Saint Sauveur s’élève à côté à 200 pieds de haut, et domine toute la ville, cette tour est carrée et de style gothique. Vers la mer, s’élève une autre tour surmontée d’une jolie flèche, c’est la Prison ; l’Hôtel de Monnaie en est voisin ; l’Hôtel de Ville (rue des Merciers), est un vieil édifice gothique qui ressemble à une forteresse ; il est entouré de hauts murs que de nombreuses sculptures décorent. On y montre une chambre où coucha Henri IV. La Promenade du Mail, le long de l’avant port, d’où l’on aperçoit les Iles de Ré, d’Aix et d’Oléron, est très agréable ; le Mail est ombragé, et décoré de l’Hôtel des Bains de mer, établissement bien distribué et très fréquenté. La Rochelle possède une bibliothèque publique riche de 18.000 volumes, un théâtre, un jardin botanique et différentes collections scientifiques intéressantes.

CHATEL-AILLON (canton de Jarrie), à 5 l.S de La Rochelle. Pop 150 hab. Chatel-Aillon était, il y a plusieurs siècles, la principale ville de l’Aunis, et possédait un port très fréquenté. Charlemagne fit entourer cette ville de remparts lorsqu’il fortifia les ports de la Gaule occidentale, pour garantir ses états des incursions des Normands. La ville n’existe plus. Un village qui a pris le nom de Chatel-Aillon, n’est même pas bâti sur l’emplacement qu’elle occupait et que la mer a envahi. Au commencement du XVIIIe siècle, on apercevait encore quelques débris de murailles et d’édifices, que les tempêtes ont fait disparaître. La mer qui abandonne la rade de l’Aiguillon et la partie septentrionale du département, gagne sans cesse au sud de La Rochelle. La côte la plus exposée à ses empiétements est celle d’Angoulins et de Chatel-Aillon, située vis-à-vis le Pertuis d’Antioche. La lame qui arrive du large, se trouvant resserrée entre les îles de Ré et d’Oléron, se brise avec plus de violence contre le rivage. La mer, après avoir successivement couvert le port et la ville de Chatel-Aillon, attaque maintenant la falaise à laquelle ils étaient adossés.

MARANS, au-dessus du confluent de la Sèvre Niortaise et de la Vendée, à 5 l  de l’embouchure dans le golfe de l’Aiguillon, ch.l de cant. à 5 l.N-E de La Rochelle. Pop 4.041 hab. Marans fut jadis une place forte, défendue surtout par les marais qui l’entourent et qui, en temps pluvieux, la rendaient presque inabordable. Elle possédait un château-fort, et soutint plusieurs sièges ; en 1588, Henri IV s’en empara. Le château, rasé en 1658, appartenait au seigneur de Marennes ; il en occupait une partie, l’autre renfermait un couvent de capucins. Marans est bien bâtie, bien percée et située avantageusement, dans un pays entrecoupé de canaux. Son port reçoit des navires de 100 tonneaux.

ILE DE RE, dans l’Océan, à 2 l.O de La Rochelle, entre le Pertuis d’Antioche et le Pertuis Breton. Pop 17.976 hab. Cette île a environ 6 lieues de longueur, une demi-lieue à deux lieues de largeur, et douze lieues carrées de superficie. Elle forme deux cantons de l’arrondissement de La Rochelle, et renferme trois ports de mer dont l’un, Saint Martin, prend le titre de ville ; deux bourgs et plusieurs villages. Elle est défendue par quatre forts qui sont : la citadelle de Saint-Martin, les forts de la Prée, de Mitray et de Sablanceaux. En 1628, ces fortifications résistèrent aux efforts de l’escadre anglaise chargée de protéger La Rochelle contre l’armée de Louis XIII. Elles ont été augmentées sous Louis XIV par Vauban. Un phare, nommé la Tour des Baleines, s’élève à l’extrémité nord-ouest de l’île, et indique le gisement des récifs et l’entrée du pertuis. Le territoire de l’île est peu élevé, légèrement onduleux, sablonneux et peu fertile ; il manque d’eau vive, ne produit ni bois, ni pâturages, mais abonde en vignes qui donnent du vin rouge et blanc dont on fait généralement de l’eau-de-vie….. Il y existe des marais salants considérables, produisant du sel de première qualité ; l’exploitation de ces marais et la pêche occupent la majeure partie des habitants. Le climat, ainsi que dans l’île voisine, est doux et tempéré. Saint Martin de Ré, port de mer, place forte et capitale de l’île, est un chef lieu de canton, à 4 l. O.-N.-O de La Rochelle (pop.2.581 hab). Cette petite ville doit son origine à un monastère de bénédictins, fondé en 735 par Eudes, duc d’Aquitaine et Valrade sa femme, où tous deux furent enterrés, et qui fut ensuite dévasté par les Normands. En 1730, on découvrit dans ses ruines le tombeau d’Eudes, renfermant une couronne en cuivre d’un travail fort simple. Saint Martin est une ville située avantageusement pour le commerce ; le port est commode et la rade sure. La citadelle, très forte, est ainsi que la ville, munie de bastions et de demi-lunes. Ars est un petit port de mer dont la rade est très bonne, et un chef-lieu de canton, situé à 8 l de La Rochelle, sur la côte occidentale de l’île. (pop 3.875 hab). On trouve sur son territoire des cailloux remarquables par leur transparence, leur éclat, et leurs belles couleurs. La Flotte est un bourg assez agréable, situé à 2 l. 1,2 de La Rochelle (pop 3.875 hab) qui possède un port de mer d’un accès facile, et capable de recevoir des bâtiments de 200 à 300 tonneaux.

JONZAC, ch.-l. d’arr. à 27 l1.2 S-E de La Rochelle. Pop 2.618 hab. Cette petite ville, située sur la rive droite de la Seugne, est fort ancienne ; elle était autrefois fortifiée et a soutenu plusieurs sièges pendant les guerres du XVe et du XVIe siècle. On y voit encore le château qui formait sa principale défense, et qui s’élève à l’extrémité orientale de la ville, au sommet d’un rocher taillé à pic et dont le pied est baigné par la rivière. Ce château est entouré de trois côtés par de profonds fossés creusés dans le roc. Il a de loin une apparence imposante, étant élevé d’environ 70 pieds au-dessus de la Seugne. On prétend qu’il renferme des souterrains qui, plongeant dans le rocher, se prolongent et descendent jusqu’aux portes de la ville. Jonzac, dont la population a augmenté avec l’industrie, est une ville qui s’est beaucoup embellie depuis une trentaine d’années. La châtellenie de Jonzac avait été inféodée et donnée par Charlemagne à l’abbaye de Saint Germain des Prés, à Paris. L’abbé obtint  que cette châtellenie serait tenue en fief de l’abbaye, et à perpétuité, par son propre neveu et ses héritiers, sous la seule obligation de présenter à l’abbé de St Germain, à chaque mutation de propriétaire, douze couteaux de table sans gaine et une peau de cerf préparée pour couvrir les livres d’église.

MARENNES, port de mer sur la Seudre, à 1.2 l de l’Océan, ch.-l. d’arrond, à 13 l.S. de La Rochelle, par terre (à 66 l seulement par mer). Pop 4.605 hab. Cette ville qui, dans le XIVe siècle avait le titre de comté, appartint à Philippe de Valois, et passa ensuite à la maison de Pons. Dans le XVIIIe, elle était devenue une seigneurie dont les comtes de Soissons et l’abbesse de Saintes se partageaient la propriété. Pendant longtemps il exista dans cette ville des couvents de récollets et de jésuites, dont l’occupation principale était la conversion des protestants. Marennes est une jolie ville, bien bâtie, et qui serait devenue une place de commerce beaucoup plus importante si l’insalubrité de l’air qu’on respire ne s’était toujours opposée à l’établissement des entrepôts qu’on pourrait y former. Cet état de l’air est dû aux marais gats (anciens marais salants envahis par les eaux douces) dont la ville est environnée. On pêche sur les côtes des environs des huîtres très estimées.

BROUAGE ou BROUE, sur le chenal qui sépare l’île d’Oléron du continent, ville maritime et place forte de 3e classe, à 1 l.N. de Marennes. Pop environ 800 hab. Cette ville, régulièrement tracée, a été fondée en 1555 par Jacques de Pons, et se nomma d’abord Jacqueville, du nom de son fondateur. Elle fut agrandie et fortifiée par Hardouin de Villiers, après la bataille de Montcontour, afin de la défendre contre les calvinistes qui s’en étaient emparés peu de temps auparavant. Après la prise de La Rochelle, le cardinal de Richelieu la fit fortifier de nouveau, et l’érigea en un gouvernement dont il fut le premier titulaire. Les fortifications de la ville consistaient alors en un rempart flanqué de sept bastions avec fossés et courtines. La ville, régulièrement bâtie, composée de plusieurs rues tirées au cordeau et aboutissant à une place centrale, renfermait un hôtel pour le gouverneur, un hôpital, un arsenal et d’immenses magasins. On y plaça en outre, un siège royal d’amirauté et un bureau des fermes. Elle possédait un havre excellent qui recevait des vaisseaux de toutes grandeurs, et qui a été comblé par les vases dans le XVIIIe siècle. Les environs de Brouage, autrefois couverts de marais salants, cessèrent, à cette époque, d’être baignés par les eaux de la mer, et devinrent des marécages infects qui rendirent complètement insalubre la ville, jusqu’alors florissante. On transporta, en 1750, à Marennes, les établissements civils et maritimes qu’elle renfermait, et depuis lors, elle a toujours été en décadence. On pense qu’il suffirait de creuser quelques canaux et de faire de nombreuses plantations pour assainir de nouveau ces marécages. Quelques auteurs, Valois entre autres, ont cru retrouver à Brouage le Portus Santonum de Ptolémée. On voit près de Brouage, sur une langue de terre qui s’enfonce dans les marais-gats, les restes d’une tour carrée, dite la Tour de Broue, et qu’on suppose de construction romaine. Cette tour qui est entourée d’anciens ouvrages ruinés, était sans doute destinée à la défense de la côte et à la transmission de signaux.

ECHILAY (canton d’Aignon), à 3 l.1.2 N-E. de Marennes. Pop. 910 hab. Ce village, situé à une lieue environ de la Charente, sur la rive gauche et presque à la hauteur de Rochefort, était autrefois un lieu considérable. On y voit les ruines d’une ancienne église qui paraît avoir appartenu à un monastère ruiné pendant les guerres religieuses du XVIe siècle. Le portail, composé d’une grande arcade accompagnée de deux plus petites, ressemble à un arc de triomphe. Le caractère saxon de ce monument fait supposer que c’est un ouvrage des Anglais.

ILE D’OLERON, dans l’Océan, vis-à-vis les embouchures de la Charente et de la Seudre, éloignée de 2 l. à l’ouest de Marennes, et d’une lieue du point le plus proche du continent. Pop. 16.244 hab. Cette île a environ six lieues de longueur, deux de largeur et seize de circonférence. Le sol en est bas et presque plat ; il s’y trouve de nombreux marais salants qui produisent un sel blanc recherché pour sa légèreté ; le territoire est fertile en blé, seigle, orge, fèves, maïs, en très bons légumes, et produit des vins blancs et rouges. L’île est traversée du sud-est au nord-est par une route aboutissant à la tour de Chassiron où se trouve, à la pointe septentrionale, un phare indiquant l’entrée du pertuis d’Antioche qui sépare l’île d’Oléron de l’île de Ré. L’île d’Oléron renferme deux villes, le Château et Saint Pierre, quatre bourgs, Saint Denis, Dolus, Saint Georges, Saint Trajan, et plusieurs villages ; elle se divise en deux cantons. Oléron était connue des anciens sous le nom d’Olarius ou d’Olerum ; quelques géographes prétendent qu’elle formait une presqu’île, réunie au continent au point où est aujourd’hui la passe de Maumusson. Les lois maritimes appelées Jugements d’Oléron étaient célèbres dans le XIIIe siècle. En 1586, pendant les guerres de la Ligue, d’Aubigné s’empara de l’île et en fut longtemps gouverneur. Louis XIV y fit élever des fortifications. Le Château-île-d’Oléron est un chef lieu de canton, à 2 l.1.2 N-O. de Marennes (pop.2.527 hab.). Cette petite ville forte, place de guerre de 3e classe, est située dans la partie de l’île la plus rapprochée du continent et contribue à la défense de la passe de Maumusson. Saint Pierre d’Oléron, situé au milieu de l’île, est un chef lieu de canton, à 5 l. 1.2 N. de Marennes (pop.4.630 hab). C’est le chef-lieu de l’île et une petite ville, agréablement bâtie dans une riante vallée.

ROYAN, port de mer à l’embouchure de la Gironde, ch-lieu de cant., à 6 l.S. de Marennes. Pop 2.589 hab. Cette ville ancienne fut longtemps le siège d’un marquisat qui appartenait à la maison de la Trémouille. C’était une petite place forte dont les habitants embrassèrent le protestantisme. Louis XIII vint les assiéger en 1622. Ce siège fut long et cruel, et exposa ces malheureux aux plus grandes calamités. Leur ville fut en grande partie détruite, et les fortifications furent ruinées. Le port de Royan est petit, mais très commode : il est défendu par un fort. La ville possède un établissement de bains de mer, propre, bien administré et très fréquenté. Un bateau à vapeur, affecté au service de cet établissement, fait pendant l’été, deux fois par semaine, le trajet entre Royan et Bordeaux.

ROCHEFORT, port sur la rive droite de la Charente, à 2 l. de son embouchure dans l’Océan, ch-l. d’arrond., à 8 l.S-E. de La Rochelle. Pop. 14.040 hab. La nécessité d’un port militaire et d’un arsenal maritime sur la partie des côtes de France, où se trouve aujourd’hui Rochefort, était depuis longtemps sentie, lorsqu’en 1664, Louis XIV en ordonna la construction. On eut d’abord le projet de les établir à Soubise, puis à Tonnay-Charente ; des contestations avec les seigneurs de ces deux petites villes firent ensuite choisir le site de Rochefort ; là se trouvait alors un vieux château donné par Henri III à l’un des officiers de sa maison, et autour duquel, dans les marécages, une chétive bourgade s’était formée. Les travaux que nécessita la création de la ville projetée furent prodigieux et les dépenses immenses. Elle s’éleva enfin, et Vauban l’entoura de  fortifications. Tout porte donc dans Rochefort le caractère de la jeunesse ; c’est une des villes de France les plus propres, les plus jolies ; c’est la plus moderne, la plus régulièrement bâtie et la mieux percée ; ses rues sont droites, larges, bien pavées, et presque toutes se coupent à angle droit ; une d’elles qui sert de marché et conduit à l’arsenal, est bordée de peupliers ; les maisons, presque toutes peu élevées et de style fort simple, ont néanmoins une apparence agréable à cause de leur symétrie et de leur propreté. Peu de constructions particulières sont dignes de remarque ; mais les édifices publics sont grands et beaux. Au centre de la ville est la Place d’Armes, carrée, ombragée, très bien entourée ; on y remarque une fontaine décorée d’un frontispice qui porte deux statues gigantesques d’un travail médiocre et représentant la Charente donnant la main à l’Océan. La Promenade des remparts est agréable, bien que privée de perspectives éloignées et de la vue de la mer qu’on n’aperçoit point de la ville malgré sa proximité. Le Parc, près de l’arsenal, offre d’épais massifs de grands arbres, des bosquets délicieux ; c’est une promenade charmante, ainsi que le Jardin Botanique, plus riche que spacieux. De grands efforts ont été faits pour assainir Rochefort, mais on n’y a réussi qu’imparfaitement ; malgré le dessèchement de nombreux marécages, la stricte propreté de la ville et l’abondance des eaux dont elle est pourvue, les mois d’été y sont encore insalubres. On a mieux réussi à procurer aux habitants des distractions intellectuelles ; la ville possède une salle de spectacle, une bibliothèque publique riche de 6.000 volumes, une bibliothèque de l’école de médecine navale de 10.000 volumes, un cabinet d’histoire naturelle, une collection anatomique, un cabinet de chimie, le Jardin des Plantes dont nous avons parlé, etc…Le port et l’arsenal sont ce que Rochefort possède de plus remarquable : le Port à 2.200 mètres de longueur ; l’établissement de la marée est à 4h 14m. Les vaisseaux de haut bord  y sont toujours à flot, même à  mer basse. Les navires de 600 tonneaux, chargés de leur cargaison, peuvent à mer haute, entrer dans le port de Commerce. Plusieurs forts défendent l’embouchure de la Charente et protègent les arrivages. L’arsenal est très beau. On y entre  par un portique décoré de sculptures, et en face s’élève un superbe moulin à vent qui fait mouvoir diverses usines. Le parc d’artillerie est considérable. Les chantiers de carénage et autres, la corderie, longue de 1.200 pieds, les divers magasins, le dépôt d’armes, sont très dignes de remarque. Le Bagne proprement dit, se compose de deux corps de bâtiment alignés et très spacieux ; ils peuvent contenir 2.400 condamnés ; mais le nombre des forçats est toujours moindre. L’Hôpital civil et militaire est un vaste bâtiment parfaitement distribué. Parmi les autres constructions publiques dignes d’éloges, on remarque le Château d’Eau, vaste réservoir entretenu par une pompe à feu et qui pourvoit abondamment aux besoins journaliers de la ville. Hors de Rochefort et sur un terrain élevé où on arrive par une belle avenue, se trouve l’hôpital de la marine, formé de neuf bâtiments isolés qui s’alignent autour d’une vaste cour ; ces bâtiments contiennent 1.200 lits distribués dans de belles salles parfaitement aérées. En 1834, et pour essayer de diminuer la mortalité parmi les troupes, on a fait camper, pendant les grandes chaleurs, la garnison de Rochefort, sous des tentes à une demi-lieue de la ville. Le camp était placé sur la colline de Pijarra.

MONUMENT DE MOISE. On voyait naguère, au milieu d’un cimetière, dans les environs de Rochefort, un monument remarquable, de forme quadrangulaire, et décoré à chacune de ses faces de quatre colonnes soutenant un attique et entourant une espèce d’obélisque tronqué. Ce monument, que quelques antiquaires croient être le tombeau d’un prince ou d’un capitaine anglais du XIIIe siècle, est connu sous le nom de Monument de Moïse, sans doute parce qu’il porte pour inscription ce passage de l’Ecriture : Pueri Hebraerum , tollentes ramos olivarum, obvi in ibunt Domino, clamantes et dicentes : Hosanna in excelsis ! « Les enfants des Hébreux, portant des rameaux d’oliviers, iront au-devant du Seigneur, criant et disant : Gloire à Dieu dans les cieux ! »

CHARENTE, sur la rive droite de la Charente, ch-l. de cant, à 2 l.E. de Rochefort,. Pop. 3.206 hab . Cette ville porte aussi le nom de Tonnay-Charente ; ce fut longtemps une seigneurie appartenant à la maison Mortemart. Les seigneurs de cette maison y firent construire un beau château, et prenaient le titre de princes de Tonnay-Charente. La ville occupe un site agréable. Elle s’élève en amphithéâtre et est couronnée par son château dont l’apparence est pittoresque. Avant la construction de Rochefort, Tonnay-Charente avait plus d’importance ; c’est néanmoins encore un port commode et très fréquenté. Son commerce d’entrepôt est actif ; la plupart des bateaux qui descendent la rivière s’arrêtent à Charente, et les bâtiments de cent tonneaux remontent jusque là.

SAINTES, sur la rive gauche de la Charente, ch-l. d’arrond . à 18 L.S.-E. de La Rochelle. Pop 10.437 hab. Saintes, autrefois capitale de la Saintonge, est une des plus anciennes villes de France ; avant l’invasion romaine, c’était la cité des Santones, peuple de la Gaule celtique qui le nommait Med-Lan (plaine de prairies), nom que les Romains transformèrent en Mediolanum. Charmés de la situation de la ville, ces conquérants, appréciateurs de son importance, se plurent à l’embellir. Alors elle n’était pas située au bord de la Charente, mais au bord de la Seugue et près du confluent de cette rivière avec la Charente, rivière qui coulait alors au bout du faubourg de la ville moderne, sur la rive droite où son ancien lit est encore très distinct ; peu à peu, la Charente envahit le lit de la Seugue dont le pont devint celui de la Charente ; l’arc de triomphe romain, placé à la tête de ce pont, fut bientôt, par les empiétements de la rivière, séparé de la rive qui lui était contiguë, et cette rive continuant à reculer sous l’effort des eaux, un nouveau pont fut construit en 1665, et l’arc se trouva ainsi au milieu ou à la jonction de deux ponts. Le cours de la Seugue éprouva de plus grandes variations encore : il abandonna entièrement son ancien lit ; il passe maintenant à près d’une lieue au-dessus de la ville. Les vicissitudes de Saintes, sous les Romains, nous sont peu connues : dans le Ve siècle, elle fut prise par les Visigoths qui transformèrent l’arc de triomphe en une forteresse ; ils le couronnèrent de murs crénelés et s’y défendirent souvent. En changeant  ainsi de destination, ce noble édifice subit des dégradations successives ; les autres édifices de la ville, qui prit vers ce temps le nom de Saintes, éprouvèrent de semblables mutilations ; les fréquents ravages des Barbares, les invasions des Normands qui, en 864, réduisirent Saintes en cendre, les guerres des Anglais, les fureurs des guerres civiles et religieuses bouleversèrent la ville et anéantirent ou dégradèrent tous ces splendides monuments. Sous les Romains, existait un capitole placé sur un mamelon ; on en fit une forteresse gothique qui fut souvent prise et reprise, et plusieurs fois dévastée ; sa dernière reconstruction date du temps de Henri IV ; il n’en reste plus que de gros murs qui enclosent un petit parc. La ville fut ceinte de murailles énormes, elle en possède encore quelques débris ; des restes plus considérables ont été démolis en 1815 ; ces travaux et ceux entrepris alors pour divers embellissements ont fait découvrir de nouvelles antiquités romaines. Saintes occupe une position aussi agréable que saine ; la ville borde le cours de la rivière et s’élève en amphithéâtre sur la pente d’une colline. Devant la ville, le lit de la Charente est fort large, embarrassé de plusieurs îlots et traversé par le pont, construction de plusieurs époques comme tous les monuments de Saintes. La ville est bien bâtie, mais très mal percée : la plupart de ses rues sont étroites et tortueuses ; mais le quai de Reverseaux qui longe la rivière, et plusieurs promenades environnantes, sont agréables. L’ancienne Cathédrale, construite par Charlemagne, est située dans la basse ville ; c’était une vaste et magnifique église. Il n’en reste plus que le porche et le clocher ; le reste fut détruit à diverses époques. L’église actuelle, reconstruite par deux évêques de Saintes, est petite et n’offre de remarquable que le maître autel et un superbe baldaquin soutenu par quatre colonnes de marbre rouge. Le clocher est une tour énorme de 55 mètres de haut, ornée de sculptures dans toute sa hauteur, et où un petit dôme remplace la flèche ; cette tout s’élève au-dessus d’un superbe portail décoré de sculptures délicates, de bas-reliefs et de statues. L’église Saint Eutrope, plus ancienne que la cathédrale, s’élève sur une colline voisine de Saintes ; c’est un édifice d’architecture gothique. L’Amphithéâtre est situé hors de la ville, dans le vallon resserré entre les deux collines sur lesquelles s’étendent les faubourgs de Saint-Eutrope et de Saint-Macoul ; l’édifice occupe toute la largeur du vallon et s’appuie au nord et au midi sur la pente de ces deux coteaux. La longueur de son grand axe est de 80 mètres, celle du petit de 55 mètres. Le podium extérieur était percé de soixante arcades dont les deux principales, ouvertes aux extrémités du grand axe, formaient les portes ; l’amphithéâtre n’avait qu’un seul étage de voûtes inclinées vers l’arène, et qu’une seule prescintion ; il servait aussi aux combats des gladiateurs, et pouvait se transformer en naumachie au moyen de l’eau amenée par une branche de l’aqueduc de Douhet. On croit que la construction de cet amphithéâtre est du IIIe siècle. Il n’offre plus qu’un amas de ruines ; seul le pourtour des basses voûtes se dessine encore en entier.

L’Arc de triomphe du pont de Saintes fut élevé, l’an de Rome 774, au bord de la Seugne, au commencement de la voie militaire de Mediolanum à Limonum (Poitiers) ; il décorait l’entrée de cette voie et fut dédié par les Santones à Germanicus, à Tibère, son père, et à Drusus, son frère adoptif. Le style du monument est corinthien ; il à 15 mètres de longueur, 3 mètres d’épaisseur, et 13 mètres de hauteur. Il repose sur un piédestal de 7 mètres d’élévation, maintenant engagé dans les piles du pont ; il est ouvert par deux arches à plein cintre, ornées d’archivoltes ; les angles des pieds droits et ceux de la partie supérieure étaient décorés de colonnes cannelées ; la frise de l’entablement et l’attique sont couvertes des inscriptions de la dédicace du monument, encore bien conservées. Tous les autres détails de l’édifice : ses colonnes, bas-reliefs, sculptures, moulures, sont totalement dégradés ; dans ses grandes proportions même l’édifice est défiguré ; les hideux créneaux qui le surmontent, et qu’on devrait faire disparaître, ne sont qu’une souillure imprimée par les Barbares ; la base des pieds droits étant engagée dans les piles du pont ; la hauteur de l’arc est diminuée de plusieurs mètres ; ce qui fait paraître écrasé et donne aux deux arches une largeur ridicule, comparée avec leur peu d’élévation. L’édifice est construit de pierres de taille du pays, de 3 à 6 pieds de longueur, de 2 à  3 pieds d’épaisseur, posées par assises égales et parfaitement bien jointes, sans aucun ciment. Le pont de Saintes est en pierre et de grandes dimensions, mais il n’offre qu’une masse d’arches et de piles de divers styles, et n’a plus rien de romain. L’aqueduc qui amenait l’eau à la ville romaine, la prenait à une source éloignée de trois lieues et franchissait le vallon de Lesar, près du village de Font-Couvert ; en cet endroit il était supporté par 17 arcades fort hautes et dont plusieurs existent encore ; arrivé à la colline de Saintes, l’aqueduc avait un cours souterrain. Outre ces débris de riches monuments, Saintes offre à l’investigation de l’archéologue diverses autres ruines plus informes : celles d’établissements thermaux, de temples et de diverses autres constructions. Les ruines des Bains-Antiques, situés sur la rive gauche de la Charente, au nord de la ville, au pied de la montagne du Séminaire, sont considérables et dans plusieurs parties bien conservées ; deux des baignoires ont été retrouvées intactes ainsi que les ustensiles de petites dimensions. Le Temple de Jupiter Ceraunius des  Santones se reconnaît sous les débris de l’ancienne église de Saint Ceroine, elle-même détruite depuis longtemps. On remarque encore à Saintes la bibliothèque publique, riche de 25.000 volumes ; la salle de spectacle, construite en 1832, la prison départementale, l’hôpital de la marine, le palais de justice, l’avenue de Bordeaux et sa nouvelle fontaine, la terrasse ombragée, à l’extrémité du quai Reserveaux, plusieurs belles constructions modernes le long des quais ; etc, etc. Saintes a été pendant vingt ans le chef-lieu du département. En 1810, un décret impérial, contre lequel de nombreuses réclamations se sont depuis élevées, a transporté le siège de la préfecture à La Rochelle.

PONS, sur la Seugne, ch-l. de cant., à 5 l. 1,2 S. de Saintes. Pop.3.726 habit. Pons est une ville ancienne. En 1242, Louis IX, après la bataille de Taillebourg, y reçut Hugues de Lusignan, comte de la Marche et sa femme, Isabeau d’Angoulême, veuve du roi d’Angleterre, qui furent réduits à implorer sa clémence. En 1293, il s’y tint un concile au sujet des décimes extraordinaires accordés par le clergé à Philippe le Bel. Pons fut longtemps en possession par des seigneurs qui prenaient titre de sires, et qui étaient vassaux directs du Roi. La ville avait eu un château que Richard 1er d’Angleterre avait fait détruire. Elle était fortifiée et fut, dans les XVIe et XVIIe siècles, une des places fortes des calvinistes qui la rendirent à Louis XIII après la réduction de Saint Jean d’Angély. Pons est située sur la crête d’une colline dont la Seugne baigne le pied ; la partie haute se nomme Saint Vivier, et la partie basse Aires ou Saint Martin. La ville se compose principalement d’une rue qui a presque une demi lieue de longueur, et qui suit la grande route de Saintes à Bordeaux par Blaye. L’ancien manoir des sires de Pons couronne le haut de la colline ; le château, bâtiment propre et joli, loge la mairie, à côté s’élève une énorme forteresse carrée, de 30 mètres de hauteur, vieux manoir féodal qui sert de prison. Le jardin du château est devenu une promenade publique d’où l’on domine la vallée de la Seugne.

SAINT ROMAIN DE BENET (canton de Saujon), à 4 l. 1,2 N.-O. de Saintes. Pop 1.325 hab. Le territoire de cette commune renferme, au village de Toulon, un des monuments antiques les plus curieux du département. C’est celui qu’on nomme Pire-longue, espèce de tour carrée surmontée d’une petite pyramide conique. La tour est bâtie en moellons, et la pyramide composée de sept assises de pierre de taille, offre une surface couverte de rigoles creusées symétriquement. La pire-longue a 74 pieds de hauteur, et chacun de ses côtés 18 pieds de longueur. On a fait de nombreuses conjectures sur ce monument. Le uns, La Sauvagère entre autres, disent que c’est une tour élevée par Longinus, lieutenant de César, en mémoire d’une bataille gagnée par son général. Millin pense que c’est un mausolée, et que le nom de Pire-longue, Pyra-longua, a rapport à sa construction pyramidale. Enfin, M. de Vaudreuil croit que c’est une tour, comme la Pile de Cinq Mars, sur les bords de la Loire, destinée à supporter un fanal et au sommet de laquelle on montait par des degrés extérieurs qui ne s’y appliquaient qu’au besoin. D’après M. de Vaudreuil, une tour pareille  à celle de Pire-longue existerait dans la commune d’Elbeon, à 5 l. N.-E. de Saintes, dans l’arrondissement de Saint Jean d’Angély. Non loin de Pire-longue, on remarque, au milieu d’un camp romain connu sous le nom de Camp de César, les ruines d’une tour antique dont les murailles ont encore12 pieds de hauteur et 7 pieds 1,2 d’épaisseur. Cette tour était entourée d’une enceinte particulière, formée par un fossé. Le camp, placé sur un plateau élevé, est entouré de fossés d’environ 30 pieds de profondeur.

SAINT VENERAND, à 2 l. 1,2 N.-E. de Saintes. Pop. 360 hab. Cette petite commune n’offre de remarquable qu’une source, en quelque sorte souterraine, puisqu’elle jaillit dans une ancienne carrière de 40 pieds de profondeur et de quelques toises de longueur, où l’on ne peut descendre qu’à l’aide d’échelles. Cette source curieuse sort d’une grotte située dans le flanc d’un rocher taillé à pic. Elle fait tourner un moulin situé aussi au fond du gouffre, et disparaît ensuite dans le sein de la terre.

SAUJON, sur la Seudre, ch-l. de cant., à 5 l. O.-S. de Saintes. Pop. 2.122 hab. Ce bourg, situé à cinq lieues et demie de la mer, au point où la Seudre commence à être navigable, est assez  commerçant ; mais a beaucoup perdu de son importance passée. On y trouve quelques restes de constructions romaines. C’était autrefois une ville forte, où le cardinal de Richelieu avait fait bâtir un château. D’après les projets de ce ministre tout-puissant, cette ville était destinée à une grande prospérité. Le cardinal se proposait d’y faire aboutir un canal qui aurait communiqué de la Gironde à la Seudre, par le vallon de Méchers, et épargné ainsi aux chasse-marée et aux petits navires, la sortie quelquefois si difficile de l’embouchure de la Gironde. La mort de Richelieu fit ajourner ce projet qui depuis deux siècles attend son exécution.

SAINT JEAN D’ANGELY, sur la rive droite de la Boutonne, ch.-l. d’arrond., à 24 l. 1,2 S.-E. de La Rochelle. Pop. 6.031 hab. Sur le site où est aujourd’hui cette ville, s’élevait jadis un château magnifique, demeure des ducs d’Aquitaine qui l’avaient fait construire. Pépin-le-Bref le détruisit et le remplaça par un couvent de bénédictions (nommé Angertacum, d’où par corruption Angeri et  Angeli) auquel il donna la tête de saint Jean d’Edesse qu’on lui avait envoyé d’Orient, et non celle de Saint Jean Baptiste, comme le croient les habitants de la ville. Un bourg se forma autour du monastère et fut peu de temps après saccagé par les Sarrasins. Néanmoins, il répara ses ruines, et obtint, dès 1204, le titre de ville. Saint Jean d’Angély ayant chassé les Anglais et s’étant donné, en 1372, au roi de France, reçut de grands privilèges. En 1472, le duc de Berri, frère de Louis XI, y mourut empoisonné. Ses habitants adoptèrent presque tous le calvinisme. En 1570, le duc d’Anjou assiégea et prit la ville, après trois mois de siège. Les protestants la reprirent et la gardèrent jusqu’à Louis XIII, en 1621, s’en rendit maître malgré la vigoureuse résistance ; il  la traita avec rigueur, lui ôta ses privilèges, abattit ses murailles et ordonna qu’elle serait désormais nommée Bourg-Louis ; mais l’ancien nom a prévalu. Outre la mort du frère de Louis XI, un autre crime signala Saint Jean d’Angély. En 1588, Henri de Bourbon, prince de Condé, y fut empoisonné par sa femme, la princesse de la Trémouille. La ville est située agréablement, au milieu de terrains riches en vignobles, à l’endroit où la Boutonne commence à être navigable pour des bateaux de 30 à 40 tonneaux. Ce fut jadis une place forte ; il ne lui reste presque plus rien de ses anciennes fortifications. Elle renfermait encore, il y a quinze ans, des moulins à poudre célèbres qui firent explosion en 1820, renversèrent les maisons d’un faubourg et ébranlèrent presque toute la ville ; depuis lors, ces moulins n’ont pas été rétablis. Saint Jean d’Angély s’est beaucoup embellie depuis ce désastre ; elle est propre, assez bien bâtie, et possède un hospice, une belle halle dont l’enceinte est formée par une petite colonnade, un beau collège, une salle de spectacle, des bains publics, d’agréables promenades, etc. 

TAILLEBOURG, sur la rive droite de la Charente, à 3 l. 1,2 S.-O. de Saint Jean d’Angély. Pop. 540 hab. Ce bourg, fort ancien, doit son origine à un château fort ; construit sur un rocher et destiné à défendre le passage de la Charente ; il portait dans le XIIe siècle, le nom de Tailleburgus. On y voit encore les restes du vieux pont. Taillebourg est célèbre par la victoire que Saint Louis y remporta  en 1242 sur les Anglais. Aux environs, et dans la commune de Geay, se trouve le dolmen de Civrac, élevé d’environ 3 pieds au-dessus de la terre, et dont la table supérieure a 13 pieds de tour su 18 pouces d’épaisseur. La tradition rapporte qu’après la bataille, Saint Louis se reposa et dormit sous ce monument druidique. Des fouilles faites au pied du dolmen de Civrac ont fait découvrir une de ces haches en silex dont les prêtres gaulois se servaient dans leurs sacrifices.

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Extraits de la France Pittoresque – Abel HUGO – 1835  

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