Archives quotidiennes : 26 novembre 2009

Les archives de Pontivy (56) en ligne

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GénéInfos: Les archives de Pontivy en ligne

Et une commune de plus sur notre carte de l’état civil sur Internet  !  Les archives de la ville de Pontivy dans le Morbihan viennent d’inaugurer un portail de recherche fort bien fait et doté de quelques registres à feuilleter en ligne. …
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La trève de Stival est donc en ligne, bientôt espérons le, les registres de Napoléonville seront en ligne : http://ville.pontivy.fr/index.php?id=71
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Abel Hugo (un des frères de Victor Hugo) écrivait en 1835 dans le deuxième tome de son ouvrage « France Pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistiques des départements et colonies de la France »  :
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Pontivy, sur la rive gauche du Blavet, ch.-I. d’arr. , à 11 I. 1,2 N.-N.-O. de Vannes. Pop. 5,956 hab.—Cette petite ville, qui sous l’empire, a porté le nom de Napoléonville, est l’ancienne capitale du duché de Rohan.—Elle était autrefois entourée de murailles, dont on voit encore quelques restes.—C’est une ville que de nombreuses améliorations modernes ont beaucoup embellie. Elle se divise en deux parties bien distinctes, l’ancienne ville, qui n’a qu’un seul monument, le Vieux Château des ducs de Rohan, et la nouvelle ville formée seulement par quelques rues d’ailleurs larges, propres et bien percées ; on y voit une des plus belles casernes de France pour la cavalerie, un hôtel pour la sous-préfecture, une prison, des places publiques et de jolies promenades.—Le Palais-de-Justice était en construction. Il y a peu d’années, nous ignorons s’il a été terminé.—On devait aussi y bâtir une caserne pour l’infanterie, un hôpital militaire et une salle de spectacle. Pontivy possède un collège et un hospice. Les environs de la ville sont ornés de belles plantations.—Le Canal du Blavet, qui a été récemment livré au commerce, et qui conduit de Lorient à Pontivy, ne peut manquer d’accroître l’importance et la prospérité de cette ville, dont la population qui n’était que de 3,100 habitants en 1824, a presque doublé en six ans.

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et pour ceux qui sont intérressés Abel HUGO poursuit :

MŒURS, CARACTERE, ETC.

L’auteur des lettres Morbihanaises dépeint ainsi les habitants des campagnes, descendants des anciens Venètes : » Le paysan du Morbihan est ,comme tous ceux de la Bretagne, naturellement timide lorsque nulle passion ne l’agite, mais fier par caractère, et d’une sensibilité excessive. Il aime a être flatté, se laisse facilement prendre à tous les pièges tendus à sa vanité, mais pardonne rarement la raillerie. Egoïste, bavard et curieux à toutes les époques de la vie ; il est vif et turbulent dans l’enfance ; gai et taquin dans l’adolescence ; dans l’âge mur il affecte une gravité parfois risible ; il paraît lourd et apathique ; enfin , au déclin de la vie, comme les vieillards, il devient causeur éternel, conteur assommant, mais attendant assez indifféremment la fin de son obscure et pénible carrière.—Il ne manque ni de bon sens, ni de jugement, mais il a peu d’esprit naturel ; indécis quand il est question de ses intérêts, quoique se croyant un oracle infaillible lorsqu’il s’agit de ceux d’autrui ; ce n’est qu’à la dernière extrémité qu’il se détermine à prendre une résolution décisive dont il se repent aussitôt.—Il redoute tellement d’être dupe de sa confiance, qu’il ne l’accorderait même pas sans réserve à l’avocat chargé de la défense de ses droits, de son honneur et de sa vie.—La nature, ou plutôt un préjugé traditionnel, en fait à l’extérieur un stoïcien renforcé. Il souffre avec calme et courage en public, rougirait de laisser tomber la larme qui roule sous sa paupière ; fume et conserve tranquillement à deux pas du lit mortuaire de sa femme ou de son enfant ; les conduit froidement jusqu’à leur tombe qu’il contemple d’un œil sec et revient chez lui où souvent il s’enivre avec une partie du cortège funèbre. Mais souvent aussi, dès qu’il a satisfait en tous point à l’étiquette sauvage dont il est esclave, la nature ressaisit avec violence ses droits sacrifiés à un sot orgueil, et le malheureux qui avait osé braver la douleur, expire en emportant avec lui le secret de son désespoir.—Il ne se distingue pas par une vase instruction.—Le plus habile ne lit pas même correctement.—Mais l’extrême pureté de ses mœurs, sa probité, son respect et sa compassion pour l’infortune d’autrui et la noble patience avec laquelle il supporte lui-même le malheur, sont dignes d’admiration

« Le paysan breton, plus honnête que beaucoup de gens qui se croient civilisés, salue toujours le premier les personnes qu’ils rencontre, en leur souhaitant le bonjour avant midi, et le bonsoir dès qu’il juge que le soleil est parvenu au méridien.—S’il parle à quelque inconnu de sa classe plus âgé que lui, il lui donne le titre respectueux de parrain ; s’il est de son âge, celui de cousin, et il le nomme affectueusement son filleul, s’il le juge plus jeune que lui. Quant aux campagnards de sa connaissance, il ne les appelle jamais que par leurs prénoms ».

COSTUMES.

Les modes modernes ont fait de grand progrès chez les habitants des campagnes, surtout parmi les femmes, qui ont été séduites autant par l’éclat des nouvelles étoffes que par leur bon marché.—L’espace nous manque pour d’écrire avec détail les costumes variés qu’offrent les différentes communes du département. Nous bornerons à signaler celui des mariés de Pontivy, dont la coupe élégante, les vives couleurs, la richesse et l’originalité méritent de fixer l’attention. La gravure très exacte qu’en offre la France Pittoresque, le fera connaître au lecteur mieux que toutes nos descriptions.

LANGAGE

On parle français dans les villes ; le langage national des habitants des campagnes est l’ancienne celtique, que dans leur superbe ignorance, nos anciens grammairiens ont décoré du nom patois Bas-Breton. Nous donnons des détails sur cette langue primitive à l’article consacré au département des Côtes-du-Nord.

(Détails dans un prochain article extrait de la France Pittoresque – demain 5 heures du matin !)

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lire aussi l’article sur Eugène, autre frère HUGO :

http://cgma2.wordpress.com/2009/02/21/21-fevrier/

et qu’écrit BOUILLET dans son dictionnaire d’Histoire et de Géographie en 1855 :

PONTIVY, chef-lieu, d’arrondissement (Morbihan) à 49 kiliomètres N.O. de Vannes, sur le Blavet. Collège Royal; tribunal de 1ère instance. Fabrique de toiles de Bretagne: grains, chevaux, bestiaux, etc. – Jadis capitale du Duché de Rohan. Sous l’Empire Pontivy reçut le nom de Napoléonville, qu’elle reprit en 1852. L’arrondissement à 7 cantons (Baud, Cléréguec,Le Faouët, Guéméné, Locminé et Pontivy) 45 communes et 101.345 habitants. Patrie de BOBLAYE, géographe.

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