Promenades généalogiques personnelles

 

Les exemples valent souvent mieux que les longs discours. Voici quelques anecdotes extraites de mes recherches généalogiques familiales.

La règle : pour les actes de plus de cent ans …

Un ancêtre de ma femme, Henri Busson, vérificateur de l’enregistrement naquit en octobre 1810 à Châteaudun. Ses dernières correspondances retrouvées dans les archives familiales étaient datées de 1881; très malade il était alors âgé de 71 ans.

En 1996, forts de ces informations, nous avons recherché son acte de décès à Châteaudun aux archives municipales. Recherches infructueuses.

Nous avons finalement retrouvé son acte de décès en 1997 dans le service de l’état civil de Châteaudun. Il était décédé le 3 mars 1896 et avait 85 ans.

Première erreur, nous avions enterré oncle Henri vers 1885 (qu’il nous en excuse), et seconde erreur ou plutôt malchance, les tables décennales et l’état civil de l’année 1896 n’avaient pas encore été versés dans la section archives municipales.

 Les collatéraux.

Jean-François Fauché, fut docteur à Courville dans l’Eure et Loir. Sa fille Henriette Fauché  naquit à Châteaudun et épousa Henri Busson à Courville en 1853.

L’origine de Jean-François quadriaïeul de ma femme était inconnue de la famille. La réponse était dans les actes d’état civil des frères et sœurs d’Henriette.

Le 12 octobre 1824 à Courville naissait Léonie Fauché sœur aînée d’Henriette Fauché. L’acte de naissance de Léonie nous confirme que le père, procédait lui-même aux accouchements. L’acte porte la mention  » de lui comparant, natif de Bordeaux « .

Grâce à cet acte nous avons remonté la branche des Fauché, des maîtres menuisiers à Bordeaux. Merci tante Léonie.

 Une exception : 1799.

Jû-Belloc dans le Gers : Jean Baptiste Payssé, maire de Jû en 1800, nous signale dans son livre de comptes (archives de famille de ma femme) qu’il s’est marié à Jû le 21 janvier 1799 avec Marie Clotilde Fites.

Hélas, ni les registres paroissiaux, ni les registres d état civil de Jû ne relatent cet événement… Pourquoi ? Ce n’était ni un oubli, ni une omission volontaire comme nous l’avions imaginé, la réponse était plus simple.

Du 1er Vendémiaire an VII au 28 pluviose an VIII (22-09-1798 au 17-02-1800) les mariages étaient enregistrés au chef-lieu de canton ! En l’occurrence devant le Président de la commission municipale du canton de Plaisance du Gers.

 Profession : mendiante.

Mes ancêtres sont originaires des Côtes du Nord (aujourd’hui les Côtes d’Armor), et essentiellement du canton de Rostrenen. Pourtant à quelques kilomètres de là, j’ai retrouvé à Langoëlan dans le Morbihan quelques actes relatifs à mon ancêtre Françoise Kervilly. Elle est meunière et veuve en 1825 du meunier Marc Raoult, elle décède en 1827 deux ans plus tard, à 36 ans. Elle est déclarée mendiante sur son acte de décès.  Une aïeule SDF !

C’est dans le livre d’histoire locale « Rostrenen au XIXe siècle » que j’ai trouvé quelques explications et j’ai pu noté ce passage « Une illustration de la misère vécue au quotidien apparaît dans les chiffres du recensement effectué par le bureau de bienfaisance au plus fort de la disette de 1817. On y dénombre et classe 19 infirmes ou estropiés, 7 mendiants, 4 caducs, 2 « imbéciles », 4 pauvres honteux, 105 (enfants et parents très pauvres). A la même époque (1808) à Kergrist, le maire dénombrait aussi 12 pauvres honteux et 80 pauvres mendiants, sans compter les enfants. »

Ecrit en 1998 par Joël

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