Archives quotidiennes : 27 novembre 2009

AD 90 : Territoire de Belfort en ligne

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Sur le site du Conseil Général « Les archives du Territoire de Belfort en ligne »

CultureDès aujourd’hui (25 novembre 2009), vous avez accès aux archives départementales du Territoire de Belfort depuis la page d’accueil du site internet du Conseil général.

Des documents d’état-civil, des registres paroissiaux, des plans, des recensements de population, des fiches matricules de soldats et près de 3000 cartes postales sont visibles en ligne.Ce nouvel outil simplifie les démarches des amateurs de généalogie et permet de préserver des documents dont le plus vieux date de 1570.

Accèdez au site des Archives départementales.Un dispositif attendu La numérisation de l’ensemble des documents aura demandé près de deux ans à des sociétés spécialisées et à l’équipe des Archives du Territoire de Belfort, service du Conseil général. Le dispositif était très attendu par les usagers qui effectuent des recherches généalogiques. Des démarches facilitéesAfin de retrouver une information concernant ses ancêtres ou le Territoire de Belfort, il suffit à l’internaute de taper un mot-clé (un nom, une ville, etc.) pour que tous les documents concernés s’affichent.

Les personnes qui souhaitent voir les originaux peuvent se rendre ensuite aux Archives départementales, 4 rue de l’Ancien Théâtre à Belfort. Les numéros de dossiers relevés sur le site leur permettront d’accéder rapidement aux archives correspondantes.

En savoir sur les Archives départementales

 Infos pratiques : Les Archives départementales sont ouvertes du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h. Tél. 03 84 90 92 00.

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Articles parus

 le 1er décembre sur Le Pays BHM (Belfort Héricourt Montbéliard)

Le pays BHM – Les généalogistes se ruent sur les archives en ligne

le 1er décembre sur Le Blog Geneanet :

blog.geneanet – Les archives du Territoire de Belfort sont en ligne.html

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Connaissez-vous le Belfortain Léon DEUBEL ?

Né à Belfort, le 22 mars 1879, Léon Deubel, poète de renommée nationale, ami de Louis Pergaud, connut une destinée tragique à Maisons-Alfort vers le 6 juin 1913.

Pour en savoir plus allez sur :

http://cgma2.wordpress.com/2009/06/06/6-juin/

Petit exercice, retrouvez son acte de naissance sur le site gratuit du Territoire de Belfort.

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1835 – Département des Côtes-du-Nord.

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FRANCE PITORRESQUE – Département des Côtes-du-Nord. 

( Ci-devant Basse-Bretagne )

par Abel HUGO (1835)

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LANGAGE.

Le langage brezounecq, vulgairement nommé bas-breton, est la langue nationale de plus de l,100,000 habitants sur les 1,556,790 qui composent la population des départements du Morbiban, du Finistère et des Côtes-du-Nord [1] (*) . Cette langue est considérée par les savants de la Bretagne comme l’ancienne langue celtique. Elle a beaucoup plus de ressemblance avec le gaelic d’Irlande (irlandais) et le gaelig de la Haute-Ecosse (erse), qu’avec le  cymraëg du pays de Galles (gallois) Les Bretons qui la parlent sont appelés Bretous-bretonnans. — Cette langue est la seule dont on se serve dans les campagnes ; tous les habitants des villes la parlent et la comprennent, excepté peut-être ceux de Bre5r, où elle est étrangère à une grande partie de la population. — La langue brezounecq se divise en quatre dialectes principaux : ceux de Léon et de Tréguier, qui ont entre eux beaucoup de rapport ; ceux de la Cornouailles (Quimper-Corentin} et de Vannes, dont la différence avec les deux premiers est telle, qu’un Léonais se fait difficilement comprendre dans la Cornouaille, et qu’il n’est pas du tout compris dans le Morbihan. — Cette différence, toutefois, existe plutôt dans la prononciation que dans les termes ; car M. Habasque, auquel nous empruntons une partie de ces détails sur le brezounecq, assure qu’après un mois de fréquentation il est facile à un habitant de Léon ou de Tréguier de causer avec un Vannetais sur tous les sujets possibles. — Le dialecte léanais qui ne renferme qu’un petit nombre de mots bretonnisés, et dont la prononciation est douce et rarement gutturale, passe pour le meilleur des quatre dialectes. La langue bretonne quoique pauvre, a de la force et de l’énergie, parfois de la grâce et de la douceur. Elle possède des tours et des locutions agréables. — Au désir de vous revoir ; — Au regret de vous quitter, sont des termes d’adieux employés dans lai campagnes. Quand le temps est beau les paysans disent E bad é beva hirio. il est doux de vivre aujourd’hui. — Cette langue abonde en termes qui expriment les opérations du labourage. — Les mots nouveaux dont elle s’augmente et qui indiquent des découvertes modernes y passent avec leur signification primitive. On se contente d’en allonger un peu la prononciation ou d’en changer légèrement la désinence, ainsi de fusil on a fait fusuil, et de sabre, sabren. La grammaire bretonne est simple et peu comp1iquée ; les règles y sont en petit nombre. Les noms n’y ont qu’un genre, ce qui explique pourquoi les Bretons qui commencent a parler français disent un tille, un maison, le beau jument, etc. ; les adjectifs sont invariables, et dans les verbes il suffit de connaître la première personne de chaque temps, toutes les autres étant les mêmes au singulier et au pluriel, et n’étant distinguées que par le pronom personnel. — L’orthographe de la langue bretonne ne paraît pas être fixée d’une façon hors de toute contestation, ce qui provient de ce que la plupart des monuments littéraires de cette langue sont encore conservés par la tradition et par la mémoire plutôt que par l’impression. — Cette langue renferme quelques syllabes och, ech, ach, dont la prononciation est gutturale et doit être fortement aspirée. — Les cultivateurs Bas-Bretons parlent leur langage avec une grande pureté et observent scrupuleusement les règles de leur syntaxe. Ils emploient toujours le mot propre et raillent volontiers les habitants des villes qui prononcent mal ou se servent de locutions vicieuses. Ainsi, en brezounecq, deux termes signifient chemise ; l’un désigne celle de l’homme, l’autre celle de la femme. Le citadin qui, ignorant cette différence, fait indistinctement usage de l’un ou de l’autre, prête à rire au paysan. – La langue brezounecq commence néanmoins à perdre de son empire. Avant la Révolution, chaque paroisse renfermait au plus quatre ou cinq personnes sachant le français. Aujourd’hui il n’y a pas d’enfant de cultivateur aisé qui ne le parle ou ne le comprenne. Autrefois, dans les petites villes, les ouvriers et les domestiques ne parlaient que le brezounecq ; maintenant ils se servent indistinctement de l’un ou de l’autre idiome. — L’ancienne littérature bretonne on celtique est considérée comme a peu près nulle. — Des ballades historiques, pareilles aux fameuses romances espagnoles, des lais, des fabliaux, des romans de chevalerie ont existé dans cette langue ; mais les seuls morceaux un peu anciens qui aient été autrefois imprimés sont une Vie de Saint Guignolé ; un petit drame, la Prise de Jérusalem par Titus ; et Les Amourettes du vieillard, petite comédie dans laquelle le barbon amoureux est berné et joué comme de coutume. Quant à la littérature moderne, on y remarque quelques ouvrages ascétiques, pour la plupart traduits du français, des cantiques où la beauté des images se joint à la richesse de l’expression ; un poème de Michel Morin plein de verve et d’originalité ; le roman des Quatre fils Aymon ; les Fables d’Esope ; les Lamentations de Jérémie, etc. — La partie brillante de la littérature bretonne est la chanson ; mai, ces poésies fugitives sont rarement imprimées. On cite comme un chant véritablement populaire celui qui commence par ces mots An ini Goz. On dit que dans les pays étrangers il produit sur les soldats bretons le même effet que le Raez des vaches sur les Suisses éloignés de leur patrie.


[1] (*) Dans le département des Côtes-du-Nord, on parle brezounecq dans les arrondissements de Guingamp et de Lannion, et dans une petite partie de ceux de Loudéac et de Saint-Brieuc. Le français est le seul en usage dans celui de Dinan.

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Kenavo – Joël
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