Archives mensuelles : janvier 2009

La naturalisation de Raphaël

Actuellement, je cherche celle de mon ancêtre espagnol Marcellin Moralès, que je n’ai pas encore trouvée, mais une loi de 1889, ayant permis la naturalisation de milliers d’étrangers nés sur le sol français.

A défaut de dénicher celle de mon ancêtre, j’ai eu celle d’un de ses cousins Raphaël Pierre Moralès.

Cette naturalisation s’est faite par simple déclaration de son père, devant le juge de paix au profit, de son fils Raphaël (mineur âgé de 20 ans). Dans ce cas précis, ce n’est pas l’intéressé qui a fait la demande mais le père pour son fils.

Le dossier trouvé au CARAN comprend 8 pages :

– Numéro d’enregistrement 7778 X99 ccf27012009_00000

– Transmission au Parquet du Procureur de la République ccf27012009_00001

– Acte de mariage (2 pages) des parents : Moralès Jean Baptiste x Pastor Marie-Joséphine ccf27012009_00002

– Acte de naissance de Raphaël Pierre Moralès

– Extrait du casier judiciaire de Raphaël Pierre

– Légalisation de la signature du greffier

– Déclaration détaillée du père avec le cachet apposé au bas de celle-ci : Déclaration conférant la qualité de Français

Cette loi, faite pour une nationalisation de masse, fait que nous ne trouvons pas toujours, dans la partie supplémentaire du bulletin des lois, les LISTES NOMINATIVES. Mes recherches se poursuivent toujours dans tous les domaines, car je suis en quête d’autres ancêtres espagnols qui ont les jolis noms de SEMPERE (SEMPER,SAMPER), BANULS, PASTOR , originaires de la région d’Alicante.

Rédigé par Adhérent-CGMA-Christiane-115

2 Commentaires

Classé dans Adhérents, Anecdotes, Archives, Généalogie des adhérents, infos

Réunion du Mardi du 27/01

18 présents en ce mardi 27 janvier

En dernière minute la salle de danse du second étage a été affectée par Stéphanie en remplacement des loges 2 et 4.
La préparation de la salle a permis de s’échauffer : transports d’une table et d’une vingtaine de chaises depuis la salle de l’espace Loisirs de Charentonneau jusqu’au second étage.
Cet échauffement terminé, la séance d’exercices de danse a commencé …
Imaginez les dames en tutu et les messieurs en collants avec des chaussons de danse !
En plus la salle était spacieuse, tout était réuni pour une ambiance détendue.

Rappel des activités planifiées

dimanche 1er février 2009 – D10
mardi 3 février 2009 – M17
dimanche 8 février 2009 – D11
mardi 10 février 2009 – M18
27/01
13ème Quinzaine de la généalogie à la Librairie de la Voûte
Le CGMA sera présent le Jeudi 29 janvier 2009  à partir de 14h
Programme complet sur
http://www.lavoute.org/quinzaine/QUINZ08.htm

La 3ème Fête de la Lumière du quartier de Charentonneau
samedi 31 janvier 2009  participez au repas de quartier
sans oublier la visite du planétarium du 28 au 31 janvier.

Les documents

Le livre « Charenton-le-Pont – Une histoire en trois temps » – Edité en juin 2008,
est désormais disponible dans la bibliothèque du CGMA.

Disponible également « Le village et le paysan de France » d’Albert DAUZAT.
Edité en 1941 chez Gallimard. Don de Maurice.

D’autres livres circulent en début de permanence :
–    dictionnaire Larousse du début XXe siècle
–    un livre sur les habits militaires 1914-1918
–    deux livres « Les années mémoire » années 1920 et 1945
–    etc

Une idée à retenir, faisons découvrir nos livres aux autres adhérents !

L’accès internet à la Médiathèque André Malraux est
http://www.infocom94.fr/web2/tramp2.exe/log_in?setting_key=malfort

Dans la case Chercher écrivez « Les années mémoire » puis appuyez sur le bouton Titre,
Vous trouverez cette collection (1919-1945) à la cote : 944.081 5 ANN

Les activités

– La visite des archives communales du jeudi 22 janvier a réuni 8 adhérents.
Excellents accueil et visite ; le nombre de 7 ou 8 est parfait pour les locaux.

– Musée de la Police le vendredi 6 février à 14h30. 20 à 22 personnes inscrites.
Visite guidée gratuite. Nombre maximum théorique 20 (Murielle)

– Musée de la Marine : Une vingtaine d’inscrits actuellement.
Visite payante, deux groupes séparés possibles (Jean)

– Musée des métiers (de Montfermeil) : la visite sera planifiée au printemps.

– Visite des AD 94. Le contact a été pris par Murielle, il est décidé de reporter l’organisation de la visite sur la saison 2009-2010, mais de planifier rapidement la date.
Les AD 94 ont déjà 10 groupes de visiteurs dans leur programmation.

– Exposition « Val-de-Marne : terre d’écriture »
Actuellement et jusqu’au 31 janvier 2009, les Archives départementales présentent une exposition consacrée à la création littéraire dans le Val-de-Marne.  « Terre d’autrefois »

Des documents d’archives, objets et films évoquent les liens qui unissent les auteurs et le territoire dans une scénographie conçue comme une pièce de théâtre.
Une invitation à la (re)lecture du territoire.
Du lundi au vendredi de 9h à 17h30
Entrée libre

Les sujets abordés

L’utilisation du site ANOM (Archives Nationales d’Outre Mer)
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/

Les fondamentaux : BMS, NMD.
Notez toutes les sources de vos actes et documents.
Votre généalogie doit être pérenne et vos descendants pourront ainsi avoir confiance en vos recherches.

EVECHE DE PARIS

Utilisation du site des AD 94 pour retrouver les cotes des registres de catholicité.
http://www.archives94.fr/consultation/cdc/ead.html?id=FRAD094_000391

Population. Culte :
Registres de catholicité des paroisses du Val-de-Marne • 1793 – 1889

Description matérielle 238 cartons de type Cauchard, soit 12.3ml.
Intitulé : 28J
Intitulé Registres de catholicité. Sous l’Ancien Régime, les registres paroissiaux tenus par le clergé forment l’état civil ancien : en 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts avait imposé la tenue des registres de baptême. L’ordonnance de Blois de 1579 y avait ajouté la tenue des registres de mariage et sépulture. Le code Louis de 1667 tendait pour sa part à uniformiser la rédaction des registres avec leur signature par le parrain et la marraine, les conjoints et les témoins, les parents et amis présents. Ces dispositions, ainsi que l’obligation d’établir les registres en double, ont été confirmées par Louis XV en 1736. Les 20- 25 septembre 1792, le décret de laïcisation de l’état civil instituait la remise des registres paroissiaux aux greffes de la juridiction royale (pour les doubles) et aux communes (pour les originaux). Dès lors, le clergé a tenu ses propres registres de catholicité (baptêmes, mariages, sépultures) parallèlement à ceux de l’Etat civil (naissances, mariages, décès) tenus par les maires en qualité d’officiers civils publics. Les registres de catholicité sont tenus en double exemplaire afin d’être conservés à la paroisse et au diocèse. Ces collections offrent des sources d’information tant historiques, sur les pratiques religieuses ou sur l’évolution démographique, que généalogiques. En effet, les mentions marginales apposées sur les registres reposent sur un système d’échange entre les paroisses, à l’instar de ce qui se pratique entre les mairies pour l’état civil. Ainsi, de nombreuses indications sur les liens de parenté peuvent figurer. Les paroisses du diocèse de Créteil, créé en 1966, dépendaient respectivement de l’archevêché de Paris et de l’évêché de Versailles. Le fonds déposé en 1980 par l’Evéché de Paris concerne les paroisses de l’ancien département de la Seine (diocèse de Paris) entre 1793 et 1889. L’Evêché de Versailles conserve toujours sa propre collection.
Dates extrêmes 1793 – 1889

Les sondages DOODLE

http://www.doodle.com/main.html

Adhérents, ayez le réflexe de répondre aux sondages du CGMA.
Cela facilite la tâche des organisateurs : Merci pour eux !
Trois sondages en cours
« ADSL ou pas ADSL »
« Visite du musée de la Police le 6 février »
« Visite du musée de la Marine (date à définir) »
UNE REPONSE NEGATIVE est plus souhaitable que pas de réponse du tout.

rédigé par Joël

1 commentaire

Classé dans Permanences

Réunion du mardi 20/01

22 présents en ce mardi 20 janvier

Rappel des activités planifiées

Jeudi 22 janvier 2009    Visite des Archives Communales de Maisons-Alfort
( 8 inscrits  – 14h30 à l’Hôtel de Ville)

13ème Quinzaine de la généalogie à la Librairie de la Voûte
Le CGMA sera présent le Jeudi 29 janvier 2009  à partir de 14h
https://cgma.wordpress.com/2008/12/03/13eme-quinzaine-genealogique/
ou sur
http://www.lavoute.org/quinzaine/QUINZ08.htm

La 3ème Fête de la Lumière du quartier de Charentonneau
samedi 24 janvier 2009 participez au vernissage et au défilé aux lampions.
samedi 31 janvier 2009  participez au repas de quartier
sans oublier la visite du planétarium du 24 au 31 janvier.

Le conseil d’administration du 19 janvier

En bref : pour ne pas faire un doublon avec le Compte-rendu du CA.
Le bureau est reconduit, sauf le poste de trésorière adjointe.
5 membres au bureau et un membre au conseil.
Le blog est aussi reconduit.

Les activités sont présentées et discutées lors de la permanence

– Visite des archives communales : jeudi 22 janvier à 14h30
– Musée de la police : sondage puis décision de la date du 6 février.
– Musée des métiers (Montfermeil) : la commission visite nous donnera des informations lors d’une des prochaines permanences.
– Ancêtres Italiens : Philippe et Christiane fixeront 2 dates (puis sondage Doodle)
– Musée de la Marine : Proposition du marin Jean P.
– Rencontre proposée par Jean P. entre tous les adhérents pour échanger sur leurs recherches (Lieux et patronymes) Une salle est à trouver, et le jour à discuter.

– Généalogie et l’enfant : Philippe, Christiane et Pierre nous tiendront au courant lors d’une des prochaines permanences.
Trois paramètres : la salle, le prix et l’intérêt des adhérents pour ce thème.

– Recherches de salles : 3 pistes actuellement

Bonne fin de semaine et bonne santé à tous
et à samedi pour la fête de la Lumière
à mardi pour la permanence

Résumé proposé par  Joël

Poster un commentaire

Classé dans Permanences

Comment retrouver un lieu et une date de décès ?

Comment retrouver un lieu et une date de décès ? Voilà le thème  que nous avons abordé à la réunion du 20 janvier. Nos ancêtres ne sont pas toujours  décédés dans leur commune de naissance ou de mariage.  Les circonstances  de la vie (travail, veuvage, remariage etc….) les ont conduits à se déplacer. Je vais essayer dans ce compte rendu de récapituler toutes les pistes citées pendant la permanence. ÉTAT CIVIL LES TABLES ANNUELLES ET DÉCENNALES Elles nous permettent rapidement de retrouver un décès ignoré. LES  MENTIONS MARGINALES  ET TRANSCRIPTION DU DÉCÈS En marge des actes de l’état civil, naissances, mariages, et décès elles nous permettent de suivre l’individu au cours de sa vie. La mention du décès est portée sur l’acte de naissance depuis le 29 mars 1945. Il est à noter que malgré l’obligation, certaines mentions marginales n’ont pas été portées en marge des actes d’état civil. La Mention « Mort pour la France» a été créée par la loi du 2 juillet 1915, modifiée par celle du 28 février 1992. Elle est attribuée aux combattants tués par l’ennemi. Depuis 1945, la référence de la décision administrative constatant que le défunt est « mort pour la France » doit être portée en marge de son acte de décès. La transcription des décès hors domicile sur les registres de la commune  du dernier domicile. Une liste de toutes les mentions figure sur le site : http://fr.geneawiki.com/index.php/Mentions_marginales Pour les dates d’application se reporter  au site de http://gperilhous.free.fr/MGenealogie/Cours/Annexes/Mentions.html LES CIMETIÈRES Certains cimetières (la plupart des cimetières parisiens et ceux des villes importantes) détiennent des fiches nominatives et des registres indiquant le propriétaire de la concession et la composition  des différentes inhumations  successives dans le  caveau. Etendre également les recherches aux cimetières environnants. IMPORTANCE DU LIEU DE VIE DE LA FAMILLE L’ensemble des participants a souligné l’importance de situer le lieu où la famille a vécu et d’explorer les registres des communes, hôpitaux et hospices alentours. Luciane, évoque son grand oncle venu d’Algérie, s’installer à Lyon à la fin de sa vie. Pas de trace de son décès dans les registres. Une employée de mairie lui a conseillé de tenter de poursuivre sa recherche dans une commune avoisinante. La piste était bonne. MARIAGES DES ENFANTS Nous pouvons suivre le parcours des parents à travers les mariages des enfants souvent nombreux. Ceux-ci  indiquent parfois la date et le lieu de décès des parents. Si cela n’est pas le cas leur lieu de résidence est parfois stipulé. DECES D’UN DES EPOUX En règle générale, en cas de décès de son époux, la mère allait vivre chez son fils aîné. Si l’épouse décédait en premier c’est au domicile de sa fille aînée que le père s’installait. Sauf bien sûr en cas de remariage. CONSEILS DE JEAN LOUIS BEAUCARNOT Joël nous recommande de relire les conseils de Jean Louis BEAUCARNOT dans « comment résoudre les blocages de généalogie ». On les retrouve également sur son site : http://www.beaucarnot-genealogie.com/contenu/1-assistance-genealogique/1-7-comment-resoudre-certains-blocages/ – Attention aux lieux et familles homonymes. – Aux changements de noms et aux fusions de communes, aux hameaux alternatifs. Certains hameaux, dits « alternatifs », dépendaient alternativement, une année sur deux, de deux (voire parfois de trois) paroisses voisines – Effectuer des recherches à partir du nom de famille AUTRES REGISTRES Les recensements de population, militaires  et les listes électorales peuvent nous permettre de localiser nos ancêtres et nous confirmer qu’ils étaient vivants à une date déterminée. Nous pouvons également les retrouver dans les registres de délibérés des conseils municipaux LES BOTTINS ET LES ANNUAIRES Autre moyen d’évaluer un décès : – les annuaires A la bibliothèque Historique des Postes et des Télécommunications : 51, rue Maurice Gunsbourg 94200 IVRY-SUR-SEINE Tél: 01 45 15 07 51 Site internet: http://www.bhpt.org – les Bottins aux AD LES MÉTIERS ET CORPORATIONS Le métier et la corporation de la personne décédée sont également essentiels. Il est important de consulter les archives professionnelles. ANCÊTRES MORTS EN MER En cas de décès survenu en mer  sur un bateau, l’acte inscrit sur le rôle de l’équipage est remis au retour au port d’attache du navire ensuite transmis dans les registres de la commune du dernier domicile connu. Si l’on ignore le lieu de transcription d’un acte d’état civil dressé au cours d’un voyage maritime, des renseignements peuvent être demandés : – Au Service de l’État Civil de la Marine Marchande, 3 place Fontenoy – 75007 Paris. – A l’État Civil de la Mairie du 1er arrondissement de Paris – 75042 Paris Cedex 01 – Au Service Central de l’État Civil – 44491 Nantes Cedex Un article concernant les marins a été publié sur genéawiki. http://wiki.geneanet.org/index.php/Marins Au cours de cette réunion,  nous n’avons  que cherché des pistes  pour résoudre nos blocages, chacun se sera aperçu  lors  de ses recherches que selon les lieux, la date et le rédacteur de l’acte,  on peut lire des informations différentes. Rédigé par Michèle

35 Commentaires

Classé dans Archives, infos, Permanences, Pistes

Paris-brûle-t-il ?

Ce jour là, 25 août 1944. Paris brûle-t-il ?
Dominique Lapierre – Larry Collins – Edition Robert Laffont

Présentation
« Paris brûle-t-il ? » est le récit passionné de l’une des journées les plus fantastiques de l’histoire du monde. Ce jour du 25 août 1944, la capitale de la France échappait à l’anéantissement apocalyptique ordonné par Adolf Hitler; Paris brisait ses chaînes et acclamait ses libérateurs dans un torrent d’émotions, de drames et de joies.

Best-seller mondial porté au cinéma dans une super production aux quarante vedettes internationales, « Paris brûle-t-il ? » est le premier grand livre-épopée du célèbre tandem littéraire Dominique Lapierre et Larry Collins. C’est peut-être aussi, par le nombre des secrets révélés et la richesse du récit, leur chef-d’œuvre. Un chef-d’œuvre que doivent absolument découvrir aujourd’hui tous ceux qui n’étaient pas nés en 1944. Et tous ceux qui souhaitent revivre le souvenir des heures historiques quand Paris se levait contre l’envahisseur pour retrouver sa liberté.

Pages 164-165
A l’autre bout de Paris, un autre prisonnier avait l’impression d’être enfermé dans un asile de fous. Au fond de son cagibi de l’hôtel Williams, square Montholon, l’agent de police Armand Bacquer attendait que d’autres Feldgendarme décident de son sort. A un certain moment, sa porte s’ouvrit et il sentit quelque chose de mou et humide lui frapper le visage. Bientôt il entendit crier : “ Salaud, tu vas être fusillé et c’est tout ce que tu mérites. ” Une femme venait de lui cracher au visage. Bien des années plus tard, Armand Bacquer se souviendra encore de la bouche tordue par la haine de cette femme qui s’appelait Paulette. Un peu plus tard, le prisonnier entendit à travers la porte la voix d’une autre femme qui lui murmura: “ Courage, tu t’en tireras ! ”
Des hommes couraient dans les couloirs, claquaient les portes, vociféraient au téléphone. Des bouchons de champagne sautaient et des verres s’entrechoquaient. La sonnerie du téléphone retentissait sans arrêt. Des bribes de conversation arrivaient parfois jusqu’au prisonnier. Quelqu’un dit en français : “ La police s’est soulevée…, ça va déferler sur les boulevards. Nous partons pour Nancy. ”
Parmi toutes les pensées sinistres que remuait Armand Bacquer au fond de son cagibi, il en était une qui l’obsédait particulièrement. “  Les Allemands vont me tuer, se disait-il, et on ne retrouvera pas mon corps. ”  L’idée qu’on pourrait croire un jour qu’il était mort comme un traître était pour l’agent de police pire que l’idée de la mort elle-même.
Bacquer n’avait plus de montre et se demandait l’heure qu’il pouvait être. Comme aucune lumière ne venait jusqu’à lui, il ne savait plus si c’était le jour ou la unit. Il se sentit tout à coup très fatigué.

Pages 170-171
Un autre Français savait, lui, qu’il allait être fusillé. Le policier Armand Bacquer vit l’eau noire bouillonner dans la nuit et eut comme une illumination. “  S’ils me mettent devant la flotte, se dit-il, je saute avant qu’ils ne tirent.  Mais les Allemands poussèrent Bacquer le long du parapet du Cours-la-Reine. Il sentait derrière lui la respiration pressante de son compagnon, le policier Maurice Guinoiseaux, arrêté le matin même au volant d’une camionnette pleine d’armes destinées à la Préfecture de police.
Les deux hommes étaient maintenant face au mur. Ils n’échangèrent pas un regard, pas même un soupir. Bacquer revit tout à coup son père et sa mère sur la place de son village de Glomel le jour de la Saint-Germain, le saint patron de Glomel. Il entendit derrière lui le bruit des bottes qui reculaient vers le bord de l’eau. Il pensa brusquement qu’il était né un 11 novembre et que c’était drôle parce que c’était le jour de l’armistice. Il revit alors pendant une fraction de seconde le visage de son père puis celui de Jeanne, sa femme, et se dit que demain, on retrouverait son corps.
Bacquer entendit le déclic d’une culasse qui se refermait. Il voulut se retourner “ pour ne pas être tué dans le dos ” mais une rafale partit de biais, le touchant d’abord à la jambe droite, puis au genou, à la cuisse, au col du fémur et enfin au poumon gauche. A ce moment la rafale de balles atteignit Guinoiseaux au cou puis à la tête. La dernière balle entra dans la nuque et ressortit par l’œil.
Bacquer ressentit une brûlure à la jambe et un choc dans la poitrine qui lui coupa la respiration. Il s’affaissa et roula sur Guinoiseaux. Alors, venant d’un autre monde, il entendit un mot : “ Fertig ! ” (Fini !)

Pages 173-174
Au contact de la pluie diluvienne, le fusillé Armand Bacquer reprit connaissance. “ Je vais me noyer ”, pensa-t-il. Des feuilles, des brindilles, de la boue, entraînées par les flots recouvraient son visage. Il essaya de se traîner sur les coudes. Mais sa jambe était comme détachée de son corps. Il allongea le bras et sentit le corps raide de son compagnon. Une pensée se mit alors à l’obséder : “ Si les Allemands reviennent et qu’ils voient ce cadavre, ils vont m’achever. ” Bacquer entendit alors le “ pin-pon ” d’une voiture de pompiers qui passait dans l’avenue. il se mit à crier faiblement “ au secours, au secours ”, mais bientôt le sang de son poumon perforé l’asphyxia et il perdit connaissance. Dans son délire, Bacquer entendit passer au-dessus de lui des centaines de voitures de pompiers et leurs avertisseurs résonnaient dans sa tête comme des milliers de cloches. Les pompiers allaient le sauver, il en était sûr,. “ parce qu’ils étaient Français. ” Il revint à lui et avala quelques gouttes de pluie. Puis il s’évanouit à nouveau dans un monde de cauchemar plein d’Allemands qui se jetaient sur lui pour l’achever.

Le jour apparut dans un ciel que l’orage de la nuit n’avait pas complètement balayé. Un silence lourd s’était abattu sur la ville. En ces premières heures du dimanche 20 août, Paris meurtri semblait compter ses blessures. Le long de la Seine, sur le Cours-la-Reine, un prêtre marchait d’un pas rapide sur un tapis de feuilles arrachées par l’orage. Soudain il s’arrêta et écouta. De la berge en contrebas, montait comme une plainte. Il s’approcha du parapet et vit au pied du mur deux corps recroquevillés côte à côte. L’un d’eux bougeait encore. Armand Bacquer, le policier breton, n’était pas mort.
Quand Bacquer ouvrit les yeux, il vit au-dessus de lui, comme en un rêve, le visage du prêtre. Celui-ci avait sorti des plis de sa soutane une boite contenant un morceau de coton. Bientôt le moribond sentit sur son front le contact du coton plein d’huile et entendit des mots incompréhensibles. Il eut alors un éclair de lucidité. “ On me donne l’extrême-onction, se dit-il, je vais sûrement mourir. ” Il réclama à boire et s’évanouit.
Quand il se réveilla, il vit cette fois briller une image merveilleuse au-dessus de son visage. C’était un casque de pompier. Puis il entendit le “ pin-pon ” régulier de la camionnette qui l’emmenait à l’hôpital. Ecoutant avec une sorte d’extase ce bruit rassurant qui avait peuplé ses cauchemars, il se dit que les Allemands ne pourraient plus l’achever (1).

1.         Armand Bacquer survécut à ses blessures. Opéré à l’hôpital Necker par le professeur Huet, il resta pendant des semaines entre la vie et la mort. Pendant des années il souffrit d’affreux cauchemars. Il voyait sans cesse les Allemands qui revenaient pour l’achever. Il travaille aujourd’hui au commissariat de police de la rue de Bourgogne, à quelques centaines de mètres à peine de l’endroit où il a été fusillé. (Décédé en 2005)

Joël Bacquer fils d’Armand Bacquer, pour en savoir plus allez sur

http://www.plaques-commemoratives.org/Members/FTanniou/BACQUER%20Armand/view?searchterm=BAcquer

Adhérent-CGMA-Joël-007

1 commentaire

Classé dans A lire, Adhérents, Anecdotes, Généalogie des adhérents, Histoire

Réunion du dimanche 18/01

11 présents lors de cette permanence du dimanche 18 janvier. (D9)

Permanences en janvier et février

Mardi 20 janvier 2009 – M15
Mardi 27 janvier 2009 – M16
Dimanche 1er  février 2009 – D10
Mardi 3 février 2009 – M17
Dimanche 8  février 2009 – D11
Mardi 10 février 2009 – M18

La semaine prochaine

lundi 19 janvier 2009  Conseil d’administration du CGMA
jeudi 22 janvier 2009  Visite des Archives Communales de Maisons-Alfort

La 3ème Fête de la Lumière du quartier de Charentonneau
Vous pouvez organiser (optimiser) votre samedi 24 janvier 2009 ainsi
A -Visite du Planétarium, 122 rue Roger François de 14 h à 18h
B – Et 107, rue Gambetta
– Vernissage « Expo Calendriers » dans le hall du NECC à 17 heures
– Et défilé de lampions, RDV 18h départ 18h30.
Le programme complet sur

Où trouver des revues de généalogie à Maisons-Alfort ?

(A) RFG (Revue Française de Généalogie)
(B) Gé-Magazine
(C) Votre généalogie
(D) Vos ancêtres – Vie et métiers

Au CGMA
A, B, C et D disponibles.
Consultation pour les non adhérents.
Emprunt pour les adhérents, sauf la dernière parution.

Aux Archives Communales – Hôtel de Ville
A en consultation

A la Médiathèque André Malraux – 4, rue Albert Camus
Salle des prêts – 1er étage (Niveau 1)
B en consultation pour la dernière parution et emprunt pour les précédentes.

Le Blog
N’oubliez pas dans vos textes de mettre les mots « clés » qui concernent votre ou vos ancêtres
–         le patronyme, éventuellement le prénom,
–         la commune et le département ou le pays (le code postal)
–         la date ou à défaut la période
–         un mini arbre généalogique centré sur ces ancêtres
–         etc

Ces mots « clés » permettront aux autres internautes d’accéder à votre article. (par Google ou un autre moteur de recherche)

Christine signale que Sylvie R, Marcel et Joël ont déjà été contactés par des correspondants suite à la parution d’un de leurs articles.

rédigé par Joël

Poster un commentaire

Classé dans Permanences

100 articles depuis le 1er octobre

Le blog du CGMA testé en juillet et en septembre a été lancé en octobre.

Depuis le 1er octobre les contributions ont été variées et nombreuses.
100 articles, soit près d’un article par jour, pourvu que çà doure !

Merci à tous les contributeurs,
merci aux lecteurs (près de 90 par jour)
et
merci et à la blogmistress !

Consultez le blog régulièrement, et n’oubliez pas les onglets
– Détente
– Au fil des jours (Ephéméride)
– Carte (Avec les patronymes et les lieux de recherche des adhérents)

La liste des titres des articles parus depuis juillet est en commentaire.

N’hésitez pas :
– envoyez des articles
– réagissez aux articles et ajoutez directement un commentaire.
– faites connaître le blog

Au plaisir de vous lire.

Joël

1 commentaire

Classé dans infos

Réunion du mardi 13/01

26 présents lors de cette permanence du mardi 13 janvier. (M14)

Les Prochains rendez-vous du CGMA

Les prochaines permanences

dimanche 18 janvier 2009 – D9
mardi 20 janvier 2009 – M15
mardi 27 janvier 2009 – M16
La permanence M16 se déroulera exceptionnellement
dans les loges 2 et 4
dimanche 1er février 2009 – D10
mardi 3 février 2009 – M17
dimanche 8 février 2009 – D11
mardi 10 février 2009 – M18

Autres activités

Jeudi 22 janvier 2009    Visite des Archives Communales de Maisons-Alfort
( 8 inscrits  – 14h30 à l’Hôtel de Ville)

13ème Quinzaine de la généalogie à la Librairie de la Voûte
Du Lundi 19 janvier 2009 au  Samedi 31 janvier 2009.
Le CGMA sera présent le Jeudi 29 janvier 2009  à partir de 14h
Programme complet sur
http://www.lavoute.org/quinzaine/QUINZ08.htm

Les informations du jour

Un nouvel adhérent : Claude, un Valentonais.

Un nouveau livre sur Charenton
L’ouvrage de Marie-Françoise Laborde : Charenton, une histoire en trois temps.
a été signalé sur le blog du CGMA.
https://cgma.wordpress.com/2009/01/10/charenton-le-pont-une-histoire-en-trois-temps/
En vente au prix de 25 euros, il a été décidé de l’acheter.

Le choix de la couleur pour le fond des panneaux de l’expo
Un vote organisé par Michèle a permis de faire le choix parmi plusieurs teintes de jaune.

Un petit quatre heure pour terminer la permanence
Une bouteille de « vin d’orange » rescapée de la galette a permis de faire goûter ce breuvage aux adhérents qui n’ont pu venir dimanche 11 janvier.
La recette du « vin d’orange » est en commentaire sur le blog à l’adresse :
https://cgma.wordpress.com/2009/01/12/reunion-du-dimanche-0901/

Le thème de  la permanence
Michèle nous a fait découvrir le métier de nourrice

Quelques interrogations lors de cette permanence :

Profession « Ménagé » pour un homme. Signifierait « journalier ».

« Deuxième qualité » signalé dans un acte de mariage.

« Père nourricier » écrit dans plusieurs actes lors du décès d’un enfant confié à une nourrice.

Où trouver des renseignements sur un « aumônier militaire » ?   A l’Evêché ?

Où trouver des « déclarations de grossesses » ?  Quelle série ?

Si vous avez des réponses à ces questions, n’hésitez pas à utiliser la partie commentaire de cet article

Joël

Poster un commentaire

Classé dans Calendrier, Permanences

Le corbeau dans les armoiries médiévales : un oiseau ambigu

La Société Française d’Héraldique et de Sigillographie présente:

le jeudi 15 janvier 2009 une communication de M. Michel PASTOUREAU :

« Le corbeau dans les armoiries médiévales : un oiseau ambigu ».

La réunion aura lieu de 17 h à 18 h 45 dans la salle d’albâtre du Centre d’accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN)
11, rue des Quatre-Fils, 75003 Paris.
En cas de retard, appeler la salle d’albâtre (01 40 27 64 23) ou la sécurité des Archives nationales (01 40 27
66 15).
Nous pensons que cette manifestation pourrait intéresser plus d’un mythologue d’Ile de France,

Poster un commentaire

Classé dans infos, Sorties

Réunion du dimanche 11/01

Nous étions 46 à nous partager 6 galettes en ce dimanche matin  .

(Espace Loisirs de Charentonneau : 122 rue Roger François – Maisons-Alfort)

L’animation comportait 2 attractions.

D’abord, un film de 40 minutes avec ses séquences émotions et souvenirs.
En vedette Simone et quelques anciens de l’établissement scolaire Jules Ferry
Les acteurs étaient tous élèves entre 1934 (Construction de l’école)  et 1945.

Hélène et Elisa, professeurs des collèges de Jules Ferry nous ont commenté
la genèse de ce film tourné en 2004 pour les 70 ans de la construction de cet établissement.
218, Rue Jean Jaurès – 94700 Maisons Alfort – en direction du Carrefour Pompadourpendant-la-projection-du-film

Pour en savoir plus allez sur l’établissement allez sur
http://www.maisons-alfort.fr/Website/site/rubriques_decouvrir_patrimoinedelaville_30_phototeque.htm

Ensuite Maurice nous a tenu en haleine avec les ancêtres de son épouse,
pendant la Révolution.
Une étude remarquable qui donnera des « L » à tous les généalogistes.lauditoire-ecoute-maurice

Merci à tous ceux qui ont permis la réussite de cette galette 2009.

4,5 litres de vin d’orange (recette dans les commentaires) accompagnaient les galettes !

A l’année prochaine si vous le voulez bien !

Joël

1 commentaire

Classé dans Maisons-Alfort, Permanences, Val de Marne

Charenton le Pont, une histoire en trois temps

Dans cet ouvrage, Charenton-le-Pont a voulu faire revivre son histoire, au rythme des moyens de communications qui au fil du temps ont accompagné et permis son développement : l’eau, le rail, la route. Ce livre propose en effet de mieux connaître le passé de la ville, de retrouver ses racines et de nous approprier cette longue évolution, depuis l’arrivée des premiers hommes au confluent de la Seine et de la Marne jusqu’à nos jours. Charenton a eu à la fois le privilège et l’infortune d’être voisine de la puissante capitale. Son emplacement stratégique, premier pont à l’est de Paris, lui a valu sous l’Ancien régime d’être au premier plan des grands événements nationaux et d’accueillir sur ses terres quelques importants personnages de l’Etat. Aux deux siècles derniers, la ville a bénéficié de cette proximité pour voir se développer une industrie et un commerce des vins florissants. Mais le revers de la médaille aura été de subir annexions, trouée ferroviaire, usines insalubres, et finalement l’autoroute. Un regard sur le passé de Charenton nous enseigne que la ville a toujours su se renouveler et prendre en marche les grands mouvements de l’histoire sociale ou économique. Le Charenton d’aujourd’hui est aussi riche d’un patrimoine urbain varié mais maîtrisé, qui plus que tout autre, porte la marque de cette longue histoire et constitue le précieux héritage de tous. C’est cette histoire contrastée qui fait l’étoffe de Charenton-le-Pont, qui a toujours su sauvegarder l’essentiel, son identité.livre

2 Commentaires

Classé dans A lire, Histoire locale

Manière de conduire et de traiter les domestiques

Extrait de : Economie Domestique

Par Mme Millet-Robinet

(Bibliothèque du Cultivateur, publiée avec le concours du Ministère de l’Agriculture – 1853)

Je dois parler, avant tout, des qualités à rechercher dans les domestiques : la probité, l’activité, la bonne volonté, l’ordre et la propreté. La première de ces qualités est essentielle, quant aux autres on ne doit épargner aucun effort pour les développer et en donner l’habitude aux gens. Il faut faire connaître aux domestiques, dès les premiers jours de leur entrée chez vous, la place de tous les objets dont ils auront à faire usage, et exiger qu’ils les y remettent lorsqu’ils ont cessé de s’en servir.
La propreté doit régner sur eux et dans tous les lieux confiés à leurs soins ; leurs vêtements et leur linge doivent être maintenus en bon état.
Une maîtresse de maison doit traiter ses domestiques avec douceur, mais sans faiblesse ; elle doit chercher à gagner leur confiance et leur attachement et devenir leur conseiller, sans pour cela se familiariser avec eux, ni surtout les initier dans les affaires intérieures de la famille ; elle fera bien de leur donner ses avis sur l’emploi de leurs économies, et de les engager à les placer dans les caisses d’épargne. Généralement les gens de la campagne emploient le peu d’argent qu’ils ont à acheter un petit morceau de terre qu’ils paient deux ou trois fois sa valeur, et dont ils ne retirent qu’un bien médiocre revenu tant qu’ils sont en service. Il faut leur faire sentir l’avantage qu’ils auraient à accumuler leurs épargnes jusqu’au moment de leur mariage ; c’est la crainte de les mal employer qui les déterminent à les placer en terre, les caisses d’épargne les délivrent de cette inquiétude.
La maîtresse doit veiller à ce que les domestiques ne se laissent pas aller au goût de la toilette et aux folles dépenses qu’elle entraîne ; elle doit exiger qu’ils soient propres et bien tenus. Lorsqu’elle sera parvenue à leur faire placer quelques fonds à la caisse d’épargne, le désir et la possibilité de les augmenter les exciteront à de nouvelles économies, et leur donneront la force de résister à la tentation de faire des dépenses inutiles.
Pour éviter que les domestiques aillent chercher des divertissements dans des lieux peu convenables, où ils perdraient leur temps et se créeraient de fâcheuses habitudes, notre ménagère fera sagement de s’occuper de leurs plaisirs, et de saisir de temps à autre les occasions de leur en procurer d’honnêtes qui ne puissent pas nuire aux devoirs de leur service.
Pour règle générale, il sera bien convenu, en gageant les domestiques, que nul d’entre eux ne pourra s’absenter de la maison, même les jours non ouvrables, sans la permission de ses maîtres. Il pourra leur être permis d’aller aux noces et aux fêtes des villages voisins, où leurs maîtres se rendraient aussi ; la crainte de les y voir arriver les empêchera de se livrer à des jeux interdits, ou à des excès de boisson dont ils rougiraient devant eux. Lorsqu’on est content des domestiques, il est bon de leur donner de petites fêtes dans certaines occasions ; le plaisir qu’il y prennent, et surtout celui qu’ils trouvent à y convier leurs amis, les attachent à la maison. Ces divertissements seront peu coûteux : un violon, quelques galettes et quelques verres de vin en feront les frais. Les maîtres et leurs enfants y prendront part ; leur présence ajoutera beaucoup à la joie commune et maintiendra l’ordre.
De temps en temps notre ménagère pourra régaler ses gens. La sobriété de leur vie leur fait trouver un grand plaisir à un repas un peu plus succulent qu’à l’ordinaire. Ainsi, lorsqu’on tuera un cochon, comme une bonne ménagère saura tirer tout le parti possible de cet utile animal, elle profitera de cette occasion.. Les domestiques y trouveront un double plaisir, puisqu’ils le devront au talent et à la bonté de leur maîtresse. Au carnaval quelques pièces de volaille leur seront infiniment agréables : c’est la viande des riches, disent-ils, et par ce motif ils la préfèrent à tout ce qu’on peut leur offrir. Un verre de vin, distribué à propos de temps en temps dans le moment des forts travaux, leur fait le plus grand bien et beaucoup de plaisir.
Ne pensez pas que tous ces soins soient perdus : il faudrait que les domestiques fussent bien ingrats pour ne pas répondre, par un zèle soutenu et un véritable intérêt, à la bienveillance de maîtres aussi soigneux de leur bonheur ; ce serait une erreur de croire que l’on obtiendrait les mêmes résultats en élevant le gage des domestiques. Il faut chercher à engager les hommes par le cœur si l’on veut obtenir du dévouement ; c’est seulement du cœur qu’il peut venir. Le dévouement qui naît de l’argent n’est pas véritable, il disparaît aussitôt que les dons qui l’ont causé cessent ou même n’augmentent pas ; le dévouement qui vient du cœur est vrai et durable.

découvert par Sylvie

Poster un commentaire

Classé dans Anecdotes, Coutumes, Métiers, Textes découverts par les adhérents

Réunion du mardi 6/01

Permanence du mardi 6 janvier

Bonne  reprise après les fêtes :
25 présents lors de cette permanence du mardi 6 janvier. (M12)

Les Prochains rendez-vous du CGMA

Permanences en janvier

mardi 6 janvier 2009 – M13
mardi 13 janvier 2009 – M14
dimanche 18 janvier 2009 – D9
mardi 20 janvier 2009 – M15
mardi 27 janvier 2009 – M16
La permanence M16 se déroulera exceptionnellement
dans les loges 2 et 4

Autres activités

dimanche 11 janvier : Galette des rois du CGMA – 45 inscrits à ce jour
lundi 19 janvier 2009    Conseil d’administration du CGMA
Jeudi 22 janvier 2009    Visite des Archives Communales de Maisons-Alfort
( 8 inscrits  – 14h30 à l’Hôtel de Ville)

13ème Quinzaine de la généalogie à la Librairie de la Voûte
Du Lundi 19 janvier 2009 au  Samedi 31 janvier 2009.
Le CGMA sera présent le Jeudi 29 janvier 2009  à partir de 14h
Programme complet

La 3ème Fête de la Lumière du quartier de Charentonneau
Où les adhérents sont cordialement invités à participer :
samedi 24 janvier 2009 au vernissage et au défilé aux lampions.
samedi 31 janvier 2009  au repas de quartier
sans oublier la visite du planétarium du 24 au 31 janvier.
http://www.maisons-alfort.fr/Images/Upload/fetelumiere.jpg

.

Le Mini Tour  de table

Monique a trouvé des informations sur ses ancêtres de la guerre 1914-18
dans un livret édité par Ouest-France

Gérard R a commandé des microfilms de la commune de Remilly sur Lozon (Manche).
Gérard est sur les traces des ancêtres d’un AGP.

Jean-Jacques avait trouvé un ancêtre un « valet de chaîne ».
Les recherches des adhérents sur cet ancien métier débouchent sur plusieurs pistes plus ou moins cohérentes. Jean-Jacques signale qu’il a aussi trouvé des valets de forge.
A suivre…

Maurice use et abuse de la mise en ligne des Archives de Seine et Marne.
Il a téléchargé « un wagon » d’actes.
Maurice nous signale la collection : Les Années Mémoire (1919 à 1960)
Notre Temps et les éditions Larousse proposent une collection en 42 volumes.
Une idée de cadeau suggéré par Maurice.

Le thème de  la permanence

Michèle et Jacques nous ont fait découvrir le métier de sage femme ainsi que les pistes de recherches sur les filles mères.
Le compte-rendu a été rédigé par Michèle.

A bientôt pour la galette du 11 janvier
Joël

Poster un commentaire

Classé dans Permanences

Les sages-femmes

En ce début d’année, nous avons parlé des sages-femmes. Nous les trouvons régulièrement dans les actes, mais qui sont-elles ? Comment sont-elles nommées ? Quel est leur rôle ?

DEFINITION DU PETIT ROBERT
D’après le Petit Robert, la locution « sage-femme » est attestée  dès le XIVème siècle. Quant à la profession, elle est régie par la loi du 30 octobre 1892 et le décret du 25 juillet 1893 (Larousse)

HISTORIQUE (Renée)
Jusqu’à la fin du 17siècle l’accouchement est une histoire de femmes. Les générations se retrouvent à l’occasion de la naissance. Les voisines viennent aider et commenter on les appelle les « mouches ». C’est le code des bonnes manières. Le moment de la naissance permet l’épanouissement de la sociabilité féminine car accoucher est un  acte communautaire et d’entraide. Magie et superstition entourent l’accouchement et l’Eglise s’efforce d’éliminer les superstitions en les christianisant. Lorsque l’accouchement se passe bien l’évènement est un triple succès – la femme est mère (donc pas stérile) – l’enfant est vivant – la mère est vivante. Certaines femmes peuvent retirer les sous produits de l’accouchement-placenta cordon- pour entrer dans la composition d’onguents secrets. La spécialiste de l’accouchement c’est « la matrone ». C’est la mère de l’accouchée qui choisit la matrone. Lors de la contre révolution catholique la sage femme passe sous le double contrôle de l’Eglise et de l’Etat. Vers 1650 elles deviennent des instruments de la réforme catholique. Interdit aux protestantes de pratiquer.

Le curé exige qu’elle connaisse les formules du baptême pour ondoyer en cas d’urgence, elle prête serment en présence des femmes réunies à l’église. Elle doit être mariée veuve et avoir été mère. Elle est avant tout  auxiliaire du prêtre – baptiser les nouveaux nés en danger de mort – faire avouer le  nom du père aux filles mères. Dans chaque paroisse elle prête serment.  Au milieu du 18s beaucoup de gens réclament une formation pour les sages femmes. Madame du Coudray maitresse sage femme breveté par le roi se déplace dans les villes de province formant chirurgiens accoucheurs et sages femmes, à l’aide d’un mannequin articulé. Certaines communes refusent d’investir 200 livres dans un mannequin. Les efforts furent importants mais les résultats médiocres il faut attendre le 19s pour voir des progrès certains.

DEFINITION DU METIER MATRONE SAGE FEMME
http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=78
Ce site, avec un extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture, nous donne un aperçu de l’évolution de la profession.

A LA CAMPAGNE OU EN VILLE (Chantal  COSNAY Pour la CSGHF)
http://blog.geneanet.org/index.php/post/2008/02/GeneaNet-Les-sages-femmes.html
A une question posée sur geneanet, Chantal Cosnay répond que le rôle des sages femmes était différent en ville ou en campagne. En campagne pour être sage femme, il suffisait de  prêter serment devant monsieur le curé. Dans les grandes villes, il existait des corporations de sages femmes. A Paris, dés 1394, elles dépendent du tribunal du Châtelet. Elles reçoivent une instruction sommaire par des chirurgiens du Châtelet et sont interrogées par des médecins avant d’être autorisées à exercer. Les brevets d’apprentissage devaient être enregistrés au greffe de la communauté des chirurgiens.
Les  archives de ces corporations quand elles ont été conservées, se trouvent dans la série E des Archives départementales.

ARCHIVES gennpdc  LISTE DE DISCUSSION
En 2001 le métier de sage femme a été le thème de plusieurs échanges sur la liste de discussion « gennpc ».
Généalogie Nord Pas-de-Calais > Tout le monde en parle > Archives de la liste de discussion GenNPdC > Archivage liste de discussion (par thèmes) > Métiers, fonctions & titres


MADAME LE BOURSIER DU COUDRAY « JUREE SAGE-FEMME »

Des précisions sur Madame le Boursier du Coudray « jurée sage- femme » qui au cours des années 1760 a parcouru la France pour enseigner le métier dans tout le royaume. Elle met au point une  » machine à démontrer ». Elle est également l’auteur d’un manuel « L’Abrégé de l’Art des Accouchements ».

ACCOUCHEUSES « JURE »
Leur rôle dans la société est également évoqué.
Elles étaient accoucheuses « Juré ». Leur rôle était double, tout d’abord l’accouchement. Elles déclaraient les naissances dont la déclaration ne pouvait être faite en cas d’absence de famille. Elles étaient chargées dans le cas d’accouchement de filles mères de faire avouer le nom du père. L’enfant était inscrit à ce nom. Ce qui a déclenché parfois des procès le père désigné refusant parfois la paternité qui lui était ainsi attribuée.
NOMMEES PAR L’ASSEMBLEE DES FEMMES MARIEES DE LA PAROISSE ET LE CONSENTEMENT DES ECHEVINS (officier public au moyen âge)
Des informations également sur leur nomination sur le site :
http://perso.libertysurf.fr/pierre.blandel
La femme proposée pour accéder à la fonction d’accoucheuse devait :
– être acceptée par la Communauté des chirurgiens la plus proche, après un apprentissage de 2 ans : critère de compétence.
– être acceptée par le Curé de la paroisse, après un examen de moralité et être une bonne chrétienne, dévouée à la paroisse et capable d’ondoyer un bébé en danger de mort : critère de religion et de moralité.
La condition d’acceptation par la Communauté des chirurgiens était rarement respectée. La majorité n’avait aucune qualification (parfois une sage-femme plus âgée leur transmettait des « recettes »). Aussi étaient-elles souvent accusées d’ignorance, d’incapacité. Elles étaient âgées parfois sourdes ou s’adonnaient à la boisson.
La sage femme était donc élue par l’assemblée des femmes mariées de la paroisse et devait être acceptée par la Curé de la Paroisse. Elles étaient nommées par les échevins, comme un certain nombre d’officiers publics: sergents, argentier, maitre d’école, ….
Elles baptisaient les nouveau-nés en danger de mort et faisaient avouer le nom du père aux filles mères.  La fonction de sage-femme se transmettait souvent au sein d’une même famille.

A LIRE :
GE-MAGAZINE n°139 – juillet 1995
« Naître en France du 17ème siècle à nos jours, une histoire de l’accouchement ».
LA REVUE FRANÇAISE DE GENEALOGIE
hors série sur La Naissance : l’évolution et les progrès du métier au XVIIIème siècle

LA TRACE DES SAGES FEMMES DANS LA GENEALOGIE DE JACQUES :
Après un exposé historique un peu ardu, Jacques nous a fait revivre, la naissance de son arrière grand père, né de père et de mère inconnus et déclaré à la naissance par une sage femme. Nous avons pu voir son extrait d’acte de naissance, son acte d’abandon, son dépôt à l’hospice, et son placement chez une nourrice. Jacques perd la trace de l’enfant entre 7 et 20 ans. Je suis persuadée qu’il saura combler ce trou avec l’acharnement dont il a fait preuve jusqu’à présent.
Nous avons également vécu en direct sa naissance, avec l’accouchement de sa maman pendant la dernière guerre. Sa tante infirmière accoucheuse s’est chargée de la délivrance.
Jacques possède des carnets qui relatent tous les accouchements qu’elle a effectués. Ces documents datant de moins de 75 ans, nous n’avons pu les consulter. Le détail des annotations donné par Jacques est surprenant. Cette tante a accouché un grand nombre de femmes de batelier, sur le carnet figure le nom du bateau sur lequel la famille naviguait.
Merci, Jacques, pour ces récits  qui ont émus toute l’assemblée.

rédigé par Michele

2 Commentaires

Classé dans Anecdotes, Métiers, Permanences