Archives mensuelles : juin 2007

Z comme ZUBER – Piou Piou Maisonnais

ZUBER Adolphe : Lieutenant, 2 Régiment Mixte de Zouaves et de Tirailleurs, né le 28/12/1883 à Paris (14) — Fils de Adolphe, Casimir, Doreur, 30 ans et de LAURENT Mathilde Marie, Journalière, 24 ans — Recrutement ; Mat : 3434 Seine 4B (75), au corps — Tué à l’ennemi le 12/6/1918 Ressons-sur-Matz Oise (60) — MPF Dans l’acte le 12/06/1918 — Figure sur : Livre d’Or-AN —

Morts de la commune pendant la Grande Guerre

Version octobre 2016

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Morts de la commune de Maisons-Alfort
pendant la Grande Guerre.
 par le Cercle Généalogique de Maisons-Alfort
(C.G.M.A.)
40, rue de Lorraine – 94700
Version du 1er Mars 2014

Les chiffres au niveau National.
1 383 000 morts français sur 8 410 000 mobilisés d’août 1914 au 1er juin 1919.
Dans ces 1 383 000 morts sont recensés 252 900 disparus et 18 222 morts en captivité.
Les pertes par année :
1914 : 301 000 morts (5 mois)
1915 : 349 000 morts
1916 : 252 000 morts
1917 : 164 000 morts
1918 : 235 000 morts
Sur 1561 jours de guerre, du 2 août 1914 au 11 novembre 1918 le nombre de morts est en moyenne de 900 par jour.
Nombre de mobilisés en date du :
1er mai 1915                  2 522 000
1er juillet 1916                2 881 400
1er octobre 1917            2 585 000
1er avril 1918                 2 676 900
1er octobre 1918            2 632 700
Évolution de la population de Maisons-Alfort
1789             720
1801             784
1851             1812
1866             4040
1876             7519
1891             7853
1901             10547
1911            16466
1931             31012
2000             51022

Évolution de la population de Maisons-Alfort

 

Nb soldats Ajouts
MAM 696 696 Monument aux Morts
Crypte 82 21 Crypte du cimetière
Saint-Remi 137 11 Plaque située dans l’Église Saint-Remi
Livre d’Or 548 49 Livres d’or : Archives Nationales de Fontainebleau (1931)
MSF 302 15 Morts au Service de la France avant le 25 juillet 1916
Total 1765 792

Présentation de l’étude

Les 5 sources ci-dessus servent de base à l’étude du CGMA ; 696 noms de soldats figurent sur le Monument aux Morts.

Le chiffre de 1765 inclus les doublons (noms apparaissant sur au moins deux sources) ; une fois les doublons retirés le chiffre de la présente étude porte sur 792 soldats.

Ne font pas partie de cette étude les 29 vétérinaires figurant sur une plaque située sur le plafond de l’amphithéâtre de l’École Vétérinaire d’Alfort.

D’autres soldats ont également été identifiés qui n’apparaissent que sur les registres de l’État-civil de Maisons-Alfort.

498 soldats apparaissent à la fois sur le livre d’Or des Archives Nationales de Fontainebleau (1931) et sur le Monument aux Morts de la place de l’Hôtel de ville..

Quelques exemples pour décoder les informations

Identité du soldat
NOM prénom-1 prénom-2
Grade
Soldat
Régiment
35 RI Territoriale, 22 Compagnie
Date et lieu de naissance
né le 9/6/1879 à Maisons-Alfort
Filiation
Fils de Arsène, Employé, 45 ans et de HANGEOIS Zéliska, sans profession, 37 ans, acte 82
Matricules au recrutement et au corps
Recrutement
Mat : 4035 Seine 4 B (75)
Mat : 9737 au corps
Décès et type de mort
Tué à l’ennemi sur le champ de bataille le 10/1/1915 Crouy Aisne (2)
Mention MPF (Mort pour la France) et origine de cette mention
MPF Mention Marginale le 22/07/1915
Célibataire ou mariage
Célibataire ou
marié le 19/11/1912 à CHAURAND Alexandrine Augusta à Maisons-Alfort
Sources
Figure sur : MAM Crypte Saint-Remi Livre d’Or-AN MSF —

Glossaire utilisé

E71             Avis de décès – Série aux AD 94 (E-dépôt de Maisons-Alfort)
MAM            Monument aux Morts
Mat             Matricule au recrutement – avec la ville et le bureau
4B = 4ème bureau de la Seine
Matricule au corps – dernière affectation
MdH            Site SGA-MDH dit Mémoire des Hommes
MPF             Mort pour la France
MSF            Morts au Service de la France avant le 25 juillet 1916
RI                Régiment d’Infanterie
Si vous avez des remarques ou des corrections contactez le C.G.M.A.
Vous pouvez consulter les relevés du C.G.M.A. mis à jour sur la base de données de Mémorial GenWeb

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Classé dans Guerre 14-18, ZA

Y comme Ypres

Ypres est une ville de Belgique qui se situe en Flandre occidentale
C’est près de cet endroit que Henri Victor mon grand oncle (le grand frère de Mémé) est tombé.
Dès l’annonce du début de la guerre en aout 1914, comme beaucoup d’autres, il a rejoint son régiment.
Il est parti de Draguignan (83) vers le 5 août et après plusieurs étapes pour arriver à proximité d’Ypres et après plusieurs batailles, il a fini en chair à canon le 17/11/1914.
Ce jour là la bataille dû être bien rude, car sur les JMO, la liste des disparus est longue.
Henri n’a pas été blessé, ni tué, mais disparu…c’est ainsi que son nom figure parmi d’autres. Il avait eu 21 ans le 8 septembre !
Je ne sais pas à quelle date ses parents ont appris le décès de leur seul fils, mais sur sa fiche matricule, le jugement certifiant son décès est en date du 20 mai 1920, est la transcription de son décès sur le registre de sa commune le 1 juillet 1920. Presque 6 après !
Je n’ose même pas imaginer la douleur de ses parents, savoir leur fils au milieu de ce conflit et dont ils n’ont peut être pas eu de nouvelles durant tout ce temps !
J’ai commencé ma généalogie il y a une dizaine d’année environ, je pense que si j’avais commencé beaucoup, beaucoup plus tôt, mon fils aurait eu dans ses prénoms Henri et Victor, pourtant je déteste le prénom Henri, mais cela aurait été ma façon de lui rendre Hommage, bien qu’une sœur de Mémé l’ait fait en 1920 en appelant ainsi son premier enfant.
Mais est-ce que cela fut une consolation pour Grégoire et Octavie ???

Henri Victor DAUPHIN 8/9/1893  –   17/11/1914 Ypres (Belgique)

(Henri-Victor en 1908,la seule photo que je possède)

Fiche Mémoire des Hommes

Tu étais le 2ème enfant d’une fratrie de 6, mais le seul garçon. C’est sur toi que reposait tous les espoirs de tes parents afin que tu continues à travailler les terres qu’ils avaient acquises laborieusement, mais surtout afin que tu puisses un jour transmettre leur nom, ton nom à ta descendance.
Je n’ai connu que 3 de tes sœurs (dont l’une d’elle était ma grand-mère) mais pas suffisamment pour poser des questions… j’étais trop jeune et comme je le regrette.
Un jour tu es parti de la gare de Draguignan, tu as quitté ton département pour ne jamais y revenir. Tu as traversé des régions que tu ne connaissais pas pour arriver en Belgique. Un peu plus d’un mois plus tard, tu fêtais ton 21ème anniversaire bien loin des tiens. Et puis arriva ce fichu 17 novembre où là ce fut la pire catastrophe…..tu perdis la vie.
Combien de temps après ta famille l’apprit-elle ?
Comme ils ont dû attendre de tes nouvelles, jusqu’au jour où ils ont su.
Une de leurs consolations,(mais peut-on se consoler d’avoir perdu son enfant ?)
a dû être le jour où ta sœur Joséphine prénomma son 1er garçon Henri, et qu’ensuite Jeanne, ton avant dernière petite sœur, eut un enfant seule. A travers ce petit votre nom allait pouvoir se perpétuer. Il a permis que 3 générations après toi 4 garçons le portent, ainsi qu’un garçon de la 4ème génération…..en attendant les suivants…..
Pour moi tu n’es pas qu’un nom gravé sur le monument aux morts de ton village, tu étais, tu es mon grand-oncle et ton souvenir demeure……même si c’était il y a 100 ans.

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E comme Edmond

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Le 18 Août 1914

Ma chère Rachel

Je profite d’un moment de repos pour t’envoyer de mes
nouvelles, pour l’instant elles sont toujours à peu prés bonnes.
Je suis forcé de prendre ça du bon côté puisque je ne peu pas
faire autrement, mais je crois que la situation est bonne
c’est d’après mes chefs que je t’en parle
parce que nous nous ne connaissons rien, le 324 n’a pas encore été
au feu mais ça peu venir car nous ne sommes pas loin de la frontière
jusqu’a présent les Français sont vainqueurs il faut espérer que sa
continuera car nous marchons tous de bon cœur

Je t’ai déjà envoyé deux lettres aussitôt que t’en reçois une
écris moi de suite parce que je tarde de savoir de vos
nouvelles à tous de Julien de Louis et de Marcel dans la
prochaine lettre tu me mettras un mandat de 5 francs pas plus
tu dois bien penser qu’il y a des jours ou on l’en a besoin
comme il y en a d’autres on ne peut pas s’en servir
ça dépend des pays où on se trouve quand on peut
trouver de l’eau on ait content
c’est là que si j’avais quelques bouteille de bordeaux
je serai bien content, enfin il faut prendre le temps comme il vient
Je ne t’en dis pas d’avantage je tarde de te revoir
ainsi que toute la famille
tu donneras bien le bonjour a Marie et a Jules pour moi
je t’embrasse toujours bien fort et la petite Rachel
sans oublier maman ma mère et ma belle mère.

Envoie tes lettres

322e d’Infanterie
17e Compagnie
Elles mettent très longtemps pour venir
Parceque il faut qu’elles passent par Laval

*****

Le 30 juillet 1910, Rachel épouse Edmond CHAUDY né en 1884 à Charleville (Ardennes), dont toute la famille demeure dans un immeuble en bord de Seine, rue Constantin.
Après le passage à la mairie et à l’église de Vitry-sur-Seine, la noce se transporte au restaurant quai d’Alfort, pour fêter les jeunes mariés.

Rachel et Edmond ont un appartement, rue Constantin, dans le même immeuble que les autres CHAUDY !
Edmond est ouvrier spécialisé (rectifieur, outilleur) dans une usine d’Ivry-sur-Seine.

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