Archives quotidiennes : 15 avril 2009

SHD

Copie de la note officielle distribuée à l’entrée de la salle de lecture.

14 avril 2009

La nouvelle salle de lecture du pavillon du Roi, baptisée salle Louis XIV, a  ouvert ses portes le 2 mars dernier. Par l’intermédiaire des fiches mises à leur disposition, plusieurs lecteurs nous ont fait part de leurs remarques et suggestions. Soucieux de vous fournir un service de qualité, nous avons pris en compte vos remarques et nous nous attachons à leur apporter une réponse à plus ou moins brève échéance.

Le confort des espaces d’accueil et de travail

Attendus par de nombreux lecteurs, les distributeurs de boissons et de nourriture sont maintenant installés. Les vestiaires seront prochainement équipés de tables, afin de vous permettre de préparer et de ranger vos affaires le plus commodément possible, et nous y avons déjà placé des poubelles.

En salle de lecture, quelques places sont dotées de prises électriques qui ne fonctionnent pas. Ce problème a été pris en compte par notre équipe technique et sera résolu d’ici peu. Les chaises sont régulièrement rééquipées de patins antibruit.

Contrairement à la salle du pavillon des Armes, la salle Louis XIV est équipée d’un ascenseur destiné au public. Ce dernier, en raison de la défaillance de nos prestataires de services, ne sera fonctionnel qu’à l’automne 2009.

Comme vous êtes nombreux à l’avoir souligné, le salon est bien trop éclairé par la lumière du jour pour permettre une consultation confortable des microfilms et des documents consultables sur Internet. Une commande de rideaux est en cours.

En salle de lecture, des tables ont été installées dans l’embrasure des fenêtres afin de vous faciliter la photographie des documents. Vous êtes quelques-uns à regretter la faible puissance des lampes d’appoint. Il s’agit de lampes à diodes électroluminescentes, choisies pour leur faible consommation énergétique, leur longévité, et le fait que la lumière froide qu’elles distillent présente moins de danger pour les documents que les autres systèmes d’éclairage. Nous sommes actuellement à la recherche d’une solution qui présente les mêmes avantages tout en procurant un meilleur confort de lecture.

De même, une étude sera prochainement demandée à un acousticien afin d’essayer de limiter la forte résonance des lieux.

Sachez enfin qu’une signalétique plus complexe et plus visible a été commandée et sera mise en place dans un mois. 

Les conditions de consultation des documents

La nouvelle salle de lecture a ouvert ses portes en dépit de la panne des deux ascenseurs la desservant, l’un réservé au public, l’autre aux archives. Les magasiniers manutentionnent chaque jour l’équivalent d’une tonne et demie de documents dans des conditions difficiles. C’est pourquoi le nombre de documents d’archives consultables par jour est momentanément limité à trois. Sensibles aux difficultés que ce dispositif suscite, nous avons décidé d’accorder dès à présent quotidiennement à quelques chercheurs la possibilité de consulter cinq documents, en donnant la priorité aux lecteurs qui ne résident pas en Ile-de-France. Cette facilité reste cependant contingentée à un maximum de dix places par jour.

Comme vous nous l’avez suggéré, nous conservons chaque jour quelques places disponibles pour les lecteurs des ouvrages de bibliothèque qui auraient omis de les réserver.

Certains d’entre vous déplorent la disparition d’usuels qu’ils avaient l’habitude de consulter. Fragilisés par de fréquentes manipulations, ils ont été retirés du libre accès mais restent néanmoins consultables sur commande, comme les autres ouvrages des autres collections de bibliothèques. Nous étudions actuellement avec les bibliothécaires le moyen de remettre le plus rapidement possible en consultation les annuaires et les situations des troupes. Les inventaires manquants seront, quant à eux, remis progressivement en place après restauration. Les microfilms usés signalés seront refaits par nos ateliers spécialisés.

La mise en œuvre d’un central d’appels téléphoniques et d’un formulaire de réservation sur Internet dans les prochaines semaines permettront de faciliter les réservations à distance.

Nous restons à votre écoute et sommes prêts à répondre à vos remarques et suggestions.

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Distillerie de la Suze (4) – Avant 1904

L’ouvrage

« Etat des communes à la fin du XIXe siècle publié sous les auspices du Conseil Général -Notice Historique et Renseignements administratifs – 1904 »

paru six ans après celui d’Amédée Chenal complète nos informatiosn sur les distilleries Maisonnaises :

 

Industrie. – Distilleries.

 

1° La distillerie de grains et fabrique de levure a été fondée en 1872 par le baron de Springer, dont le fils a été signalé à plusieurs reprises dans la notice administrative comme l’un des bienfaiteurs de la commune. L’usine est élevée au milieu d’une vaste propriété de 18 hectares, dont 2 sont couverts. Elle est construite toute en fer, brique ou pierre, et comprend plusieurs divisions la malterie, les greniers, les moulins, la macération, la fermentation, la distillerie et la préparation des drèches. Signalons, en outre, un pavillon pour les générateurs, des ateliers de construction pour les caisses d’emballage et de réparation des cuves et futailles, enfin des écuries et des étables renfermant 90 bœufs et 50 chevaux pour les charrois.

Le personnel se compose de 40 employés et 350 ouvriers, et la force motrice disponible, de 650 chevaux-vapeur.

Les produits sont de trois sortes  l’alcool de grains, la levure et les drêches.

Au point de vue de l’alcool de grains, l’usine présente cette caractéristique que sa fabrication, au lieu de reposer sur le procédé plus économique, mais plus dangereux, de la saccharification par les acides, s’obtient en saccharifiant exclusivement par le malt un mélange en proportions à peu près égales de farine d’orge, de seigle et de maïs. Sa malterie produit, à cet effet, près de 24.000 kilos de malt par jour, quantité correspondant à 30.000 kilos d’orge mis en œuvre. Les moûts ainsi préparés sont ensuite soumis à la fermentation, à la distillation, à l’épuration et à la rectification. La quantité fabriquée annuellement s’élève à 75.000 hectolitres d’alcool environ.

La levure, connue dans l’industrie sous le nom de levure Springer, est blanche, et s’emploie pour la fabrication du pain et des pâtisseries, de préférence à la levure de bière, sur laquelle elle permet de réaliser une économie de moitié, sans communiquer au pain l’amertume ou l’odeur aromatique qui proviennent du houblon.

L’établissement en fabrique journellement 12.000 kilos dont il écoule 35% à l’étranger, notamment en Angleterre.

Enfin la drêche qu’il introduisit pour la première fois en France, ainsi que les deux produits précédents, est le résidu de distillation de l’alcool de grains Cette substance, facilement digestible, contient, l’état sec, plus de 50% de matières nutritives non azotées et environ 25% de matières nutritives azotées. Elle constitue donc une nourriture des plus satisfaisantes pour le bétail, puisque, au même degré de dessiccation que celui du foin, 100 kilos de drêche sont équivalents, sous le rapport alimentaire, à 450 kilos de foin.

Ajoutons enfin, pour compléter cet exposé trop rapide, que l’usine entretient une équipe de maçons et de peintres, ainsi qu’une compagnie de pompiers, avec un matériel attelé qui lui permet de porter rapidement secours, en cas d’incendie, aux communes situées dans la région Sud-Est de Paris.

La quantité de grains comprise, soit dans les greniers, soit dans la malterie, est de 130.000 quintaux environ.

Ces grains proviennent, le maïs, des Etats-Unis, le riz, des colonies françaises, enfin le seigle et l’orge, de la Beauce, du Maine et le la Champagne.

 

2° La fabrique d’absinthe et de spiritueux située, quai d’Alfort, appartient à une ancienne  maison fondée en 1795 Paris, puis transférée à Alfort, d’abord partiellement en 1875, puis .entièrement en 1891. Elle occupe 40 ouvriers et employés, non compris les courtiers, à la fabrication de l’absinthe et des liqueurs et sirops de toute nature. Sa principale spécialité consiste dans la gentiane Suze, apéritif tonique à base de gentiane fraîche du Jura. et établissement dispose d’une machine de 25 chevaux et d’un moteur hydraulique actionnant les rinceuses mécaniques, et possède, pour ses transports, 12 chevaux et 7 voitures. Ses affaires se font pour les 3/4 à Paris et dans le département de la Seine et, pour le reste, en province et à l’étranger.

 

L’ouvrage d’Amédée Chenal (1898) ainsi que l’état de la commune de Maisons-Alfort (1904) sont téléchargeables sur :

CGMA – la page de téléchargements

 

 

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